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interviewLCI (sur YouTube)· 6 novembre 2025 124 min

Brunet sans filtre du jeudi 6 novembre 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous, il est quasiment midi sur LCI de l'info, de l'humeur, du débat. Bienvenue chez nous. Bonjour Éric, vous allez bien ?

Bonjour. Oui, ça va. Ben, on est le 6 novembre, le [musique] fond de l'air est frais.

Alors, j'ai mis mon petit pantalon en velour. Voilà les grandes informations du jour. C'est pas mal dont vous devez prendre connaissance mesdames messieurs parce que ça veut dire que vous écoutez Coral Dium [musique] donc ça veut dire que ça va pas mal.

Pour commencer notre émission, on va se demander si le made in France peut résister au rouleau compresseur [musique] Chine. Le défi est de taille. Tout est-il entre nos mains ?

C'est ce qu'on se demandera. Nos mains à nous consommateurs, [musique] c'est la question qu'on va se poser. Nicolas Laurent nous attend depuis le salon Made in France qui vient d'ouvrir porte de Versailles à Paris et il est en train [musique] de s'installer le défenseur du fabriqué en France Yvej Gego. [musique] Donc sera avec nous.

Il répondra toutes nos questions dans un instant. Et puis on va parler de l'état nounou, la grande norcerie française hein à 13h30. Cet état providence en fait-il [musique] trop.

Vous savez qu'on va vous parler de ces Américains qui vivent en France depuis peu de temps pour certains qui ont [musique] une carte vitale et qui sont absolument abassourdis et bais de découvrir la gratuité. Et ils en parlent et ils [musique] en parlent à leurs amis américains et leur disent "Venez en France, les soins, c'est gratuit, en tout cas beaucoup moins cher qu'aux États-Unis." Ça interroge beaucoup hein.

On vous fera écouter ces Américains [musique] tout à l'heure à partir de 13h enfin une question. Serions-nous capable de contrer une attaque ? nucléaire.

La réponse est non. [musique] À en croire le film A Ho of Dynamite. C'est en ce moment sur Netflix, la première puissance mondiale serait en grande difficulté pour contrer [musique] un missile.

On démêle le vrai du faux. Le contexte en tout cas est ultra tendu. On peut le dire.

Le plus haut gradé français a [musique] tiré la sonnette d'alarme hier. On parle beaucoup trop de nucléaire en ce moment et c'est très préoccup préoccupant selon lui. On l'écoutera.

On l'écoutera. Le film fait [musique] c'est inquiétant. Vous verrez hein.

C'est parti. C'est maintenant Bruno Sopier. Bon à l'actualité mesdames, c'est aussi les suites de l'enquête survenue à Holéron hier.

Le ministre de l'intérieur a dénoncé ce matin le périple meurtrier et très grave qui s'est déroulé hier entre 8h et 8h45 à Holéron. Ces motivations restent en revanche à déterminer. un périt meurtrier très grave hein donc personne ne minimise ses faits personne ne ni qu'il a crié effectivement Allah Akbar il a des références religieuse chez lui assez clair assez expulsive il reste après savoir si ça a été déterminant ou pas dans le passage anac et quelle a été la motivation de l'individu voilà voilà ça reste la grande question de de l'enquête le conducteur hier matin donc sur l'île d'oléron on le rappelle a percuté plusieurs cyclistes et piéton le tout a duré environ une demi-heure un peu plus d'une demi-heure. est toujours en garde à vue.

Vous allez le voir donc à Saint-Pierre d'Oléron dans devant le la gendarmerie justement où se trouve le suspect. Nous retrouvons notre équipe. Bonjour Matis Manu et Menu et Éric Joset.

Ce qu'on a appris ce matin en tout cas, ce sont que les tests psychotropes toxicologiques se sont révélés positifs. Exactement. Elle montre une trace de consommation de cannabis récente.

Voilà donc des résultats très attendus qui viennent s'ajouter aux nombreux éléments de l'enquête pour mieux cerner ce suspect. L'autre aspect qui interpelle, c'est cette potentielle autoradicalisation. Il dit qu'il se serait radicalisé seul ces dernières semaines qu'Alla lui aurait confié une mission des propos surprenants sur cette île habituellement calme.

