Face à Michel Onfray (Émission du 20/06/2026)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous, bonjour à toutes. Bienvenue dans Face à Michel Onfit sur C News et sur Europa Bonjour Michel. Bonjour.
Ravi de vous accueillir pour notre heure de débat autour de l'actualité avec votre point de vue de philosophe. On va évoquer en premier les scandales. Les agressions sexuelles sur des enfants.
Elles se multiplient. Après la mort de la petite Liana, on découvre chaque jour de nouvelles affaires de pédocriminalité qui révèlent l'ampleur de ces réseaux dans notre pays. Y a-t-il une absence de volonté de lutter au niveau national contre ces criminels abject ?
Est-ce que l'on est face à des violences systémiques ? On entendra les avocats qui défendent les enfants et se révoltent de cette inaction générale. Le Parlement a adopté la proposition de loi qui permet de rallonger la durée de rétention des étrangers jugés dangereux en centre de rétention.
Proposition de loi qui porte le nom de Philippines. Cette jeune fille tuée [musique] ou violée par un QUTF marocain en 2024. Vous avez été choqué Michel par l'attitude du Parti socialiste de la France insoumise qui ont voté contre cette proposition qui est censée protéger les victimes de ces délinquants étrangers.
La fin du sommet du G7 en France à Évian. [musique] Cette réunion diplomatique s'est terminée par un dîner à Versailles donné pour fêter les 250 ans de la Constitution des États-Unis, surtout de l'indépendance des États-Unis en présence bien sûr de Donald Trump, le président américain qui a signé au moment de ce dîner un accord, l'accord avec l'Iran [musique] qui prévoit la réouverture du trit d'Ormous mais pas un mot en revanche du peuple iranien. Vous souhaitiez revenir Michel ?
On entendra ce que vous avez à nous dire. Et puis le point philo, évidemment, on va parler du général de Gaulle, le fil de l'épée. C'est un livre de philosophie politique pour vous.
Le général décrit le portrait du chef. Livre qui est très utile aujourd'hui pour savoir ce que doit être un chef d'état. Et [musique] puis bien sûr, on évoquera les commémorations du 86e anniversaire de l'appel du 18 juin.
Voilà pour le menu. Est-ce que ça vous va Michel ? Convient.
On va commencer par les sujets les plus difficiles, les plus lourds avec cette émotion des Français qui ne retombent pas après la mort de la petite Liana. Euh les lundi, tous les lundis soirs, il y a des manifestations devant le ministère de la justice à Paris et puis chaque jour, je vous disais, on découvre un nouveau scandale d'agression sexuelle. Euh cette semaine, il y avait l'affaire du périscolaire à Paris, un animateur suspecté d'agression sexuelle sur neuf petites filles qui a été relaxé par le tribunal.
Incompréhension de ces avocats, des avocats des parents. On va écouter l'une de ces avocates et ensuite on écoutera une maman. Je suis pas sûr d'avoir compris cette décision et je suis pas sûr d'avoir compris cette motivation.
Le président a a énoncé un certain nombre d'éléments à au sens du tribunal. Manifestement ce que j'ai compris de cette décision, mais il faudra effectivement lire la motivation, c'est que il considère que certes il y avait comportement inapproprié car comportement fautif au sens professionnel mais que ça n'était pas constitutif de l'infraction telle qu'elles sont prévues puisqu'il y en avait deux dans le code de procédure pénale, dans le code pénal. Je suis pas du tout évidemment d'accord avec cette analyse.
À mon sens, l'infraction de harcèlement sexuel, elle était constituée et nous espérons que le parquet intertera appel et qu'on aura l'occasion de d'aller devant la cour d'appel pour pour que ce dossier soit à nouveau jugé. Voilà, pour cette avocate des partis civiles, le parquet a bien interjeté appel. Donc, il y aura un deuxième procès qui peut-être reviendra sur ce qui a été décédé en première instance.
Je rappelle que le prévenu avait il y avait des réquisitions de 18 mois de prison avec sourcil à son encontre. On va écouter maintenant la maman d'une victimes qui était présente à ce procès. Je suis indignée et en colère.
Ce verdict traduit la lâcheté systémique d'institutions et de tribunaux d'une indulgence coupable. En réduisant les enfants à de simples objets dont on pourrait disposer ou que l'on pourrait détruire, le signal envoyé d'une gravité absolue. C'est garantir l'impunité aux criminels, leur offrir un terrain de jeu et les encourager à continuer.
Une étape judiciaire s'achève aujourd'hui et elle met en lumière de trop nombreuses failles. Il est temps que le système prenne à son tour ses responsabilités et se réforme en profondeur, qu'il soit à la hauteur de ces petites filles qu'ils ne se sont pas tues. Voilà pour ces deux témoignages.
Michel euh sans revenir sur le fond du dossier parce que nous ne l'avons pas ce dossier entre les mains, est-ce que vous avez l'impression que euh notre justice et que l'ensemble du pays ne prend pas à bras le corps le problème de des agressions sexuelles contre les enfants ? Oui oui oui oui. Moi je pense même qu'il y a une une tolérance à l'endroit des pédophiles.
On a l'occasion de d'en parler déjà la semaine dernière. Je dis on a un Gabriel Maznev qui a écrit un livre qui s'appelle les moins de 16 ans. Il y a 30 ans, j'écrivais contre ce livre déjà.
Euh cet homme n'a jamais été inquiété. Il est photographié dans des cocktails à Saint-Germain d'prè. Il y a des remises de prix littéraires.
Les gens le filment, les gens le photographient, tout ça circule sur le net et il y a aucun problème. Va passer une seule nuit en prison ce monsieur. Et un certain nombre d'autres individus.
Il y a un gauchisme culturel qui fait la loi depuis mai 68. Il y avait la vieille gauche qui était la gauche du Parti communiste, du Parti socialiste de de pendant 68 qui est passé un peu à côté, hein. Je veux dire que les communistes, ils n'ont pas beaucoup aimé M68.
Et les gauchistes ont pris le pouvoir intellectuellement, c'est-à-dire on dit c'est une révolution ratée. Non, c'est une révolution intellectuelle réussie. Mes 68, ça a généré les 68, c'est pas exactement la même chose que mes 68 qui n'est pas exactement la même chose non plus que la gauche de cette époque-là.
Et dans le logiciel 68 art, il y a cette idée que les enfants sont des adultes comme les autres et qu'on peut donc avoir des de la sexualité avec eux. D'ailleurs, j'ai vu que dans son discours à Saint-Denis, Mélenchon se réjouissait que des enfants de 10 ans réclament des droits. Ça ça n'a pas été entendu, mais ça a quand même été précisément dit.
