Gaz russe : la grande hypocrisie française ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
sur le terrain de l'économie et des sanctions on pensait qu'il y avait des sanctions contre la Russie parce que l'argent c'est quand même le nerf de la guerre regardez ce qu'on apprend que l'Europe et bien a augmenté de 7 % ses achats de gaz naturel liqufié à la Russie voilà c'estàd que pendant les combats le business continue en en quelque sorte Alexandre caté bonsoir merci d'être avec nous vous est économiste fondateur du S du site multipolarity report professeur d'économie et de finances internationale à science pot Paris nous ça nous étonne toujours de de voir ça qu'en fait les les importations de gaz russe sont en augmentation pourquoi ben écoutez tout simplement parce que même si il y a eu des des sanctions contre le pétrole il n'y a pas de de sanction contre l'impar l'importation de gaz russe notamment par voie maritime de gaz liquéfié et euh il y a la loi du marché qui joue et les les fournisseurs souvent euh les plus compétitifs arrivent à pénétrer sur sur les marchés et donc c'est c'est ce qui s'est passé avec le gaz russe par rapport à des compétiteurs américains ou Qataris ce qui explique cette remontée de la part du gaz russe dans les importations non seulement françaises mais européenne qui a atteint à peu près 15 % du total des importations de gaz naturel européenne sur les premiers mois de 2024 donc vous êtes attendez vous êtes en train de nous dire qu'on est en totale hypocrisie là c'est-à-dire queil y a pas de sanction sur le gaz donc allons-y je vous montre par exemple un un chiffre de Total total énergie qui là aussi achète du gaz à Touva au R on va peut-être on va peut-être le voir 4 millions de tonnes de de gaz par an pour Total énergie alors l'argument c'est dire ah mais c'est un on s'est engagé c'est un contrat qui a été signé en 2018 ça paraît quand même étonnant alors qu'on aide les Ukrainiens à chasser les Russes de leur territoire c'est c'est tout le paradoxe en fait de cette guerre que j'avais souligné depuis le début c'est que il y a il y a des discours politiques il y a le mécanisme des sanctions mais la réalité sur le terrain est tout autre et en fin de compte ça arrange un peu tout le monde d'avoir ses importations et ses circuits un peu parallèles aujourd'hui parce que ça permet de garder des prix de de l'énergie qui sont ceux-l auraient explosé encore plus que ce qu'il n'ont augmenté enfin l'augmentation qu'on a constaté notamment sur le gaz naturel et le paradoxe principal c'est que certes la la l'Europe a réduit très sensiblement ses achats de gaz russe mais elle est aujourd'hui en train d'acheter du gaz russe à un prix trois fois supérieure trois ou quatre fois supérieure à ce qu'elle faisait auparavant et euh la tendance dans les années à venir c'est d'augmenter les importation de de GNL parce qu'il y a des pays comme l'Espagne mais aussi comme la France et les Pays-Bas qui ont de manière significative augmenter leur capacité d'importation de GNL pour faire face en fait au tarisement et est il est fort possible que à l'avenir la part du gaz russe enc augmente encore plus parce que c'est un gaz qui reste compétitif par rapport à des concurrents qui doivent transporter sur des distances beaucoup plus grandes ou alors en plus ça pollue un peu plus parce que c'est des bateaux qu' transportent plutôt que des des pipelines vous nous êtes en train de nous dire que l'Europe ne pourrait pas se passer du gaz russe aujourd'hui c'est aujourd'hui c'est impossible on a vu que l'Europe avait essayé de diversifier ses importations et dans une certaine mesure elle a réussi à le faire notamment en augmentant ses importations de gaz américains mais les capacités américaine d'exportation sont limité aujourd'hui elle pourrait peut-être augmenter encore dans les années à venir mais c'est pas forcément c'est que c'est pas forcément je dirais vrai à 100 % parce qu'il y a aussi des politique aux États-Unis qui milite pour limiter les exportations tout simplement pour garder un prix du gaz faible sur le marché domestique et donc la solidarité à un moment s'arrête quand les intérêts économiques des uns et des autres sont mis en jeu ce qui se passe aujourd'hui aux États-Unis et ce qui pourrait se passer aussi avec d'autres pays comme le Japon avec le Japon il y a un mécanisme de coordination qui s'est mis en place mais là aussi on atteint les limites de ce mécanisme de coordination parce que le Japon finalement reste engagé aussi avec la Russie notamment à travers le champ de de saraline qui est un immense gisement de de gaz et que le Japon exploite avec avec la Russie et qu'il continuera d'exploiter à l'avenir les les affaires continuent Sylvie Berman oui la réalité c'est qu'on a encore besoin de de gaz et effectivement on l'importe de Russie je rappelle on évoquait total tout à l'heure que tout cela vient de la péninsule de Y mal et c'est total qu'il a construit avec novateek donc effectivement il y a des contrats et ce n'est pas très étonnant alors les Américains sont auê dans le même temps pardonnez-moi mais une entreprise par exemple comme Renault fich le camp de Russie du jour lendemain en perdant des milliards elle été je crois en en cooup entreprise avec LDA et ils sont partis du jour au lendemain ils ont tout perdu oui mais alors total a renoncer à ces projets nouveaux mais il y a un certain nombre d'accords qui avaient été