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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 24 novembre 2023 79 minAutoproduitActualité / polémiqueSolidarités & familleÉducation & rechercheTravail & emploiSécurité

Pourquoi le gouvernement a peur de la jeunesse ? | conférence AMFIS 2023

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 48 %Attaque 43 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Fait
    « le gouvernement n'a pas peur de la jeunesse parce que la jeunesse ça ne veut absolument rien dire parce que la jeunesse ça veut tout rien dire il faut plutôt parler des jeunesses »
  • 4:00Fait
    « on a vu comme pour les écologistes une répression qui a fait preuve de leur du côté terrifiant »
  • 8:00Fait
    « vous avez même tout ce mouvement de précarité qui s'est institutionnalisé avec l'alternance »
  • 10:00Fait
    « le gouvernement il aura peur de ses jeunesses à partir du moment où elle convergeront les unes avec les autres »
  • 12:00Fait
    « on a un intérêt qui est déjà un intérêt générationnel mais qui est aussi un intérêt de classe »
  • 14:00Fait
    « le gouvernement a reculé sur le SMI obligatoire dès lors qu'il y avait une mobilisation lycéenne qui allait jusqu'à 400 lycées bloqués »
  • 0:15Promesse
    « on se bat pour qu'au final ils aillent au combat et ils aillent chercher une victoire qui leur permettent plus d'égalité »
  • 0:30Fait
    « la jeunesse dans les quartiers populaires elle les politisée »
  • 3:00Chiffre
    « on a obtenu que des miettes mais pour vous dire de base ça devait être bien bien pire »
  • 3:30Chiffre
    « 30 euros en plus on a réussi à obtenir une bourse une majoration sur pour les étudiants d'outre-mer »
  • 9:00Fait
    « il y a un mouvement social de jeunesse française qui est en train de se reconstruire »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour à toutes et à tous bienvenue à cette conférence qui pose la question suivante le gouvernement a-t-il peur de la jeunesse je vais répondre d'emblée en vous disant que non le gouvernement n'a pas peur de la jeunesse parce que la jeunesse ça ne veut absolument rien dire parce que la jeunesse ça veut tout rien dire il faut plutôt parler des jeunesses il y a des jeunesses qui ont des conditions sociales des conditions matérielles qui sont très très différentes dès lors le gouvernement a peur des jeunesse ça par contre c'est une garantie on a pu le voir par exemple quand il y a eu les mouvements climat et je pense que c'est important de rappeler que c'est cette jeunesse là qui a été la première à organiser des grèves à l'échelle mondiale pour le climat et ça ça a été terrifiant pour le gouvernement pour tous les gouvernements et alors ils ont trouvé la méthode très simple qui est la méthode du greenwashing c'est-à-dire on vous tape dans la main en disant oui vous inquiétez pas vous pouvez vous mobiliser et ensuite à la fin rien ne change résultat vous avez une jeunesse écologiste qui a des mouvements des moyens d'action qui sont de plus en plus radicaux et quand on voit la répression qui est faite sur le mouvement écologiste et bien on peut dire que oui le gouvernement il a peur de cette jeunesse écologiste le gouvernement il a aussi peur de la jeunesse qui marche pour Adama de la jeunesse qui a participé aux révoltes des quartiers populaires pour dire que non non il fallait que les violences policières l'unité elle cesse et on a vu la répression qui a été utilisée contre ces jeunes désespérés de l'inaction politique et on a vu comme pour les écologistes une répression qui a fait preuve de leur du côté terrifiant oui je veux des questions c'est un peu trop fort excusez-moi peut-être baisser le son mais regardez à côté vous avez un meeting énorme ils vont essayer de d'outre passer vous avez aussi un gouvernement qui a peur d'une jeunesse mobilisée pour le service public et particulièrement pour le service public de l'éducation rappelez-vous du mouvement contre parcoursup qui a été un immense mouvement dans les universités et qui a fini comme pour mouvement écologiste comme pour le mouvement contre pour la justice sociale et contre les violences policières qui a terminé dans la répression et vous avez aussi des lycéens et des lycéens qui se sont mobilisés notamment pendant le mouvement des gilets jaunes et encore une fois ça a été la même réponse la répression et vous vous rappellerez de ces jeunes à genoux main sur la tête à Mantes-la-Jolie vous avez aussi un gouvernement qui a peur de cette jeunesse qui a porté le gilet jaune parce que oui cette jeunesse là elle existe aussi et comme toutes ces autres jeunesses qui se retrouvent à avoir des précarités dans l'éducation publique dans l'enseignement supérieur qui se retrouvent à avoir des difficultés d'accès au logement parce qu'il y a une lame de fond aujourd'hui une lame de fond économique qui est dû qui est dû capitalisme qui rend l'accès au logement de plus en plus difficile vous avez une ultra concentration du logement privé qui empêche l'achat pour les jeunes vous avez aussi une ultra précarisation des métiers où vous avez beaucoup de jeunes qui se retrouvent à avoir des métiers précaires en CDD en intérim et vous avez même tout ce mouvement de précarité qui s'est institutionnalisé avec l'alternance et vous avez notamment ces jeunes travailleurs qui se sont retrouvés dans le mouvement contre la réforme des retraites vous avez d'autres mouvements je peux parler du mouvement féministe je peux parler du mouvement pour les droits LGBT et je vous explique tout ça et je vous ai dit qu'il a pas peur de la jeunesse mais qu'il a peur de toutes ses jeunesses parce que chaque fois que ces jeunesse là se mobilisent sur leur sujet il y a qu'une seule réponse c'est la répression et il y a un tournant qui a eu lieu avec Gérald Darmanin notamment et avec aussi Christophe Castaner ou la répression contre les jeunes c'est totalement banalisé et ça il y a un paroxysme qui a été atteint dans les rues des villes dans lesquelles des jeunes étaient arrêtés arbitrairement lorsqu'ils participaient à des manifestations spontanées contre la réforme des retraites le message de faire passer aujourd'hui c'est que le gouvernement il aura peur de ses jeunesses à partir du moment où elle convergeront les unes avec les autres parce que on a un intérêt qui est déjà un intérêt générationnel mais qui est aussi un intérêt de classe parce que sur les milliardaires qui sont en grande partie responsable de la situation c'est la question du combat écologique et parce que avec le combat écologique on est capable de remettre en cause les structures du capitalisme on pose alors la question de l'accès à l'emploi des jeunes on pose la question de l'accès au logement et on pose aussi la question d'une autre société d'une société dans laquelle on a la libre détermination de son genre dans laquelle on a le droit d'aimer qui l'on veut sans avoir à répondre aux insultes ou aux injonctions de certaines et certains bref c'est cette convergence que nous allons discuter et que nous allons essayer de continuer d'organiser aujourd'hui avec nos invités et les néo-orches et Léonore Schmitt secrétaire national de l'alternative et porte-parole porte-parole de l'Union étudiante puisqu'il y a eu des changements et ma fourreau coanimatrice des jeunes insoumis et Madness Nadal secrétaire national à la voie lycéenne alors mes chers et j'ajouterai aussi une dernière chose parce que c'est Jean-Luc qui m'a fait la réflexion quand on en discutait il y a quand même quelque chose qui est impressionnant avec le mouvement social de jeunesse c'est déjà l'intensité la force la plus ralité et aussi ses portes paroles parce que oui dans tout mouvement on se trouve avoir des portes paroles et vous avez ici un beau panel de porte-parole du mouvement social de jeunesse et je crois que ça fait longtemps qu'on a pas connu ça et c'est une véritable fierté de vous accueillir tous les trois toutes les trois je suis sûr qu'avec vous on ira loin merci beaucoup pour l'invitation à cette conférence et à ses enfants de manière générale et effectivement je suis très contente aussi de participer à cette table ronde avec vous alors moi je vais pas essayer de revenir ici sur le titre de la conférence en cherchant à vous convaincre que oui on peut dire que le gouvernement il a peur de la jeunesse parce que on le sait on l'entend sur tous les plateaux télé à chaque mobilisation depuis des années on l'a entendu encore dans le mouvement social contre la réforme des retraites que les macronistes disaient que la jeunesse se mobilise c'était leur hantise on connaît la théorie du tube de dentifrice comme quoi quand la jeunesse sort c'est impossible de la faire rentrer à nouveau chez soi et puis on a toutes et tous en tête aussi un peu l'image d'Épinal de Mai 68 avec des centaines de milliers d'étudiants mobilisés dans la rue mais bon en soit une fois qu'on a dit tout ça une fois qu'on a dit que oui le gouvernement a peur de la jeunesse on n'a pas forcément dit grand chose si les gouvernements successifs ils ont peur de la jeunesse c'est parce que dans l'histoire celle-ci elle a pu faire office justement d'étincelle c'est parce que la jeunesse elle a cette capacité d'entraînement pour tout mouvement social pour laisser au syndicat professionnel au derrière et aux travailleuses mobilisée le temps de pouvoir préparer la grève et le temps de renforcer le mouvement la jeunesse on sait elle est en capacité de partir très vite dans un mouvement social mais elle est aussi en capacité de tenir sur la durée et d'incarner une radicalité je parlais de mes 68 ben en mai 68 c'est la mobilisation justement des étudiants qui va pouvoir être le point de départ de l'un des plus grands mouvements de grève que notre pays a connu en 1986 il y a la loi de vaquer qui visait instaurer la sélection à l'université et face à ça il y a une mobilisation étudiante qui va permettre à la fois de faire démissionner un ministre et de faire reculer un gouvernement et un petit en 2006 elle a fait retirer également une loi on a beaucoup parlé en utilisant l'exemple du CPE ces derniers mois dans la dans la bataille contre la réforme des retraites et elle a permis à ce moment-là de faire chuter poétiquement le Premier ministre de l'époque Dominique de Villepin donc lui le gouvernement il a peur de la jeunesse c'est indéniable et on le sait tous et c'est bien pour ça qu'il n'a un seul projet qu'il a qu'un seul projet pour nous qui illustre justement parfaitement la vision qu'il a de la jeunesse c'est soit le garde à vous avec la jeunesse au pas à travers le SNU soit la garde avec la jeunesse qui a été mise à genoux comme on l'a vu Louis de Mantes-la-Jolie mais aussi là pendant la mobilisation contre la réforme des retraites après le 49-3 quand les policiers utilisaient justement la matraque contre le moindre jeune qu'ils attrapés dans les manifs nocturnes et qu'après ils ont emmenaient au commissariat mais on le sait que le gouvernement a peur de la jeunesse et du coup ça ne suffit pas la question c'est maintenant comment est-ce qu'on fait pour que la jeunesse du coup se mette en mouvement pour lui imposer une défaite et pour répondre à cette question on doit d'abord du coup faire le bilan aussi de la mobilisation qu'on a connu ces derniers mois d'abord on vient de connaître une mobilisation qui est absolument inédite je pense que tout le monde participe partage cette idée ici tout simplement c'était la mobilisation la plus importante de l'histoire de notre pays pour la jeunesse c'était la mobilisation la plus massive depuis 2006 et la lutte donc contre le Contrat Première Embauche contre le CPE en quelques chiffres cette mobilisation c'est plus de 80 établissements qui vont être bloqués en même temps au plus fort de la mobilisation dans l'enseignement supérieur et 175 établissements mobilisés sur l'ensemble de la période c'est également plus de 500 000 jeunes présents dans les rues le 23 mars cette mobilisation elle