Travail, ras-le-bol, ménopause et aidants : comment préserver la santé au travail ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« On est devenu pas uniquement que des vendeurs de lunettes, mais aussi des vendeurs de style de vie et de bien-être. »
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« Il y a le 100 % santé aujourd'hui qui existe hein pour les personnes qui ont pas les moyens d'accéder à la santé visuelle effectivement. »
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« La ménopause, c'est normal. En subir les symptômes, ça ne l'est pas. »
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« Selon le baromètre 2026 du club lendois, 30 % des Français sont ou ont déjà été aidants et un français sur deux pense qu'il le deviendra dans les années à venir. »
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« 85 % déclarent que leur rôle a des répercussions négatives sur leur santé et 65 % sur leur travail. »
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« 61 % d'entre eux citent les horaires aménagés comme la première solution pour pouvoir continuer à travailler. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Sud Radio, la tête dans le taf. Didj Maan avec Kaa, l'expert des solutions de prévention en entreprise. Le travail [musique] c'est la santé. Rien faire, [chant] c'est la conserver. Les prisonniers [musique][chant] des font.
[musique]
Bonjour, bonjour à tous. Le travail, c'est la santé, ne rien faire, c'est la conserver. C'est ce que nous dit la chanson. En tout cas, ce travail qui parfois nous entête, ce travail qui parfois, comme diraient les plus jeunes, nous prend la tête. Ce travail qui donne parfois aussi du sens à nos vies, à nos engagements et qui parfois simplement nous sert à remplir nos chariots de course. Et pour en parler cette semaine, je reçois Guillaume Païen. Bonjour Guillaume. Enchanté. Et ce qui est formidable, c'est qu'il va nous aider à y voir clair puisque Guillaume Païen est le directeur du réseau des opticiens à Tolle. Et il est question pour commencer de connaître cette enseigne.
Ce sont plus de 900 magasins sur tous les territoires de France qui nous écoutent et que je salue. Tout à fait. 900 magasins d'optique et audition. Donc on a 800 magasins environ d'optique, 140 d'auditions et on est présent sur l'ensemble du territoire. Voilà. Donc on est très fier depuis 50 ans engagé pour le bien-être et le bien voir et le bien-entendre de nos consommateurs et de nos clients. Un marché très concurrentiel avec des énormes enseignes, des moins grandes, des plus petites. Puis il y a Atol qui s'est fait connaître aussi par Antoine que nous saluons dans sa région. Mais comment caractériser Atol les opticiens ? Qu'est-ce qui est votre cœur, votre ADN ?
Mais je crois que c'est la proximité. Parce que à tool, moi qui connais maintenant cette entreprise depuis plusieurs années, on l'a tous un petit peu voilà, on la connaît tous mais c'est vrai qu'il y a une cette relation de proximité qui s'est installé avec les consommateurs et notamment une vraie relation autour de la santé, du service, de la relation client. C'est vraiment ce qui distingue le réseau Atol des autres enseignes. C'est vrai qu'on est plutôt connu pour notre réputation. D'ailleurs, on est très fier parce qu'on a été élu meilleure chaîne d'optique encore très récemment, mais c'est vraiment ce qui caractérise nos nos professionnels qui sont extrêmement engagés pour le bien-être.
quelques secondes sur ce trophée meilleure chaîne meilleure enseigne élue par les consommateurs. Pourquoi et comment ça s'est passé ? Qu'est-ce qui fait que selon vous les consommateurs vous préfèrent ? Mais je pense que comme je l'ai dit, ce sont on a des opticiens extrêmement engagés. Ils viennent pas chez AOL par hasard. C'est-à-dire que chez nous, on n pas forcément des gens qui viennent pour le commerce pur. Ils viennent d'abord pour exercer leur métier qui sont des professionnels de santé et je crois qu' ça leur tient à cœur effectivement de dans les territoires en tout cas de rendre le meilleur service possible à leur à leur à leurs clients et je crois que ça que ça se ressent.
