Vote de confiance : prise de conscience ou “désarroi démocratique” ? | 28 minutes | ARTE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] lui ou le chaos ? C'est grave, je peux pas le dire mieux. Pour faire accepter son plan d'économie de 44 milliards d'euros, François Baou joue à Kitou double.
Il sollicitera un vote de confiance à l'Assemblée nationale le 8 septembre. J'engagerai ce jour-là la responsabilité du gouvernement dans un débat ordonné suivi d'un vote et non pas dans le désordre des affrontements de rues et des injures. Le Paris s'annonce risqué.
Le RN et toute la gauche de LFI OPS ont déjà déclaré qu'il voterait contre. Aujourd'hui, on a un premier ministre qui est buté, borné, arrogant et donc je ne vois pas comment nous pourrions voter la confiance. François Berou tente une ultime manœuvre, il rencontrera un ultime échec.
Une chute annoncée honorable estime le leader de la France insoumise. Jean-Luc Mélenchon salue l'acte démocratique de François Bairou pour mieux tacler Emmanuel Macron accusé de confisquer le pouvoir. Sa réponse me paraît digne.
Je veux dire enfin on revient à des mœurces républicaines qui va nous permettre d'exprimer que non nous n'avons pas confiance mais dans une forme pacifique et démocratique. Ce vote du 8 septembre intervient dans un contexte de défiance entre les Français et leurs élus. Des contestataires anonymes de tout bord appelle même sur les réseaux sociaux à se soulever et à mettre la France à l'arrêt le 10 septembre.
Le 10 septembre ensemble bloquons tout. Alors va-t-on assister à un retour des gilets jaunes ? Pourquoi la démocratie française est-elle en crise ? référendum, convention citoyenne ou destitution d'Emmanuel Macron.
Comment redonner confiance aux Français ? Nos trois invités pour ce débat. François Boulot, bonsoir.
Ancien avocat, ancien porte-parole des gilets jaunes. Selon vous, la situation politique actuelle de la France reflète un grand désarrois démocratique aujourd'hui. La démission d'Emmanuel Macron s'impose à côté de vous, Pierre Henri Tavoyau.
Bonsoir. Philosophe, maître de conférence à l'université de la Sorbonne. Dernier essai paru cette année.
Voulons-nous encore vivre ensemble aux éditions Odil Jacob. Selon vous, le cœur de la crise démocratique n'est pas la crise de la représentation, mais celle de l'incapacité à agir. Le mouvement bloc tout est foncièrement irresponsable.
Et à côté de vous, pardon, Aurore Malval, grand reporter au service politique de Marianne. Selon vous, bloquons tout intervient dans un moment de malaise des classes populaires et de popérisation à la fois financière et psychologique. Des classes moyennes, il faut se mettre à écouter les Français.
Et le mot du jour c'est clarification Benjamin. Oui, un mot et une nécessité hein selon François Baou qui en fait un étendard hier qui en a fait un étendard hier pendant sa conférence de presse. C'est un moment d'hésitation et de trouble qui impose une clarification et il y a un lieu pour cette clarification, c'est le parlement, a dit le premier ministre pour justifier le vote de confiance dont il demande à l'Assemblée nationale le 8 septembre prochain.
Pierre Henri Tois Voyot, c'est une décision que vous saluez, celle de François Bairou de rendre la parole à l'Assemblée. Donc au français, l'assemblée à la parole, mais je pense qu' il y a un point particulier, je je ça que j'apprécie dans l'intervention de François Bayerou, c'est qu'on a du mal en France à se mettre d'accord sur les mesures mais sur le diagnostic de la situation. Bon, le diagnostic, il est aujourd'hui vraiment tragique, vraiment d'une tragédie absolue.