Écoutez la stupéfaction d'un des amis du suspect qu'on a croisé ce matin. Alors qu'est-ce qu'il a fait ? Qu'est-ce que lui a pris hier ?

J'ai pas de mouche entre les larmes, la tristesse et et la famille des gens, c'est on est vraiment bouchebé. Il m'avait parlé qu'il voulait se mettre à église mais jamais Al-Qaïda. Jamais là comme vos collègues m'ont posé c'est vraiment on est bouche B.

J'ai aucun mot limite les larmes aux yeux. Les enquêteurs essayent donc de définir en quoi cette potentielle radicalisation et la consommation superfi aurait pu jouer dans son acte meurtrier d'hier. Merci beaucoup.

Guillaume Farde est avec nous. Est-ce qu'on peut faire un bonjour Guillaume ? Un petit point sur l'enquête.

Oui, ce que l'on peut dire donc la garde à vue est toujours en cours. On a plusieurs éléments. Hier ont révélé que l'enquête enfin les tests d'alcoolémie s'était révélé négatif.

Ce matin, on révèle au service poly justice de de TF1 LCI que l'analyse toxicologique révèle des traces de consommation récentes de de cannabis et concernant ses propos en en garde à vue, effectivement, il aurait fait état du d'une sorte de conversion, adhésion récente à à l'islam radical plutôt via internet. il n'est pas parti en zone siro-iraakienne. L'état de des éléments qui ont été communiqués, il y a pas non plus d'allégance formelle à une organisation terroriste djihadiste avec laquelle il aurait été en lien par exemple. mais plutôt cette radicalisation récente qui l'aurait incité à agir, enfin en clair à tuer des personnes.

Il faut aussi préciser que c'est un homme qui a un passé psychiatrique aussi en plus de cette toxomanie et que donc on est toujours sur une zone grise entre problèmes psychiatriques, addiction et radicalisation récente. Et donc c'est cela qu'il va falloir maintenant démêler pour les enquêteurs, c'est c'est de regarder un petit peu à la faveur de ces trois éléments conjoints. Qu'est-ce qui a motivé le passage à l' exactement et quelles étaient ces motivations ?

Effectivement, pourquoi ça s'en était le prix comme ça des piétons et des cyclistes ? On va s'intéresser maintenant aux victimes. Merci beaucoup Guillaume.

Le bilan humain hier était de 10 blessés. Deux personnes étaient jugées en état grave et Machallah donc est avec nous de notre service poly justice et ma comment vont-elles ces deux personnes grièvement blessées ? Et bien selon les informations que l'on a pu recueillir auprès du procureur de La Rochelle qui supervise l'enquête parmi les cinq personnes qui ont été renversées hier, ce sont les chiffres du ministre de l'intérieur Laurent Nugès.

Et bien les deux victimes en urgence absolue sont toujours hospitalisées à l'heure où on parle. L'une d'elles est dans un état stable et l'autre a été opérée et son état n'est plus inquiétant même s'il reste grave. Quant aux trois victimes qui étaient en urgence relative hier, elles le sont toujours.

Deux sont sont sortis de l'hôpital et une est toujours en état d'observation. À l'heure où on parle. Merci Emma.

Merci Emma Challa. Le sous-investissement du Louvre dans les questions de sécurité et je cite un signal d'alarme assourdissant. C'est ce que dénonce Pierre Moscovici.

Oui, la Cour des comptes vient de remettre son rapport après le vol spectaculaire dans le musée fin octobre. un rapport accablant puisqu'un état des lieux avait déjà tiré la sonnette d'alarme il y a 10 ans. Nan Rice.

Il était très attendu et ses conclusions sont sévères et sans équivoque. Présenté ce matin, le rapport de la Cour des comptes pointe du doigt les choix pris par la direction du Louvre depuis 2013. La Cour fait le constat que durant toute la période, le musée a privilégié des opérations visibles et attractives sans doute nécessaire en particul d'œuvres, les réaménagements muséographiques au détriment de l'entretien et de la rénovation des bâtiments et des installations techniques notamment mais pas uniquement de sûreté de sécurité.