Voilà, donc ça fait 9 ans qu'on est maintenant meilleure chaîne d'optique mais aussi meilleure chaîne tout magasin confondu dans le retail. C'est quand même assez extraordinaire parce qu'on est face à des à des des grands leaders du retail et je crois que voilà c'est ce fait de passer plus d'une heure avec chacun de nos clients d'en prendre soin et pas d'être que dans une relation transactionnelle mais vraiment dans une relation de santé même s'il y a du commerce derrière.
Donc ce que j'entends c'est que lorsque l'on franchit la porte de son opticien à tool, on rencontre un professionnel de santé qui est aussi un commerçant mais qui d'abord va prendre en charge votre vue et votre audition avec cette compétence du professionnel de santé. accompagné par des problématiques qui ont fait l'actualité ces derniers jours. La première c'est plus de publicité, c'est fini. On verra plus à tool ni les autres à la télé à la radio sous la forme qu'on a connu. Alors non, ça a été annoncé. Ça y est.
Donc on a on est a il y a un retour en arrière sur cette mesure qui aurait été assez dramatique pour le secteur de l'optique parce que c'est vrai que moins de publicité sur l'optique bah finalement c'est moins de publicité pour parler des troubles sur la santé visuelle. Ce qui va se passer à la télé à la radio ailleurs part que je vous reçoive. Alors on va continuer à communiquer en télé. Donc ça c'est plutôt la bonne nouvelle. Alors c'est vrai qu'il y a des abus, il faut le dire aussi. Vous voyez des fois il y a tr c paires offertes chez voilà chez chez certaines enseignes. Peut-être qu'on va peut-être parfois un peu trop loin et que le consommateur est un peu perdu.
Donc il va falloir qu'on règlement plus encadré un peu plus encadré voilà pour avoir une meilleure lisibilité du du service pour pour le consommateur et pas le sentiment que la lunette c'est juste un gadget commercial mais que c'est vraiment un un outil pour la santé des Français. Antoine va revenir chanter. Mais j'aimerais bien. Alors on va on va lui proposer peut-être que d'ailleurs je profite de Sud Radio peut-être pour lancer le pour lancer l'annonce à Antoine. Si Antoine nous écoute avec plaisir pour euh revenir nous voir dans les atoles. Antoine Antoine revenez-nous.
Alors pour ce qui est d'être plus sérieux sur le conventionnement, vos relations avec la sécurité sociale aujourd'hui s'acheter une paire de lunettes, ça coûte cher et moi je pense aussi à nos auditeurs sur les territoires, bah qui parfois n'ont pas forcément les moyens d'une paire de lunettes et pourtant voir c'est c'est la vie quoi. Voir c'est être bien dans sa tête. Tout à fait. Voir et entendre d'ailleurs aussi est-ce que voilà on a c'est vrai que c'est peut-être on en parle moins souvent aussi de de l'audition. Alors, il y a différentes choses autour du du conventionnement. C'est vrai que déjà qu'il y a quelque chose qui est assez formidable quand même, faut le dire.
En France, on a le tir payant. Dans les autres pays, pour avoir maintenant fait plusieurs pays, le la lunette et la vue, ça coûte très très cher. En France, on a cette chance d'avoir ce tir payant avec ce conventionnement qui permet aux Français d'avancer quasiment rien. C'est-à-dire que voilà, il y a les complémentaires santé qui agissent. Si on a une complémentaire santé et la sécurité sociale, ça c'est un coût et c'est pas permis à tout le monde mais l'État alors il faut le dire aussi à donc conventionner cadrer un peu plus. Il y a le 100 % santé aujourd'hui qui existe hein pour les personnes qui ont pas les moyens d'accéder à la santé visuelle effectivement.
Donc on peut venir chez son opticien et avoir ce 100 % santé qui permet de pas débourser un euro pour être bien corrigé. Voilà. Et est-ce que vous tirez les oreilles des mutuels ? On dit qu'elles ont plein d'argent et qu'elles en donnent peu. Alors elles en donnent peu. En tout cas l'optique Ma question c'est est-ce que vous leur tirez les oreilles ? Bah on essaie des de temps en temps, en tout cas on se bagarre un petit peu parce qu'aujourd'hui les mutuelles, c'est vrai qu'elles ont un poids de plus en plus important. L'État d'ailleurs transfère de plus en plus de pouvoirs au mutuel et les mutuels aujourd'hui n'ont ne sont pas censés en tout cas orienter le consommateur.