marque également le renouveau du syndicalisme étudiant alors du coup Louis a fait une petite une petite gaffel là-dessus effectivement nous notamment il y a eu la création de de l'Union étudiante à ce moment-là mais c'est un ça marque un renouveau parce que on a un syndicalisme étudiant qui était au plus bas ces dernières années mais il faut également faire preuve d'humidité et savoir aussi tirer une analyse critique puisque aussi forte soit elle cette mobilisation elle a pas permis le retrait de cette réforme elle a pas permis d'obtenir une victoire bien sûr tout ne reposez pas non plus sur le dos des étudiants on aurait peut-être pas réussi à faire tomber ce gouvernement nous-même mais il y a quand même plusieurs raisons qui expliquent cet échec de la mobilisation et sur lesquels il faut revenir pour pouvoir faire mieux plus tard la première raison c'est une précarité étudiante qui a été exacerbée comme jamais ces dernières années toutes les politiques qu'amenées manuel Macron elle vise justement à ça et on le voit bien quand son premier acte de mandat en 2017 c'est la baisse des aPL toutes ces politiques du coup elles vise juste à nous obliger à travailler à n'importe quel prix et dans n'importe quelle condition et à casser toutes les mobilisations et toutes les formes de mobilisation des étudiants et des étudiantes car quand vous avez en plus de vos cours une trentaine d'heures de travail par semaine vous imaginez bien que vous n'êtes pas les plus disposés pour pouvoir vous mobiliser à côté quand vous passez vos journées à avoir faim à réfléchir à où est-ce que vous allez pouvoir dormir le soir dans les dans les pires cas et ben là vous n'êtes pas non plus le plus les plus disposés à vous mobiliser et donc c'est là que la volonté de Macron de précariser la jeunesse elle a été mûrement réfléchie aussi pour affaiblir notre potentiel de mobilisation mais il y a aussi une deuxième raison qui explique notre échec c'est que malgré des niveaux de mobilisation de blocage et de nombre de manifestants extrêmement hauts tout ça c'est arrivé en retard par rapport à la mobilisation générale quand le nombre de jeunes dans les dans les cortèges augmentés notamment à la fin du mois de mars c'était au moment où le nom global de manifestants dans le pays diminué et c'est ça le problème que nous avons eu dans cette mobilisation parce que soyons clairs lorsque la dernière la première pardon date de mobilisation le 19 janvier on voit des niveaux de manifestants qui sont les plus élevés que toutes les dernières manifestations qu'on a connues dans la dernière décennie et que face à ça Macron il bouge pas on se doute bien que c'est pas avec un ou deux millions de manifestants supplémentaires qu'on aurait pu gagner tellement on avait une radicalisation du pouvoir qui a été exacerbée en face de nous de même je parle des établissements bloqués je pense que ma nièce en parlera également pour les lycées mais on sait bien que si on avait bloqué toutes les facs et tous les lycées en même temps ça n'aurait pas non plus permis d'obtenir une victoire parce que derrière il faut également le blocage économique parce que c'est ce rapport de force là qui permet d'obtenir une victoire et de mettre Macron au pied du mur et c'est là du coup qu'il faut pas se tromper le blocage des établissements ça n'a jamais été une fin en soi ça n'a été toujours qu'un moyen pour montrer aux travailleurs aux travailleuses qui faisait grève qui bloquait leur lieu de travail qu'il n'était pas seul que la dynamique était là et que c'était en continuant de cette manière là qu'on arrivera à faire tomber cette réforme et le gouvernement avec elle et c'est donc entre autres parce que nous n'avons pas réussi à avoir le même niveau de mobilisation en même temps au même moment que nous avons perdu cette bataille là et donc ça on doit en tirer des on doit en tirer des éléments de cet échec si on veut pouvoir gagner la prochaine fois l'élément principal c'est que cette mobilisation de la jeunesse elle a été permise par la reconstruction de syndicat étudiants locaux université par université c'est ça on le voit quand les premières dates d'assemblée générale elles sont elles sont nées d'un appel justement national le coordonné par les principaux appareils étudiants pour pouvoir poser des dates de blocage derrière pour pouvoir avoir une action coordonnée pour ne pas répéter les erreurs du passé sur ces sur ce sujet là on voit justement bien l'outil syndical qui a permis cette organisation là et c'est pour ça aussi qu'il faut pouvoir tirer le bilan de certains éléments alors du coup parce que on est aux amphis notamment la question du blocus challenge qui a assurément fait péter un câble au facho droite qui a permis d'avoir un éco médiatique assez important mais en tant que syndicaliste je pense que je peux le dire ça n'a pas forcément fonctionné ça n'a pas fonctionné parce que les blocages dans les facs c'est dans les facs comme dans les lycées c'est avant tout le résultat des forces syndicales organisées qui font le travail en amont et qui permettent du coup d'avoir une mobilisation le jour où le jour où ça ça tombe dire cela donc c'est pas forcément pour prêcher pour ma paroisse c'est juste rappeler que le meilleur moyen qu'une mobilisation arrive ce n'est pas arrivé le jour de la mobilisation comme si de rien n'était mais c'est bien en amont tout au long de l'année à les conscientiser à les politiser et mener ce travail là tout au long de l'année donc sur nos campus et ça c'est ce qu'on fait c'est ce qu'on fait en tant que syndicat étudiant dans nos universités quand on s'exerce par exemple aux interventions en amphi quand on organise dans nos facs des assemblées générales quand on organise l'activité militante on prépare des outils de mobilisation qui se retrouvent utile le jour où une mobilisation à l'éclate et dans le cas présent on l'a vu sur cette mobilisation la carte des universités est plus mobilisée elle coïncide justement avec l'implantation des forces syndicales étudiantes maintenant une fois que j'ai posé ce constat là la question c'est du coup quel déboucher on y apporte moi je considère en tout cas que la jeunesse est d'autant plus la jeunesse scolarisée elle a un potentiel révolutionnaire qui est relativement fort mais un potentiel révolutionnaire ça suffit pas non plus à faire la révolution la question maintenant qui doit nous animer c'est comment est-ce qu'on va aller structurer notre milieu et comment est-ce qu'on va mobiliser concrètement dès la rentrée moi j'en suis convaincue pour ça il y a un outil il y a un outil qui est le syndicalisme étudiant face aux attaques toujours plus violentes envers nos concave social on a besoin aujourd'hui d'un outil qui puisse nous permettre de coordonner des actions qui puissent nous permettre de coordonner des assemblées générales des blocages sur l'ensemble du territoire et qui puisse avant tout donner un cap stratégique à une mobilisation face à la fascisation du pouvoir et contre les politiques d'extrême droite que mène notre gouvernement pour pouvoir se former pour pouvoir conscientiser tout un chacun et faire infuser les idées de notre camp social on a besoin d'un outil car ici personne ne peut être certain que notre organisation existera toujours d'ici un an ou deux sont les dérives autoritaires du gouvernement et les attaques fascistes envers nos camarades je viens dresser en premier bilan de la mobilisation je parlais des obstacles de la précarisation de l'individualisation de la jeunesse alors à nous maintenant aussi d'aller créer du collectif d'aller organiser la solidarité afin de permettre que l'on soit toutes et tous armés idéologiquement pour affronter les défis qui nous attendent et être en capacité de faire gagner une fille et notre camp pour l'Union étudiante la rentrée ce sera notamment la mobilisation la plus massive possible à la date du 23 septembre pour la fin du racisme systémique des violences policières pour la justice sociale et les libertés publiques ce sera également ce sera également tout au long de la rentrée donc des septembre une campagne pour dénoncer un gouvernement qui a permis à la France de passer le cap des trois millions de millionnaires mais qui continue de nous dire qu'il n'y a pas d'argent pour financer le repas à 1 euro pour seulement 3 millions d'étudiants alors oui l'histoire est lente elle est cruelle oui nous sommes plus habitués au soir de défaite qu'au matin triomphant mais la lutte elle continue la lutte celle qui ne va nous permettre d'obtenir des victoires matériels de défendre nos droits d'apporter un débouché à tous les jeunes qui ont découvert la force du mouvement social ces derniers mois et d'apporter un débouché à toutes celles et ceux qui ont cru qu'un autre monde était possible et qu'on pouvait encore transformer durablement notre société [Applaudissements] chez moi après ok ah oui non je veux pas paraphraser ce qui a été dit par Elena parce que même si c'est appliqué au lycée au final il y a pas mal d'enseignements qu'on tire en commun avec l'Union étudiante mais ce que je voudrais dire c'est que on peut se poser les questions de pourquoi la contestation contre la réforme des retraites elle a pas abouti un retrait de cette réforme on peut dire c'est parce qu'il y a pas eu assez de laisser bloqué pas assez d'usine passer d'université etc mais je pense que on peut très bien critiquer la stratégie qui a été celle de l'intersyndicale à laquelle la voix lycienne appartient mais nous le choix qu'on a fait c'est à la fois de porter nos doigts à l'intérieur de cette interse syndicale et à la fois de dire que oui peut-être que parfois c'est pas exactement ce qu'on voudrait mais que l'unité l'unité des forces sociales lors de cette contestation elle était nécessaire et elle a permis que y ait au maximum 3,5 millions de personnes qui se mobilisent alors après il y a aussi eu un mouvement de jeunesse qui comme tu l'as dit elonor c'est un peu c'est un peu déclenché en fait en décalage avec le début du mouvement social en général et nous la voie lycéenne avec l'Union étudiante qui s'appelle pas comme ça à l'époque et avec les organisations de jeunesse on avait appelé à la marche du 21 janvier justement pour qu'on puisse lancer cette mobilisation le plus tôt et le plus fort possible alors après on peut tirer les les enseignements de cet échec qui a eu sur la réforme de retraite parce qu'il faut il faut dire les termes aussi mais je pense que ce qu'il faut retenir c'est que l'unité peut-être qu'elle a pas été assez forte quand il le fallait et que à chaque fois ça doit être un moyen qui qui doit permettre en fait de gagner des victoires l'autre chose c'est qu'en fait le mouvement de jeunesse il sait pas déclenché justement au moment où il y a eu l'annonce de cette réforme des retraites mais il s'est déclenché au moment où il y a eu le 49-3 c'est à dire que nous on a vu un vrai vrai une vraie mobilisation qui a pris de l'ampleur à ce moment là avec les manifestations spontanées place de la Concorde et ailleurs et avec ensuite des dates qui ont été impulsées par l'intersyndical lycéenne et qui ont fait que au maximum de la mobilisation on a eu 400 lycées bloqué ce qui était pas arrivé depuis des dizaines d'années et je pense que on peut pas arriver à attirer les conclusions de ce qui s'est passé sans aussi savoir les victoires qu'on a eu et on peut toujours dire qu'on aurait fait mieux etc mais je pense qu'il faut aussi savoir ça c'est que le gouvernement a reculé sur le SMI obligatoire dès lors qu'il y avait une mobilisation lycéenne qui allait jusqu'à 400 lycées bloqués et ça veut dire qu'on a une force qui est possible qui est entre nos mains et qu'on va devoir maintenant utiliser là où je voudrais venir aussi c'est que pendant cette réforme des retraites ça a été le cas pour beaucoup d'organisations et particulièrement la nôtre on a pris énormément énormément d'ampleur énormément de militants et cette force qu'on a acquise