Tech & Co Business - Mardi 16 juin
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BFM Business présente Tech & Co Business, le magazine de l'accélération digitale. Frédéric Simotel. Bonjour et bienvenue dans cette émission Tech & Co Business, une émission un peu particulière puisque nous l'enregistrons depuis le grand sommet IA de Lille. C'est l'acte 2. Vous vous souvenez, l'année dernière, il y avait eu ce sommet de l'IA à Paris en février 2025. Et bien voilà, rebelote acte 2 ici à Lille avec cette première journée dédiée. Alors il y a les politiques, il y a les entreprises, des grands chefs d'entreprise qui sont là et quelques start-up. Et nous allons recevoir plusieurs ici même sur ce plateau.
Dans un instant, j'en retrouverai Eric Marquiole, le patron du Metaverse Industries chez Renault. C'est lui qui est en train d'installer les robots Vandercraft chez Renault. Et bien on parlera de tout ça avec lui, on enchaînera pour parler Data Center avec Olivier Micheli qui est le président et CEO de DataFor. Évidemment, quand on parle de sommet IA, on ne peut pas passer à côté de cette personnalité Anne Bouvreau qui est la coprésidente du Conseil national de l'IA. On reviendra ensuite pour parler des start-up et notamment de cette fantastique aventure d'Alan avec Charles Gorantin, cofondateur et CTO d'Alan qui a aussi quelques mots à dire sous Mistral.
On parlera sous 23 avec Gauthier Cloy, CEO d'H Company, autre start-up en vue dans le monde de l'IA. Et puis on terminera, tiens, l'IA et le travail, c'est important, et Constance Névoret qui est la CEO du groupe Vandetout et qui a délégué du Women's Forum du G7 d'Evian. Voilà, beaucoup de sujets. On est ensemble pendant une heure ici à Lille. Allez, tout de suite, on démarre. Tech&Co Business sur BFM Business. Allez, notre premier invité, Eric Marquiole. Bonjour Eric. Bonjour Frédéric. Vous êtes vice-président métaverse industrie du groupe Renault.
On va parler avec vous notamment de ce partenariat que vous avez signé avec un autre français, Wondercraft, avec des robots que vous allez introduire dans les ateliers, les usines Renault, les centres de production. Nous sommes ici, alors je le rappelle, on est à Lille, c'est le grand sommet de l'IA. Et justement, on parle de l'IA, la transformation de l'IA dans notre monde au quotidien, mais aussi cette transformation de l'IA dans le monde de la révolution. D'ailleurs, Eric, vous participez à une table ronde, l'IA révolution industrielle. Eric, quelques mots juste pour définir. Vice-président métaverse industrie du groupe Renault, ça signifie quoi ? Vous travaillez sur quel sujet ?
Alors, c'est tout ce qui est sur le périmètre de l'ensemble de nos usines, nos 19 sites sur toute la planète, toute la partie supply chain, le process engineering, et j'ai aussi les activités qualité, la transformation digitale dans l'ensemble de ces fonctions. Donc, on va retrouver tout ce qui est utilisation de la donnée dans nos usines pour la maintenance prédictive, pour l'optimisation de la qualité, pour les consommations d'énergie, et également tout ce qui est robotique avec, depuis deux ans, vraiment un changement radical avec l'arrivée de l'IA physique.
Voilà, c'est vraiment l'effet de cette arrivée d'IA qui a accéléré cette robotique. Parce que, c'est vrai, alors, ce qu'on voit souvent, évidemment, c'est la robotique humanoïde, c'est celle qui nous impressionne le plus. Alors, voilà, télécommander, il y a pas mal de choses, ces vidéos qui circulent. Là, on est vraiment dans la production pure et dure, on est dans le début de passage à l'échelle dans des usines. Et pour vous, c'est ce qui change, c'est cette physical AI, c'est vraiment ça qui a donné le coup de pouce.
Oui, c'est cette capacité, finalement, de mettre dans des robots une intelligence qui va être capable de s'adapter et de réagir et d'accomplir des missions qui ont été attribuées avec une capacité de programmation, une capacité de réaction complètement différente. Et se rajoute à ça une capacité aussi d'équilibre, d'où avec des mouvements type deux jambes, qui étaient complètement impossibles par le passé.
Oui, parce que ça, c'est des choses que nous, on fait tout à fait naturellement, de se tenir sur nos jambes, mais pour un robot, c'est des calculs derrière, même quand il est immobile. Alors, racontez-nous, comment est né ce partenariat avec Wondercraft ? Et aujourd'hui, voilà, comment vous allez peu à peu l'intégrer dans vos chaînes de production chez Renault ?
Alors, en fait, on cherchait, parce qu'on a 11 000 robots industriels chez Renault, donc des AGV, les Automated Guided Véhicules, sur l'ensemble de nos chaînes, on a quasiment le même nombre. Donc, c'est vraiment un axe très important pour nous de garder cette compétitivité opérationnelle. Donc, on cherchait à trouver un partenaire de bon niveau en Europe. Et donc, il y a eu cette rencontre avec les équipes de Wondercraft, qui étaient dans un domaine apparemment très éloigné de nous. Juste la santé. Exactement, la santé.
Oui, parce que l'idée de Jean-Louis Constanza, au début, voilà, il avait une aventure personnelle qui a fait qu'il s'est penché beaucoup plus sur ce sujet-là dès le départ.
C'est ça. Et en fait, la technologie, les moteurs, la mécatronique, les algorithmes utilisés pour faire des exosquelettes, pour faire marcher des personnes paraplégiques, c'est exactement la même de celle nécessaire pour faire les robots de nouvelle génération. On préfère des robots de nouvelle génération que le robot humanoïde.
Au début, vous avez imaginé d'abord des exosquelettes ? Ou vous êtes tout de suite dit, il faut qu'on déporte ça vers ces robots ?
On était vraiment directement dans le sujet avec Jean-Louis et ses deux cofondateurs, en disant qu'il faut vraiment qu'on aille dans ce domaine-là. La rupture, elle est dans ce domaine-là.
On va reparler technologie dans un instant. Comment il y a quand même un côté acceptation sociale ? Parce que là, j'imagine qu'au début, dire, voilà, c'est des robots qui vont faire des tâches que des humains faisaient auparavant. Il faut le faire accepter, même si c'est des tâches dures, difficiles, rébarbatives. Enfin, voilà, expliquez-nous cette première étape.
La première étape, c'est vraiment la mise en place dans nos usines. Donc là, depuis le mois de février, on est en test à l'usine de Douai opérationnelle pour faire la manutention de pneus. Donc, c'est des pièces qui posent de 12 à 15 kilos, toutes les 60 secondes, toutes les deux minutes en équipe de mitre. Et vraiment être capable, pour la robotique, de traiter ce problème-là qu'on n'avait pas réussi à régler en robotique traditionnelle. C'est un vrai plus aussi, parce que c'est un poste très pénible. Donc, l'acceptation sociale sur des postes de ce type-là, il y a vraiment un très bon accueil à Douai.
Après, on continue à travailler, nous, sur quelle interaction avec les équipes de VendorCraft, comment, finalement, grâce à cette programmation facile des robots, comment les opérateurs autour, les conducteurs d'installation, vont pouvoir interagir et eux-mêmes reprogrammer et utiliser ces robots de manière beaucoup plus facile que la robotique.