C'estd que la France avec son endettement est en train de perdre sa souveraineté, mais pas dans 10 ans, dans quelques mois. Donc le sens du 491, donc ce vote de confiance, c'est tel qu'il l'a présenté. C'est pas de dire approuver mesures, c'est pas de dire approuver ma politique, c'est de dire et je trouve que c'est très intelligent, approuver le diagnostic de la gravité de la situation.
Voilà, on verra après comment les les gens l'interprètent. les parties peuvent l'interpréter de manière différente. On dit, on va pas donner comme ça carte blanche à quelqu'un.
Mais je trouve que de dire attendez, vous pouvez enre désaccord avec les mesures mais accordez accordons-nous au moins sur le caractère dramatique du diagnostic. Je trouve que c'est très intelligent sur le boulot sur le diagnostic. En effet, c'est ça que demande le premier ministre.
Il dit chaos responsabilité. Responsabilité c'est de valider son diagnostic. Bah sur le diagnostic en fait je crois que tout le monde est d'accord hein et je voudrais même pas me faire le porte-parole des partis d'opposition.
Tout le monde voit bien que la situation, elle est extrêmement préoccupante, qui a un déficit effectivement qui est habissal mais en fait la première observation qu'on a envie de faire c'est qui est responsable. C'est comme Emmanuel Macron qui dirige le pays depuis 8 ans. Il avait même déjà participé au gouvernement de François Hollande en tant que ministre de l'économie.
Donc je veux dire si on en est là, il y a des responsables et en fait le problème de François Baou c'est qu'il veut continuer à appliquer la même logique, la même politique économique et la politique de l'offre où on inonde massivement les entreprises d'aide publique, on pratique de l'austérité et puis on attend que magiquement tout cela ruisselle et produise de la croissance. Il y a un échec, il est établi et ce qui est fou c'est que les gens qui gouvernent voudraient nous dire bah soyez d'accord avec nous sur le diagnostic mais aussi sur nos solutions. Ah non en fait il faut changer de politique parce que sinon ça va produire les mêmes effets.
Alors Mar le vote de confiance du 8 septembre est-ce qu'il peut être vraiment perçu comme un vote démocratique au moment où seulement 28 % des Français on va le voir estiment que la démocratie fonctionne bien ? C'était une étude du Sévipov de janvier de janvier dernier. Et bien non, je ne pense pas parce qu'en fait alors déjà François Baotou, ce vote même s'il pouvait être louable de présenter effectivement devant l'Assemblée un débat sur les grandes masses, les orientations, est-ce qu'on est d'accord sur le constat ?
Il arrive bien tard, il arrive après déjà un plan quand même des pistes très concrètes d'économie qui ont été avancées et qui ont hérissé les Français. Euh et en plus euh il revit, je trouve une dimension très personnelle par rapport à François Baou qui est impossible euh de de l'éviter. On n' pas l'impression que François Baou propose un débat pour le peuple et pour la France.
On a aussi l'impression qu'il propose un débat pour lui pour se sauver, pour partir euh je dirais être maître de son destin, ne pas se voir imposer une censure vers laquelle il courait. Euh et généralement quand on soigne à ce point sa sortie, c'est qu'on prévoit derrière une rerentrée. Euh c'estàdire il part en martyre pour préparer la présidentielle.
C'est ça. Vous avez quand même une dimension sacrificielle. Mais totalement.
Et et ça ça rentre à la fois dans le logiciel, je dirais un petit peu démocrate chrétien aussi de François Bairou. Cette croisade contre la dette qu'il mène depuis le début de de sa vie politique. Et là il dit bah voilà je serai l'homme de la vérité.
Vous n'en voulez pas je m'en vais. Il est pas d'accord votre voisin ? Non, moi je trouve que c'est vraiment des des pardon, c'est du commentaire de journaliste.
Non, je trouve qu'on là vraiment vous vous êtes les deux symptômes de cette de cette affaire. La gravité de la situation est niée. C'est juste dire s'il y a des intentions politiques d'un côté, de l'autre côté vous dites il y a un consensus sur le la dette.
