Pourquoi la suspension des soignants non-vaccinés n’a aucune logique.
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Chapitres
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Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10François-Xavier BellamyFait
« Le gouvernement a tranché. Il ne veut pas réintégrer les soignants non vaccinés. »
- 0:25François-Xavier BellamyFait
« Le vaccin n'empêche ni d'être contaminé, ni d'être contagieux, en particulier avec les variants actuels. »
- 0:55François-Xavier BellamyFait
« Le ministère de la Santé demande aux soignants qui sont positifs au Covid de venir travailler, y compris en EHPAD, avec des personnes vulnérables, alors même qu'ils ont des symptômes. »
- 1:40François-Xavier BellamyFait
« Si on considère qu'ils ont commis une faute grave, alors il faut en tirer les conséquences. Mais on les suspend. »
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- En France, il y a toujours ce débat, alors qu'on parle potentiellement d'une 9e vague, de la réintégration ou non des soignants non vaccinés. Le gouvernement n'a pas tranché. Que doit il faire selon vous ? - Le gouvernement a tranché.
Il ne veut pas réintégrer les soignants non vaccinés... - Non mais il attend, il attend aussi des avis, début janvier.
Pour l'instant. - Ce n'est, pardon de le dire Patrick Roger, mais ce n'est pas un sujet scientifique, c'est un sujet profondément politique. Pourquoi est-ce que je dis que ça n'est pas un sujet scientifique ?
Parce que depuis des mois maintenant, depuis presque le début de la politique vaccinale, nous savons très bien que, contrairement à ce qui avait été dit par les autorités gouvernementales les plus importantes à l'époque, Jean Castex, sur le plateau de TF1, avait promis que ceux qui étaient vaccinés ne pourraient plus être ni contaminés ni contagieux, nous savons que c'est faux, et nous savons que le vaccin a une utilité qui est certainement d'éviter les formes graves et par conséquent, il est certainement utile pour les personnes les plus vulnérables aux formes graves du Covid. Mais le vaccin n'empêche ni d'être contaminé, ni d'être contagieux, en particulier avec les variants actuels. Et donc le fait de maintenir suspendu les soignants non vaccinés n'est pas un choix scientifique, c'est un choix politique.
Moi, je suis très frappé, parce que j'ai soutenu cette proposition, comme Les Républicains l'ont fait à l'Assemblée nationale, de réintégrer les soignants, de vacciner. Et je reçois depuis plusieurs jours des dizaines de messages, dont les plus critiques me disent que "j'insulte la science", que nous "insultons la science", que nous sommes "anti-vaccins". Mais c'est, encore une fois, ridicule !
Depuis le début de ce débat, depuis le pass sanitaire et le pass vaccinal, qui eux aussi étaient fondés sur des mensonges, on nous explique que s'opposer à ces dispositifs absurdes, c'est être anti-vaccin. Mais non, c'est savoir à quoi sert un vaccin. Et le vaccin en l'occurrence, ne sert pas à préserver la contamination.
La vraie folie scientifique, la vraie folie contre la rationalité et contre la logique élémentaire, c'est de demander à des soignants vaccinés mais positifs au coronavirus de venir travailler, et c'est ce que l'Etat fait aujourd'hui. Le ministère de la Santé demande aux soignants qui sont positifs au Covid de venir travailler, y compris en EHPAD, avec des personnes vulnérables, alors même qu'ils ont des symptômes - Pas dans les premiers jours... - Même avec des symptômes, même avec des symptômes mineurs !
Et donc on voit très bien que ça n'a aucun sens. À tout prendre, je préfère 1000 fois, si je suis vulnérable, être soigné par une personne non vaccinée et négative, que par une personne vaccinée et positive au Covid. Encore une fois, la situation, le débat n'est pas scientifique, parce que d'un point de vue scientifique, rien ne peut s'opposer à la réintégration des soignants vaccinés.
J'ajoute un dernier élément : du point de vue politique, il y a une injustice absolument majeure qui est faite à ces personnes, ces personnels soignants, personnels hospitaliers, mais aussi médecins, personnels de santé, pompiers. Tous ceux qui contribuent à la chaîne de soins, que nous avons d'ailleurs applaudis tous les soirs à 20 h pendant la première vague. Il y a une injustice majeure qui est faite à ceux qui ont estimé que, de manière rationnelle, il n'était pas nécessairement bénéfique pour eux de se vacciner.
Ils ne sont pas anti-vaccin. D'ailleurs, ils ont fait toutes les vaccinations obligatoires pour devenir soignants auparavant. Mais aujourd'hui, ils sont relégués dans une espèce de situation complètement improbable, dans les limbes de leur métier, alors même que, encore une fois, s'ils ont commis une faute, il faut les sanctionner.
Je veux dire par là qu'il y a un droit du travail, et on s'assied sur les principes fondamentaux. Si on considère qu'ils ont commis une faute grave, alors il faut en tirer les conséquences. Mais on les suspend.
Ça veut dire qu'on ne leur donne plus de salaire, on ne les laisse plus travailler, mais on ne les licencie pas non plus, et donc on les prive de toute espérance. C'est un choix politique que vous dénoncez. C'est aussi un choix politique que je crois intenable, indéfendable.
Et encore une fois, je reviens sur ce qu'on disait à l'instant de notre rapport à la démocratie. Je le redis, nous avons le devoir, dans un moment comme celui-ci, de défendre nos propres principes. Et il me semble que, malheureusement, nous sommes capables, le gouvernement est capable de les négliger absolument.
François-Xavier Bellamy