L'entretien de Nicolas Dupont-Aignan dans La Matinale sur CNEWS 18/07/2022
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour et bienvenue Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. On va évidemment s'arrêter longuement dans quelques minutes sur le texte concernant le pouvoir d'achat qui arrive aujourd'hui dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale. Avant cela, je voudrais qu'on parle des incendies qui ne sont toujours pas maîtrisés en Gironde. Le feu regagnait même en intensité. Hier soir, plus de 13 000 hectares sont déjà partis en fumée, 16 000 personnes évacuées. Et la France, l'Europe qui s'apprête aujourd'hui à battre de nombreux records de température. Est-ce là le signe incontestable du réchauffement climatique ?
Je ne sais pas, mais ce que je sais, c'est qu'on nous parle depuis des années du réchauffement climatique et que la France est incapable d'investir des sommes, somme toute, réduites dans des outils pour aider nos courageux pompiers à agir. Et c'est insupportable de se dire, ça fait 10 ans qu'on attend, qu'on entend ces discours permanents et qu'il n'y a jamais d'actes qui suivent. Alors acheter des Canadair, ça serait pas... Mais la France... Ça serait peut-être utile. Vous savez combien il y a de Canadair qui marchent, là ? Vous savez combien il y en a qui marchent ? Il y en a plus de la moitié qui ne marchent pas ou près de la moitié. La France est le pays européen le mieux équipé.
C'est pas vrai. On raconte n'importe quoi. Ça, c'est la propagande. Il y en a assez de cette propagande tous les jours. C'est que la France a acheté des avions qu'on est obligés d'aller remplir, qui doivent se poser pour être remplis, les fameux DASH, alors que les Canadair avaient l'avantage immense de pouvoir prendre l'eau tout de suite en se posant sur des lacs. C'était un outil efficace. Les pompiers sont écoeurés. Écoeurés. Alors il y a un moment dans notre pays qui a le plus fort taux de prélèvement obligatoire et qui a le niveau de dépense publique le plus élevé. Comment on n'est pas capable d'avoir les outils pour lutter contre les feux ?
Et je veux remercier les pompiers qui sont d'un courage incroyable. Vous savez qu'en France, il manque beaucoup de pompiers, sans parler de ceux qui ont été exclus parce qu'ils n'étaient pas vaccinés. Donc il y a un moment où il faudrait peut-être qu'on arrête les bavardages et qu'on ait des actes dans ce pays.
Nicolas Dupont-Aignan, sur le réchauffement climatique, est-ce que vous considérez que... Ça doit faire partie des priorités du gouvernement, des priorités de l'Union Européenne de lutter contre ce réchauffement ?
Bien sûr, mais ils font l'inverse. On n'a jamais autant rouvert de centrales à charbon. On importe du gaz naturel liquéfié des États-Unis. On va en parler précisément de tout ça. On laisse la Chine et l'Inde ouvrir des centrales à charbon tous les jours. Là aussi, on est en pleine contradiction. On est dans du baratin permanent. On va parler de ça. De l'autre côté, tout est fait pour laisser réchauffer la planète puisqu'on est dans un système de réchauffement. C'est un système mondialiste où on importe des produits du bout du monde et ça pollue beaucoup plus.
Donc on ne luttera contre le réchauffement climatique que quand on aura une vision globale et qu'on s'attaquera à ceux qui polluent le plus. Et ce n'est pas la France. La France est le pays industriel qui pollue le moins et qui contribue le moins. Alors arrêtons de culpabiliser les Français et occupons-nous des vrais enjeux. Les vrais enjeux, c'est que chaque fois que vous importez un produit allemand, un produit polonais, un produit chinois, vous contribuez à l'explosion de la planète.
Justement, la lutte contre le réchauffement climatique à l'épreuve de la guerre en Ukraine, Nicolas Dupont-Aignan, pour pouvoir se passer du gaz russe, les centrales à charbon vont tourner à plein régime cet hiver en Europe et l'Europe précisément va devoir importer du gaz de schiste venu des États-Unis. Est-ce que c'est le prix à payer pour la défense de nos valeurs, pour la défense des démocraties européennes ?