Mais pas du tout. Il y a pas de consensus sur la dque chacun dit alors oui, il y a une dette mais c'est pas nous mais c'est les autres, c'est les politiques et ce Nous avons tous été nourris par cet endettement. Cet endettement fait fonctionner la France depuis plus de 30 ans.
C'est ça la réalité. Et c'est pas quelques responsables qui sont là. Ce sont des majorités politiques qui se sont suivies.
Ce sont nous autres citoyens français qui sommes responsables. Voyez juste au-delà de la dette. Comment est-ce qu'on recrée du lien entre la classe politique et les français ?
Ça a l'air anecdotique mais peut-être pas. Non. François Baou a essayé de communiquer en direct à travers une chaîne YouTube cet été.
Apparemment, ça a été un échec. Ça c'est de la communication. La seule manière en démocratie de retrouver du lien, c'est de passer par l'élection.
Donc là, il y a une tentative de dire avant l'élection, essayons de se mettre d'accord sur le diagnostic. C'est quand même fou en France. Sur les questions qui sont en fait assez simples, les retraites, l'endettement, personne n'arrive à se mettre d'accord.
Ce sont des chiffres, ce sont des nombres. Nous avons 2500 milliards d'euros de dette. 3400 3400, j'en oublié quelqu'un nous diagnostique, on le conna et cette situation est une situation qui est absolument sidérante.
On parlait de repasser devant dans les devant devant les français François Boulot mais les Français état directement directement l'élection présidentielle pour vous ou pas ? Si vous voulez, ce qui brise en partie lien de confiance, c'est que les gens se disent "Mais bon s où va notre argent ? On est l'un des pays effectivement les plus taxés au monde." Sauf que les gens constatent qu'en contrepartie, les services publics sont en train de s'effondrer.
Les hôpitaux, la santé, enfin les hôpitaux, les l'école, la justice et cetera. Et donc ils se disent plus de moyens plus. Mais je vous ai pas interrompu.
Mais si, je vous interromp parce que c'est de la contradiction. Donc non, c'est c'est pas la contradiction si vous voulez. Pourquoi il y a de l'endettement ? parce qu'en fait il y a une politique particulière économique qui a consisté à oui à faire des cadeaux fiscaux au plus riches et du coup ça ça a créé un manque de recette et donc pour recréer le lien de confiance l'un des premiers objectifs ou première mesure qu'il faut faire c'est rétablir de la justice de l'équité en fait on pourrait demander aux français à la classe moyenne au sens large de faire des efforts, mais si vous ne demandez pas aux plus riches à ceux qui sont tout là-haut d'en faire et ben vous pouvez pas entraîner les moyens démocratiqu c'est quoi les moyens démocratiques justement pour créer au-delà des considér fédération économique et factuelle.
Oui. En fait, les moyens démocratiques, c'est effectivement d'écouter les Français lorsqu'ils se rendent aux urnes. On a vu quand même l'an dernier, l'été dernier, on était là autour de de ces table pour commenter justement la la dissolution et les élections législatives qui qui avaient suivi et les Français qui ont voté, qui se sont déplacés quand même très nombreux. le taux de participation était important pour ces élections.
Je pense que les deux tiers d'entre eux, que ce soit ceux qui ont voté pour la gauche ou pour le Rassemblement national n'ont pas eu l'impression d'avoir été entendu puisque effectivement on on remet en place les mêmes mécanismes. La politique n'est quasiment pas amendée et on dit un petit peu au français ah bah dis donc si vous n'êtes pas d'accord avec nous êtes vraiment dégoloir et frractaire et vous n'avez rien compris. Donc euh il faut quand même le lorsque les Français s'expriment, il faut les entendre.
Et on voit d'ailleurs euh à travers euh je repensais à la à la question de cette pétition contre la loi du plomblion de de signature. C'est c'est beaucoup c'est beaucoup plus que le corps électoral des gens sensibles aux questions écologiques de élevé évidemment mais même au-delà de la gauche. Ça veut dire qu'il y a une appétence pour la démocratie, la démocratie directe pour pouvoir les gens ont envie de reprendre un petit peu le le je dirais le le fil de leur vie et le contrôle.