Le consommateur doit avoir du libre choix dans dans son choix de l'optique. Et aujourd'hui, c'est vrai qu'il y a une bataille entre la data qui à qui enfin voilà que les complémentaires récupèrent de la de la donnée sur sur les clients et c'est vrai qu'ils peuvent orienter demain les consommateurs et ça on perdrait du libre choix pour les consommateurs. Aujourd'hui, c'est réglementé, mais en tout cas, on fait extrêmement attention qu'il y ait pas trop de poids chez les complémentaires pour pouvoir nous euh faire du commerce librement. Bon, c'est noté. Nous suivrons et les auditeurs suivront également vos propos plus légèrement. Les lunettes, c'est aussi de la mode, hein, du design.
On pense à certaines régions que nous affectionnons particulièrement et le Jura spécifiquement où on fait beaucoup de montures, la mode pour les hommes, la mode pour les femmes. Comment est-ce que vous faites pour pour intégrer cette question de la mode dans dans l'optique ? Ce qu'on porte, ce qu'on voit, les lunettes surn nez qui sont devenues aujourd'hui plus visibles, plus assumé. C'est vrai. Donc on a bah on a changé complètement de de paradigme. Avant c'était juste un outil pour pour mieux voir. Aujourd'hui, bah on suit les tendances comme dans le vêtement. Donc on regarde, on a des carnets de tendance. on lance des produits des produits qui s'adaptent en fonction euh de son look.
Donc on a des marques aussi, on travaille voilà comme dans le retail, on on sélectionne des gammes qui correspondent à telle ou telle typologie de client, mais on est devenu pas uniquement que des vendeurs de lunettes, mais aussi des vendeurs de style de vie et de bien-être. Le bien-être, ça passe par la santé, mais ça passe aussi par se sentir bien avec un produit et une belle paire de lunettes. Quand on n pas de lunettes au départ, ben on est content parce que quelque part ça ça nous sert aussi à être bien dans notre peau. Donc en tout cas, afficher une identité.
Maintenant, la lunette c'est aussi un prisme de qui je suis et particulièrement et tout autant pour les dames et à toute âge de la vie. Thbo Fleurri, bonjour. Bonjour Didier. Je rappelle que vous êtes le DG d'fficience et que vous portez aussi bosson futé avec cette chronique et vous nous parlez cette semaine de la ménopause au travail et vous commencez par une histoire vraie. Et oui Didier donc cette histoire je l'ai vécu dans mes services et c'est une de mes cadres dirigeantes qui s'est mise progressivement à avoir des difficultés de concentration, beaucoup de fatigue, du mal à mener ses missions, des oublis, des erreurs. Elle ne comprenait pas la raison.
Elle a pensé que c'est trajet que vient l'épuiser et elle a finalement décidé de quitter l'entreprise et de se rapprocher de chez elle. Et ce n'est que plus tard qu'elle a fait le lien avec la périménopause. C'est précisément le problème. Quand on ne sait pas ce qui nous arrive, on peut prendre les mauvaises décisions. Alors généralement la ménopause c'est autour de 50 ans. La ménopause oui en France c'est c'est 51 ans la la moyenne. Mais elle est généralement précédée de 2 à 4 années de périménopause pendant lesquelles peuvent apparaître fatigue, trouble du sommeil. bouffée de chaleur, irritabilité ou difficulté de concentration.
Et selon une étude d'opinion way menée en 2025, auprès de plus de 1000 femmes ménopposées, 87 % ont ressenti au moins une gêne au travail liée à leurs symptômes et pourtant 53 % n'en parlent à personne dans leur entreprise. Alors, qu'est-ce qu'on peut faire pour améliorer cette situation ? D'abord faire passer un message très simple. La ménopause, c'est normal. En subir les symptômes, ça ne l'est pas. Il existe des solutions médicales ou non médicales selon les symptômes et selon les femmes. Donc côté entreprise, la première chose c'est d'informer.