Ce que je remarque, c'est que le gouvernement et le président de la République, notamment le 14 juillet, j'ai écouté son interview, a fait une croix sur une politique indépendante de la France, notamment à l'égard de l'Ukraine. Et moi, je considère qu'on est en train d'entraîner la France et l'Europe, et l'Ukraine d'ailleurs, dans un champ de bataille qui va durer 20 ans. C'est dramatique, alors qu'il y avait une voie de paix possible. Et encore une fois, je maintiens que les dirigeants européens sont en dessous de tout, sont en train de se laisser embrigader dans une folie, une folie qui va nuire à l'Ukraine, alors qu'une initiative de paix serait élémentaire.
Je ne dis pas qu'elle réussirait, je ne dis pas que c'est facile. Attention, il y a un agresseur, c'est la Russie, on est d'accord. Mais attention, on est en train de ruiner l'Europe, ruiner l'Europe et les Français, à l'automne.
Mais ça veut dire que vous souhaitez la fin de toutes les sanctions économiques à l'égard de la Russie ?
Non, pas du tout. Je souhaite qu'on arrête de faire des sanctions contre les Français. Et je souhaite qu'on arrête de pousser la Russie vers la Chine, qu'on arrête de perdre l'Afrique, qu'on arrête de devenir dépendant.
Donc Nicolas Dupont-Aignan, vous souhaitez la fin des sanctions ?
Je souhaite une évolution des sanctions, je souhaite une proposition de paix, je souhaite aussi que l'Ukraine fasse un pas. Mais Emmanuel Macron a essayé de négocier avec Vladimir Poutine. Non, il n'a rien essayé du tout, il n'a pas fait d'offre de paix sérieuse. Je souhaite qu'il y ait un compromis, parce que ça finira bien par un compromis. Nicolas Dupont-Aignan, ce compromis, c'est à l'Ukraine de le trouver, non ? Mais c'est à l'ensemble des puissances d'arrêter de faire de la surenchère. Et ce n'est pas parce que la Russie a agressé qu'on doit nous-mêmes continuer à ne pas trouver une voie de paix sur le Donbass.
Je voudrais vous faire remarquer, pour qu'on soit précis, parce que je ne veux pas que mes paroles soient mal interprétées. La ruine de l'Europe, on est en train de ruiner l'Europe là, vient d'un conflit territorial sur 3 millions d'habitants, qui a été russe, le Donbass, pendant des années, qui a été pendant plusieurs siècles, et où une voie de paix, les accords de Minsk... C'est très important, M. Usain.
Rapidement, parce qu'on a beaucoup de choses à évoquer.
Ah oui, mais on ne va jamais au fond des choses dans ce pays. On a déjà beaucoup parlé de tout cela, et vous avez déjà exposé votre vision de la situation. Non, non, non. Les Français ont le droit de savoir qu'il y a eu des accords de Minsk, en 2015, qui avaient permis la paix, que l'Ukraine ne les a pas respectés, comme la Russie, et qu'il faut revenir aux accords de Minsk, et qu'il faut prévoir un statut d'autonomie pour le Donbass, et qu'il faut prévoir la démilitarisation de l'Ukraine, et qu'il y a une voie de paix possible avec la Russie, et que si on ne l'essaye pas, l'Europe va être ruinée pour 20 ans. Alors moi, je n'ai pas envie que l'Europe soit ruinée pour 20 ans.
Et je dis que les dirigeants européens sont en train de se tirer une balle dans le pied, si ce n'est pas dans le cerveau, c'est ce qu'a dit M. Orban ce week-end.
Est-ce que vous dites là, Nicolas Dupont-Aignan, c'est aussi quelque part que l'Ukraine a bien cherché ce qui lui arrive ? Est-ce que vous dites qu'elle n'a pas respecté les accords ?
Je dis que les torts sont partagés, oui. Et je dis que ce n'est pas une excuse pour la Russie, mais qu'en revanche...
Vous semblez légitimer.
Non, il faudra bien... Ce n'est plus le problème. Le problème maintenant, excusez-moi, c'est de savoir si les Européens vont être déclassés au XXIe siècle, au profit des États-Unis et de la Chine, si on va perdre l'Afrique, et si les Français vont vivre très mal pendant 10 ans. Voilà la réalité. Eh bien moi, j'ai envie, en tant qu'homme d'État, parce que je pense que le rôle d'un homme politique, c'est de dire aux Français la vérité, j'ai envie de dire, le président de la République nous entraîne dans la guerre, il y a presque une sorte de fatalité...
La France n'est pas en guerre, Nicolas. La France n'est pas en guerre, Nicolas Dupont-Aignan.