désormais il va falloir aussi et ça va être l'enjeu de cette rentrée également qu'on sache l'utiliser pour faire de la véritable action syndicale c'est-à-dire que maintenant qu'on a une base militante qui s'est beaucoup consolidé avec cette contestation il va falloir à l'essence servir il va falloir aller faire de la conscientisation et ça va commencer avec une campagne de rentrée que nous on va faire sur la santé mentale qui est un sujet beaucoup trop oublié chez les et il faut pas qu'on oublie que l'outil syndical qu'on a entre nos mains et je parle en tout cas pour la voie lycéenne il s'arrête pas simplement à dire que grâce à ça on va aller faire de la conscientisation chez les gens et que après par magie soit il y aura une mobilisation soit il voteront et puis c'est la responsabilité des gens cet outil syndical il doit permettre aussi de mener une action c'est à dire que quand il y a un problème de pouvoir d'achat c'est pas à nous d'attendre que l'assemblée fasse des lois parce que en général ça résout pas les problèmes surtout avec le pouvoir qu'on a actuellement c'est à nous d'aller faire des grèves d'aller soutenir les piquets de grève des personnes qui se mobilisent pour leur pouvoir d'achat et c'est nous à nous aussi quand il y a des problématiques sur l'éducation à lancer des blocages de lycée parce que mine de rien c'est comme ça qu'on obtient des victoires et donc maintenant bon bah on va faire ce qu'on sait faire c'est à dire de l'action syndicale et l'action syndicale ça va passer par justement ce mouvement qu'on voit aussi soutenir le 23 septembre contre l'antiracisme puisque le meurtre de Naël a été aussi un déclencheur de l'engagement de la jeunesse Naëlle a été tué par la police française la même police qui vient agresser les lycéens lorsqu'ils vont bloquer leurs établissements et d'ailleurs on commence à nous parler dark republicain alors que c'est à ce moment précis où les groupuscules fascistes semaine se mêlent avec les groupuscules pour le coup de CRS pour aller tabasser les lycéens et les empêcher d'exercer ce droit démocratique de blocage alors après on peut discuter des stratégies blocus challenge pas blocus challenge honnêtement c'est pas vraiment ça qui compte ce qui compte c'est qu'il y a eu 400 lycées bloqués et maintenant on face à toutes ces problématiques qui vont se s'amener à nous et je peux vous dire qu'il va y en avoir pêle-mêle on a quand même parcoursup qui fait que cette année 80 000 lycéens c'est à dire à peu près 10% des personnes qui ont fait une demande sur la plateforme n'ont toujours pas à l'heure où je vous parle d'admission je sais pas si on se rend bien compte de ce qui est en train de se passer c'était pas du tout le cas avant que cette plateforme soit mise en place et ça veut dire qu'il y a 10% des gens qui au final ont demandé une formation et là ils sont à la rentrée qu'est-ce qu'ils vont peut-être bosser au McDo au Burger King peut-être aussi moi mais après voilà mais pour le coup ça veut dire que quand même il y a une précarisation de la jeunesse qui a été lancée par le gouvernement et qui va continuer aussi par par la réforme des lycées professionnels cette réforme qui on en parle pas assez va mettre les lycéens 50% du temps en entreprise et les payer à 10 % du SMIC c'est à dire qu'on va leur dire tiens regardez on vous enlève quelques savoirs fondamentaux mais par contre vous allez être payé 200 balles par mois pour aller pour aller travailler en entreprise et je vais vous dire je vais aller un peu plus loin sur cette réforme des lycées professionnels ça c'est la première réforme qu'on a ils se sont déjà attaqué au bac général maintenant il s'attaque au bac professionnel ce qui va venir ensuite c'est tout simplement la destruction de cet appareil des lycées professionnels qui a été mis en place par la gauche à la suite de la Libération et Le but au final c'est juste de devenir ce que sont les apprentissages d'aujourd'hui c'est grosso modo de mettre les jeunes qui ont pas le capital culturel et économique de les mettre à l'usine ou en entreprise le plus tôt possible pour qu'il puisse plus en sortir après c'est ça la vérité de cette réforme du lycée professionnel et elle a été demandé par le MEDEF et c'est à la ligne ce qui figure dans les projets du gouvernement il faut pas se tromper ce gouvernement ne sert en aucun cas les classes populaires ou alors la jeunesse il sert les intérêts des plus riches et c'est aussi ce que fait parcoursup avec ce trial puisqu'on se rend compte que depuis que le nouveau bac a été mis en place on a 50% des femmes qui ne vont plus enfin dans les filières mathématiques il y a 50% de femmes en moins depuis cette réforme ça veut bien dire qu'on veut réserver les meilleurs emplois les meilleures formations par des critères qui sont ceux de la société de la classe dominante c'est-à-dire des critères de classe et des critères de genre et on voit qu'aujourd'hui les seuls objectifs de ce gouvernement c'est de faire du tri social dès qu'il le peut parce que c'est par ce trit social que cette société met en place sa domination il faut bien qu'on comprenne ça nous si on dit que c'est par l'éducation qu'on change le monde c'est aussi parce que en face c'est aussi parler d'éducation qui change le monde quand Emmanuel Macron nous dit qu'il va reciviliser et qui dit dans la même interview qui va avancer au 20 août les les la rentrée scolaire pour les personnes alors il dit pas trop mais on a bien compris que ça mi bout à bout avec il parlait des soi-disant émeutes etc on a bien compris que grosso modo c'est les racisées qu'on veut mettre qu'on veut mettre en classe et en tout cas c'est les classes populaires qu'on veut empêcher d'endroit aux vacances parce qu'il serait pas assez éduqués mais au fond ça sert un seul narratif ce narratif c'est un mépris populaire un mépris des personnes issues de l'immigration et au final ça va servir la même chose la fascisation générale de toute la société qui commence quand monsieur Darmanin nous dit que le rassemblement national est un parti républicain il faut pas se tromper tout ça mi bout à bout produit une dérive une destruction des services publics de l'éducation une destruction des services publics en général et au final pour que les gens se tournent vers la solution soit disant de facilité une solution de repli une solution de racisme et une solution au final qui va faire que nos droits sociaux vont être réduits par ceux qui nous disent que si on en a plus c'est à cause des immigrés [Applaudissements] bonjour à toutes et à tous alors pour commencer pour compléter les interventions précédentes je voudrais revenir sur un discours qui est un petit peu dans l'air du temps qu'on a tous entendu soit dans notre famille soit dans la bouche des patrons qui se plaignent de pas pouvoir recruter des saisonniers ou aussi dans la bouche de quelques boomers macronisés à savoir que les jeunes seraient une génération de fainéants qu'on ne connaîtrait pas la valeur travail et il y a pas plus faux que cette affirmation puisque les jeunes n'ont jamais autant travaillé il y a jamais eu autant d'apprentis dans ce pays puisque c'est quasiment un million d'apprentis fin 2022 avec 904 980 000 apprentis dans ce pays c'est aussi plus d'un étudiant sur deux qui travaillent à côté de ses études pour pouvoir financer son logement ses études etc et il y a fort à parier que ce chiffre va ne valer qu'en augmentant avec l'inflation l'augmentation des prix du loyer etc et donc les jeunes quels qu'ils soient ils travaillent et la réalité c'est qu'il travaille dans des conditions de plus en plus dégradées une question dont on parle assez peu et j'aimerais bien pouvoir l'aborder aujourd'hui c'est le fait que les jeunes sont particulièrement exposé aux accidents du travail en Vendée au mois de juillet c'est un jeune de 17 ans qui est décédé après une chute de 30 à 50 mètres dans une carrière où il travaillait en 2021 c'est Tom 18 ans qui est qui travaille en CDD dans un abattoir de volaille dans les Côtes-d'Armor et il est décédés après que deux cuves de 500 kg de carcasse lui soit tombé dessus et selon l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail les jeunes en Europe ils ont une probabilité de plus de 40% d'avoir un accident au travail par rapport au travailleur plus âgé et d'après l'assurance maladie c'est un jeune de moins de 25 ans sur 10 en France qui est victime d'un accident du travail et il y a plusieurs raisons à ça oui effectivement il y a aussi la question du manque d'expérience par rapport à des salariés plus âgés mais il y a surtout la question de quelle place on accorde à la formation à la santé à la sécurité au travail dans nos métiers dans nos cursus professionnels sachant que les oeuvres les les jeunes ont des métiers qui sont beaucoup plus précaires souvent en CDD ils passent de boîte en boîte avec des des contrats de travail qui sont très donc ils ont pas le temps de se former correctement à leur outil de travail ils ont pas le temps d'être sensibilisés justement au risque du travail et évidemment il y a des complices à ça le gouvernement ne fait absolument rien pour protéger les jeunes au travail lui il est à la botte du Medef dont le seul objectif est justement je cite de rapprocher l'école de l'entreprise et c'était tout le sens justement de cette réforme du lycée professionnel ou en fait on n'est pas là pour former une jeunesse éduquée avec de la culture générale avec des cours on est juste là pour fournir de la chair pas de la chair à canon mais de la chair à travail pour le Medef tout à fait de la chair à patron et en réalité ce qui embête les les macronistes et puis les patrons c'est pas le fait que les jeunes refusent de travailler parce qu'on refuse pas de travailler c'est le fait que les jeunes refusent l'exploitation et c'est quand même pas la même chose il suffit de regarder dans l'autre série dans l'hôtellerie dans la restauration n'a les patrons qui vont se plaindre en disant mais les jeunes c'est des gros feignants ils veulent pas venir travailler on n'arrive pas à recruter c'est pas vrai il y a pas un problème d'emploi dans le pays la preuve c'est juste qu'ils veulent rester chez eux nia le problème c'est surtout le fait que c'est métier soit payé au lance-pierre le problème c'est le fait qu'en fait si on va travailler par exemple sur la Côte d'Azur un mois dans la restauration bah tout le salaire il passe dans le loyer donc effectivement si c'est travailler juste pour gagner zéro oui évidemment on va pas y aller par contre si c'est pour avoir une paye descente et des conditions de travail descente bien sûr qu'on va aller travailler même si travailler pendant ses études on est quand même contre parce qu'on est aussi là pour s'émanciper et le travail c'est normalement après les études mais on n'est pas une génération qui refuse le travail on est la génération qui refuse le travail payer une misère dans des conditions déplorables avec des contrats précaires de 6 mois avec des stages à répétition etc et ce qui a surpris les éditorialistes les politiques de droite c'est quand ils ont vu justement la jeunesse rentrer dans la mobilisation contre la réforme des retraites parce que ce sont dit mais ils sont pas concernés qu'est-ce qu'ils foutent dans la rue ils veulent juste louper les cours ben en fait ils ont rien compris parce que déjà on est concerné on est aussi les premiers voir nos parents souffrir au travail parce que nos parents c'est la génération des délocalisations c'est de la génération des usines qui ont fermé du stress au travail du management de plus en plus brutal donc déjà on est solidaire avec bah oui nos parents quand on les voit souffrir on veut pas les voir souffrir deux ans de plus et puis on sait que les suivants de toute façon ce sera nous et que si pendant une mobilisation on se bat pas tous ensemble et bien ce sera sur une autre lutte qu'on perdra donc c'est hyper important d'être solidaire et c'est pour ça que les lycéens les