Des plateformes comme OMA permettent aux femmes de mieux comprendre ce qu'elles vivent, d'accéder à des ressources et à des professionnels de santé. Deuxième chose, sensibiliser les collègues et les managers pour enlever le tabou et permettre à une femme de dire ce qu'elle rencontre et puis sans avoir à dévoiler son intimité. Alors, on entend aussi beaucoup parler selon les espaces et selon les tabous plus ou moins de congé ménopause. Est-ce que c'est une bonne idée ? Je dirais pourquoi pas dans certaines situations, mais je ne suis pas sûr que ça soit la première réponse à apporter. La périménopause peut durer plusieurs années.
Alors, l'objectif ce n'est pas d'organiser l'absence des femmes. Ça pourrait être contre-productif. Avant cela, je regarderai comment leur permettre de continuer à travailler dans de bonnes conditions. Les horaires, le télétravail quand c'est possible, la température, l'organisation du poste. En bref, je préfère une écoute, un surmesure à une réponse automatique. Si vous êtes une femme, ne restez pas seul avec des symptômes qui vous handicapent, consultez parce qu'il existe des solutions, mais aussi parce que tout n'est pas forcément lié à la ménopause. Et encore, faut-il être bien accompagné.
Et c'est aussi pour cela qu'il faut continuer à mieux former les professionnels de santé à cette période particulière de la vie. Et on termine votre chronique Beosson futé avec le conseil de la semaine. Et très concrètement côté femmes, si depuis plusieurs semaines votre sommeil, votre fatigue ou votre concentration se dégrade, notez vos symptômes et prenez rendez-vous avec un professionnel de santé. Ne partez pas du principe qu'il faut simplement faire avec. Et côté entreprise, si une collaboratrice vous signale une difficulté, ne cherchez pas à faire un diagnostic.
posz plutôt la question de quoi as-tu besoin pour travailler correctement puis tester un aménagement simple et voyez si ça fonctionne. Puis vous pouvez également solliciter la l' vie travail et puis aussi former tous vos collaborateurs parce que si la ménopause est normale la méconnaître la subir ou quel est un impact favorable sur une carrière ça ce n'est pas normal. Merci Thba Flori. Vous retrouvez tous vos conseils sur le site Bosson Futé. Comment ça se passe chez AOL les opticiens ? Il y a combien de collaborateurs ? Alors, il y a on a on a plus près de 3000 collaborateurs dans les 800 magasins. La proportion de femmes. Proportion de femmes.
Alors, on a beaucoup de enfin on a plus de femmes aujourd'hui en optique he on a on a à peu près 55 60 % de femmes. Et est-ce que ces sujets de la ménopause vous tous vous concerne, vous l'abordez où c'est à bout ? Alors, on l'aborde parce que figurez-vous que la ménopause a aussi des incidents sur la vue. Donc, on l'aborde même à la fois en interne et on l'aborde aussi auprès de nos clients, hein. Voilà. Donc, euh c'est un vrai sujet en tout cas qui est qui est pris chez AOL parce que le travail c'est la santé et on se retrouve tout de suite après cette pause. Merci. Il sera euh question aujourd'hui du ral et pourquoi pas et ça aussi il faut pouvoir le dire ce ralball.
Et puis il y a toutes ces personnes qui vivent avec un proche en situation de handicap qui deviennent des aidants. On se retrouve dans que minutes pour la suite de la tête dans le taf sur Sud Radio. Sud Radio la tête dans le taf. DJ Mean avec Kaéa, l'expert des solutions de prévention en entreprise. Le travail [musique] c'est la [chant] santé c'est la [musique] conserver et je vous retrouve pour la tête dans le taf parce que le travail c'est la santé. Ne rien faire c'est la conserver. à vous de trouver le bons arbitrages, le bon discernement et nous en parlons cette semaine avec quelqu'un qui voit clair sur le sujet.
Il s'agit de Guillaume Païen qui est le directeur exécutif du réseau Atol, vous savez les opticiens. Alors, est-ce que le réseau Atol recrute ? Est-ce que c'est sur un marché de compétences ouvert ? Et si vous recrutez, quel type de profil ? Alors oui, on recrute, on recrute, on recrute bien sûr des opticiens. Euh c'est un marché qui est extrêmement concurrentiel comme vous l'avez dit, donc c'est vrai que c'est pas facile d'attirer des opticiens. Donc euh on recrute euh énormément audio prothésiste aussi euh parce que l'audio est un marché en plein développement.