Plus d'événementiels et d'acquisitions pour attirer médias et messen 2754 œuvres nouvelles pour un montant de 145 millions d'euros. Des œuvres pas toujours bien négociées selon Pierre Moscovici et pas tout exposé. Deux fois moins de dépenses pour la modernisation et la sécurité en matière de sûreté ou de sécurité.

Un sujet qui a ému les Français et le monde entier puisque on pense à ce vol de joyau de la couronne le 19 octobre. On a dépensé que 4 % du schéma qui a été tardivement prévu qui représente 87 millions d'euros. On a dépensé 3 millions d'euros.

La Cour des comptes appelle à une prise de conscience et précise que le Louvre a de l'argent avec une trésorerie de 168 millions d'euros. La direction du palais accepte la plupart des recommandations mais estime que la cour connaît son action. réserver la prime de Noël au seul foyer qui ont des enfants.

Effectivement, cette prime de Noël, elle est plutôt faite pour acheter des cadeaux de Noël et bien la réservé au seul foyers qui ont des enfants. C'est une proposition que le gouvernement vient de lancer par la voix de son ministre de l'économie, mais pour la CGT, c'est honteux et mesquin. Le ministre de l'économie justement était invité par Darius Rochbin hier soir sur LCI.

Il s'est justifié, écoutez-le. Dans la prime de Noël, il y avait donc quelques dizaines d'euros avec des variations entre un peu plus de 100 € et 450 pour les familles très nombreuses qui étaient versé pour offrir des cadeaux aux enfants. Il s'avère que dans les gens qui reçoivent la prime de Noël aujourd'hui, il y a des gens qui n'ont pas d'enfant et donc on propose de recentrer le dispositif bah sur ceux qui croient encore au père Noël.

Ça semble assez raisonnable. Maintenant, si le Parlement veut revenir sur cette mesure, ben il faudra trouver d'autres recettes parce que ce qui est clair, c'est que le monde réel il existe. Le monde rêvé, il n'existe pas.

Père Noël ou pas, le monde réel c'est qu'on a besoin de restaurer les finances publiques de la France. Pas pour faire plaisir à Bruxelles, pas pour faire plaisir au marché financier, mais en fait pour rassurer les Françaises et les Français qu'on tient le pays et qu'on est capable après avoir beaucoup protégé bah de redresser les finances. C'est quand même normal.

Bien que voilà, ça sera notre grand dossier à 13h30 hein. On se demandera si on n'est pas un tournant, si notre modèle ne va pas changer. Justement, le premier ministre de son côté ne veut pas être celui qui fera une passation de pouvoir avec Jordan Bardella.

Il l'a dit hier Sébastien Lecornu lors d'une conférence des présidents au Sénat. Léonard de notre service politique est avec nous pour nous en dire davantage parce que vous avez des informations sur ce qui s'est dit lors de cette réunion. Oui, tout à fait.

C'est une forme de de clarification de Sébastien Lecnu hier puisqu'on s'interroge toujours sur ce que fera le gouvernement s'il n'y a pas de budget. avant la fin de l'année, les ordonnances, la loi spéciale, aucun des deux, a dit hier Sébastien euh le Cornu, s'il y a censure ou absence de budget, a-t-il dit, cela vaudra démission et donc cela vaudra 10 solutions. Manière de mettre la pression sur les oppositions, pas question non plus.

Il l'a redit hier d'utiliser le 493, il faut maintenant que les partis, les forces politiques prennent leur responsabilité. Si ça ne marche pas, donc il n'exclut pas. Il le dit même, il démissionnera une nouvelle fois.

Je ne serai pas le premier ministre qui fera une passation de pouvoir avec Jordan Bardella. C'est ce qu'il a déclaré hier aux élus du palais du Luxembourg pour ce qui est de la menace de la dissolution. Rappelons tout de même que seul Emmanuel Macron peut prendre cette cette décision.