Oui, parce que c'est vrai, quand on est humain, on fait attention aux gens qui sont à côté de nous, on s'interrompt, là, il faut que le robot apprenne tout ça. Comment on l'entraîne, ce robot ? Est-ce qu'il a suivi les gestes d'un humain ? Est-ce qu'il a été programmé dans des univers virtuels ? Comment ça s'est passé ?
Alors, il y a deux niveaux de programmation. Enfin, les équipes de VendorCraft, vous l'expliquerez mieux que moi, mais il y a deux niveaux de programmation. Il y a le cervelet, c'est ce qui permet, finalement, de maintenir et de gérer, comme nous, un peu les mouvements de marche, de préhension de manière naturelle. Et ensuite, vous avez le cerveau qui va réagir et faire des tâches et être conscient de son environnement. C'est vraiment ça qu'on appelle les world models, etc. Et donc, pour cette dernière partie, on a utilisé des vidéos, des simulations complètes de l'environnement. On a des capteurs et des caméras. Et on a appris au robot à reconnaître un pneu, à reconnaître un convoyeur, etc.
Et il est capable, avec cet apprentissage-là, ensuite, de réaliser des tâches.
Et alors, expliquez-nous, Eric Merkel, pourquoi ces 350 robots qui vont être introduits dans une première phase, j'imagine que ça grossirait encore, mais de ne pas rester juste à la jolie vidéo sur YouTube et de vraiment, vous vous êtes dit, non, là, il y a un vrai enjeu de compétitivité industrielle.
Oui, le gros intérêt pour nous de travailler avec Wondercraft, c'était leur expérience côté médical. C'est-à-dire qu'en fait, quand vous êtes capable de porter des patients handicapés, vous avez une exigence de robustesse et de fiabilité. Vous ne pouvez pas vous permettre de les faire tomber. Et contrairement à tous les acteurs chinois ou américains, etc., qui ont beaucoup d'essais-erreurs, il y a régulièrement des accidents avec ce type de robots, ce n'est pas du tout le cas. Et ce n'est pas dans les gènes des équipes de Wondercraft. Donc, cette notion de résilience dont on a besoin, nous, dans l'industrie, on la trouve chez Wondercraft.
Et c'est ce qui nous permet d'envisager un passage à l'échelle en démarrant par des activités très simples de manutention, de port de charge, etc. Et ces 350 robots, on a une dizaine de familles de cas d'usage pour les déployer dans les ateliers.
Parce que justement, ce qui va faire votre richesse aussi pour l'intégration de ces robots, c'est les datas. Parce que vous avez, enfin, on imagine, chez Renault, le nombre de données industrielles que vous avez. Et ça, c'est crucial pour entraîner ces robots, puis ensuite, voilà, pour leur faire effectuer ces tâches.
Voilà. C'est clair qu'effectivement, récupérer, faire les vidéos et scanner, évidemment, les opérations, c'est un patrimoine qu'une entreprise de tech a du mal à obtenir naturellement. Et donc, avoir ce partenariat et cette prise de participation qu'on a fait dans Wondercraft, je pense, va nous permettre d'aller très, très vite et on espère de construire un champion européen.
Voilà. Et vous réfléchissez déjà à d'autres tâches avec ce type de robot ?
Exactement. Le port de caisse, des manipulations ou des chargements de postes de tôlerie, de pièces coupantes et lourdes, etc.
Vous pensez qu'aujourd'hui, il n'y a plus de verrou pour que ces robots humanoïdes soient présents dans ces centres de production ?
Alors, sur des tâches relativement simples, non. Je pense que d'ici un an et en 2027, d'où notre objectif, un des 350. Après, il y a tout un tas de tâches où aujourd'hui, on n'a pas du tout de visibilité sur la capacité de ces robots à faire ça. Les manipulations avaient énormément de dextérité, les câblages, toutes les pièces molles, etc. Là, on a quand même vraiment besoin de nos équipes opérationnelles.
Et toute dernière question, Eric Merkel, un enjeu de souveraineté aussi ? Oui. Un constructeur français, mais qui rayonne au niveau mondial, mais avec un acteur français.
Exactement. Et donc, on veut, finalement, quelque part, industrialiser l'avenir et utiliser, que Wondercraft puisse utiliser Renault pour produire à l'échelle et pour qu'on puisse faire profiter, finalement, tout le tissu industriel de cet outil de compétitivité.
Eric Marquion, merci infiniment d'être passé par ce plateau. Voilà, sous-média, on va recevoir beaucoup d'invités. On parlera de Data Center dans un instant. Merci d'être venu nous parler de ce beau projet avec Wondercraft. On va suivre, évidemment, avec beaucoup d'attention, l'évolution de ce projet. Allez, on se retrouve tout de suite sur BFM Business. Tech & Co. Business sur BFM Business. Allez, on poursuit. Après avoir parlé de robots, on va parler Data Center avec notre invité suivant, Olivier Micheli. Bonjour. Bonjour. Olivier, merci d'être avec nous. Vous êtes président et CEO de DataFor. DataFor, voilà, on sent Data dans le nom et derrière For, Data Center.
Oui, on est dans cet univers. Vous intervenez, d'ailleurs, sur ce sommet de Lille sur un panel Data Center, énergie, emploi. commencez-les, le nouveau pacte territorial de l'IA. Et ça tombe bien parce que votre actualité, c'est que vous venez de signer... Alors, vous êtes présent partout en Europe. Vous avez une vingtaine de Data Center aussi en France. Mais là, vous venez particulièrement de signer ce contrat à Écodin. pour... Alors, il y a pas mal d'investissements. Donc, vous prévoyez d'injecter 20 milliards d'euros d'ici à 2030 pour développer vos campus en Europe, dont 5 milliards sur le site d'Écodin avec un objectif de créer... Alors, il y a 2400, 2500 emplois.
Racontez-nous un peu ce projet.
Alors, vous avez raison de rappeler, c'est un moment important pour nous puisqu'on vient de signer ce protocole d'accord pour développer ce projet à Écodin. 700 MW, 5 milliards d'investissements. Un processus qui a duré un an. Et en fait, cette idée nous est venue il y a deux ans. Avec le développement de l'IA, on s'est dit, les campus qui vont gérer l'IA sont des campus beaucoup plus importants que ceux qu'on a développés jusqu'à présent pour le cloud computing.
D'accord. Et en fait... Qui sont l'essentiel de votre activité aujourd'hui ? On n'est plus dans un Data Center, bon, même s'il y a beaucoup de technologie intérieure, mais plus traditionnelle, on va dire.
Vous avez complètement raison. Pendant 20 ans, on a développé des Data Centers pour héberger le cloud privé, le cloud public, le cloud souverain. Les Data Centers d'aujourd'hui et de demain et d'après-demain seront des Data Centers qui seront plutôt dédiés à l'IA. Et donc, on s'est dit, trouvons un site suffisamment important pour justement héberger ces capacités de calcul liées à l'IA. Et le faire en Ile-de-France, c'est très compliqué. Il n'y a peu de fonciers, il n'y a pas d'électricité.
Il y a des routes d'entre l'essence. Il y a des villes, des villages, des agglomérations partout.
Exactement. L'acceptabilité peut être moins importante que dans une région industrielle comme l'IA-de-France. Et assez rapidement, on s'est dit que l'IA-de-France était la bonne région. Pourquoi ? Parce que c'est une région industrielle, il y a des friches industrielles et c'est au carrefour de l'Europe. Puisque si vous mettez vos Data Centers ici dans l'IA-de-France, vous êtes à équidistance des principales places européennes, que ce soit Paris, Londres, ou Franckfort. Donc ça veut dire sur les chemins des fibres aussi ? Exactement. Vous avez tout compris.
