Bourdin Direct - Jeudi 21 mai 2020
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 26 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:56OuverteRéponse directe
Quels sont les deux scénarios envisagés pour le second tour des municipales ?
- 2:05RelanceRéponse directe
Jean-Christophe Lagarde craint un scrutin en juin qui éliminerait tout débat démocratique. Qu'en pensez-vous ?
- 2:09OuverteRéponse directe
Christian Jacob est favorable à la tenue des élections si les conditions sanitaires sont réunies. Êtes-vous d'accord ?
- 2:39FerméeRéponse directe
Combien de personnes ont été testées positives au Covid-19 dans l'abattoir des Côtes d'Armor ?
- 4:25OuverteRéponse directe
L'office HLM de Bobigny a voté l'annulation des loyers malgré une requête de la préfecture. Pourquoi cette décision ?
- 4:36OuverteRéponse directe
Renault annonce un plan d'économie de 2 milliards d'euros avec la fermeture de 3 sites. Quelles sont les conséquences pour les salariés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:11InvitéFait
« Pas encore de décision donc, mais deux scénarios sur la table. »
- 1:15InvitéFait
« Le Premier ministre écarte désormais l'hypothèse de septembre en raison de la rentrée scolaire. »
- 1:21InvitéFait
« Compliqué également à l'automne, explique Edouard Philippe, avec l'examen du budget au Parlement. »
- 1:45InvitéFait
« Le chef du gouvernement a déjà décidé, ce sera le 28 juin. »
- 1:59InvitéFait
« Pour lui un scrutin en juin, risque d'éliminer tout débat démocratique avec une campagne particulière sans réunion publique. »
- 2:36PrésentateurChiffre
« 109 personnes au total contaminées. »
- 2:51PrésentateurChiffre
« Cela représente 44 nouveaux cas supplémentaires en moins d'une semaine. »
- 4:36InvitéChiffre
« Renault se prépare à un traitement de choc avec un plan d'économie de 2 milliards d'euros. »
- 4:46InvitéFait
« La fermeture de 3 sites dont celui de Choisy-le-Roi. »
- 4:48InvitéChiffre
« 263 salariés dans le Val-de-Marne. »
- 6:08InvitéChiffre
« 106 000 cas. »
- 6:13InvitéFait
« Près des deux tiers de ces cas ont été déclarés dans quatre pays : l'Arabie saoudite, la Russie, le Brésil et les Etats-Unis. »
- 7:37InvitéChiffre
« Elle représente entre 10 et 12% de ses ventes. »
- 18:07InvitéChiffre
« C'est 5 000 personnes. »
- 48:29InvitéChiffre
« En télétravail, par rapport à quand ils sont tous ensemble dans leur centre de Pasadena en Californie, ils perdent deux heures sur une journée pour faire avancer ce robot. »
- 49:00InvitéFait
« C'est un boîtier qui, en général, est installé dans les chambres de personnes qui sont atteintes d'Alzheimer, de Parkinson, pour surveiller leur rythme de sommeil, leur respiration. »
- 49:41InvitéFait
« Un masque qui devient fluo lorsqu'ils détectent le coronavirus. Il n'y a plus besoin de faire de test. »
- 52:15InvitéFait
« Le second tour des municipales aura lieu en juin, mais seulement si les conditions sanitaires le permettent. »
- 52:18InvitéFait
« De nouvelles élections en janvier 2021. »
- 52:23InvitéFait
« La Grèce a fixé la reprise de la saison touristique le 15 juin avec la réouverture des hôtels. »
- 53:39InvitéFait
« La pédagogie a eu son temps. Les personnes sont contrôlées de façon aléatoire, mais la verbalisation, lorsque l'on est contrôlé et qu'on contrevient à la norme, sera systématique. »
- 53:46InvitéChiffre
« Un million de contrôles ont déjà été réalisés sur cette distance des 100 kilomètres. Pour 4000 verbalisations, l'amende s'élève à 135 euros. »
- 54:22InvitéFait
« Olivier Véran, le ministre de la Santé, s'est dit extrêmement vigilant. Il a précisé qu'il était trop tôt pour tirer les conclusions sanitaires de la levée partielle du confinement le 11 mai. »
- 54:29InvitéChiffre
« Ces dernières 24h, 110 personnes ont succombé du Covid-19 en France. »
- 54:34InvitéFait
« La Bourgogne-Franche-Comté est toujours en rouge sur la carte du déconfinement. »
- 56:10InvitéFait
« Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement national, n'est pas opposé à une élection le 28 juin, mais il demande une sécurité sans faille. »
- 56:22InvitéChiffre
« 40% du corps électoral serait à plus aux urnes en cas de second tour. »
- 1:03:20InvitéFait
« On ne mesure que les effets du confinement pour l'instant. »
- 1:08:14InvitéFait
« Je dirais que c'est enfin le moment où on commence à voir qu'on a à peu près à disposition ce dont on a besoin. »
- 1:19:42InvitéFait
« Le chef du gouvernement a déjà décidé, ce sera le 28 juin. »
- 1:20:01PrésentateurFait
« Edouard Philippe a aussi assuré hier que le gouvernement présenterait la semaine prochaine un plan pour le secteur automobile. »
- 1:20:21InvitéChiffre
« 263 salariés. »
- 1:22:57PrésentateurFait
« Le ministre de la Santé estime qu'il faut au moins 10 à 15 jours pour savoir si le déconfinement a un effet sur l'épidémie. »
- 1:23:29PrésentateurChiffre
« L'ARS a ensuite poursuivi et intensifié ses investigations sur plus de 800 salariés de ce grand abattoir breton. »
- 1:24:20PrésentateurFait
« Elle indique qu'elle veut aller récupérer des crêpes à emporter. »
- 1:29:31AuditeurFait
« Je suis atteint d'un triple cancer. Donc, je suis une personne à risque. »
- 1:30:37PrésentateurFait
« Les études scientifiques démontrent, pour l'instant, qu'il n'y a pas eu d'effet du premier tour sur la propagation du virus. »
- 1:33:34PrésentateurFait
« Les hôtels, pour lesquels il n'y a jamais eu formellement d'interdiction d'ouverture. »
- 1:39:56InvitéChiffre
« Il faut compter 26 000 euros de kérosène par heure de vol. »
- 1:40:02InvitéChiffre
« Il va s'en vendre seulement 254 en tout en 15 ans. »
- 1:47:28InvitéChiffre
« Le MEDEF demande une aide de 10 000 euros par apprenti recruté avant le 31 décembre 2020. »
- 1:52:17Locuteur non identifiéFait
« Il m'a fallu 15 jours pour m'y mettre »
- 1:53:21Locuteur non identifiéFait
« Le masque dans la population c'est une question de vie ou de mort »
- 1:53:44Locuteur non identifiéFait
« Moi je le porte en permanence »
- 1:57:32InvitéFait
« La reprise des cultes pourrait intervenir à la fin du mois de mai ou au début du mois de juin »
- 2:01:10PrésentateurChiffre
« On a récolté 5,5 milliards d'euros sur le livret A juste le mois d'avril »
- 2:01:15PrésentateurChiffre
« En février, on avait à peine récolté 1,5 milliard »
- 2:01:55PrésentateurFait
« Ce qu'on met sur le livret A c'est garanti, on perdra jamais d'argent là-dessus »
- 2:08:16InvitéChiffre
« 500 milliards d'euros sous forme de fonds »
- 2:15:15InvitéFait
« Par exemple les GAFA »
- 2:18:22InvitéFait
« Payez vos impôts là où vous devez les payer, n'allez pas dans les paradis fiscaux »
- 2:21:04PrésentateurFait
« il y a des moyens avec l'intelligence artificielle ou bien ils s'adaptent pour payer les impôts partout »
- 2:23:57PrésentateurFait
« la bonne nouvelle c'est que précisément ça va beaucoup mieux, on peut se déconfiner »
- 2:25:19InvitéFait
« les autorités de santé qui doivent avoir le dernier mot »
Temps de parole
- Présentateur80 %
- Invité4 %
- Invité 24 %
- Invité 34 %
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- Invité 52 %
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Vous écoutez RMC, jeudi 21 mai, l'info sur RMC. Il est précisément 6h, très bon réveil à vous tous. Le journal de 6h c'est avec vous Céline Kahneman, bonjour Céline. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Les élections municipales de scénario sont sur la table, un second tour fin juin où un report du scrutin en janvier 2021, décision samedi et décret la semaine prochaine. Plus de 100 personnes testées positives au Covid-19 dans un abattoir des Côtes d'Armor, annonce de l'Agence régionale de santé 110 morts ces dernières 24h en France. Dans l'actualité également, deux radiateurs électriques d'un vestiaire de Normandie Logistique, peut-être à l'origine de l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen.
C'est en tout cas l'une des pistes envisagées par les enquêteurs, selon le journal Le Monde. Bienvenue à tous sur RMC. Le gouvernement, accaparé par la crise du Covid-19, envisage donc un second tour des municipales le mois prochain ou alors beaucoup, beaucoup plus tard, en janvier 2021. Hier soir, Edouard Philippe a reçu à Matignon les chefs de parti. Le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, était également présent.
Pas encore de décision donc, mais deux scénarios sur la table. Pierre-Higbonneau. Le Premier ministre écarte désormais l'hypothèse de septembre en raison de la rentrée scolaire, selon plusieurs responsables de parti. Compliqué également à l'automne, explique Edouard Philippe, avec l'examen du budget au Parlement. Impossible d'interrompre les débats pour faire campagne, car si le scrutin est reporté après l'été, il faudra refaire le premier tour comme la loi l'oblige. Des responsables politiques très frileux à l'idée de se prononcer eux-mêmes sur ce second tour.
Personne ne voudrait être pointé du doigt en cas de contamination massive lors du scrutin, mais tous sont ressortis de Matignon avec la même impression. Le chef du gouvernement a déjà décidé, ce sera le 28 juin. Selon l'un des participants, le Premier ministre rendra sa décision publique ce samedi pour un décret publié au plus tard, mercredi 27 mai. Parmi les réactions celles du président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, pour lui un scrutin en juin, risque d'éliminer tout débat démocratique avec une campagne particulière sans réunion publique.
A l'inverse, Christian Jacob estime que si les conditions sanitaires sont réunies, alors il est favorable à la tenue des élections le plus rapidement possible. 110 personnes sont mortes ces dernières 24 heures en France. Toujours moins de patients admis en réanimation pour le Covid-19. Olivier Véran, le ministre de la Santé, a précisé qu'il était encore trop tôt pour savoir si le déconfinement a entraîné ou non un rebond de l'épidémie. Il faut au moins 10 à 15 jours pour le savoir. Une campagne de tests massifs a en tout cas été menée dans un abattoir des Côtes d'Armor. Résultat, plus de 100 personnes ont contracté le Covid-19. Jean-Baptiste Bourgeon. Oui, 109 personnes au total contaminées.
C'est ce que révèle la deuxième campagne de dépistage massif à l'abattoir de Quéméné. Cela représente 44 nouveaux cas supplémentaires en moins d'une semaine. Vendredi, lors d'une première série de tests, 65 salariés ont été testés positifs. Il s'agissait surtout de collègues proches des premiers cas recensés dans l'abattoir. L'ARS a ensuite poursuivi et élargi ses investigations sur plus de 800 salariés. Résultat, 109 personnes contaminées dans ce grand abattoir breton qui fournit l'ensemble des magasins Leclerc.
Merci Jean-Baptiste.
Le port du masque obligatoire aux heures les plus fréquentées dans l'hypercentre de Strasbourg. Un arrêté en ce sens a été pris hier.
L'épidémie n'est pas derrière nous. Ne relâchons pas nos efforts. Tweet hier d'Emmanuel Macron alors que de nombreux Français ont prévu de retrouver leurs familles, leurs amis pour ce long week-end de l'ascension.
D'ailleurs, les contrôles pour savoir si la distance des 100 kilomètres sont renforcées et respectées sont renforcées. Il faut avoir un motif impérieux pour se déplacer loin de chez soi.
Ce qui n'est pas toujours le cas comme a pu le constater le commissaire Michel Laveau, porte-parole de la police nationale.
La police nationale sera là pour empêcher des comportements irresponsables ou inconséquents. Dans les infractions qui sont relevées, je peux vous en donner une. C'est une personne qui fait 118 kilomètres. Et comme motif pour dépasser ces 100 kilomètres, elle indique qu'elle veut aller récupérer des crêpes à emporter. Donc je pense que vous conviendrez avec moi que ce n'est pas un motif suffisant pour dépasser la distance de 100 kilomètres. Et donc elle a été verbalisée. Ça s'est passé à Saint-Nazaire le week-end dernier. Le message essentiel est de ne pas gâcher l'amélioration de la situation sanitaire pour ce week-end de l'Ascension.
Les contrôles seront affinés partout en France, sur le littoral, en ville et à la campagne.
L'office HLM de Bobigny a voté l'annulation des loyers promis par la ville en pleine crise de coronavirus malgré une requête de la préfecture qui demandait le report du vote pour des questions de droit. Le constructeur Renault se prépare à un traitement de choc avec un plan d'économie de 2 milliards d'euros. La fermeture de 3 sites dont celui de Choisy-le-Roi. 263 salariés dans le Val-de-Marne. Des salariés rencontrés hier par Mahou Bécard-Granier et Martin Bourdin qui sont surpris et résignés. L'usine de Choisy-le-Roi fait partie du quotidien de Steve. Depuis 18 ans, 18 ans qu'il y travaille tous les jours. Alors l'annonce de cette fermeture potentielle l'a évidemment bien sonné.
Il va falloir penser à autre chose, c'est tout. De toute façon, on n'y fera rien de plus. Me battre contre qui, pourquoi ? On verra ce qu'ils proposent d'autres. Et c'est d'autant plus difficile à digérer pour Florence, 22 ans d'ancienneté, qu'elle ne pouvait pas l'anticiper. On est surpris parce que voilà, ça fonctionnait bien. Pour nous, on a beaucoup de boulot. On ne sait pas, on ne comprend pas. Tous attendent donc les explications de Renault. Le maire de Choisy-le-Roi, Didier Guillaume aussi. Il met en garde l'entreprise.
Il ne faudrait pas que l'histoire du Covid soit un alibi à une fermeture. On sait très bien que si ce plan de restructuration a été pensé, il n'a pas été pensé dans les 15 derniers jours. Ça veut dire que c'était déjà dans les tuyaux. Il s'inquiète aussi des conséquences d'une éventuelle fermeture pour sa commune. Ses salariés habitent à Choisy-le-Roi, s'impliquent dans la vie sociale, culturelle, économique de notre commune.
Fermer cette usine serait donc pour lui une hérésie. Surtout que le site s'était inscrit, selon l'élu, dans une démarche vertueuse pour donner une deuxième vie à des pièces de moteur usagées. De moins en moins de personnes touchées par le Covid-19 en France, mais ce n'est pas le cas dans le reste du monde. L'Organisation mondiale de la santé alerte sur un nombre record de contaminations d'une seule journée. 106 000 cas. Près des deux tiers de ces cas ont été déclarés dans quatre pays. L'Arabie saoudite, la Russie, le Brésil et les Etats-Unis.
Les Etats-Unis, où plus de 1500 personnes, sont décédées ces dernières 24 heures. Dans l'actualité également du nouveau dans l'enquête sur l'incendie de l'usine Nubrizol à Rouen. C'est en septembre dernier, selon les investigations auxquelles le journal Le Monde a eu accès. L'incendie pourrait trouver son origine dans les entrepôts de l'entreprise voisine Normandie Logistique
qui ont également brûlé Maxime Brandstatter.
Et si l'incendie de l'Ubrizol était parti de radiateurs électriques ? C'est le journal Le Monde qui révèle cette piste envisagée par les enquêteurs. Des radiateurs situés dans un vestiaire de Normandie Logistique. La société voisine de l'Ubrizol, un endroit qualifié de vétuste par l'enquête. Les salariés interrogés, eux, décrivent un lieu qui servait aussi pour la pause déjeuner. Une toiture qui prend l'eau et tous les appareils électriques branchés sur une même multiprise. D'après les enquêteurs, des vêtements auraient pu être déposés sur ces radiateurs électriques pour sécher et auraient alors pris feu.
Autre élément, l'alarme incendie a d'abord sonné chez Normandie Logistique, puis trois minutes plus tard chez l'Ubrizol. Déterminer l'origine précise du feu reste essentiel dans cette affaire où les deux sociétés voisines se rejettent la faute. Pour l'avocate de certains sinistrés, dans tous les cas, aucun scénario n'exclut pour l'instant la responsabilité de l'Ubrizol.
Fini les cigarettes au goût menthol, elles ne peuvent plus être vendues dans l'Union Européenne et donc en France, des cigarettes associées à une plus grande addiction. Allions Florence Donjon, Olivier Chantereau. Dans le bureau de tabac d'Hervé Berger, plus aucune cigarette mentholée depuis dix jours déjà. Elle représente entre 10 et 12% de ses ventes. L'enjeu financier est donc énorme pour ce commerçant.
Ça va être un manque à gagner ou si les personnes vont arrêter de fumer à cause de ça ou d'autres se focalisent sur autre chose, sur du produit plus genre potage.
Née dans les années 1930, la cigarette mentholée a surtout la cote auprès des femmes comme Christelle, une lyonnaise de 39 ans qui n'a pas l'intention d'arrêter de fumer pour autant. Je vais changer et passer au light. C'est un plaisir, c'est un moment convivial que je partage quand je suis avec des amis. Pour elle, la cigarette mentholée était synonyme de fraîcheur.
J'avais la sensation de ne pas avoir ce mauvais goût de la cigarette dans la bouche.
Une sensation qui fait du menthol un redoutable outil d'addiction selon le docteur Marie Maléco, tabacologue au centre hospitalier Saint-Joseph-Saint-Luc. Le menthol augmente l'absorption de la nicotine et vous n'êtes pas sans savoir que la nicotine, c'est la drogue du tabac. Donc ça rend les gens beaucoup plus accros. Les professionnels de santé plaident désormais pour l'interdiction du menthol dans les cigarios, le tabac chauffé ou encore les cigarettes électroniques.
Le reportage est signé Florence Donjon, Olivier Chantereau. Merci Céline. Il est 6h08. Le reportage de la rédaction, je vous le disais, il y a ceux qui rient puis il y a ceux qui pleurent avec cette espèce de déconfinement mais qui n'est pas un déconfinement total. Le week-end de l'ascension débute donc aujourd'hui et dans le sud-est de la France, les conditions météo sont idéales. Loïc Rivière vous l'a dit il y a un instant pour profiter de ce déconfinement. Enfin bon, moi on parle de déconfinement mais je ne le vois pas trop. La vie reprend doucement dans le vieux Nice.
Les acteurs de la restauration sont partagés entre la joie de reprendre et l'amertume de ne pas retrouver la fréquentation habituelle. Ascension, les acteurs du tourisme entre joie et inquiétude, amertume. C'est à Nice un reportage RMC de Caroline Philippe et Romain Cluzel. Devant les 97 bacs de glace, quelques niçois patientes dans la file d'attente aménagées pour respecter les mesures sanitaires. De quoi redonner le sourire à Frédéric Fénocchio, artisan glacier.
C'est la vie qui reprend, surtout que là en plus, comme on a la clientèle locale, c'est vrai que ça fait plaisir de revoir les gens qu'on a l'habitude de voir toute l'année. Une semaine après sa réouverture, il anticipe une reprise de la fréquentation pour ce week-end de l'ascension. On a augmenté un petit peu le stock sur les gros parfums, la vanille, le chocolat, le citron. On en a un petit peu plus que ce qu'on avait la semaine dernière. On a espoir que les gens sortent, viennent consommer chez tout le monde, que tous les commerces puissent travailler. A quelques ruelles de là, le restaurant de Jean-Charles Mercier est calme. C'est moins évident de vendre des plats à emporter.
En une semaine, son chiffre d'affaires atteint celui d'une journée habituelle. Et selon lui, le week-end de l'ascension n'y changera rien. Il y a quelques locaux qui sortent, mais encore même pas tous les niçois. On ne s'attend vraiment pas à faire un week-end de l'ascension tel qu'il se doit. Je ne pense pas qu'il y ait un regain d'activité durant ces jours-là. Et quand bien même, il serait infime dans tous les cas. Ces frémissements restent anecdotiques aux yeux de Denis Cipollini, président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie des Alpes-Maritimes. On n'y est pas du tout. Il y a quelques glaciers qui sont verts. Il y a de la vente à emporter.
Mais ça, ça représente entre 3 et 5% de notre activité de restauration. Ce week-end habituellement, c'est le week-end du Grand Prix de Monaco. C'est le week-end du Festival de Cannes. C'est le week-end où il y a le plus de monde sur la Côte d'Azur, à part le 15 août. Et puis cette année, il n'y a rien du tout. Donc ce que l'on espère, c'est que ce week-end passe vite.
Tous n'attendent désormais qu'une date, le 2 juin, avec la possible réouverture des cafés, restaurants et hôtels dans ce département classé vert. Jean qui rit et Jean qui pleure à Nice. Et justement, à quoi va ressembler ce week-end d'entre-deux ? Emmanuel Macron a décidé de nous mettre en garde. Il a tweeté hier soir, l'épidémie n'est pas derrière nous. Ne relâchons pas nos efforts. Alors, précisément, est-ce que ce sera n'importe quoi ce week-end ? De nombreux maires craignent. Il y a un week-end sur le littoral où on ne sache plus très bien si c'est confinement, déconfinement et où on oublie un peu le virus quand on vient. Oui, c'est ça.
Par exemple, Saint-Malo s'attend carrément à l'affluence d'un mois d'été pendant 4 jours. Les touristes devront d'ailleurs porter le masque dans les petites rues de la vieille ville. Pourquoi ? Parce que le week-end dernier, personne ne faisait attention. Carnac aussi. Carnac constate un relâchement complet. C'est ce que dit le maire. On oublie les règles sanitaires. On ne respecte pas vraiment les consignes au sable d'Olonne. Alors, là-bas, les plages de la ville, les plages urbaines seront carrément fermées l'après-midi.