Tout à fait. Vous avez parlé de dissolution, vous avez prononcé le mot. C'est une option possible y compris au sein même du camp présidentiel.
Écoutez Gérald Darmanin, le ministre de la justice. Il est certain que lorsqu'il y a un conflit extrêmement important entre le pouvoir législatif, l'Assemblée nationale et l'exécutif, bien le général de Gaulle et puis la République avant imaginer la dissolution pour trancher le négordien. La dissolution coûte cher.
Coûte cher à la France bien sûr, mais il ne faut pas écarter cette hypothèse. Pierre Henri Voyot, est-ce que c'est pas la bonne solution finalement ? En démocratie, il y a des procédures à respecter.
Donc effectivement, la première étape, c'est cette étape du 491. Euh on demande la confiance du parlement. Voilà.
Respectons la représentation telle qu'elle est actuellement. Il est très probable si le la confiance n'est pas votée, c'est pas une censure, mais si la confiance n'est pas votée, que le gouvernement démissionne. Et on voit mal dans cette perspective, un autre premier ministre avec une très improbable minorité d'action qui se défi.
Donc à partir de là, il y a deux voies qui se s'offrent au président. une voix qui est celle de la dissolution et une voix qui est celle d'un possible référendum sur ces questions par exemple d'endettement et de budget pour faire certain parlent de sa démission aussi Pier dans et la troisème hypothèse mais la démission là je vois j'entends bien les appels d'Emmanuel Macron et et j'entends bien les appels toujours intéressés à à la démission pour prendre la place c'est le dégagisme en gén dégagisme c'est pour prendre la place he c'est pas de dégager tous les politiques, c'est pour prendre la place le cette question là est pas du tout sur le plan des institutions, dans la dans l'esprit des institutions et par ailleurs risque là pour le coup de chaos et de crise institutionnelle qui est en François Boulot. Cette situation de blocage, est-ce que c'est pas non plus le signe de la fin peut-être de la 5e République ?
Est-ce qu'il ne faut pas imaginer autre chose ? Bah déjà, je voudrais rejoindre l'analyse de Marcel Gauchet qui disait qu'en fait depuis 2005 ou plutôt depuis 2008, on est sorti de la 5e République, en tout cas dans son esprit parce que le vote du référendum de 2005 avait été nié par le traité de LIbonne en 2008 et ça ça a créé une cassure ou à ce moment-là une défi parce que la défiance originelle vient de 2005 et Oui, absolument parce qu'à ce moment-là, la classe dirigante en gros envoyé le message au peuple français de dire bah on va gouverner sans vous et voir peut-être même contre vous. Et effectivement, je rejoins Aurore Malval quand elle indique que bah le résultat des élections de l'année dernière ont été niés parce que certes on arrive avec une assemblée qui est divisée 1/3 1/3 1/3 donc on n' pas de majorité qui se dégage pour une alternative est-ce que les solutions c'est pas pour répondre à ce que dis Fran Brou c'est le chaos il dit voilà ce qui est la suite c'est le chaos qu'est-ce que vous répondez à cela je dis simplement que les Français c'est ce que j'allais dire on dit très clairement majoritairement on ne veut plus de cette politique là on en veut une autre et Macron il a dit moi J'écoute pas, je continue comme j'ai toujours fait.
On a compris que Macron c'est quelqu'un d'inflexible et il va pas changer de logiciel politique à un an et demi de la fin de son mandat. Donc la démission, moi je dis effectivement c'est pas la solution, c'est un point de départ, on va gagner du temps et et on va pouvoir à nouveau remettre en fait les sujets sur la table et discuter et en fait il faudrait une vraie campagne électorale et qu'on puisse à nouveau trancher les sujets de fond pour changer de politique parce que ça c'est la volonté majoritaire aujourd'hui qui a été exprimée dans les yeux. Vous allez réagir dans un instant mais pour vous soumettre du grain à moudre, on se concentre sur le référendum.
