Politique du handicap outre-mer : le handisport
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Chers collègues, nous reprenons aujourd'hui nos travaux sur la politique du handicap outre après l'adoption la semaine dernière de notre rapport sur la vie chère. Je voudrais vous redire ma satisfaction pour le travail collectif réalisé sur ce sujet essentiel. Ce rapport a reçu un large écho dans la presse et sur les réseaux et je vous annonce que nous auditionnerons le ministre des outresemes Manuel Vals le 15 mai à 10h.
Nous pouvons sincèrement espérer que les recommandations sénatoriales qui ont été nombreuses ces derniers temps nourriront le projet de loi en cours de préparation. Nous abordons donc cet après-midi la thématique du handisport. Au côté de nos rapporteurs Audre Béim, sénatrice de la Réunion, Annique Petrus, sénatrice de Saint-Martin et Mélou, sénateur du Val de Marne.
Nous sommes particulièrement heureux d'accueillir trois personnalités emblématiques dans ce domaine. Monsieur Gael Rivière, président de la Fédération française en disport. Monsieur Cédric Plur, membre élu au comité directeur de la Fédération française de sport adapté exerçant en Guadeloupe qui est en visoconférence et à qui j'adresse mes sincères excuses pour le retard occasionné.
Madame Mandy François Ellie, triple médaillé paralympique en athlétisme. Mesdames, messieurs, merci beaucoup d'avoir répondu à l'invitation de la délégation sénatoriale aux outres. Les Jeux de Paris l'an dernier ont suscité un formidable engouement.
Où en sommes-nous aujourd'hui de votre point de vue ce que ce soit en terme de pratique, d'infrastructure, d'accompagnement ou de logistique ? Quelles sont les perspectives de développement à court et moyen terme ? Vous allez avoir la parole pour approfondir avec nous différents points au regard de vos responsabilités respectives.
Selon notre habitude, nous vous proposons de vous exprimer à tour de rôle pour un propinaire de présentation générale. Puis je laisserai la parole à nos rapporteurs pour vous demander les compléments et des précisions s'ils le souhaitent. Nos autres collègues pourront également intervenir par la suite.
Donc monsieur le président Ridvierre, je vous laisse la parole. Bonjour madame la présidente, messieurs, mesdames les sénateurs, messieurs mesdames les rapporteurs, c'est un privilège d'être ici avec vous et je vous remercie de consacrer une séance de vos travaux à cette à ce sujet. J'allais dire cette problématique mais je l'envisage pas comme cela.
J'envisage plus comme une ambition comme une source de potentiel que la la place de du handisport et du parasport dans l'outreem. Euh j'aurais l'occasion d'y revenir. Je crois que euh la jeune dame qui est à ma gauche ne démentira pas le le fait que les outremères sont une source de potentiel et et et pour pour le handisport et réciproquement.
Euh peut-être sans balayer toutes les questions que vous avez bien voulu nous faire parvenir en amont, je me permettrai d'abord de commencer par un un petit état des lieux peut-être avec quelques chiffres sans trop vous assommer par des éléments quantitatifs, mais je pense qu'il est important d'en avoir quelques-uns en tête. D'abord, on a aujourd'hui au sein de la Fédération française en disport cinq comités locaux de développement au sein de la Réunion de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane et de la Nouvelle-Calédonie avec des amplitudes en terme de licencié qui sont assez variables puisque la Réunion par ordre par ordre décroissant, la Réunion a 212 licenciés, 149 pour la Martinique, 99 pour la Guadeloupe, 67 pour la la 99 pour la Nouvelle-Calédonie, pardon, 67 pour la Guadeloupe et et 8 pour la Guyane. Tout ça pour vous dire que on est sur une proportion assez somme tout assez modeste.
Je me permets de tempérer ces chiffres en disant que toutes les pratiques enisortives au sein de ces territoires ne font pas l'objet d'une licence. Donc euh pour expliciter mon propos, il y a nombre de pratiques qui se qui se font sans que les personnes bénéficiaire ne soient licencié au sein de notre fédération, même si elles sont accompagnées par notre fédération. Tout simplement parce qu'en général, on prend une licence quand on a envie de faire de la compétition le plus souvent et nous y reviendrons.
Mais l'offre de compétition sur les territoires ultramarins sont assez réduits et ce qui de fait occasionne un espèce de décalage entre la réalité de la pratique et ce que les chiffres de de licenciés peuvent laisser transparaître. Tout tout de même, il donne une indication euh sur la sur la proportion des personnes justement d'handicap qui pratique dans nos territoires. Pour vous donner une idée, pour amener cela à l'échelle nationale, en cumulé, cela représente à peu près 2 % de nos licenciés au sein de la Fédération française en disport.
Donc euh vous voyez que les réalités sont euh conformes à ce que l'intuition pourrait euh commander de penser. Peut-être un mot pour dire que la pratique des jeunes là aussi est assez disparate et pour le coup en terme de proportion, on est dans des dans des chiffres similaires à ce que l'on peut avoir au niveau national avec entre 10 et 20 % selon les territoires. Sports les plus pratiqués sont l'athlétisme, la bochaia et le basket fauteuil.
Je je le regret de dire que le CCI foot ne fait pas partie de de ces sports là, mais nous y reviendrons là encore. C'est aussi lié à la l'impossibilité en réalité d'avoir une confrontation sur les territoires ou en tout cas les une possibilité réduite de d'avoir de de teles de telles compétitions ou de tout simplement des matchs. [Musique] Peut-être pour compléter mon propos, dire un mot du haut niveau.
Nous avons là encore un nombre de sportifs de haut niveau qui qui qui sont inscrits dans les territoire réduit puisque il y en a pas à la Réunion à la Martinique ni en Guadeloupe ou en Guillane mais qu'il y en a une un en Nouvelle-Calédonie avec une structure de de d'accompagnement à la performance. Euh je vous passe les sigles, mais en tout cas une structure locale qui accompagne des sportifs dans leur dans la haute performance. Euh cela étant précisé, il a encore peut-être nuancé ce ce constat purement chiffré en disant que évidemment et vous en avez convié quelques-uns à cette table, il y a nombre de sportifs ultra marins qui ne sont plus de fait inscrits dans leur territoire mais qui en sont originaires.
J'en je compte moi-même parmi celaux et là encore Mandy qui qui est de ma gauche évidemment compte parmi ceux-là. Il y en a il y a nombre de de de pratiquants handisportif qui dans qui sont dans cette situation pour parler de la Réunion Laurent Chardard par exemple ou ou ou bien d'autres moi y compris et et sont issus de de ces territoires même si nous ne sommes plus licenciés. ce qui est d'ailleurs un autre sujet de préoccupation puisque forcément être contraint de quitter son territoire d'abord d'un point de vue personnel, ça a des implications évidemment assez fortes mais même d'un point de vue collectif contribue pas à ce que l'expérience qu'on peut acquérir et que ceux qui nous accompagnent peuvent acquérir dans le haut niveau se transmettent au plan au plan local.
Et donc c'est forcément euh une source d'émulation qui est absente de nos territoires. Euh peut-être un mot euh si s'il me reste quelques minutes sur les les problématiques en réalité. Pourquoi pourquoi on peut observer ce décalage ?
Je crois que là encore l'intuition rejoint la réalité. Évidemment, la question du coût, la question de la mobilité, hein, qui est qui est fondamentale. Elle existe en en métropole, elle est importante aujourd'hui.
Un des freins principaux à la à la pratique du d'une une pratique du sport par les personnes association de handicap est la question de la mobilité parce que il est plus difficile pour moi par exemple de prendre une voiture et d'aller et d'aller faire une pratique ma pratique sportive, la pratique sportive de mon choix. étant précisé que le plus souvent les pratiques adaptées, les structures adaptées et accessibles sont moins nombreuses et donc forcément la probabilité qu'elle soit éloignée du domicile des personnes est forcément accrue. et dans les territoires ultramarins.