Elles ont même déjà refermé dans trois communes du Morbihan où les maires ont constaté trop d'incivilité le week-end dernier pour la réouverture et même des serviettes plosées sur le sable avec des gens qui venaient bronzer. Pourtant, il faudra faire attention. Il faudra que les comportements soient exemplaires. C'est ce que dit le maire de Vimreux dans le Pas-de-Calais. C'est la suite qu'on joue en ce moment. On joue notre week-end de la Pentecôte par exemple. Et puis, il y aura des contrôles. C'est vrai, l'amende est de 135 euros. Mais beaucoup de voitures immatriculées 75-92 sont aperçues en ce moment sur la route en direction de la tranche sur mer par exemple en Vendée.
Oui, et effectivement, si on nous dit comme ça, attention, parce que si jamais, franchement, vous sortez des clous, vous n'aurez pas votre week-end de Pentecôte, forcément, on est un peu plus attentif et un peu plus prudent. On est avec Philippe. Bonjour Philippe. Oui, bonjour Apolline. Bonjour Philippe. Bienvenue sur RMC et RMC Découverte. Vous êtes dans le Gers et vous, vous avez un sentiment de liberté ce matin ? Ah oui, oui. Il a fait liberté à moitié puisque je suis venu bosser pour aider mon collègue
parce qu'hier, on s'est fait exploser au rayon. On a eu beaucoup de monde. Donc, normalement, c'est mon genre de repos. Et donc, je suis venu l'aider pour remonter le rayon. Et après, je pars à la pêche.
Ah ! C'est ça, vous partez à la pêche. Voilà, mais dans un rayon de 100 kilomètres. Oui, oui, un rayon de 100 kilomètres. Oui, je passe. Oui, je n'ai pas trop regardé. Vous ne pouvez pas calculer, attention. Pardon ? Attention, il faut calculer. Oui, oui, je calcule. Pour la pêche, je calcule, oui. Disons qu'en tout cas, les forces de l'ordre, si elles vous contrôlent, elles calculeront pour vous. Donc, il vaut mieux avoir calculé avant. Oui, oui.
Non, non, non, c'est un rayon de 100 kilomètres.
Je vais aller dans les Hantes-Pyrénées du côté de Vic-Pégor.
Profitez-en bien, profitez-en bien, Philippe. Vous avez quand même réussi à vivre ce confinement sans que ce soit trop douloureux ? Nous, on a bossé. On n'a pas arrêté de bosser puisque je travaille dans l'alimentation. Bien sûr.
Je suis responsable de boucher dans un petit, comment dirais-je, carrefour market. Et donc, nous, on n'a pas arrêté de bosser. Le confinement, on n'a pas tellement connu. Je plaigne les gens qui sont restés en appartement, en ville, parce que ça devait être très, très compliqué pour les enfants, pour tout le monde.
Par contre, oui. Après, nous, ça n'a rien changé, quoi. À part qu'on s'est fait exploser. On a eu beaucoup plus de monde. Mais autrement, ça n'a pas changé. Ça n'a pas changé, quoi. Après, aussi, le week-end, au lieu d'avoir des week-ends, on va rester à la maison. Mais voilà, quoi. Et là, vous la voyez un peu, la différence, justement, dans les boutiques, là, depuis quand même, depuis le 11 mai ? Oui, les gens font attention. Certaines personnes font attention. D'autres, un peu moins. Après, si, il y a quand même de la civilité, quoi. Si les gens portent le masque, voilà, quoi. Bon, c'est vrai que nous, entre nous, avec mon collègue, on ne s'est entendus. On ne voit personne.
Pendant le confinement, on n'a vu personne. Donc, on ne pouvait pas respecter les consignes de sécurité au boulot. Vous avez presque confiné ensemble. Ça devient presque un foyer.
Oui, parce que lui, rentrer chez lui, moi, je rentrerai chez moi. Et puis, le matin, on se retrouvait. Voilà, quoi. Donc, voilà, ça n'a pas...
Le confinement n'a pas tellement changé nos vies, quoi. Après, c'est clair qu'il y a certaines personnes, ça a dû changer leur vie. Ça, c'est clair. Et ça a peut-être changé leur vie pour certains, pour plusieurs années, quoi.
Ceux qui vont se séparer, etc.
Pour plusieurs années, de toute façon, nos vies, elles ont changé. On le voit bien. Et d'ailleurs, le regard que les Français portent désormais sur la vie sociale, sur les autres, même sur nos responsables, il a changé. Philippe, je vous invite à nous écouter dans un instant, parce que, justement, on sera avec un responsable de l'association DataCovid. Ils ont essayé de réunir avec l'Institut de sondage IFOP toutes les informations. Et ils se rendent compte que pendant ce temps de confinement, on a été de plus en plus dans le doute. Le doute vis-à-vis des autres, le doute vis-à-vis de nos dirigeants.
Et dans un instant, on le verra, les Français sont très, très méfiants vis-à-vis des acteurs de la crise.
Après, juste, en aparté, tout le monde tape sur le gouvernement. Je ne veux pas faire de politique. Mais on a tous été confrontés à une pandémie mondiale. Tout le monde a eu besoin de tout en même temps. Il faut relativiser, quand même.
Quand on regarde effectivement les voisins, on a le sentiment que ce n'était pas tellement mieux. Sauf certains, en même temps. Quand vous regardez ce qui se passe en Allemagne, ça pose des questions, quand même, non ?
Oui, tout à fait. Mais non, mais attendez. Nous, quand même, en France, l'État a quand même pu indemniser les Français que les Allemands ont été indemnisés. Et etc. Il ne faut pas oublier. Il faut relarder tout. Il faut relarder un peu plus loin. Il ne faut pas regarder devant soi. Il faut relarder tout ce qui a été fait.
Après, ça n'a peut-être pas été bien fait. Mais ça a été fait.
Voilà, il faut relativiser.
Et notamment, Philippe, vous avez complètement raison sur ce chômage partiel. massif et ce soutien à l'économie. Quand on regarde la situation aux États-Unis, où là, pour le coup, il n'y a pas de filet de sécurité. Ça a été le chômage direct. En effet, on se dit que l'État-providence en France existe encore. Merci beaucoup, Philippe. Bonne pêche, alors. Merci, Philippe. Il ne faut pas le dire à Pauline. On ne dit jamais ça. Mais ça ne va pas. Bonne pêche. Il ne va rien pêcher, le pauvre. Merde pour la journée. Je voulais dire bonne journée, Philippe. Demain, pour nous dire quand même. Oui, oui. Parce que du coup, je porte une très grosse responsabilité.
On dit qu'il n'y aura rien eu dans les filets, grâce à Pauline. Mais non, mais non, mais non. Vous allez gagner sa journée. Mais non, Philippe. Philippe, au contraire, je vais être votre bonne étoile. Allez, bonne journée. Très belle journée, du coup. Merci, Philippe. A tout de suite. Dans un instant, je vous le disais, les Français sont très méfiants vis-à-vis des acteurs de la crise du coronavirus. Mais pas Philippe. On aura envie de revenir dans un instant. Bonjour Jean-Michel Moslonka. Vous êtes responsable des partenariats de l'association DataCovid. C'est une base de données sur le Covid-19 qui est ouverte à tous, d'ailleurs, pour la recherche, pour les entreprises.
Et vous avez travaillé avec l'Institut Ipsos. Les Français très méfiants vis-à-vis des acteurs de la crise du coronavirus. C'est ce qui ressort de votre étude. Ils ne savent plus qui croire dans cette crise. Comment ça se manifeste ? Bonjour, Apolline de Malherbe. Merci de votre invitation. Donc, en fait, ce qu'on voit, un des éléments que nous avons mesuré cette semaine, puisque nous faisons cette grande enquête avec Ipsos chaque semaine sur un très grand échantillon, c'est 5 000 personnes. Donc, c'est 5 fois plus que l'enquête classique d'opinion. Et une des choses qu'on voit, c'est qu'effectivement, les Français ne font pas confiance.
communiqués par le gouvernement, les médias, par exemple. Bon, il faut encore moins confiance. En même temps, ce n'est pas quelque chose qui est nouveau, c'est-à-dire cette remise en cause de la parole publique et institutionnelle. Elle était déjà là avant le Covid. Peut-être que le Covid l'a un peu exacerbé dans l'espèce de confusion ambiante. C'est qu'il y a deux catégories qui gardent quand même la confiance des Français aujourd'hui, qui sont d'une part les chercheurs et les scientifiques, 1,8 sur 10, là où, par exemple, le gouvernement et les soignants, les médecins, les infirmiers.
Ça veut dire que, pour le coup, leur présence dans les médias, vraiment, on a redécouvert aussi la parole scientifique, la parole des médias, même si on s'est rendu compte aussi que les scientifiques pouvaient ne pas être d'accord entre eux. Donc, est-ce que là aussi, ça ne crée pas une sorte de sentiment de qui croire ? Oui, je crois qu'en fait, c'est un problème pour les scientifiques, mais aussi pour les acteurs gouvernementaux. C'est qu'en fait, sur le Covid, on ne sait pas comment le Covid va réagir à l'arrivée de l'été et des fortes chaleurs. On ne sait pas si avoir eu le Covid protège vraiment du Covid.
Donc, en fait, au niveau qu'il y a un partenariat public-privé, c'est de fournir des données. Il y a bien sûr une analyse qui est faite par Ipsos. Mais en fait, grâce à nos partenaires, on a huit partenaires, on fournit des données qui sont publiées en open source sur le site data.gouv.fr, où tout un chacun peut venir chercher ses données et faire ses propres analyses. Donc, nous, ce que nous essayons de faire, c'est d'apporter de la clarté et des informations objectives. Parce que quand on voit tout ce qui circule... J'ai envie de vous arrêter sur le mot objectif, parce que c'est justement toute la question qu'on s'est posée, même pendant toute cette période.
On écoute des scientifiques, certains vous disent... Je vous prends un exemple, les enfants porteurs sains, pas porteurs sains. Au début du coronavirus, on nous dit, les enfants, c'est presque les pires. Ils diffusent le virus, il faut s'en méfier comme de la peste, c'est le cas de le dire. Et puis, aujourd'hui, un certain nombre de scientifiques reviennent sur cette information et nous disent, non, en réalité, on a le sentiment qu'il est possible que les enfants ne soient pas porteurs du tout. Et du coup, est-ce que ce mot d'objectivité, y compris dans le domaine de la science, a encore un sens ? Alors, je crois qu'en fait, quand on se place sur l'objectif, mais ça prend du temps.
Je crois que c'est ça le problème, c'est la temporalité. C'est qu'évidemment, que ce soit vous, les médias ou les politiques, par exemple, on leur demande de parler tout de suite. Et moi, si je regarde le port du masque, on a quand même dit que porter un masque, ça ne servait pas à grand-chose. Maintenant, on dit que ça sert à quelque chose. Mais du coup, nous, ce qu'on voit dans le baromètre, c'est qu'il y en a 47% ou souvent. Alors, c'est plus 7% par rapport à la vague de la semaine dernière, mais c'est quand même moins de 50%.
Et surtout, si vous prenez l'Île-de-France, les gens qui disent porter un masque tout le temps, il y en a 27% en Île-de-France, mais dans les pays de la Loire, c'est 13%. En Bretagne, c'est 16%. Donc, on a une grande dichotomie. Et je pense que le problème, encore une fois, à Pauline de Malherbe, ça vient plutôt que les médias les primaient tout de suite sur des choses qui ne sont pas stabilisées. Donc, le rapport au temps, à l'urgence, au fait de parler tout de suite. Merci beaucoup, Jean-Michel Moslanka, d'être venu ce matin sur RMC. Juste un petit mot. Je voudrais en fait remercier les huit entreprises qui nous permettent de faire ça. CNP Assurance, 20 Autoroutes, RATP et EDF.
Car sans eux, on ne pourrait pas faire ce dispositif qui est fait avec également Ipsos. Et on cherche également d'autres partenaires. Parce que là, on a en fait publié la cinquième vague. Mais on sait que ces comportements des partenaires potentiels qui sont intéressés de nous aider, n'hésitent pas à nous contacter. Vous en avez profité pour lancer votre appel. Jean-Michel Moslanka, mais ce qui est sûr, c'est qu'évidemment... Je profite de l'occasion. Ensuite, le travail que vous faites est franchement passionnant. Et d'ailleurs, il faut être tout à fait honnête. Dans votre étude, nous, journalistes, on n'est pas franchement très très bien placés. On n'obtient que 4,1 sur 10.
On n'a pas la moyenne. On est légèrement mieux que le gouvernement qui est à 4 sur 10. Les seuls élus qui s'en sortent un tout petit peu du côté des politiques, ce sont les maires. Et encore, ils sont juste au-dessus de la moyenne à 5,1. Merci pour cette étude sur le rapport des Français avec les acteurs de la crise du coronavirus. C'est l'heure de retrouver Charles Magnin. Il est 6h26. Charles, tous les matins, 3 histoires, 3 images insolites. On commence avec un petit tour du monde des nouvelles idées en vue de la réouverture des bars. Oui, des idées plus ou moins absurdes. Je vais vous laisser juger.
D'abord, partons en Espagne ou un bar de Séville, a mis en place, regardez, un bras automatique pour servir des bières. Une sorte de robot capitaine crochet capable d'attraper un gobelet en plastique, de pivoter tout seul pour le placer sous la tireuse à bière. Et une fois que le gobelet est rempli, le robot va pivoter pour vous donner votre gobelet dans la main du client. Résultat, votre gobelet n'a été touché par personne avant d'arriver dans votre main. C'est ingénieux. En revanche, là, pas question de draguer le serveur. Quoi qu'il faut reconnaître que ce robot est très agile. Vous êtes en train de tomber un mot du robot. Il m'a séduit en tout cas avec sa dextérité.
Au Japon, j'ai ce pub qui va encore plus loin avec un sas de désinfection des clients. Quand vous arrivez à l'entrée du pub, on prend votre température, vous vous lavez les mains, puis vous vous placez au centre de cette machine qui va vous pulvériser une sorte de brume à base de chlore pendant 30 secondes. Et vous avez enfin le droit d'aller vous asseoir à bonne distance des autres clients. C'est très chaleureux. Ça sent quand même difficile. L'appel de la bière rend quand même extrêmement ingénieux. Exactement. Il y a enfin l'Allemagne où certaines discothèques berlinoises ont ouvert leurs portes au public avec des conditions strictes.
Seuls les espaces extérieurs comme les terrasses sont ouverts. Vous pouvez boire un verre. Il y a bien un DJ. Il y a de la musique. Mais interdiction de danser, obligation de rester assis, fermeture obligatoire à 22h. On est encore très loin des chaudes nuits berlinoises. Vous appelez ça quand même encore une boîte de nuit ? En tout cas, ce sont des clubs, oui, qui ont rouvert, mais en version à midi. Mais on ne danse pas et on ne se parle pas et on va se coucher à 22h. La belle histoire du jour, Charles Magnin, c'est cette italienne qui remporte un tableau de Picasso en jouant à une tombola. Une loterie organisée par l'ONG CARE qui vient en aide aux populations africaines.
Pour tenter sa chance, il fallait acheter un ticket à 100 euros. Et c'est donc une italienne qui a décroché le gros lot hier soir à Paris. Et bien, elle est millionnaire ce soir. Et tous les autres qui ont participé, ils ont donné tout. Voilà, un Picasso pour 100 euros. Claudia est donc millionnaire. C'est la belle action et la belle histoire du jour. C'est plutôt pas mal que ce soit une italienne en plus quand même après toute cette histoire. Franchement, après toute cette crise. Il est 6h29 dans un instant. Le journal de 6h30, avant cela, comme tous les matins, on vous offre une machine à café. Pour tenter de la gagner, c'est le 3216, touche 5 ou par SMS. Vous envoyez matin au 7-3216.
Le gagnant sera avec nous avant 7h. Bonne chance. À suivre, dans le monde indirect du monde et par endroits, même beaucoup de monde. Pour ce pont de l'ascension, les hôteliers espèrent en profiter pour se relancer. Comment s'organisent-ils ? Quelles sont les mesures sanitaires ? On va tout savoir avec Laurent Duc de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie. Avec nous, juste après le journal de 6h30 sur RMC. 6h30, très bon réveil à vous tous. Le journal de 6h30 avec vous Anne-Sophie Balbier. Bonjour Anne-Sophie. Bonjour Apolline. Bonjour à tous. Début d'un long week-end déconfiné dans la chaleur et sous le soleil. Une belle occasion pour les professionnels du tourisme.
Certains hôtels rouvrent leurs portes. Fin juin ou en janvier, deux possibilités pour les municipales. Le Premier ministre tranchera samedi. Il recevait hier soir les représentants des partis politiques. Et puis, faute de festival, Cannes installe son Ciné Drive. Des films projetés en plein air à regarder depuis sa voiture. Au programme hier soir, E.T. l'extraterrestre de Steven Spielberg. RMC 6h31. Et vous, qu'est-ce que vous faites pour ce long week-end de l'ascension ? Une certitude avec ce beau temps et de nombreuses semaines à domicile. Vous allez être nombreux à sortir, vous déplacer, profiter ailleurs que chez vous.
Le moment pour les hôteliers et les professionnels de l'hébergement de se refaire une santé.
Reportage au Gros du Roi dans le Gard, Jean-Wilfrid Forkess.
Eric et Denis sont venus en voisins.
Ils voulaient absolument changer d'air.
On habite Saint-Mitre-les-Remparts, petit village à côté de Martigues. Et on se fait une petite échappée dans le respect des 100 kilomètres qui nous sont octroyés pour l'instant.
On a passé quand même deux mois confinés. Et ça fait du bien de prendre un petit peu le soleil et la mer. Dans l'hôtel où sont hébergés Eric et Denise, priorité à la sécurité sanitaire. C'est d'enlever tout ce qui est superflu, tout ce qui est chemin de lit, tout ce qui est coussin décoratif. Pour pouvoir traiter avec un virus-cid adapté et que nos clients soient en totale sécurité. Stéphane Baptiste est le directeur du Splendid Hôtel sur le front de mer. On ne laisse rien au hasard. Tous les clients qui viennent d'un entre-établissement doivent avoir la sensation d'être en totale sécurité. Et pour ce pont de l'ascension, 20% des chambres seulement sont occupées.
Mais Antoine, réceptionniste, a retrouvé le sourire.
Nous sommes ravis de retrouver nos clients, de reprendre le travail, de reprendre l'activité.
Aujourd'hui, sur le front de mer, face à l'hôtel, quelques vénards vont pouvoir en profiter. Car le mercure devrait dépasser les 30 degrés. Quelques parquets châteaux rouvrent à l'occasion du pont de l'ascension. Le château de Chantilly, dans l'Oise, ou encore le domaine privé de Volvicomte, en Seine-et-Marne, en région parisienne.
Réouverture également des plages en Guadeloupe, dans 19 communes du littoral. Et bonne nouvelle aussi, en Grèce, réouverture progressive des frontières aux Européens.
Coup d'envoi de la nouvelle saison touristique le 15 juin.
Les vols directs avec l'étranger reprendront petit à petit à partir du 1er juillet. Une éclaircie pour les voyagistes, même si Jean Brajon, le directeur général de Vacances Eliade, reste réaliste. On ne peut pas imaginer aujourd'hui qu'évidemment, nous connaîtrons les mêmes chiffres cette année. Parce que la saison, au lieu de commencer début avril, comme c'est le cas chaque année, elle commencera dans le meilleur des cas que le 1er juillet. Forcément, il y aura beaucoup moins de touristes français, voire de touristes en général qui viendront. Évidemment, il reste encore pas mal de choses à mettre en place. Mais là, on va pouvoir envisager au moins une petite saison.
C'est-à-dire à partir de juillet, j'espère, jusqu'à fin octobre. En Grèce, il fait quand même beau, même jusqu'au début novembre. Donc là, c'est au moins un espoir de sauver une partie de la saison.
C'est une crise d'une brutalité et d'une intensité jamais vue, disait hier Édouard Philippe.
Le Premier ministre assure qu'un plan pour le secteur automobile sera présenté la semaine prochaine. Lundi, des concertations vont commencer avec les acteurs du secteur de la santé. Et autre dossier chaud pour le gouvernement, Anne-Sophie, les municipales. Pas de date précise, mais deux options. Oui, soit un second tour fin juin, soit un report en janvier 2021. Au plus tard, le temps de faire campagne. Édouard Philippe prendra sa décision publique samedi. En attendant, les représentants de partis politiques affichent leurs préférences,
comme Alexis Corbière, député de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis. Dans la mesure où il a été répété qu'on ne pouvait pas tenir une campagne électorale, alors il nous semble impossible de pouvoir faire un scrutin le 28 juin. Sans quoi, finalement, c'est un peu la prime aux élus sortants. D'ailleurs, certains ont pu distribuer des masques dans les communes, et je ne leur en fais pas reproche. Des maires sortants étaient en visibilité, et puis ceux qui contestent leur pouvoir, évidemment, étaient confinés. Donc tout ça, la sincérité du scrutin est quand même assez discutable si l'élection du 28 juin était maintenue. On verra. L'épidémie a fait au moins 28 132 morts en France.
Plus de 100 personnes ont été testées positives au Covid dans un abattoir des Côtes d'Armor, bilan d'une deuxième campagne de dépistage. Dans l'actualité également, l'arrestation de deux hommes aux Etats-Unis soupçonnés d'avoir aidé l'ex-patron de Renault, Carlos Ghosn, à fuir le Japon. Cédric Fech, vous êtes notre correspondant aux Etats-Unis. Qui sont ces deux suspects ? C'est un père et son fils qui ont été arrêtés à Harvard, près de Boston, dans le Massachusetts. Le père a 59 ans. C'est un ancien béret vert, un ex-membre des forces spéciales américaines qui s'est reconverti dans la sécurité privée. Et son fils a 27 ans.
