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ChroniqueCNEWS (sur Dailymotion)· 12 juillet 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergie

«En tant qu’économiste, il y a de quoi s’interroger sur les compétences de Sandrine Rousseau»

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

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    « Toutes les lois sur les avancements que l'on a demandées par diverses manifestations que l'on a faites, pour essayer de faire avancer l'agriculture et essayer de simplifier un petit peu le cadre réglementaire, elle a toujours voté contre. »
  • 1:43InvitéFait
    « « Je suis désolée, on importe toujours plus de production, de nourriture ». »
  • 5:27InvitéFait
    « on a davantage de contraintes liées à la production que dans d'autres pays européens. »
  • 6:03InvitéFait
    « À un moment donné, l'écologie telle qu'il la revendique n'aboutit finalement qu'à réduire les effectifs encore plus des agriculteurs français. »

Temps de parole

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Invité

Oui, bien sûr. On a voulu lui expliquer quel est notre quotidien. On a voulu surtout lui dire qu'en tant qu'élu de la République, ses propos avaient forcément un impact, un impact directement déjà sur nous, agriculteurs. On ne peut pas laisser se dire tout et n'importe quoi. Notre profession est dans une situation extrêmement compliquée, extrêmement délicate. On est en crise depuis bon nombre d'années. Et des personnes comme celle-là font à elles seules énormément de mal. Quand elle dit que la rentabilité n'est pas corrélée au revenu des agriculteurs, en tant qu'économiste, il y a de quoi s'interroger sur les compétences de cette personne.

Écoutez, c'est quand même extrêmement grave de voir qu'elle ne considère absolument pas notre métier et que le revenu pour elle n'est pas lié à la rentabilité de nos exploitations agricoles. Toutes les lois sur les avancements que l'on a demandées par diverses manifestations que l'on a faites, pour essayer de faire avancer l'agriculture et essayer de simplifier un petit peu le cadre réglementaire, elle a toujours voté contre. Elle est tout le temps en train de nous mettre une cible dans le dos. Sauf que le problème, c'est ce qu'on a essayé de lui dire, mais elle s'est échappée avant. L'échange a duré à peine deux minutes, je pense.

Parce qu'à un moment donné, il fallait qu'elle soit confrontée aux agriculteurs, les personnes sur qui ces propos ont un impact, au-delà du buzz médiatique qu'elles recherchent. C'est qu'en fait, plus il y a les politiques écologistes, qui n'est pas qu'à l'Assemblée nationale, qui est dans toutes les sphères partout en France, depuis le temps qu'il y a cette politique environnementale dans toutes les strates de la politique française, « Je suis désolée, on importe toujours plus de production, de nourriture ». Ça a le contre-effet complètement de l'ambition qu'ils essaient de porter.

Donc il est temps qu'ils se remettent en question, il est temps qu'ils cessent cette politique-là et qu'ils nous ciblent sans arrêt, nous, avec des propos qui sont complètement faux, déjà d'une part. En fait, ce qu'il faut toucher du doigt, c'est que leur politique ne fait que cesser, n'a d'impact que sur les producteurs français et ça laisse place finalement à toujours plus d'importations. Donc attention à leurs actions parce que, véritablement, l'impact qu'ils ont, c'est sur nous, ce n'est pas sur tout ce qui arrive d'ailleurs, que la population française rejette. On a l'impression aussi un petit peu, pardonnez-moi l'expression, mais qu'elle vous explique la vie à certains moments.

Elle est notamment face à un agriculteur, j'imagine que vous le connaissez, il raconte que ça fait quatre ans qu'il ne tire aucun revenu, qu'il n'a plus les moyens de gérer ses enfants, qu'il roule avec la voiture de ses parents parce qu'il ne peut pas en avoir une. Et finalement, l'argument, et vous l'avez utilisé dans la première réponse, elle vous dit qu'elle, elle est économiste. On a l'impression qu'en tant qu'économiste, elle vous explique un peu que si vous ne vous en sortez pas, c'est presque un peu de votre faute. C'est ce que je retiens de l'échange. Je ne sais pas si ça a été aussi votre avis, Karine Duc. Oui, oui, effectivement, c'est tout à fait ça.