Alors ça a été un marché plutôt pénurique à un moment donné parce qu'on a tout on s'est tous engouffré sur ce marché-là et c'est vrai que les écoles étaient pas encore voilà, il y avait assez peu d'écoles en France. Donc aujourd'hui, on est on est en recherche sur ces deux métiers. Alors, qu'est-ce qui va faire qu'un audioprothésiste ou qu'un opticien va choisir atol plutôt que je ne dirai pas que les autres ? Mais je je pense pour deux choses. J'ai parlé tout à l'heure de la santé visuelle et de ce vrai métier d'opticien. Pour ceux qui sont passionnés par la santé visuelle, de bien servir leurs clients et d'être dans la relation, vous êtes chez il faut venir chez nous.
Il faut venir chez nous. Parce que vous les considérez mieux en terme de rémunération, en terme de santé, en terme d'engagement. Alors, c'est une coopérative. Donc par définition, en tout cas, chaque opticien est libre de de fixer le le le tarif pour son collaborateur. Mais il y a un tarif de marché aujourd'hui, une telle concurrence, il un tarif de marché que c'est assez harmonisé. C'est assez harmonisé. Exactement.
Par contre, effectivement, sur les valeurs et le sens, on est vraiment tourné vers la prévention vers ce sujet de la de la santé visuelle et c'est vrai que ça attire énormément de jeunes et surtout on est dans des plus petits magasins souvent que de grosses machines, voilà, de de d'optique. Donc c'est vrai qu'on peut toucher à tout. On vient chez Ale, on peut à la fois être à l'atelier, en même temps être à la vente, en même temps servir le client d'être sur les sujets. On est au cœur de tous les sujets. Donc c'est un vrai avantage. Guillaume Païen, vous avez la pression comme dit-on dans le monde professionnel. Alors la pression honnêtement c'est un métier plaisir.
Dans la coopérative, on a toujours c'est une coopérative, c'est assez particulier parce qu'on a 800 entrepreneurs et qui veulent que ça se passe au mieux dans leur magasin. Donc moi je suis là pour les servir. Donc oui, il y a un niveau de pression mais aussi vous répartissez cette pression, vous la mettez à d'autres parce qu'on nous dit souvent que le manager il a la pression et il la partage. Bah on la partage. En tout cas moi je suis là pour la pour la la centraliser, la concaténer. Après je suis là pour donner du bonheur à la fois mes opticiens et à mon équipe.
Et c'est vrai qu'au milieu de tout ça, il faut donner la bonne pression aux équipes pour mieux servir nos clients et infiner nos enfin les associés infiner les clients bien sûr, mais bon, on essaie de faire attention quand même. On essaie de faire attention et c'est un sujet qui touche beaucoup Fabrice Pastor qui est neuropsychologue, une star sur LinkedIn, n'est-ce pas ? Et qui aujourd'hui dans sa chronique Mon cerveau au boulot va nous parler de "Je te tiens, tu me tiens ?" Non, je te tiens, c'est Je te tiens, c'est "Est-ce que tu tiens ?" Et où est-ce que tu vas vers le ral ? Bonjour Fabrice. Bonjour Didier.
Vous êtes neuropsychologue, auteur, influenceur et cette question du ralbol, de la pression est en trame de fond parce que souvent ça commence par une situation qui est particulière petit à petit. Oui, c'est ça en fait la question qu'on se pose aujourd'hui, c'est qu'est-ce qui fait que au bout d'un moment on est du on tient le coup. Ah là ça peut plus continuer. C'est ce que j'essayie de me poser comme question là aujourd'hui et j'ai constaté que ça commence souvent par une situation un peu exceptionnelle qui finit petit à petit par devenir une habitude. Par exemple, c'est un arrêt maladie, c'est de semaines de vacances, c'est un poste non remplacé, c'est un collègue en congé maternité.