À 10 ans, les enfants peuvent avoir des devoirs aussi et cette idée de faire de telle sorte que les enfants seraient des adultes et qu'il a 10 ans finalement ils seraient des adultes mais qu'en même temps à 10 ans ils seraient des adultes et qu'on pourrait les mettre dans son lit. En fait, il y a une charte des droits de l'enfant, le droit à l'éducation, le droit à la santé, le droit à la protection. Je sais pas si c'est de ça dont il parlait ou si c'est euh autre chose qui de qui par Mélenchon parlez de Jean-Luc Mar.
Non, il dit à un moment donné, il se réjouit dans son discours que les enfants de 10 ans puissent revendiquer des droits. Peut-être su droit en faisant non de tous les droits. C'est-à-dire que nous à 10 ans, on apprend qu'on a des devoirs et on dit pas j'ai des droits, je veux des droits, je crée des droits, je revendique des droits, droit de ceci, droit de cela et cetera et cetera.
Mais on a le droit d'être protégé, le droit d'être éduqué, ça s'appelle le devoir des parents. Ça ça s'appelle le devoir des parents. C'est pas exactement la même chose.
Non, je dis qu'il y a il y a sur l'enfant une une pensée de l'enfant qui est qui est débile. Un enfant est un enfant, c'est pas un adulte miniature. Je m'exprime peut-être mal, mais je veux dire que un enfant, il doit être protégé, aidé, aimer.
L'éducation, ça consiste à prendre l'enfant là où il est pour le mener à l'état d'adulte. C'est pas juste de dire l'enfant c'est formidable, c'est merveilleux. C'est aussi bien un objet sexuel qu'un sujet de droit qui serait susceptible de dire "Je me crée moi-même des droits indépendamment de mes parents, j'ai le droit d'avoir euh tel type de cadeau à Noël euh parce que j'ai 10 ans, j'ai bien le droit d'avoir le droit.
Et je dis c'est problématique, c'est incapacité à penser l'enfant tel qu'il est, à penser le vieillard tel qu'il est aussi." C'est-à-dire à penser les personnes les plus les plus fragiles, à penser le le handicapé, personne en situation de handicap comme il faut dire aujourd'hui. Mais je veux dire que quel est le statut de ces gens qui sont les plus les les plus exposés à la violence du monde ?
On se dit, vous avez un vous avez un con bendit qui lui aussi euh porte porte haut effort le gauchisme culturel sur la question de la pédophilie. Il écrit très précisément qu'il a eu des relations sexualisées. Je dirais s'est fait toucher le sexe, il a touché le sexe des enfants et cetera.
Mais aucun problème. Ces gens-là ne sont jamais écoutés, ne sont jamais entendus par la justice. Et puis quand on a cette relaxe, elle est terrible cette mère de famille, je la comprends.
Elle se dit "Mais c'est quoi cette justice ? cet avocat formidable que vous avez reçu sur votre plateau qui nous explique qu'il y a tout un système de ce système avec des enfants qui sont qui sont normalement protégés par des individus. Il y a des patrons qui sont payés très chers par les départements, je crois savoir et qui sont fran C'est ça qui sont laux comme on dit maintenant euh qui sont c'était la DAS l'ancienne DAS bien sûr vous avez l'idéologie d'abord et le droit après contrairement à ce qu'on dit le droit c'est pas une religion c'est-à-dire que Oswald Baotau là qui était le le gauchiste du syndicat de la magistrature avait fait cette fameuse arangue où il explique qu'en gros on fait dire au droit ce que l'on veut c'est lui qui le dit et il lui il dit dans cette arangue que il faut faire dire au droit qu'il est du côté de machin de bidule d'intel et cetera alors il Faut être du côté du côté là pour le coup des adultes qui ont décidé qu'on doit pouvoir avoir des relations sexuelles avec les enfants et on les laisse tranquille et donc il y a une espèce d'ambiance de de pédophilie.
Vous avez utilisé un mot anglais qui était friendly. Enfin c'était quoi l'expression ? Alors on vaer justement l'expression de l'avocat qu'on va écouter qui s'appelle maître Michel Amas qui est un avocat marseillais qui a dédié sa vie au combat pour la protection des enfants.
Il fait un constat terrible. Il dit "On ne protège pas aujourd'hui en France nos enfants de la pélophilie. Écoutons Michel Amas et il parlait de pays pédophendly.
Voilà, écoutons-le. La lutte contre la pédophilie n'existe pas dans notre pays. C'est c'est terrible.
C'est très important ce que vous dites. C'est un fait. Hm hm.
C'est un fait. Je par exemple là, c'est compliqué d'attraper les gens les gens qui les agressions sur le milieu dans la famille et dans le et dans le milieu scolaire. Mais il y en a qu'on peut attraper ceux qui payent pour avoir des relations sexuelles.
On peut les attraper. Pourquoi ? On a leurs adresses IP, vous dites hein, pour les ordinateurs, il y a des pour avoir une les enfants sont livrés à la pédophilie par des réseaux de pédocriminalité à base à base de plusieurs sites.
Il y en a un notamment sex model qui est un site d'escorte. Une fois que vous avez repéré le signal pour avoir un enfant, vous regardez si elle vous convient. On parle d'enfant.
Enfant, c'est dire de Ah mais moi j'ai des enfants de 11 ans qui devraient être en 6e qui ont des MST madame. Mon dieu ! et pour et que l'État français a transformé en prostituée en quelques semaines.
Il y a 20000 enfants qui se prostituent à partir des foyers de l'aide sociale à l'enfance. Tout le monde le sait, personne ne fait rien. Et ce ce site là par exemple, quand je dis il y a pas de lutte contre pédophilie, ce site, on a l'adresse IP, on a le numéro de téléphone de l'enfant et ça se fait sur Snapchat, c'estàdire on localise les gens sur au maître près.
On a demandé au gouvernement de le fermer en septembre. On s'est on a eu des réunions de travail avec une plateforme plurinistérielle intérieure justice santé femme informel par sur Zoom avec des directeurs de cabinet. On a dit mais il faut fermer ce site.
On a demandé la fermeture de ce site on l'a demandé en septembre d' toujours pas fait maître. On est en juin mais pas du tout mais il y a il y a pas un acte posé voà pour ce constat qui fait froid dans le dos et qui est un scandale d'état. Quelle autre priorité que celle-là que de protéger les enfants qui sont placés à l'aide sociale à l'enfance.
Un chef d'état intervient sur un propos comme celui-ci. Personnellement plutôt que de faire le kéké à Versailles, il intervient personnellement disant faire les deux mais c'est vrai qu' on peut faire les deux. On peut accueillir Trump à Versailles mais sans parler de ces sujets aussi.
Il y a des urgences. Il y a pas urgence à à faire semblant qu'on a traité des problèmes de la paix. On y reviendra.