lycéens les étudiants les étudiants c'est déjà le travailleur se sont mobilisés aux côtés de toutes les générations parce que oui on refuse de travailler jusqu'à 64 ans parce que le fait le problème c'est pas le fait de travailler c'est le fait de travailler toujours plus dans des conditions toujours plus précaires et surtout produire tout et n'importe quoi parce qu'on est aussi une génération qui a consciente des limites planétaires et du fait qu'en fait le travail à tout bout de champ c'est aussi quelque chose qui qui ne va pas avec la bifurcation écologique qu'on demande parce que ce qu'on veut c'est de d'avoir des travaux ce qu'on veut c'est d'avoir des métiers qui ont du sens et d'avoir des métiers qui sont au service de la bifurcation écologique et c'est déjà le cas aujourd'hui avec des ingénieurs qui se forment avec aussi des travailleurs dans le BTS qui qui apprennent à comment est-ce qu'on peut utiliser des matériaux moins polluants etc mais surtout on est très fier de renouer avec le fil de notre histoire sociale parce que se battre pour se libérer pour libérer du temps de vivre et bien c'est toute l'histoire du mouvement ouvrier on est très heureux de se battre à la fois pour la réduction du temps de travail dans la journée mais aussi dans la vie et c'est pour ça qu'on a rejoint cette lutte aussi importante qu'on a effectivement perdu pour le moment mais qu'on regagnera parce que la retraite à 60 ans c'est toujours notre projet et donc on est la génération qui refuse le modèle productiviste on est aussi la génération qui a bien conscience que ce modèle il vient nous conduit droit dans le mur climatique parce qu'on est les premiers à subir les conséquences du dérèglement climatique un exemple très récent hier aux amphis on a tous les jeunes qui ont dû évacuer le camping qui était complètement inondés à cause des plus tôt renseignés qui ont dû se réfugier au palais et bien c'est un exemple très concret du fait qu'on est en première ligne finalement du dérèglement climatique et puis il y a plein d'autres exemples notamment les jeunes qui vivent dans les grands ensembles où il y a aucun espace vert ou c'est véritablement des bouilloires thermiques l'été parce que pourquoi est-ce que les jeunes sont logés là c'est parce qu'on a pas les moyens de se payer d'autres logements donc on est toujours sous les combles et donc on est les premiers à payer les bouilleurs thermiques l'été et puis au contraire l'hiver on paye une blinde les factures d'électricité parce qu'en fait les murs c'est des passoires donc on réchauffer rien du tout et donc un autre un autre exemple c'est les livreurs à vélo uberisés parce qu'en fait la plupart des livreurs ils sont très jeunes et avec les chaleurs actuelles c'est impossible de travailler dans de bonnes conditions on a des des jeunes qui font des cours toute la journée sous 35 degrés et c'est une vraie revendication de demander à ce que justement les commandes cessent quand il fait beaucoup trop chaud et il y a des livreurs qui se sont syndicalisés qui mènent une lutte là dessus notamment à Toulouse pour demander justement un arrêt des commandes à ces moments là et je pense qu'on peut les applaudir pour leur travail on peut aussi applaudir Mathilde panot Caroline Fiat et Adrien Clouet qui demande de revoir le code du travail pour justement l'adapter aux conséquences du dérèglement climatique et à commencer par la chaleur qui devient de plus en plus étouffante un autre exemple très concret c'est aussi le fait que les salles deviennent les salles de classe deviennent totalement inadaptées en cours il fait beaucoup trop chaud à la fois à l'école mais aussi dans les amphis parce que le gouvernement refuse d'investir massivement dans la rénovation des bâtiments dans la rénovation des structures et de nos lieux d'études et donc ça aussi c'est un problème parce qu'on laisse les élèves sont assez de plus en plus mais de plus en plus nombreux dans des classes et on commence à suffoquer en fait pendant l'été dans les cours même si enfin pendant l'été on n'a pas pour l'été mais au mois de juin il fait déjà beaucoup trop chaud et ce refus d'aller droit dans le mur on l'a exprimé haut et fort avec que j'ai tatonberg donc une jeune suédoise de 15 ans qui 15 ans oui j'ai dit 16 ans non parce qu'en fait je prépare aussi une intervention de ma nièce demain et j'avais mis qu'il avait 15 ans et ma rectifiante il avait 16 ans donc voilà mais elle avait 15 ans à l'époque maintenant elle est beaucoup plus âgée mais à l'époque quand elle a lancé quand elle a lancé sa première grève scolaire elle avait 15 ans et elle s'est surtout attirée les foudres des bourgeois réactionnaires et qui se sont aussi moqué d'elle et en fait ce qu'elle a lancé c'était fou parce que c'est une grève à l'échelle mondiale avec toute une jeunesse qui se met en route et qui dénonce justement les conséquences du dérèglement climatiques et qui le dénoncent de manière structurelle en pointant surtout le fait qu'en fait la question écologique c'est une question sociale qui implique de changer totalement de modèles de consommation et de production qui implique justement de mettre un terme au néolibéralisme et pas qui porte un discours comme les macronistes en disant juste l'écologie des petits gestes il faut couper la clim quand on se brosse les dents en couple etc bon effectivement on n'est pas du tout dans ce mood là et on l'exprime aussi haut et fort ce refus de l'inaction climatique quand on vote pour Jean-Luc Mélenchon parce que les jeunes de 18 à 24 ans c'est 34% d'entre eux qui ont glissé un bulletin de vote Jean-Luc Mélenchon c'est aussi 42% de jeunes qui ont voté pour la du peste au premier tour des législatives et ça c'est pas anodin parce que là on a affaire à justement une jeunesse qui dit clairement qu'elle n'est pas d'accord avec la politique du gouvernement et si on faisait un petit peu de politique fiction si seulement les moins de 35 ans votaient et bien Jean-Luc Mélenchon serait aurait été au premier tour de l'élection présidentielle et bon je sais qu'on est peut-être quelques-uns dans cette salle à cette redibbon si on fait interdire le droit de vote aux personnes plus âgées ça nous arrangeait mais il faut pas penser comme ça mais malgré tout malgré tout [Musique] malgré tout je pense qu'en tant que jeune c'est un devoir d'amener les autres jeunes aux urnes parce que les jeunes sont conscients aujourd'hui du défi climatique mais ils sont aussi parfois un petit peu désespérés quand on voit les politiques actuelles et ils se disent qu'on peut pas changer les choses c'est notre rôle de montrer qu'une politique de rupture est possible et surtout qu'elle est nécessaire et qu'on peut pas laisser notre destin entre les mains de bataillon qui votent pour Jean-Luc Mélenchon non qui votent pour Emmanuel Macron qui pour la plupart d'entre eux sont des retraités et sont surtout des retraités aisés on peut pas se laisser confisquer notre avenir par seulement cette classe sociale et cette classe d'âge donc on est la génération qui est consciente de la nécessité d'en finir avec le système productiviste on est aussi la génération la plus consciente du chemin qu'il reste à parcourir pour parvenir à la fin des formes de domination et d'oppression qui s'exerce dans la société et je pouvais pas terminer mon intervention sans parler de l'immense aspiration féministe qui traverse la jeunesse à la fois dans ce pays mais aussi au niveau mondial parce que là encore c'est de nos générations que vient l'exigence de l'égalité femme homme Emmanuel Macron prétendait en faire la première grande cause de son premier quinquennat et puis ensuite de son deuxième quinquennat c'est la preuve que ça a merdé la première fois et tout laisse à porter que tous les sa pensée que sa mèredera aussi au deuxième fois parce qu'il ne fait toujours rien donc nous ce qu'on demande notamment évidemment c'est d'accorder 2 milliards d'euros dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et on voit que la jeunesse elle est vraiment en pointe sur ces questions là parce que quand on regarde notamment dans les cortèges du 8 mars quand on regarde dans les rangs des associations et bien c'est beaucoup de jeunes beaucoup de jeunes femmes qui sont mobilisées et on peut s'applaudir là-dessus je pense et comme je le disais c'est pas seulement en France et dans le monde entier c'est toute une jeunesse qui se lève pour combattre l'obscurantisme et les réactionnaires qui voudraient nous dicter comment se comporter comment s'habiller je pense évidemment aux jeunes familles iraniennes qui se battent tous les jours je pense aux femmes en Argentine qui se sont battus pour obtenir la législation de livre la légalisation de l'IVG en 2020 je pense au Polonais ce qui sont descendus dans les rues pour contester la suppression du droit à l'IVG sous un gouvernement d'extrême droite parce que rappelons-le l'extrême droite ou qu'elle soit que ce soit en France ou ailleurs elle porte toujours en elle la régression pour les femmes alors pour nos conditions de travail pour nos conditions d'études pour la bifurcation écologique pour l'égalité femme homme je pense que le combat continue que la jeunesse elle est prête à relever tous ces défis merci [Applaudissements] vous m'étonnez qu'ils aient peur des jeunesse après non mais ça fait plaisir faut le dire et j'aimerais terminer par voilà juste une petite réflexion sur j'en ai déjà parlé mais sur la bascule qui a eu lieu ces dernières années sur la répression des mouvements de jeunesse je pense à ses lycéens et assez lycéens qui sont virés des lycées dès qu'il commence à ouvrir leur gueule je pense assez jeune militantes et militants écolo qui ont des fiches terroristes sur eux je pense à ces lycéennes et assez lycéens qui se prennent des tirs de LBD sur les blocus de lycée ou même les sur les étudiantes et les étudiants sur les blocus d'université et ça en dit long sur le rapport que le gouvernement a avec la jeunesse parce que Macron il a un rapport qui est très particulier avec la jeunesse et même à l'époque les anciens gouvernements de droite n'avaient pas ce rapport-là pour vous donner un exemple à l'époque lunaire quand elle était c'est qui était lunaire elle était à la table des négociations au moment de la loi travail aujourd'hui la première organisation étudiante une nuit étudiante n'a pas été autour de la table de négociation pendant la loi travail et ça traduit quelque chose la seule jeunesse qui est reconnue par le gouvernement est une jeunesse qui n'a aucune conflictualité dès qu'une forme une partie de la jeunesse commence à engager une conflictualité alors ça devient directement un ennemi une sorte de séparatisme une sorte de jeunesse décadente qu'on va complètement invisibiliser regardez par exemple quand il fallait soutenir les marques climat qui était pacifistes ils taper dans la main et changer rien par contre quand tu as des militants écolos qui mettent des actions radicales alors là la violence elle est là quelle que soit l'âge les associations lycéennes à l'époque elles étaient financées même sous Sarkozy aujourd'hui les associations lycéennes n'ont plus de financement pardon mais est-ce que il y a pas est-ce qu'il vaudrait pas mieux donner de l'argent à des jeunes comme maness qui eux portent véritablement la parole des lycéennes et des lycéens plutôt qu'un service national universel qui est un lavage de cerveau qui dure deux semaines et qui n'apporte rien à la citoyenneté et et pour la France insoumise nous on n'a pas peur de ce rapport à la jeunesse parce que justement on a des ambitions qui sont grandes sur les questions climatiques sur les questions sociales sur les questions féministes sur les questions antiracistes sur les questions des droits des personnels LGBT et si jamais nous on était au gouvernement mais bien sûr qu'au vu qu'on aurait des forces qui tenteraient de nous empêcher de le faire et on compte justement sur cette jeunesse conflictuelle qui bloquera tous