Évidemment, cela est encore plus important avec cette précision que la possibilité de venir en métropole, je le disais pour pratiquer lors de compétition, lors de championnat par exemple ou lors de matchs amicaux de rencontre amicales est forcément réduit par les coûts inhérents au billets d'avion qui sont importants et qui ne n'entrent pas toujours dans les dispositifs d'accompagnement. locaux qui peuvent exister parce que on le fait dans le cadre d'une associatif et et c'est ce n'est pas toujours pris en compte dans les dispositifs d'accompagnement de manière générale. effectivement également un manque, une carence en personnel formé puisque c'est là un cercle vicieux si je puis dire le nombre de pratiquants fait que les moyens dédiés sont moindres et ce manque de moyens entraîne un manque de formation qui lui-même entraîne une un déficit d'offre lorsque les personnes en situation handicap veulent pratiquer et bien elles ne trouvent pas l'offre qui leur forcément l'offre qui leur correspond.
Là encore, on observe et ce n'est pas un hasard que dans les territoires dans lesquels il y a une structuration notamment du handisport, hein, la réunion avec des emplois euh ciblés sur ces pratiques, ciblés sur l'accompagnement de ces pratiques, non pas seulement des emplois de qui sont là pour organiser le faire si je puis dire, mais des emplois qui sont dans le le concret, dans la dans l'accompagnement très concret à la pratique. Bien, on observe évidemment que ce sont ces territoires là qui ont les les le nombre de pratiquants le plus élevés et les territoires, j'en ai pas parlé tout à l'heure, mais comme Mayotte par exemple ou la Guyane où on a pas malheureusement à ce jour de d'emploi associés à la pratique en disport, et bien forcément on observe un niveau de pratique faible voire proche de proche de zéro. J'évoque brièvement le le coût du matériel sportif évidemment qui est important qu'il faut faire souvent qu'il faut souvent faire venir de métropole et forcément cela engendre un un coût supplémentaire pour des pour des équipements qui sont par nature plus onéreux parce que spécifique.
Et peut-être pour envisager donc pour conclure envisager l'avenir dire que je crois qu'il y a effectivement un potentiel important d'athlètes de jeunes parce que ce sont souvent les territoires ultramarins des territoires qui ont une richesse en terme de jeunesse. Il y a une richesse également de nombre de personnes en situation d'handicap. On peut on peut le déplorer mais forcé de constater que il y a une proportion de personnes en situation de handicap importante et que le sport peut-être encore plus dans certains de ces territoires qui ont un rapport au handicap qui qui doit évoluer fortement qui est qui est teinté de de compassionnel parce que ce sont des territoires où la solidarité est forte mais la solidarité parfois conduit à peut conduire à une certaine surprotection de de des personnes sur handicap en en en en en en les conduisant parfois à à être assigné un peu à domicile et donc le sport peut être un moyen d'émancipation.
Euh donc il y aurait une utilité évidemment à développer le handisport, le parasport dans les territoires ultramarins encore plus que qu'en métropole. Euh et pour cela, je crois qu'il faut tout simplement raisonner en matière de compensation du handicap et de compensation de l'inaccessibilité. Je vais prendre un exemple pour illustrer mon propos.
La Réunion a fait le choix il y a quelques années d'investir dans une route relativement onéreuse plutôt que d'investir dans des transports en commun fiables. Bon, c'est un choix. Peut-être que c'était ce qui était le plus adéquat pour la société réglise à ce moment-là.
Mais le fait est de le fait est que pour les personnes en situation handicap, les solutions de transport en commun sont souvent le seul moyen de mobilité. Et bien quand on fait le choix politique de s'orienter vers une solution qui n'est pas des transports collectifs, on doit par ailleurs, je crois compenser cette situation d'inaccessibilité qu'on a pas qu'on a contribué à créer ou qu'on a pas réduite à tout le moins. Et je crois que ce raisonnement peut se transposer de manière générale en disant que il nous appartient collectivité, il appartient à l'État de palier à ce cette inaccessibilité des infrastructures, à cette difficulté de la liée à la mobilité en prenant la compensation du handicap également pour la pratique sportive comme on peut le faire partiellement mais tout de même un peu pour l'activité professionnelle. et bien il conviendrait de prendre en que le sport soit également prise en compte dans la compensation de la situation des handicaps.
Merci. Je vous remercie infiniment pour ce témoignage. Donc c'est tout l'enjeu de nos travaux, des travaux de la délégation, c'est de valoriser la pratique enfin la prise en compte, une meilleure prise en compte du handicap à tous les niveaux dans les territoires ultramarins. et le sport enfin la pratique sportive nous semble aussi une un élément important de comme vous l'avez dit fort justement de se de s'intégrer au sein d'une de la société.
Alors, je rappelle aussi coutre votre fonction de président euh de la Fédération française en disport, vous avez été vous êtes euh champion olympique médaille d'or des Jeux Paralympiques de 2024 à Paris et c'est aussi une nous sommes honorés de vous recevoir à ce à ce titre. Donc, je vais passer la parole à monsieur Cédric Peder. Bonjour madame la présidente, mesdames messieurs les sénateurs, mesdames messieurs les rapporteurs, chers collègues Gael Rivière, [Musique] Mendy.
Voilà donc Cédric, je suis membre élu au comité directeur de la Fédération française du sport adapté exerçant en Guadeloupe, une belle fédération dont le président est Marc Truffo. Donc je vous remercie pour l'intérêt que vous portez à notre travail dans le cadre de cette étude. Le sujet du handicap et plus particulièrement donc la pratique des paraseports enemè est un sujet majeur qui préoccupe l'ensemble du territoire français.
C'est un fait de société qui touche toutes les générations et toutes les familles. Pour commencer mon propos, je je voudrais serait donc un panorama donc du contexte euh du sport adapté dans les outresemers. Puis je vous parlerai brièvement des missions de notre fédération, les modalités donc de la pratique du sport adapté en hexagone et me focaliserai donc sur la situation spécifique des outremères.
Et enfin, je conclurai par nos perspectives et quelques recommandations. Je tiens tout de même à préciser que le territoire d'outre mer concernés par mon propos sur la pratique donc du sport adapté sont la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Mayotte, la Nouvelle-Calédonie et la Réunion. Ces territoires ultramarins souvent fragilisés par des crises sociales ou climatiques et confronté à un coût élevé donc de la vie accuse un retard de développement par rapport à l'hexagone.
Mais ce sont aussi de beaux territoires avec une population française fière et résiliente capable de s'adapter et faire preuve d'agilité face au défis et surtout qui regorge de talents et de ressources. Pour illustrer mon propos, je citerai quelques exemples de sportifs de haut niveau en sport adapté originaire donc des autres mès. Séry Washtin paraathlète adapté originaire donc de la Nouvelle-Calédonie.
Nicolas Virapet parathlète adapté originaire donc de la Réunion. Lucas Tendrayen paraathlète adapté originaire de la Réunion. Delphine André paran paranageuse adaptée originaire donc de la Nouvelle-Calédonie.
Yudi Tingo Farine paraathlète adapté originaire de la Guyanne et enfin Grégory Séjor parabasquetteur adapté originaire de la Guadeloupe. Il y en a bien d'autres que je n'aurai pas le temps de citer mais auquel la Fédération à chaque instant honore par ce qu'ils ont pu incarner et ce qu'ils représentent pour nos sportifs. La Fédération française du sport adaptée donc a pour mission d'offrir à toute personne en situation de handicap mental et psychique ou avec des troubles neurodéveloppementaux comme par exemple donc les troubles du spectre autistique quel que soient ses désirs, ses capacités et ses besoins donc de pratiquer le sport de son choix.
Donc on s'attelle à à créer un environnement favorisant donc le plaisir, la performance, la sécurité et l'exercice de sa citoyenneté. Il s'agit d'un public plutôt non solvable, majoritairement à locataire de ressources attribuées aux personnes en situation de handicap. Dans nos modalités de pratique, on retrouve donc le haut niveau avec huit disciplines reconnues de haut niveau, donc trois paralympiques.
Le programme compétitif avec des des classifications AB BC CD. le programme non compétitif qui comprend donc les activités motrices, le sport adapté, le sport santé pardon, le sport adapté jeune, le sport et autisme et la santé mentale. Bien entendu, nos programmes répondent aux besoins spécifiques de chaque personne en situation de handicap et favorise donc l'inclusion et le développement donc personnel. sur l'ensemble du territoire, ces modalités donc de pratique sont déclinées à travers donc les organes déconcentrés de la Fédération française du sport adapté que sont les ligues, les comités départementaux ou les clubs sportifs ou ce qui concerne donc les clubs sportifs, ce sont les clubs affiliés qui peuvent être ordinaires et et et recevoir donc tous les publics.