Mais je veux dire que l'urgence c'est ce que dit ce monsieur tout de suite. Moi je suis président de la République, j'ai téléphoné à ce monsieur, je dis vous venez dans mon bureau dès que vous pouvez et on règle ça. Et et vous me dites ce qu'il faut faire.
Mais bien sûr, vous tout ce qu'il a dit, vous vous rendez compte, chaque phrase est susceptible d'être prise à part comme ça en se disant "Mais c'est quand même incroyable ce qu'on découvre avec ce monsieur. Il est formidable ce monsieur de dire des choses pareilles." Mais donc ça veut dire qu'on sait qui est coupable et ça veut dire que ces gens qui sont coupables sont protégés.
Ça paraît évident complotiste quand vous avez des gens qui vous parlent de réseau pédocriminaux de pédocriminalité. Moi je dis pédophile parce que cette façon de ne pas vouloir utiliser le mot pédophile, c'est une façon de dire la pédophilie c'est pas ça. Ça reste Grec, ça reste Platon, ça reste l'initiation entre un adulte et un enfant et cetera.
Non, la pédophilie pour moi et les criminels en tant que tel, mais je veux bien pédocriminalité. Et on se dit mais Epstein, mais le le réseau de Saint-Germain des pré ce monsieur de ce qui se passe à Marseille, il y a des noms très précisément. On sait qui sont ces nomsl ?
On sait qui sont ces gens-là. Il y a des gens qui sont payés pour faire par l'État pour faire ce métier de rabatteur de petits garçons et de petites filles. On est dans face à Michel On sur ces news et sur Europain.
Michel, autre sujet que nous voulions aborder, la loi philippine qui a été votée cette semaine à l'Assemblée nationale portée par le député ensemble pour la République Charles Noël qui permet de rallonger la durée de rétention des étrangers dangereux en centre de rétention. Euh Philippines, c'est cette jeune fille, je l'avais dit tout à l'heure, euh tuée euh en 2024 par un OQTF marocain. On va écouter ce qu'on a dit Charles Redwell et puis vous allez nous expliquer pour vous êtes choqué par l'attitude de la gauche qui a voté contre euh Parti socialiste et les fill compris.
Et à la suite de la mort de Philippine, on attendait aussi que ce texte soit voté de manière transpartisane. Mais la gauche, notamment la France insoumise, a préféré parler de textes de déportation. Je les cite texte lié à des camps de concentration, je les cite de nouveau textes qui n'honorent pas la République parce que selon le eux l'honneur de la République aurait été, je les cite, de régulariser des terroristes aux UQutf plutôt que de les enfermer.
Et ce n'est évidemment pas la conception que je me fais de la République. Et je voudrais notamment dénoncer l'hypocrisie et le caractère confondant de l'attitude des socialistes qui plutôt que de choisir la République aujourd'hui ont choisi la soumission à Mélenchon et je crois que l'histoire les jugera et les électeurs eux les ont déjà jugés puisqu'ils les ont déjà désertés. Je crois que c'est l'une des grandes leçons politiques aussi d'aujourd'hui.
Voilà pour Charles Rodouwel, député ensemble pour la République sur l'attitude de la gauche. Alors sur le fond, j'imagine vous êtes d'accord avec cette proposition de loi mais sur l'attitude de la gauche, comment vous l'expliquez les mots déportation camp de concentration Michel Onfay ? C'estidérant d'abord d'abord ça n'arrête pas.
C'est c'est depuis des années et moi depuis des années, je me bats contre cette instrumentalisation de la choix qui est du négationnisme et je le dis depuis très longtemps et je défends beaucoup la communauté juive mais je pense qu'elle a été silencieuse et que pendant des années, elle a laissé faire les l'instrumentalisation de de la choix. Elle n'aurait jamais dû. Il y avait des moyens de lutter contre Jean-Marie Le Pen et puis ensuite de lutter contre Marine Le Pen idées de du père et les idées de la fille qui sont pas les mêmes que de tout de suite convoquer au radour surglane de tout de suite convoquer la choa de tout de suite convoquer le le génocide.
D'ailleurs, ce sont des gens qui après voient des génocides partout quand on les voit pas où ils sont. Évidemment, il y a du génocide aujourd'hui avec ce qui se passe dans dans dans la bande de Gaza. C'est-à-dire que il y a une surenchère verbale qui est insupportable.
Cette façon d'être du côté des nazis. D'une certaine manière, on banalise le nazisme. Si parce que vous avez dit qui ont été jugés mais qui ont été jugés par la loi tout à l'heure.
Ce sont des gens qui sont jugés par la loi, qui sont condamnés par la loi parce qu'ils ont été d'abord jugé pour le le fait qu'il n'avaiit pas de papier donc obligation au QTF de à quitter le territoire français et puis ensuite parce qu'ils ont commis des crimes sexuels ou des crimes tout courts et et ce sont ces gens-là que défendent la gauche en prétendant que les nazis sont ceux qui voudraient enfermer les violeurs. On rêve et et h et là monsieur Charles Rosel se trompe quand il dit les électeurs hélas j'aimerais qu'il ait raison mais les électeurs ont déjà déserté mais je rappelle que aux dernières législatives ils n'ont pas déserté et que en voit enfin ils sont en tête enfin ça dépend comment on fait le calcul soit c'est Marine Le Pen soit c'est Mélenchon mais ça se fait avec c'est Mélenchon n'était pas en tête mais l'ensemble de du nouveau front populaire était en tête si on si on les associait tous et Marine Le Pen était en tête parti donc voilà et donc non je pense que les les électeurs sont capables de les électeurs de gauche sont capables du pire pourvu que ce soit un pire de gauche ce qui importe pour eux c'est pas le pire dans le pire de gauche c'est la gauche donc ils soutiennent Mélenchon et c'est pour ça que on peut on peut très bien imaginer François Hollande votant Mélenchon au second tour des élections présidentielles sous prétexte qu'il y aurait du nazisme en face qu'il n'y aurait de la choa en face et que où Jordan Bardella ou Marine Le Pen ce serait une fois encore Adolf Hitler. Moi je je trouve qu'on ne peut plus parler quand effectivement on se fait traiter de raciste dans de de de fasciste ou de fachot systématiquement et que on convoque la choa impunément parce que vous pouvez tout à fait facilement dire de quelqu'un que c'est un fachaot fasciste c'est une insulte me semble-t-il ou dire qu'il y a des du camp de concentration.
Vous rendez compte combien de morts là dans cette configuration ? 6 millions ou pas ? S'il y a 6 millions, d'accord, ce sont des camps de la mort et ce sont des camps nazis mais il y a pas eu un seul mort. ce sont des gens qui ont tué et s'il y a eu des morts, c'est ces gens-là qui ont fabriqué des morts.