Est-ce que ça peut être un outil pour réparer la démocratie ? Archive, une archive qui remonte, vous vous en doutez évidemment, à 1969. C'est ce qu'avait choisi le général de Gaulle.
On est en avril. Votre réponse va engager le destin de la France parce que si je suis désavoué par une majorité d'entre vous solennellement sur ce sujet capital, ma tâche actuelle de chef de l'État deviendra évidemment impossible et je cesserai aussitôt d'exercer mes fonctions. Malval, c'est la solution aujourd'hui qui doit se présenter au président de la République.
Alors c'est en fait c'est c'est compliqué parce que dans le dans les je dirais dans les textes dans la 5e République effectivement la souveraineté s'exprime par ses représentants et par la voix du référendum. Donc revenir au général de Gaulle, ça a toujours été un petit peu l'aspiration. D'ailleurs, on l'a vu Emmanuel Macron lorsqu'il a senti quand même ces derniers mois qu'il fallait faire quelque chose, revenait en disant voilà, je vais vous je vais proposer un référendum.
On s on ça va tellement vite qu'on a oublié mais il y a quelques mois, on se demandait sur quel sujet va-t-on faire un référendum. C'était exactement mais en fait il aurait pu sur les retraites ça aurait été une bonne idée mais c'est trop tard. C'était c'était il y a 2 ans lorsque justement ça s'était présenté.
Le budget le problème c'est que le budget c'est quand même une compétence du parlement. C'est un petit peu sa prérogative et ça me semble compliqué de de de trouver la question. Oui.
Non. La question exactement quelle est si on demande au Français, "Êtes-vous d'accord sur le diagnostic ?" effectivement de grandes chances qu'il répondent.
Effectivement oui mais sur les solutions encore une fois on revient sur cette exigence de justice fiscale qui est au fondement même d'ailleurs du pacte social de la République française depuis la révolution. Donc effectivement c'est c'est une question des P rés sur le référendum quel est le meilleur moyen que de donner la parole français que de le donner la on est dans des institution référendum est très encadré et et c'est une difficulté c'était très probablement pour avant de faire un référendum il faut déjà faire une modification de la constitution pour le permettre tout dépend les les les questions qui seront posées mais le référendum est très encadré et probablement trop encadré pour le moment et donc il y a toute une série de propositions qui sont qui sont les référendum qui étaient dans l'air du temps c'était sur la question migratoire mais quelle question posé c'était sur l'immigration, c'était sur les retraites. Moi, je serais favorable des référendum qui sont des questions ouvertes.
Par exemple, sur la la retraite, qu'est-ce que vous préférez ? Est-ce que c'est baisser les pensions augmenter la durée ou une retraite à point ? Voilà, scénari, c'est très ouvert.
Vous voulez payer moins ou travaillez plus ? Mais et ben honnêtement, c'est ça la responsabilité c'est ça la question de la responsabilité sur par exemple sur l'endettement. Il faut être clair.
L'endettement il y a deux manières quand on est endetté c'est de faire des économies et d'augmenter les ressources. Moi je alors moi j'en ai une autre qui règle le problème de l'endett et le problème de retraite et je dis pas que c'est facile mais c'est un objectif qui est complètement sorti des radars, c'est de réduire le chômage. En fait si vous avez plus de gens qui travaillent, si vous produisez plus de richesse, bah vous avez plus de cotisation, vous contreviennez à l'équilibre et retrait vous avez pas est-ce que le référendum a vos faveurs justement pour puisquon s'interroge sur le lien de confiance, est-ce que c'est quelque chose qui est à vos faveurs le est-ce qu'il est encore possible maintenant dans les circonstances actuelles.