On peut aussi euh observer donc des associations sportives d'établissement donc qui sont au sein même des des établissements sociaux et médico-sociaux ou des clubs accueillant uniquement le public sport adapté. pour mieux vous illustrer donc l'activité du sport adapté enrem et permettre à la commission de mieux apprécier l'ancrage et l'évolution donc de la pratique du sport adapté en notre mer sur les saisons de 2018 à 2019 puis de 2023 à 2024. Voici quelques chiffres.
Donc en hexagone, c'est plus de 65000 licenciés qui bénéficient du sport adapté. Ce sont des chiffres relativement stables d'année en année. 1250 associations environ.
Une offre sportive qui est qui est diversifiée avec 21 disciplines. Le maillage associatif est sculpturé, le volume de licence est dense mais proportionnel à la superficie du territoire en kilomèt par le nombre d'habitants. En outre mer donc la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Mayotte, Nouvelle-Calédonie et en Réunion c'est en moyenne 450 licenciés qui bénéficient d'un accompagnement dans un cadre fédéral. 35 associations, donc donc trois ligues, un comité départemental et 31 associations affiliées.
L'offre sportive est limitée avec environ 8 disciplines en moyenne. concernant les disciplines. Donc on peut noter donc l'activité motrice pour les personnes lourdement handicapées, la natation, la para natation adaptée, le paraathlétisme adapté, le parent handbol adapté, le basket, le football, le cyclisme, le VTT, les sports de boules et les le tennis de table.
Donc bien entendu, j'ai j'ai évoqué donc ces disciplines mais elles sont toujours adaptées à notre public. D'où le terme para adapté le maillage associatif reste à développer. Le volume de licence est relativement faible, même si on tient compte donc de la superficie du territoire en kilomètre carr d'habitant.
Si je peux faire un petit classement donc par territoire la par ordre des coissant par ordre croissant plutôt donc la Réunion est en tête avec un homme plus important donc en terme de licencié la Nouvelle-Calédonie la Guadeloupe en 3e position la Martinique Mayotte et Guyane. On constate quand même que les chiffres restent relativement donc similaires. Euh la Réunion donc elle est la Réunion le territoire de la Réunion euh présente un nombre plus important donc de licenciers mais je vous exp je vous expliquerai un peu un peu plus loin pourquoi effectivement on constate donc ce nombre beaucoup plus développé en en réunion.
Alors, la pratique sportive par territoire, donc la Guadeloupe compte environ 24 % de de pratiquants. La Guyane, on n'a pas pu obtenir malheureusement donc d'éléments sur le nombre de pratiquants. en Martinique 33 %.
Nouvelle Calédonie Calédonie 43 % de pratiquant à la réunion 33% et en Mayotte euh on n' pas on n' pas pu euh euh recenser donc euh exactement donc le nombre de pratiquants pour la pratique sportive féminine. concernant la présence d'un référent du comité paralympique sportif français sur ces territoires ultramarin dont je rappelle que leur rôle est d'animer et renforcer le mouvement paralympique sur le territoire il dress un état des lieux de la pratique parasportive et mobilise des acteurs. Donc sur le territoire de la Guadeloupe, ce référent est n'est pas encore mis en place.
Donc pas de référend des en Guyan non plus en Martinique idem Nouvelle Galédonie idem en Mayot non plus pour la réunion on constate effectivement qui référent était désigné. Alors, on analyse comment expliquer les disparités observées entre l'hexagone et les autres murs. Ainsi, contrôle les régions.
Comment on explique ces disparités donc contrôle les régions ? et comment justifier effectivement donc les les inégalités d'accès au sport en fonction donc du lieu de résidence. Au cours de des der des 50 dernières années, des associations affiliées au sport adapté ont émergé dans les outres mès.
À l'instard donc de d'autres secteurs, ces associations ont parfois connu des périodes donc de temps ouvert dans leur gouvernance, ce qui a pu impacter donc l'offre sportive opposé donc aux personnes concernées. Parallèle parallèlement nous avions constaté un développement significatif du sport adapté en 2025 et ça donc ça c'est à l'échelle donc nationale notamment grâce à aux aides publiques à alloué à l'emploi sportif qualifié le SQ. La stratégie fédérale adoptée en matière d'emploi et de professionnalisation a consisté à déployer 75 emplois sportifs qualifiés dans les organes déconcentrés pour aider à la structuration en hexagone.
Les champ national quant à lui dispose de se emplois sportifs qualifiés. Ils ont alors généré d'autres emplois de développement d'animation ou administratif. Des postes de directeur de L ont également vu le jour depuis la dernière paralympière.
Au total, à ce jour, 154 emplois destinés au sport adapté bénéficient d'aide de l'Agence nationale du sport, l'ANS. Cependant, depuis 2021, les emplois sportifs qualifiés n'ont plus bénéficié de la part d'aide alloué par la Caisse nationale pour la pour la solidarité, la CNSA. Donc cette tête était d'un montant de 8000 € par an par poste.
Donc les effets de ce retrait se ressentent fortement et désormais avec une fragilisation donc désormais donc impacte ces organisations en créant donc une fragilisation donc des comités départementaux et des ligues. En notre mère, le cadre du territoire donc de la Réunion illustre parfaitement donc cette situation. La ligue a bénéficié la ligue donc de la Réunion a bénéficié donc d'un emploi sportif qualifié pendant 15 ans, ce qui a permis de booster le développement du sport adapté à la Réunion.
Cependant, la crise sanitaire a entraîné un renouvellement de l'organisation, un torneover et une baisse de l'activité parce que ce ce cet agent nous a quitté en 2020. À l'instard des autres régions en Hexagone, la Réunion bénéficie depuis peu d'un référent donc CPSF dont la mission est d'animer et de renforcer donc le mouvement paralympique sur le territoire. Ce professionnel est une valeur ajoutée significative pour favoriser un développement du sport adapté.
Pour ce qui est de la Nouvelle-Calédonie, l'accès au sport adapté se révèle complexe principalement donc en raison donc d'un mariage associatif lacunaire et d'un déséquilibre territorial frappant. Les opportunités sportives varient considérablement selon le lieu de résidence. Les habitants de Numéa donc qui sont en province sud bénéficient d'un accès privilégié par rapport à ceux des territoires de la brousse en province nord.
Donc cette disparité s'explique notamment par la concentration des établissements sociaux et médico-sociaux à Noméa et dans sa périphérie au détriment donc de la bourse. Des défis similaires se manifestent en Guyanne et en Guadeloupe. Dans certains territoires, la pratique sportive fédérale proposée par le sport adapté peine à s'imposer face à des besoins socio-économiques plus urgents.
De plus, la méconnaissance donc de cette pratique au sein de la population ainsi que le tabou persistant autour du handicap dans certaines couches de la société constitue des frais supplémentaires. après le passage donc du dernier cyclone à Mayotte, nous ce qu'on observe et donc après donc les l'échange qu'on a eu effectivement avec les les dirigeants d'association d'association donc Mayotte, on on note que l'accès au paras complexifié puisque la plupart des équipements sportifs ont été durement impactés. Pour résumer en point fort donc les points forts et les points améliorés en point fort ce qu'on peut noter pour l'utre mè donc des actions de sensibilisation sont mises en place auprès des scolaires afin d'aider à changer leur regard sur leur handicap les établissements sociaux et médico-sociaux sont enclins à s'ouvrir sur leur environnement le mariage associatif est développé à la réunion avec des clubs répartis sur le territoire Les Global Gam, cet événement sportif international organisé par Virtus Avichi en juin 2023 a pleinement contribué à vulgariser la pratique du sport adapté et faire évoluer les mentalités. 13 mois avant les JOP, les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, les compétitions étaient disponibles donc en direction internet.
L'événement a bien été suivi en areant. La stratégie sport et handicap menée par le gouvernement avant les Jeux Olympiques et paralympiques ont connu des retombées plutôt positive dans nos territoires d'outre mer puisqu'en allant au contact donc de la population nous relevant une meilleure connaissance donc du handis sport du sport adapté de la pratique du parasport la population est mieux informée les jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ont été un événement marquant enrem un bel exemple d'événements inclusif on soulligne une augmentation notable suite au JOP avec une augmentation donc des demandes d'affiliation. Certaines collectivités locales facilitent l'accès à ses pratiques, à ses équipements, à ses équipements sportifs notamment de ces gymnases qui ont qui sont pour certains au normes en point amélioré pour une meilleure pratique du sport adapté.