Ils sont homicides. Si on ne peut pas dire on va rallonger le temps de pouvoir étudier leur dossier, de les renvoyer dans leur pay et que juste faire ça, ça s'appelle être un nazi, marche sur la tête. Puis moi, je suis toujours étonné que certaines chaînes de télévision, de radio le service public déroulent le tapis rouge à des gens qui traitent de nazi, quiconque ne pense pas comme eux. le garçon qui a été assassiné à Lyon, il a tout de suite été traité de de néonazie et on est jusqu'à madame Bron Pivé qui a fait savoir que si elle avait su que ce garçon était un néonazie, elle n'aurait jamais autorisé une minute de silence.
Mais qu'est-ce que c'est que cette façon d'utiliser les mots n'importe comment pour insulter tout le monde ? Et ce sont les toujours les mêmes qui insultent et ce sont toujours les mêmes qui ne vont pas au tribunal. Je je vous le rappelle, c'est ce genre d'insulteur n'est jamais au tribunal pour rendre rendre des comptes en disant vous vous êtes négationniste en utilisant ce genre de vocabulaire.
Les mots ne signif plus rien. Évidemment, on n'est pas étonné que Mélenchon puisse les utiliser comme les étudisent, mais c'est plus gênant de voir que le Parti socialiste n'est pas capable de de se séparer de ça. Alors, ils sont dans une perspective présidentielle et ça les rend tous fous.
Et il y a aussi cette petite musique qui est installée par l'extrême gauche d'une prise de pouvoir autoritaire. Il y a des appels à l'insurrection populaire. Si le RN arrivait au pouvoir.
C'est des petites graines de de de chaos qu'on s'aime dès aujourd'hui. Oui, c'est une c'est une théorie de l'allégance, si vous voyez ce que je veux dire, et qui suppose que on nous dit c'est moi qui décide et et l'allégance c'est vous m'obéissez. Le problème c'est pas la République, le problème c'est pas la démocratie, le problème c'est pas l'élection, le problème c'est même pas d'avoir été majoritaire parce qu'on dit je suis majoritaire donc il y a plus de minorité.
Et je rappelle qu'en France dégager une minorité, dégager une majorité c'est pas mépriser la minorité. H le général de Gaul a toujours fait pour rassembler un maximum de gens, sauf les collaborationnistes en 46, mais il est allé jusqu'à chercher des pétinistes ou des vichistes ou des maréchalistes. La preuve avec François Mitteran ou même des collaborationnistes, la preuve avec les communistes à la libération.
C'est juste pour dire que il est allé chercher loin et ratissait loin et qu'il ratissait loin et qu'il le faut. Il avait raison de le faire parce que et si on veut construire la France, Malot disait ni la droite ni la gauche le pays. Et si on a comme moi le souci du pays et et après de la droite la gauche, on peut parler de la droite et de la gauche si on veut mais ça passe après.
Et si on a le souci du pays, on s'en vient pas dire moi je veux l'allégence absolument. Et c'estàd quiconque ne pense pas comme moi, je le mets à la poubelle, je le détruis, je l'insulte et cetera. Donc on peut ne on peut siffler la Marseillaise, on peut refuser la République, on peut refuser des résultats d'élection.
H tout ça appel à l'insurrection donc violente bien sûr euh puisque on renvoie 1789 je rappelle que 1789 il y a pas que la la prise de la la bastie qui serait formidable on commence à décapiter le 14 juillet 1789 notre fête nationale elle est elle est construite là-dessus on aurait pu faire une fête nationale sur la fédération qui pour le coup est le 14 juillet de l'année suivante 90 et célébrer justement la Fédération de tout le monde du roi et des républicains. Mais non, on célèbre les premières décapitations, les premières têtes posées mises dans des pics sur des pics et cetera. Et on retrouve cette théorie là chez Mélenchon.
Bon, c'est son fond de commerce mais le pire c'est qu'on finit par l'avoir y compris à place publique chez monsieur Gluxman, y compris au Parti socialiste, chez monsieur Hollande ou tous les autres, ils sont une quinzaine à vouloir être président de la République. Et c'est ça le pire. C'est-à-dire que quand ce député dit l'histoire jugerale, je je je n'aimerais pas que dans 50 ans l'histoire a jugé, que nous ayons porté au pouvoir quelqu'un qui lui est vraiment dangereux pour la République et pour les libertés publiques qui serait Jean-Luc Mélenchon sous prétexte qu'il aurait fallu éviter le fascisme.
C'est qu'on on évincerait Marine Le Pen qui est une qui est un clone de Jacques Chirac au profit de Mélenchon qui lui est un clone de Robespierre bien sûr. Et on saura le 7 juillet prochain le résultat du procès de Marine de Pen savoir si elle elle sera en capacité ou non de se présenter à l'élection présidentielle. On fait une petite pause Michel.
On se retrouve dans un instant. On parlera du général de Gaul, l'appel du 18 juin. Ça je sais que vous n'avez pas oublié cette semaine.
Et puis évidemment Donald Trump qui était cette semaine en France à la fois à Évian les bains et aussi à Versailles. On va voir et écouter la phrase que qu'il a lancé à ses partenaires du G7. C'est moi le patron.
À tout de suite dans face à Michel Onit. On se retrouve dans face à Michel sur C News et sur repas. Michel, on va parler de ce sommet du G7 à Évian Lesbin qui a eu lieu cette semaine avec les grandes semondes à l'exception de la Russie pour évoquer les grands dossiers.
Guerre au Moyen-Orient, guerre en Ukraine, intelligence artificielle, énergie. Il y avait beaucoup de de sujets qui étaient évoqués lors de cette rencontre organisée par la France et Emmanuel Macron. Et puis il y a eu ce moment stupéfiant où Donald Trump est arrivé à la fin de ce sommet alors que tous ces homologues l'attendaient depuis déjà un certain temps et il leur a lancé et on va écouter la séquence mais de toute façon c'est moi le patron.
Est-ce que c'était de l'humour ou pas ? Écoutez et je vous passe la parole. [rires] Voilà pour cette séquence.
I am the boss, c'est moi le patron. Rire, gêner des autres chefs d'état, c'est la réalité. Michel B.
Oui, c'est lui le patron. Oui, mais il le dit. Ben oui, oui, moi je le dis depuis des années, depuis depuis 1944, je le dis. [rires] C'est-à-dire que que depuis le 6 juin 44, c'est ce que veulent les Américains, c'est-à-dire une Europe américaine.