Michael et Peter Taylor font l'objet d'un mandat d'arrêt japonais pour avoir aidé Carlos Ghosn à s'enfuir du Japon pour se réfugier au Liban fin décembre. D'ailleurs, le fils Taylor s'apprêtait à partir au Liban lorsqu'il a été arrêté hier matin. Ce sont eux notamment qui auraient aidé l'ancien patron de Renault-Nissan
à se cacher dans un flycase, cette boîte de transport pour du matériel audio-vidéo. Michael Taylor aurait rencontré Carlos Ghosn cette fois avant l'évasion et avec un autre complice, ils auraient permis à Carlos Ghosn
de quitter le Japon dans un jet privé
pour qu'il se réfugie au Liban où il est toujours. Les deux Américains pourraient se retrouver très vite en prison au Japon parce que les Etats-Unis ont une convention d'extradition avec le pays. Cédric Fech, correspondant des RMC aux Etats-Unis.
Et puis, c'est l'une des déceptions des amoureux de cinéma à cause de la crise sanitaire. Pas de festival de Cannes cette année. Il aurait dû se dérouler en ce moment. Alors, pour compenser, la ville a installé un ciné-drive sur le parking du casino Palm Beach. Première projection hier soir, E.T. l'extraterrestre a regardé sur un écran géant depuis sa voiture. Rémi Hink, Caroline Philippe, Romain Cluzel. Une par une, les voitures sont accueillies sur le parking.
Bonjour et bienvenue, je vais vous viser s'il vous plaît.
Et prennent place ensuite face à la mer et à l'écran géant.
Fabrice est venu avec sa femme et ses enfants pour une soirée en famille à l'extérieur après deux mois de confinement. C'est E.T. en plein air. On va regarder le film et puis on va s'éclater en famille.
Les pop-corns, le sandwich, les boissons, on a tout prévu. Emmanuel et sa fille Emy ont le sourire au lèvre. Elles avaient hâte de retrouver ce genre de sortie.
On a envie de culture un petit peu là. Les spectacles, les concerts, il n'y a rien quoi. Moi, je trouve que c'est super.
Une sortie qui fait du bien aussi à Adeline et Nicolas. Ils retrouvent la magie du cinéma à Cannes. Cannes, cette année, c'est un peu triste. Donc du coup, on va ramener un peu de baume au cœur à notre belle ville de Cannes. C'est un peu féerique. La musique de la montée des marches était d'ailleurs diffusée avant le début du film. Un clin d'œil évident pour Delphine Cazin, directrice de l'événementiel à la mairie de Cannes. Ça aurait dû être le festival de Cannes. Donc on ne peut pas passer à côté. Il faut qu'on propose quelque chose en lien avec le cinéma. Les billets se sont vendus en moins de 24 heures. Ça a été complet.
L'opération sera renouvelée la semaine prochaine avec cinq projections sur le parking du stade Pierre-de-Coubertin à Cannes pour continuer de faire vivre la magie du cinéma. Cine drive, Mathieu ? Si tu m'emmènes, je viens. Oh là là ! On y va ! Cette déclaration d'amour à 6h37. Anne-Sophie, vous rougissez un peu. Ah bon ? Très légèrement. Ah oui, il est content. C'est Mathieu, il me fait cet effet. Il y a les ciné drives, mais vous avez vu qu'il y a les messes drives. Mathieu trouvait ça extraordinaire. Chalons en Champagne le week-end dernier. Il était inouï. Avec cette fameuse phrase, si vous voulez la communion, vous mettez les feux de détresse. C'est ça. C'est dément.
Vous êtes en détresse, je vous apporte la communion. Je vais venir m'occuper de vous. Moi, je vous emmène à Deauville. Parce qu'il y a des courses aujourd'hui. Mais oui, pronostic de la Dream Team des courses RMC. Favoris, c'est L'As. Chasselet, outsider numéro 4, Villarro. L'As et le 4. Sauf que, attention, ce n'est pas dans les 100 kilomètres, Deauville. Deauville, non. Non, non. Voilà, la règle. Pour les Parisiens, en tout cas, il faut oublier. Exactement. Ce ne sera pas la plage des Parisiens avant longtemps. On est avec Laurent Duc. Bonjour. Bonjour, bienvenue sur RMC. Est-ce que vous m'entendez, Laurent Duc ? Parfaitement. Et vous, m'entendez-vous ?
Et moi, je vous entends parfaitement, Laurent Duc. Vous êtes président de la branche hôtellerie de l'UMI. C'est l'union des métiers de l'industrie et de l'hôtellerie. Vous êtes vous-même, d'ailleurs, propriétaire d'un hôtel dans le centre-ville de Lyon. Je voudrais qu'on soit très concret avec vous. On va parler des règles que vous mettez en place dans les hôtels pour pouvoir à nouveau accueillir des clients. Mais la première question, c'est qu'on a du mal à comprendre. Les restaurants, les cafés restent fermés. Mais est-ce que les hôtels, oui ou non, ont le droit d'être ouverts ? Ils ont toujours le droit d'être ouverts.
Donc, c'est simplement le manque de trafic et de clients qui ont fait que les hôtels étaient en sommeil, si je peux dire. Il n'y avait pas la règle, vous n'aviez pas l'obligation de fermer. Vous auriez pu rester ouverts pour la plupart d'entre vous, mais effectivement avec le risque que les gens ne viennent pas. Il y a 5% des hôtels qui sont restés ouverts. Il y a 5% au moins. Je rappelle que dans certaines régions, on a logé des soignants. Dans certaines régions, on a logé des gens en quarantaine. Et dans certains types d'hôtels, on a logé les indigents qui vivaient à l'extérieur. Donc, vous avez continué votre activité.
Et là, évidemment, avec le fait que les Français ont le droit de sortir de chez eux, est-ce que vous constatez que les réservations ont repris ? Alors, les réservations reprennent avec un peu plus de force pour les professionnels la semaine prochaine. Mais aujourd'hui, dans des campagnes ou dans des régions, la montagne ou le balnéaire qui est à moins de 100 km d'une zone forte d'activité, je pense à Nice, Marseille, Nantes, eh bien, vous avez des hôtels d'ores et déjà qui proposent des séjours avec de la restauration, certes, pas dans une salle de restaurant ni dans la salle des petits-déjeuners, mais dans votre chambre ou sur votre balcon, si votre chambre a un balcon.
Donc, là, vous commencez à essayer de nous faire rêver. Je le sens bien, Laurent Duc, mais ne me faites pas de rêver de la mer parce qu'elle n'est pas dans mon secteur. Laurent Duc, vous restez avec nous. Dans un instant, vous allez nous expliquer très concrètement comment ça fonctionne, est-ce qu'il y aura des flexibilasses à la réception, comment vous allez faire s'il y a des chambres à mettre en quarantaine. Très concrètement, est-ce qu'il faudra porter un masque dans l'hôtel ? Vous allez répondre à toutes ces questions. Restez avec nous. Et Laurent Duc, qui est toujours avec nous.
Je rappelle que vous êtes le président de la branche hôtellerie de l'Union des métiers et de l'industrie de l'hôtellerie. Vous-même, vous avez un hôtel dans le centre-ville de Lyon. Je voudrais qu'on rentre vraiment dans les détails. C'est-à-dire, ceux qui veulent aller à l'hôtel, quel système, quelle organisation vous avez mis en place, comment on fait pour être à l'hôtel et respecter les distances de sécurité, respecter les exigences sanitaires ? Quels sont les principes que vous allez appliquer ? Alors, d'ores et déjà, effectivement, on a protégé nos réceptionnistes souvent par des plexiglas pour qu'ils puissent, au moins que vous les voyez s'exprimer. C'est clair.
Et puis, on impose des occupations des ascenseurs limitées aux seuls occupants d'une chambre. Le personnel qui fait votre chambre est séparé entre désinfection et nettoyage et entretien de la chambre. jusqu'à certains hôteliers et qu'ils affichent la mise dans le jachère entre deux clients de la chambre, puisqu'on sait très bien que dans le cas du virus, au bout de trois jours, ce sont des traces qui, a priori, ne sont pas contaminantes. Donc, le temps joue aussi dans la France. Ça veut dire que vous mettez certaines chambres en quarantaine, en quelque sorte, entre deux clients ?
Alors, il faut bien être réaliste qu'on ne va pas faire 100% d'occupation dès la semaine prochaine, ni dès le 2 juin. Donc, ça permet un roulement ? Voilà, c'est assez facile de le faire. Et plus on avancera vers une récession de la pandémie, et plus on réduira ces jachères en fonction de l'occupation de nos établissements. Est-ce que vous allez laver le linge avec davantage de soins que d'habitude ? Est-ce qu'il y a un certain nombre aussi de règles de lavage sanitaire ? Alors, déjà, l'hygiène, c'est notre ADN, c'est notre métier. Depuis toujours, un hôtel, la seule chose qui évolue, c'est le standing et les prestations. Mais au départ, la propreté du linge, c'est l'ADN d'un hôtel.
Donc, le linge à plat, ce qu'on appelle le linge à plat, les têtes d'oreillers, les housses de couettes, les draps, sont passés en calandre après lavage à 140 degrés. Donc, elles sont complètement, complètement, du moins, il n'y a absolument aucun virus. Concernant le linge de toilettes, elles sont lavées et séchées dans des séchoirs qui montent à plus de 70 degrés. Et le temps de séchage permet largement de tuer tout germe et tout virus dans les serviettes. Après, il reste à apprécier toutes les surfaces plates et tout ce que le client touche dans la chambre le plus fréquemment, que sont la table, le téléphone, la lampe de chevet, les interrupteurs, la pompe de douche, le robinet.
Tous ces éléments-là, on les désinfecte avec des produits spécifiques. Et un autre personnel, après, interviendra soit dans les 24 heures, soit selon la jachère qu'on a mis en place pour faire le nettoyage et refaire la chambre et faire une chambre impeccable. Mais tout ça, ça a un coût colossal. Comment vous allez faire ça ? Vous imaginez que ça va représenter à peu près combien ? Le temps supplémentaire qu'il va falloir passer ? La désinfection, c'est à minima un tiers de plus de travail pour la femme de chambre, pour les femmes de chambre.
Et sachant aussi que l'on sépare les personnels ou quand le personnel fait de la désinfection et du nettoyage, on a une coupure, on leur propose de changer complètement d'uniforme, de prendre une douche entre les deux. Tout ça pour la protection de nos personnels aussi. Ça va de pair avec celle du consommateur. Pour faire des petits déjeuners, aujourd'hui, on n'a plus le droit au buffet puisque il est bien évident que si les gens sont penchés et servent même sur un buffet, c'est tout sauf sécure. Donc, on emballe beaucoup plus de choses. On met les viennoiseries soit dans des corbeilles fermées, soit dans des sacs en papier pour ne pas que les gens les touchent.
Le moins possible, on rentre dans la chambre du client, voire même certains hôteliers proposent de ne pas rentrer dans la chambre du client pendant son séjour. Pour ne pas rompre cette barrière sanitaire. Mais tout ça, c'est un coût qui s'ajoute au fait d'avoir quand même évidemment une clientèle qui est beaucoup moindre. D'abord, vous le disiez vous-même, pendant toute la période du confinement, même si officiellement vous n'étiez pas obligé de fermer, il y avait de fait plus de clientèle. Là, elle revient très progressivement. Est-ce que l'hôtellerie va avoir les reins suffisamment solides pour faire face aux coûts supplémentaires et à la baisse de consommation ?
Alors, est-ce que l'hôtellerie aura les reins assez solides ou est-ce que le consommateur aura assez de moyens pour pouvoir payer ce coût ? C'est une boucle, c'est une boucle, bien sûr. C'est une boucle. Moi, je m'en réfère aux coiffeurs qui, eux, existent sans avoir à partager leur prix en ligne, ce qui n'est pas le cas de l'hôtellerie, et qui ont allègrement ajouté 2, 3, 5 euros à leur couple pour compenser le surpéignoir, les serviettes individuelles, les infections du fauteuil. Nous, je ne sais pas encore, le marché nous le dira, si on sera capable de répercuter ce coût en tout état de cause. À un moment, un hôtel, il va falloir qu'il gagne de l'argent, sinon il fermera.
Donc, le marché va s'adapter. Je ne peux pas dire mieux. Le marché va s'adapter, les clients aussi, et on verra bien comment ça fonctionne. Merci, en tout cas, Laurent Duc. De votre côté, vous le disiez, vous êtes hôtelier à Lyon. Hôtellerie, plutôt d'affaires. Et donc, ça, ça va revenir très, très progressivement. On le voit bien, les habitudes aussi ont changé. Merci, Laurent Duc, président de la branche hôtellerie de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie. On est avec Philippe en ligne. Bonjour, Philippe.
Bonjour, Pauline.
Bonjour, merci d'avoir appelé RMC ce matin. Vous nous appelez de Côte d'Or. On le voit bien, on est dans un espèce d'entre-deux. On le disait tout à l'heure, le confinement est officiellement terminé, mais on n'est pas non plus complètement dans un déconfinement. Ça change aussi nos habitudes de vie. Philippe, vous vouliez témoigner sur la façon dont le confinement et même cette période se passe pour vous. Père, divorcé, pas... Mon épouse qui en a la garde, je le vois normalement un week-end tous les quinze jours. Et comme j'étais en baisse d'activité en chômage partiel,
on a réussi à s'entendre pour l'avoir une semaine sur deux. Je trouve que ça a été vraiment bénéfique parce que ça nous a permis de profiter tous les deux de notre fils à fond. Je me suis remis aux cours du lycée, physique, maths et autres.
Parce qu'il avait des cours en... Pas évident quand même. Il est en quelle classe ? Il est en seconde. Seconde.
Et je me rends compte que je n'ai pas trop perdu finalement par rapport à la seconde que j'ai faite.
Bravo.
Voilà.
Et vous avez réussi à continuer à le mettre au travail régulièrement ? Ce n'était pas trop difficile, ça ?
Non, alors il y avait des cours qui... Bon, les cours de maths, il y avait certains cours, c'était vraiment intensif. Par contre, les cours de français, moi, je n'ai jamais entendu parler de son prof. C'était silence radar.
Oui. On parle souvent des enfants qui ont décroché, mais il y a certains professeurs, il y en a beaucoup qui se sont donnés énormément de mal, mais il y en a d'autres, effectivement, qui étaient quand même beaucoup moins présents. Philippe, du coup, vous diriez que pour vous, ça a été une période plutôt heureuse ?
Heureuse. Oui et non. On a pris le confinement parce qu'il fallait le prendre, de toute façon. On a essayé de l'adoucir au maximum, de faire en sorte que ça se passe le mieux possible.
Et est-ce que vous espérez pouvoir justement continuer à avoir votre enfant plus souvent ? Est-ce que c'est devenu quelque chose de plus régulier ?
Alors, on est reparti sur le rythme normal. Bon, après, il a 25 km de chez moi, donc si j'ai envie de le voir, ce n'est pas compliqué. J'appelle mon exam et puis je vois mon fils.
C'est évidemment, chacun a vécu ce confinement différemment. Merci beaucoup. Merci, Philippe.
Je voulais vous dire, vous avez un magnifique prénom.
Parce que c'est aussi le prénom de ma fille aînée.
Eh bien, vous voyez, je suis très heureuse de partager.
Vous savez que moi, je suis née en 1980. J'ose dire mon âge ce matin. Et je crois que mon année, il y en a vraiment, ça se compte sur les doigts de la main. Mais heureusement, aujourd'hui, c'est un prénom qui est plus partagé.
Même ma fille de 95, il y en a très peu.
Oui, très, très peu. Bah écoutez, heureuse du coup, ça vous est plu, visiblement. Oui, tout à fait. Merci, Philippe, d'être venu témoigner ce matin sur RMC. Dans un instant, ce sera les nouvelles technologies. On parlera évidemment des innovations. Parce que ce coronavirus, il a permis aussi à certains de réfléchir et d'inventer. Mais vous allez voir, vous allez voir que même la NASA s'est mise au télétravail.
Les ingénieurs de la NASA contrôlent le robot sur Mars depuis leur salon. Frédéric Simotel, dans un instant, sur RMC.
RMC, au bain direct. Et vous, vous, vous êtes déjà très nombreux à nous écouter en ce jeudi férié. Le bonjour d'Abdallah, de Youssef, d'Abdelkarim. Beaucoup sont au boulot aujourd'hui sur la route. John, depuis 4h30, à faire sa tournée pour les journaux. Jean-Marc, routier, toujours sur la route. Encore 2h et j'aurai fini. Jérôme nous écoute depuis les routes d'Auvergne, où il visite ses clients boulangers. Christian est en Lauserre.
Tous les matins, lui, il travaille dans sa voiture. Les fameux secteurs essentiels à la nation, toujours là, même les jours fériés. On a la grande surface, la grande distribution avec Nicolas et Mélanie.
Hervé, là c'est les soignants, prothésistes dentaires. Sur les dents, nous dit Hervé. Christelle, aide-soignante dans le Morbihan. Yacine nous écoute aussi. Il travaille en réanimation. D'autres travaillent au Grand Air. C'est le cas de Julien, qui est en plein traitement de ses vignes pour les protéger des maladies. C'est vraiment que du bonheur, nous dit Julien. Et puis d'autres encore vont profiter de ce Grand Air. Alex est sur la route pour retrouver son bateau, pour partir à la pêche aux alentours de l'île Douessant. Très bonne journée, mon cher Alex.
RMC.
RMC, c'est déjà demain. C'est déjà demain avec Frédéric Simotel. Bonjour Frédéric. Bonjour Pélin. Eh bien, à quelque chose, malheur est bon. Les ingénieurs débordent d'idées dans cette période de coronavirus. Ça a fait marcher la cervelle. On parle télétravail avec vous aujourd'hui, mais pas n'importe où. À la NASA, qui a été très innovante. Là-bas aussi, les ingénieurs sont confinés chez eux. Et c'est depuis leur domicile qu'ils pilotent le rover qui se trouve sur la planète Mars. Oui, c'est déjà incroyable. Déjà, voir ces images de Mars aujourd'hui, c'est incroyable. On n'aurait jamais imaginé ça il y a quelques années.
Mais là, en plus, ce qui se passe, on imagine d'habitude, ils sont dans un grand centre de commande où il y a plein d'écrans. Ils ne sont tous pas rangés. Ils sont des centaines à l'intérieur. Il y a tous ces scientifiques qui collaborent entre eux pour justement faire évoluer ce rover sur la planète Mars. Et puis là, les missions, elles doivent continuer. Et chacun est confiné chez soi. Eh bien, on les voit. Ça y est, ils sont tous chez eux. Depuis leur bibliothèque, depuis leur salon. On peut les voir sur RMC Découverte. Ils vont piloter tout ça. Et alors, ce qui est incroyable, parce que c'est évidemment une performance technologique, parce que pouvoir connecter tous ces gens-là ensemble.
Alors, ils fonctionnent tous évidemment par visioconférence, téléconférence. Mais c'est en plus une performance d'organisation. Parce que lorsqu'il faut faire avancer le robot, ça entraîne. Il y a les géologues qui ont leur mot à dire. Il y a ceux des télécoms pour les réseaux qui ont leur mot à dire. Enfin, chacun a son mot à dire. Donc, il faut faire collaborer tous ces groupes. Et donc, il y a une coordinatrice qui gère chaque jour 15 téléconférences en ligne, comme ça, avec cette centaine d'ingénieurs. Donc voilà, il y a une double performance technologique.
Et le robot, ce qui est impressionnant, c'est qu'ils se sont rendus compte que finalement, en télétravail, par rapport à quand ils sont tous ensemble dans leur centre de Pasadena en Californie, ils perdent deux heures sur une journée pour faire avancer ce robot. Donc, ce n'est pas tant que ça. Et donc, ce robot continue ses missions. On a l'impression que dans quelques semaines, vous nous annoncerez qu'ils touchent le robot avec leur application sur le téléphone portable. Mais ces images, franchement, impressionnantes aussi, ces images de Mars, bien sûr.
On reste aux Etats-Unis, Frédéric, avec cette fois-ci des ingénieurs du MIT de Boston qui ont détourné un boîtier de suivi du sommeil pour surveiller des patients atteints du Covid. Oui, c'est un boîtier qui, en général, est installé dans les chambres de personnes qui sont atteintes d'Alzheimer, de Parkinson, pour surveiller leur rythme de sommeil, leur respiration. Alors, c'est un boîtier qui n'émet mille fois moins d'ondes qu'un boîtier Wi-Fi. Et donc, ils se sont dit, mais tiens, en l'adaptant un peu, on pourrait peut-être suivre la respiration, le rythme de respiration, les toux aussi des gens qui sont atteints de Covid et surtout les gens hospitalisés chez eux.
Parce que là, comme ça, ça évite de mobiliser des chambres d'hôpital. Et donc, voilà, c'est un boîtier qui a déjà été installé dans des chambres d'EHPAD et puis chez des patients à leur domicile. Et puis, comme ça, on les suit à distance, voir que tout se passe bien. Et alors, autre innovation que je trouve extraordinaire, Frédéric, c'est des chercheurs de Harvard et du MIT toujours qui ont mis au point, ou qui sont en train de mettre au point, un masque qui devient fluo lorsqu'ils détectent le coronavirus. Il n'y a plus besoin de faire de test. Oui, non, il n'y a plus besoin de faire de test. Alors, c'est avec la salive. Alors, il l'avait déjà fait pour la rougeole, l'hépatite C.
Donc, il suffit que les capteurs sachent reconnaître la séquence de ce virus. Donc là, cette séquence, elle est connue aujourd'hui, cette séquence du coronavirus. On est en train de l'apprendre aux capteurs. Les capteurs, on va les installer sur ces masques. Et puis, les masques, on va les relier avec des petites lettres de couleurs. Bon, après, il faudra s'habituer peut-être dans la rue à croiser des gens avec une lumière verte, une lumière jaune, une lumière rouge. C'est un peu ça qui va être très trop. Le problème, c'est que ça peut devenir aussi terrible. C'est-à-dire que toutes ces innovations, on trouve ça passionnant, mais ça crée aussi un système.
Là, ça peut créer la liste de la couleur. Ça me fait un peu peur. Qui se met à devenir fluo. C'est le meilleur moyen pour éloigner les autres. Ça va créer une défiance encore pire que celle qu'il y a aujourd'hui. Parce que quand même, Mathieu, on le voit bien dans les rues, on reste assez méfiant. Il y a une espèce de... En tout cas, dans les centres-villes, il y a quelque chose d'une défiance qui s'est installée. On n'a plus l'habitude de se croiser sur les trottoirs. Il faut se réhabituer. Oui, ça crée un malaise. Et on peut espérer qu'il disparaîtra quand même progressivement. Merci Frédéric. 6h58, on est avec Yann. Bonjour Yann.
