Retailleau propose la retraite à taux plein à 65 ans - 22/09
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteRéponse directe
Proposition de Bruno Retailleau sur les âges de départ à la retraite ?
- 1:35OuverteRéponse directe
Philosophie face au projet de Bruno Retailleau ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14PrésentateurFait
« Il dit bon, il va falloir changer nos âges de départ à la retraite. »
- 0:14PrésentateurFait
« Lui dit âge minimal, 63 ans, âge pour un départ à taux plein, 65 ans. »
- 0:25InvitéFait
« Je suis totalement contre ça, parce que là encore, c'est une vision qui veut toujours faire travailler et toujours payer les mêmes. »
- 0:43InvitéChiffre
« C'est qu'à un moment, il y a une espérance de vie qui est différenciée entre un cadre et un ouvrier qui est de 7 ans d'espérance de vie. »
- 1:01InvitéFait
« Dans le programme tel qu'il l'a présenté ce soir, la question de l'espérance de vie a été mentionnée. »
- 1:40InvitéFait
« Moi, j'étais le dernier quasiment à ne pas vouloir voter la réforme des retraites du gouvernement. »
- 1:49InvitéFait
« Je trouve que la Chupivo, c'est une connerie. »
- 2:47InvitéChiffre
« On avait une belle réussite qui était l'apprentissage. On était à 300 000 quand on arrive, on était à 600 000. »
- 3:21InvitéFait
« Quand on fait des études longues, on est puni ? »
- 4:20InvitéFait
« L'âge pivot, c'est un véritable sujet, et je trouve que c'est un bon sujet de débat. »
- 5:07InvitéFait
« Si vous faites ça, vous pénalisez d'abord et avant tout les femmes, ceux qui ont des carrières hachées. »
Temps de parole
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- ?22 %
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Vous voulez une piste, on ne
va
pas parler des retraités, mais des retraites, des futures retraites.
C'est là qu'il y a le sujet.
Donc proposition faite ce soir par Bruno Rotailleau, candidat à l'élection présidentielle, candidat à
l
'Épublicain. Il dit bon, il va falloir changer nos âges de départ à la retraite. Lui dit âge minimal, 63 ans, âge pour un départ à taux plein, 65 ans. Il faut aller vers les 65 ans, c'est ce que dit Bruno Rotailleau ce soir. Là, vous en avez des économies ?
Je suis totalement contre ça, parce que là encore, c'est une vision qui veut toujours faire travailler et toujours payer les mêmes. Il y en a marre dans ce pays que tout retombe toujours sur
les classes moines et les
classes populaires. Pardon, mais en France, je le répète et je le répéterai toujours
sur ce débat sur les
retraites. Pardon, Yves Tréhard. C'est qu'à un moment, il y a une espérance de vie qui est différenciée entre
un cadre et un ouvrier qui est de
7
ans d'espérance de vie. Tout ça n'existe pas, c
'est des choix politiques qu'on peut faire ailleurs.
Et moi, je ne veux
pas
qu'on le
fasse
sur les retraites. Monsieur Jouet, dans
le programme tel qu'il l'a présenté ce soir, la question de l'espérance de vie a été mentionnée. C
'est-à-dire qu'il dit, il
voit bien en fonction des secteurs d'activité,
de la pénibilité.
Comment c'est, 63 ans ? Donc, il dit 63 ans
de niveau. Sauf
pour les critères de pénibilité et les
carrières longues. Il faut
revoir.
Finalement, ce n'est pas 63 ans. C'est une des erreurs d'ailleurs d
'Emmanuel Macron. Parce qu'Emmanuel Macron,
il
a supprimé certains critères de pénibilité qu'il n'aurait jamais dû supprimer. Et ça a contribué justement à
animer la réunion. Juste sur
la philosophie, Richard Ramos, face au projet de Bruno Rotaillot, qu'est-ce que vous dites ?
Moi, j'étais le dernier quasiment à ne pas vouloir voter la réforme des retraites du gouvernement. Parce que moi,
je
suis pour la réforme à point. Je trouve que la Chupivo, c'est une connerie. Je veux dire, c'est le nombre de cotisations qui compte. Et donc, refaire un débat... Vous
étiez pour la première
réforme.
Pour la
première réforme, moi.
Sauf qu'elle était infaisable.
Il
faut le dire.
Non,
mais
non.
Vous ne pouvez pas cumuler
40
régimes en un seul régime.
Mais il fallait commencer à le faire. Et évidemment, on aurait discuté sur combien vaut le point. Mais pour
moi,
c'était
là-dessus qu'il fallait aller, qu'il fallait
continuer à aller. Et je pense également qu'il ne
faut
pas mettre d'âge pivot. Je pense que c'est le nombre de cotisations qui compte. Et ensuite, on ne sait pas beaucoup... On ne sait
pas comment vous faites sans âge. Sans âge, comment vous faites ? Parce que moi, j'entends ce débat, M.