les lycées qui bloquera toutes les universités qui se mettra en grève et qui dira tant que le gouvernement de l'Union Populaire n'aura pas répondu aux aspirations de la jeunesse alors on ne rentrera pas dans nos établissements scolaires et dans nos lieux d'études la conflictualité de la jeunesse c'est un indispensable de la révolution citoyenne et nous leur reconnaîtrons des droits en tant que syndicat étudiant en tant que syndicat lycéen nous encouragerons les associations lycéennes et je pense par exemple il y a un débat voir sur le sujet qu'il faudrait avoir deux à quatre heures par semaine pour que les lycéens et les lycéens s'engagent dans des associations même si ce ne sont pas des associations qui sont d'accord avec le gouvernement de l'Union Populaire parce que et je terminerai sur ça le service national universel n'est pas uniquement une aberration parce que c'est absolument indécent de laisser des jeunes faire la queue pendant des heures devant un CROUS devant une distribution alimentaire pour bouffer la moitié d'un casse-croûte c'est absolument pas uniquement une aberration parce qu'aujourd'hui on se retrouve à faire des job dating dans saignant et à leur faire un pacte enseignant pour qu'il rentre pour qu'il comble les trous qui ont eux-mêmes été comblés par le déficit dans l'éducation nationale c'est pas uniquement une aberration parce que aujourd'hui l'enseignement supérieur n'est pas pour tout le monde parce qu'il n'existe pas de service public de l'orientation qui fait que à la fin on se retrouve aujourd'hui à avoir toujours les mêmes classes sociales dans l'alternance toujours les mêmes classes sociales dans l'enseignement supérieur c'est aussi une aberration parce que ça ne forme pas la citoyenneté et parce que justement le seul cadre de citoyenneté qui est reconnu par Emmanuel Macron c'est un cadre de citoyenneté dans laquelle la jeunesse n'a pas le droit à la conflictualité alors l'objectif de cette conférence est de dire que Will gouvernement il a peur des jeunesse il a peur des jeunesse dès lors qu'elle rentre dans cette conflictualité et que le mouvement de la France insoumise et plus largement l'Union Populaire seront toujours aux côtés des jeunesses qui luttent et c'est pourquoi vous avez votre place dans le Parlement de l'Union Populaire et je suis très fier que vous vous teniez à nos côtés aujourd'hui pour mener cette grande bataille de la jeunesse voilà merci à vous alors maintenant si jamais il y a des questions dans la salle ce serait avec un immense plaisir le micro marche maintenant le micro qui veut faire passer ouais ça va être très simple comment vous en tant que lycéen vous voyez votre avenir et excusez-moi c'est pas piège et en même temps comment vous vous voyez le fait que les lycéens ont pris le pas sur les enfin les que que vous au niveau des lycées vous ayez pris le pas sur l'université ou sur les ou sur les étudiants universitaires qui ont été dans les luttes de 68 et autres luttes et qu'aujourd'hui on est plus sur des luttes lycéennes voilà on peut prendre peut-être deux trois questions et on fera tourner je suis sûr que Léonard [Musique] [Musique] alors donc je me représente donc Léa militante LGBT antispéciste juste je voulais vous donner l'information que le 13 octobre messe doit avoir l'information la tasse syndicale a appelé à une grève nationale contre enfin pour les égalités femmes hommes et aussi pour le climat voilà [Applaudissements] bon bonjour à toutes et à tous alors je m'appelle Yassine beniou je suis secrétaire national du collectif region je voudrais réagir sur ce que tu as dit Louis au début tu as parlé des jeunesses et je t'en félicite moi il y a un moment assez important qui m'a frappé juste après les pendant la mobilisation sur les retraites c'est Pascal Praud qui parle de la jeunesse des banlieues qui n'est pas intéressé par par le mouvement social qui n'est pas intéressé par les questions politiques et ensuite qu'est-ce qui s'est passé on a eu trois jours de révolte urbaine qui ont plus fait peur au gouvernement que quatre mois de manifestations pour les retraites parce que ça a été quoi la réponse du gouvernement à ce moment-là ça a été d'interdire les transports en commun donc voilà ce que ce que je voudrais dire c'est que il y a une jeunesse des quartiers populaires aujourd'hui qui veut prendre sa place qu'il apprend et les révoltes urbaines elles sont éminemment politique maintenant c'est comment on fait de la place aux personnes des quartiers populaires dans nos organisations [Applaudissements] c'est dans les quartiers populaires qu'on a affiché des jeunes parce qu'il faisait le ramadan c'est dans les quartiers qu'on interdit à des jeunes filles qui portent la Baya de rentrer en cours la loi 2004 c'est les quartiers qu'elle a touché principalement donc voilà donc je vous invite à ce qu'on travaille à ce que on laisse plus de place dans nos organisations et qu'on laisse aussi les organisations qui viennent des quartiers populaires parler pour elle-même et qu'on puisse avancer parce qu'il y a que grâce à cette convergence des luttes qu'on va réussir [Applaudissements] peut-être déjà pour commencer si jamais vous le connaissez pas redgent je vous invite vraiment à suivre leur travail je les connais très bien ils sont vraiment incroyables et je suis totalement d'accord avec cette intervention là et je pense qu'il y a même une forme d'autocritique à avoir du mouvement social de jeunesse aujourd'hui tellement qu'il peut être présenté dans les organisations autour de cette table ce n'est pas vrai de dire que aujourd'hui dans les organisations institutionnelles j'ai envie de dire parce qu'on a un peu pris cette place il y a une grande place pour les jeunes des quartiers populaires et c'est pas grave que de le dire au contraire il faut se regarder droit dans les yeux et il faut l'assumer et justement réfléchir à comment est-ce qu'on fait pour pouvoir laisser de la place à ces jeunes dans les organisations et surtout à ce qu'ils puissent nous refaire confiance et par exemple moi je vais vous donner un exemple il y a des lycéens et des lycéens qui étaient en lutte à Nanterre où il y a des jeunes qui ont été arrêtés sur un blocus parce qu'il se mobilisait contre la répression syndicale d'un des professeurs et rapidement la mobilisation s'est transformée aussi avec des lycéens qui se battaient pour leurs droits à pouvoir porter les vêtements qu'elles veulent voilà la loi de 2004 n'interdit pas aux femmes racisées et particulièrement arabes et noir de porter des jupes qui disparaissent un peu trop longues ou un peu trop ample aux yeux du gouvernement et c'est justement parce que derrière il y avait d'autres organisations syndicales lycéenne qui étaient autour qu'on est parti soutenir cette mobilisation que derrière il y a une convergence qui s'est créée et que ces organisations enfin cette organisation cette auto-organisation sur ce lycée Julio Curie qui s'appelait à Nanterre et cette organisation anissienne là elle continue et je pense que l'un des meilleurs moyens que nous on a justement de pouvoir créer ce lien c'est juste d'aller soutenir les luttes et c'est pas pour rien que au moment où il y a eu la mort de Naël qui a été tué par la police on n'a pas crié avec les petits loups de la bourgeoisie non il y aura pas de calme sans justice et ça justement ça a créé un grand pont et je pense que aujourd'hui il y a peu d'organisation politique qui sont capables d'aller dans les quartiers populaires et justement d'avoir ce début de confiance qui a continué de renouer et c'est notamment le travail que fait regen et je voulais remercier pour tout ce que vous faites parce que vous nous aider à construire ce lien donc voilà merci à vous ouais ben je vais répondre en partie jusqu'à 10 pas facile quand il y en a plusieurs questions du coup on s'en mêle un peu les pinceaux mais déjà en effet quand on est quand on est lycéen aujourd'hui bien sûr qu'on voit pas à l'avenir en rose quand on sait l'effondrement climatique qu'on est en train quand on est en train de vivre quand il y a Antonio guteres le président de l'Organisation des Nations Unies qui dit qu'on est entré au moment de l'ébullition climatique évidemment et de surcroît quand on voit que la génération qui est plus âgée et en tout cas la classe dominante de cette génération qui est plus âgée n'en a rien à faire du changement climatique peut-être par une forme de déni peut-être par une forme aussi de se dire que bon les riches de toute façon il se mettront sur des îlots sur la mer ou je sais pas où mais ils s'en sortiront pour pas avoir à subir le réchauffement climatique et il faut pas oublier que et lui a eu raison de le rappeler je pense qu'il y a pas une jeunesse il y a des jeunesse il y a des classes sociales dans la jeunesse et il faut pas qu'on oublie cette approche en effet et je rejoins aussi ce qui a été dit par redjun etc oui on a un problème avec la présence des quartiers populaires dans les organisations de jeunesse oui c'est c'est indéniable et dans les militants aussi si on prend le militant des partis politiques la moyenne c'est 65 ans je crois quelque chose comme ça donc évidemment il faut qu'on se pose les questions de pourquoi mais en tout cas il faut aussi qu'on se pose la question de pourquoi il y a eu cette déconnexion entre la gauche un peu traditionnelle et les milieux populaires mais qui plus est aujourd'hui on a quand même une mobilisation sur la question de la réforme des retraites qui a amené beaucoup beaucoup de gens dans les organisations je sais pas si c'est le cas pour les jeunes insoumis ou étudiantes mais en tout cas la voix lycienne on l'a on l'a clairement ressenti aussi et donc maintenant je vous dis fin nous on va pas aller faire l'homo nos députés pour qu'ils aillent essayer d'obtenir des victoires sur sur l'éducation sur le pouvoir d'achat on sait que c'est pas possible puisque aujourd'hui il y a le 49-3 aujourd'hui il y a des mesures qui font que le gouvernement n'écoute pas l'assemblée et qui plus est cette assemblée elle a 90 députés RN qui à chaque fois vote avec les représentants de la bourgeoisie contre les intérêts de la jeunesse et des travailleurs elle est là la réalité donc maintenant il faut il faut aussi qu'on sache pourquoi on est là la voile lycéenne elle est là pour défendre les intérêts des lycéens et les intérêts des lycéens c'est pas d'aller soyez plutôt même s'ils seront un peu payés 200 balles par mois et que leur famille a du mal à se nourrir les intérêts des lycéens c'est d'être émancipé et c'est d'avoir des conditions d'études qui à l'université ou lorsqu'ils sont face au salariés à lycéen soit présente et donc il faut une augmentation des bourses pour les lycéens et il faut une allocation d'autonomie pour les étudiants ensuite évidemment que on sait que le futur il est sombre il est sombre Pascal réchauffement climatique mais il est aussi sombre parce qu'il y a aujourd'hui une dérive démocratique dans notre pays qui est indéniable on a un gouvernement qui a méprisé à chaque fois le peuple à chaque fois que le peuple n'était pas d'accord avec lui c'est quand même assez souvent le cas bizarrement et et voilà maintenant on est face à une situation qui effectivement est pas positive ce réchauffement climatique ces crises sociales économiques écologique mais puisque Éléonore tout à l'heure a cité Trotski en disant que l'histoire était excellente et cruelle je vais citer moi Karl Marx qui disait que l'homme que l'histoire ne faisait rien que c'était l'homme réel et véritable qui faisait l'histoire et bah oui on est puissant on a la capacité d'aller chercher des victoires et une victoire qui nous permettra d'obtenir une société d'égalité parce que on peut passer par plusieurs chemins pour dire qu'on veut telle ou tel aménagement sur des réformes et il faut le faire mais au final on se bat pour une chose et il faut jamais l'oublier on se bat pour l'égalité entre les hommes et les femmes partout toujours pour