Danièle Obono est l'invitée de "La Politique s'éclaire"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous sur sur France info.
Vous êtes député à la France insoumise de de Paris. Je disais les débats budgétaires qui viennent de s'ouvrir donc à l'Assemblée nationale et le est déjà électrique, on l'a bien vu. Justice fiscale, taxe Zucman fin du 493 confirmé par Sébastien Lecnu, menace de censure et le gouvernement qui appelle à la responsabilité au compromis.
Mais on l'a vu également la gauche qui apparaît totalement divisée. Vous y croyez-vous à ce compromis ? Ça dépend sur quoi ?
Parce que si ça doit se faire sur le dos des Français et des Françaises, des classes moyennes et populaires qui subissent depuis 8 ans les mêmes politiques, ce ne sont pas des compromis acceptables. Ce sont des compromissions, des comptes d'apothicaaires et ça ne tiendra pas tout simplement parce que le pays ne pourra pas continuer dans les conditions dans lesquelles il subit aujourd'hui ses politiques et ses ses coupes budgétaires. le gouvernement qui parle de de justice fiscale avec notamment une taxe sur les holdings sur les holdings patrimoniales.
Vous vous parlez de budget antisocial et inégalitaire. Qu'est-ce qui est injuste précisément dans ce texte ? Mais tout c'est la continuité de toutes les politiques qui nous ont mis précisément dans la crise économique et sociale que que subissent les les Français et les Françaises.
Le plan budgétaire de monsieur le Cornu, c'est le plan Bérou avec les mêmes coupes qui vont s'abattre encore une fois sur les classes moyennes et les classes populaires. Il y a en réalité près de de 50 milliards de de couples qui vont s'abattre sur les services public et la et la protection sociale et avec le refus de voir là où il est le problème. Ce n'est pas une question de dépenses, c'est une question de recettes.
Et sur la question des recettes, il y a un refus de prendre l'argent là où il est pour pouvoir répondre aux besoins fondamentaux. Encore une fois, il faut rappeler à quoi sert un budget. Prendre il faut prendre où l'argent justement.
Un budget, il sert, excusez-moi de le rappeler quand même, un budget, il sert à répondre aux besoins de la population et Oui, mais les dépenses, c'est ce sont des dépenses quoi ? Ce sont des dépenses sociales, ce sont les dépenses pour les services publics, ce sont des dépenses pour le bien commun. Et effectivement, ces ces ces dépenses, elles peuvent être financées et nous en avons fait la démonstration si on prend l'argent là où il est, c'est-à-dire là où euh l'argent s'est beaucoup beaucoup accumulé euh sous Emmanuel Macron, euh les personnes très privilégiées ont vu leur fortune doubler au cours des des h dernières années.
Et donc il faut non seulement la taxe Zucman qui est un plancher, monsieur Zucman l'expliquait encore ce matin, vous l'avez vous l'avez rappelé, c'est un plancher, c'est un minimum en fait, on pourrait aller plus loin, mais c'est le minimum qu'il faudrait faire. Il y a des taxes sur les multinationales par rapport aux bénéfices réels que qu'elles font en France. Euh effectivement, on est à des niveaux de 20 à 25 milliards.
On voit déjà qu'en fait rien que ces deux mesures permettraient d'avoir 45 milliards de retrait de de recettes supplémentaires. Euh tout à l'heure dans la journée, nous allons euh enfin pouvoir discuter de nos propositions à la France insoumise sur une réforme de l'impôt sur les sur le revenu qui permettrait de lisser et de faire contribuer mieux et plus justement et qui générerait des revenus. Donc vous voyez en fait il y a des marges de manœuvre, il y a simplement un refus de de de les utiliser et qui au-delà de monsieur le Cornu, je le rappelle, est le choix d'Emmanuel Macron parce que monsieur le Cornu fait la politique d'Emmanuel Macron et en vérité c'est monsieur Macron qui devrait prendre ses responsabilités et comprendre que ces politiques le peuple n'en veut plus, ça met à B le pays et il doit lui laisser la place pour que de vraies politiques de justice sociale se mettent en place.
Vous avez appelé à la démission d'Emmanuel Macron mais le président a confirmé qu'il irait jusqu'au bout. Mais vous souhaitez la taxe Zucman telle qu'elle est. Vous avez bien on a bien compris que le compromis est impossible quand on écoute justement le bloc central, la droite et même le rassemblement national.