Au départ de tout ça, l'équipe va se serrer les coudes et se dit que c'est temporaire. Et d'ailleurs, c'est vrai que la plupart du temps, on assure. Alors, on répond un peu moins vite où on reporte le dossier compliqué. Parfois aussi on saute sa pause déjeuner, voir on prend les appels entre deux rendez-vous. Enfin bref, plein de petits miracles du quotidien. Ça ça s'appelle travailler en mode dégradé. En gros, ça rassure, moi je ne le fais plus. [rires] Terminé. Oui, c'est mieux. C'est mieux. C'est mieux. Mais en gros, c'est quoi ? C'est quand le service continue mais avec moins de personne, moins de temps ou moins de moyens que nécessaire.
D'ailleurs, notre cerveau, il est vraiment formidable pour s'adapter. La preuve c'est qu'il arrive à à réorganiser les priorités et même il tient grâce à l'effort collectif. Par contre on arrive intéressant. Je vous coupe Fabrice parce que souvent vous dites que le cerveau notre cerveau il a capacité à économiser. Il va directement à l'essentiel. à ce qui rapporte le plus et le plus vite. C'est ça. C'est ça. C'est qu'en fait on utilise des raccourcis de pensées, des heuristiques et d'ailleurs c'est ce qui nous amène à des billets cognitives. Mais ça j'en parlerai éventuellement sur une prochaine chronique.
Donc voilà, il arrive, il réorganise les priorités et il tient parce que il y a voilà, il y a une sorte d'effort collectif. Alors c'est là qu'on arrive doucement à un premier piège. Ça c'est ce qu'on appelle la normalisation progressive. Le premier jour, on va dire que finir à 19h, ça fait très exceptionnel. Au bout de quelques semaines, on dit qu'on est dans une sorte de période chargée, mais après plusieurs mois, on arrive à l'effet inverse. En gros, partir à l'heure, bah là, ça devient suspect. Et donc, Didier, vous voyez que le danger, c'est quand l'exception devient la règle.
Finalement, puisque le service ouvre, puisque les dossiers sortent et que les usagers sont reçus, bah tout a l'air de tenir et pourtant c'est l'équipe qui compense. Et la facture finit toujours par arriver. On voit voilà fatigue, erreur, tension, arrêt maladie, départ et encore moins de monde et donc là bah voilà c'est le cercle vicieux. Alors pourquoi ne pas dire tout de suite stop j'en peux plus, stop on n peut plus et aller dire à son manager par exemple chez Atol, ils vont voir Guillaume Païen, ils lui ditent "Stop, vous nous mettez trop trop la pression." Ouais, c'est vrai. Ouais.
tout simplement parce que les gens veulent que les choses changent évidemment, mais personne n'aime, personne, je dirais n'adore être celui ou celle qui lance ce changement. En fait, c'est finalement très paradoxal. On rêve d'un nouveau système je dirais voilà de pas déplacer notre planning ou notre pause café. Et c'est là Didier que j'ai envie de vous parler du biais de statut court. Le biais de statut court, c'est un biais très simple. Notre cerveau préfère souvent garder ce qu'il connaît comme par exemple une je sais pas une situation ou même même si cette situation elle est pas confortable. Parce que oui, changer c'est accepter une période d'incertitude.
C'est accepter de se demander qui fera quoi, est-ce que les collègues vont me trouver égoïste ? Est-ce que ça est-ce que le manager va écouter ? Est-ce que ça va bah aggraver la situation ? Donc on repousse encore une semaine de plus puis on verra après les vacances. Puis euh bah on a toujours fait comme ça et vous voyez comment cette cette phrase un petit peu elle transforme une alerte en je dirais en tradition d'entreprise. Alors c'est surtout que chacun veut protéger les autres. Un personnel soignant qui reste 20 minutes de plus pour pas laisser les collect seul. Ça peut être un agent d'accueil qui saute sa pause pour que la file elle avance.
Ça peut être un enseignant qui prépare ses cours du dimanche ou même c'est souvent le cas un cadre qui répond au mail le soir après le dîner. Donc c'est voilà c'est ça c'est le problème c'est qu'à force l'organisation finit par reposer sur le dévouement des gens plutôt que sur des vrais moyens adaptés. Alors il faut passer du silence à la mobilisation. C'est ça. Passer du silence à la mobilisation, parfois c'est un déclic. Et ce qu'on voit c'est que il se passe deux choses. D'abord le premier le premier point, la première chose c'est de prendre conscience que ce que je vis c'est pas seulement mon problème.