qu'il n'y ait plus ce tritocial dans l'éducation et ailleurs alors on peut passer par 40 000 chemins pour arriver à cette société qu'on veut plus juste mais dans tous les cas oui il faut une société où il est plus personne qui se fasse tuer par la police et ça on le fera pas sans les victimes des violences policières on le fera pas sans les personnes qui sont face à cette problématique et aujourd'hui moi je peux rien vous dire d'autre que la solution c'est l'action syndicale pour les lycéens et pour les salariés aussi c'est l'action syndicale c'est d'aller chercher des grèves des blocages et il y a pas autrement qu'on ira obtenir des victoires parce que au final ce qui compte bah c'est la victoire on se bat pour ça on se bat pas pour pour juste sensibiliser les lycéens on se bat pour qu'au final ils aillent au combat et ils aillent chercher une victoire qui leur permettent plus d'égalité sur la question du camarade de redjun je rejoins en tout cas le constat qui est tiré et c'est important de rappeler que la jeunesse dans les quartiers populaires elle les politisée c'est pas parce qu'elle se retrouve pas en majorité dans les organes traditionnels comme les syndicats comme les partis politiques qu'elle n'est pas en lutte on l'a vu dans les manifestations antiracistes et on l'a vu dans ses révoltes urbaines parce qu'on a un discours médiatique et politique raciste qui justement même dans ce voient dans la sémantique et quand on parle d'émeute c'est pour des politisés c'est pour bestialiser justement ces jeunes qui se sont révoltés et pour retirer toute le contenu politique de cette révolte déjà et et on a aussi vu le racisme pas seulement des médias des partis politiques mais aussi de la justice parce qu'il suffit de comparer la répression qu'il y a eu et qui était déjà inacceptable pendant justement la mobilisation contre la réforme des retraites et le déni démocratique avec le 49-3 parce qu'il y a effectivement eu beaucoup de garde à vue etc mais que c'est soldé par très peu de condamnations alors que quand on regarde avec la répression judiciaire qui a eu pour les jeunes des quartiers populaires on a eu des peines de prison ferme pour des jeunes qui n'avaient même pas de casier judiciaire et ça répondait notamment à la circulaire d'Eric Dupont-Moretti qui disait qu'il fallait une réponse rapide ferme et systématique qui va complètement à rebours de ce qu'est la justice et ça montre bien à quel point les jeunes aujourd'hui des quartiers populaires sont ciblés et à quel point on doit se trouver solidaire de leur mobilisation parce qu'en plus si on laisse tomber les jeunes des quartiers populaires ça va de toute façon arriver à nous c'est ce qui expliquait une camarade pendant les journées jeunes en disant mais c'est parce qu'on laisse les violences policières tous les jours dans les quartiers populaires qu'après la violence se déplace et devient acceptable notamment sur le la répression au niveau du mouvement écologiste mais si on a eu sainte Soline c'est parce qu'il y avait des seins de solides tout le temps depuis des années dans les quartiers populaires et donc là la question comment est-ce qu'on fait pour intégrer justement tous ces jeunes dans nos organisations j'ai pas la réponse magique parce que sinon on serait déjà très mixte à la France insoumise et c'est se mentir si on se disait que c'est que les jeunes racisés étaient justement représentés c'est pas vrai c'est un défi qu'on a et ça passe notamment par le fait de militer dans les quartiers populaires pour que justement puisse recruter des jeunes qui vivent dans ces quartiers qui puissent après construire leur groupe d'actions et militer au quotidien parce que on s'identifie toujours quand la personne qui vient toquer à notre porte bah c'est le voisin d'en dessous qui est là où c'est la personne qui est dans mon école etc donc le but c'est de pouvoir tisser de la politique dans les lieux de vie dans les lieux d'études et évidemment ça permettra plus de représentativité [Applaudissements] moi je vais répondre à deux questions la première notamment celle du coup sur on va dire comment ça se fait que les lycéens aient pris le pas sur les étudiants moi je pense que déjà les deux ne sont pas opposés donc je vais pas répondre forcément en confrontant un petit peu mais c'est plus pour revenir aussi sur quelque chose que j'ai dit dans mon intervention sur le déclin du syndicalisme étudiant je pense qu'il faut quand même avoir tous ces éléments là en tête que notamment en 2018 on a quand même perdu la bataille contre la sélection à l'université alors que je citais par exemple le mouvement de vaquer qui a été un des mouvements les plus importants de notre histoire syndicale étudiante on a réussi à faire démissionner un ministre là ça n'a pas été le cas en 2018 il y a un échec justement parce qu'il y a un manque de coordination qui est absolument énorme et parce que à l'époque il y a un refus notamment du politique de l'appareil syndical majoritaire de l'époque et donc il y a eu tout un travail aussi de reconstruction du syndicatisme étudiant qui a été fait ces dernières années qui n'est pas du tout achevée et l'Union étudiante est juste également une étape un petit peu vers la recomposition de ce syndicalisme étudiant là mais on le voit je l'ai dit que notamment c'est là où il y a du syndicatisme étudiant qu'il y a c'est là où il y a des blocages qui sont forts que c'est là où par exemple dans les villes comme Rennes comme Reims et ben on va avoir des étudiants qui vont aller voir les travailleurs et travailleuses et qui vont aller bloquer les ronds-points avec eux qui vont aller bloquer les usines et qui vont pouvoir aussi permettre du coup d'être cette fin d'avoir cette capacité d'entraînement là comme je disais pour les travers et pour le moment social et c'est quelque chose qui a été aussi assez important dans le mouvement qu'on vient de vivre les étudiants sont arrivés très tard dans le mouvement mais par contre ils sont arrivés en force et faut savoir que par exemple le 23 mars donc qui était la journée où il y avait 500000 jeunes dans les rues et bien une semaine après il y avait une autre mobilisation où là il y avait de nouveau un nombre très très important de jeunes et également autour de 500 000 et pendant cette mobilisation là on était en pleine réforme des bourses et là il y a le cabinet du ministère qui nous appelle pour savoir quels sont vos revendications sur la réforme des bourses alors au final on a obtenu que des miettes mais pour vous dire de base ça devait être bien bien pire on devait tous les étudiants allaient ils perdent des droits en nous parler de fusion boursier APL ce qui revient également sur la table là sur la suite des négociations et pour autant on a réussi à obtenir quelques quelques euros en plus 30 euros en plus on a réussi à obtenir une bourse une majoration sur pour les étudiants d'outre-mer et ça c'était des revendications historiques du moment étudiant alors c'est pas suffisant mais par contre il y avait pas eu cette mobilisation là on aurait pas obtenu ça et c'est ça également enfin c'est ça le rapport de force c'est quand on nous appelle comme ça en pleine mobilisation et que du coup on montre que le mouvement étudiant il a du poids il a il est écouté et que du coup on peut obtenir des choses derrière et c'est pour ça que nous on appelle justement à continuer toute cette lutte là à la rentrée sur une grande campagne contre la précarité étudiante pour justement pouvoir enfin mettre en place dès le début un rapport de force qui nous permet d'obtenir des victoires dans les mois qui vont suivre pour ne pas continuer à subir le rouleau compresseur d'Emmanuel Macron qui va du coup toujours plus nous précariser et toujours plus nous empêcher de nous mobiliser par la suite et ça c'est des éléments qui va falloir avoir en tête notamment quand on avait des débats pendant la mobilisation entre faire preuve de créativité ou faire preuve de radicalité on entendait ça dans les âgés étudiantes par exemple bah nous on pense qu'il faut faire preuve de radicalité que leur elle est à la radicalité que quand on a un gouvernement qui se fascisse comme ça quand il a un gouvernement qui n'a que le mépris ou la matraque pour répondre à la population on a besoin de radicalité aujourd'hui on a besoin de syndicaliser un de syndicats étudiants qui soient fort qui soit unis pour pouvoir faire le mouvement et qui puisse également être soutenu par l'ensemble des militants et militants politiques que nous sommes ici et ça c'est primordial et donc c'est également pour ça que cette cette table ronde est particulièrement intéressante pour pouvoir montrer que oui la jeunesse parce que moi je considère qu'il y a une seule jeunesse vu la jeunesse elle elle peut obtenir des victoires mais la jeunesse doit être unie pour ça on doit avoir des cadres unitaires et notamment c'est ça qui a manqué c'est un quadrinitaire qui a manqué dans le cadre des révoltes urbaines c'est-à-dire il incapacité totale de la gauche traditionnelle à répondre en fait au problème quand on nous enfin quand on voit qu'il y a un certain nombre de partis politiques en septembre l'organisation qui n'ont pas voulu signer un communiqué pour le 23 septembre bah ça doit quand même nous interroger sur la ligne également qui est une ancien organisations là alors que c'est juste une marche contre les violences policières contre le racisme systémique pour les libertés publiques et ça c'est des choses qui doivent nous interroger pour la suite et nous en tant que syndicat étudiant on pense que c'est notre rôle d'y être on pense que c'est notre rôle d'être également le 19 septembre dans la rue contre la séduction à l'université on pense que c'est notre rôle d'être le 13 octobre dans la rue effectivement pour l'égalité homme-femme pour le climat et on sera de toutes les mobilisations pour justement enfin pour transformer la société et pour pour obtenir des victoires par la suite rapidement je voulais répondre à la question de comment est-ce que vous voyez l'avenir parce que non mais non mais je suis non mais en vrai je suis plus lycéen mais quel que soit notre âge enfin et je pense en vrai il y a beaucoup de jeunes en fait je parle notamment on a eu cette discussion avec mes potes c'est pour ça que on se demandait où est-ce qu'on se voit plus tard et en vrai aucun d'entre nous n'était capable de répondre à la question par contre on était sûr d'une chose c'est que ça allait pas être ouf et c'est impressionnant de voir à quel point je parle de je pense dans la jeunesse française on est beaucoup à ressentir les choses comme ça et en même temps c'est terrifiant parce que regarder ce qu'on doit faire tomber si jamais on veut réussir à avoir l'éducation qu'on attend le respect l'harmonie entre les êtres et entre les êtres humains la nature c'est le capitalisme mondialisé et financiarisé que l'on doit faire tomber enfin c'est pas n'importe quoi et je pense c'est aussi pour ça qu'on est énormément à être terrifié parce que ça nous paraît absolument un tombables et le mouvement social de jeunesse français n'arrivera pas à le faire tomber tout seul mais et là je vais vous donner des nouvelles de Greta Thunberg et c'est là où moi ça m'a redonné d'optimisme mais c'est ce que je raconte à beaucoup de gens qui me disent j'y crois pas c'est Greta Thunberg elle fait le tour de beaucoup de jeunesse en lutte sur les questions climatiques et elle s'intéresse notamment au pays qui ont été anciennement colonisés parce que ironie de l'histoire ce sont ces pays-là qui subissent le plus durement le dérèglement climatique de par la géographie et aussi parce que ce sont les pays qui ont plus de difficultés à avoir des adaptations et sachez que au moment où nous parlons il y a une jeunesse sri lankaise qui est en train de se mobiliser sur les mêmes revendications que nous sur la question écologique il y a une jeunesse américaine qui est en train de le faire il y a une jeunesse