Donc on on relève donc des inégalités d'accès aux équipements sportifs en fonction donc de son lieu de résidence et des moyens à sa disposition. J'ai j'ai pris l'exemple effectivement donc de la Nouvelle-Calédonie. Absence de chiffres sur le nombre d'éducateurs formés au sport adapté en Nutromè.
Les structures sportives généralistes en Nutrem sont souvent peu adaptées pour accueillir les sportifs en situation de handicap. pas de structure référencée en notre sur l'andide. Alors, on se posait la question est-ce est-ce chiffrées et publique sur le nombre de personnes en situation de handicap par territoire.
La pratique du sport adaptée dans un cadre fédéral est compliqué à Mayotte puisque certains de nos pratiquants demeurent en situation irrégulière. Le coût important donc du transport aérien aérien entre les régions d'Autre et l'hexagone peut être un obstacle pour participer aux compétitions nationales ou internationales. Les aides financières demeurent insuffisantes.
La lourdeur administrative importante que doivent gérer les administrateurs bénévoles. Les associations qui œuvrent pour le sport adapté ne disposent pas toujours de budget dans fonctionnement et doivent répondre à chaque année aux appels à projet. Ce qui en quelque sorte fragilise.
La conception du handicap peut être parasitée par des croyances culturelles. On n'y peut rien mais c'est une réalité. Le handicap psychique est parfois associé à des forces invisibles ce magico-religieux.
En Nouvelle-Calédonie par exemple, le risque est de est de réduire le handicap un état stationnaire avec peu de progrès possible. La pratique sportive peut être perçue par la famille comme un projet non essentiel à la personne. Les disparités d'accès sport en fonction des territoires de résidence.
Donc j'ai pris l'exemple un peu plus haut euh de la Nouvelle-Calédonie. Donc ce déséquilibre entre numéa et et la brosse. Pour conclure, le mouvement fédéral du sport adapté est relativement récent en notre mère.
Des initiatives locales ont été portées par des personnes en situation de handicap pionnière comme Étienne Molia, Solage Solange le Blanc, Jean Rosier pour ne citer que cela. Des bénévoles, des militants professionnels des familles ont aidé à structurer ces associations sportives et militantes dont l'objet est de permettre la pratique d'une activité physique sportive mais pas que. C'est aussi permettre à la personne de se mouvoir en tant que citoyen en participant aux décisions.
Le sport adapté permet de faire un travail sur l'estime de soi, la socialisation, la santé. La spécificité de nos territoires d'outre mer éloigné de l'hexagone avec des réalités parfois éparses qu'on court avoir une évolution du sport adapté contrasté d'un territoire à un autre. Puisque la situation socio-économique pour le statut de ces territoires n'est pas la même.
Pour autant, au sein de nos fédérations, l'enjeu reste le même. Permettre à la personne en situation de handicap de mieux se mouvoir et de participer pleinement à la vie de la cité, aider à changer le regard sur leur handicap. En 2025, nos nos défis pour les autres commerces sont ambitieux.
L'héritage donc des jeux paralympiques stimule le développement. notre diversification et renforce notre visibilité. Après c'est exposé, donc je vous propose quelques recommandations pour améliorer la pratique du sport adapté en première.
Excusez-moi si vous voulez bien, nous allons entendre Mandy et puis après euh nous nous les rapporteurs vous poseront les questions et vous allez nous ferons dans une deuxième phase les propositions qui seraient intéressantes pour améliorer le développement du sport adapté dans les autres mères. Alors avant de Merci avant de passer la parole à Mandy François Ellie, donc vous êtes originaire de la Martinique, un pays qui me tient en fait une île qui me tient particulièrement à cœur. Vous étiez une un espoir de l'athlétisme français et brusquement votre vie a été à basculer parce que vous avez été victime d'un accident cardio-vasculaire et cela ne vous a pas enfin vous avez eu la force de de passer au-delà et de rebondir et de devenir triple médaillé olympique et nous en sommes fiers d'ailleurs.
Vous vous avez la médaille de de chevalier de la Légion d'honneur et vraiment vous êtes une fierté pour les jeunes ultramarins. Donc je vais vous laisser la parole pour que vous puissiez nous faire part de votre de votre parcours, mais aussi et n'hésitez pas de tout ce qui aurait pu aussi vous aider, vous accompagner encore mieux dans votre pratique et au sein de votre territoire. D'accord.
Bonjour. Euh ben j'ai comment on appelle ça mon ? J'ai du mal à exprimer.
Bon voilà. Alors euh c'est c'est pas facile tous les jours. C'est euh l'entraînement l'entraînement et et j'ai arrêté un petit peu.
Voilà. Mais euh pour euh les l'ult marin et ben c'est j'ai dû sacrifier mon j'ai d sacrifier mon mon comment on appelle ça mon jeu mon euh mon mon sport. Bah j'ai sacrifié mon sport parce que j'ai fait de l'athlétis à très haut niveau et puis plus que moi j'ai fait un AVC.
Voilà. Mais euh et j'ai rien lâché. Mais à force à force à force ben Josina euh ben elle m'a elle m'a encouragé et m'a boosté et voilà et j'ai lâché.
Alors voilà et puis après je suis partie en métropole pour me soigner et pour comment on appelle ça ? Je je suis à Grand Calinep et euh c'est là c'est là que tout àc voilà c'est en métropole c'est c'est voilà mais en Martinique mais il y a pas les moyens alors voilà merci donc vous avez vous avez vous vous n'avez pas il y avait pas de structure adaptée pour vous permettre de pratiquer votre votre sport. Donc vous avez dû vous éloigner.
C'est ça. Mais euh pour me soigner et puis voilà. Et puis euh comment on appelle ça mon euh même si je suis désolée euh même mais c'était loin en Martin c'était loin de chez moi et en France mais c'est km que je suis reste sauvé de seule.
Euh bon ben, j'appelle ma ma famille mais c'est pas facile tous les jours. Oui, on comprend. Je je vais laisser la parole à Audrey Bellim.
Merci beaucoup madame la présidente. Merci à vous chers invités de de nous apporter des réponses, une réflexion pour cette pour cette mission. Euh je je moi je voudrais savoir euh quel serait et je pense que c'était les questions qui allaient enfin les les réflexions que vous alliez nous confier tout à l'heure.
Quelles seraient les les préconisations que vous pourrez nous faire à la Réunion ? C'est vrai que j'entends beaucoup de choses très positives depuis mon territoire et j'en suis extrêmement ravie. Mais il y a beaucoup de disparité sur mon territoire et je tiens à le rappeler ici selon qu'on habite à Saint-Denis par exemple dans le nord et si on habite dans le sud ou si on habite dans l'est ou si on habite dans l'ouest.
Donc même sur le territoire c'est extrêmement compliqué de venir pratiquer euh soit qu'on appartient au handisport, soit qu'on appartient au sport adapté. Et il est vrai que l'implication en tout cas le choix politique fait que cela se développe plus d'un territoire à l'autre. Quel quelles seraient pour vous les évidences mêmes dans les politiques publiques que l'on devrait mettre en œuvre, que ce soit d'un point de vue aller de la compétence municipale, de la compétence départementale, régionale ?
Qu'est-ce que l'on devrait nous intégrer dans les politiques afin de pouvoir accompagner réellement la pratique sportive pour les personnes en situation d'handicap mais pour toutes les personnes en situation d'handicap sans qu'il y ait forcément ce choix difficile à faire de quitter par exemple son territoire et d'être à plus de 7 8000 km mais des fois comme je vous le disais à la réunion c'est faire sa ni Saint-Pierre c'est 1h30 de route. Donc c'est pas forcément évident les transports en commun, vous l'avez très bien dit tout à l'heure monsieur Rivière et je suis totalement d'accord avec vous. La mobilité c'est pas le fort dans nos territoires.
Donc quelles seraient les politiques publiques évidentes qu'il manquerait pour pouvoir accompagner au mieux les pratiquants ? Merci monsieur Rivière. Je si vous si vous voulez vous exprimer si alors il faudrait lui lui mettre c'est bon euh alors je dirais peut-être que en réalité je crois que tous les problématiques que l'on peut avoir sur le développement du handisport et du parasport en en sur le territoire français pris dans sa globalité sont les mêmes et toutes les solutions sont les mêmes à l'échelle locale tout simp mais simplement elles prennent disons un relief particulier une acuité particul ulire sur nos territoires ultramarins.