Quand on se pose des questions sur ces difficultés et qu'on entend les mêmes difficultés dans plusieurs services, à ce moment-là, vous voyez Didier que le jeu devient un nous. Le deuxième point, c'est quand on constate que c'est plus un incident, c'est carrément devenu le système. Le post vacant, il reste vacant ou encore les urgences deviennent là permanentes. Là, c'est l'équipe qui comprend que son effort supplémentaire sert surtout à masquer un problème structurel et qui dure. En fait, l'action connective, elle s'appuie généralement sur trois éléments. La perception d'injustice, l'identification à un groupe et le sentiment qu'une action collective peut être utile.
Et c'est alors là qu'arrivent les manifestations et on est actuellement on retiendra une phrase clé pour terminer très rapidement. Oui, je dirais que voilà en gros quand une équipe tient longtemps en mode dégradé, ça prouve aucunement que le sous-effectif fonctionne mais bien qu'elle s'épuise petit à petit pour empêcher finalement le système de s'effondrer. Merci Fabrice. Fabrice Paste, on retrouve votre chronique Mon cerveau boulot toutes les semaines et sur les plateformes de podcast et le site de Sud Radio Guillaume Païen chez Atol. Comment vous regardez les questions de santé mentale des collaborateurs et de vos clients ?
Ben, on les regarde au quotidien parce que c'est vrai que le comme comme je vous le disait tout à l'heure, la le bien-être passe par la vue, pièce passe par l'audition. Alors, on a on a on a on fait beaucoup de choses en interne, mais aussi auprès des entreprises et je tiens à en parler parce que c'est vrai que c'est euh il y a différentes actions, notamment le fait d'aller en entreprise, faire des détections de la vue, parler des troubles visuels notamment sur les sujets de dyslexie qui sont qui sont assez peu connus en France. He il y a près de 10 % de la population par exemple qui a des problèmes de dyslexie en France et on a des solutions à apporter à travers la vue.
Donc, ce sont des choses, des combats en tout cas qu'on mène. On retrouve Fabienne Brouar. Bonjour. Bonjour Diger, vous êtes directrice éditoriale des magazines Courriers cadre Rebondir et du site My Happy Job. Et vous nous parlez de ces salariés qui cette semaine ont un deuxième travail sans le savoir. Oui Didier parce que le 6 octobre dernier c'était la journée nationale des aidants et derrière ce mot un peu administratif il y a en réalité des millions de vies humaines. C'est une mère qui accompagne chaque jour son enfant en situation de handicap. Une femme de 55 ans qui jongle entre son travail et ses parents devenus dépendants.
Un jeune homme qui aide sa compagne après un accident de la route. Des personnes qui pour beaucoup travaillent et qui une fois leur journée terminée continuent à prendre soin de quelqu'un. Et cette réalité est loin d'être marginale en France. Selon le baromètre 2026 du club lendois, 30 % des Français sont ou ont déjà été aidants et un français sur deux pense qu'il le deviendra dans les années à venir. Donc finalement, c'est un sujet qui nous concernera tous un jour de manière ponctuelle ou durable. Et forcément cette vie d'ent finit par avoir des conséquences au travail. Oui, parce qu'aider un proche ça prend du temps, beaucoup de temps.
Selon le baromètre aidé et travaillé 2026 réalisé par Interfcia en partenariat avec Tilia, les salariés aidants consacrent en moyenne 14h par semaine à leur proche. 14h l'équivalent de deux journées de travail supplémentaire. Alors forcément la charge mentale grimpe. Il faut gérer les rendez-vous médicaux, les urgences, les démarches administratives, les coups de téléphone tout en restant concentré en réunion. Résultat, 85 % déclarent que leur rôle a des répercussions négatives sur leur santé et 65 % sur leur travail. Alors notamment sur leur organisation bien sûr, mais aussi parfois sur leur rémunération ou leur carrière. Et leur santé mentale, elle aussi est clairement en jeu.