Aujourd'hui, je vous entends parler de... C'est un projet qui a été réfléchi il y a deux ans, qui s'est accéléré à un an. On signe aujourd'hui. Quand on parle de... C'est un site, c'est une friche industrielle aujourd'hui où vous avez déjà un campus et vous allez le gonfler, le renforcer ?
Non, c'est une friche industrielle. C'est l'ancienne friche industrielle d'usine norme qui s'est arrêtée à la fin des années 70, début des années 80 et qui en fait était abandonnée. Et nous, ce qu'on va faire, c'est qu'on va redynamiser, redévelopper, la dépolluer déjà. Il ne faut pas oublier que c'est très important parce que c'est un site qui est pollué, un ancien site industriel qu'on va dépolluer, aménager et on va construire un campus de Data Center dédié à l'IA.
D'accord. Ça veut dire que... Parce qu'on sait que souvent, j'en parlais l'autre jour avec un des patrons d'Iliad qui me disait ils voulaient développer un Data Center dans l'Est de la France mais c'était compliqué avec toutes les normes environnementales. Enfin, il y a plein de choses à respecter alors que vous respectez forcément mais le fait que ce soit déjà sur une friche industrielle, ça permet d'accélérer certains aspects du projet.
Alors, oui. Et déjà, si vous utilisez une friche industrielle, en fait, vous n'artificialisez pas les sols en fait parce que c'est déjà artificialisé donc c'est déjà plutôt vis-à-vis de l'environnement c'est plutôt quelque chose de très positif. Ensuite, les élus, les collectivités veulent redynamiser ces sites. C'est ce qu'on a fait dans l'Essonne où on est présent. On a redéveloppé deux friches industrielles, celle d'Alcatel aussi et à Nausé le site de Nokia. Donc, on a cette habitude si vous voulez, on a ce savoir-faire de redévelopper des anciennes friches industrielles pour les développer en campus numérique. Donc, il y a plus d'acceptabilité, vous avez complètement raison.
Après, comme pour n'importe quel acteur, on est obligé d'obtenir les autorisations environnementales, les permis de construire, etc.
On parlait tout à l'heure d'énergie, ça veut dire qu'il faut une forte... Quand on gonfle, quand on passe d'un data center plus traditionnel à un data center AI factory, enfin, AI gigafactory, ils sont davantage beaucoup plus puissants, on a besoin de beaucoup d'énergie parce que les serveurs, les GPU consomment beaucoup, c'est une densité importante de calcul, donc du coup, ça demande beaucoup d'énergie. ça veut dire qu'il faut retravailler aussi l'organisation des réseaux d'énergie aujourd'hui ou est-ce qu'avec EDF, notamment, qui est l'un de nos principaux pourvoyeurs dans le domaine, ils ont déjà les réseaux qui sont prêts ?
Alors, en fait, en France, on a beaucoup de capacités électriques, c'est-à-dire qu'on produit beaucoup d'énergie, la preuve, c'est qu'on exporte à peu près 90 TWh de puissance électrique vers nos voisins européens chaque année. Donc, on a de la puissance électrique et c'est pour ça que EDF veut des consommateurs comme par exemple DataCard qui construit des data centers pour consommer. Le sujet, c'est surtout lié à l'acheminement de l'électricité, la distribution de l'électricité, notamment en haute tension avec RTE.
Donc, il est un, plus logique d'aller dans une région où quand même on produit de l'énergie comme par exemple les Hauts-de-France et deux, de se mettre à côté des postes sources pour en fait avoir le minimum de distance avec le poste source qui va vous livrer la capacité électrique et Codin par exemple est à 10 kilomètres du poste source donc une distance raisonnable dans une région qui produit beaucoup d'énergie.
Et derrière, est-ce que vous avez, alors vous dites plutôt Data4 vous, le prononceur français.
Oui, alors vous savez on a un acteur franco-européen donc moi je prononce en fait Data4 en fait avec le, puisqu'on est très local on dit Data4O, Data4, DataSphere. D'accord,
donc quand on est en France
on dit Data4. On peut dire Data4 mais ça ne me dérange pas que ce soit Data4.
Très bien. Olivier Michely, ça veut dire que lorsque vous lancez un site comme Ecodin vous avez déjà derrière des clients potentiels qui se sont déjà déclarés en disant voilà moi parce que là on est quand l'ouverture ce serait quand de ce site si tout se passe bien avec les autorisations la dépollution etc.
Alors, oui on a des marques d'intérêt très fortes vous avez raison de le rappeler une ouverture en 2029 en fait sur le deuxième semestre 2029 on veut que le premier Data Center dédié à l'IA à Ecodin sorte de terre et soit opérationnel et bien sûr on a beaucoup d'acteurs spécialisés dans l'IA que ce soit des acteurs européens ou non européens qui sont bien sûr très intéressés pourquoi ? Parce que c'est un site qui est bien sûr très important qui est livré dans trois ans avec bien sûr une conception qui va être faite pour justement ce que vous disiez tout à l'heure pour absorber pour héberger des grandes densités de puissance de calcul Oui parce que c'est ça
la difficulté aussi quand on voit la vitesse à laquelle vont les développements dans l'IA dans la partie logicielle mais même dans les composants il faut se projeter à trois ans j'imagine que c'est l'une de vos difficultés aussi d'anticiper un peu cette innovation galopante
Alors oui vous avez raison on doit tout le temps anticiper l'innovation pour savoir un peu à quoi va ressembler l'informatique de demain et d'après-demain parce que nous on a un récipient de nos usages digitaux donc en fait il faut qu'on construise des data centers qui répondent aux usages d'aujourd'hui et puis bien sûr de demain cela étant dit on a les data centers qui sont justement dédiés à l'IA ont pas mal évolué pour justement absorber ces densités de puissance qui sont très importantes maintenant en fait on utilise du refroidissement non pas à air mais du refroidissement à eau qui est plus dense où on amène et c'est quand même quelque chose d'assez innovant c'est qu'on ramène de l'eau dans les salles informatiques en général on n'aime pas trop l'eau dans les salles informatiques vous le savez jusqu'au béat informatique et jusqu'au processeur pour en fait être le plus proche de la source de chaleur et refroidir cette source de chaleur les GPU qui sont bien sûr qui émettent énormément de chaleur donc les data centers qu'on construit aujourd'hui pour l'IA ils sont valables pour les 10-20 prochaines années et de toute façon c'est des objets que vous pouvez adapter même les data centers qui sont liés au cloud on sait les adapter on sait les transformer pour faire son refroidissement à eau et héberger si besoin de l'intelligence artificielle
bien merci Olivier Michel d'être revenu nous parler de tout ça on va suivre évidemment la progression à la fois de vos data centers traditionnels mais aussi de celui d'Ecodin donc 5 milliards 5 milliards d'investissements voilà enfin nous rentrons aussi dans ces chiffres là parce qu'on a trop longtemps entendu les américains
et c'est réel c'est concret c'est vrai
oui puisque vous venez de signer tout cela ce matin ici à Lille merci d'avoir été avec nous on marque une courte pause on se retrouve avec Anne Bouvreau qui est aussi un peu à l'origine de ce rendez-vous ici à Lille c'est tout de suite sur BFM Business Allez notre invitée suivante Anne Bouvreau bonjour Anne bonjour merci d'être avec nous vous êtes coprésidente du conseil national de l'IA on a vu apparaître Philippe Aguillon tout à l'heure qui était ici sur la Seine à Lille alors là autant février 2025 vous étiez au coeur de l'organisation là vous êtes invité oui mais on peut quand même dire que c'est l'acte 2 de ce sommet de l'IA