Si on voulait résoudre entre guillemets ces difficultés, il suffirait alors vous allez me dire il suffirait, ça coûte cher mais il suffirait il suffirait de mettre des moyens dédiés pour que il y ait des encadrants formés à la pratique et à l'accueil du des personnes sur son handicap dans l'univers sportif qui des personnes compétentes qui pourraient après s'être elles-même formé revenir dans nos collectivités et soit proposer elle-même une pratique accompagnée adaptée Soit être en capacité d'accompagner les clubs pour qu'ils soient eux-mêmes en mesure ensuite de d'accueillir de manière dans de bonnes conditions les personnes en situation handicap qui voudraient pratiquer. Donc sur la formation, la formation des encadrants sur la mobilité. Alors c'est c'est tout simple he soit on construit des transports en commun, soit on compense ces absences en mettant concrètement des aides à la mobilité, donc des aides économiques pour que les personnes puissent avoir un accompagnement, un taxi ou que sais-je qui qui permettent de palier à ce déficit de mobilité.
Il y a également des montées en compéten sur les infrastructures, faire en sorte que les infrastructures soient accessibles. Alors, quand on dit infrastructure accessible, ça recoupe deux réalités. Il faut que l'infrastructure elle-même soit accessible et il faut aussi qu'on puisse y avoir accès.
C'est vous en parliez tout à l'heure. Si on a une infrastructure accessible à Saint-Denis à la Réunion, l'infrastructure en elle-même est certes accessible, mais si vous habitez à Saint-Rose, bah elle est moins accessible. Donc il y a et on en revient à la question de la mobilité. mobilité ensuite entre les territoires ultramarins et la métropole.
Là, je ne devais pas inventer quelque chose qui que vous ignorez. On retrouve en matière de sport, de handisport des difficultés que l'on trouve en réalité dans plein d'autres domaines. La fuite de nos cerveaux, si je puis dire, qui conduit nos nos étudiants les plus brillants à aller en métropole. et bien on la retrouve en matière de sport parce que il y a des horizons, des perspectives qui sont plus importantes euh sur le territoire métropolitain qui n'en existe à la Réunion.
Et d'ailleurs du reste parfois c'est aussi une source d'enrichissement de que d'aller ailleurs, voir ailleurs ce qui se passe mais parfois mais disons que c'est mieux quand ce n'est pas contraint et quand on le fait parce qu'on en a envie et pas parce qu'on le fait parce qu'on le doit. Mais euh donc là encore la la question de la la mobilité entre les territoires ultramarins, hein. On pense beaucoup à la mobilité de de ces territoires vers la métropole, mais on peut imaginer la mobilité entre les territoires ultramarins parce que ça peut permettre d'avoir des des compétitions, des lieux des rencontres dédiées qui peuvent favoriser des synergies, des partages de bonnes pratiques.
Nous avons au sein de la Fédération française en disport il y a 2 ans fait les jeux outremè déficient visuel. qui ont rencontré un succès important et qui et qui ont avec l'aide d'un partenaire qui nous qui nous a aidé à prendre en charge le coût des le coût du transport, le coût des billets et on a vu que ça avait des vertus parce que il y avait là des personnes qui se rencontraient et qui faisaient face à des problématiques similaires et qui parfois avaient imaginé des solutions pour palier palier à ces difficultés. Et puis je dirais, mais on en a parlé tout à l'heure, le chemin est bien entamé mais il faut le poursuivre, le changement des mentalités parce que mon collègue de la Fédération de sport adapté l'évoquait, il y a parfois des réticences dans nos territoires, une une incapacité à envisager la personne en situation handicap comme étant doué de capacité physique et parfois de capacité physique importante dans une dans une logique sportive. donc une incapacité dans l'imaginaire collectif même à à à à à penser la personne en situation handicap dans une situation de sportive.
Et je crois qu'avec les Jeux Paralympiques, on on commence à faire évoluer ce ce biais ce en inscrivant dans l'imaginaire collectif là encore des personnes en situation handicap qui sont en situation de performance. Mandy a fait ça malgré elle peut-être en tout cas de manière peut-être inconsciente mais elle a fait sans doute évoluer les les regards sur son territoire. On a des sportifs de haut niveau en disport qui sont régulièrement reconnus sur leur territoire comme étant les sportifs de l'année en concurrence avec des sportifs qui n'ont pas de situation handicap.
Donc c'est c'est le signe que cela évolue. Mais il faut que ça évolue non pas seulement sur la haute performance mais que on puisse aussi s'imaginer quand on est une personne situation d' handicap sur un territoire ultramarin soi-même pratiquer pour son loisir et parfois et bien on peut voir à la télé quelqu'un faire des performances extraordinaires. On peut voir Mandy courir le 100 m ou le 200 m très très vite en dépit de son handicap et se dire quand on est soi-même en situation handicap, bah c'est pas pour moi, elle a des aptitudes que je n'ai pas.
Donc il peut avoir un effet inhibiteur si je puis dire à à ne voir que la haute performance. Et donc on doit aussi développer sur ces territoires euh montrer les personnes son handicap qui pratiquent mais qui pratiquent aussi pour le plaisir, pour le loisir et à des niveaux de performance peut-être différents. Donc pour synthétiser, je dirais que il y a évidemment un effort à faire sur la formation, un effort à faire sur la mobilité, un effort à faire sur les infrastructures et un effort à faire sur continuer à changer les mentalités, à faire évoluer les mentalités, les regards pour que il s'encrent durablement dans l'esprit, dans l'imaginaire collectif.
L'idée que les personnes handicap peuvent aussi faire du sport en compétition et pour leur loisir. Merci monsieur Plaider. J'irai dans dans le même sens que que mon collègue.
Effectivement, donc il y a il y a un effort à à faire sur la la question de l'information. Euh peut-être qu'il serait intéressant donc euh de former euh les en tout cas d'intégrer au programme de l'éducation nationale un volet donc sur le parasport donc avec sur que les élèves hein et meilleur connaissance donc de l'existence donc du de du handis sport et du sport adapté donc très jeune. former également donc les enseignants les enseignants et et donc au niveau donc des mairies former les animateurs et puis les les le personnel encadrant.
Donc là j'entends donc je parle donc des ADSEM il y a nécessité également qui qui a plus de formation donc sur ces territoires pour former pour former nos éducateurs euh à à l'accueil et à l'encadrement. donc euh euh du public, toujours sur le volet formation, euh il serait intéressant donc de former les travailleurs sociaux et le personnel médical, le personnel médical également parce que le sport aujourd'hui est est pour moi euh au-delà de du de l'aspect inclusif, au-delà de la euh la la l'enjeu donc de permettre aux personnes de de s'inclure de s'inclure de de trouver une place dans la société, mais c'est aussi un enjeu donc de santé. Donc euh euh si on pouvait effectivement donc permettre au au professionnels donc du sanitaire, donc les médecins, les infirmiers euh d'avoir une formation donc sur le parasport, euh je trouve que cela pourrait donc permettre en tout cas faciliter les choses.
Mer sur la question du Oui. deux autres points me permettez. Oui, de deux autres points.
Donc c'est concernant le CPS, je l'ai je l'ai évoqué un peu plus haut dans ma présentation qui a été un peu longue et je m'en excuse. Euh c'est la question donc du permettre effectivement qu'il y a un un agent du désigné par le CPSF qui serait donc sur en fait des agents hein qui seraient déployés donc sur l'ensemble des territoires parce qu'on voit on prend je prends j'ai pris l'exemple donc de la Réunion on constate que ça fonctionne. Alors, on est qu'au qu'au début de de ce travail parce qu'il est il est arrivé très récemment en réunion, mais effectivement nous permettre donc d'avoir des un agent euh CPSF pour justement qui serait donc à l'échelle qui qui ferait un travail à l'échelle régionale.
Ça ça effectivement ça peut faciliter le travail. Et donc peut-être dernier point euh en proposition, ce serait peut-être de de créer un outil un outil donc qui nous permettrait donc d'avoir des données euh parce qu'on c'est vrai qu'on a vu que souvent à vue, on n' pas on n' pas suffisamment donc d'éléments euh pour ben quantifier donc le travail. ben il y a des personnes qui sont euh qui qui ne pratiquent pas dans un cadre fédéral mais qui pratiquent quand même.