pakistanaise qui est en train de le faire et c'est pour ça que je suis extrêmement optimiste parce que ce changement il est obligatoire et parce que on se dit souvent oui si toutes les jeunesses de France s'y mettaient on gagnerait la lutte mais imaginez ce qui se passera quand toutes les jeunesses du monde se mettront en lutte et je ne vous parle pas de politique fiction c'est ça ou c'est la fin et je crois c'est déjà ce qui a commencé à arriver avec le mouvement climat aujourd'hui et je pense que ça y arrivera alors petit je sais pas si ce sera nous mais je pense que ça arrivera et il y a autre chose parce que là on parle de la bataille écologique on parle de la lutte contre le capitalisme mais il y a internet aussi j'ai moi je regarde des vidéos sous-titrées en anglais de personnes qui font de la vulgarisation au Pakistan par exemple voilà je regarde des choses comme ça et internet ça nous donne aussi une forme de culture commune et ça aussi c'est ultra intéressant dans les luttes qui vont se construire au fur et à mesure parce que on a un intérêt de lutte commun à l'échelle mondiale et on a une plateforme qui nous permet de nous connecter à l'échelle mondiale et c'est notamment ça qui a fait le mouvement climat qu'on a connu ces derniers temps et ben en fait je suis ultra optimiste parce que je pense qu'aujourd'hui les jeunesses ont toutes les clés en main pour pouvoir vaincre cette espèce de mastodonte de capitalisme mondialisé financiarisé alors Marx disait que c'était les hommes qui faisaient l'histoire les hommes et les femmes je pense que Marx se disait aussi autre chose c'est que la lutte des classes c'est le moteur de l'histoire le combat écologique n'est pas qu'un combat générationnel c'est avant tout une lutte des classes moi je crois Marx et je pense que nous allons gagner donc voilà pourquoi est-ce que je suis optimiste [Applaudissements] oui je suis un vieux militant je voudrais expliquer rapidement pourquoi il y a aussi une coupure entre les jeunes aujourd'hui qui bougent et les anciens comme moi qui sont dans des tas d'associations et mouvements militants je me suis aperçu que nous considérions la jeunesse excusez-moi uniquement comme un vivier ou on pourrait aller chercher des adhérents pour nos associations qui sont en train de vieillir etc mais en fait je me suis rendu compte que on ne connaissait rien la seule chose qui nous intéressait excusez moi je vois ma cool la seule chose qui nous intéressait y compris au niveau des insoumis on a créé une commission pour se dire comment on pourrait faire pour que les jeunes viennent chez les insoumis la seule chose qui nous intéresse c'est comment attirer les jeunes vers les mouvements et les associations qui existent déjà et je crois que c'est extrêmement important un exemple tout bête la réforme des lycée professionnel excusez-moi elle est passée comme une lettre à la poste avez-vous vu des tracts syndicaux avez-vous vu des mouvements politiques qui se sont bougés lors de la première réforme des lycées professionnels donc je pense qu'il y a effectivement quelque chose qui se passe et qui monte et qui manque de notre part de notre part pas de la vôtre et vous devez être exigeant à notre égard vous devez être exigeant à notre égard pour prendre votre place et toute votre place voilà je voulais je voulais témoigner [Applaudissements] est-ce qu'il y a une femme qui a une question [Musique] je vous remercie pour toutes vos interventions pardon je vais peut-être me lever pour ma part j'ai une demande à vous faire j'ai grandi dans les quartiers mais j'ai réussi à m'en sortir en faisant une classe préparatoire et en entrant dans une grande école et ce qui m'a frappé c'est le gouffre qui a entre les jeunesses que tu décrivais tout à l'heure Louis il y a moi j'ai grandi avec la jeunesse des quartiers avec des amis qui ont arrêté à 16 ans d'autres amis qui ont arrêté à 18 ans des amis qui ont essayé de reprendre après qui ont qui ont galéré des amis qui ont essayé de faire des études mais qui ont arrêté par manque de confiance en eux parce qu'ils avaient pas de possibilités parce qu'il galérait à travailler à côté et aujourd'hui je suis enfin j'étudie avec des personnes qui ne comprennent pas ces problématiques là et je pense pas qu'elles sont incapables de les comprendre donc la demande que je fais c'est que aujourd'hui les syndicats étudiants dans les lycées dans les facs ils se sont développés mais il manque en fait il manque une unification de la jeunesse et des différentes jeunesses c'est à dire que créer identifier des problématiques qui ne sont pas que celles des études que celles des étudiants celles des étudiants on essaie d'y répondre mais identifier des problématiques qui ont été évoquées comme celles de la jeunesse des quartiers populaires identifier des problématiques qui ont été évoquées comme celle de la jeunesse des scolarisées et qui essaient de réintégrer les bancs de les cours de classe la fac etc identifier également la jeunesse qui ne comprend pas les problématiques des autres et créer du lien et pour ça je pense que il faut créer d'autres institutions que uniquement des institutions étudiantes et mais aussi créer des institutions étudiantes là où on ne pense pas que c'est possible de les créer parce que je pense que c'est important de faire du lien également peut-être faire du lien avec des syndicats des profs qui sont très développés et dans ces syndicats là des profs on a souvent ce qu'on appelle des AED qui sont en réalité des étudiants qui travaillent à temps partiel en tant que surveillant par exemple et qui sont capables de faire ce lien là avec des étudiants dans les classes préparatoires dans les lycées etc donc moi la demande que je fais aujourd'hui c'est enfin d'abord je vous remercie pour ton travail que vous faites mais la demande que je fais c'est essayer de créer davantage de lien avec toutes ces toutes ces autres jeunesses là qui existent aussi et qui n'ont pas encore eu la possibilité de vraiment prendre part au discours politique et d'amener leur revendications je vous remercie grosse pression alors je suis ancien lycéen et donc futur étudiant à Paris peut-être à l'Union étudiante il faut que je vois et avant j'étais dans un lycée en région parisienne à Créteil et se lisser il était super lycée Léon Blum mais c'est vrai que c'était très compliqué mobiliser enfin je me rappelle j'ai mis plein de d'autocollants en plus autour du lycée 7 mars sont bloque tout mais sinon quand je parlais à mes camarades et tout c'était compliqué de leur et en plus ils sont totalement de gauche ils comprenaient les problèmes des réformes de retraite mais avoir cette culture un peu de l'élection militante et de d'aller bloquer et tout et ben il y avait pas totalement ça et en plus bon on avait pas on n'a pas de syndicat on n'avait pas de syndicat lycéens Léon Blum on avait quasiment même pas de locaux pour se réunir donc c'était en plus compliqué et donc c'est ça c'est comment arriver à construire dans les lycées des fois et plutôt dans les quartiers populaires c'est culture de l'action lycéenne militant voilà c'est bon [Applaudissements] une femme ouais merci non je voulais réagir sur différentes choses qui ont été dites à la fois pendant la conférence à la fois par rapport aux questions sur la question de une jeunesse des jeunesse parce que beaucoup revenu quand même au début je pense bien sûr que la jeunesse elle est hétérogène que la jeunesse des quartiers populaires c'est pas la même milieu ruraux mieux pour les terres ça c'est sûr et certain par contre je pense faire attention et ça qui est intéressant dans le débat dans les questions qui sont posées c'est que la jeunesse on peut quand même le définir par le projet poétique qu'on porte pour elle par exemple que si on prend la classe d'âge qui va de l'entrée du lycée jusqu'à l'obtention du premier emploi stable base caractérise par le fait qu'elle est dans une précarité constante par le fait qu'elle n'a aucun statut social qui la défend à l'heure actuelle on sait que Macron il veut casser les retraites et ce qu'il fait au fur et à mesure jusqu'à aujourd'hui les retraites c'était le système de protection sociale qui garantissait voilà une protection sociale pour la période de la vieillesse entre guillemets c'est pas le cas pour la jeunesse il y a le RSA est pas ouvert au moins de 25 ans on a la majorité sociale elle est coincé pas avec la majorité poétique parce que si on serait tous et toutes des assistés et pareil il y a sinon des statuts spécifiques qui sont faits pour chacun et chacune d'entre nous mais contrairement à d'autres statues dans la société il y a pas statut qui est protecteur pour la jeunesse à l'heure actuelle et donc du lycée jusqu'à obtention du premier en postable on est balancé par cette question de l'Afrique karité et par la bataille pour l'accès à l'autonomie et ça qu'il faut avoir en tête c'est que quelque soit l'endroit dans lequel on vit actuellement dans le pays quel que soit même notre positionnement social bah il y a cette bataille pour s'émanciper s'émanciper à la fois nos parents et faire nos propres choix de vie et aussi accéder à l'autonomie en étant capable financièrement de faire ses propres choix de vie de pouvoir faire des études de son choix de pouvoir déco habiter et ça qu'on soit dans le milieu rural qu'on soit dans les quartiers populaires avec les difficultés qui sont chacun et chacune voilà le sait propre à son milieu d'origine et ben on a quand même tout cette même aspiration qui est la question de l'autonomie et de l'accès à l'émancipation et c'est pour ça que par exemple la France insoumise on défend une allocation d'autonomie pour toutes et tous quel que soit notre milieu d'origine qu'on soit d'un milieu rural ou d'un milieu de quartier populaire qu'on soit quelle que soit le revenu nos parents notamment parce qu'on considère le jeune pour ce qu'il est c'est à dire un jeune en devenir c'est à dire à quelqu'un qui doit pouvoir se former comme il l'entend qu'il doit pas défendre de ses parents être constamment renvoyé aux revenus de ses parents et c'est pour ça aujourd'hui aussi qu'on va s'opposer aux politiques du gouvernement qui vont pouvoir dire aux étudiants vos bourses et votre calcul en fonction de votre lieu d'études ce qui fait pas qu'on va augmenter les bourses en région parisienne mais qui va faire que plutôt on va baisser celle de Corse ou du Limousin parce que vous entendez la vie étudiante est moins cher là-bas je pense c'est important de l'avoir en tête bien sûr donc il y a pas une seule jeunesse et sur un certain par contre on va porter un potager politique commun pour celle-ci et c'est pour ça que je lis aussi avec les deux questions enfin deux questions qui ont été fait précédemment effectivement voilà ça a été dit l'émotion des jeunesse ça peut être compliqué ces derniers temps par contre faut pas essentialiser si les jeunesses scolarisent notamment lycéen et étudiant ont été plus souvent mobilisés c'est pas par la force du Saint-Esprit c'est ce qui a été souvent en plus apte à pouvoir le faire parce qu'elle était dans des conditions financières moins galères et donc plus facile à le faire donc el Honor était revenu là-dessus sur la précarisation qui a compliqué ça dernier temps et aussi plus apte intellectuellement parce que forcément je termine là-dessus quand on fait un syndrome d'études en sciences sociales qui nous pousse à réfléchir sur deux questions on n'est plus apte aussi à se mobiliser là-dessus bon bah la responsabilité des organisations de jeunesse étudiantes et lycéenne et elle répondront là-dessus c'est justement faire le lien avec tout le reste c'est ce mobiliser sur l'action des violences policières c'est ce mobiliser sur l'action de l'écologie c'est effectivement pas de créer de barrière qui sont indépassables et je pense et tout ça l'enjeu qu'il nous entendent on la redit les jeunes c'est pas juste des gens qu'on doit mettre comme ça en manifestation quand il y a