Mais elle participe à la guerre. Elle livre des armes et elle ne cherche pas la paix, comme le général de Gaulle l'avait cherché, comme Jacques Chirac. Elle soutient un pays qui est agressé. Maintenant, il faut peut-être passer à la suite. Il faudra bien faire la paix, vous savez. Attention, et je vous le dis, attention à ce qu'on ne paye pas très cher, très cher, une surenchère. Je vois que les États-Unis reprennent les vols habités dans l'espace avec les Russes. Je ne voudrais pas que, pour des raisons de livraison de gaz américains ou du Qatar, on précipite l'Europe.
La crise est la pénurie. Ce que nous évoquons là, cette guerre en Ukraine, en tout cas, elle va avoir une conséquence. C'est que la Russie va fermer les vannes et nous n'aurons plus le gaz au risque l'hiver prochain. Mais parce qu'on fait tout pour le faire. Le plan de sobriété énergétique voulu pour Emmanuel Macron l'hiver prochain, c'est du bon sens selon vous ou c'est inacceptable ?
Je vais vous dire deux choses. D'abord, c'est vraiment des gens qui ne connaissent pas la France. Et Emmanuel Macron est vraiment hors sol. Parce que la sobriété énergétique, je peux vous dire que la plupart des Français l'ont. Vous savez combien de personnes qui ne se sont pas chauffées l'hiver dernier ? Parce qu'ils n'ont pas les moyens.
Ils n'ont pas les moyens de le faire.
Oui. Alors, la sobriété énergétique, c'est un discours de bobos parisiens qui ne se sont jamais privés de rien.
Il peut y avoir la sobriété énergétique pour les entreprises, par exemple.
Mais les entreprises, on est en train de les ruiner, là. C'est-à-dire qu'elles ne vont plus pouvoir exporter. Donc, ce plan, vous ne le soutiendrez pas ? Les entreprises allemandes sont en train, d'ailleurs, l'Allemagne est en train de chuter pour la plus grande joie des Etats-Unis et de la Chine.
Ce plan énergétique, vous ne le soutiendrez pas ?
Mais, je suis pour la sobriété. Mais il faut arrêter de prendre les Français pour des imbéciles. Les Français se privent déjà. Si c'est être dans la joie à un litre d'essence à 2,50 euros, non. Et je crois, au contraire, qu'il faut faire baisser le prix de l'essence, que c'est l'objet du projet de loi.
Mais là, sur le gaz et l'électricité, ce plan de sobriété, il concerne le gaz et l'électricité.
Ce plan de sobriété, c'est de l'enfumage pour culpabiliser les Français à cause du réchauffement de la planète alors qu'on rouvre des centrales à charbon et faire passer la pilule d'une politique suicidaire en Ukraine. Vous dites qu'on ne peut pas aller plus loin.
Les Français font déjà suffisamment d'efforts. Mais les Français font déjà beaucoup d'efforts. Les Français ne peuvent pas faire davantage d'efforts. Mais qu'est-ce qu'ils peuvent faire ? Ne plus se déplacer ?
Ne plus aller travailler ? Je vous pose la question. Ce sont des gens qui n'ont jamais eu aucune difficulté financière qui disent cela. Les Français se privent déjà. Et la seule question qui se pose, c'est est-ce qu'ils vont pouvoir remplir leur voiture pour aller travailler ?
Alors précisément, le texte du gouvernement sur le pouvoir d'achat arrive aujourd'hui dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale. Il va y avoir des débats, bien sûr, autour des différents amendements de l'opposition. On connaît déjà les principales dispositions. On les a rappelées. Le chèque carburant, le chèque alimentaire, la revalorisation des pensions de retraite, la hausse du point d'indice. Est-ce qu'en connaissant les principales mesures, a priori, vous pouvez nous dire ce matin si vous voterez ou non ce texte ?
D'abord, ce sont des rustines. C'est mieux que rien, bien sûr. C'est mieux que rien. Mais ce sont des politiques de chèque qui ne vont pas traiter le problème. Ce que je propose, comme l'ELR, comme le RN, comme beaucoup de parlementaires...
C'est de bloquer le prix des carburants, notamment.