Elle était très pédante, très hors sol, exactement tout ce qu'on déteste finalement parce que je pense qu'elle a des œillères particulièrement vis-à-vis de notre profession. Elle pense qu'il faut qu'elle vienne visiter certaines structures et encore, je ne sais pas si maintenant, je pense qu'elle a dépassé les bornes, les agriculteurs ne veulent plus la recevoir, ou en tout cas une bonne majorité des agriculteurs. Mais oui, effectivement, c'est inadmissible qu'une élue de la République ait des propos aussi agressifs et aussi, oui, elle est pédante, elle est pédante en permanence et ce n'est pas digne de son mandat.

Ce n'est absolument pas digne de l'écueil que l'agriculteur essayait de lui détailler. Il en avait vraiment gros sur la patate. Il a dit ce qu'il avait à dire avec l'émotion parce que ça faisait des années qu'il entendait et parce que ses propos avaient vraiment un impact sur lui, sur son quotidien, sur ses difficultés qu'il a à traverser tous les jours. Mais c'est lui et c'est tant d'autres. Il faut que cette personne comprenne que ses propos, ses buzz médiatiques, parce que finalement, c'est parce qu'elle n'a pas de fond qu'elle essaie de vivre et de vivre médiatiquement au travers de ses buzz.

Écoutez, ça a un impact et nous, on était là pour la confronter à ses propos, pour lui dire que tous ses propos ont des conséquences et il faut qu'elle y fasse face. On a l'impression finalement qu'il y a d'un côté l'idéologie écologiste. Si on écoute Sandrine Rousseau, j'imagine qu'elle considère qu'elle est la plus à même de protéger la planète. Et puis, il y a ceux qui protègent aussi notre nature et notre alimentation au quotidien. Ce sont vous, les agriculteurs. Et depuis toutes les crises, depuis toutes vos revendications, on a l'impression que le divorce, il est quand même relativement consommé entre les écolos.

Et vous, certains de vos collègues agriculteurs nous disent que c'est avec les écolos qu'ils ont le plus de mal à discuter. Ça peut presque sembler paradoxal finalement. Oui, effectivement. C'est l'écologie punitive permanente française qui fait que nous n'arrivons pas à, on va dire, à avancer et à avoir des réglementations qui soient un peu plus cohérentes et rompre cette concurrence déloyale qu'on a déjà au niveau intra-européen. C'est inconcevable, et c'est à cause de personnes comme elles, pas qu'elles, mais des personnes comme elles, qu'en France, je suis désolée, on a davantage de contraintes liées à la production que dans d'autres pays européens.

Ça, c'est quand même quelque chose qui est inconcevable. La concurrence déloyale intra-européenne, elle existe bien. Et ça, c'est dû à un paquet de normes environnementales qui nous contraignent et qui font que l'on n'est pas compétitif parce qu'on a tout un tas de, on va dire, de charges, on va dire, administratives, réglementaires qui font qu'on s'en sort pas. Je suis désolée. À un moment donné, l'écologie telle qu'il la revendique n'aboutit finalement qu'à réduire les effectifs encore plus des agriculteurs français. Donc, c'est le contre-effet. Et la finalité, c'est quoi ? C'est toujours plus d'importations. C'est toujours plus de productions qui arrivent d'ailleurs.

C'est de l'eau qui arrive sous forme de fruits et légumes d'ailleurs. C'est exactement ce, normalement, ils sont censés combattre. Donc, plutôt que de nous soutenir, sans cesse, ils n'arrêtent pas d'accabler nos méthodes de travail alors qu'on est l'une des professions, si ce n'est la profession la plus déjà contrôlée. Et moi, je redemande véritablement à ce qu'on cesse d'être dans des discussions aussi stériles avec des personnes comme celle-là et que les Français nous fassent véritablement confiance parce que je vous assure que si on ne préserve pas les agriculteurs et l'agriculture française, ça en est fini.