Bonjour Yann.
Bienvenue sur RMC et RMC Découverte. Vous avez gagné ce matin ?
Oui, c'est ce que j'ai vu.
C'est un plaisir. Félicitations, vous avez gagné la machine à café, les capsules qui vont avec. De si bon matin, un jeudi de pont. Vous étiez quand même sur le pont. Vous travaillez aujourd'hui, Yann ?
Non, je suis en repos aujourd'hui. Je profite du soleil.
Et vous avez profité du soleil et quand même d'RMC, même si c'était un peu un jour de grasse mat quand même ?
Oh non, non, non. Non, il n'y a pas de grasse mat.
Vous êtes agent de sécurité, vous vous réveillez le matin avec la radio, avec la télé, avec les deux ?
Avec les deux, il faut que je repose sur la télé et sinon sur la radio.
Voilà, c'est bien parce qu'avec nous, vous avez les deux. Et puis maintenant, vous avez le café en plus pour vous réveiller. On peut le dire, on s'occupe de tout. Impeccable, Yann. C'est bien. Très belle journée à vous, Yann. Profitez bien de ce pont. Merci à toutes lesquelles aussi. On est là, ils vous entendent, ils vous écoutent. Bonne journée, Yann. Jeudi 21 mai, l'info sur RMC. On réveille à vous tous le journal de 7h de Céline Calman. Bonjour, Céline. Bonjour, Apolline. Bonjour à tous.
Deuxième week-end déconfiné. Quatre jours avec le pont de l'Ascension. Les forces de l'ordre vont vérifier sur les routes, mais aussi dans les gares, si la règle des 100 kilomètres est bien respectée. Le second tour des municipales aura lieu en juin,
mais seulement si les conditions sanitaires le permettent. Deuxième option avancée hier par Édouard Philippe, de nouvelles élections en janvier 2021. C'est l'une des destinations préférées des Français. La Grèce a fixé la reprise de la saison touristique le 15 juin avec la réouverture des hôtels. Les vols directs avec l'étranger reprendront progressivement à partir du 1er juillet.
Bienvenue à tous sur RMC. Des conditions météo estivales, une tentation de prendre le large de plus en plus grande pour ce long week-end de quatre jours.
Mais attention, vous ne pouvez toujours pas vous éloigner de votre domicile principal au-delà de 100 kilomètres. Dès hier, les forces de l'ordre étaient très présentes dans les gares le long des routes pour faire respecter cette mesure. Et ce sera le cas jusqu'à dimanche. Kevin Morand.
Bonjour madame, vous présentez vos papiers du véhicule, vos attestations si vous en avez. Au péage d'Avignon Nord, toutes les voitures sont contrôlées par une vingtaine de gendarmes. Le capitaine Jean-Pierre Ayassa constate que même pour ce long week-end, la majorité des automobilistes respectent la règle des 100 kilomètres. On a quelques cas exceptionnels, c'est-à-dire on a eu par exemple deux retraités qui arrivaient du Rhin et qui voulaient se rendre en villégiature sur la Méditerranée. Donc ces personnes sont verbalisées. Nasser habite Avignon, il est donc dans le périmètre autorisé et approuve cette limitation.
Ça me semble normal, oui. Comme ça, s'il y a quelqu'un qui est contaminé, il ne propage pas le virus ailleurs.
En plus des contrôles routiers, les forces de l'ordre seront très présentes dans les gares pendant tout le week-end, comme à Lille. Vous allez faire oublier des verbalisations, madame, pas des attestations. La fermeté est désormais de mise, selon le commandant de police, Mathieu Legrand. La pédagogie a eu son temps. Les personnes sont contrôlées de façon aléatoire, mais la verbalisation, lorsque l'on est contrôlé et qu'on contrevient à la norme, sera systématique. Un million de contrôles ont déjà été réalisés sur cette distance des 100 kilomètres. Pour 4000 verbalisations, l'amende s'élève à 135 euros.
Hier, cinq communes du Morbihan et une du Finistère ont demandé la fermeture de leur plage. Rouverte le week-end dernier, des incivilités et le non-respect des règles de distanciation ont été constatées.
Le maire de Saint-Malo, en Ile-et-Vilaine, souhaite par ailleurs rendre le port du masque obligatoire de 11h à 18h, un tramurose, pendant les week-ends de l'Ascension et de la Pentecôte. À Strasbourg, justement, un arrêté en ce sens a été pris hier, dans l'hypercentre de la ville. Hier soir, Olivier Véran, le ministre de la Santé, s'est dit extrêmement vigilant. Il a précisé qu'il était trop tôt pour tirer les conclusions sanitaires de la levée partielle du confinement le 11 mai. Ces dernières 24h, 110 personnes ont succombé du Covid-19 en France. La Bourgogne-Franche-Comté est toujours en rouge sur la carte du déconfinement.
Pourtant, tous les critères fixés par les autorités sont repassés au vert. Carte figée depuis le 7 mai, ce qui agace les élus. Florence Donjon. Des places disponibles en réanimation, des admissions aux urgences sous le seuil des 6% et une capacité en test suffisante. Tous les voyants sont au vert, pourtant la région reste rouge. Un mal pour un bien pour le docteur Roland Devara, chef de la réanimation à l'hôpital de Mâcon. Le service des urgences voit la même évolution que le service de réanimation. On est à un patient environ, voire deux par jour.
C'est une prévention, une anticipation nécessaire aujourd'hui de rester en rouge, même s'il est vrai que ce n'est pas très agréable pour personne. Mais du côté des élus, le ton monte, car le tourisme et l'économie sont à la peine. André Akari est président du conseil général de Saône-et-Loire. Aujourd'hui, on a les trois facteurs qui passent au vert, le résultat c'est rouge. Je veux dire, c'est une problématique de la maternelle. On est sur une incompréhension totale. Une incompréhension d'autant plus grande que de l'autre côté de la Saône, le département limitrophe de Lens est lui classé vert, comme l'explique Nicolas Pagnon, propriétaire d'un restaurant.
Des restaurateurs qui sont en face, eux, pourront rouvrir et nous à Mâcon, on sera fermé, alors que Saint-Laurent et Mâcon, on marche ensemble, c'est les mêmes clientèles, c'est le même panier. L'agence régionale de santé assure, quant à elle, que le feu vert n'est plus qu'une question de jour. RMC 7h05, faut-il tenir le second tour des élections municipales dès le mois prochain ? Ou alors carrément refaire les deux tours, mais attendre l'année prochaine ? Oui, Edouard Philippe a reçu hier les chefs de parti à Matignon. Deux options sont donc sur la table à fin du mois de juin, si les conditions sanitaires le permettent,
ou alors donc l'année prochaine en janvier, où il faudra réorganiser les deux tours.
Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement national, n'est pas opposé à une élection le 28 juin, mais il demande une sécurité sans faille. Nous avons réclamé de notre côté que chaque électeur qui va se rendre aux urnes, puisque 40% du corps électoral serait à plus aux urnes en cas de second tour, puisse avoir un masque chirurgical, que chaque personne qui va s'occuper de la surveillance d'un bureau de vote, on sait qu'il y a eu des cas de contamination à l'issue du premier tour, puisse disposer d'un masque FFP2 qui serait renouvelé toutes les deux heures. Ces garanties, pour l'instant, ne sont pas posées par le Premier ministre.
La démocratie doit pouvoir, évidemment, continuer, mais pas à n'importe quel prix. Des garanties en matière sanitaire doivent, évidemment, être prises. Les messes toujours interdites en ce jeudi de l'Ascension. Certaines parois sont décidées de s'adapter en diffusant les offices sur Internet. Florian Chevalet et Garance Muneau se sont rendus à l'église Saint-François-Xavier dans le 7e arrondissement de Paris. Une église qui n'a jamais fermé ses portes,
mais qui vivra son premier jeudi de l'Ascension sans messe. Joachim vient prier à l'église Saint-François-Xavier tous les jours,
mais il le confesse, la messe lui manque. Ce n'est pas la même chose, tout le monde est triste parce qu'il n'y a pas de messe. L'interdiction de rassemblement dans les lieux de culte, une décision difficile à comprendre pour ses croyants. Vous pouvez aller chez le coiffeur, vous pouvez aller acheter des fleurs, vous pouvez aller, etc., mais pas à la messe. Mais je trouve ça abarcalabantesque, enfin, ce n'est pas normal.
Alors, pour garder le lien avec ses fidèles, le curé de la paroisse, Bruno Lefebvre-Pontalis, a enregistré hier la cérémonie de la fête de l'Ascension.
Nous expérimentons tous, qui que nous soyons, tout au long de notre existence.
Elle sera diffusée aujourd'hui en direct sur Internet à 11h et 19h. Pas suffisant pour l'homme d'église.
Je n'ai pas été ordonné prêtre pour célébrer la messe devant une caméra, devant des bancs vides. Et ce qui nous manque le plus, nous, c'est de rencontrer les gens.
Rencontrer les gens, il espère pouvoir le faire dès la semaine prochaine. Ici, tout est prêt pour recevoir les fidèles.
Donc, on a fait des marquages qu'on a mis en place pour la distanciation qui fait 1m50 entre chaque personne.
Une messe a déjà été prévue dans l'église le 19 juin pour rendre hommage aux victimes du coronavirus.
De moins en moins de cas de quotidien de Covid en France. Mais ce n'est pas le cas dans le reste du monde. L'Organisation Mondiale de la Santé alerte sur un nombre record de contaminations en une journée, Jean-Baptiste Bourgeon. Oui, 106 000 nouveaux cas en seulement 24 heures. C'est le chiffre le plus élevé depuis le début de l'épidémie, s'alarme l'OMS. Deux tiers de ces cas ont été déclarés dans seulement 4 pays. Il s'agirait des Etats-Unis, de la Russie, du Brésil et de l'Arabie Saoudite. L'OMS est aussi préoccupée par l'augmentation des cas dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires.
Notamment les pays d'Amérique latine, des Etats où le système de santé est défaillant, où les mesures barrières sont difficiles à mettre en place et où l'économie est bien sûr en chute libre à cause de l'arrêt des échanges internationaux et du tourisme. Merci Jean-Baptiste. Oui, le calendrier du déconfinement touristique a été dévoilé hier par le Premier ministre grec. Dès le 15 juin, le pays va donc rouvrir ses hôtels saisonniers et à partir du 1er juillet, les vols directs avec l'étranger reprendront progressivement. La Grèce dévoilera la liste des liaisons aériennes rétablies d'ici la fin du mois.
Dès leur arrivée sur le sol grec, les touristes n'auront pas à subir de quarantaine, mais ils seront soumis à des tests aléatoires de dépistage. Pour rassurer les touristes, la Grèce met en avant son bilan sanitaire. Le pays dénombre à peine 166 décès dus au coronavirus. Nous avons gagné la bataille de la santé, nous gagnerons celle de l'économie, déclarait hier le Premier ministre grec. Le tourisme est évidemment un enjeu majeur pour le pays. Le secteur représente plus de 20% de son produit intérieur brut. Depuis le début de cette crise, RMC s'intéresse à la France des solutions. Chaque semaine, nous mettons en avant une ou plusieurs initiatives positives, concrètes, solidaires.
Aujourd'hui, direction Marseille, où 150 personnes en situation de précarité
sont hébergées dans un centre de vacances. Trois étoiles suite à la crise sanitaire. Lionel Dian. Mika, 40 ans, vit dans la rue depuis 12 ans et depuis deux semaines, il est hébergé dans le cadre verdoyant de ce club de vacances trois étoiles.
J'ai eu peur d'attraper le Covid dans la rue parce que c'est très craque de vivre dans la rue. Ce confort me change totalement, quoi. Ça change des rats qui se baladent dans la rue le soir quand tu dors. Tu peux manger ici, tu peux dormir, tu peux te laver. Franchement, ça fait du bien au cerveau, ça fait du bien à la tête. Ça permet de respirer un peu, de voir un peu le temps venir pour s'en sortir. Pour le moment, c'est au jour le jour, quoi.
Une douce parenthèse que Jean-Régis Rujakers, chargé de mission de l'association Just, soit très prolongée au-delà du 8 juin prochain. Ça prouve qu'on peut faire les choses dans la dignité, le respect des personnes et le respect des lieux. Et que maintenant, pour la suite, on sait qu'il y a énormément de lieux qui sont vides à Marseille, qu'on propose d'occuper de manière intelligente. Ça s'appelle une occupation transitoire. La crise nous a permis de rendre ça visible. Ce qu'on demande aujourd'hui, c'est que maintenant, il faut avoir les moyens de travailler dessus.
Le collectif d'associations qui a monté ce projet, financé par l'État, a déjà identifié une caserne désaffectée à Marseille qui pourrait accueillir des sans-abri.
A retenir également dans l'actualité l'arrestation aux Etats-Unis de deux hommes soupçonnés d'avoir été Carlos Ghosn à fuir la justice japonaise en le dissimulant son caisson d'instruments de musique. Les deux hommes ont été arrêtés hier à la demande du Japon. Apolline. Et c'est le moment de faire un petit point sur les masques parce que de plus en plus de villes imposent le port du masque dans l'espace public. Quentin Vinet. Oui, c'est le cas par exemple de Saint-Malo. Saint-Malo en Bretagne où les touristes, ce week-end, devront avoir la bouche et le nez couverts pour l'ascension dans les petites rues de la vieille ville. Les distances n'étaient pas du tout respectées le week-end dernier.
Alors, le maire évidemment redoute le pire pour ce pont. C'est à nouveau la règle, le masque à Levallois à Péret près de Paris. Première ville à l'avoir imposé, vous vous en souvenez, la justice en était mêlée. Le nouvel arrêté, pris le 15 mai, cette fois n'a pas été annulé. Des recours ont même été rejetés en justice. Tout le monde a un masque maintenant. Il n'y a plus aucune excuse pour ne pas en porter. C'est ce que dit le maire. La sanction là-bas, c'est 38 euros. Des amendes aussi seront dressées à Strasbourg. À partir d'aujourd'hui, le masque devient obligatoire dans l'hypercentre aux heures les plus fréquentées de la journée.
Chacun doit avoir conscience des dangers, c'est ce que dit le maire. Il précise que le masque doit couvrir la bouche, mais aussi le nez. On le met correctement. Il recommande aussi aux parents de le faire porter aux enfants à partir de 6 ans. 6 ans, justement, c'est carrément la règle maintenant en Espagne. Le masque est obligatoire pour les grands, mais aussi pour les petits, pour les enfants, à partir de 6 ans, dans les rues, dans les lieux publics ou dans les magasins. Je vous laisse imaginer ce que ce sera cet été, si on peut y aller en vacances, de faire porter le masque à nos enfants. À nos enfants, ça ne sera quand même pas évident.
On voit bien, ils ont quand même du mal à rester très concernés. Surtout, on se dit qu'ils vont toucher ces masques. Enfin, si les Espagnols le font, ils vont peut-être y arriver et nous donner des bons conseils. Et on est avec le docteur Jacques Battistoni sur RMC ce matin. Bonjour docteur. Merci d'être avec nous. Vous êtes président du syndicat de généralistes MG France. Vous êtes vous-même médecin généraliste à Caen. Quand vous entendez la phrase d'Emmanuel Macron qui nous dit, attention, le virus est toujours là, il faut rester prudent, ne pas se relâcher.
C'est le message que vous voulez faire passer ce matin ou est-ce qu'on peut commencer quand même à souffler et à dire que c'est un peu derrière nous ? Je crois qu'il ne faut pas se relâcher pour l'instant. On n'a aucun moyen de mesurer, savoir si le virus est en train de diminuer vraiment, si sa diffusion a cessé. On ne mesure que les effets du confinement pour l'instant. Donc, il faut être extrêmement prudent pour l'instant. Vous êtes inquiet ? Je ne suis pas inquiet, je suis vigilant. Je suis très attentif à ce qui se passe. J'attends avec beaucoup d'altérêt et je dirais presque d'impatience les premiers résultats, mais il faut être patient. Ce n'est pas aujourd'hui qu'on les aura.
Les premiers résultats, vous pensez aussi au décalage avec le début du déconfinement, c'est-à-dire les premiers résultats de ce déconfinement pour aller mesurer dans 8-10 jours ? À peu près, oui. Rappelez-vous la première phase. Quand on a fait la phase épidémique où on s'est confiné, à ce moment-là, on a dit aux gens qu'il va falloir attendre 2-3 semaines pour savoir si la politique qu'on met en place va être efficace. Et là, c'est la même chose. On va devoir attendre à peu près la fin de la semaine prochaine. On devra avoir les premières indications, mais premières seulement. Et quand on regarde à l'étranger, c'est plutôt encourageant pour l'instant, non ?
Oui, parce qu'aujourd'hui, on n'a pas de pays où on est véritablement une deuxième vague forte qui soit réapparue. On voit que les pays commencent à relâcher un petit peu la pression et que ça se passe bien. Donc, on espère que ça va être la même chose. Mais voilà, je suis très attentif aussi aux mesures sur les masques qui ont été annoncés, qui me paraissent tout à fait utiles. Alors, quand vous entendiez effectivement à l'instant Quentin Vinet qui nous disait que certaines villes comme Strasbourg avaient pris un arrêté, à partir d'aujourd'hui, il faudra porter un masque dans l'hypercentre de Strasbourg.
Est-ce que vous, médecin, de votre point de vue justement, vous vous dites que c'est une bonne chose ? Est-ce que d'autres villes auraient dû le faire ? Est-ce qu'on aurait dû le généraliser ? Nous l'avons demandé au gouvernement. Nous l'avons dit au gouvernement, dans l'espace public, le masque est vraiment la meilleure solution pour éviter la contamination. Donc, nous demandons, et nous continuons à le demander, que dans toutes les villes, dans tous les endroits où il n'est pas possible de respecter une distance de sécurité d'un mètre, un mètre cinquante, il faut pouvoir porter le masque. C'est absolument nécessaire.
Quand vous voyez qu'en Espagne, ils le font porter, y compris à des enfants, à partir de six ans, même ça, ça vous paraît être quand même une bonne chose si on arrive à leur faire porter ? Oui, le seul endroit où vous n'avez pas besoin de porter un masque, c'est à partir du moment où vous avez de la place, où vous pouvez, pour vous croiser quelqu'un, mettre quelques mètres entre lui et vous. Mais dès lors que vous êtes dans un magasin, sur un trottoir fréquenté, dans un lieu public, dans un restaurant, plus tard, éventuellement, il faudra effectivement porter un masque. Qu'est-ce que vous constatez chez les patients qui viennent à votre cabinet ?
Est-ce que le coronavirus est toujours présent au quotidien ? Il est toujours présent dans toutes les conversations. Il n'y a pas de consultation dans lesquelles on n'en parle pas. Le coronavirus est présent parce que la quasi-totalité des patients viennent en consultation en portant un masque. Et je crois que là, ça montre bien quand même que les Français ont saisi l'importance à la fois de l'infection, mais aussi de la nécessité de se protéger. On en parle tout le temps. Est-ce que vous vous dites que, malgré tout, on peut progressivement retrouver une vie sociale ?
Parce qu'on parle beaucoup de ce qui se passe dans l'espace public, dans la rue, la question des masques, la question des magasins, les contacts dans les transports publics. Est-ce que progressivement, on le sait bien, au début, Edouard Philippe nous avait dit qu'il ne faut pas de rassemblement de plus de 10 personnes. Et puis finalement, cette limitation, elle a volé en éclats. Quel est le conseil que vous pouvez donner à ceux qui nous écoutent, justement, à la veille de ce long week-end de pont ? Est-ce que ce week-end, on peut se retrouver en famille ? Est-ce qu'on peut quand même faire des grandes tablées ?
J'ai envie de dire, retrouvons-nous, mais commençons quand même prudemment et progressivement. Est-ce qu'on a besoin de se retrouver à 30 ? Je pense que retrouver sa famille, c'est déjà retrouver des petits groupes et puis se voir plusieurs fois, peut-être, plutôt que de faire un grand groupe. On voit bien quelques clusters. Vous savez, ces lieux où il y a plusieurs cas groupés, ces foyers d'infection étaient autour de rassemblements familiaux. Donc prudence, attention. Je crois que la limite de 10, elle n'est quand même pas bête, pas idiote. Beaucoup de nouveaux cas dans le monde, pour le coup. Je voudrais simplement savoir si vous avez commencé à regarder ces questions.
On parle de l'Amérique du Sud, qui pourrait être une véritable bombe, parce que de nombreux cas commencent à être décelés. Quel regard vous portez là-dessus ? Les politiques dans différents pays sont parfois extrêmement différentes. En Amérique du Sud, clairement, si ça ne se passe pas bien, c'est possible parce qu'il y a une incohérence totale entre la politique décrétée par les gouvernements provinciaux, enfin des États, parce que c'est des États, et le gouvernement central. C'est un petit peu la même chose en Amérique du Nord, où c'est aux USA, avec la politique qui est menée par le Président. Docteur, encore un mot.
On a beaucoup parlé au début de la question de la pénurie, des masques, mais aussi la crainte de pénurie de médicaments. Est-ce qu'au moment où on se parle aujourd'hui, vous estimez que vous avez tout ce qu'il vous faut ? Est-ce qu'il y a des choses qui vous manquent ? Est-ce qu'il y a des choses qui manquent à vos patients quand vous les envoyez à la pharmacie ? Ou est-ce que ça y est, tout est sous contrôle ? Je dirais que c'est enfin le moment où on commence à voir qu'on a à peu près à disposition ce dont on a besoin. Au début de l'épidémie, on n'a pas eu la possibilité de prescrire des masques à nos patients. Aujourd'hui, on peut le faire.
Ça a toujours été vraiment extrêmement important. Je dirais que je regrette que ce n'ait pas été le cas au moment de l'épidémie, au moment où on aurait dû pouvoir à la fois nous protéger nous-mêmes, mais aussi protéger nos patients. Merci beaucoup. Merci docteur Jacques Battistoni, qui nous dit de rester encore extrêmement prudent en attendant, en 8-10 jours, de voir les premiers résultats de ce déconfinement progressif. Merci beaucoup docteur. On est avec Arthur sur RMC. Bonjour Arthur. Allô ? Oui Arthur, je vous entends. Bonjour, bienvenue. Arthur, vous nous appelez de l'Île-et-Vilaine et vous à ce temps-ci, jour férié ou pas jour férié, il y a les vaches. Exactement, oui.