Mais le prix du carburant ne doit pas être supérieur à 1,50 €. Ça coûte 50 milliards d'euros du gouvernement. Non, ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Supprimer, par exemple, la TVA sur la taxe. Vous savez qu'on est le seul pays au monde, peut-être, qui a une TVA sur une taxe. Ça coûte 7 milliards. L'Angleterre, l'Italie, l'Espagne ont accepté de taxer les super-profits des entreprises qui se gavent d'argent et qui profitent de la spéculation sur le pétrole et le gaz. Ça, c'est une mesure que nous pourrions prendre demain matin, que le gouvernement refuse de prendre. Et qui ferait baisser, déjà, de 15 à 20 centimes le prix de l'essence. Donc, moi, je suis pragmatique.
Ce que je veux, c'est qu'on arrête la politique des chèques. Il y a déjà une baisse de 18 centimes qui est en cours de supprimer. Qui sera supprimée à la fin de l'année, remplacée par le chèque carburant. Oui, mais le chèque carburant, ce n'est pas un vrai chèque. Le chèque carburant, c'est une rustine. La seule question qui se pose, c'est que ce gouvernement ne veut pas aider les Français qui travaillent avec leur voiture.
C'est tout. Vous dites que c'est une rustine, mais ça va dans le bon sens. Est-ce que ça signifiera quand même que vous allez voter ce texte ?
Je ne voterai pas en l'instant ce texte, parce que j'estime que les Français comprendront très vite à l'automne que c'est une arnaque. Donc, vous allez vous abstenir ? Mais, on verra ce que je ferai. Je vais voir si mes propositions sont prises en compte. Celles des LR, celles du RN. Et je pense que nous devons faire un front uni à l'Assemblée nationale, pour bien montrer aux Français que le gouvernement se moque d'eux. Que l'enjeu, c'est de faire baisser le prix de l'essence.
Les Républicains qui, a priori, s'apprêtent. A voter le texte du gouvernement.
Eh bien, si les Républicains veulent être la route secours d'un gouvernement qui n'a rien compris à la souffrance des Français, libre à eux. Ils le paieront cher dans les urnes. Moi, je suis clair, je dis que tous ceux qui ne se battront pas pour faire baisser le prix de l'essence, eh bien, ne rendront pas service aux Français. Car, on ne peut pas aller travailler, je parle du travail. On ne peut pas faire travailler nos PME avec un litre à 2,30 euros. C'est pas possible.
Pardon, vous préférez que ce texte soit rejeté et donc que les Français ne bénéficient d'aucune aide, c'est ce que vous nous dites ? Mais ça, c'est du faux chantage.
On peut très bien rejeter le texte pour en avoir un meilleur. Et il faut être ferme vis-à-vis du gouvernement, sinon il va continuer la même politique. Si les Français n'ont pas donné les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron, c'est pas par hasard. C'est parce qu'ils ne veulent pas qu'il continue comme avant. Et actuellement, il fait semblant de faire des compromis, il n'en fait aucun. Si nous ne résistons pas à l'Assemblée pour changer de cap, à quoi servent les députés ?
Alors Emmanuel Macron, qui a tiré la sonnette d'alarme hier à l'occasion des commémorations du 80e anniversaire de la rafle du Veldiv, le président qui s'inquiète de la montée de l'antisémitisme en France, Emmanuel Macron, qui appelle les forces républicaines de notre pays à redoubler de vigilance. Comment, Nicolas Dupont-Aignan, expliquer ce constat dramatique ? Comment expliquer que la France soit devenue le pays européen dans lequel la communauté juive se sente le moins en sécurité ?
Parce qu'Emmanuel Macron, depuis qu'il est au pouvoir, n'assure pas la sécurité des Français. C'est sa seule responsabilité ? Pas seulement. C'est ancien. Mais à partir du moment où vous laissez, et on l'a vu avec ce terrible assassinat qui n'est pas lié à l'antisémitisme mais qui est lié à la violence endémique qu'il y a dans notre pays, à Angers, ces discours, on les entend depuis des années, ce sont des discours qui rendent hommage à des victimes, mais je voudrais qu'il n'y ait pas d'instrumentalisation de ce qui s'est passé dans l'histoire et que j'aimerais que les gouvernements successifs s'occupent des vrais problèmes d'aujourd'hui.
Or le vrai problème d'aujourd'hui, vous le savez, dans nos banlieues, c'est un antisémitisme qu'on connaît bien, de haine islamiste. Mais qui est lié à quoi précisément selon vous ? Pourquoi en France plus qu'ailleurs ? Parce que nous avons laissé en France s'installer un islamisme radical.
C'est l'immigration qui est à l'origine de cet antisémitisme ?