Ils ne veulent pas la taxe zucman. Les socialistes qui proposent la taxe Zucman alléger, la taxe light, un impôt minimum donc sur ces très haut patrimoines. Est-ce que ça vous ça vous paraît sincère ou opportuniste ? de la part des socialistes.
Je pense que les le Parti socialiste fait une grave erreur et voire même une faute politique euh en se compromettant de la sorte. Ils ont euh encore hier euh euh ils sont revenus sur un engagement qui faisait partie de notre contrat de législature euh sur la question de l'impôt universel pour lutter contre l'exil fiscal. et on voit comment bout après bout ils reviennent sur les le mandat sur lequel ils ont été élus.
C'est une erreur parce que en vérité là aussi je le redis, ce sont des de mauvais comptes d'apothicaires. Il y a il y a pas aujourd'hui de voix possible de compromis entre le la politique que veut faire Emmanuel Macron, c'est-à-dire faire payer les classes moyennes et populaires et une politique véritablement au service du peuple et tout ce qui essae de de de sauver le soldat le cornu et le soldat Macron est voué à l'échec parce que ça ne tient pas. et et on l'a vu lors du des débats en commission de la première partie du budget, il a été rejeté parce qu'en fait c'est une espèce de de construction et de et de mécano qui ne convient à personne parce qu'il n'y a pas encore une fois de politique budgétaire globale d'ensemble qui permettent de répondre selon son son orientation politique parce que on est quand même des des parlementaires avec une vision politique on pas on n pas des comptables qui font qui font des juste des additions.
Ça doit répondre à Oui. Oui. Mais en fait, ça doit répondre à une vision politique.
Qu'est-ce qu'on veut pour le pays ? C'est à cette question qu'il faut qu'il faut répondre. Et on ne veut pas nous se mettre à accepter simplement 25 % de coûte budgétaire ou 50 % au lieu des 150 %.
En fait, ce n'est pas ce n'est pas acceptable parce que ce n'est pas vivable par des millions les millions de de gens qui vivent dans ce pays et et donc ça ne marchera pas. Donc je je crois que c'est vraiment c'est vraiment une erreur de la part des socialistes qui se trompe lourdement aujourd'hui en essayant de de créer cette espèce de d'alliance avec le bloc gouvernemental. Tous ceux qui se raccrocheront à la Macronie en perdition couleront avec elle.
Pour vous le PS s'accroche à la Macronie en perdition ? Ben, c'est littéralement ce qu'on a ce qu'on voit depuis euh le vote de la noncensure, ces espèces de négociations euh qui sont en fait un espèce de mauvais cirque. C'est devenu les les nouveaux faiseurs de roi après le Rassemblement nationaliste.
Écoutez, c'est les faiseurs de roi. Vous voyez, rien que l'expression montre le le caractère complètement ridicule de de tout cela. Nous sommes en République, nous ne faisons nions pas les rois.
Nous faisons de la politique au service du peuple où on est censé le faire et croire que se mettre au centre du jeu médiatique avec ses conciliabulles, ses réunions secrètes, tout ça en vérité, je crois ce dont ils ne se rend pas rendent pas compte, c'est que ça dégoûte les gens en fait. C'est de la tambouille. C'est des gens qui se mettent d'accord entre eux dans les salons au détriment du plus grand nombre.
Et ça, je crois que c'est c'est là la faute politique des socialistes en plus de trahir leur leurs leurs engagements. Daniel, au départ laupèse, c'était ça, c'était de se mettre d'accord justement en coulisse pour après faire bloc. La NUPES, non, pas du tout.
Ah non, non, non. Nous nous ne somons jamais mis d'accord en coulisse. Nous avons mis sur la table des propositions politiques et nous les avons présenté aux Français et aux Françaises qui ont voté.
En 2022, nous avons gagné le premer tour des élections législatives. En 2024, nous avons gagné le 2e tour et nos propositions étaient très claires. Justement, les Français ont choisi et ont mis en tête ce programme.
Et aujourd'hui, ce que fait le Parti socialiste, c'est c'est en partie ce que fait Emmanuel Macron depuis plus d'un an, c'est-à-dire de s'asseoir sur le résultat des urnes et de de de remiser leurs engagements. En fait, ils sont en train de dire "Vous nous avez élu pour défendre un programme, mais on va pas faire ça du tout parce qu'on veut sauver nos postes, parce qu'on a peur des élections, parce qu'on n'est pas prêt pour la présidentielle." Et donc, on va faire nos petites nos petits arrangements avec les macronistes, les mêmes qui ont mis le pays dans l'état dans lequel il est aujourd'hui.