une mobilisation c'est des personnes qui doivent créer des propre cas d'organisation qui font que le jour la mobilisation elle arrive et ben non seulement il y a des personnes qui pendant tout ce temps on crée la solidarité et je sais qu'il y a des personnes qui font un certain nombre de distributions alimentaires ici et qui failli le désengagement de l'État qui est justement quand il s'occupe pas de la précarité ben permettre aux jeunes de continuer à vivre aujourd'hui au quotidien donc ça c'est le travail syndictions mais qui permet aussi que quand la mobilisation arrive et ben il y a déjà des cas de reconnexion qui existent pour porniquer le gouvernement je suis rapide comme ça [Applaudissements] merci pour la question alors je voudrais répondre d'abord sur le fait qu'il y ait une genèse des jeunesse effectivement je suis complètement d'accord avec ce que tu as dit oui il y a plusieurs classes sociales dans la jeunesse mais il y a aussi cette aspiration à l'émancipation qui je pense peut dépasser un peu ce contexte là et puis c'est vrai qu'il y a pas que des prolétaires qui s'engagent dans la jeunesse et on peut considérer que c'est un problème qui en est pas assez etc et ensuite je voudrais dire que oui effectivement on a on a un problème quand on a un engagement qui est essentiellement blanc essentiellement bourgeois dans les organisations de jeunesse et ça ça sert à rien de de ne pas ne pas le soulever et au final bon bah pourquoi les autres questions trop de questions d'un coup là je vais juste commencer l'action du lien ah oui c'est oui je voulais répondre à la question pourquoi il y a des jeunesse qui sont conscientes mais qui se mobilisent pas pour autant et c'est une question hyper intéressante et je pense que pour le coup moi je suis pas pour dire que il suffit juste de donner la conscience aux gens la conscience de leur problématiques et ça de toute façon enfin je veux dire c'est pas nous qui allons arriver devant les lycée dans le lycée pro pour dire regardez vous allez mal et tout enfin les gens ils sont assez intelligents pour savoir quels sont leurs conditions d'études et de vie ils sont intelligents pour savoir qu'est-ce qui leur fait du mal concrètement et c'est ces réformes là et c'est cette politique là donc après moi je pense que ce qui va faire qu'on va avoir une mobilisation c'est pas simplement le le ça découle pas simplement du fait qu'il y ait un problème dans les conditions ça découle du fait qu'il y a une mobilisation d'ampleur alors après comment on met en place cette mobilisation d'ampleur mais je pense que l'outil syndical on peut le trouver vieux on peut le trouver pas à la hauteur sur un tas de fusée je suis complètement d'accord mais il permet l'auto-organisation des travailleurs et il permet aussi dans le cadre des syndicats de jeunesse l'auto-organisation de la ça je pense que c'est très important et ça rejoint ce qui était dit tout à l'heure du fait que oui enfin c'est normal qu'on est quand on reçoit dans les quatre dans le quartier populaire on a l'impression que il y a des organisations politiques ou syndicales qui viennent récupérer nos luttes pour en faire des éléments de langage pour plateau télé et ça la solution face à ça c'est l'auto-organisation et à chaque dans chaque lycée il peut y avoir une personne qui peut lancer cette lutte ça cette lutte là et qui va aller faire de la conscience autour d'elle et lancer un mouvement et je pense que là dessus on a quand même une chance d'y aller réseaux sociaux qui nous permettent de toucher un peu de manière très large des personnes ce qu'on pouvait pas faire avant et que pour lancer un mouvement il faut qu'on s'appuie désormais sur le fait que oui on peut aller toucher une personne dans chaque lycée avec les réseaux sociaux des syndicats ou même de la France insoumise qui est assez forte là dessus et il faut qu'on soit uni à chaque fois pour dire que oui on peut être d'accord sur ne pas être d'accord sur certaines choses mais au final ce qu'on veut c'est qu'il y a une mobilisation pour nos droits et là-dessus il faut qu'il y ait de l'unité il faut qu'il y ait de l'action et je sais pas c'était la troisième la troisième moderne mais voilà quelque chose mais en tout cas dans en tout cas il faut qu'on arrive à avoir une action syndicale une action politique qui soit coordonnée il y a que comme ça qu'on arrivera à mener les luttes de la jeunesse dans l'unité dans l'action et dans le combat [Applaudissements] en soit tout a déjà été dit en bonne partie par l'intervention de Naïm dans le public et par l'intervention de de menace moi je voulais juste revenir également sur la question du lien de toute façon je partage totalement tout ce qui a été dit moi je pars du principe que notamment c'est pas c'est pas chez moi ok moi je pars du principe que un outil il en est aussi que ce qu'on en fait et donc par exemple le syndicalisme étudiant effectivement c'est un cadeau organisation mais c'est un cadre dans lequel du coup tout le monde doit pouvoir se retrouver dans un cadre dans lequel va enfin qui doit être le plus représentatif possible aussi de la population dans ce cas enfin dans ce cas-là la population étudiante mais que par exemple il y a un gros enjeu à ce qu'on investit justement la question de d'organisation de faire du lien et je prends l'exemple de Rennes 2 parce que je vois des camarades de reine de là-bas mais je trouve que c'est un très bon exemple de justement comment est-ce qu'on arrive à faire du lien tout en faisant quelque chose d'éminemment politique de pour pouvoir dénoncer justement tous ceux qui précarisent les étudiants tous ceux qui qui va créer justement des inégalités comme ça dans notre dans notre pays et c'est enfin voilà juste en organisation en organ j'ai l'impression parlant des distributions alimentaires en organisant débarrass associatifs en organisant des événements comme ça on peut aussi arriver à faire du lien et après c'est à nous également de sortir on va dire de nos universités d'aller également par exemple dans des dans des filières dans lesquelles les syndicats étudiants sont beaucoup moins présentes comme les IUT enfin les DUT et les BTS dans lesquels bah forcément c'est pas non plus le même public par exemple qu'on va croiser dans une licence de philo et donc ça c'est vraiment des enjeux encore qu'on a qu'on a à se poser la question donc de comment est-ce qu'on va gagner du terrain partout parce que pour reprendre encore une citation parce que c'était un peu le jeu du bingo des citations il peut y avoir enfin il n'y a révolution que là où il y a conscience et donc pour ça bah il faut qu'on aille justement faire le terrain enfin faire le travail partout pour aller conscientiser un maximum de monde et pouvoir faire en sorte que bah quand tu auras une mobilisation elle partira pas non plus que de certains foyers privilégiés même si évidemment par exemple il y a certaines filières qui vont être plus mobilisées que d'autres mais qu'en tout cas on puisse aller faire ce travail là de politisation partout parce que c'est ça justement qui nous permettra une fine és de gagner je voulais aussi répondre à la question de il y a enfin il y a pas de syndicat tel endroit il y a les jeunes qui ont du qui se mobilisent peu mais il faut avoir conscience que ce qu'on est en train de vivre déjà après enfin actuellement après que François Hollande ait tué 150 ans de socialisme français ça c'est une station de Jean-Luc Mélenchon ça j'ai fait mon bingo après que François Hollande et tu es 150 ans de socialisme français mais c'est tout tout le mouvement social qui s'en est trouvé affaibli particulièrement après la loi travail et vous vous retrouvez à avoir là on est sur des un truc très très sectarisés mais vous avez lunettes qui se retrouve battu aux dernières élections étudiantes par l'Union étudiante vous avez le syndicalisme lycéen qui dans ce que je vous expliquais avec le gouvernement qui refuse la conflictualité se retrouve à ne plus être financé et qui donc du coup doit s'organiser autrement vous avez aussi le Mouvement des Jeunes insoumis qui déjà la France insoumise est un mouvement jeune qui se construit constamment et encore à l'intérieur vous avez le Mouvement des Jeunes insoumis qui se construit et en fait ce qu'on est en train de vivre aujourd'hui c'est la reconstruction du mouvement social de jeunesse français avec derrière des mouvements écologistes avec lesquels on a pas forcément traditionnellement des discussions et elle commence à se créer on commence à avoir ces liens qui se créent et il y a un mouvement social de jeunesse française qui est en train de se reconstruire alors certaines personnes peuvent parler de ce qui était les mobilisations dans la grande-unf oui aujourd'hui ça n'existe plus mais c'est en reconstruction et c'est en reconstruction sur des bases saines et c'est ça aujourd'hui qui fait que je suis optimiste pour ce mouvement social là c'est que ce soit dans le syndicalisme lycéen étudiant même dans le mouvement des jeunes insoumis on n'est pas ici à faire de la popote et à se répartir les postes ou à faire les petites guéguères de chapelle tout le mouvement social de jeunesse est tourné que vers une chose c'est la lutte regardez par exemple les soulèvements de la terre qui a un mouvement dans lesquels vous avez énormément de jeunes les soulèvements de la terre ils s'emmerde pas dans de la popole ils font de la lutte l'Union étudiante qui s'emmerde pas dans de la popole ils font de la lutte le syndicalisme lycéen ils font de la lutte le Mouvement des Jeunes insoumis et orienté vers la lutte et c'est aussi cette nouvelle manière d'organiser et qui a presque une forme mouvement j'ai envie de dire c'est tout ça qui fait que bah petit à petit on va se reconstruire et qu'on va avoir une culture militantisme qui va continuer de se répandre mais je vois beaucoup de jeunes visages dans cette salle ça ne dépend que de vous camarades et je vois aussi de personnes qui s'interrogent sur comment est-ce que je fais je peux faire pour mobiliser les jeunes faites confiance en leur auto-organisation mettez-les en lien avec le panel d'organisation que j'ai juste à côté de moi avec redjun avec le mouvement des soulèvements de la terre bref aider à reconstruire ce mouvement social de jeunesse qui est déjà fort mais qui sera encore plus grand si jamais la voix lycée et l'Union étudiante ont des stands n'hésitez pas à passer nous voir également pour pouvoir continuer la discussion et pour voir aussi un petit peu quelle est notre action au quotidien et où est-ce qu'on est présent partout en France et si j'avais les jeunes insoumis on leur propre stand aussi voilà [Applaudissements] et si jamais juste à côté il y a l'union de la gauche aux européennes à construire donc on va aller on va aller crier union populaire à la fin mes chers camarades voilà et d'ailleurs je termine aussi sur autre chose mais c'est un très très bon argument opposé à nos amis écologistes socialistes et communiste après le refus des organisations ouvrir des discussions sur un programme vous avez les jeunes insoumis les jeunes écologistes et les jeunes socialistes qui se sont mis à discuter ensemble et à créer eux-mêmes un programme qui nous rassemblera pour les élections européennes et les jeunes générations aussi et bah là encore une fois c'est une belle preuve du mouvement social de jeunesse donc mes chers camarades merci d'avoir participé à cette conférence et ma nièce veut dire un truc parce que j'ai trouvé une citation du coup voilà non je voudrais dire que malgré tout malgré les divisions moi je pense que c'est pas forcément par les européennes qu'on améliorera les conditions des lycéens c'est par la lutte syndicale et sociale mais malgré tout on est ensemble pour dire que comme le disait Nelson Mandela il faut changer l'éducation pour changer le monde merci [Applaudissements]

Pourquoi le gouvernement a peur de la jeunesse ? | conférence AMFIS 2023 — Louis Boyard · Pourquijevote