Vous êtes en train de traire ou vous avez trait ? Je suis en train, là. Vous êtes en train de traire et donc RMC est avec vous dans les tables ? Exactement. Ça permet de travailler en vous écoutant et c'est agréable. Ça fait très plaisir de vous accompagner. Arthur, pour vous, le confinement et le déconfinement, il y a un changement ? Comment vous percevez tout ça ? Comment vous l'avez vécu ? Franchement, pour nous, enfin pour moi en tout cas, ça n'a rien changé du tout parce que le confinement est arrivé, je ne devrais pas le dire, mais exactement à la bonne période. C'était pendant la période des maïs. Et du coup, c'est la période où on est quasiment la plus occupée.
Du coup, ça n'a pas changé grand-chose. Mais ce qui était bien, c'est que moi, à partir il y a 15 jours, je n'ai pas fait attention ou quoi. Je suis ressorti et j'ai dit, c'est bon. Et je dis, on ne va pas rester confiné pendant je ne sais pas combien de temps. Il faut que je voie du monde, mais je ne peux pas. Mais vous êtes resté prudent quand même, Arthur ? Oui, je voyais du monde, mais on restait prudent. On discutait, on était aux distances et tout. Mais il faut que je voie du monde. On buvait un coup ensemble avec les collègues et tout. Mais on faisait attention. Mais on ne peut pas rester. Même quand je vois, on tape sur les Parisiens et tout. Et moi, je leur tire leur chapeau.
Ils sont confinés dans des appartements et tout. Là, on leur a laissé le droit de pouvoir sortir. Et on va leur taper dessus parce qu'ils peuvent aller sur la côte et tout. Non, il faut les laisser. Les gens ne sont pas faits pour rester confinés n'importe quel point. Le confinement n'a pas forcément été le même pour tout le monde, effectivement. Il y a la question, bien sûr, de voir les autres. Mais il y a aussi le rapport à l'espace et le sentiment d'enfermement. Et en effet, on se souvient notamment au début du confinement, tous ceux qui tapaient notamment sur les quartiers. Mais enfin bon, les gens, ils devaient aller travailler. Franchement, tout le monde a été assez exemplaire.
Je me souviens que le Premier ministre, au début, a été assez culpabilisateur pour les Français. Mais ce ton-là, il a quand même disparu. On se rend compte que tout le monde a fait des efforts. Exactement. Mais tout le monde a fait des efforts. Au bout d'un moment, les gens, il faut qu'ils soufflent. Il y a beau dire, nous, on était les mieux lotis. On avait de l'espace. On pouvait sortir. On pouvait travailler. On n'a pas été impactés financièrement et psychologiquement. Et moi, au bout d'un moment, les gens, quand ils sortent, je les prends à leur place. J'aurais fait exactement la même chose. Il faut les laisser sortir. Parce qu'à mon avis, si on les laisse confiner, ce sera pire.
Laissez les gens respirer. Et moi, quand je sors, parce que je suis sorti un peu dans quelques grandes surfaces et tout, c'est incroyable, les gens, comment ils sont responsables. Ils savent. Il faut faire attention. On porte un masque. On reste à distance et tout. Les gens, ils savent bien. Ils n'ont pas besoin d'avoir un gouvernement qui leur dit, faites-ci, faites-là. Les gens savent bien. On a intégré. On a attendu une fois et puis c'est tout. On a intégré. On a intégré. Merci beaucoup, Arthur, d'être venu nous rendre visite sur RMC et RMC Découverte. Heureuse de savoir qu'on vous accompagne chaque matin au moment de la traite des vaches. Merci, Arthur.
Dans un instant, ce sera l'heure de Du Pain Quotidien. Victor Joannin qui nous parlera des restaurateurs qui s'adaptent à tout de suite. RMC. RMC. Du Pain Quotidien. Du Pain Quotidien avec Victor Joannin. Bonjour, Victor. Ils sont loin de leur fourneau et ils s'impatientent, les restaurateurs. Après plus de deux mois de fermeture, ils attendent le pied ferme, le feu vert des autorités pour rouvrir. Et avant de pouvoir accueillir de nouveau des clients, ils ont dû s'adapter pour continuer à travailler malgré tout.
Pour ces restaurateurs, oui, les raisons sont multiples. Il faut faire rentrer un peu de trésorerie. Il faut garder la main et surtout maintenir le lien avec les clients. Beaucoup se sont donc mis à la vente à emporter ou à la livraison avec parfois quelques réticences. Car livrer un burger ou une pizza, c'est facile, mais un plat traditionnel avec de la création, ça peut gâcher la présentation. Et la plupart le font à perte puisque ces ventes alternatives ne représentent que 10 à 25% maximum de leur chiffre d'affaires habituel.
Et même les restaurateurs étoilés s'y sont mis.
Oui, de grands chefs comme Guy Savoie à trois étoiles au Guy de Michelin. Il propose sa célèbre soupe d'artichaut à la truffe noire livrée chez vous en bocal avec une petite fiche explicative pour bien la réchauffer sans l'altérer. Ça fait quand même 110 euros le plat réchauffé au micro-ondes, il faut avoir les moyens. En Alsace, les clients du Chambard peuvent venir récupérer leurs commandes en drive. Et en Dordogne, autre exemple, la Tour des Vents propose des plates aux repas à emporter chaque jeudi pour 35 euros. 10% des ventes sont reversées aux soignants.
Alors les fast-foods, c'était peut-être moins difficile de s'adapter ?
Alors finalement, il y a eu beaucoup d'adaptations. McDo, Subway, KFC ou encore Burger King ont rouvert leur restaurant par centaines en drive, en livraison ou à emporter. Mais le fonctionnement est vraiment adapté, les menus sont réduits, seuls les burgers emblématiques sont présents. Et par exemple, chez Subway, c'est la même personne équipée d'une visière en plexiglas qui prépare votre commande du début à la fin.
Moi, ce que j'ai adoré pour les drives, c'est ceux en Belgique, Charles, non ? Qui ont fabriqué une voiture en carton. Bah oui, faute voiture pour aller au drive. Bah oui, on fabrique la voiture pour aller au McDo. Pour pouvoir quand même avoir un prétexte pour pouvoir aller au McDo. Et ils ont attendu dans la file d'attente. Mais ils ont eu leur frite. Mais ils ont eu leur frite et leur Big Mac. Enfin, c'est un métier qui revient à la mode, le cuisinier à domicile.
Oui, le concept est simple. Si vous n'allez pas au restaurant, c'est le restaurant qui vient à vous. Et le chef qui fait mijoter de bons petits plats dans votre cuisine, sous vos yeux, selon vos envies. Et en toute sécurité sanitaire, ce sont plutôt les établissements isolés à la campagne qu'ils proposent. Même si là encore, les menus ne sont pas donnés. Forcément, il faut payer la prestation. J'ai quand même trouvé un restaurateur dans le Cantal qui proposait ça à partir de 30 euros par personne.
30 euros par personne et vous pouvez faire comme le restaurant à la maison.
Exactement.
Merci Victor. Tout de suite, les réseaux sociaux avec Charles Magnin.
RMC.
RMC. Hashtag Magnin.
Avec une initiative très commentée sur les réseaux sociaux, à partir d'aujourd'hui à la Grande Motte, il faut réserver pour pouvoir bronzer. Oui, pour étaler votre serviette, réserver sur Internet. Ça pourrait être le nouveau slogan des plages de la Grande Motte. Alors, précisons d'emblée que c'est gratuit sur le site de l'Office du Tourisme. Vous pouvez réserver un créneau de 2h30 pour un emplacement de 2, 4 ou 6 personnes. Alors, pour aujourd'hui et pour demain, c'est trop tard. Toutes les places sont parties en 20 minutes. Il reste actuellement, j'ai regardé à l'instant, quelques créneaux disponibles pour samedi et dimanche. Mais dépêchez-vous.
On verra ce que ça donne aujourd'hui sur le terrain, si les horaires, si les emplacements sont bien respectés. En attendant, l'initiative a évidemment inspiré les internautes. Certains imaginent déjà qu'après le site La Fourchette pour réserver ton resto, il y aura bientôt l'appli et la serviette pour réserver sa place à la plage. Un internaute se demande si pour la baignade aussi, il faudra réserver à l'avance et y aller chacun son tour. Et certains craignent déjà la revente sous le manteau des créneaux de plage réservés. Autrement dit, du sable blanc au marché noir. Et autre décision très commentée, Charles. Celle de la réouverture du centre commercial Beaugrenelle à Paris.
Oui, un grand centre commercial qui rouvre, alors que les parcs et jardins tout autour sont toujours fermés. Une absurdité aux yeux de très nombreux internautes, notamment les parents vivant à Paris. Nos enfants passent en ce moment leur journée sur le bitume brûlant. Rouvrez-nous les parcs plutôt que les centres commerciaux, écrit une maman sur Twitter. Pour certains, cette décision est un symbole de la victoire du capitalisme. Beaucoup accusent le gouvernement de ne penser qu'au profit, tout en condamnant les parisiens à faire jouer leurs enfants sur les trottoirs. La réalité est un peu plus complexe.
Le préfet de Paris, donc l'État, a bien ordonné la fermeture des grands centres commerciaux et des espaces verts. Mais c'est la justice, le tribunal administratif, qui a ordonné la réouverture de ce centre commercial Beaugrenelle. Car le centre a adapté ses galeries, sa configuration, afin de respecter la fameuse limite des 40 000 m² fixée par le plan de déconfinement. Ce qui ne calmera sûrement pas la colère d'Anne Hidalgo et des nombreux internautes qui réclament la réouverture des espaces verts à Paris ce week-end. Ah bah moi je suis en colère totale. Total, je trouve ça incroyable.
Pourquoi on mettrait 40 000 m² pour les centres commerciaux, mais les parcs font beaucoup moins que 40 000 m². Donc si on en reste juste à cette surface...
Résultat, on s'entasse, on l'a vu hier soir aux Invalides, sur les rares pelouses encore ouvertes à Paris.
Incroyable pour ceux qui nous écoutent et qui sont parisiens, vous l'avez sans doute vu, quand on se promène le moindre espace du coup de petites esplanades ou de trottoirs un peu larges, et pris d'assaut, et les enfants qui ne peuvent pas jouer, qui n'ont déjà pas école, qui n'ont déjà pas crèche, qui n'ont déjà pas les maternelles et qui ne peuvent même pas aller sur les toboggans. Bref, je suis furieuse. Il est 7h29, vous nous parlerez de quoi Nicolas tout à l'heure ? Qu'allez-vous nous expliquer ? D'une victime collatérale du coronavirus, ce sont les A380, ces immenses avions. Les neuf appareils d'Air France ne voleront plus jamais.
Ils sont cloués au sol par la crise actuellement, mais ils ne redécolleront pas après la crise. C'est un peu comme chantait Michel Sardou, ne m'appelez plus jamais France. Mais oui, parce qu'en fait franchement, on se dit qu'il y a eu le Concorde qui s'est arrêté. L'A380, c'était quand même une très belle aventure. Vous nous raconterez cette histoire tout à l'heure, donc rendez-vous à 7h50. Tout de suite, la météo. Et juste après le journal de 7h30, les municipales, second tour en juin, où tout recommençait en janvier 2021, réunion à Matignon hier avec les chefs de partis politiques.
Jean-Christophe Lagard y était pour l'UDI et il était avec nous ce matin, après le journal, sur RMC.
Le journal de 7h30, Anne-Sophie Balbir. Bonjour Anne-Sophie. Bonjour Apolline. Bonjour à tous. Pas de décision finale pour l'instant, mais deux options pour les municipales. Ce sera fin juin ou en janvier 2021, au plus tard, avec deux tours. C'est ce qui est ressorti d'une réunion entre Édouard Philippe et les chefs de partis hier.
Plus de 100 personnes testées positives au coronavirus dans un abattoir des côtes d'Armor. L'épidémie n'est pas derrière nous. Ne relâchons pas nos efforts, dit Emmanuel Macron. Et puis les joies d'un long week-end déconfiné à la mer, à la campagne, mais avec des consignes.
Des placements autorisés dans la limite de 100 kilomètres. Les contrôles seront renforcés sur les plages, les routes et dans les gares. RMC 7h31. Quel dénouement pour les élections municipales ? Question abordée hier soir entre le Premier ministre et les représentants des partis politiques. Deux options sont désormais sur la table.
Organiser le second tour, probablement le 28 juin, ou rejouer les deux tours en janvier 2021. Pierre-Higbonneau. Le Premier ministre écarte désormais l'hypothèse de septembre en raison de la rentrée scolaire, selon plusieurs responsables de partis. Compliqué également à l'automne, explique Edouard Philippe, avec l'examen du budget au Parlement. Impossible d'interrompre les débats pour faire campagne. Car si le scrutin est reporté après l'été, il faudra refaire le premier tour comme la loi l'oblige. Des responsables politiques très frileux à l'idée de se prononcer eux-mêmes sur ce second tour. Personne ne voudrait être pointé du doigt en cas de contamination massive lors du scrutin.
Mais tous sont ressortis de Matignon avec la même impression. Le chef du gouvernement a déjà décidé, ce sera le 28 juin. Selon l'un des participants, le Premier ministre rendra sa décision publique ce samedi pour un décret publié au plus tard, mercredi 27 mai.
Et Jean-Christophe Lagarde, qui n'est pas franchement pour ce deuxième tour en juin, sera avec nous juste après ce journal sur RMC. C'est le président de l'UDI. Edouard Philippe a aussi assuré hier que le gouvernement présenterait la semaine prochaine un plan pour le secteur automobile, durement frappé par la crise sanitaire. Le Premier ministre a tenté d'apaiser d'ailleurs les inquiétudes sur le sort des usines Renault. Quatre sites pourraient fermer en France, notamment celui de Choisy-le-Roi dans le Val-de-Marne.
263 salariés. Martin Bourdin, maubé cargarnier. L'usine de Choisy-le-Roi fait partie du quotidien de Steve. Depuis 18 ans, 18 ans qu'il y travaille tous les jours. Alors l'annonce de cette fermeture potentielle l'a évidemment bien sonné. Il va falloir penser à autre chose, c'est tout. De toute façon, on n'y fera rien de plus. Bah, me battre contre qui, pourquoi, on verra ce qu'ils proposent d'autres. Et c'est d'autant plus difficile à digérer pour Florence, 22 ans d'ancienneté, qu'elle ne pouvait pas l'anticiper. On est surpris parce que, voilà, ça fonctionnait bien. Pour nous, on a beaucoup de boulot. On ne sait pas, on ne comprend pas.
Tous attendent donc les explications de Renault, le maire de Choisy-le-Roi, Didier Guillaume aussi. Il met en garde l'entreprise.
Il ne faudrait pas que l'histoire du Covid soit un alibi à une fermeture. On sait très bien que si ce plan de restructuration a été pensé, il n'a pas été pensé dans les 15 derniers jours. Ça veut dire que c'était déjà dans les tuyaux. Il s'inquiète aussi des conséquences d'une éventuelle fermeture pour sa commune. Ses salariés habitent à Choisy-le-Roi, s'impliquent dans la vie sociale, culturelle, économique de notre commune.
Fermer cette usine serait donc pour lui une hérésie, surtout que le site s'était inscrit, selon l'élu, dans une démarche vertueuse pour donner une deuxième vie à des pièces de moteur usagées.
7h34 sur RMC. Anne-Sophie, le gouvernement promet aussi d'avancer au plus vite sur son plan santé. Les négociations avec les syndicats commenceront dès lundi. Sur la table, hausse des salaires pour les soignants, réorganisation, assouplissement des 35 heures. Suffisant ? Non, pas vraiment. Les personnels hospitaliers réclament des embauches. Et pour se faire entendre, certains se sont convertis en colleurs d'affiches.
Reportage avec une équipe de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Gladys Lassite, Benjamin Pelsi. C'est un rendez-vous devenu hebdomadaire pour ces soignants parisiens.
Je ne sais pas où ils sont les attaches.
Ils collent des affiches près des hôpitaux, des messages pour ne pas se faire oublier du public.
Il y a marqué usager, vous nous avez soutenus, merci, rejoignez-nous. J'aime mon hôpital, l'hôpital vous sauve, sauvez-le.
Ne pas se faire oublier non plus du gouvernement, Sébastien est infirmier, il a travaillé en unité Covid pendant la crise.
Je n'avais jamais travaillé dans d'aussi meilleures conditions que ça. En effectif, on était bien, on demandait quelque chose, on l'avait.
Des conditions de travail décentes qu'ils veulent partout, dans tous les services, et pas des médailles ou des primes exceptionnelles, explique Blandine, assistante sociale. On va battre le verre quand il est chaud, et ce n'est pas que des applaudissements qu'on a besoin, c'est aussi de moyens pour faire notre travail correctement, pour vivre décemment. Olivier Véran, il a parlé de revalorisation salariale, sans préciser, on demande des embauches aussi massives. Pour continuer à se faire entendre, un rassemblement de soutien au personnel soignant est organisé ce midi à l'hôpital Robert-Debré à Paris.
110 morts de plus en 24 heures, dernier bilan du coronavirus. Toujours moins d'hospitalisation, toujours moins de patients en réanimation. Le ministre de la Santé estime qu'il faut au moins 10 à 15 jours pour savoir si le déconfinement a un effet sur l'épidémie. Olivier Véran reste attentif à la situation dans les abattoirs. Jean-Baptiste Bourgeon, plus de 100 personnes ont été testées positives dans les Côtes d'Armor. Oui, c'est le résultat de la deuxième campagne de dépistage massif à l'abattoir de Quéméné. 109 personnes contaminées au total. C'est 44 nouveaux cas supplémentaires en moins d'une semaine. Vendredi, une première série de tests avait révélé que 65 salariés étaient positifs.
Surtout des collègues proches des tout premiers cas détectés dans cet abattoir. L'ARS a ensuite poursuivi et intensifié ses investigations sur plus de 800 salariés de ce grand abattoir breton qui, je le rappelle, fournit l'ensemble des magasins Leclerc. Jean-Baptiste Bourgeon, merci. L'épidémie n'est pas derrière nous. Ne relâchons pas nos efforts, a tweeté Emmanuel Macron. Rappel à la prudence pour ce long week-end de l'ascension. Beaucoup d'entre nous envisagent de se rassembler. Mais attention, pas à plus de 10 dans les lieux publics. Pour les déplacements, il faut rester dans la limite des 100 kilomètres.
Les contrôles seront renforcés car la tentation est grande pour certains de ne pas respecter les consignes, comme a pu le constater Michel Laveau, porte-parole de la police nationale. La police nationale sera là pour empêcher des comportements irresponsables ou inconséquents. Dans les infractions qui sont relevées, je peux vous en donner une. C'est une personne qui fait 118 kilomètres. Et comme motif pour dépasser ces 100 kilomètres, elle indique qu'elle veut aller récupérer des crêpes à emporter. Donc je pense que vous conviendrez avec moi que ce n'est pas un motif suffisant pour dépasser la distance de 100 kilomètres. Et donc elle a été verbalisée.
Ça s'est passé à Saint-Nazaire le week-end dernier. Le message essentiel est de ne pas gâcher l'amélioration de la situation sanitaire pour ce week-end de l'Ascension. Les contrôles seront affinés partout en France, sur le littoral, en ville et à la campagne. Et puis l'autorisation était très attendue. En Guadeloupe, le préfet a annoncé la réouverture des plages de 19 communes du littoral. Dès aujourd'hui, celle du Gosier, de Saint-Anne, de Saint-François ou encore de Marie-Galante ou de la Désirade sont concernées. Les courses, c'est à Deauville-Mathieu. Autre belle plage, le pronostic de la Dream Team des courses RMC favori. L'As ce matin, Chasselet. Outsider numéro 4, Villarro.
L'As est le 4 pour les courses à Deauville à 13h50. Et on va commencer à avoir un petit avant-goût de l'été avec vous, Quentin Vinay. Si tout va bien, on pourra partir, pour ceux qui le peuvent, en Italie, en Grèce, voire même en Tunisie. Et peut-être même aussi en Espagne. C'est la destination privilégiée, préférée des Français. Les frontières resteront fermées jusqu'à fin juin. Ça, on le sait. Mais les plages, les hôtels et les terrasses, ça y est, les restaurants, peuvent rouvrir dans la plupart des régions, comme les Canaries et comme les Baleares aussi. L'Italie a déjà annoncé la réouverture de ses aéroports. Ce sera dès le 3 juin. On connaissait la date.
Mais voilà ce que dit le chef de la diplomatie italienne. C'était hier, venez passer vos vacances en Italie. Venez visiter nos plages, nos côtes, nos villages de montagne et notre cuisine. Le Portugal également se dit prêt à accueillir les voyageurs. Et pas de quarantaine, il n'imposera pas de quarantaine. Un système de couleurs vert, orange, rouge sera certainement mis en place en fonction de l'affluence sur certains sites pour informer les vacanciers. Il y aura bien aussi une saison touristique en Grèce. Les hôtels saisonniers pourront rouvrir dès le 15 juin. On l'a appris hier et les vols depuis l'étranger reprendront à partir du 1er juillet pour sauver la saison.
Pareil en Tunisie où le tourisme représente jusqu'à 14% du PIB. Le gouvernement a décidé de rouvrir les hôtels dans les prochaines semaines. Ce sera sûrement vers la mi-juin. Mais la capacité d'accueil sera limitée et les mesures de distanciation sociale devront s'appliquer dans les restaurants, à la piscine mais aussi à la plage. Mais aussi à la plage, on l'a vu aujourd'hui. Puisque c'est à la Grande Motte qu'on nous a demandé désormais de réserver son espace de serviettes. Il n'y a plus de place pour aujourd'hui. D'ailleurs, c'est ça, c'est une plage qui affiche complet. Il est 7h39, on est avec Philippe. Bonjour Philippe. Bonjour Apolline. Philippe, vous nous appelez des Yvelines.
