Lacq : un projet béarnais veut concurrencer le monopole chinois sur les terres rares
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Expliquez-nous ce projet de recyclage des terres rares à Lacq et sa dimension mondiale.
- 7:00OuverteRéponse directe
Pourquoi Lacq et pas Clermont-Ferrand ou ailleurs ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Les associations écologistes critiquent le projet. Que leur répondez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30David HabibChiffre
« 98 % des terres rares viennent de Chine. »
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Le grand matin Sud Radio [musique] 7h10h, Patrick Roger. Il est 7h40 Sud Radio vous explique écoutez bien le BNE aujourd'hui centre du monde. Oui, je dis bien centre du monde parce que les terres rares, les terres rares, c'est partout aujourd'hui dans nos quotidiens, dans nos téléphones, dans les voitures électriques, c'est indispensable.
Tout, quasiment tout, 98 % des terres rares viennent de Chine. Et si demain ça venait de France et plus précisément du Berne. Oui.
Oui, vous avez bien entendu. Alors, évidemment, on ne va pas extraire, je vais tout vous expliquer dans un instant avec mon invité. On va pas extraire, aller fouiller dans le sol et cetera.
Non, on va on va recycler. Il va il y a un déplacement très intéressant de Roland Liscur le ministre de l'économie et Sébastien Martin le ministre de l'industrie sur le site de l'usine Carmag. Nous sommes avec David Habib, député PS des Pyrénées Atlantiques.
Bonjour David Habib. Bonjour. Bon euh alors évidemment, je le disais, c'est particulièrement important parce que dans ce dans ce coin du Berne, on va peut-être fabriquer demain des terres à partir d'éléments qu'on va recycler, des aimants à expliquez-nous euh ce projet.
Et déjà pour lui donner la dimension, c'est 15 % ce qui prévu, c'est 15 % de la production mondiale. Carester, le groupe propriétaire de l'usine qui va être visité ce matin par les ministres en en temps recycler 2000 tonnes d'aimants, ce sont des aimants et raffiné des terres qui vont venir de Malaisie, de du Brésil. Euh mais l'objectif c'est le recyclage.
C'est-à-dire que vous l'avez dit très bien dit tout à l'heure dans votre développement, ce n'est on n pas la possibilité d'extraire des des minéréraux chez nous. Euh en revanche, on peut recycler et l'intelligence peut se substituer euh euh à la défaillance géologique. Et c'est ce qui va être fait à l'AC pas uniquement par euh euh Carester, mais par deux groupes.
L'un français, Carester, qui est associé d'ailleurs avec un fond japonais. ou l'autre c'est une entreprise britannique less comm métal LCM qui elle a des interférences avec avec les États-Unis. ces deux entreprises qui sont euh clientes l'une de l'autre vont créer une filière.
Et c'est ça qui est intelligent, c'est euh c'est l'idée que Alac puisse se développer euh euh une vraie technologie française et une vraie euh appétence française pour ces innovations scientifiques que nous devinons. Il y a un problème [raclement de gorge] de souveraineté. Oui.
Oui. Non mais ça c'est particulièrement important. Pourquoi euh que les auditeurs comprennent bien David Habib, pourquoi la ça veut dire qu'on a on a un savoir-faire localement euh parce queon aurait pu l'implanter, je sais pas moi, à Dquerque en Bretagne ou ailleurs ou à Clervontferrand.
Et pourquoi lac ? Alors c'est parce que il y a un savoir-faire. Il y a un savoir-faire.
J'ai presque envie de dire de façon provoquante, vous auriez pas pu l'implanter à Clermon Ferrand parce que les populations l'auraient refusé. Ah bon ? les Oui, les populations l'auraient refusé alors qu'il n'y a pas de danger.
Mais euh aujourd'hui l'industrie euh elle est euh confiné à un certain nombre de plateformes en France où euh il y a une acceptabilité sociale, il y a une formation des salariés, il y a une maîtrise des risques par un certain nombre d'organismes, à commencer par les pompiers et il y a une capacité à accompagner les investissements que maîtrise un certain nombre d'administrations, un certain nombre de préfectures. Et donc si vous le faites à l'Axe, c'est parce que tout ça est réuni. Parce que chez nous depuis les années 50 avec le développement de l'extraction du gaz, l'Ax et le gaz, a pu être développé plusieurs segments d'activité.
Ça a été l'extraction du gaz, après ça a été la chimie fine pour les cosmétiques et la pharmacie. Après, ça a été la chimie des matériaux, c'est le groupe Toré avec les fibres de carbone, ça a été la fibre des biocarburants avec le groupe AGOA, exoa qui s'appelle Vertex aujourd'hui. Euh c'est demain avec le groupe chcho, le groupe Ennergie, c'est la fabrication de de kérosène à base d'hydrogène.
C'est les les fameux sades pour se substituer à des produits qui sont à base fossile. C'est tout ça. Aujourd'hui quand vous faites un shampoing, 90 % de la molécule est fabriqué à l'Acc.
Oui. Non mais quand vous prenez un aspirine, c'est fabriqué aussi à l'Ac. Ah bah alors, c'est ce que je disais, c'est bien le le centre du monde.
Mais David Habib, j'ai lu quand même et c'est ce que vous avez dit, c'est intéressant, c'est-à-dire qu'on aurait pas pu l'implanter à Clermontferrand parce que là, on a un savoir-faire. Les populations locales acceptent ça du côté de de l'AC. pas toutes.
J'ai vu qu'il y avait des craintes d'association et écologistes qui ont tout fait pour bloquer les projets ici en disant que oh là là, il y a l'utilisation abusive de l'eau, des déchets dans dans les forêts. Qu'est-ce que vous leur répondez David Habib ? D'abord, je vais leur demander de me dire quand est-ce qu'ils ont été d'accord avec un projet.
Ça fait 30 ans, 40 ans qu'ils sont contre tout. Ces associations ont un vrai fond de commerce, c'est de s'opposer. C'est leur seul objectif. ils ne font jamais de proposition.
Euh la deè chose, c'est que euh ce qui nous sépare d'eux, c'est pas les projets parce qu'au fond euh ils sont pas euh euh si virulents sur les projets. En fait, ce qu'ils veulent qu'on rompe avec le mode économique et le nôtre. Ils sont contre la croissance.
Leur objectif, c'est la décroissance. Et chaque innovation technologique euh abîme euh leur leur perspective politique qui est de ramener la France à un taux de croissance de zéro. Moi je c'est pour ça qu'ils sont contre le projet parce qu'ils sont contre l'aviation.
Ils sont pas contre le projet mais ils sont contre l'aviation. Alors ils habillent leur opposition d'arguments sur l'eau ou sur les forêts. Mais leur objectif c'est qu'on ne voyage plus.
Ouais. Moi, je peux pas adhérer à à cette vision du monde. Ouais.
Ouais. Exactement. Donc je m'oppose à ces association de protection de l'environnement et je constate que à chaque élection, ils font moins de voix.
Donc je suis assez confiant sur la l'analyse que font les Bernet [raclement de gorge] des propos que tiennent ces associations. Bon, merci beaucoup David Abib. Je vais vous laisser parce que vous allez aller évidemment pour cette petite cérémonie.
Je rappelle que l'usine va créer aussi des emplois au passage pas loin d'une centaine. Je crois que c'est 92 emplois directs et que la production commerciale est prévue pour pour l'année prochaine. C'est intéressant et on suivra évidemment ce dossier.
Merci en tout cas d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio. [musique]
David Habib