Daniel Fasquelle, président de Hauts-de-France tourisme
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Chapitres
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Bonjour Daniel Fasquel.
- 0:35OuverteRéponse directe
Comment qualifiez-vous ce bilan pour notre région de bon, très bon ou excellent ?
- 1:25OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a des secteurs géographiques des Hauts-de-France qui ont plus particulièrement bénéficié de cette hausse ?
- 2:46OuverteRéponse directe
Alors vous l'avez dit, ça n'est pas qu'un soufflet qui va retomber.
- 4:35OuverteRéponse directe
Sur qui sont en fait les touristes qui ont participé à ces bons chiffres cet été ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26Invité politiqueChiffre
« Le taux d'occupation moyen des hébergements dans la région cet été a atteint 76%. »
- 0:56InvitéChiffre
« on a plus 5%. »
- 4:59InvitéChiffre
« notre première clientèle, ce sont les habitants de la région des Hauts-de-France. 6 millions d'habitants. »
- 5:08InvitéChiffre
« Et on sait que ça représente plus de 60% de nos clients. »
Temps de parole
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A vos côtés, dès le réveil, d'ici matin. A 7h43, l'invité d'ici matin, une semaine après la rentrée des classes, c'est l'heure du bilan estival pour les professionnels du tourisme. Et il est bon dans notre région, grâce notamment à la clientèle étrangère qui est venue en ombre chez nous cet été. Odile Senelard, nous en parlons avec notre invité ce matin, Daniel Fasquel, président des Hauts-de-France Tourisme et maire du Touquet. Bonjour Daniel Fasquel.
Bonjour. Le taux d'occupation moyen des hébergements dans la région cet été a atteint 76%. On parle aussi bien des hôtels que des campings, notamment. Comment qualifiez-vous ce bilan pour notre région de bon, très bon ou excellent
? Écoutez,
je dirais excellent, surtout si on se compare à 2024, parce que 2025, on a eu l'effet Tour de France qui avait déjà dopé nos chiffres, mais on est meilleur que 2025, malgré le Tour de France, et bien meilleur que 2024, on a plus 5%. Donc, c'est une progression qui est tout à fait notable, qu'il faut souligner, qui nous convient évidemment, mais qui s'inscrit aussi dans une tendance de fond. Ce n
'est
pas seulement l'effet de la météo, comme on pourrait le croire, mais chaque année, nous prenons des parts de marché nouvelles, et le tourisme dans la région de Haute-France progresse, et on veut en faire, avec Xavier Bertrand, vraiment un axe fort du développement futur de la région.
Xavier Bertrand, le président, bien sûr, du Conseil Régional. Est-ce qu'il y
a
des secteurs géographiques des Hauts-de-France qui ont plus particulièrement bénéficié de cette hausse ? On pense assez naturellement à la côte d'Opale. Quels sont les secteurs vraiment qui en ont bénéficié
?
En réalité, c'est l'ensemble de la région qui en a bénéficié, parce que nous avons des atouts dans toute la région, dans une grande diversité. On a nos espaces naturels, notamment 170 km de vélos maritimes, mais également des voies vertes, des points aussi intéressants à découvrir dans l'ensemble du territoire. Je pense à Mers-les-Bains, par exemple, qui a été élu second village préférant des Français, mais avant,
il
y avait Esquelbec, Casselle, Édin, qui vient d'être élu plus beau marché de France. On a les ortillonnages à Amiens, les marais aux Deux-Marois
à Saint-Omer. On pourrait faire une liste très longue.
C'est la preuve de la richesse de ce que nous proposons dans la région, parce que votre émission n'y suffirait pas et on pourrait y passer la matinée. Il n'y
a
pas un endroit de la région de Haute-France où il n
'y
a pas de belles découvertes à faire, et où il n'y a pas des offres d'hébergement qui montent en gamme, des offres de restauration également. Et avec la région, je parlais de Xavier Bertrand, président de la région, parce que Haute-France-Souris n'est que le bras armé de la région, qu
'on
fait en sorte justement de permettre à chaque territoire d'être une destination à part entière, et de se développer et de muscler son offre.
Alors vous l'avez dit, ça n'est pas qu'un soufflet qui va retomber. Cela dit, on a quand même beaucoup évoqué la canicule cet été, le fait que beaucoup sont venus chercher de la fraîcheur ou sont restés ici pour avoir, on va dire, un peu moins chaud qu'ailleurs. Les reportages qu
'on
a diffusés ce matin sur la Côte d'Opale notamment, on entendait des touristes dire qu'on ne voulait pas être dans la fournaise dans le sud. On imagine quand même que ça a fortement aidé cette année.