Et alors Philippe, je dois vous dire, vous êtes le troisième Philippe depuis ce matin. C'est la journée des Philippes. C'est la journée des Philippes. J'ai presque envie de faire un vœu. Parce que vous savez qu'en Russie, si vous êtes entre deux personnes qui portent le même prénom, il faut que vous fassiez un vœu. Et là, je suis entourée de Philippe depuis ce matin. Philippe, soyez le bienvenu ce matin. Vous nous appelez des Yvelines. Vous en êtes où, vous, de la question des élections ? Est-ce que vous pensez qu'il faut que ce soit en juin ? Est-ce que vous pensez qu'il faut que ce soit en septembre ? Ou alors en janvier, comme commence à le dire le Premier ministre ?
Il faut impérativement que les élections ont lieu le plus rapidement possible. Vous ne voulez pas attendre janvier ? Non, je ne vois pas l'intérêt. De toutes les façons, que ce soit en juin, en septembre, en janvier, on aura un taux d'abstention déjà faramineux. Et puis, il faut que les conseils municipaux puissent se mettre en place, que la démocratie reprenne la main, et que tout puisse redémarrer correctement au niveau des mairies. Je ne sais pas ce que M. Lagarde en pense. Je vais être tout à fait honnête avec vous, Philippe, puisqu'on se dit tout sur RMC. Jean-Christophe Lagarde, que je vous annonce depuis ce matin, visiblement, il n'est pas réveillé, Jean-Christophe Lagarde.
Il ne répond pas à son téléphone. Son équipe nous dit qu'on cherche à le joindre. Donc, peut-être qu'il a décidé de faire la grasse maths ce matin, ce qui ne serait pas très cordial, puisqu'évidemment, nous étions prévus pour être en direct ce matin. Mais on verra bien, on peut encore lui laisser quelques secondes pour se réveiller. Philippe, vous disiez, effectivement, en tout cas, pour vous, c'est juin. Alors, Jean-Christophe Lagarde, justement, on peut commencer à le dévoiler. Lui, il était plutôt pour attendre janvier. Mais j'ai quand même une question, Philippe.
Il y a eu une campagne pour ces élections municipales, qui était une campagne qui s'est déroulée dans un contexte qui n'était absolument pas celui d'aujourd'hui. Entre-temps, il y a eu quand même cette période de confinement qui nous a tous sonnés. Est-ce que, pour vous, ça peut rester la même élection ? C'est-à-dire que le deuxième tour soit quand même corrélé au premier ? Apolline, les débats ont eu lieu. Les débats ont eu lieu, les démarchages, etc. Voilà. On sait, dans les grandes villes, qui va être présent. Et puis, les électeurs, très honnêtement, au deuxième tour, ils savent pour qui ils vont voter.
Maintenant, pour faire ces élections, en ce qui me concerne, moi, je suis atteint d'un triple cancer. Donc, je suis une personne à risque. Dans mon village, nous, on n'a pas besoin de retourner voter parce que notre maire a été réélu. Mais si je devais aller voter, j'y serais allé sans aucun souci. En prenant toutes les précautions. Oui, absolument, il n'y a pas de raison. Nos compatriotes vont bosser,
nos compatriotes vont les doutes dans les magasins.
Il n'y a pas de raison. Du coup, vous dites, si on va acheter des marchandises, on peut bien aller faire notre devoir citoyen. Mais bien entendu, mais bien entendu, Apolline. Voilà. Et puis, malheureusement, que ce soit en juin, en septembre ou en janvier, on sait très bien qu'il va y avoir un taux d'abstention record. Tout le monde ne sera pas comme vous, Philippe, à se dire qu'ils peuvent y aller avec des précautions. On l'avait vu, d'ailleurs, il y avait déjà une abstention record par rapport à une municipale pour le premier tour. Cela dit, et c'est peut-être l'occasion de le dire, il y a eu des craintes. Il y a eu même de la colère pour certains.
Mais pour autant, les études scientifiques démontrent, pour l'instant, qu'il n'y a pas eu d'effet du premier tour sur la propagation du virus. C'est ce que nous disent les médecins, effectivement, parce que les précautions étaient là.
Alors, à plus forte raison, Apolline, à plus forte raison que le deuxième tour ait lieu au mois de juin.
Exactement. En tout cas, c'est votre point de vue, Philippe. Merci beaucoup d'être venu sur RMC ce matin. Vous, vous vous êtes réveillé. Et en effet, on va voir. Mais Jean-Christophe Lagarde, pour l'instant, il n'est pas au bout du fil. Ça sonne dans le vide. Week-end de l'Ascension, on en parle dans un instant. On partira dans le sud avec un reportage de Jean-Wilfrid Forquès. Vos d'indirect. RMC 6h-9h. Vos d'indirect. Il y a ceux qui se lèvent tôt. Et puis, il y a les autres. Jean-Christophe Lagarde, qui devait être avec nous. Je vous l'avais annoncé. Eh bien, vous voyez, il dort. Franchement, ce n'est pas tout à fait sérieux. Il devait être notre invité à 7h40.
Précisément parce qu'il n'était pas d'accord avec ce que disait le Premier ministre, qui est pour accélérer le tempo des municipales et faire le deuxième tour en juin. Jean-Christophe Lagarde, ses équipes l'appellent visiblement depuis dix minutes, mais il est aux abonnés absents. Il fait la grâce mat en ce jeudi de l'Ascension. Ça n'est pas sérieux et pas respectueux. 7h48, un point justement sur ce long week-end avec vous, Quentin Vinet. De nombreux maires qui craignent un relâchement ce week-end sur le littoral. Oui, Saint-Malo. Saint-Malo s'attend carrément à l'affluence d'un mois d'été en ce week-end de 4 jours. Le week-end dernier, personne ne faisait attention.
C'est ce que dit le maire là-bas. Carnac aussi. Carnac constate un relâchement complet. Voilà ce que dit le maire. Relâchement au sable d'Olonne aussi. D'ailleurs, là-bas, les plages de la ville seront fermées l'après-midi pour éviter la foule. Elles vont même refermer dans trois communes du Morbihan où les maires ont constaté trop d'incivilité. Le week-end dernier, il y avait par exemple du monde avec des serviettes sur la plage qui, bien sûr, n'étaient pas autorisées. Pourtant, il va falloir que les comportements soient exemplaires pour ce pont de l'Ascension. Ça, c'est ce que dit le maire de Vimreux. Vimreux, c'est dans le Pas-de-Calais. C'est la suite qu'on joue en ce moment.
On joue par exemple notre week-end de la Pentecôte, explique le maire là-bas. Et alors, il va y avoir des contrôles. Ils ont été annoncés sur la route, notamment la monnaie de 135 euros. Mais beaucoup de voitures immatriculées, 75, 78, 92 circulent en ce moment. Elles arrivent à la tranche sur mer, par exemple, en Vendée. C'est sûr que c'est difficile d'être un codito si on a une voiture 75 et que, comme par hasard, on est justement sur la côte. Ces voitures-là sont bien repérées. Ces plaques immatriculées sont repères en ce moment. Tout à fait évident. Week-end de l'Ascension, donc, qui démarre dans un contexte sanitaire qui s'améliore progressivement.
Le secteur touristique espère faire un peu de chiffre d'affaires ces prochains jours. Et il y a un secteur qui est touché de plein fouet par la crise. C'est celui de l'hôtellerie et de la restauration, bien sûr. Pour les restaurants, la date de réouverture n'est pas encore actée. Celle du 2 juin dans les zones vertes est évoquée. Mais les hôtels, pour lesquels il n'y a jamais eu formellement d'interdiction d'ouverture. Ils comptent bien profiter du pont de l'Ascension. Certains ont rouvert leurs portes dès hier soir. C'est le cas notamment dans la station balnéaire de Gros-du-Roi, dans le Gard. C'est un reportage sur place de notre envoyé spécial, Jean-Wilfrid Forkès.
Éric et Denis sont venus en voisin. Ils voulaient absolument changer d'air. On habite Saint-Mitre-les-Ramparts, petit village à côté de Martigues. Et on se fait une petite échappée dans le respect des 100 kilomètres qui nous sont octroyés pour l'instant.
On a passé quand même deux mois confinés et ça fait du bien de prendre un petit peu le soleil et la mer. Dans l'hôtel où sont hébergés Éric et Denise, priorité à la sécurité sanitaire. C'est d'enlever tout ce qui est superflu, tout ce qui est chemin de lit, tout ce qui est coussin décoratif pour pouvoir traiter avec un virus-cid adapté et que nos clients soient en totale sécurité. Stéphane Baptiste est le directeur du Splendide Hôtel sur le front de mer. On ne laisse rien au hasard. Tous les clients qui viennent d'un entre-établissement doivent avoir la sensation d'être en totale sécurité. Et pour ce pont de l'ascension, 20% des chambres seulement sont occupées.
Mais Antoine, réceptionniste, a retrouvé le sourire.
Nous sommes ravis de retrouver nos clients, de reprendre le travail, de reprendre l'activité.
Aujourd'hui, sur le front de mer, face à l'hôtel, quelques vénards vont pouvoir en profiter car le mercure devrait dépasser les 30 degrés.
7h51 sur RMC et RMC Découverte. On est avec Serge. Bonjour Serge. Oui, bonjour. Bonjour, vous êtes dans la Drôme. On nous parle du masque de plus en plus. Vous, vous travaillez en extérieur. Comment vous faites ? Alors là, moi, pour l'instant, je ne porte pas de masque. Vous êtes facteur, Serge. Oui. Quand j'entends les maires dire que ça va être obligatoire en extérieur, moi, je suis tout à fait d'accord avec eux, mais je leur propose de venir le faire. Sous 35 degrés, sous une canicule, je pense que ça va être impossible. Ah, c'est sûr. Et j'entends personne en parler, mais je pense que quand ça va arriver, les gens ne pourront pas le masque sous une canicule. C'est impossible.
Moi, je travaille 6 jours sur 7, ce n'est pas possible. Mais cela dit, je ne sais pas si vous avez regardé en Italie, mais en Italie, il commence à faire déjà très chaud et il y a certaines villes où le port du masque est absolument obligatoire en permanence. Mais ils témoignent et ils disent que c'est difficile. Ah, oui, oui. Non, mais très chaud et canicule, c'est pas la même chose. Mon travail, j'en ai connu plusieurs canicules. C'est vraiment très dur. Alors, avec un masque, je pense que ce n'est même pas la peine d'en parler. Vous êtes dans la Drôme, effectivement, il peut faire quand même très, très chaud. Est-ce que c'est déjà le cas ?
Vous avez quand même tenté ou vous n'avez même pas encore essayé le masque ? Non, non. Dehors, moi, je trouve que c'est un peu débile. Quand on est confiné à l'intérieur, je suis d'accord, mais à l'extérieur, non. Mais il n'y a aucun moment, Serge, où vous voyez les gens à qui vous apportez le courrier, vous n'êtes pas proche d'eux, vous ne les approchez pas trop ? On a consigné d'essayer d'être... Enfin, c'est difficile de faire accepter aux gens de ne pas avoir contact avec le facteur, mais on leur fait comprendre qu'il ne faut pas qu'ils s'approchent de nous, en fait. Ça, c'est difficile, quand même. Ce n'est pas encore très naturel. Ça crée une défiance.
Oui, les gens ont tendance à venir vite sur nous. Oui, c'est plutôt sympathique, d'ailleurs. Oui, oui. Mais bon, on essaye gentiment de leur faire comprendre qu'il faut s'éloigner. Que c'est des moments en particulier. Oui, espérons que ça ne dure pas trop longtemps. Merci, Serge. Courage, effectivement, avec la chaleur qui arrive. On va voir quelles seront les décisions qui vont être prises. Mais pour l'instant, en extérieur, vous n'êtes pas du tout obligés de le porter, ce masque. Et donc, profitez-en encore. Merci, Serge. C'est l'heure d'Expliquez-nous avec Nicolas Poincaré. RNC, expliquez-nous. Nicolas Poincaré, l'Airbus A380. Je dois vous avouer qu'il m'a fait rêver cet Airbus inouï.
Et il est victime du coronavirus. Air France a annoncé hier que les appareils ne décolleront plus. C'est la fin d'une aventure aéronautique. Expliquez-nous. Oui, et c'est une triste fin un enterrement sans fleurs ni couronnes parce que le dernier vol, eh bien, on n'a même pas su que c'était le dernier. Air France possède une dizaine de ces géants déserts. Ils devaient encore voler pendant deux ans. Mais pour l'instant, ils sont cloués au sol par la crise. Le trafic aérien mondial a été réduit de 90%.
Et le directeur général d'Air France a annoncé hier qu'il valait mieux arrêter les frais que même si le trafic devait reprendre, eh bien, la compagnie française n'utilisera plus ces très gros appareils. Ils sont actuellement sur des parkings à Tarbes et en Espagne. Ils sont gérés par une société qui est spécialisée dans le gardiennage et dans le recyclage. Ils seront donc soit bradés, soit désaussés 11 ans seulement après leur mise en service. Ce n'est pas très joyeux. British Airways, la compagnie anglaise, a aussi rassemblé tous ces A380 sur un parking. En attendant, c'est des jours meilleurs. Ils sont alignés sur le petit aéroport français de Châteauroux dans l'Indre.
Et l'image est assez impressionnante. Vous la voyez sur la LAMC découverte. C'est franchement sordide. C'est le plus gros avion civil du monde. C'était notre fierté. Mais il n'a jamais été rentable. Non, presque jamais. Au début des années 90, donc c'est ça l'histoire, les Européens voulaient s'attaquer aux Américains et détrôner le fameux 747. L'avion va être construit en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Espagne, ensuite assemblé comme un puzzle à Toulouse. Le budget initial était de 8 milliards. Il va être largement dépassé pour atteindre 18 milliards. C'est plus du double.
Le programme a pris du retard à cause de câbles, je ne sais pas si vous vous souvenez, qui étaient fabriqués en Allemagne et qui se sont révélés trop courts au moment de l'assemblage à Toulouse. Des retards qui ont coûté des centaines de millions de pénalités. Mais peu importe, finalement, l'avion décolle pour son premier vol d'essai. C'était le 27 avril 2005. 40 000 fans s'étaient rassemblés autour de l'aéroport de Toulouse pour voir ce miracle. Un avion qui pèse le poids de 500 voitures, qui a à peu près la surface d'un terrain de football, qui est haut comme un immeuble de 7 étages et qui malgré tout décolle comme une plume.
Et à l'intérieur, vous le disiez, c'est encore plus impressionnant. Il fait deux fois moins de bruit que les autres gros porteurs. On s'aperçoit à peine du décollage. C'est le premier avion entièrement double pont, c'est-à-dire à deux étages. Un avion qui devait révolutionner les vols longue distance. Mais alors, qu'est-ce qui n'a pas marché ? Il est arrivé trop tard. Si on refait le match, on s'aperçoit que tout le monde est d'accord. S'il était arrivé dix ans plus tôt, il aurait fait un carton. Et puis, il a pâti de la crise financière de 2008, qui est arrivée seulement un an après son lancement. Ce n'était pas de chance. Et puis, l'avion est trop cher, 400 millions à l'achat.
Il consomme trop. Il faut compter 26 000 euros de kérosène par heure de vol. Il est cher à l'entretien avec ses quatre réacteurs. Et résultat, il va s'en vendre seulement 254 en tout en 15 ans. Alors que les études de marché laissaient espérer qu'on pouvait en vendre quatre fois plus, plus d'un millier en 20 ans. C'était ce qui était prévu. C'est donc un échec commercial. Airbus perd de l'argent sur chaque appareil construit. Et les compagnies en perdent en l'exploitant. Et une seule compagnie avait vraiment cru en l'A380. C'était Emirates. Mais l'arrêt de la production est tout de même un tournant dans l'histoire de l'aviation, Nicolas.
Oui, parce que depuis le 17 décembre 1903, depuis le premier vol des frères Bright en Caroline du Nord, l'aviation a toujours progressé. Les avions sont toujours allés plus haut, plus loin, plus vite pendant exactement 100 ans. C'est-à-dire jusqu'à 2003 lorsque Air France et British Airways ont cessé d'exploiter le Concorde.
Le champion d'échec russe Garry Kasparov qui a oublié d'être idiot et qui s'intéresse beaucoup aux sciences et aux questions du futur estime que cet abandon du Concorde n'est pas seulement un tournant dans l'histoire de l'aviation mais un tournant dans l'histoire du progrès parce qu'on a renoncé en 2003 à faire mieux que nos parents, c'est-à-dire à faire voler des avions toujours plus vite, en l'occurrence plus vite que les 2200 km heure du Concorde et aujourd'hui c'est donc la suite. On renonce à construire des avions toujours plus gros, capables de transporter 800 personnes ou plus.
C'est donc la fin de ce toujours plus le progrès désormais ce sera peut-être toujours moins moins polluant moins brillant moins de passagers mais moins excitant aussi. Moins excitant c'est clair et puis franchement quand on pense qu'on pouvait aller si vite aux Etats-Unis avec le Concorde quand on pense qu'on pouvait emmener c'est vrai que moi je trouve ça très triste très triste comme renoncement c'est quand même un vrai symbole le fait que les A380 restent désormais sur le tarmac merci beaucoup Nicolas Poincaré dans un instant ce sera la météo et le journal de 8h.
Après le journal de 8h pas de messe en public pour l'ascension mais l'église garde de l'espoir pour la Pentecôte Mgr Benoît de Cinetti vicaire général du diocèse de Paris avec nous juste après le journal sur RMC RMC jeudi 21 mai l'info sur RMC et le journal de 8h c'est avec Céline Calman bonjour Céline bonjour Apolline bonjour à tous le week-end de la tentation pour ces 4 jours beaucoup de français font le pont les autorités et médecins craignent un relâchement des gestes barrières les hôteliers auraient aimé afficher complet c'est loin d'être le cas les élections municipales deux scénarios sur la table un second tour fin juin ou carrément un report du scrutin en janvier 2021 décision attendue avant mercredi prochain et puis la Grèce veut revoir ses touristes cet été à partir du 1er juillet les vols directs avec l'étranger vont reprendre le pays met en avant son bilan sanitaire 176 décès dû au coronavirus
bienvenue à tous sur RMC l'épidémie n'est pas dernière nous ne relâchons pas nos efforts rappel à la vigilance hier d'Emmanuel Macron dans un tweet alors que de nombreux français ont prévu de se réunir pour ce week-end de l'ascension d'ailleurs les contrôles sont renforcés sur les routes dans les gares pour savoir si la distance des 100 kilomètres est bien respectée dans le vieux Nice
pour ce long week-end déconfiné la vie reprend doucement on est très loin de la fréquentation habituelle à cette période de l'année Romain Cluzel Caroline Philippe devant les 97 bacs de glace quelques niçois patientes dans la file d'attente aménagées pour respecter les mesures sanitaires de quoi redonner le sourire à Frédéric Fenocchio artisan glacier une semaine après sa réouverture il anticipe une reprise
de la fréquentation pour ce week-end de l'ascension on a augmenté un petit peu le stock sur les gros parfums la vanille le chocolat le citron on a espoir que les gens sortent viennent consommer
à quelques ruelles de là
le restaurant de Jean-Charles Mercier est calme c'est moins évident de vendre des plats en portée en une semaine son chiffre d'affaires atteint celui d'une journée habituelle et selon lui le week-end de l'ascension n'y changera rien il y a quelques locaux qui sortent mais encore même pas tous les niçois je pense pas qu'il y ait un regain d'activité durant ces jours-là et quand bien même il serait infime dans tous les cas ces frémissements restent anecdotiques aux yeux de Denis Cipollini président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie des Alpes-Maritimes on n'y est pas du tout il y a quelques glaciers qui sont verts il y a de la vente à emporter et ça ça représente entre 3 et 5% de notre activité de restauration ce que l'on espère c'est que ce week-end passe vite
tous n'attendent désormais qu'une date le 2 juin avec la possible réouverture des cafés, restaurants et hôtels dans ce département classé vert et peut-être avez-vous prévu de revoir vos amis votre famille durant ce long week-end de 4 jours attention à ne pas relâcher donc la tension et notamment les gestes barrières c'est l'appel lancé ce matin sur RMC du docteur Jacques Battistoni les présidents du syndicat de généralistes MG France je crois qu'il ne faut pas se relâcher pour l'instant on n'a aucun moyen de mesurer savoir si le virus est en train de diminuer vraiment si sa diffusion a cessé retrouver sa famille c'est déjà retrouver des petits groupes et puis se voir plusieurs fois peut-être plutôt que de faire un grand groupe on voit bien quelques clusters vous savez ces lieux où il y a plusieurs cas groupés qu'on a vu la semaine dernière apparaître ces foyers d'infection étaient autour de rassemblements familiaux donc prudence attention je crois que la limite de 10 elle est quand même pas bête pas idiote
et 5 communes du Morbihan et une du Finistère ont demandé la fermeture de leur plage rouverte le week-end dernier
des incivilités le non-respect des règles de distanciation ont été constatées en revanche en Corse la quasi-totalité des plages rouvre aujourd'hui pique-nique et consommation d'alcool interdite et puis dans l'actualité également plus de 100 personnes ont contracté le Covid-19 dans un abattoir des Côtes d'Armor résultat d'une deuxième campagne de dépistage menée auprès de plus de 800 salariés RMC 8h06 le gouvernement envisage donc un second tour des municipales le mois prochain le 28 juin ou alors beaucoup beaucoup plus tard carrément en janvier 2021 mais alors il faudra revoter pour les deux tours
Oui, Edouard Philippe rendra son rapport samedi le gouvernement tranchera d'ici mercredi prochain le Premier ministre a reçu donc hier soir à Matignon les chefs de parti Alexis Corbière représentait la France insoumise il s'est dit opposé à la tenue du second tour le mois prochain Dans la mesure où il a été répété qu'on ne pouvait pas tenir une campagne électorale alors il nous semble impossible de pouvoir faire un scrutin le 28 juin sans quoi finalement c'est un peu la prime aux élus sortants d'ailleurs certains ont pu distribuer des masques dans les communes et je ne leur en fais pas reproche des maires sortants étaient en visibilité et puis ceux qui contestent leur pouvoir évidemment étaient confinés donc tout ça la sincérité du scrutin est quand même assez discutable si l'élection du 28 juin était maintenue on verra
Et à l'inverse Christian Jacob estime que si les conditions sanitaires sont réunies alors il est favorable à la tenue des élections le plus rapidement possible Un pays beaucoup moins touché par le coronavirus que ses voisins européens va relancer sa saison touristique La Grèce qui comptabilise 166 morts depuis le début de la crise va rouvrir ses hôtels saisonniers le 15 juin et les vols directs
avec l'étranger reprendront progressivement à partir du 1er juillet une bonne nouvelle pour les voyagistes mais Jean Brajon le directeur général de vacances Eliade sait que le retour à la normale prendra beaucoup de temps
On ne peut pas imaginer aujourd'hui qu'évidemment nous connaîtrons les mêmes chiffres cette année parce que la saison au lieu de commencer début avril comme c'est le cas chaque année elle commencera dans le meilleur des cas que le 1er juillet donc forcément il y aura beaucoup moins de touristes français voire de touristes en général qui viendront Évidemment il reste encore pas mal de choses à mettre en place mais là on va pouvoir envisager au moins une petite saison c'est à partir de juillet j'espère jusqu'à fin octobre puisqu'en Grèce il fait quand même beau même jusqu'au début novembre donc là c'est au moins un espoir de sauver une partie de la saison
RMC 8h08 le MEDEF demande une aide de 10 000 euros par apprenti recruté avant le 31 décembre 2020 l'organisation patronale craint que la crise liée au coronavirus ne pénalise ses contrats inquiétude aussi du côté des premiers concernés les apprentis qui ont beaucoup de mal à se projeter Margot Bédé
après deux ans d'apprentissage dans un grand hôtel parisien Mohamed postule dans un autre établissement pour étoffer sa formation
au début ils m'ont accepté et ensuite ils m'ont appelé ils m'ont dit non à cause de la crise sanitaire on ne va pas pouvoir prendre d'apprentis j'imagine que les autres entreprises les autres hôtels aussi vont avoir la même réaction j'ai l'impression que tout tombe à l'eau
une détresse partagée par son directeur au centre de formation d'apprentis de ville peinte Francis Barbier
c'est dramatique parce que ce jeune là il va falloir qu'il cherche et l'hôtel qui ne le prend pas c'est pas parce qu'il ne veut pas le prendre c'est des patrons qui prennent deux, trois, quatre apprentis chaque année et cette année ça va être beaucoup plus compliqué pour eux
dans ce CFA sur les 500 élèves plus de 90% sont au chômage partiel l'aide de 10 000 euros demandés par le MEDEF et pour ce directeur indispensable pour un apprenti comme ça ça représente 10 mois de salaire donc c'est quand même une espèce de sécurité qui va permettre à ses hôteliers ou à ses restaurateurs de voir l'avenir en se disant pendant quelques mois je ne me soucie pas de savoir comment je le paye comme beaucoup d'autres élèves s'il n'a pas de stage en septembre Mohamed envisage de renoncer à sa formation à retenir également dans l'actualité l'arrestation aux Etats-Unis de deux hommes soupçonnés d'avoir aidé Carlos Ghosn à fuir la justice japonaise l'ex-patron de Renault est actuellement au Liban il avait quitté le Japon caché dans un question d'instruments de musique on retrouve Cédric Fech aux Etats-Unis
pour RMC
C'est un père et son fils qui ont été arrêtés à Harvard près de Boston dans le Massachusetts le père a 59 ans c'est un ancien béret vert un ex-membre des forces spéciales américaines qui s'est reconverti dans la sécurité privée et son fils a 27 ans Michael et Peter Taylor font l'objet d'un mandat d'arrêt japonais pour avoir aidé Carlos Ghosn à s'enfuir du Japon pour se réfugier au Liban fin décembre d'ailleurs le fils Taylor s'apprêtait à partir au Liban lorsqu'il a été arrêté hier matin ce sont eux notamment qui auraient aidé l'ancien patron de Renault-Nissan à se cacher dans un flycase
cette boîte de transport pour du matériel audio-vidéo Michael Taylor aurait rencontré Carlos Ghosn 7 fois avant l'évasion et avec un autre complice ils auraient permis à Carlos Ghosn de quitter le Japon dans un jet privé pour qu'il se réfugie au Liban où il est toujours les deux américains pourraient se retrouver
très vite en prison au Japon parce que les Etats-Unis ont une convention
d'extradition avec le pays
une ouverture des cinémas
se profile en France pour début juillet c'est ce qu'a annoncé hier le ministre de la Culture Franck Riester à Cannes alors que devrait se dérouler en ce moment le festival et bien un cinéma en plein air a été installé tout près du palais la première séance a eu lieu hier soir avec la projection du film E.T. de Steven Spielberg Rémi Inc.