absolument on est 18 mois après et vraiment l'importance de continuer à avoir des lieux où on parle de l'IA qui continue à se développer de manière incroyable et en particulier dans cette région Hauts-de-France à Lille où il y a un certain nombre d'annonces de très grosses annonces d'une pente de données d'usines qui ont été faites c'est très important de parler d'IA
oui qui est un barycentre géographique quelque part et puis un barycentre aussi aujourd'hui avec cette infrastructure qu'est-ce qui a changé en 18 mois on sent que on parlait beaucoup de souveraineté on était plutôt fixé sur Mistral il continue sur sa route sur d'autres boîtes du logiciel puis on se rend compte que peu un peu cette migration et notre force en France en Europe elle migre peu à peu vers les infrastructures c'est réel ça
oui mais en fait c'est vraiment toute la chaîne de valeur donc c'est important d'être présent à tous les niveaux de la chaîne de valeur et bien sûr les centres de données la puissance de calcul c'est extrêmement important on est très attractif en France pour tout un tas de raisons de foncier d'électricité décarbonée de zones où on a industrialisé depuis longtemps où on peut accueillir des projets comme ça mais il faut aussi continuer dans le domaine des modèles et dans le domaine du cloud on a vu Octave Clava Clava ce matin d'OVH et ce qui s'est passé en 18 mois c'est aussi beaucoup une accélération des capacités de l'intelligence artificielle avec les agents IA avec le développement informatique avec la cybersécurité avec tout un enfin ça continue on n'est pas sur un plateau on est vraiment
sur une accélération et on sent qu'on est dans ce mouvement on rappelle vous avez sorti je citais Philippe Aguillon parce que vous avez sorti ce rapport avec lui et je pense que pour vous il va y avoir une certaine satisfaction de voir certains éléments du rapport qui sont en train de peu à peu certains plus vite que d'autres d'autres un peu plus lentement mais qui sont en train de se mettre en place
ah mais absolument c'est toujours satisfaisant quand on regarde c'était mars 2024 c'était il y a un peu plus de deux ans et à l'époque de l'IA deux ans c'est une très très grande période donc se rendre compte qu'on avait quand même pointé dans un certain nombre de directions qui sont toujours valides et qu'on voit les choses se mettre en oeuvre pas encore tout pas aussi vite que ce qu'on aurait voulu mais c'est vrai que c'est très satisfaisant
en plus je trouve qu'en investissement quand on entend les américains qui sont dans des en plus on vit une journée particulière avec cette entrée en bourse de SpaceX où là les milliards tombent de je ne sais où mais en tout cas ils sont bien là on voit cet investissement annoncé à la Chouse France d'ailleurs dont la région de France doit bénéficier pour 40-44 milliards on parle en milliards aujourd'hui ça c'est important
ça c'est important quand on a sorti le rapport de la commission il y a une recommandation c'était un fonds à 10 milliards pour l'IA et tout le monde nous disait mais 10 milliards mais même pas en rêve et là on voit qu'on est alors c'est un peu inquiétant aussi mais on voit qu'on est sur des dizaines de milliards des centaines de milliards c'est presque surprenant
Vous arrivez à faire rayonner justement vos grandes idées du rapport à un niveau européen parce que ça aussi c'est important c'est bien ce qu'on fait en France mais on sait bien qu'on ne s'en sortira pas s'il n'y a pas au moins cette alliance avec au moins nos co-frontaliers Oui
c'est vrai c'est super pour la France mais on est trop petits à l'échelle de la France même avec ces annonces de Choose France même avec les grandes entreprises qu'on a ou les plus petites qui sont très actives et donc oui c'était une des ambitions du sommet IA et on a vraiment en février 2025 eu un discours d'Ursula von der Leyen avec des annonces d'investissement dans la puissance de calcul dans le financement de la recherche à l'échelon européen et ça continue là on a entendu la vice-présidente Ena Virkunen ce matin qui expliquait que maintenant il y a une stratégie européenne du numérique une stratégie de souveraineté numérique on n'avait pas ça il y a deux ans on n'avait même pas ça il y a un an c'est vraiment quelque chose de nouveau c'est pas uniquement maintenant l'approche régulation c'est il faut marcher sur deux jambes il faut développer produire avoir des acteurs qui innovent et en même temps bien sûr il faut protéger les citoyens et nos modes de vie mais donc on continue à avoir des annonces d'investissement de simplification pour aider à développer l'écosystème au niveau européen et on travaille beaucoup par exemple avec les allemands qui vont être présents à Choose France avec les canadiens qui vont aussi être présents à Choose France donc c'est important de travailler avec d'autres pays les économies de taille moyenne l'Europe pour être plus fortes
et d'ailleurs je rappelle il y a eu une allocation du président Emmanuel Macron avec le premier ministre canadien Marc Carnet ici à Lille on parle de cette accélération il faut embarquer tout le monde on va parler du grand public dans un instant mais déjà je descends un peu d'un cran les PME les TPE est-ce que là aussi vous sentez que ça frétire peut-être pas suffisamment vite mais là parce que c'est notre tissu économique il y a beaucoup de petites entreprises là qu'est-ce qu'il faut faire pour qu'elles accélèrent davantage alors c'est forcément
plus compliqué pour une petite entreprise une grande entreprise peut se dire je prends le temps j'ai différentes fonctions pour les plus petites c'est comment prioriser parce qu'on ne peut pas vouloir mettre de l'IA dans toutes les fonctions quand on est vraiment focalisé sur des tailles d'effectifs plus petits et plus de clients mais on commence et moins de clients mais on commence à avoir des solutions plus spécifiques plus packagées qui commencent à marcher on commence à voir les domaines dans lesquels ça marche bien le développement informatique c'est un domaine où ça peut aider les petites entreprises comme les grandes et donc je vois les choses avancer mais il y a un énorme besoin de formation et de compréhension également de combien ça coûte parce que tout ça est bien joli mais ça coûte de s'abonner à ces différents modèles d'IA et avec les introductions en bourse de SpaceX et puis demain d'Enthropic et d'Open AI il risque d'y avoir un focus plus important sur leur profitabilité et aujourd'hui ce que ça coûte de s'abonner sur les versions pro de ces modèles et bien en fait ça ne correspond pas au coût donc ça fait partie
des éléments importants même si on le voit qu'ils essaient on a vu Open AI qui a baissé ses tarifs justement pour essayer d'attirer davantage parce que voilà il faut trouver mais on se dit je crois que c'est Romain Rivaton qui était sur scène aujourd'hui qui disait on va peut-être arriver sur le modèle des compagnies aériennes on en a besoin mais elles ont des marges elles investissent beaucoup mais elles ont des marges très très très faibles là c'est le risque parce que ça va nous retomber dessus quelque part parce qu'il va bien falloir qu'à un moment il y retrouve parce que les investissements sont colossaux comment justement vous percevez ce modèle bulle enfin on parle d'une bulle mais vous avec votre regard vous êtes chercheur vous connaissez parfaitement ce pas chercheuse non non je ne suis pas chercheuse
mais je travaille
sur le domaine sur le domaine comment vous vous voyez un peu justement c'est bulle ou pas bulle tout simplement