Et si quelqu'un s'est levé contre ça, c'était bien le général de Gaulle qui a dit "Mais pas du tout, l'Europe, il est européenne et ce sera une Europe des nations et la France d'ailleurs jouera un rôle tellement majeur que ce sera le conducteur de l'Europe." C'était le propos du général de Gaulle à l'époque quand les gens nous disent "Général de Gaulle, il était pour l'Europe." Oui, il était pour une Europe pilotée par la France.
C'est pas exactement la même chose qu'une Europe pilotée par l'Allemagne. Et donc lui il arrive et comme il descend sur moi et que il est le roi du monde, roi du pétrole et que là il a une espèce de de bout de papier qui dit pendant 60 jours, on s'arrête à permettre d'ailleurs aux Ianiens de se refaire une santé. Il dit j'ai gagné c'est un traité de paix et cetera.
Il a signé le traité de paix à Versailles d'ailleurs. Oui, il va le signer dans trois ou quatre autres endroits à chaque fois que vous êtes des caméras du monde entier. Il veut bien signer puisque c'est tout à sa gloire.
Et là, il arrive s'enfiltre dit "C'est moi le patron. Je vous en kickine quoi pour parler. Oui.
Et puis une petite tape sur le premier ministre anglais et puis tous les autres qui sont là en disant vous imaginez le général de dans cette configuration là on se lève puis on s'en va ou on prend la parole ou on dit quelque chose mais enfin on se laisse pas humilier comme ça. Bah si si Macron Emmanuel Macron se laisse humilier mais à quoi bon ce G7 d'ailleurs ? À quoi ça sert ?
Oui. À quoi ça sert ? Ça servait à l'époque de Giscard Destin qui est le créateur du G7 et qui voulait à l'époque fabriquer une Europe, une Europe plus ou moins fédérale.
Faudrait revenir d'ailleurs sur Giscard destin et arrêter de le penser dans les configurations qui ont été celles de la gauche parce que il y avait il y avait beaucoup de social, il y avait il y avait plein de choses. Enfin, il faudrait repenser Giscar mais de toute façon c'était pas mon Europe non plus hein celle de de Giscard Destin. Mais là ça ressemble à quoi ? ressemble à des à des rendez-vous médiatiques et et puis on se voit, on se rend compte, on parle, il y a pas de journalistes, mais alors pourquoi il y a pas de journalistes ?
Vous voulez cacher des choses les démocrate là, il y a des républicains partout et puis en même temps vous voulez pas qu'on sache mais oui mais on s'occupe des affaires des des affaires du monde et cetera. Bien sûr qu'on ne s'occupe pas des affaires du monde au G7, c'est fini depuis très longtemps. La preuve, c'est que Poutine n'y est n'y est plus ou n'y est pas et que la Chine ne s'y trouve pas et que l'Inde ne s'y trouve pas et que le nombre de pays qui font la politique mondiale ne s'y trouve pas non plus.
Non, ils font une petite politique médiatique entre eux et puis voilà. Et là, lui il arrive, il dit "Doute façon, c'est moi le boss, j'arrive à l'heure que je veux puis vous allez m'attendre. Vous ne commencerez pas sans moi.
Et puis je peux me permettre d'arriver en retard. Je peux me permettre de ne pas être là. Je peux me permettre l'année dernière, je crois de partir avant la fin parce que j'ai autre chose à faire.
J'ai des choses importantes à faire. Je rentre. Et non, c'est une c'est une humiliation.
Mais bon, de toute façon, on aime se faire humilier par les États-Unis depuis 1944 et on va au devant de cette humiliation. Euh moi, je suis pas du tout étonné. Il y a eu aussi après le dîner à Versailles à la fin de ce G7, il se Emmanuel Macron et le président Trump se sont dépés déplacés à à à Versailles pour visiter les dorures du palais évidemment de Louis XIV, visite de la Galerie des glaces, grand dîner et signature de cet accord avec l'Iran sur les caméras du monde entier.
Euh cela va dans la bonne direction selon Emmanuel Macron alors que on cherche alors réouverture du droit d'Ormous, lever des sanctions sur le pétrole iranien, fond d'investissement 300 milliards de dollars. Pas un mot sur le peuple iranien. Mais rien.
Pas un mot. Non, c'est c'est quand même un personnage qui a dit "Tenez bon, tenez bon." Alors que ils allaient ils offraient leur poitrine noal les les les Iraniens.
C'estàd que vraiment ils ont été d'un courage formidable. On les voit dans la rue. C'est pas comme chez nous hein, je dire vraiment si vous prenez aujourd'hui un coup de matraque, vous allez au tribunal et le policier se retrouve euh condamné euh et là on se prend des des des balles réelles.
C'estàd on meurt. Il descend il descendaiit dans la rue des Iraniens et se faisait fusiller fusiller fusiller fusiller. En quelques jours, il y a eu autant de morts que lors du débarquement du 6 juin 44 dans les moments les plus chauds il y a quelques il y a quelques mois.
Et et Trump arrive en disant "Tenez bon, on arrive." Et ça voulait dire quoi ? Ça voulait dire qu'il avait un plan.
Théoriquement, il avait un plan pour libérer le peuple iranien de la dictature iranienne. Et moi, je peux comprendre que il a besoin d'une infrastructure militaire et que les les les portes avions, ça ne se déplace pas aussi facilement que qu'un qu'un qu'un qu'un avion supersonicque et qu'il faut du temps, du genre tenez bon, on arrive et quand on arrivera, vous verrez, j'ai un plan et on va vous débarrasser de ces gens-là. Et puis il ne fait rien pour libérer le peuple.
D'ailleurs, souvenez-vous, vous doutiez de mon doute, mais quand je vous disais quand il a bombardé en disant "Ça y est, le problème de l'uranium enrichi, s'est réglé." Vous avez été prê peut-être même un peu le seul. Après, je veux dire que quand je disais mais quand on a des images réelles on montre des images réelles.
Si on montre des images de fiction, des images virtuelles ou des images d'intelligence artificielle, il suffisait de regarder euh c'était c'était des des fausses images. La les les prétendus prises de vue, ça ne pouvait être fait qu'avec de l'intelligence artificielle. Et puis d'un seul coup, on voyait la bombe tomber, pu on la voyait pénétrer dans les sous-sols et puis on voyait le feu avancer.
J'ai dit ça, ce sont des images de propagande. Et donc quand on a dans quand on est aussi bêtement dans la propagande, c'est qu'on n'y est pas parvenu. Donc il a rien fait avec le nucléaire iranien, rien du tout.
Il dit que l'Iran n'aura jamais l'arme nucléaire. C'est ce que dit Donald Trump aujourd'hui. C'est ce qu'il dit.
Peut-être que dans quelques mois, il sera plus au pouvoir et les autres sont en train de continuer à disposer de leur uranium enrichi. On sait pas où il est d'ailleurs et il est même pas capable de nous dire où c'est l'uranium, où il se trouve. il l'a détruit mais il sait pas où c'est.