Euh donc voilà, c'est c'est un outil qui nous permettrait donc de suivre ces ces ces cette pratique nous nous permettrait donc de de davantage valoriser donc le travail qui est fait sur chaque territoire d'outre mer. Je vous remercie. Merci à vous.
Alors madame François Ellie, vous voulez rajouter quelque chose ? Euh oui, bien merci. Non, c'est pas merci.
C'est euh la Martin qui est la Guadeloupe et puis euh les Antill enfin les toutes les anciens bah faites pour les choses parce que là euh vraiment je sais pas mais faites remonter, je sais pas mais h mais c'est le voilà nous y travaillons. Oui. Et votre expérience aussi vous retournez quand même en Martinique de temps en temps pour de temps en temps pour faire part de votre expérience pour animer des stages par exemple et voilà ça c'est vraiment très bien.
Je vais laisser la parole à Anic Petrus. Ah ok. Parle mais oui mais et après les les les encadrants et puis les stages et puis les trucs les les comment on appelle ça ? le stade et puis les trucs mais ils sont pas encadrés alors je sais pas euh hm hm merci madame la présidente, merci à nos invités.
C'est cert c'est oui avec une émotion particulière que je participe à cette table ronde consacrée à la pratique du handisport dans les outremè élu de Saint-Martin. Je suis profondément attachée à notre bassin caribéen à ses forces à ses talents mais aussi à ses défis souvent invisibles. La Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin, Saint-Bartelmi.
Le territoire regorge de sportifs de haut niveau et la formule Guadeloupe terre de champion raisonne à juste titre. Mais lorsqu'on regarde du côté du handisport, le constat est plus contrasté. En Guadou par exemple, le sport adapté fédéral reste très peu développé, moins de 100 licenciés alors que 12 % de la population vit avec un handicap.
Les infrastructures réellement accessibles sont rares. À peine 2,5 % des équipements sportifs sont adaptés à l'accueil des personnes à mobilité réduite. Pourtant, il existe des initiatives porteurs d'espoir, porteuses d'expoir.
La tenue des jeux d'outre mer des déficients visuels en Martinique en 2023 ou encore l'action d'association comme Andy Roy qui favorise l'accès au sport de glisse. Ces dynamiques positives ne doivent pas masquer la réalité. La Caraïbe reste souvent reléguée en marge des grandes politiques national.
Aujourd'hui, je souhaite que nous lui donnions toute sa place et surtout que nous entendions la voix de celles et ceux qui veulent pratiquer un sport malgré les obstacles, malgré les silences. Donc ma question serait celle-ci. Quelle bonne pratique observé bah localement ou ailleurs hein pourrait être généralisé en matière d'infrastructure, de formation d'accompagnement des sportifs et de visibilité médiatique ?
Monsieur Rivière, je le micro. Non, je je crois que la la bonne pratique et est celle que je rejoins en cela mon collègue au-delà de du du cas du référent du CPSF en particulier. Je crois que en réalité là où ça marche bien, les territoires où il y a les territoires ultramarins où on voit des un développement un peu plus important que dans les autres, c'est des territoires où on a au moins un ou deux personnels qualifiés qui font à pleinttemps du développement de la pratique en disport ou de la pratique de sport adapté.
C'est à un moment il y a pas de secret hein. Quand on veut combler un retard, il faut investir pour combler ce retard et investir dans la compétence et dans la connaissance humaine. Euh je crois que c'est un préalable important parce que il faut une interface dédiée et je une interface humaine dédiée qui soit capable d'apporter son expérience, de faire pratiquer.
Moi, je tiens beaucoup à ça parce que on en a beaucoup des managers de managers mais on a aussi besoin d'opérationnel. C'est c'est utile parfois euh parce que si on n' rien à manager et bien on fait du néant. Et donc moi je suis très attaché à l'idée qu'il faut qu'il y ait des gens qui sont en capacité de faire pratiquer et de de de justement créer les conditions d'une d'un accroissement de la pratique hein en accompagnant les structures ordinaires et en étant aussi au soutien des structures spécialisées.
Donc moi je crois beaucoup en cela. Il faut investir dans dans l'humain parce que c'est c'est ce sont ces personnes qui vont ensuite peut-être aller pouvoir dialoguer avec les collectivités locales, être attentive lorsqu'il y a la construction d'une nouvelle infrastructure à alerter ses collectivités en leur disant et bien il ne faut plus qu'il y ait d'infrastructures qui ne soient pas accessible. Euh être capable de dialoguer avec les collectivités locales pour leur dire "Écoutez, là on a une compétition nationale, on aimerait amener quelques jeunes, est-ce que vous pouvez nous accompagner ?" Euh et cetera et cetera.
Donc je crois qu'il faut avant tout investir dans l'humain. Ce n'est pas suffisant évidemment, mais c'est un pas nécessaire je crois si on veut progresser en terme de de pratique en sportive et de sport adapté sur nos territoires. Merci monsieur Plaider. juste pour compléter hein et et je je vais être tout à fait dans le même sens que mon collègue euh et effectivement donc [Musique] euh euh on on a développé en tout cas il y a il y a une aide publique qui qui a été proposée euh depuis euh depuis 3 ans.
Donc c'est le passeport le passeport et cette ce dispositif, j'ai trouvé que ce dispositif était était très intéressant en soit parce que l'idée était de permettre effectivement aux personnes euh qui qui sont désireuses de pratiquer une activité physique ou sportive euh d'avoir de bénéficier d'une aide pour le pour le pour la prise de la licence. Et donc euh en en terme de bonne pratique euh peut-être que cette cette aideel là pour être alors prolongée parce que il me semble qu'elle qu'elle doit se bientôt se en tout cas que ce dispositif était limité dans le temps. poursuivre ce type de dispositif euh en en outre commer pour effectivement ben ben faciliter la pratique et et peut-être davantage communiquer sur ce type de dispositif.
Euh alors sur les les trois dernières années où on a eu connaissance donc de de cette aide, ben la première la première année, ça n'a pas forcément eu beaucoup d'impact. la seconde année donc il y a eu un petit réveil et puis la 3è année les personnes ont commencé à poser des questions et puis certains ont sollicité effectivement donc euh euh les acteurs du sport pour s'inscrire. Donc on sent bien que bon avec les choses se mettent en place lentement mais qui mais que le besoin il est existant.
Donc voilà, je pense que c'est c'est il nous faut prendre du temps, prendre du temps, laisser le temps que les choses que les que la population en tout cas s'imprègne aussi donc de de certaines aides, de certains dispositifs qui sont mis en place euh et euh et et et prolonger les choses, prolonger donc ces dispositifs dans le temps pour qu'on que la pour que la population et le et le temps justement donc de s'approprier ces dispositifs. Merci madame François Ellie. Euh ben je rejoins ton ton collègues et je [Musique] rejoins je rejoins Gaë.
Voilà et c'est la même chose pour moi. Alors voilà. Merci.
Alors Mouli, merci madame la présidente. Merci à nos invités. Alors effectivement les chiffres sont ce qui sont je vais essayer de pas reprendre tout ce qui a été dit euh parce que c'était effectivement intéressant même et mais par contre moi j'ai constaté puisqueon on parlait de l'effet Jeux Olympique qui effectivement sur les faits Jeux Olympiques sur 237 athlètes paralympiques euh seulement 14 proviennent effectivement des Antilles du Pacifique de la Réunion, c'est-à-dire ça fait 5,91 % des sportifs à titre de comparaison au JO.
Ils étaient 76 sur 621 athlètes provenant ultramarins, soit 12,24 % des des sportifs. Donc on a plus de moitié moins de sportifs. Alors ils se répartissent aussi comme ça.
Ce qui était drôle c'està dire qu'on voit bien quand il y a du volontarisme parce qu'il y en a quatre en parathlétisme qui proviennent de de donc de la Nouvelle-Calédonie donc 3 et un de Walis Futuna. Il y en a un en paradéveloppé couché qui est guadeloupéen et les neuf autres par contre les neuf autres athlètes parce que je dis qu'ils viennent mais ils sont originaires. Les neuf autres athlètes s'entraînent dans donc dans de clubs comme justement Gael Rivière et et d'autres métropolitains.
Donc là c'est aussi une réalité comme on parlait de l'effet Jeux Olympiques. Et donc ma question comme j'ai vu aussi les choses c'est effectivement aujourd'hui on constate aussi une faible proportion de femmes dans la pratique du handisport et du sport adapté. Donc quelles seraient les les d'après vous les raisons ensuite ?