Moi vous savez, je viens, je suis issu d'un mouvement les gilets jaunes défendaient le référendum initiative citoyenne. Je vais pas vous dire le contraire et effectivement c'est l'idée quel était l'idée derrière ça c'est pour les gens essayer vu le résultat dans lequel on est aujourd'hui on a plus confiance dans ces gens bah on va faire nous-même en fait ce que ce que les dirigeants n'ont pas été capables de faire et donc pouvoir se réexprimer de temps en temps pour faire dire maintenant ça suffit là on donne ce cap là et maintenant vous vous y tenez oui effectivement ça donc vous dites plutôt référendum que d'émission d'Emmanuel Macron si on vous entend bien là serait plus utile le problème c'est que le référendum d'initiative citoyenne Emmanuel Macron, il l'a refusé. Donc c'est pas c'est pas lui qui va le donner.
Et après la démission d'Emmanuel Macron pour moi elle est dans la logique de la 5e République. Le général de Gaul qu'on a entendu n'aurait jamais accepté d'être un président minoritaire et face simplement résultat des élections législatives, il aurait démissionné. Pour lui, c'était inconcevable de présider le pays sans être majoritaire dans le pays.
François Boulot, vous étiez le représentant des gilets jaunes en 2018, un des représentants des gilets jaunes. Là, le 10 septembre, il va y avoir ce mouvement qui semble assez hétérogène qui s'appelle bloquant tout. Est-ce que c'est un moyen encore une fois de restaurer une confiance, de lutter contre le désarroi démocratique, de remettre le contrôle au cœur de la vie des Français, enfin en tout cas de ceux qui vont tenter de bloquer tout ?
Bien sûr. Bah je pourquoi on a ce mouvement parce que les gens ils font des pétitions, ça sert pas à grand-chose. Il manifestent, ça sert à rien.
Il y a 2 ans, le mouvement sur la réforme de retraite est passé alors qu'il y avait 90 % de la population active qui était contre la réforme de retraite. Les gilets jaunes, les manifestations, je vous rappelle qu'il y a eu des éborniers démutilés. Donc voilà ce que ça a donné.
Et quand il votent et ben onécoute pas le vote. Donc pétition, manifestation et élection tout ça sert à rien. Alors ils cherchent désespérément des moyens de se mobiliser et ils essayent de fédérer au moins sur ce qui fait consensus ou en tout cas majoritaire dans la population la colère, le refus de cette politique.
Alors euh on évoque avec vous Anna ce qui semble à l'origine de ce mouvement qui semble hétérogène. Oui ben a priori il y a plusieurs collectifs hein qui se cachent derrière ce mouvement bloc tout et qui sont nés sur les réseaux sociaux. Le premier, c'est le collectif Les essentiels qui est censé représenter tous les travailleurs essentiels à la vie du pays.
Alors leur mouvement à eux, il a pris de l'ampleur le 14 juillet, juste après le discours notamment de François Bairou avec cette vidéo TikTok qui a été vue plus de 600000 fois. Le message était très clair. C'est un peu ce que vous avez défini, les pétitions, les manifestations, les discussions.
Il faut mettre le pays à l'arrêt avec un une sorte de grand blackout citoyen. Alors, on ne sait pas précisément qui se cache derrière ce compte TikTok, derrière le site internet, derrière le canal Telegram qui ressemble à peu près 300 abonnés. Mais ce qu'on sait, c'est que quand on regarde les contenus, la mouvance, elle est plutôt souverainiste, antie-Europe et provaleur chrétienne.
Ensuite, il y a eu d'autres groupes qui se sont greffés à ce mouvement comme le collectif indignons-nous qu'on voit ici. Eux portent aujourd'hui vraiment le mot d'ordre bloqu. Ils sont présents pareil sur tous les réseaux sociaux, 8000 abonnés à peu près sur X et ils s'attaquent directement au budget de François Bairrou, notamment la suppression des deux jours fériers et le non remplacement des fonctionnaires entre autres.