Euh mais euh non, ils continueront tranquillement à à faire leur euh euh l'enrichissement de l'uranium et à travailler à leur bombe atomique. Il y a aucune raison. Donc les iraniens ont gagné en fait.
Oui, bien sûr. Bien sûr que les ircident ne le dira pas. Qui de toute façon, je pense à Emmanuel Macron, il était du côté des Iraniens, pas du côté des Israéliens.
Il était du côté des Iraniens et pas du côté américain. Et il n'a pas soutenu les opérations qui ont eu lieu. Il a refusé le survol du territoire français. euh Emmanuel Macron.
Donc ils ont pris le parti, ces gens-là, aussi bien de la création d'État palestinien que de de de l'Iran. Et c'est une guerre perdue pour l'Occident et c'est une guerre gagnée pour l'Iran qui lui peut très bien dire "Mais regardez, on a tenu tête aux États-Unis et qui va faire payer d'ailleurs aux pays arabes sur lesquels nous aurions pu construire une politique. Il y avait une politique à construire et c'est ces pays qui se sont fait bombarder par l'Iran, il y a une réécriture un peu de de l'histoire du monde là-bas." Et que fait que fait Macron ?
Il dit "Elle est bien là la caméra pour voir la signature de ce projet qui envisage un projet qui lui même verrait bienvenu un projet qui permettrait d'envisager peut-être un jour la paix." Un dernier mot là-dessus et en revenant sur le sommet du G7, Philippe Devilier, notre ami estime que le conflit qui les conflits dans le monde en fait servent à créer à construire une Europe fédéraliste. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ?
Ah bah oui, d'abord parce que je le dis depuis depuis des années et depuis que il y a le début des problèmes avec la Russie. Je rappelle quand même que euh les gens ont l'impression que ça commence il y a 4 ans parce que les caméras arrivent en disant non, il y a un problème bien avant le conflit euh avec le conflit avec la ukraine. Pourquoi est-ce que nous avons des drapeaux ukrainiens sur des sur des mairies françaises ?
Pourquoi est-ce que j'étais à Bordeaux l'autre jour et je voyais que sur le grand théâtre, il y avait le drapeau bleu blanc rouge plus le drapeau ukrainien. Pourquoi est-ce que c'est devenu notre guerre ? Et pourquoi ça n'a pas été notre paix ?
C'est pas la guerre de la démocratie. Bah c'est devenu moi moi je voulais que ce soit notre paix, pas notre guerre. Pourquoi on a tout fait pour que ce soit la guerre ?
Pourquoi est-ce que Hollande a dit un président ne devrait pas dire ça ? C'est écrit dans ce texte là où il nous fait savoir que Angela Merkel et lui ont trahi et trompé Poutine avec les accords de Minsk. Ça ne veut pas dire travailler pour la paix.
Donc si on travaille pas pour la paix, on travaille pour la guerre. Ça me paraît très simple dans cette configuration là. Donc je suis contre Poutine, je suis contre cette guerre et je je trouve inadmissible. toujours je toujours dit juste dit que la guerre c'était l'ultime moyen.
C'était pas le début c et Poutine a eu tort. Je veux dire on ne dit pas j'aime les Ukrainiens, c'est notre peuple et je veux qu'il m'aime et je les bombarde. Je détruis leurs églises, je les je les ravage, je ravage la population civile et cetera et cetera.
Cette guerre est indéfendable. Je ne la défends pas. Mais je dis tout simplement que il faut défendre la paix et que la paix n'a pas été défendue.
Donc oui, si la paix n'a pas été défendue, c'est que il y avait cette option euh de la de l'Europe pour pour dire "Avçons, avançons, avançons le plus possible à l'est". Pendant que Poutine disait "Arrêtez-vous, arrêtez-vous, arrêtez-vous." Et donc si on dit euh il a bien entendu Poutine hein, il a pas tenu de lire le livre de de monsieur Hollande pour savoir que il s'est fait trahir et par Hollande et par Merkel qui disait "Non, non, on a fait ça, on avait pas du tout l'intention de respecter ce traité." Il dit "Bon d'accord, très bien, je me comporte comme je me comporte maintenant, ce que je ne défends pas." Je dis simplement que il n'y a que des fauteurs de guerre aujourd'hui.
Je vois personne qui veut défendre la paix ou alors j'en vois qui veulent défendre la paix mais simplement pour au profit de Poutine. Non, moi ça m'intéresse pas de défendre la paix au profit de Poutine. Ça m'intéresse de défendre la paix pour la paix.
Est-ce qu'on ne peut pas envisager une espèce de glaciation de l'Ukraine qui ne serait pasienne, qui ne serait pas non plus russifiée et qui permettrait d'exister comme j'ai pensé qu'à une époque on pouvait faire la même chose avec la Turquie sans la faire rentrer dans l'Europe mais en pensant que elle pouvait être une espèce de tête de pont avancé pour nos relations internationales avec les autres pays arabes. Ça s'appelle faire de la politique, ça s'appelle faire de la diplomatie. Mais pour ces gens-là, c'est beaucoup plus simple parce qu' une espèce de jouissance virile à déclencher des guerres, à fabriquer des guerres et à se trouver en chef de guerre et surtout à dire attention, il faut préparer cette guerre.
D'ici 5 ans, nous aurons une guerre. Mesdames, préparez-vous à perdre vos fils et cetera et cetera. Ça ça permet de de gouverner parce que la peur permet de facilement gouverner des gens simples.
Gouver, on est dans face à Michel On sur ses news et sur Europe. Michel, l'appel du 18 juin évidemment euh l'appel du du général de Gaulle. Euh, il y a eu des commémorations cette semaine du 86e anniversaire de cet appel.
Euh, on va écouter euh d'abord une un extrait de la lecture de cet appel. euh parce qu'on sait qu'il avait été réenregistré hein, le général l'avait pas fait le le 18 juin. Euh et puis on écoutera le champ des partisans qui moi me bouleverse à chaque fois.
On va écouter ces deux séquences. Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver avec leurs armes ou sans leurs armes. J'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre. et ne s'éteindra pas demain comme aujourd'hui, je parlerai à la radio de Londres. ent le vol noir des corbeau sur nos amis entendu [chant] ce crissour du pays qu'on enchaîne oh [chant] et [musique] partisans ouvrier et paysans c'est la lame ce [chant] soir l'ennemi connaîtra le fruit du sang et des lâmes voilà pour ce champ des partisans qui nous donnent des fressons à chaque fois qu'on entend.