Et donc, on donne du surcis à le Cornu et à Macron par la même occasion parce que comme ça, on peut passer à la télé, on a l'impression d'être à nouveau important. Donc c'est une vision complètement manère pour vous c'est une manière pour les socialistes d'exister politiquement. Ben c'est leur seule manière aujourd'hui et c'est une erreur de croire que euh il ils existe en fait.
Ils ne font que permettre à la Macronie de survivre encore quelques mois parce qu'ils ne sont pas tout simplement en train de tenter de trouver des compromis. Mais pour quoi faire en fait ? Pour continuer pour avoir un budget.
Non, mais on a on a pour avoir un budget, vous savez, on l'a fait il y a un an et ce serait le moins pire par ailleurs euh qui qui pourrait advenir de de la situation. On fait voter une loi spéciale qui permet à de reconduire le budget précédent qui n'est pas celui que nous nous aimerions. Bien bien entendu, vous voyez bien que là, on peut faire des compromis mais qui serait moins pire que celui qui est en train d'être discuté et qui j'espère va va être rejeté.
Donc ça nous permettrait au contraire justement de pouvoir poser le vrai la vraie question qui est effectivement la la responsabilité d'Emmanuel Macron. Et juste je vous rappelle un exemple très important. L'Espagne aujourd'hui fonctionne euh très bien économiquement euh sans avoir euh ce ce ce problème budgétaire des France et meilleur croissance.
Oui oui mais c'est un exemple. On peut fonctionner sans être se voir imposer un budget d'austérilité. Et comment peser concrètement dans un parlement où la France insoumise ne peut plus faire tomber le gouvernement seul ?
Ben en menant le débat parlementaire, en convainquant, en proposant des amendements et en mettant les uns et les autres devant le leur responsabilité. Écoutez, nous notre objectif c'est euh de faire en sorte que on sorte par le haut de la crise politique dans laquelle nous a mis Emmanuel Macron. Et donc nous débattons, nous faisons le travail parlementaire en faisant des propositions en montrant qu'il y a une alternative.
Nous avons présenté il y a quelques euh heures euh euh il y a quelques jours notre contrebudget qui montre que c'est possible de mener une autre politique et puis chacun devra être rendre des comptes devant les électeurs. Je pense notamment au Rassemblement national dont on a vu dans les débats en commission que c'était à nouveau lui qui faisait passer toutes les mesures antisociales de de des macronistes. Ils se sont alliés contre la taxe Zucman.
Ils se sont alliés contre toutes les mesures de justice fiscale et justice sociale et la vérité des prix sur euh leur leur leur arnaque sociale est est très est très éclairante et je crois qu'ils seront en difficulté devant leurs électeurs. Marine Teli la patronne des écologistes, a a officialisé sa candidature à la présidentielle. Ça c'est un coup de grâce à toute idée de rassemblement ?
Non, je je ne crois pas. Heureusement, la dynamique nous avons construite, je crois autour du Nouveau Front Populaire et de notre bloc qui est arrivé en tête est bien plus large que les stratégies individuelles des uns et des autres. Nous nous appelons nous continuons à appeler à l'unité populaire.
Nous continuons à appeler toutes celles et ceux qui euh continuent à défendre le programme du Nouveau Front populaire euh à se rassembler pour être prêt, pour se tenir prêt et prête pour ce qui devrait être de notre point de vue une présidentielle anticipée parce que c'est ça qui permettrait de sortir de la crise ou quels que soient les les échéances, nous avons des municipales prévues au printemps prochain et c'est la même démarche que nous que nous continuons à à construire sur le terrain localement en se mobilisant dans les luttes aussi parce que Nous croyons-nous que l'alternative, elle se construira par l'articulation de la mobilisation sociale et il y a beaucoup de sujets sur lequels il faut se mobiliser. Le soutien aux associations, la lutte contre contre le racisme, la la lutte, il y a une mobilisation en novembre sur contre les violences sexuelles et sexistes. Il y a toutes ces batailles à mener et c'est là où nous construisons nous l'unité qui permettra de construire l'alternative.
Merci beaucoup. Merci Daniel Bon d'avoir été avec nous ce matin sur sur France info pratiquement 9h40. C'est l'ure des informé de l'écho
Danièle Obono