je pense qu'il y a clairement une bulle mais après c'est une anticipation des besoins que beaucoup de gens pensent qu'on aura il va y avoir des limites en termes de la quantité d'énergie qui est disponible et puis des limites en termes de ce que les gens sont prêts à payer dans le domaine des télécommunications moi j'ai beaucoup j'ai longtemps travaillé chez Orange et puis à l'association mondiale des opérateurs mobiles il y a un moment où on est passé vous voyez sur le pricing des tokens on est passé à en fait il faut mettre des fortes avec des volumes donnés ça c'est une des pistes en termes de ce qu'on fera payer ou non pour l'IA mais ça nous ramène aussi au sujet de souveraineté si en Europe on n'a pas la capacité de développer nos propres acteurs et bien on payera ce que les américains voudront nous faire payer et ça c'est un risque énorme
et là très franchement est-ce que vous sentez en souveraineté on sent que ça y est il y a un vrai élan de souveraineté aujourd'hui et quelque part merci des Etats-Unis alors c'est Donald Trump de façon très visible mais les autres avaient déjà quand même posé les rails de tout cela mais vous sentez qu'on va pouvoir y arriver aussi dans ce domaine là alors là on va avoir les infrastructures mais on aimerait descendre un peu dans la chaîne de valeur vers les composants et tout ça vous pensez qu'il y aura un déclic aussi je pense qu'on peut y arriver
si on va y arriver on va voir mais il y a une vraie prise de conscience citoyenne on l'a vu avec le sondage qui a été présenté ce matin la souveraineté tout le monde et c'est pas vrai qu'en France c'est vrai aussi en Allemagne en Angleterre en Italie les citoyens vraiment comprennent parce que effectivement la géopolitique montre que nos alliés d'hier sont moins nos alliés donc il y a cette prise de conscience il y a de l'argent qui est mis au niveau des pays et de la commission européenne on a la chance d'avoir des chercheurs et des start-up excellents dans le domaine des semi-conducteurs on a ce lab qui s'appelle IMEC qui fait de la recherche dans les futurs semi-conducteurs c'est clé qu'on est ça on a ASML pour la fabrication pour les machines qui permettent de fabriquer les semi-conducteurs dans le domaine du cloud on a quelques acteurs mais il faudrait vraiment qu'ils grandissent donc on a toute une toute une politique industrielle à mettre en oeuvre au niveau européen c'est possible d'y arriver les citoyens veulent le faire et on a les talents mais encore faut-il le faire
et bien merci Anne Beauvraud d'être venue parler de tout ça et d'avoir pris quelques minutes on essaie de recevoir beaucoup d'invités on profite de ce grand sommet de l'IA ici à Lille donc Anne Beauvraud co-présidente du conseil national de l'IA et on va continuer à suivre évidemment tous les rapports les lignes de votre rapport qui sont en train de s'inscrire devant nous au jour le jour allez tout de suite notre prochain invité on part avec Charles Corentin Tech & Co-Business sur BFM Business allez on poursuit depuis le le grand sommet de Lille avec ce grand rendez-vous sur l'IA alors qui n'est que la première journée alors avec des chefs d'entreprise des grands patrons des patrons de start-up alors je sais pas si justement on va revenir sur ce thème start-up avec d'autres invités dans un instant et puis des politiques et puis là toute la semaine ça va continuer dans les Hauts-de-France il y a plein d'événements un peu partout en tout cas nous sommes avec Charles Gorantin bonjour Charles bonjour merci d'être avec nous donc cofondateur et CTO d'Alan Alan justement on le disait juste avant hors micro 10 ans déjà que l'entreprise a été lancée j'ai dit start-up mais je ne sais plus parler de start-up parce qu'aujourd'hui quand on regarde les chiffres c'est un million de membres c'est combien d'employés aujourd'hui ?
donc 800 employés un peu plus de 1.100.000 membres et on fait 800 millions d'euros de chiffres d'affaires annuelles
avec là en plus des grands contrats avec des grandes entreprises et surtout des grandes administrations là on sent qu'il y a vraiment un élan qui est donné mais justement Alan aujourd'hui alors beaucoup disent c'est la santé 2.0 voilà si je résume mais ça va beaucoup plus loin aujourd'hui puisqu'il y a toute la partie prévoyance qui est en train de se monter et tout ça on est au sommet de l'IA l'IA permet d'accélérer
exactement alors l'IA nous permet d'accélérer à la fois sur la productivité des équipes ça c'est assez impressionnant en fait on voit déjà que en termes de revenus par personne c'est exponentiel depuis qu'on a fait notre transformation l'IA donc on entend beaucoup des gens qui disent ah l'IA ça marche pas nous on voit vraiment dans nos chiffres que depuis qu'on a fait la transformation exponentielle donc sur la productivité déjà ça marche énormément sur tout ce qui est simplification des processus métiers maintenant on peut rembourser plus de 70% des factures en moins de 5 minutes ah oui et donc ça change un petit peu des mutuelles et des assurances santé un peu à l'ancienne qui pouvaient prendre plusieurs semaines maintenant c'est 5 minutes et enfin on peut créer des nouveaux produits qui n'auraient jamais pu exister avant l'IA donc notamment notre agent médical IA qu'on a appelé Mo qui vous permet en fait juste d'échanger sur tous vos problèmes de santé d'avoir des réponses et ensuite d'être orienté directement dans le système de santé avec des recommandations sur qu'est-ce qu'il faut faire des programmes de santé par exemple moi j'ai mal au dos j'ai mon programme de santé pour pouvoir soigner mon mal de dos qui m'a été préparé directement par mon
avantage de prévention et tout ce qui suit aujourd'hui quels sont les métiers au sein d'Alan qui sont le plus transformés avec l'IA donc on dit les développeurs sans doute on sait que j'entendais Arthur Mensch qui disait autre jour chez nous plus personne ne pond des lignes de code mais devient des développeurs des orchestrateurs d'agents
alors c'est sûr et à peu près tous les métiers sont dans cette situation-là c'est qu'on va avoir plutôt des gens qui vont orchestrer et gérer des agents plutôt que faire à la main en fait on est passé de l'artisanat à l'industrialisation c'est que chacun est devenu manager d'agents et ça c'est assez subtil et c'était pas du tout le cas il y a deux ans ça a vraiment changé mi-2025 d'accord et là vraiment on vit la nouvelle révolution de l'IA qui est la révolution des agents IA
et comment on réussit justement à accompagner cette accélération parce que je dis pas que du jour au lendemain pour un développeur son métier se transforme mais quand même et puis il y a des chefs de projet enfin il y a une hiérarchie quand même dans ces équipes de développement et tout d'un coup tout ça est bousculé et puis surtout ça se fait rapidement ça se fait en 4-5 ans on dirait bon voilà on a le temps de voir arriver à la chose mais là voilà mi-2025 en 6 mois ça a bousculé comment on fait là quand on est CTO justement d'Alan pour gérer tout ça
c'est extrêmement enfin c'est extrêmement complexe parce que autant la machine c'est facile l'humain c'est compliqué mais en fait une fois qu'on a réussi à donner les outils qu'il fallait aux gens c'est à peu près 10% technique et 90% culturel d'accord c'est à dire que il faut parler à chacune des personnes leur montrer l'utilité de ces outils et ensuite dès qu'elles ont découvert l'utilité de ces outils d'une certaine manière dès qu'elles ont vu la lumière en fait ça devient des ambassadeurs et qui font qui sont ensuite prosélites avec l'utilisation de ces outils on a vu ça chez les développeurs mais on voit ça en fait dans à peu près tous les métiers depuis quelques mois où chacun en fait se crée des agents
oui même sur le marketing celui du designer le marketing
dans l'égal dans le service client enfin à tous les niveaux et ce que ça nous apporte c'est qu'à la fin à la fois ça nous augmente la qualité de ce qu'on fait ça augmente la quantité et surtout on a des personnes qui peuvent derrière récupérer un petit peu de temps pour réfléchir et donc d'une certaine manière en fait on s'émancipe des tâches aliénantes pour se reconcentrer sur ce qui fait de nous vraiment des humains