Michel Onf, cet appel du 18 juin, il raisonne encore très fort aujourd'hui, hein. Euh oui, mais on en on l'a pas beaucoup lu parce que les gens savent qu'il y a un appel 18 gens, mais qui peut dire "Oui, je l'ai lu" et intégralement lu vous. Bah, heureusement, [rires] j'ai écrit un livre sur sur le général de G.
Je je viens d'en faire un autre enfin sur de Gaul et Mitero, un autre sur qui va apparaître là la rentrée sur De Gaul et et Malerot. Donc j'ai lu, j'ai relu et et lu je ne sais pas je ne sais combien de fois. J'ai même une une plaque dans mon bureau avec l'annonce qui est faite de cet appel du 18 juin.
Je travaille sous cette sous sous cette sous cette sous cette c'est cette icône une icône. Mais le mot résistance apparaît là. C'était c'est la résistance, c'est lui qui l'invente, qui invente le terme.
Et il veut une France libre, on va en parler tout à l'heure quand on parlera de de du livre de du général de mais il veut la France libre et la France libre, c'est l'époque parce qu'il y a un envahisseur, parce que il y a une occupation, parce qu'il y a un régime collaborationniste, parce qu'il vient d'y avoir la rémistice plutôt sur cette date là et cetera et cetera. Mais normalement un chef d'état c'est c'est le chef de la résistance. Hm hm.
Où sont les résistances aujourd'hui ? Où sont les occupants ? Où sont les soumissions ?
Où sont les génuflexions et cetera et cetera ? C'est là que ça devient intéressant. De Gaulle, c'est bien, être goien, c'est bien, être gauliste, c'est mieux.
Mais comme tout le monde se réclame du général de Gaulle et que personne ne résiste à rien, on se dit "Mais vous résistez à quoi vous ?" Général de Gaulle, c'est la résistance. Et c'était la résistance à tout ce qui n'était pas souverain et souverainiste.
Mais souveraineté, c'est ça qui est intéressant dans le film d'ailleurs sur général de Gaulle, c'est de le montrer défendant. Parce que le souverainisme c'est quoi ? C'est juste de dire "On veut être libre chez nous." Voilà, on veut décider chez nous comme chacun est libre chez lui et comme chacun n'accepterait pas que dans sa maison ce soit quelqu'un d'autre qui fasse la loi sur le le la cuisine, c'est les heures de coucher, de lever et cetera.
Souverainisme, c'est je comprends pas que ce soit une insulte pour beaucoup de gens. C'est la possibilité de dire pour la France, c'est la France qui décide et qui dirige, c'est tout. Et si c'est la France qui dirige, c'est le peuple français. et le peuple français le dirige avec les élections, c'est-à-dire qu'on le sollicite avec euh le président de la République, élection au suffrage universel direct et puis on le sollicite également avec des référendum ou avec les législatives et cetera.
Ça s'appelle une France libre et donc le général de Gaul est l'homme de la résistance mais de la résistance à une France qui n'est pas libre, à une France qui est occupée. Donc c'est ça qu'il faudrait célébrer, c'est-à-dire la résistance au sens large, mais très précisément les résistances et et qu'on nous fasse savoir qu'on peut résister euh au club des pédophiles là, qu'on puisse résister au club des narcotrafiquants, qu'on puisse résister au club des des des islamistes intégristes et cetera et cetera. Il y a des occasions de résister aujourd'hui avec des gens qui et qui en veulent à la France ou qui font comme si la République n'existait pas ou ne devait plus exister.
Donc c'est formidable de commémorer mais je ne suis pas pour des commémorations qui nous ont pas suivi d'effets. Et il faut quand on a fait cette commémoration rentrer à l'Élysée et puis commencer à dire bon qu'aurait fait le général de Gaulle sur une configuration comme celle-ci qui est celle par exemple. C'est quand même pas un impossible à faire hein, mais de ce de ce trafic pédophile français on sait aujourd'hui où sont les patrons, les chefs euh les Aberton fureur euh et et autres.
On en a parlé au début de l'émission. Alors, le point philo cette semaine, c'est le fil de l'épée, le livre du général de Gaulle. Vous dites que c'est un livre de philosophie politique, Michel, expliquez-nous.
Oui, oui, oui. Parce que le général de Gaul est connu pour avoir écrit ses mémoires, mémoire d'espoir, mémoire de guerre et cetera. Tout ça est en pléade et c'est c'est mérité.
C'est un c'est un style assez assez romantique enfin un peu dans l'esprit de château brillant qu'il adorait. Et puis il y a ces livres de jeunesse où il n'est il n'est encore que que le jeune général, le jeune de Gaulle qui est militaire qui écrit non pas pas à cette époque-là qui écrit le fil de l'épée ouvert l'armée de métier et c'est un véritable penseur. Moi, j'ai découvert un peu tardivement ces ouvrages parce qu'on a tendance à à commencer le général de Gaul au 18 l'appel du 18 juin.
Et donc j'ai été d'abord très étonné d'une moi je je travaille avec plume à la main, je lis tout et je fais des synthèses, des analyses et cetera et j'ai des méthodes de fiche et cetera. Sauf que je n'arrivais pas à mettre en fiche le le texte tellement il était serré, tellement il est dense. Et vous dites "Mais je peux pas quintessencier quelque chose qui est déjà qu'un essencié.
Sujet, verbe, complément, paf, sujet, verbe, complément, paf, sujet, verbe, complément, un paragraphe, deuxième paragraphe, sujet, verbe, complément, une idée à chaque fois et c on se dit mais c'est une facture littéraire extraordinaire. Et là, il n'est évidemment que ce cet officier qui réfléchit au chef en terme de guerre, se dit "Nous allons avoir la guerre". Qu'est-ce que c'est un chef d'état ?
Et alors, c'est moi qui dit euh il y a une espèce d'autoportrait en creux. Il se présente quand même comme le général de Gaul quand il a 15 ans. Il est en train de s'imaginer général de Gaul booutant les Allemands hors de France.
Il a 15 ans. Il a 15 ans. 15 ans.
Et donc, il y a chez lui cette espèce de de de de destin. Il sait qu'il est un homme de destin et il ne sait pas qu'il sera le général de Gaul, le chef de l'État, la résistance et cera. On est en 1932 à cette époque-là, mais on voit bien en creux un portrait de ce que doit être un chef et moi j'ajoute d'État.
Et il y aura en 60 en en 58 évidemment la Constitution. Il y aura en 62 l'élection suffrage universel direct. C'est-à-dire que d'un seul coup, il y a un chef et il faute un chef.
Et là, il nous dit voilà, un chef c'est un homme qui a l'instinct, qui a l'intelligence, qui a la vue, qui a le caractère, qui a le tempérament, qui a l'autorité. Et cette autorité, on sait pas d'où elle vient. Elle ne s'enseigne pas non plus.