passés et encore une fois la France avait besoin de ce gaz hein c'est pas simplement pour aider aider la Russie et par ailleurs bon les Américains sont évidemment autosuffisants en matière de de gaz et sont maintenant exportateurs en revanche ils importent 20 % de de leur uranium de de Russie donc à partir du moment où ils ont besoin d'énergie et bien il y a pas de sanction bon après si je voudrais quand même vous vous rassurer tout petit peu les sanctions marchent quand même parce que je vous rappelle que Gasprom pour la première fois est une entreprise déficitaire cette année c'est une entreprise qui a perdu énormément de marché il a perdu quand même le marché européen qui était de 155 milliards de mè cbes et donc là avec avec ces ces exportations ils arrivent pas quand même à au même au même euh au même volume euh par rapport à l'interdiction du gaz si il y a les sanctions qui euh contrairement à ce qui ce qui a été dit il sanction qui sur le gaz qui existe parce que il y a par exemple le le projet que les Russes avaient dans la mer arctique avec les Chinois qui a été arrêté justement parce que les les Américains ont ont fait la pression et donc justement le projet avec novateek mais il y a y a ça c'est ça ça s'arrête ça ça ça reprend ça s'arrête ça reprend mais il y a autre chose aussi vous voulez encore plus de d'hypocrisie allons-y oui allons-y tant qu'on y est vous savez le le gar gaz de le pipeline là de souja sur quel territoire il va après c'est sur l'Ukraine en l'Ukraine sur le territoire ukrainien ouais qui le laiss pass et donc les Ukrainiens ont laissé le transit pendant toute la guerre en Ukraine ont laissé le transit ça fait 3 semaines où ils ont annoncé à la Hongrie et à la à l'Autriche et un certain nombre de d'autres pays européens qu'il coupait coupait ce ce robinet mais non pas pour couper le robinet mais parce que il y a les sanctions contre le C donc en fait il disait il y a le gaz qui est produit par l'entreprise lecole qui elle sous les sanctions donc on ferme le robinet et les autres disent mais vous avez signé les contrat pour des années et des années donc il faut il faut les respecter et donc voilà c'est pour vous dire la complexité de la question ça alors oui la complexité de la question c'est que le problème ne s'applique pas que au gaz il y a un énorme rapport qui a été produit dans le Financial Times il y a quelques semaines sur les importations duré l'uré c'est une composante des des engrais c'est fait avec de l'azote euh l'Europe importe une 70 % de son uré de Russie les importations d'uré ont doublé depuis entre 2022 et 2023 la France importe 90 % de son uré pour les engrais de la Russie et qui est-ce qui contrôle le plus grandateur français duré c'est eurocem c'est une société qui est contrôlé par une boîte à Chypre qui elle appartient à un oligarque russe sanctionné donc voilà ça c'est un autre exemple des problèmes avec l'application des sanctions le nickel le nickel russe n'est pas sanctionné les les les les piles des voitures électriques sont faites avec du nickel et du lithium du lithium qui vient aussi en grande partie de Russie BASF la société allemande qui produit des piles à une grande usine en Finlande qui utilise du ditium russe alors ils sont en train ils ont maintenant fait un choix d'essayer de diversifier leurs sources d'importationuranium l'uranium aussi on a besoin de l'uranium de la Russie la Russie sait qu'on a besoin de son uranium qu'est-ce qu'elle fait et bien elle met la main sur toutes les mine d'uranium en Afrique et et et et au Niger et au Kazakhstan pour essayer de nous obliger à continuer à commercer soit avec elle soit avec l'Australie ou le Canada et en parlant de durée l'Europe peut se ber passer complètement de l'uré russe les producteurs européens sont à l'arrêt parce qu'ils sont moins économiquement rentables que la Russie donc il y a si vous voulez bah il y a des problèmes avec nous abordons les sanctions parce que pour pour vraiment sanctionner la Russie et bien l'Europe devra faire des choix qui coûteront très cher au consommateur final et c'est ça le grand problème euh cat vous êtes toujours toujours avec nous moi je me souviens quand il y avait eu le début de la guerre en Ukraine Emmanuel Macron était parti en Algérie pour essayer de signer un accord avec l'Algérie pour avoir du gaz puis c'est pas loin de la France on peut mettre un pipeline aussi en passant par l'Espagne ou par la Méditerranée visiblement tout ça c'est au c'est aux oubliettes le le problème avec l'Algérie c'est que elle ne peut pas augmenter ses capacités d'exportation de manière très significative d'une part les capacités de production sont contraintes la plupart des gisements sont des gisements vieillissant il y a eu très peu d'investissement au cours des 20 dernières années et d'autre part il y a une consommation de gaz sur le marché domestique algérien qui qui croit très fortement en raison de la croissance économique démographique et cetera donc en fin de compte l'Algérie c'est pas du tout la solution à ce problème c'est peut-être une solution pour certains pays qui ont pu négocier des accords euh préférentiels comme l'Italie euh mais avec un un prix du gaz qui a été réévalué là aussi très fortement à la hausse et quelque part l'Algérie a a eu un effet d'auè grâce à la crise ukrainienne et grâce à la Russie puisque ça lui a permis de booster ses recettes d'exportation de gaz
Georges Naturel