oui Arthur Mench il parlait de la productivité de ces développeurs la productivité individuelle elle est très importante mais dès qu'on est en équipe elle chute et c'est là dessus qu'il faut travailler aussi
exactement c'est un sujet qui est très très important c'est en fait comment passer du single player AI à multiplayer AI donc vraiment comment on rend ça quelque chose de collaboratif et aujourd'hui en fait les entreprises comme Alan en fait mettent en place ce qui s'est appelé dans l'industrie des skills c'est à dire des manières de faire des agents qui nous permettent ensuite de normaliser un petit peu comment on fait les choses à l'échelle de l'entreprise et ce qui est extrêmement intéressant avec ces skills
les choses modélisées quoi
et en fait ces skills c'est un fichier texte c'est la procédure on explique à l'agent comment il doit faire pour faire une tâche d'accord et donc c'est quelque chose d'assez simple mais en fait tout le monde fait cette procédure comme un humain suivrait une procédure l'avantage d'avoir ces procédures à l'écrit qui sont suivies par des agents c'est que la conduite du changement ensuite devient juste la modification d'un fichier texte et donc on gagne énormément en efficacité et en discipline parce qu'on a délégué nos tâches aux agents ensuite il y a tout un sujet qui devient en fait ce que certains économistes américains ont appelé les message jobs tous ces métiers qui sont en fait très compliqués parce qu'on va devoir parler à un tel et un tel et en fait créer des coalitions de personnes qui ne sont pas d'accord entre elles etc et que les agents vont avoir du mal à gérer et en fait ces jobs ils vont avoir tendance à rester en fait les choses qui sont un petit peu complexes et humaines on va les garder on va continuer à évoluer dans ce domaine là et donc c'est ces message jobs qu'il va falloir reconfigurer d'une certaine manière pour gagner en efficacité
c'est passionnant comme recherche même dans la physiologie la sociologie d'une entreprise juste un dernier mot Charles développement à l'international on est dans la santé la prévoyance c'est compliqué on ne peut pas répliquer un modèle parce que ce n'est pas le même modèle de santé chez nous chez les britanniques chez les anglais ou chez les brésiliens l'IA elle permet elle favorise un peu d'aller plus vite dans ces pays même si on n'a pas le même modèle de santé
exactement alors aujourd'hui on est en France en Espagne en Belgique au Canada et en fait le fait que les modèles de santé soient différents dans les différents pays est à la fois une malédiction mais aussi une opportunité parce que nous ça veut dire que il n'y a pas eu de grands acteurs qui ont réussi à s'établir sur les différents pays mais nous avec l'IA en fait ça devient beaucoup plus facile de globaliser les développements et donc derrière de pouvoir potentiellement créer un champion mondial de la santé
et bien merci en tout cas d'être venu nous parler de tout ça Charles Gorantin on est très content de vous avoir eu dans Tech & Co Business et puis pour parler justement d'Alan et de toutes ses progressions et de cette IA omniprésente alors évidemment on est ici au sommet de l'IA mais on voit avec vous comment tout ce métier est en train de se transformer celui de la santé de la prévoyance de l'assurance on se dit c'est des métiers assez ancrés dans le traditionnel et bien non ça se transforme complètement et notamment grâce à l'IA merci infiniment d'avoir été avec nous on marque une courte pause et puis on se retrouve ici avec un autre prodige de l'intelligence artificielle c'est Gautier Gautier-Cloix avec H-Compagny BFM Business présente Tech & Co Business le magazine de l'accélération digitale Frédéric Simotel Allez on poursuit notre voyage ici au sommet de l'IA à Lille avec Gautier-Cloix Bonjour Gautier Bonjour Merci d'être avec nous vous êtes président CEO de H-Compagny H-Compagny créé en 2024 c'est tout jeune ça fait partie de nos jeunes prodiges de l'IA que l'on suit évidemment sur Tech & Co et Tech & Co Business vous parlez vous beaucoup justement du métier du computer use expliquez-nous alors en quoi ça consiste justement ce computer use
Oui c'est vrai que l'IA il y a plusieurs types d'IA on connaît tous les premières générations de l'IA c'est-à-dire les chatbots on pose des questions on a des réponses dans les entreprises c'est connecté aux données d'entreprise donc c'est utile parce que ça permet d'aller plus vite il y a eu la deuxième génération qui était la génération des agents donc là on se connecte sur les outils de l'entreprise pour automatiser certaines tâches c'est intéressant mais c'est surtout des gains d'efficacité on va gagner 15 minutes par-ci par-là c'est ce que les entreprises ont commencé à adopter au début et aujourd'hui c'est la principale utilisation de l'IA dans les entreprises mais ça n'adresse pas le problème du cœur c'est-à-dire comment je crée des nouveaux business comment je transforme mon expérience client comment je vais vraiment au cœur des opérations et pas juste un assistant pour le salarié et donc le computerius ça permet de se connecter sur n'importe quel outil sans avoir à brancher ces outils à l'IA et aujourd'hui les entreprises elles ont des outils qui sont modernes faciles à brancher sur l'IA et puis il y a des outils qui sont anciens et là c'est très difficile donc en fait le computerius il utilise l'ordinateur comme un humain il va cliquer il va scroller il va utiliser le clavier la souris
mais comment il apprend justement on a filmé l'humain
comment ça s'est passé il a appris de deux manières différentes donc en voyant des humains qui utilisent un ordinateur donc il s'est dit tiens c'est comme ça le bouton ok il faut cliquer dessus et puis ensuite on lui met des grands bacs à sable donc on met des dizaines de milliers d'environnements et on lui dit voilà ta tâche c'est d'aller acheter un iPhone sur Amazon ou de créer un nouveau client dans l'SAP et puis il va rater alors c'est rigolo à regarder parce qu'on voit on se dit mais pourquoi il fait ça et puis au bout d'un moment il comprend il scrolle il clique sur le bon endroit il est content et donc il arrive jusqu'à la fin donc c'est un apprentissage finalement qui n'a pas tellement besoin de beaucoup de données mais il a besoin de beaucoup de bacs à sable pour s'en créer
et donc du coup l'entreprise on était avec Alain il y a un instant une entreprise d'assurance comment elle va utiliser justement le produit de H
oui c'est un bon exemple d'ailleurs on sera à Vivatech la semaine prochaine avec AXA on fera des démos aussi avec Orange et BNP une entreprise par exemple d'assurance elle va l'utiliser pour tout ce qui est manuel donc aujourd'hui pour les entreprises par exemple vous avez des sinistres entreprises vous avez beaucoup de documents vous envoyez un mail vous dites ah ok votre hôtel a brûlé envoyez nous une photo ah il nous manque tel document et en fait ça prend beaucoup de temps d'humains aujourd'hui dans tous les domaines que ce soit l'assurance ou la santé ou les ventes les humains passent à peu près 60% de leur temps à faire ce genre de tâches manuelles et répétitives je vais dans mes mails ah il manque cette information ah c'est bon je l'ai récupéré je vais la recopier dans un autre logiciel mais une infirmière à l'hôpital c'est pareil elle va récupérer les infos du patient elle va les rentrer donc en fait c'est une perte de temps énorme de l'humanité parce qu'on a pendant 40 ans accumulé différents logiciels en se disant ça va nous aider aujourd'hui ça nous fait aussi perdre beaucoup de temps donc nous on est là pour supprimer ce temps et donc une fois qu'on a supprimé 60% du temps d'un commercial bah qu'est-ce qu'il fait ?