Dans un livre blanc qui vient de paraître, l'épuisement psychique et la charge mentale arrivent en tête des causes d'arrêt maladie que les entreprises associent au salariés aidant. Alors, il s'agit d'aider les aidants. Alors, pour les aider, plusieurs solutions. Les aidants demandent d'abord du temps, davantage de souplesse pour pouvoir tout concilier, mais aussi pour pouvoir souffler. Toujours selon le baromètre aidé et travaillé, 61 % d'entre eux citent les horaires aménagés comme la première solution pour pouvoir continuer à travailler. Certaines entreprise comme Axa, la Banque Postale ou encore Apicil propose également des jours de congé en plus à leurs salariés aidants.
Et puis il faut aussi pouvoir parler à son manager, à ses collègues, à d'autres aidants. Les groupes de paires et les espaces d'échange font d'ailleurs partie des pistes de plus en plus développées. Enfin, être aidant, ça vous transforme. Cela change souvent votre rapport à la vie. Ça développe aussi en vous des qualités parfois insoupçonnées. 89 % des aidants disent ainsi avoir acquis ou renforcer des compétences grâce à cette expérience de l'organisation, de l'adaptation, de l'écoute, de la patience, la capacité à gérer l'imprévu, à prendre des décisions, à faire preuve d'empathie.
Alors aujourd'hui, moi j'avais simplement envie de rendre hommage à ces salariés de l'ombre, à ceux qui aident sans compter leurs heures, sans oser en parler aussi. L'occasion de rappeler aux entreprises qu'accompagner les aidants ce n'est pas leur faire une faveur, c'est leur permettre de continuer à travailler sans s'épuiser parce que prennent soin des autres à nous de prendre soin d'eux. Merci Fabienne. Fabienne Brouaré, on retrouve votre chronique sur le site My Happy Job. Et pour terminer cette émission, Guillaume Païen dans le réseau Atol. Lorsqu'une personne vit avec un proche en situation de handicap et qu'il se retrouve aidant, est-ce que vous l'entendez ?
Est-ce que vous l'accompagnez d'une manière ou d'une autre ? Oui, alors ça passe. C'est vrai que moi plutôt au niveau du du siège bien évidemment on met des choses en place hein, de l'aménagement. On a bien sûr le télétravail mais aussi on aménage les horaires. Après dans les magasins d'optique, il y a de plus en plus de de choses qui se mettent en place, notamment les semaines à 4 jours. Voilà pour justement adapter adapter les les Vous avez un engagement précis, les recycler, on peut ramener ses vieilles lunettes et ça peut servir. Tout à fait. 100 millions de paires dans les tiroirs chez AOL, 3 millions de paires récupérées.
On s'est associé avec une entreprise qui s'appelle lunette de ZAC. Voilà qui qui reconditionne les lunettes parce que c'est vrai que le matériel médical souvent est assez peu recyclé. On achète on achète mais voilà donc on on reconditionne ses lunettes à travers des d'ailleurs des des de des du personnel en en personnel handicapé qui qui réadapte ses lunettes et ensuite on les revend dans notre réseau. Voilà à des prix modiques aussi. Si demain vous étiez locataire d'Élysée, président de la République, quelle serait votre première mesure ? Alors un grand plan pour la santé visuelle et auditif chez les jeunes. C'est vrai qu'il y a des tests de dépistage chez les plus jeunes plutôt maternel.
CP aujourd'hui se passe peu de choses chez les adolescents et on voit qu'il y a de plus en plus de troubles de la myopie, de la santé visuelle et et par les yeux pass énormément de choses, beaucoup d'information et la réussite scolaire derrière mais aussi le permis de conduire. Donc voilà, s'il y avait quelque chose qu'on mettrait en place certainement si je j'étais président, ce serait ça. Merci Guillaume Païen, je vous en prie. Merci à vous. Merci pour l'invitation et à bientôt. Je rappelle que vous êtes le directeur exécutif du réseau les opticiens d'Atol. Ça me fait toujours penser à Antoine. Allez, on le salue encore une fois. Ça a bien marché cette com. Merci.
Au revoir à toutes et à tous. À la semaine prochaine. [musique] Kéa, l'expert des solutions de prévention en entreprise vous a présenté Sud Radio, la tête dans le taf. Didier Mean. Yeah.