Une par une les voitures sont accueillies sur le parking
et prennent place ensuite
face à la mer et à l'écran géant Fabrice est venu avec sa femme et ses enfants pour une soirée en famille à l'extérieur après deux mois de confinement c'est E.T. en plein air on va regarder le film et puis on va s'éclater en famille les pop-corns le sandwich les boissons on a tout prévu Emmanuel et sa fille
Emy ont le sourire aux lèvres elles avaient hâte de retrouver ce genre de sortie
on a envie de culture un petit peu là les spectacles les concerts il n'y a rien quoi moi je trouve que c'est super
une sortie qui fait du bien aussi à Adeline et Nicolas il retrouve la magie du cinéma à Cannes Cannes cette année c'est un peu triste donc du coup ramener un peu de baume au coeur à notre belle ville de Cannes c'est un peu féerique la musique de la montée des marches était d'ailleurs diffusée avant le début du film un clin d'oeil évident pour Delphine Cazin directrice de l'événementiel à la mairie de Cannes ça aurait dû être le festival de Cannes donc on ne peut pas passer à côté il faut qu'on propose quelque chose en lien avec le cinéma les billets se sont vendus en moins de 24 heures ça a été complet l'opération sera renouvelée la semaine prochaine avec 5 projections sur le parking du stade Pierre de Coubertin à Cannes pour continuer de faire vivre la magie du cinéma
et vivement la réouverture des cinémas donc prévue peut-être pour début juillet
pour l'instant ce sera effectivement en voiture il y en a d'autres qui ont inventé ce drive c'est les églises et on sera d'ailleurs avec Mgr de Cinetti dans un instant c'était le curé de Johnny on l'avait beaucoup découvert pour le grand public à ce moment là c'est surtout l'occasion de parler de la façon dont les chrétiens vont vivre cette fête forcément de manière un peu étrange mais avant cela on est avec Margot bonjour bonjour Margot vous êtes dans l'ISER et on voulait parler avec vous de la question des masques vous nous avez appelé pour cela depuis ce matin on en parle ces masques qui sont en train de devenir obligatoires dans un certain nombre de centres-villes on sait que Strasbourg a pris un arrêté pour le rendre obligatoire dans l'hypersante et tout à l'heure on avait quand même un de nos auditeurs qui nous appelait Drathroom facteur nous disant mais on va avoir beaucoup trop chaud c'est impossible de porter ce masque dans la chaleur vous vous avez été dentiste vous l'avez porté qu'il fasse chaud qu'il fasse pas chaud ça a été très dur au début il m'a fallu 15 jours pour m'y mettre pour m'y habituer et le masque et les gants alors je crois que les gants c'est encore pire que le masque ah finalement c'est pire les gants alors qu'on imagine que le masque on n'a pas l'habitude oui mais les gants c'est aussi habitué honnêtement ça se fait pas du jour au lendemain mais j'ai commencé quand j'ai accouché de ma deuxième première fille j'ai commencé par le masque et pour la deuxième je suis prêt chaque enfant devient un peu plus prudent à chaque enfant on devient un peu plus prudent exactement mais écoutez c'est bon c'est sûr j'avais la clim dans le cabinet mais parfois on a une chaleur c'est infernale c'est horrible mais on fait avec vous vous êtes pas posé la question et puis malgré tout on s'habitue vous ne pestiez pas toute la journée vous avez fini par plus vous poser la question oh ben non 15 jours pour s'y habituer mais j'étais obligée d'y aller quand on est obligée d'y aller moi je pense que le masque dans la population c'est une question de vie ou de mort voilà donc forcément quand c'est une question de vie ou de mort on le fait quoi ben voilà même si on a chose le masque cela dit Margot il faut être tout à fait honnête ça dépend des médecins il y a des médecins alors la plupart aujourd'hui s'accordent à dire qu'il faut porter le masque dès qu'on ne peut pas respecter les distances de sécurité mais enfin il y a certains médecins qui demandaient à ce que le masque soit porté en permanence le gouvernement a estimé que ce n'était pas nécessaire
moi je le porte en permanence vous sortez de chez vous
avec un masque je ne le mets pas c'est sûr mais dès que je sors de mon voiture j'ai toujours le masque depuis le début avant qu'ils le disent 15 jours pour s'habituer c'est peut-être aussi pour ça qu'on n'est pas encore habitués nous autres parce qu'on n'a pas encore les 15 jours de rodage que vous vous aviez Margot
c'était bien obligé
merci beaucoup merci pour ce témoignage qui peut-être donne un peu d'espoir à tous ceux qui nous entendent et qui n'arrivent pas tout à fait encore à s'y faire au masque Margot vous le dit 15 jours pour s'habituer puis après on n'y pensera plus merci beaucoup Margot on est avec Mgr Benoît de Cinetti bonjour bonjour madame merci d'être avec nous sur RMC ce matin vous êtes le vicaire général du diocèse de Paris le grand public vous appelait le curé de Johnny puisqu'on vous a découvert pour célébrer les obsèques de Johnny Hallyday pas de messe en public aujourd'hui jour de l'ascension en France mais l'église espère peut-être pouvoir célébrer pour la Pentecôte parlons déjà d'aujourd'hui vous vous allez célébrer la messe mais du coup sans fidèle concrètement ça ressemble à quoi ?
écoutez c'est une messe sans fidèle c'est à dire que comme depuis le début du confinement depuis un peu plus de deux mois maintenant chaque prêtre célèbre chaque jour la messe alors au lieu de la célébrer avec des fidèles il la célèbre voilà donc ça se passe très concrètement soit dans une église qui est fermée soit dans un oratoire soit dans une chapelle dans le presbytère où chaque prêtre officie ceci dit pour être tout à fait honnête on est seul et on n'est pas seul parce que bien évidemment quand on célèbre la messe on est entouré spirituellement par tous ceux qui prient avec nous et puis maintenant grâce aux moyens modernes de communication internet youtube etc beaucoup de messes sont retransmises sur les ordinateurs les smartphones et les téléviseurs des uns et des autres
bon il y a une chose évidemment qui ne passe pas par internet c'est la communion est-ce que c'est une souffrance pour vos fidèles comment vous réussissez à maintenir ce lien là malgré tout
je pense qu'il y a deux il y a deux souffrances il y a la souffrance de ceux effectivement qui ne peuvent pas communier donc physiquement qui ne peuvent pas recevoir le corps de Christ et puis il y a ceux qui souffrent de ne pas se retrouver dans la communauté vous savez la messe du dimanche on a tous en tête les images de ces sorties de messe sur la place de l'église où les gens discutent pendant longtemps se retrouvent et ça évidemment ça manque dans le rythme de la vie chaque semaine alors on essaye d'être imaginatifs les uns et les autres beaucoup de curés de paroisses avec les paroisses avec eux ont mis en place des numéros d'appel téléphoniques où les gens peuvent les appeler peuvent parler il y a beaucoup de détresse vous imaginez bien et vous en êtes les témoins tous les jours sur votre station toutes ces personnes qui souffrent qui sont inquiètes devant l'épidémie et ses conséquences dans le quotidien de nos vies beaucoup de gens ont besoin d'être écoutés d'être accueillis d'être soutenus d'être réconfortés
il y a évidemment cette interdiction gouvernementale d'ouvrir les églises au public et en même temps il y a cette décision du conseil d'état qui elle dit que non on ne peut pas continuer à empêcher les français de vivre leur culte ça vaut évidemment pour les églises pour les mosquées pour les synagogues d'autres pays en Europe commencent à permettre à autoriser à nouveau des messes en public c'est le cas notamment en Italie et en Allemagne où les messes ont pu reprendre en accueillant des fidèles comment est-ce que vous allez vivre cette période un peu d'incertitude est-ce que vous commencez à avoir une date
non on n'a pas de date précise on a des signaux assez clairs qui nous sont envoyés disant que la reprise des cultes pourrait intervenir à la fin du mois de mai ou au début du mois de juin donc c'est assez éminent finalement parce qu'on est déjà à la fin du mois de mai mais plus nous n'avons pas de détails plus clairs que cela
vous le redoutez vous le regrettez vous ne savez plus
c'est ainsi chacun fait son travail et essaie de le faire au mieux ceux qui nous gouvernent ont de multiples dossiers à traiter et franchement je ne donnerais pas à être à leur place parce que la responsabilité est immense on navigue tous un peu à vue c'est comme ça personne n'a été habitué dans la situation il faut surtout garder son calme et puis chercher le bien commun avant tout autre bien particulier vous voyez
oui c'est évident c'est évident et ça c'est une parole sage Monseigneur Benoît de Cinetti un mot quand même pour évoquer cette journée de l'ascension pour les chrétiens qu'est-ce que c'est que cette journée pourquoi est-ce que c'est férié
alors c'est la fête qui commémore enfin qui rappelle qui évoque la beauté de Jésus au ciel après sa résurrection 40 jours après sa résurrection ayant rassemblé ses apôtres en Galilée voilà ils montent devant eux ils montent au ciel en leur disant désormais vous ne me verrez plus tel que vous m'avez vu ressuscité mais je reste avec vous et préparez-vous à recevoir l'Esprit Saint c'est ce qu'on fait faire à la Pentecôte qui vous rendra capable d'être les témoins de ma présence de l'amour que Dieu a pour les hommes partout dans le monde il dit à ses apôtres allez dans toutes les nations je vous envoie voilà et annoncez-leur l'amour du Christ annoncez-leur l'amour dont Dieu aime les hommes et baptisez-les si évidemment s'il le souhaite pour qu'ils puissent recevoir en plénitude la puissance de cet amour
merci beaucoup Mgr Benoît Tzignetti vous évoquiez la Pentecôte d'ici là on verra bien si effectivement vous avez pu accueillir à nouveau des fidèles dans vos églises merci à vous en ce jeudi de l'ascension d'être venu sur RMC et RMC découvert dans un instant les conséquences économiques du coronavirus on le sait de plus en plus à la crise sanitaire va succéder une crise économique une crise sociale le livret A l'épargne des français atteint des sommets on en parle dans un instant avec Frédéric Simotel R'ouvrez les églises rouvrez aussi les cafés et les bars nous dit Mourad ce matin les gens ont besoin de vivre vous êtes nombreux à vouloir cette réouverture anticiper des bars des restaurants Sylvain nous dit moi je suis pour le déconfinement et une réouverture totale mais attention avec prudence avec strict respect des gestes barrières d'ailleurs c'est ça qui est dommage selon Sylvain on risque de le payer très cher ces prochains jours si les gens ne comprennent pas ça et bien ce sont les vacances d'été qui seront compromises on risque un reconfinement selon Sylvain Philippe est aussi pour un open bar comme il dit pour tout le monde à l'égo tout ouvert bar, restaurant, plage quand on voit les gens qui n'en ont rien à faire et bien laissons-les ceux qui font attention se confinent ou mettent des masques ils continueront et peut-être que le coronavirus ne reviendra pas dit Philippe alors pourquoi faire tous ces interdits Jean-Pierre qui nous écoute de Chine nous dit que là-bas on a retrouvé les restos ça fait du bien les serveurs ont des masques les services se font bien il faut faire confiance aux personnes il faut arrêter d'infantiliser les français nous écrit Jean-Pierre les conséquences économiques du coronavirus avec vous Frédéric Simotel nous allons parler du livret A c'est l'un des grands vainqueurs du confinement parce qu'en 4 mois il a collecté plus que sur toute l'année 2019 et pourtant son taux de rendement est historiquement bas 0,5% Frédéric pourquoi les français ils déposent toujours plus d'argent alors que c'est pas si rentable finalement oui ça reste c'est le coffre-fort des français en fait c'est vraiment le placement le plus populaire pour les français et c'est vrai que c'est un record de collecte au mois d'avril écoutez bien on a récolté 5,5 milliards d'euros sur le livret A juste le mois d'avril en février on avait à peine récolté 1,5 milliards donc vous voyez ça s'est vraiment accéléré mars et avril alors deux explications c'est à la fois une épargne subie contrainte et puis une épargne de précaution épargne subie parce que bah oui trois quarts des français ont globalement moins dépensé pendant le confinement c'est ce que dit une étude CTLM la hausse du budget alimentation a été plus que compensée par la baisse du budget loisirs sorti d'habitude on avait un budget restaurant autour de 250 euros bah celui-ci il est resté dans son porte-monnaie donc on le met en livret A et puis c'est une épargne de précaution le livret A je l'ai dit c'est le coffre-fort des français dans la crainte du chômage il y a quand même un français sur trois qui craint de perdre son travail c'est de la sécurité car contrairement à d'autres placements ce qu'on met sur le livret A c'est garanti on perdra jamais d'argent là-dessus donc on peut retirer de l'argent quand on veut donc ça rassure ça sécurise ça rassure les français mais ça ne rassure pas Bercy qui voudrait que cette épargne elle soit réinvestie oui elle soit dépensée parce qu'aujourd'hui l'argent qui reste au chaud voilà c'est pas de l'argent qui tourne qui est dépensé et surtout le fléchage du livret A ça va plutôt vers le logement social vers la rénovation la construction et on aimerait que ça aille ailleurs donc pour pousser les français à consommer le gouvernement on pourrait baisser la TVA ou autoriser la Caisse des dépôts à utiliser l'argent du livret A pour financer autre chose que le logement social et les collectivités locales d'autant que tous les économistes que l'on interroge s'accordent à dire qu'à l'heure actuelle il faut pour ceux qui le peuvent il faut dépenser les grandes enseignes ont des stocks de marchandises donc elles doivent elles doivent vraiment elles sont en pleine promo on voit des moins 50% sur l'électroménager sur les meubles les vêtements on voit jusqu'à moins 60% donc voilà il faut vraiment écouler les stocks c'est pour ça qu'elle demande est-ce que les soldes arrivent le plus rapidement ce qui est possible c'est-à-dire que le gouvernement est en train d'y réfléchir on sent que là en ce moment on est en quasi solde il y a des promotions il y a des grandes enseignes qui ont beaucoup de stocks et qui veulent écouler il faut écouler par contre il y a des petits commerçants qui eux parient plus sur la marge eux ils voudraient qu'on reste à des prix ils préfèreraient des soldes beaucoup plus tard alors est-ce que le gouvernement va couper la poire en deux je pense que la bonne idée ce serait de démarrer les soldes les soldes tout de suite parce que c'est là où on va permettre de dépenser en plus quand on parle du livret A le livret A 0,5% de rendement vous l'avez dit mais quand on regarde dans les magasins pour des dépenses que l'on a besoin de faire on doit racheter une voiture on doit racheter un canapé on doit racheter une cuisinière on a besoin de les faire dans les 12 à 18 mois mais c'est le moment de le faire on a moins 300 euros moins 60 euros moins 3000 euros pour certaines voitures pour l'achat de voitures ça rapporte l'économie que l'on fait là par rapport à l'épargne alors ça c'est tout le paradoxe disons un mot quand même de la voiture parce que évidemment on n'a pas le droit de bouger à plus de 100 km donc c'est pas forcément un moment où on a hyper besoin de l'utilité de sa voiture mais il va y avoir du coup des aides pour nous y encourager oui des aides pour nous y encourager il y a des mensualités de crédit qui sont offertes deux à trois mensualités pour certains distributeurs il y a des ventes flash sur les véhicules disponibles livraison gratuite enfin voilà les concessionnaires redoublent d'imagination pour nous attirer dans leur concession nous faire acheter des voitures et vraiment pour ceux qui le peuvent encore une fois plutôt qu'épargner sur les livrets ben oui on va peut-être gagner plus d'argent à le dépenser c'est un peu paradoxal de dire ça mais vous êtes en fait à mi-chemin entre l'épargnant qui veut se rassurer et Bercy qui veut qu'on dépense voilà c'est ça votre position Frédéric merci Frédéric Simotan il est 8h28 du côté d'RMC Découverte c'est terminé pour aujourd'hui on se retrouvera demain matin à 6h si vous voulez continuer côté télé c'est sur la 15 que ça se passe sur BFM TV mon invité dans un instant ce sera Thierry Breton le commissaire européen le seul commissaire européen français on verra si l'Europe a été à la hauteur ça continue sur RMC bien sûr à tout de suite RMC Bourdin Direct
Jean-Jacques Bourdin
Bonjour Thierry Breton Bonjour Merci d'être avec nous vous êtes commissaire européen au marché intérieur hier le premier ministre Edouard Philippe s'est montré très sceptique sur l'Europe en tout cas sur son rôle est-ce que l'Europe a été à la hauteur de la crise je ne le crois pas voilà ce qu'a dit Edouard Philippe sur le fond vous êtes peut-être d'accord l'Europe a pas vraiment été au rendez-vous quand même
il faut s'entendre sur ce qu'on dit quand on dit l'Europe je pense encore une fois je n'ai pas entendu ce qu'a dit le premier ministre mais le connaissant bien il devait penser j'imagine aux 27 états membres c'est ça l'Europe ensuite il y a les institutions européennes un peu le gouvernement qui est évidemment la commission européenne et puis ensuite il y a le parlement alors est-ce que les 27 états membres comme laisse penser le premier ministre
n'ont pas été à la hauteur non je pense qu'il est un peu dur là avec ses collègues non les états membres ont été au début là on peut peut-être lui donner raison ils ont été beaucoup trop individualistes et précisément en tant que commissaire au marché intérieur j'ai dû vous permettez l'expression faire un peu la police quand la France a commencé à fermer un peu ses frontières l'Allemagne surtout j'aurais dit non chacun dans son point je lui aurais dit non je me suis entretu beaucoup avec le ministre de la santé français
il a rouvert les frontières le ministre de la santé allemand il a rouvert les frontières c'est vrai qu'au début ça a donné le sentiment que les états membres je ne leur jette pas la pierre vous savez à plaine de malherme personne ne s'attendait
à l'ampleur la violence j'allais dire d'une telle épidémie donc chacun a réagi au début un petit peu en se fermant sur lui-même bon j'ai appelé les uns et les autres à la raison et puis on a rouvert
progressivement les frontières
et l'Europe est redevenue solidaire ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être on va revenir évidemment aux frontières on va revenir au plan de la France et de l'Allemagne mais quand même vous dites ça y est bon c'est normal au début tout le monde a été pris de court on est revenu vers nos frontières mais enfin ça montre bien que l'Europe n'était pas intégrée en quelque sorte c'est-à-dire que effectivement première grande première grande difficulté grande épreuve une épreuve commune qui touche tout le monde en même temps et c'est chacun chez soi non mais vous savez l'Europe c'est un continent si vous regardez ce qui s'est passé aux Etats-Unis et je fais souvent cette comparaison ça a été une cacophonie entre l'état de New York qui s'est fermé
police pour traverser les ponts avec l'état du New Jersey le Connecticut qui faisait autre chose la Floride une troisième Donald Trump appelant quasiment à la rébellion pour rouvrir les Etats non vous savez
on n'est pas isolé sur la planète je dis simplement qu'il y a eu effectivement au début un tel étonnement j'allais presque dire une période d'effarement par rapport à ce qui se passait que chacun s'est un peu fermé sur lui-même ça a été vrai aux Etats-Unis ça a été un peu vrai en Europe ça a été vrai aussi en Chine et puis ensuite évidemment les choses fort heureusement assez rapidement sont revenues dans une normalité qu'elle n'aurait jamais dû quitter partout sur la planète c'est pas encore le cas aux Etats-Unis du reste on voit encore beaucoup de divergences on voit revenir effectivement une nouvelle forme de solidarité mais pour l'instant c'est la France et l'Allemagne qui veulent le porter avec ce plan qui a été annoncé par Emmanuel Macron et Angela Merkel 500 milliards d'euros sous forme de fonds c'est la commission d'ailleurs qui va lancer de la dette en son nom propre est-ce que le reste des pays va suivre ?