il va aller chercher de nouveaux business
et c'est pour ça que je regardais les chiffres 2 à 3% de réduction des coûts d'achat plus 20 à plus 50% de capacité commerciale sans recrutement supplémentaire une division par deux des temps d'attente aux urgences enfin voilà il y a beaucoup de cas d'usage où on voit tous les bénéfices apportés par H tiens je voulais qu'on parle aussi de la coalition Némotron c'est quoi ça ? alors c'est des écosystèmes ouverts c'est ça ?
oui c'est ça donc Némotron c'est NVIDIA c'est le modèle de NVIDIA c'est un modèle ouvert NVIDIA c'est les fabricants de puces qui sont derrière l'IA et Jensen Wang qui est le patron de NVIDIA a décidé de créer une coalition donc en fait il s'est dit on va prendre les meilleurs dans chaque catégorie par exemple il y a une entreprise avec le curseur pour le code perplexity pour la recherche il nous a choisi nous pour le computer use donc on est très fiers et en fait on travaille ensemble parce que il y a différentes c'est comme dans une boulangerie il y a des pains au chocolat il y a des croissants l'IA c'est pareil il y a plein de catégories d'IA et c'est intéressant de les faire travailler ensemble donc dans cette coalition nous on travaille beaucoup avec NVIDIA moi je passe beaucoup de temps beaucoup de temps là-bas avec Jensen et ses équipes pour créer des applications intéressantes on peut imaginer par exemple la voix et le computer use pour libérer les humains des claviers et des souris avec la recherche on fait des choses intéressantes il y a plein de choses à imaginer on le fait dans ce cadre
oui j'imagine je discutais tout à l'heure je choisis quelqu'un qui était dans l'inclusion on imagine pour des gens qui ont du mal à écrire voire à lire justement
les termes de la voix j'imagine que ça peut être un des débouchés oui je pense que c'est hyper intéressant effectivement pour les gens et puis même nos aînés qui parfois ont un peu de mal à utiliser un ordinateur un smartphone la voix c'est on a 3 millions d'années d'existence à peu près les humains c'est ce qu'on a privilégié pour communiquer l'information et c'est pour une bonne raison donc oui effectivement ça permet de créer des nouvelles applications et nous on croit vraiment on est leader mondial sur le computer use dans les classements qui classent le computer use on croit vraiment à être concentré sur une technologie on ne fait pas tout on ne fait pas par exemple de la voix à faire des partenariats avec d'autres géants mondiaux dans leur technologie pour créer des outils véritablement innovants et on est fiers de le faire depuis la France
derrière c'est quel type de modèles qui travaillent ce sont les modèles de H où vous utilisez aussi les modèles de toutes les entreprises qu'on connaît ou des Mistral pour parler de la France
nous on utilise nos propres modèles qu'on développe qui s'appelle Holo H-O-L-O donc là on est à la version 3.1 ce qui est intéressant sur notre modèle c'est qu'il est très concentré sur ce dont on a besoin pour les entreprises il coûte à peu près 50 fois moins cher que par exemple Anthropik parce qu'il n'a pas besoin de faire des poèmes en chinois il fait vraiment juste ce qu'il y a besoin pour les entreprises 50 fois moins cher ça veut aussi dire que c'est 50 fois moins émetteur de gaz à effet de serre et consommateur d'eau et puis 50 fois ça veut aussi dire que parfois ça peut tourner sur un ordinateur ou sur un téléphone et donc il n'y a plus cette question de on doit faire sortir les données où est-ce qu'elles vont etc.
c'est important pour nous d'avoir nos propres modèles on a une équipe de recherche de très grande qualité qui les développe
et puis ça ça va être important parce qu'on voit que les entreprises aujourd'hui se posent beaucoup de questions autour du coût du token de la partie environnementale donc ce type de solution peut fonctionner un dernier mot gothicois sur la souveraineté c'est un des moments des mots-clés de cette journée ce média comment vous voyez dans toute cette chaîne de valeur de souveraineté
comment vous la définissez ?
Pour moi la souveraineté c'est d'avoir des acteurs dans nos pays mais pas des acteurs qui sont champions français il y a des acteurs qui sont champions mondiaux je pense que c'est ça qui a fait qu'on a dans le passé eu Airbus qui ne vendait pas juste à Air France qui vendait au monde entier tout le monde achète nos avions et c'est ce qui fait que ça existe toujours aujourd'hui moi ma vision de la souveraineté c'est qu'on doit créer ces champions mondiaux pour pouvoir exister on a vu qu'on n'a pas réussi à le faire sur les moteurs de recherche sur les réseaux sociaux et en fait on se fait écrabouiller alors la bonne nouvelle c'est que toutes les cartes sont rebattues tous les 10 ans parce que maintenant on passe à l'IA donc on a la chance d'avoir en France 4 grandes boîtes d'IA il y a Mistral il y a Amilab il y a Gradium il y a H on est tous sur une spécialité différente et je pense que c'est ça qui va créer la souveraineté et ce qui est important c'est aussi l'utilisation les talents on les trouve l'argent on le trouve le financement par contre l'utilisation c'est important
il faut que les entreprises et les grandes administrations s'y mettent mais on voit que ça y est l'élan est en train d'être donné merci Gauthier Cloy d'avoir été avec nous je rappelle vous êtes CEO de H-Compagny d'avoir été sur ce sommet et on continuera bien entendu à vous suivre sur Tech&Co merci beaucoup merci à vous allez on marque une courte pause et on va retrouver tout de suite notre dernier invité on va parler IA et travail et puis les femmes dans l'IA aussi c'est tout de suite Tech&Co Business sur BFM Business allez dernière partie de cette émission Tech&Co Business depuis le grand sommet de l'IA à Lille avec notre invité Constance Névray bonjour bonjour Frédéric merci d'être avec nous vous êtes co-CEO du groupe Mantou alors vous accompagnez les entreprises justement dans leur transformation et avec l'IA il y a beaucoup de transformation et alors je me suis intéressé à plusieurs chiffres que vous avez sur lesquels vous avez travaillé aussi sur l'investissement IA c'est la fracture humaine 93% des investissements IA en entreprise sont consacrés à la technologie elle-même alors qu'on devrait être beaucoup plus sur la partie humaine c'est ça ?
oui absolument aujourd'hui en fait on parle essentiellement de l'IA selon l'angle technologique on dit que c'est une révolution technologique alors qu'en réalité moi ma conviction c'est que c'est avant tout une transformation profonde du monde du travail et il y a effectivement une vraie déconnexion dans les organisations dans les entreprises on s'aperçoit que en fait 93% des investissements vont vers les solutions vers la technologie et seulement donc 7% vers la formation vers la transformation des organisations et ça ça mène à un vrai risque en fait de polarisation de laisser une partie de l'organisation une partie des gens sur le côté parce qu'ils n'auront pas été formés et donc je crois que le vrai enjeu des organisations aujourd'hui il est là c'est d'être en capacité de pouvoir faire monter en compétences et faire en sorte que le plus grand nombre puisse progresser grâce à l'intelligence artificielle et non le subir
oui parce qu'en plus ce que l'on voit aujourd'hui c'est que au-delà de ces investissements dans la formation à ces outils c'est pas un outil où on se forme et puis ensuite on retourne à son poste de travail et puis ça y est on le met en application c'est quelque chose c'est au quotidien donc c'est là où il y a cet accompagnement qui doit être est-ce qu'il existe des outils justement pour comment faire des bonnes pratiques pour justement accompagner coacher un peu chacun des collaborateurs puis à tous les niveaux qu'on soit col bleu très haut placé ou col blanc col bleu très enfin sur les métiers plutôt annuels mais même sur des métiers col blanc très haut placé c'est quoi les bonnes pratiques justement pour mieux les accompagner ?