Moi, j'ai regardé justement, j'ai sorti les tarifs des licences et les du handort qui sont effectivement des prix très abordables. Sauf que quand on regarde par rapport à la au coût de la vie moyen en France à 23000 € on arrive à 19000 en Martinique, 17000 à la Réunion, 10000 en Guyane, 15000 en Guadeloupe et 3140 € par an à Mayotte. Donc ça c'est aussi est-ce que vous pensez qu'effectivement aujourd'hui il faudrait réétudier effectivement les soit une tarification adaptée les licences ou euh revoir ça donc c'est comment faire en sorte en fait que le coût élevé de de la vie en outreem euh ne vienne pas commettre compromettre pardon la pratique sportive des personnes en situation de handicap.
Et mon autre question puisque vous avez dit il faudrait dans les préconisations, j'ai une question à vous poser parce que effectivement on a pas parlé de sport à l'école même si on l'a abordé. Est-ce que la FFH et la FSA, elles ont entamé des actions dans les établissements scolaires en Outreem pour faire découvrir et promouvoir la pratique justement du sport euh du sport adapté chez les jeunes et les moins jeunes. Et donc et l'autre élément, mais il y en a tellement des questions, c'est euh comment vous pouvez améliorer donc l'accessibilité au stades et aux inf autres infrastructures sportives.
Merci monsieur Rivière. Alors, je vais essayer de de pas oublier de de questions. Euh bon, sur la pratique des femmes, c'est effectivement un axe prioritaire national, hein, en réalité. euh pas fait les calculs, mais je je crois que les proportions sont similaires.
Euh on a un déficit de pratiquante féminine. Euh je je crois que et et et là il faudrait mener des études plus profondes, mais je je pense que pour les pour les femmes, il y a un déficit de de capacité encore plus importante à se projeter, hein, évidemment dans une pratique sportive. Là, on en revient à des freins culturels à l'imaginaire collectif comme je l'appelais tout à l'heure.
C'est-à-dire que forcément alors même qu'on a, si on peut s'en réjouir d'ailleurs, les images féminines, enfin les images de d'athlètes parasportives sont auprès du grand public les plus connus sont souvent des femmes, hein. On a Marie Beuchet, Marie Amélie Lefur, Mandy qui est très également très connu, Nantonin qui sont des images fortes qui qui portent un message qui va souvent au-delà de leur discipline sportive et donc on peut-être encore plus que pour les pour les personnes valides. Donc on arrive quand même à à avoir des représentations médiatiques fortes de de personnes de femmes en situation de handicap euh qui sont pratiquantes d'un d'un handisport.
Mais pour autant et peut-être que là il faut encore une fois laisser du laisser du temps au temps, laisser cela murir dans la société mais on on effectivement on a du mal à avoir une vraie croissance de nos pratiquantes féminines. Voilà, je pense que là encore ça tient à des freins essentiellement à mon avis euh euh culturel euh sur l'école. Euh je dirais que nos actions dans les écoles sont de deux sortes.
Il y a des actions qu'on fait très bien, qui sont très nombreuses, qui sont qui consistent à sensibiliser le grand public et en particulier les jeunes au handicap. Ça va passer par des actions dans les écoles avec les enfants qui eux-mêmes ne sont pas porteurs de de handicap et qui visent à les mettre en situation de handicap ou en tout cas à à les faire côtoyer le handicap dans un contexte sportif. Euh ce qui permet là encore de de faire changer les regards en profondeur parce que le sport est un prétexte assez intéressant euh pour parler de situation de handicap ou en tout cas euh de d'en parler sans vraiment en parler si je puis dire et et donc euh auprès des jeunes, c'est c'est ce sont des dispositifs qui marchent bien, qui sont relativement efficaces et qui sont je crois assez répandus sur nos territoires nationalement et dans nos territoires ultramarin aussi également.
Et en revanche, il y a une action qui est plus difficile à mener parce que il faut une coordination avec l'éducation nationale et et je ne veux pas manquer de diplomatie à l'égard de l'éducation nationale, mais pas toujours évident de de d'entamer des des discussions à courte échéance avec cette cette noble institution qui qui bouge à un rythme qui qui est le sien et et donc on a du mal à intervenir pendant les cours d'éducation physique et sportive pour faciliter la pratique du sport dans milieu scolaire par les personnes en situation handicap. souvent c'est un peu moins vrai, ça tend à se réduire mais souvent ce sont des personnes dispensées de pratiques sportives et forcément nos fédérations pour peu qu'elles a j'en reviens à là les moyens sur les territoires, les compétences, les moyens humains d'accompagner efficacement les collègues de leurs collègues de de de l'éducation sportive, l'éducation physique et sportive, on pourrait imaginer des collaborations pour faciliter la pratique sportive en milieu scolaire. des personnes handicap.
Euh mais euh vous avez sans doute dans cette enceinte eu l'occasion de discuter des avantages et des difficultés auxquelles fait face l'école inclusive. Elles ont un relief là encore très très particulier en matière sportive euh parce que il faut former efficacement les professeurs pour qu'ils puissent faire pratiquer. Et souvent on se rend compte qu'il faut aussi former les personnes qui accompagnent les personnes d'handicap parce que un professeur aura peut-être un peu de difficulté à accompagner son groupe plus la personne handicap pour dans une dans le casre d'une pratique scolaire.
Donc cette les sensibilisations, les actions en milieu scolaire existent mais elle n'existe pas encore à mon sens suffisamment dans une perspective de pratique pour les personnes son handicap. Et j'en finirai par là, c'est c'est essentiel parce que aujourd'hui avec l'école inclusive, on a une on a beaucoup plus de personnes son handicap d'enfants et de jeunes adultes qui ne sont plus dans des établissements spécialisés et donc on a plus de mal nous institutions spécialisées, nous fédérations sportives spécialisées à toucher, à rencontrer, à côtoyer parce que on ne sait pas où elles se trouvent en réalité. Elles sont dans une école à côté de chez ell dans une dans une école ordinaire et donc on n' pas de moyen en réalité.
Il n'y a pas un un annuaire qui fort heureusement mais là encore c'est un axe d'amélioration. On pourrait imaginer des collaborations plus fortes sur le territoire entre les MDPH et les fédérations sportives spécifiques comme la nôtre ou comme celle de sport adapté pour que on puisse être en contact ou en tout cas qu'on puisse être proposé aux personnes en situation de handicap recensé référencé par ces maisons départementales des personnes en situation de handicap pour que elle puissent avoir connaissance de l'offre sportive et et donc les écoles pourraient être les écoles et l'éducation nationale pourrait cette porte d'entrée pour qu'on ait nous fédération connaissance en réalité des besoins et et de et qu'on puisse identifier les personnes en situation handicap pour leur proposer une offre sportive. Monsieur Player, le le le le constat le constat que vient de poser et et la proposition donc de mon collègue Gaë et et euh et est et vraiment évocatrice donc de ce que je pensais.
Donc je n'ai pas grand-chose à rajouter. Merci. Euh madame François Ellie, vous voulez vous n'avez rien à rajouter.
Voilà, tu as tout dit. Alors voilà hein. Merci.
Alors parmi les collègues, est-ce que vous souhaitez intervenir Marie Lor Finer ? Là j'avais une question effectivement mais monsieur Rivière vient de de d'y répondre. Oui, parce que c'est vrai, on parle de d'infrastructure et cetera, mais est-ce qu'il y a pas un moyen au niveau de la simplification administrative pour les parents qui ont des enfants handicapés qui ont quand même des possibilités ?
Et en fait comme il vient de le dire, il a proposé la MDPH et c'est vrai. Et c'est vrai. Et ça, je avais pas pensé.
Mais c'est vrai qu'on pense à tous ceux qui sont déjà déclarés champions, vice-champion, mais il y a les autres qui arrivent et il faut les recenser comme l'a dit monsieur Rivière. Donc, monsieur Rivier, j'ai pas eu à poser la question parce que vous avez répondu. Merci présidente.