je poursuis quand même sur ce que vous disiez à l'instant vous dites ça y est maintenant les choses sont rentrées dans l'ordre et pourtant on a quand même le sentiment que ceux qui sont décrits par certains comme étant les plus radins d'Europe Pays-Bas, Autriche, Danemark, Suède sont quand même plus sceptiques est-ce qu'ils vont accepter ce plan ? plusieurs éléments dans votre question si vous permettez d'abord
la commission a été mandatée par les états membres pour faire une évaluation des besoins
de combien il va falloir il faut bien le dire à nos auditeurs et nos téléspectateurs ce matin pour réparer mais aussi pour réinventer le monde car ne nous y trompons pas le monde dans lequel nous entrons ne sera pas le monde que nous quittons on a le sentiment aujourd'hui que ça y est on rentre dans le déconfinement et que finalement tout ceci n'était qu'un mauvais rêve et qu'on va redevenir comme avant non je vous le dis ce matin on est en train de rentrer dans un nouveau monde on va avoir à le réinventer le choc économique que nous sommes en train de subir
et d'une telle violence inédite qu'il aura des conséquences sur le long terme et des conséquences de transformation et donc notre rôle à nous
et à la commission européenne et à moi en tant que commissaire au marché intérieur c'est de veiller à ce que nous ayons les moyens les moyens financiers pour rebâtir en solidarité ce monde qui vient alors derrière quel est le message au fond que le président de la république Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel ont envoyé à l'Europe ils se sont mis d'accord sur quelque chose sur lequel ils étaient jusqu'à présent foncièrement opposés c'est à dire la capacité désormais que l'union européenne et en l'occurrence la commission puisse émettre des dettes mutualisées pour intervenir là où ceux qui en ont besoin puissent en bénéficier c'est Angela Merkel qui a le plus évolué sur cette question c'est vrai que c'était une position depuis le début et il avait raison d'Emmanuel Macron président de la république française et c'est vrai que Angela Merkel a décidé de le rejoindre ce message qu'il nous envoie c'est que le monde encore une fois que l'on va construire sera plus celui d'avant ce message on le reçoit comme tel avec beaucoup de solennité à la commission et donc on va l'intégrer dans notre plan qui sera présenté la semaine prochaine mais je dois dire aussi qu'en ce qui concerne les fameux états frugaux alors je les rappelle pour noter les bêtises vous n'avez pas dit radin vous avez dit frugaux c'est comme ça qu'on appelle ces états alors ce sont les Pays-Bas c'est l'Allemagne c'est la Finlande et c'est l'Autriche et on les oppose à ceux qui sont soi-disant les plus dépensiers c'est-à-dire le Portugal l'Espagne l'Espagne la France l'Italie et la Grèce mais vous savez la solidarité on connaît en Europe savez-vous combien depuis le début de la création de la zone euro les états qui ont la charge de défendre les frontières sud
de l'Europe c'est-à-dire ces fameux états dits dépensiers ont dépensé pour la défense commune européenne
ils ont dépensé 2000 milliards quant au frugaux les cartes que j'ai citées ils ont dépensé 1000 milliards on a donc dépensé deux fois plus pour la défense de notre bien commun à l'Europe donc vous voyez la solidarité on va savoir je crois trouver un nouveau compromis pour précisément se donner les moyens les moyens d'inventer sur le long terme le monde qui vient il sera incertain c'est pour ça que je me bats pour que nous ayons le plus de moyens possible parce qu'il va falloir accompagner socialement ces transformations radicales qui sont devant nous est-ce que ça veut dire que vous pouvez nous dire ce matin Thierry Breton que ce plan à 500 milliards d'euros c'est pas juste un message pour reprendre votre mot d'Angela Merkel et d'Emmanuel Macron que ça sera une réalité c'est sûr c'est évident c'est pas du tout ce que je dis en les 27 donc encore une fois donc c'est pas fait bien entendu que c'est pas fait ce sera fait encore une fois lorsque les 27 auront approuvé à l'unanimité non pas le plan cette proposition franco-allemande qui est très importante et c'est pour ça que j'ai voulu insister c'est un moment historique de ce que cette je dirais cette convergence de vues entre l'Allemagne et la France ça ne restera pas une parole parce que derrière évidemment on l'intègre nous-mêmes dans notre réflexion qui est quasiment achevée évidemment on a une obligation maintenant de présenter ce plan dans une semaine précisément aux états membres qui vont ensuite en débattre pour noter les spectateurs le président de l'Union Européenne le président du conseil c'est Charles Michel Charles Michel va donc en débattre avec tous les chefs d'état et de gouvernement bien entendu comme je viens de vous le dire cette proposition franco-allemande à la fois je dirais nous libère de certaines contraintes mais nous oblige en même temps vous y êtes plutôt favorable ?
bien sûr j'y suis très favorable et je pense même encore une fois qu'il faut être très ambitieux et je rappelle quand même que cette proposition c'est 500 milliards non pas 500 milliards de prêts mais 500 milliards de subventions directes directes c'est-à-dire qu'ils vont pouvoir aller directement et avec lesquels on va pouvoir peut-être en préserver un petit peu plus pour pouvoir faire des prêts donc on peut monter très facilement à un plan qui pourrait un projet qui pourrait être au-delà de 1000 milliards avec cette force de frappe qui est proposée précisément à la fois par la chancelière et le président ça nous oblige qui est-ce que ça va obliger précisément ?
je voudrais reprendre juste les mots d'Emmanuel Macron il dit c'est une dette qui aura vocation à être remboursée pour apporter des financements qui seront fléchés en priorité sur les secteurs les plus touchés une dette qui a vocation à être remboursée comme toutes les dettes qui va payer quand ? alors voilà toutes les dettes je le rappelle ont vocation à être remboursées contrairement à ce que les uns et les autres s'imaginent ou rêvent est-ce que ça veut dire qu'on va faire reposer ça sur nos enfants ?
alors d'abord il s'agit de pouvoir émettre des dettes c'est une crise qui est une crise séculaire comme on n'en voit pas une dans le siècle donc cette dette là espérons-le en tout cas en tout cas jusqu'à présent
vous avez raison on ne sait pas de quoi demain sera fait c'est pour ça que j'invite tout le monde à la plus grande prudence vivre ensemble mais en étant prudent
alors évidemment une dette de cette nature compte tenu des taux d'interaction extrêmement bas il faut avoir des maturités très longues 30-40 ans c'est si je puis dire l'intérêt du fait que nous avons aujourd'hui des taux d'intérêt qui sont très bas et donc il faut utiliser au maximum cette capacité d'endettement sur du très long terme avec des taux d'intérêt nuls ensuite qui va rembourser ?
voyez-vous il y a un débat depuis la création de l'Europe tel cas on la connait maintenant et de la commission européenne c'est les ressources propres c'est-à-dire le fait que la commission puisse commencer à lever de l'impôt moi j'y suis très favorable parce qu'il faut progressivement nous donner ses moyens vous voyez vous savez c'est comme ça en politique à partir du moment où on a un objet de cette nature qu'on place au milieu dans 5 ans dans 6 ans dans 7 ans dans 10 ans quand il faudra rembourser et bien on aura deux possibilités soit on se serrera la ceinture je ne suis absolument pas favorable parce que je ne suis pas pour les politiques d'austérité après des crises de cette nature on a vu ce qui s'est passé notamment après la crise de 2007-2008 lorsque notamment en France on a pratiqué une politique d'austérité ça a été dramatique donc non je pense qu'il faut continuer et bien c'est évidemment de donner des ressources propres à l'Union Européenne pour embausser donc d'augmenter les impôts non non attendez oui mais qui par exemple les GAFA par exemple la protection aux frontières pour l'économie verte et la taxe CO2 vous voyez il y a des tas de choses nouvelles qui vont arriver dans le monde que l'on veut construire ensemble construire ensemble ou précisément quand on dit par exemple aux GAFA qu'il faut que chacun paye ses impôts et bien moi ma proposition c'est que ça vienne pour l'Europe donc on va trouver des moyens progressivement pour rembourser et je voudrais vraiment qu'on soit tous conscients que penser le monde de demain avec les contraintes et les objections d'hier c'est faire fausse route je le dis aussi aux états frugaux on va y revenir au GAFA vous vous mettez franchement les choses sur la table les états frugaux le GAFA on va revenir sur votre échange avec Mark Zuckerberg en début de semaine mais je voudrais quand même que les choses soient très claires vous avez prononcé le mot d'impôt tous les français qui nous écoutent mais les européens puisque vous n'êtes pas là que pour les français à un moment ils vont tous se dire quand même on va finir par être mangés nous aussi à un moment ou à un autre on va nous demander de mettre la main à l'afreur
c'est la raison pour laquelle je pense que l'un des mots je le dis souvent l'un des mots de toute façon
de cette situation on l'a vu vraiment émerger assez fortement c'était du reste positif c'est la solidarité
la solidarité d'abord on l'a vu avec les personnels soignants ces applaudissements tous les soirs ça commence en Italie je le rappelle et puis ça s'est répandu comme une traînée de poudre
en Europe et partout cette solidarité envers les personnels soignants cette solidarité on l'a rappelé tout à l'heure au début après un départ un peu en ordre dispersé cette solidarité entre les états membres je l'ai vécu je tiens à en témoigner
en porter témoignage ici cette solidarité aussi avec les entreprises qui se sont mobilisées pour répondre aux défis un élément que je voudrais partager avec vous sur cette solidarité avec les entreprises
lorsque je m'empare du dossier parce que la commission n'avait pas ses compétences elle n'a toujours pas les compétences de santé mais en revanche on nous a confié une commission de coordination il n'y avait pas assez de masques en Europe comme du reste il n'y en avait pas assez en Chine je rappelle que les chinois nous ont appelé au secours au début du mois de janvier
parce qu'ils n'avaient pas assez de Chine et que l'Europe leur en a envoyé donc il y avait 10 entreprises 10 entreprises en Europe qui fabriquaient des masques aujourd'hui après un appel vraiment de solidarité des entreprises européennes
il y en a 500 à Pauline de Malherbe 500 qui fabriquent des masques et on sera autonome donc vous voyez il y a une solidarité qui s'est créée donc bâtir précisément le monde de demain sur la solidarité c'est vraiment c'est ce que je crois nécessaire c'est un peu mon combat aussi au sein de la commission et pour répondre sur l'impôt il y a d'autres façons encore une fois de trouver des impôts qui sont des impôts modernes qui correspondent à ce que l'on veut pour le pacte vert pour la numérisation que chacun dans ce monde à inventer paye sa juste cote part de sa contribution à notre bien commun que ce soit dans l'espace numérique ou dans l'espace écologique vert on va dire et vous voyez on n'est pas obligé de taxer les individus on peut aussi inventer des modes de solidarité plus global c'est ce que j'essaie de faire moi-même du reste avec tous ceux qui veulent des partenaires de l'Union et alors il y en a un qui l'a entendu c'est Mark Zuckerberg vous lui avez redressé les bretelles c'était lundi un think tank installé à Bruxelles qui a organisé une discussion entre vous et le fondateur de Facebook je voudrais simplement qu'on réécoute les mots que vous avez eus envers lui parlons de vos impôts j'ai moi-même été chef d'entreprise et j'ai toujours dit à mes équipes ne jouez pas au plus malin payez vos impôts là où vous devez les payer n'allez pas dans les paradis fiscaux c'est une question importante car nous allons vers un monde avec de grandes difficultés économiques nous devons trouver ensemble un moyen de coopérer c'est très important faites attention à ne pas devenir un acteur trop important du système qui ne jouerait pas selon les règles ce n'est pas parce que quelque chose n'est pas interdit que c'est autorisé alors il n'a pas moufté Mark Zuckerberg vous l'avez donc appelé à être plus responsable est-ce qu'il le sera ?
est-ce que ça va vraiment changer quelque chose ?
alors d'abord il faut en passer c'est amusant de remettre ce petit épisode juste dans son contexte c'était une conclusion
on dialoguait précisément pendant une heure sur précisément ce que nous avions appris ensemble et j'ai souhaité coopérer précisément avec tous ceux qui apportent quelque chose dans notre société dans notre bien commun pendant cette période tellement inédite qu'était le confinement donc je me suis beaucoup entretenu avec les plateformes et notamment pour veiller à ce que les réseaux les réseaux de télécommunication soutiennent le fait que nous avions 80% de nos concitoyens européens qui étaient confinés chez eux il fallait que les réseaux tiennent j'aurais demandé à avoir un peu de réserve notamment sur les plus grands comme Netflix ou Youtube qui est une filiale de Facebook pour qu'on n'encombre pas trop les réseaux qu'on puisse travailler apprendre également sur ces réseaux
et j'ai appelé effectivement à de la solidarité je m'adressais ici non pas complètement à lui mais je m'adressais en conclusion à l'ensemble des grandes plateformes
on appelle des fois les GAFA mais moi j'appelle plutôt ça les plateformes tous les grands acteurs du numérique et c'est vrai qu'on a appris à travailler ensemble ils nous ont écoutés je leur ai dit vous savez depuis le début c'est pas à nous à nous adapter à vous si vous voulez venir travailler avec nous vous êtes le bienvenu tout le monde est le bienvenu mais c'est à vous désormais
à vous adapter à nous
mais est-ce que c'est pas des bons mots c'est-à-dire qu'on a quand même l'impression d'ailleurs on le voit sur ces images ils vous écoutent ils ne mouftent pas mais il y a presque quelque chose quand même de l'enfant un peu insolent qui écoute son père est-ce qu'on va concrètement changer les choses est-ce que ça va vraiment changer est-ce que vous avez les moyens encore une fois nous nous donnons d'obtenir des résultats il y a deux choses vous savez en politique il y a deux choses il faut d'abord être clair il faut avoir une expression claire
ça vous l'avez été
il faut mais c'est très important parce qu'on n'a pas été assez clair jusqu'à présent on était là on ne savait pas on ne savait pas il faut être clair moi je suis très clair mais ça peut paraître des mots je suis très clair au fond de moi-même sur ce que je pense de voir qu'il faut faire pour nous-mêmes pour nos concitoyens et notamment sur les GAFA je le lui dis la désinformation c'est le mal du siècle je suis très clair sur ce qu'il faut faire il le sait alors maintenant c'est de deux choses l'une ou bien ils s'adaptent tous et il y a des moyens avec l'intelligence artificielle ou bien ils s'adaptent pour payer les impôts partout et il y a des moyens de le faire plutôt que d'aller rechercher cette course à l'optimisation fiscale qui a fait tant de dégâts dans le je vais dire le monde d'avant là-dessus vous avez des outils vous avez les outils bien sûr vous avez tout ce qu'il vous faut on a encore fait une communication pas plus tard il y a trois jours la commission européenne bien sûr qu'on a les outils et puis le pacte vert et puis tout ce qui est important sur nos valeurs je parlais de nos valeurs nos valeurs c'est notre socle qui est indestructible donc si jamais on veut travailler chez nous on est le bienvenu mais on doit les respecter alors est-ce qu'on a les moyens ?
mais bien sûr ils le savent très bien je suis en train de finaliser un texte de régulation extrêmement précis qui s'appelle pardon de cet anglicisme mais c'est le langage qu'on utilise le Digital Service Act le DSA il sera finalisé à la fin de l'année toutes les plateformes le savent je leur ai dit maintenant regardons comment on travaille ensemble
voilà ce dont j'ai besoin vous savez vous adapter très bien j'ai pas besoin de réguler si vous ne savez pas ou si vous ne vous adaptez pas assez rapidement nous régulerons ils le savent et puis vous savez Pauline de Malherbe il se trouve que j'ai eu une vie
avant d'être commissaire tout le monde le sait je les connais bien ils me connaissent bien et donc lorsque je les appelle
à discuter autour de la table vous voyez ils viennent et je crois que c'est comme ça qu'il faut inventer moi je sais d'où je suis d'où je parle eux ils savent et j'essaye de faire en sorte de bâtir des ponts en gouvernance pour inventer intelligemment le monde de demain et s'il faut réguler y compris jusqu'à aller à proposer du démantèlement parce qu'on estime que la concurrence n'est pas respectée
vous pourriez aller jusqu'au démantèlement
mais tout est possible nous avons toute la gamme des instruments je fais aucune menace je ne prononce aucune menace ce matin je dis simplement que nous avons toute la gamme voilà moi je sais que l'un de mes rôles aussi
en tant que responsable du numérique pour l'Europe c'est de bâtir le monde de demain aussi dans son volet société espace informationnel ça va prendre beaucoup de temps il faut être très attentif je n'ai pas hésité à dire lorsqu'on a parlé des applications de traçage pour le Covid qu'il y avait une ligne rouge sur laquelle je serais toujours opposé c'était le fait d'utiliser
la géolocalisation et les données personnelles que je ne voulais les utiliser que de façon agrégée je sais où sont nos lignes rouges mon rôle c'est de le dire clairement à tous ceux qui veulent venir travailler avec nous sans ça ils ne travaillent pas voilà Thierry Breton un mot sur le tourisme vous parliez à l'instant des frontières alors certes ça s'est quand même un peu amélioré mais enfin il y a quand même encore chacun de son côté l'Espagne qui va mettre en place une quarantaine l'Italie au contraire qui rouvre tout mais l'Autriche qui ne rouvre pas avec l'Italie à la veille des vacances d'été alors la réponse c'est encore une fois nous sommes un continent la Floride vient de s'ouvrir la Californie est complètement claquemurée
à tel point que mieux de reste monsieur Elon Musk avec Tesla dit qu'il veut fuir la Californie pour aller se remettre dans l'Elvada qui lui est ouvert voilà nous sommes un continent le Covid
il se déplace malheureusement encore je le dis encore et avec des cinétiques qui sont différentes au niveau du continent européen alors maintenant la bonne nouvelle c'est que précisément ça va beaucoup mieux on peut se déconfiner mais il faut respecter et plutôt que de parler de frontières je préfère parler de zones on a du reste des zones en France et je trouve que c'est une très bonne initiative du Premier Ministre et du gouvernement que d'avoir précisément commencé à nous organiser avec ces zones
qui suivent l'évolution
de la pandémie vous savez des deux côtés de la frontière par exemple l'Espagne qui a été très touchée si vous voulez aller en Espagne encore aujourd'hui
il y a une quarantaine obligatoire enfin une quatorzaine obligatoire comme vous l'avez vu l'Italie qui était la première qui maintenant ça va mieux vient de la lever la France a réussi
à la lever l'Allemagne a dit qu'il les leverait le 11 voilà on vient de sortir il y a une semaine seulement que nous sommes sortis du confinement on doit maintenant travailler ensemble progressivement je le dis ce matin
on avait une réunion de l'ensemble des ministres du tourisme pas plus tard qu'hier les 27 à laquelle évidemment je participais en tant que responsable
du tourisme au sein du marché intérieur et donc on a mis en place un certain nombre de protocoles à respecter les uns et les autres protocoles sanitaires protocoles pour passer les frontières chacun les respecte désormais mais encore une fois
en respectant en respectant l'évolution épidémiologique de chacun des pays il faut se souvenir que ce doit être ce doit être encore aujourd'hui et pour les longs mois qui vont venir les autorités de santé qui doivent avoir le dernier mot mais nous nous coordonnons
oui il y aura une saison touristique cet été c'est certain on essaie de donner tous les moyens pour que les acteurs du tourisme qui ont été très touchés dans cette pandémie puissent rouvrir progressivement en respectant les conditions sanitaires est-ce qu'elle sera pan-européenne on l'espère est-ce qu'elle sera nationale certainement mais en tout cas on fait en sorte que l'on puisse le plus vite possible retrouver une sorte
je dis bien une sorte de normalité
une sorte de normalité merci beaucoup Thierry Breton commissaire européen au marché intérieur et merci particulièrement d'être venu dans ce studio d'RMC et de BFM TV contrairement aux membres du gouvernement Jean-Jacques Bourdin l'a dit plusieurs fois qui pour l'instant rechigne encore merci à vous d'avoir fait cet effort justement d'un retour à une sorte de normalité merci à vous