Il ne faut pas partir dans des raccourcis. Parce qu'attention, il y a quantité heureusement de personnes d'origine étrangère qui ne sont pas du tout antisémites, donc méfions-nous des amalgames. En revanche, il y a un islamisme radical. Un islamisme radical qui est laissé dans notre pays et qui produit des ravages. Et j'aimerais qu'on s'attaque à cela.
C'est dans ce contexte de commémoration que Mathilde Panot a suscité ce week-end une vague d'indignation. La présidente du groupe de la France Insoumise à l'Assemblée Nationale a demandé aux Français de ne pas oublier ces crimes. Aujourd'hui plus que jamais, dit-elle, avec un président de la République qui rend hommage à Pétain. Comment qualifiez-vous ce matin, Nicolas Dupont-Aignan, les propos de Mathilde Panot ? Je trouve que, encore une fois,
toutes ces polémiques, ces instrumentalisations politiques sur le martyr de la Shoah et sur l'Araf du Veldiv sont indignes. Et moi j'aimerais que dans notre pays, on arrête avec ces accusations permanentes, dont n'a pas été exempt non plus le président Macron dans le passé. C'est-à-dire tout ce qui n'est pas de son parti est extrémiste, tout ce qui est extrémiste est un peu suspect, etc. Il faut arrêter avec tout ça. Je crois qu'il y a des défis colossaux devant nous. Que les Français ont envie de pouvoir aller travailler, d'avoir une école qui instruit les enfants, un hôpital qui soigne, et d'être en sécurité.
Et ce serait peut-être la priorité plutôt que ces petites phrases qui ne servent à rien. Ces petites phrases ne servent à rien.
Petites phrases ou provocations indignes de la part de Mathilde Panot ?
Je n'ai pas envie de rentrer dans ce jeu, ça ne m'intéresse plus. Vous savez, j'ai été deux mois sur le terrain... Vous n'êtes pas choqué plus que ça ? Mais je suis choqué, bien sûr. Je suis choqué, j'en ai assez de tout ça. Mais si on veut continuer à ce que les Français s'abstiennent et soient écœurés de la politique, on continue comme ça. Moi, ce qui m'intéresse, c'est de résoudre les problèmes de mes concitoyens.
Nicolas Dupont-Aignan, vous l'avez évoqué. Et ça qui m'intéresse. Trois jeunes hommes de 16, 18 et 20 ans ont été tués dans la nuit de vendredi à samedi au cours d'une rixe dans le centre-ville d'Angers. Ils ont été poignardés par un réfugié soudanais en situation régulière. Sur Twitter, vous avez dénoncé le désastre de l'immigration de masse. Est-ce que ça signifie que vous souhaitez supprimer le statut de réfugié ? Bien sûr, il y a le statut de réfugié.
Je dis simplement que ce n'est pas le premier crime qui est commis par des étrangers en situation régulière ou irrégulière. Ce n'est qu'une succession. Et je remarque que les médias français sont toujours aussi aveugles à nous donner des leçons sur la terre entière, mais à jamais parler de l'origine des criminels, à ne jamais parler de ce qui se passe dans le pays. Les Français n'en peuvent plus. La sécurité n'est pas assurée. Et on a toujours M. Dupont-Moretti comme garde des Sceaux. Et on a M. Darmanin qui a eu le fiasco du Stade de France. Donc on vit dans un monde de fous.
Pardonnez-moi, ce Soudanais était un réfugié.
Comment faut-il se croire ? Il avait déjà été réfugié. Il avait déjà eu affaire avec la justice, donc il ne devrait plus être réfugié. Donc en vérité, on s'aperçoit que l'État n'assure plus son rôle. Écoutez, on ne peut plus se faire soigner à l'hôpital. Nos enfants ne sont pas instruits à l'école. Et la sécurité n'est pas assurée. On comprend que les Français sont un peu en colère. Et ils ne peuvent plus vivre de leur travail. Et on est le premier pays de la dépense publique. J'ai écrit un livre où va le pognon. Est-ce qu'il est normal de donner 10 milliards à l'Union européenne ? Est-ce qu'il est normal de donner des milliards pour l'immigration ?
Est-ce qu'il est normal de perdre 20 milliards ? On est fausse carte vitale. Enfin, moi j'aimerais qu'on utilise l'argent public pour régler les problèmes des Français. Ça paraît curieux. Alors ce n'est pas les grandes polémiques du week-end, je suis désolé, mais c'est la vie des gens.
Nicolas Dupont-Aignan