Reste à savoir donc si ce coût de pression a été coordonné avec l'Élysée ou pas. Ouais, merci. C'est toute la question effectivement.

Merci beaucoup Léonard. Allez maintenant la campagne présidentielle elle commence maintenant figurez-vous. En tout cas Édouard Philippe l'a lancé vous le savez qu'il est candidat pour 2027 l'ancien premier ministre.

Il fait une proposition forte. Il propose un deal au patron. D'après lui, il faut aider moins pour dépenser moins.

Regardez, il a dit sur son compte LinkedIn. On va le découvrir ensemble. Voilà ce qu'il dit l'ancien premier ministre.

Face à la à fièvre à la fièvre fiscale qui s'est emparé de l'Assemblée, je proposerai aux Français une nouvelle politique de prospérité. Elle commencera donc par un deal fiscal d'une ampleur inédite 50 milliards d'euros de baisse d'impôts de production contre 50 milliards de baisses d'aques. Regardez, ça ferait d'après lui 250 milliards d'euros réinjectés dans la production industrielle durant un Kakena.

Est-ce que c'est une proposition choc ? Est-ce qu'elle va dans le bon sens ou pas ? On y reviendra avec nos éditorialistes à 1250.

Et puis mesdames messieurs, ce sera le thème qu'on va aborder dans une poignée de seconde, le salon du made in France. Cocorico, il a ouvert ce matin porte de Versailles à Paris. Ça va durer jusqu'à dimanche.

On retrouve sur place Nicolas Laurent. Une ouverture Nicolas qui prend des allures assez politiques avec ce bras de fer engagé par la France contre Chine, hein. Le ministre de l'économie et le ministre des PME sont d'ailleurs présents en ce moment, je crois, au salon du Médine France.

Nicolas Laurent comment er être compétitif quand vous avez des produits c'est vrai de qualité mais qui sont 3 qu parfois cin fois plus cher que vos concurrents asiatiques c'est un petit peu la question fil rouge de ce déplacement de Roland l'Escure ici au salon avec des commerçants plutôt inquiets. Moi, je parlais à Sébastien qui fabrique des jeans en Haute Loire au puit envelé et qui me disait que son premier prix d'entrée, lui, c'était 149 € pour son jean. Quand vous trouver un produit loin d'être similaire avec des produits parfois et des matières un petit peu dangereuses pour notre corps à 12 € chez chez In.

Donc forcément, ça crée un petit peu de tension et de frustration et c'est compliqué pour ces commerçants d'inciter leurs compatriotes à acheter français. Écoutez Roland l'escur à ce sujet. On souhaite pas opposer les deux Frances de la consommation.

On souhaite juste rappeler un message qui est que c'est peut-être un peu plus cher d'acheter ici, mais d'abord c'est un geste responsable citoyen qui fait qu'on crée de l'emploi ici et c'est aussi au fond un geste qui permet d'acheter des produits plus durables, qui permet au fond de gaspiller un peu moins. C'est un mode de consommation différent et moi je comprends la volonté des Français et des Français d'acheter pas cher. Faut juste se rendre compte que quand on achète pas cher, parfois on nachète pas très durable, tu l'as dit, pas très environnemental, pas très social.

Roland Lescur qui a beaucoup insisté aussi sur ce courrier envoyé à la Commission européenne hier avec l'idée au fond que la France prend sa part pour faire rentrer Chine dans le rang à l'Europe d'en faire de même désormais. Merci beaucoup Nicolas Laurent. Y est avec nous.

On y revient dans quelques instants. On termine le journal et on vient sur ce salon du Made in France et sur le combat qui est mené aujourd'hui par beaucoup de Français contre Chine. D'ailleurs, il y aura-t-il plus de d'antichine que de consommateurs qui succombent discrètement et schizophréniquement au charme du pouvoir d'achat version chinoise ?