Il y a une espèce d'ora, c'est il y a pas une école dans laquelle on dirait voilà comment il faut être un chef, il faut faire ceci, il faut faire ça. C'est très beronien, il est très dans l'esprit du philosophe Berkson. C'est pour ça que c'est un texte de philosophie politique.
Qu'est-ce que c'est qu'un chef ? Comment ça fonctionne ? Comment ça ça entretient un rapport avec le peuple ?
Il dit il faut le silence, il faut la distance, il faut un rapport au peuple qui est mesuré mais en même temps de proximité. Le chef doit protéger son peuple. Il doit garantir son peuple.
Euh c'est quelqu'un qui a la vision parce que il est porté par quelque chose de plus fort que lui qui est justement cet instinct, l'art de ressentir les choses. C'est pas un homme de concept, c'est pas un homme d'idée, c'est donc pas un doctrinaire, c'est donc sûrement pas un idéologue, euh c'est un pragmatique, c'est un empirique. C'est quelqu'un qui dit il faut un grand projet.
Qu'est-ce que le grand projet en en au 18 juin ? C'est la France libre. C'est de fabriquer la France libre.
Et qu'est-ce que qu'est-ce que le le tempérament ? Qu'est-ce que le caractère ? Qu'est-ce que le style ?
Comment doit-on se comporter ? Comment doit-on parler ? Quel usage du silence doit-on faire ?
Quel usage de son propre corps ? Donc pas question d'être d'apparaître comme comme un homme du commun. Donc c'est Mal qui disait chez de Gaul il n'y a pas de charla.
C'est-à-dire on savait pas du tout ce qui était l'homme privé. On sait un peu deux ou trois choses. Un peu sa femme, un peu sa fille handicapée, un peu ses enfants, peu un peu un peu de toutes ces choses-là mais le minimum ce qu'on ne peut pas ne pas savoir.
Et donc il y a un portrait du chef dont on se dit il sera le portrait que lui-même se fera de lui-même. C'est un portrait idéal. Mais aujourd'hui, c'est-à-dire que euh quelqu'un qui voudrait être chef de l'État aujourd'hui, il y en a une quarantaine, une trentaine, pourrait très bien regarder en disant "Mais hù en suis-je par rapport à ce portrait-là ?" Oui, il y aurait il y aurait moins de candidats du coup, hein.
Ah ben oui, [rires] mais il y a peut-être des gens qui se donneraient vraiment des idées. C'est-à-dire euh il faut une grande querelle et il faut une grande idée, dit le général de Gaulle, pour être un chef. Qu'est-ce que vous voulez ?
Voulez-vous battre pour quoi ? Voulez-vous battre pour avoir un poste ? Vous voulez vous battre pour être is no good pour être chef à la place de calif à la place du calif ou vous avez un un idéal et votre idéal c'est quoi ?
Ça tient en deux mots. La France libre c'est pas compliqué. La France libre quand elle est occupée mais aujourd'hui on peut avoir un projet.
Alors, c'est pas non plus la France plus forte, la France plus grande, la France nouvelle, la Nouvelle France ou la la France, ça c'est autre chose. Tu as d'autres projets, mais la Nouvelle France, c'est pas ça c'est pas non plus encore que on pourrait imaginer que peut-être que dans le la configuration politique actuelle, le plus le plus à même de dire qu'il a un projet, c'est c'est Mélenchon. Après, on pense ce qu'on veut de ce projet-là, mais lui il en a un et puis il dit voilà, c'est mon projet, une Nouvelle France, c'est un projet de civilisation.
Oui, bien sûr. Et et ce texte-là pourrait être enseigné dans une classe de philosophie. C'est-à-dire que on montrerait, je l'ai montré moi dans ce livre dont je parle dont j'ai parlé tout à l'heure sur le rapport à Malhou, mais on montrerait comment il est berksonien.
Il avait lu Berkson. Quand vous allez Colomb les deux écles, vous avez dans sa bibliothèque les œuvres complètes de Berkson. Il a dit des choses très agréables concernant Berkson.
Il est allé, semble-t-il, à l'un de ses cours au collège de France. On n'a jamais pu savoir quand ou comment, de quelle manière, mais on le sait, il l'a dit. Et Berkson a dit du bien du général de Gaulle.
Il a dit à un moment donné à sa femme que le seul homme capable de résoudre le problème de la France quand la France est occupée, c'est de Gaulle et c'est tout au départ. Donc il y a une relation entre les deux personnages qui est tout à fait particulière et de fait sur l'instinct, sur l'intelligence, sur la vision, sur la capacité à disposer d'une âme, d'un caractère, d'un tempérament, d'une volonté, tout ça c'est très berxonien. Berkson a écrit un livre qui s'appelle les deux sources de la morale et de la religion dans lesquelles il y a des considérations politiques et et h c'est un homme de de Berkson tout comme Berkson est un homme du général.
Le fil de l'épée du général de Gaul, on le conseille donc à nos téléspectateurs auditeurs en lecture pour ce weekend. Pas pour le weekend pour la vie. Pour la vie vous avez raison.
Non, c'est un livre à méditer, à reprendre, à relire et puis vous avez, je vous dis c'est un livre d'acier. Donc il y a parfois Oui. Juste un mot quand même parce qu'on dit ouais général de Gaulle brévière du fascisme, de l'autoritarisme et cetera.
De Gaulle, homme du coup d'état permanent pour reprendre la formule de de Mitteran. Lui dit ne faut pas que le chef d'état soit un militaire, il faut pas que ce soit un seul et que ce soit le gouvernement d'un seul. Donc pas suspect d'être Mussolinien.
J'ai encore eu une discussion quelques temps avec quelqu'un qui me disait "Oui, c'est le livre d'un Mussolinien". Pas du tout. C'est c'est l'homme qui nous dit il faut que la politique et les militaires entretiennent une bonne relation d'équilibre mais c'est sûrement pas un éloge du coup d'état.
C'est sûrement pas un éloge du militaire au pouvoir. Le militaire de général de Gaul n'a jamais été un militaire au pouvoir. Il a été un chef de l'État qui accessoirement avait pour métier d'être général.
Voilà. Donc ça c'était le fil de l'épée. On signale aussi à nos téléspectateurs et lecteurs Front populaires qui parlent de la soumission des élites, une passion française qui est toujours en curios et évidemment le JD News parce qu'on va pas oublier le JD News dans vous dans lequel vous écrivez chaque semaine Michel avec Alexandre Jardin.
Il faut un référendum sur la justice. Là encore une question d'actualité. Merci beaucoup pour cette émission qui était passionnante.
Bonne journée à vous sur C News et repas. M.
Marina Ferrari