Et puis il y a d'anciens groupes là des gilets jaunes qui ont réactivé leur communauté justement pour se greffer à ce blocage du pays le 10 septembre prochain. La différence avec les gilets jaunes de 2018 c'est que là les Français ne sont pas appelés à bloquer des ronds-points ou l'espace public mais ils sont vraiment appelés à bloquer le pays depuis chez eux par exemple en arrêtant de consommer ou en stoppant leur transaction bancaire. Donc Aurore Malval, est-ce que vous pensez que c'est ça la seule différence entre le mouvement des gilets jaunes de 2018 et ces nouveaux mouvements citoyens et surtout est-ce qu'il faut s'en inquiéter ?
Alors je pense qu'il y a plusieurs il y a plusieurs différences euh notamment euh le contexte est pas est pas le même. On on est dans une période je dirais de plus grande incertitude économique aujourd'hui et d'ailleurs, on nous répète que la situation est très grave et cetera. les gilets jaunes en 2018, on est paradoxalement dans une une situation où le le chômage s'améliore, une situation économique où en tout cas les je pense que les gens ont moins peur aujourd'hui où ils ont à la fois peur et où ils sont en colère.
Ensuite, en même temps, on leur annonce tout à fait. Et en même temps, je pense que c'est très intéressant les nouveaux moyens d'action et qui correspondent aussi à ce qu'ils ont vécu depuis quelques années. Il y a cette idée de faire un petit peu sécession du pays, de se retrancher une sorte de confinement choisi après celui justement du Covid qui a aussi laissé des traces et de dire et bien sans nous, il n'y a pas de société.
Et on voit comme ça, je dirais que la société française un petit peu s'archipéliser, se morceler et et ça c'est aussi une différence avec la mouvement des sec. Oui. Non parce que ça rien de nouveau.
C'est les indignados en Espagne ont fait ont lancé ce ce mouvement les indignés. C'est ça c'est un mouvement qui qui existe depuis longtemps. Moi je suis très surpris.
Vous dites on sait pas qui c'est, on sait pas combien et donc il faudrait changer tout à partir d'une représentation qu'on connaît pas. C'est les gens les intentions derrière. Il y a le truc la clarification c'est nébuleux vous diriez comme dis des syndicats notamment.
C'est c'est une nébuleuse. Donc il faut être aussi très prudent. Il faut aussi être très prudent parce qu'on sait dans l'espace public aujourd'hui qu'il y a aussi des interventions étrangère sur cette affaire.
Je veux pas être parano ici dans cette logique mais c'est ça c'est une dimension qu'il ne faut pas du tout négliger les comptes à l'étranger. Donc il faut être extrêmement prudent et en effet la clarification la seule en démocratie elle vient des urnes. Là les choses son Franç vous êtes prudent aussi par rapport à ce mouvement.
Vous y adhérez spontanément. Ah moi spontanément j'y adhère parce que je retrouve l'esprit des gilets jaunes. Donc ça c'est clair.
Maintenant je suis d'accord. Pour l'instant c'est plutôt nébuleux. En fait c'est comme pour les gilets jaunes au début avant la première journée.
En fait vous avez des bulles de contestation qui se qui se forment. Vous avez des petits collectifs ici ou là tout ça est un peu disparate et à un moment donné ça va prendre ou ça ne va pas prendre le 10 septembre. Mais c'est pour ça que pour l'instant ça se politise en plus.
Voilà. Mais ce que euh disait Pieren Woyou, c'est oui, il rejouait la légitimité des iones contre la légitimité de la rue. Là, je suis désolé, quand vous avez des gens qui disent non à cette politique, ils ont la légitimité de l'opinion publique.
C'est les sondages, mais ils ont aussi la légitimité des élections de l'année dernière. Merci d'être venu évoquer le désarrois démocratique qui nous étint
François Bayrou