Prix Guillaume Chevrollier, pas d'intervention. Alors, j'aurais euh deux petites questions. notamment on a parlé de la distance de de l'éloignement, il existe une allocation adulte handicapée, mais est-ce que les sportif de haut niveau bénéficient d'une aide spécifique à la pratique de leur activité puisque vous avez besoin bon pour certains ont besoin de matériel de matériel adapté, de matériel qui évolue aussi en fonction de de l'âge, en fonction de de la montée en en compéten et parallèlement aussi lorsque vous êtes obligé de partir comme comme madame pour s'entraîner et pratiquer.
Est-ce que vous avez des aides spécifiques parce que les familles n'ont pas forcément peut-être les moyens aussi de de subvenir à ce à ce changement imprévu dans la vie ? J'ai des aides euh normalement c'est mon jeu seigneur hein, ils sont minimes mais bon voilà. Monsieur Rivière, vous voulez ajouter quelque chose ?
Oui, effectivement euh alors ça ça me permet de répondre à une question à laquelle j'ai pas répondu tout à l'heure sur le prix de la licence hein qui est de 16 € aujourd'hui en ce moment à la Fédération française du sport et donc c'est un prix suffisamment bas même si évidemment il y a des complexions mais mais je ne crois pas que ce soit ce prix d'accès qui soit rédhibitoire. Je je crois que les freins là encore viennent quand vous êtes en situation handicap à à la Réunion par exemple, vous êtes plutôt inquiet de savoir comment vous allez vous rendre sur le lieu de pratique qui est-ce que vous allez pouvoir trouver un tonton, une tatie pour vous amener et si vous n'avez pas, est-ce que vous allez pouvoir vous payer un taxi qui va coûter quatre fois le prix de la licence plutôt que le prix de la licence lui-même qui je crois n n'est pas n'est pas rédhibitoire, même si évidemment on peut toujours imaginer un prix un peu un peu plus bas sur les aides. Alors, je dois dire que nos territoires ultramarins sont plutôt des bons élèves, je crois, parce qu'ils continuent à accompagner les athlètes qui sont originaires de ces territoires, même quand ils ne sont plus licenciés dans ces territoires.
Et pour avoir connu cette expérience, par exemple, moi je suis originaire de la Réunion et donc j'ai au long de mon parcours continuer à bénéficier des bourses de de lié à mon statut de sportif de haut niveau quand j'étais en métropole et quand je n'étais pas en activité professionnelle. Mais donc un moment où cela m'était utile, je bénéficiais de bourse régional alors même que je n'étais plus je n'avais plus de lien autre que affectif et familiaux avec avec mon territoire. Et euh à titre de comparaison, je vis aujourd'hui en Île-de-France et et dans le 92 par exemple, et bien autant vous dire que j'ai pas encore reçu de bourse particulière du du 92 ou du 93 d'ailleurs au lieu de mon club.
Donc tout ça pour dire que on est plutôt je crois accompagné. Évidemment, ça reste quand on met ça en rapport avec le coût que ça peut représenter de de vivre en métropole quand on n pas de lien d'attache familia familial de d'essayer de rentrer chez soi une fois par an. Euh voilà, la Réunion par exemple a un dispositif qui permet au au sportifs de rentrer chez lui une fois par an avec un billet euh d'avion qui est pris en charge.
Et donc euh il existe des choses, je il faut il faut le dire, même si évidemment euh si on met c'est en rapport avec les coûts que ça peut engendrer une pratique de sportif de niveau. permet pas de tout couvrir mais je pense qu'on peut vous pouvez vous honorer vous élus de territoire et vos collègues d'un accompagnement et qui qui là encore qui est disparate selon le territoire. Je je évidemment je vais pas rentrer dans le détail de tout ce qui existe en territorial Tamara, mais il existe des dispositifs et je crois qu'on on peut dire qu'il existe un soutien euh en tout cas lorsqu'on est déjà dans le haut niveau.
Peut-être que c'est l'accès à ce haut niveau qui est plus difficile mais en tout cas qu'on y est, il existe un accompagnement. Merci monsieur Plaider. Vous voulez ajouter quelque chose ?
Oui, juste deux mots, hein, euh pour effectivement confirmer que ben que les institutions hein euh propose et accompagne hein, les les associations en ce sens. Euh des dispositifs existent, notamment donc euh euh le FBEX pour euh pour euh aider effectivement à réduire le coût euh euh du déplacements. Euh les collectivités euh territoriales aussi euh ben répondent hein euh assez souvent favorablement euh euh au aux acteurs du sport adapté euh sur des projets donc de compétition.
Donc euh tout n'est pas euh tout n'est pas noir hein, tout n'est pas euh euh un en tout cas le le constat euh qu'on dresse aujourd'hui donc sur le paras euh est quand même encourageant, j'ai envie de dire parce que il y a des choses effectivement donc à qui restent à développer mais on on sent qu'il y a cette volonté des institutions et puis aussi donc des acteurs donc qui sont militants de de faire avancer les choses. Donc je je vous laisse simplement souligner ce point-là. Merci beaucoup.
Euh juste avant de de clôturer cet audition, euh le sport dans les écoles type UNSS, pensez-vous qu'il serait intéressant de développer un peu sous la forme sportss mais du parasport ou du handisport pour inciter un peu plus les jeunes, les élèves à à intégrer un parcours sportif. Je je crois tout à fait que ce serait une un bon moyen de de procéder. Euh il faut pour cela à mon sens deux éléments.
Une réelle volonté politique et et mettre les moyens adéquates en face. C'est-à-dire une volonté d'inscrire cela comme une une obligation peut-être avec des objectifs qu'on assigneraiit à au aux professeurs, aux encadrants de de du sport en milieu scolaire. hein, en en en étant en capacité d'évaluer de les évaluer aussi sur cet aspect-là.
Et effectivement en investissant là encore hein, j'insiste mais il y a un la formation ça représente un coût. Ça suppose de faire venir des formateurs, des gens qui sont en capacité de transmettre un savoir qui n'est pas préexistant et ça suppose aussi de de prendre en charge le coût de cette formation pour les personnes. que voilà, je crois que c'est une solution qui euh qui qui pourrait être porteuse mais qu'il faut qu'elle s'accompagne d'une volonté et d'un aspect je dirais contraignant en réalité où on on met en place une politique en se disant qu'on va on veut être évalué, on veut être évalué sur cette sur les résultats que cette politique produirait, ce qui je crois inciterait peut-être les ceux qui ce que je veux dire par là, c'est que souvent on va se dire bon bah on on vous avez dans votre lettre de mission, vous professeur de PS, vous encadrant, d'accompagner le parasport.
Bon, c'est une des lignes de votre lettre de mission et mais si ce n'est pas accompagné d'une forte volonté avec une évaluation sur ces éléments, bah peut-être que si c'est la 15e ligne de la lettre de mission, la personne va s'attacher à bien remplir les 14 14 autres et le temps lui manquant, oublier de de remplir celle-là. Euh et donc j'insiste sur sur cet élément parce que je je pense qu'il faut euh passer des déclarations d'intention à des choses plus concrètes et et ce qui suppose de des investissements euh humains euh financiers et qui suppose aussi une un suivi et une euh une vraie volonté politique dans le suivi de ces indicateurs qu'on pourrait mettre en place. Merci.
Je crois que nous pourrons conclure conclure sur ces mots. représentez l'espoir, vous représentez aussi, vous êtes des exemples pour les territoires ultramarins que malgré les difficultés liées à un handicap, on peut les surpasser, aller aller loin, mais qu'il reste encore du chemin à faire au niveau des territoires ultramarins pour permettre à toutes les pépites, on va dire, de pouvoir monter en compétence et montrer encore une fois de plus comme l'a dit notre collègue Melloui, il a quand même beaucoup qui participent au jeux paralympique. Donc euh nous émettons aussi l'espoir que lors des prochains jeux paralympiques, nous pourrons avoir encore plus euh de d'athlètes de des territoires ultramarins.
Donc changer les les mentalités, la mobilité. Nous nous avons bien entendu qu'il y a un vrai souci de mobilité et d'accessibilité euh aux infrastructures et aussi la formation formation euh à tous les domaines en tous les domaines que ce soit dans le domaine sportif, dans le domaine de l'éducation, dans le domaine des médicales. Donc voilà, ce sont nous vous remercions, je vous remercie pour tous ces éléments.
Vous avez vraiment nous avez apporté des éclairages et nous restons aussi à votre disposition. Si vous voulez apporter une contribution écrite complémentaire, nous la recevrons avec plaisir. Voilà.
Merci à vous. Merci.
Micheline Jacques