Mais
pas seulement cette année. Moi je pense que c'est tout un ensemble. C'est l'image même de la région des Hauts-de-France qui change. Pendant très longtemps, on donnait une image un peu pitoyable de nous-mêmes parce qu'on espérait avoir un peu d'argent qui nous tombe de Paris pour notre reconversion. La politique a complètement changé. Ma grand-mère disait, il vaut mieux faire envie que pitié. On fait envie de plus en plus. Non, parce que la région a aussi des grands projets. Je pense que les gigafractories, les data centers, ça y contribue également. Et le réchauffement climatique. On nous regarde maintenant différemment.
Il y a quelques années, même beaucoup d'années, j'étais étudiant à Paris. On nous regardait avec un peu de pitié ceux qui venaient du Pas-de-Calais ou des Hauts-de-France. Aujourd'hui, on ne nous regarde pas encore tout à fait avec envie, mais presque. La région et son image sont en train de complètement changer.
Et
ça, c'est formidable. Mais on a des atouts. Et puis, on correspond bien aux attentes nouvelles des touristes qui cherchent aussi à proximité de chez eux, sans forcément prendre l'avion, sans forcément faire une journée de voiture. Des moments de découverte, de reconnexion avec la nature. On a aussi toute l'offre culturelle. On a des musées. On a un réseau de musées absolument
incroyable.
Honnêtement, on est tous d'accord autour de la table pour
dire que
la région est formidable. Daniel Fasquel, maire du Touquet et président de Hauts-de-France Tourisme.
Vous
veniez de l'évoquer justement, Daniel Fasquel, sur qui sont en fait les touristes qui ont participé à ces bons chiffres cet été ? Est-ce que ce sont surtout des étrangers qui sont venus plus nombreux que d'habitude ? Ou est-ce que ce sont les nordistes eux-mêmes ou les Français venus d'autres régions qui ont participé à ces bons chiffres ? Qui sont ces touristes supplémentaires venus cette année
? Écoutez,
notre première clientèle, ce sont les habitants de la région des Hauts-de-France. 6 millions d'habitants. Et on sait que ça représente plus de 60% de nos clients. Donc, nos premiers clients, ce sont les habitants de la région des Hauts-de-France.
C'est quoi, c'est l'envie justement, vous l'avez dit, de ne
pas
faire un long trajet en voiture d'une journée ? D'avoir un peu cette proximité un peu plus simple, peut
-être
plus tranquille d'esprit aussi
?
Bien sûr. Et puis, vous savez, les vacances sont de plus en plus fragmentées. Il est loin le temps où il y avait les Juillettistes et les Aoutiens. Donc, aujourd'hui, quand on a deux, trois jours, une semaine, on n'a pas envie de passer une journée en voiture. Donc, quand on a à proximité de chez soi, deux heures, trois heures, ou même une heure, ou même moins, une destination intéressante, on veut en profiter. Il y a deux chiffres à retenir.
C
'est 6 millions d'habitants dans la région des Hauts-de-France et 60 millions d'habitants qui sont à trois heures de voiture de la région des Hauts-de-France. Si vous regardez le potentiel que l'on a entre
la Belgique,
les Pays-Bas, la Belgique, le
Luxembourg, l'Est de la France, on a de plus en plus d'habitants de la France. Et même la région de l'Île-de-France, l'Île-de-France qui regardait beaucoup vers la Bôle,
vers
Doville, qui maintenant regarde également vers nous. Ça, c'est tout à fait intéressant. Donc, notre
première
clientèle,
c
'est la clientèle régionale et euro-régionale. Et puis, ça ne nous empêche pas, évidemment, d'aller aussi chercher des touristes qui viennent de beaucoup plus loin. On a de vrais atouts, par exemple, sur des marchés comme le marché chinois et on les joue. Mais voilà, le cœur de notre clientèle, ça reste la région et l'euro-région avec de vraies progressions. On a, par exemple, plus 13% pour les Pays-Bas, plus 7% pour l'Allemagne. C'est très intéressant. La Belgique aussi, plus 5%. Donc, on performe sur ces marchés, mais on s'en donne les moyens. Avec Haute-France Tourisme, on a des business développeurs. On provoque des voyages de presse avec des journalistes dans ces pays.
Donc, c'est tout un travail de fond qui, année à année, année après année, porte également ses fruits parce qu'on va, sur ces marchés, mettre en avant notre belle destination.
Et vous l'avez dit, le but, c'est effectivement qu'on fasse envie. Merci beaucoup, Daniel Fasquel, d'avoir été notre invité ce matin.
Je
rappelle que vous êtes maire du Touquet et président de Haute-France Tourisme. Bonne journée.
Daniel Fasquelle