Ramos. Pardon,
je termine.
Et derrière, on ne se pose pas la question de savoir quand est-ce qu'on se met à travailler. On doit gagner en France entre une année et deux années où on commence à travailler plus tôt.
Et
donc, là aussi, on a très peu débattu sur ce sujet-là. Donc moi, je pense que
ce
que l'on doit faire, notamment, on a failli... On est en train de revenir. On avait une belle réussite qui était l'apprentissage. On était à 300 000
quand on arrive, on était à 600 000
et on a essayé de tuer quasiment ce qui avait marché.
Mais
pourquoi ?
Et
donc, comment ? Parce que ça coûte cher. Parce que ça coûte cher. Mais il y
a
un moment donné, ça coûte cher, mais ça rapporte à la
fin.
Mais M. Ramos, du coup, soutenez notre réforme des retraites. C'est-à-dire, l'incitation à commencer à travailler tôt.
C
'est-à
-dire, quand on commence
à
travailler entre
17 et 20 ans, on part à 60 ans. Et
ensuite, c'est progressif. Et quand on
commence à travailler plus tard, eh bien, il faut les 42 annuités, quand
on
commence à...
Mais donc, quand on fait des études longues, on est puni ?
Quand on fait des études longues, on est puni ? Mais parce qu'évidemment que le besoin qu'on a aujourd'hui dans notre pays, ce sont des emplois industriels, ce sont des emplois liés
à l'éducation, par exemple. Il faut essayer de faire la perspective. C'est
une évidence, madame, que
vous avez beaucoup plus besoin aujourd'hui de métallurgistes
que de gens en fac de social.
Et les
médecins ? Évidemment qu'on
en a besoin. 10 ans d
'études.
Mais
pour ça, il n'aurait pas fallu que monsieur, avec le Parti socialiste et LR, bloque pendant des années avec un numérique
de médecins. Mais pardon, monsieur Nicolas, il est très long. Qui a voté au
Parlement, et Richard Ramos a voté pour ? Qui a voté au Parlement contre la régulation des médecins proposée par Guillaume Garraud dans
la loi transpartisane ? On ne va pas aller sur le numéro tenu ce soir. Non, non, non, parce qu'on parle du numéro tenu ce soir. Moi, je voudrais me dire que j'avais bloqué
le nombre
de médecins promis dans ce pays de la vérité. C
'est l'hôpital d'un milliard d'euros par
an.
Qui a voté contre la régulation à l'installation des médecins ?
C'est le rassemblement. Oui, d'accord, mais on ne va pas ouvrir tous les débats. Moi, je voudrais répondre à monsieur Ramos sur l'âge
pivot, parce que c'est
très
important. L'âge pivot, c'est un véritable sujet, et je trouve que c'est un bon sujet de débat. Le seul problème de supprimer l'âge pivot, monsieur Ramos, c'est que vous ne financez pas et vous n'équilibrez pas vos comptes de la retraite si vous n'avez pas un âge pivot. Parce que c'est impossible à gérer sinon. Et en plus, si vous avez un âge pivot, l'argent rentre beaucoup plus rapidement. Ça,
c
'est toutes les études
le démontrent. Et vous avez
une difficulté centrale pour compléter sur la question, vous avez enlevé la borne d'âge, c'est que sur les carrières hachées, notamment pour les femmes qui ont des interruptions de carrière, qui font des grossesses, etc., on parle de natalité, de besoin de relance de natalité dans notre pays. Si vous faites ça, vous pénalisez d'abord et avant tout les femmes, ceux qui ont des carrières hachées, ceux qui ont des points de mal. Ça,
c
'est réglé. Je crois que maintenant, c'est les meilleures années qui sont prises en compte.
C'est ce
que j'allais dire.
Oui, mais ça a été réglé. Mais si
vous supprimez l'âge, en fait, la borne d'âge, elle sert à quoi ? Le problème, c'est qu'aujourd'hui, on a deux bornes d'âge, en vérité. On a 63 ans et la borne à taux plein qui est à 67 aujourd'hui. C'est ça, le débat sur les retraites. Si vous supprimez l'âge, j'entends, c'est une des propositions de Gabriel Attal. Moi, je suis prêt à débattre de ça sur le fond. Pourquoi je m'y oppose à l'instant où on se parle ? Parce que jusqu'à preuve du contraire, je ne sais pas comment on règle, un, l'équilibre du système financier, premièrement. Deuxièmement, je ne vois pas comment sur les carrières hachées, et notamment pour les femmes, on fait pour régler la question d'une retraite à taux plein.
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