Effectivement vous avez raison aujourd'hui la plupart en fait des entreprises se concentrent sur la formation mais une formation qui reste assez théorique alors que le vrai enjeu c'est d'arriver à réinventer les métiers arriver à les transformer en profondeur et ça ce que ça nécessite c'est d'avoir des personnes qui vont être qui vont passer du temps qui vont même avoir parfois chez nous chez Manetou en fait on a carrément décidé d'avoir des personnes qui sont dédiées à la transformation de leur propre métier donc par exemple on a des personnes qui ont parfois 10, 20 ans d'expérience dans un domaine précis prenons les ressources humaines ou la finance et on a décidé de leur donner le mandat la responsabilité de réinventer leur métier grâce à l'intelligence artificielle pour repenser les métiers en profondeur
et ça c'est on appelle souvent ça le reskilling on reconfigure un peu son métier et là aussi il n'y a pas suffisamment d'investissement on ne voit pas assez en profondeur là je suis d'accord avec vous je pense que les gens pensent oui bon l'IA ça y est je vais m'adapter je le vois comment je l'utilise de façon personnelle mais ils ne se rendent pas compte que dans une organisation ça change tout
absolument ce qu'on observe aujourd'hui en fait c'est que d'un côté les entreprises ont compris que le reskilling l'upskilling ou encore on va dire en français la réorientation des compétences est critique mais de l'autre côté on observe qu'il y a seulement 7% des entreprises
qui ont intégré
de réfléchir et de flécher les compétences nécessaires de réfléchir à la façon dont ils vont pouvoir réorienter les compétences et de réfléchir en fait au projet de projection et de perspective professionnelle et nous ce qu'on observe beaucoup aussi c'est que aujourd'hui les compétences dont on a besoin dans le cadre de cette transformation autour de l'intelligence artificielle sont différentes des compétences précédentes dans la première ère liée au début de l'intelligence artificielle on avait besoin de compétences très techniques des experts en fait de l'intelligence artificielle et là aujourd'hui on est en train d'entrer dans une nouvelle ère où l'enjeu c'est plus tellement uniquement la question technologique mais c'est surtout avant tout l'enjeu de la transformation des organisations en profondeur et on a besoin de compétences assez différentes pour réaliser cette deuxième phase
mais ça veut dire j'avais Romain Rivaton sur une émission qui étudiait tout ça et qui me disait dans les facs de sociologie on doit réapprendre tout ça parce que reconfigurer son métier ça va nous forcer nous-mêmes à quel qu'est l'âge que l'on est à repenser son métier c'est compliqué quand même tout ça
alors c'est compliqué des transformations du travail on en a déjà eu à de nombreuses reprises précédemment mais effectivement ce qui je pense fait la spécificité de celle-ci par rapport aux transformations précédentes que ce soit la transformation digitale qui a touché aussi tous les métiers il y a quand même une ou deux décennies tous les métiers ont été transformés par la transformation digitale et là c'est effectivement la spécificité c'est la rapidité à laquelle on assiste aujourd'hui et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle les entreprises se trouvent en première ligne de cette transformation et qu'elles sont les premiers acteurs en fait de la formation du reskilling parce que les politiques publiques parce que les systèmes éducatifs n'ont pas eu le temps de s'adapter et de lancer des nouveaux programmes encore que il y a quelques lueurs d'espoir parce que je crois qu'il y a eu des annonces notamment hier le SCP qui lance sa nouvelle école justement dédiée au fait de pouvoir former
où ils veulent être une université beaucoup plus large
avoir des profils hybrides
à la fois ingénieurs à la fois école de commerce pour casser un peu ce modèle
c'est tout à fait ce qu'on observe chez nous chez Man2 aujourd'hui on identifie le fait que les profils dont on a besoin pour réaliser cette transformation autour de l'intelligence artificielle sont des profils hybrides on les appelle les hybrides builders donc des profils qui sont en capacité de pouvoir faire les liens entre les métiers la compréhension profonde des organisations et puis les opportunités qui sont ouvertes par l'intelligence artificielle
je profite de vous avoir aussi sur ce plateau pour parler des femmes et de l'IA alors on avait Anne Bouvreau qui était là tout à l'heure co-présidente du conseil de l'IA mais là encore comme dans d'autres domaines il y a un gros retard il y a un fossé on n'espère pas trop en train de se creuser mais comment vous percevez ça et comment faire pour justement attirer davantage de profils féminins vers ces métiers de l'IA
alors effectivement les femmes sont quasiment absentes pour l'instant de ces sujets dans les instances dirigeantes en tout cas il y a seulement 12% de femmes à la direction d'entreprises dans les domaines scientifiques ou technologiques donc c'est très peu par contre il y a quand même une lueur d'espoir moi j'ai envie d'être optimiste sur le sujet c'est que comme je le disais en fait on est en train de changer d'air on est en train de passer d'une ère très technologique à une ère de transformation des organisations et là pour le coup par rapport aux compétences qui sont nécessaires pour réaliser cette seconde ère les femmes sont déjà présentes sur ces compétences là et elles sont par ailleurs aussi très bonnes en la matière donc c'est le moment à condition par contre que les entreprises identifient le fait qu'il y a un momentum qui se passe maintenant pour faire en sorte qu'il y ait plus de femmes dans les instances de direction et qu'elles soient aussi au coeur des instances de décision sinon on se retrouvera
sans trop jouer les coefficients de parité et tout ça il faut vraiment re-réfléchir à son organisation alors ça je pense
que le sujet justement des quotas des coefficients c'est un peu un faux débat parce qu'en réalité dans l'entreprise tout ce qui n'est pas mesurable n'existe pas donc on mesure tout le reste donc le fait de se fixer les objectifs chiffrés s'agissant de la question des femmes je pense que c'est pas plus illégitime que quelques autres KPI dans l'entreprise
bien merci d'être venu nous parler de tout ça Constance Névoret co-CEO de Mantou et puis voilà on continuera à suivre évidemment tout ce que comment vous accompagnez toutes ces entreprises et tout ce qu'on a voulu vous montrer aussi toutes ces transformations c'est ce qu'on a voulu vous montrer dans ce plateau Tech & Co Business aujourd'hui enregistré depuis le grand sommet de Lille donc voilà vous vous retrouverez en replay bien entendu merci de nous avoir suivis sur BFM Business et puis voilà je vous donnez rendez-vous sur nos replays sur nos podcasts pour revoir un peu tous les invités que nous avons eu sur ce plateau ils étaient nombreux et parce que cette journée à Lille était très très riche à très bientôt on sera sur Vivatec la semaine prochaine ça arrive vite excellente semaine sur BFM Business Tech & Co Business sur BFM Business Sous-titrage Société Radio-Canada
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