Mesdames, messieurs, c'est le grand débat hein parce que ça devant les chaînes de télévision pour dire non mais moi j'achète français, moi Chine jamais. Ouais, mais enfin le problème c'est que il y a des fils d'attente gigantesque devant euh le BHV notamment et pas que pour acheter du Chine. Donc il y a forcément à un moment donné des gens qui font pas ce qu'ils disent ou qui disent pas ce qu'ils font.

Ça c'est sûr. Enfin, on en parle dans un instant. Oui.

Oui. Oui. Enfin, 2 ans après, une enquête administrative vient d'être ouverte sur les agissements les agissements pardon des gendarmes lors du rassemblement de Sainte Soline.

C'est un rassemblement qui avait été très violent. Vous vous en souvenez, en 2023, le ministre de l'intérieur a demandé cette enquête après la publication de nouvelles images par la presse. Ces images feraient état de plusieurs dérivés coudes.

Regardez. Ah ouais ! À Sainte, abrité derrière leur parapluies, les manifestants reculent pour échapper aux grenades explosives et lacrymogènes lancé par les gendarmes.

Le ministre de l'intérieur a demandé hier l'ouverture d'une enquête administrative pour faire la lumière sur ces événements. Elle vira notamment à déterminer qui a pu donner des instructions sur le terrain pour effectuer des tirs dit tendus de LBD sur des manifestants alors que la consigne d'emploi n'autorise que les tirs en cloche. Lors de cette manifestation contre les mégabassines en mars 2023, les forces de l'ordre auraient tiré plus de 5000 grenades et des dizaines de LBD pour répondre au cocktail molotof et mortier d'artifice des militants.

À l'époque, l'un d'entre eux nous avait montré sa blessure. Une grenade cerclement, j'étais un m, j'ai pris un morceau, on essayé de s'approcher, d'avancer et puis voilà quoi. En 2023, un rapport de la Ligue des droits de l'homme avait dénoncé un usage des armes disproportionnées par les forces de l'ordre.

De leur côté, les autorités ont toujours assuré qu'elles avaient riposté de façon adaptée. Voilà mesdames, messieurs, c'est c'est fini le journal ou pas ? C'est terminé.

Donc dans une poignée, vous restez avec nous parce que dans une poignée de seconde euh on va vous parler de Chine, [musique] on va vous parler du salon du MED in France et de ce combat crucial qu'il faut mener. On sera avec le patron de l'Institut français de la mode, avec Yve Gegoo qui vient souvent chez nous, inspirateur du made in France. Est-ce que ça marche vraiment d'ailleurs le M in France ?

Vous verrez, je suis [musique] assez sceptique. Je suis assez sceptique et je vais pas vous faire plaisir. À tout de suite. [musique] Mesdames, messieurs, euh très heureux de vous retrouver.

À quoi sert le salon du made in France, hein ? Faut-il se battre contre ce qui semble comme ça apparemment inéluctable l'arrivée des produits chinois en France ? Voilà les questions qu'on va se poser [musique] et on ira au bout.

On ira euh jusqu'au terme de cette question. LV Gegoo est avec nous, ancien ministre et directeur de la publication de la lettre du made [musique] in France. Merci d'être avec nous.

Le Made in France, vous en êtes un de ses inspirateurs. Nous sommes avec Pascal Perry, éditorialiste économique LCIT F1. Nous sommes avec Nivin Potros.

Bonjour Niv, [musique] notre journaliste qui a préparé, je vous êes, je vous vois venir avec des tablettes de chocolat. Fait des courses. Vous avez fait des courses.

Très bien. Et notre invité aujourd'hui s'appelle Xavier Romatet. Bonjour Xavier Romatet.

Bonjour Brunet. Euh vous avez été patron [musique] de presse mais vous êtes depuis quelques années directeur de l'Institut français de la mode, l'IFM, qui est euh vraiment l'école aujourd'hui qui forme [musique] les cadres de la mode. Chez les plus grands de Hermes à LVMA, chez les plus grands aussi aux États-Unis, vous avez des centaines et des centaines [musique] d'étudiants.

Combien d'étudiants ? 1400 étudiants. 60 % d'étrangers. 60 % d'étrangers qui viennent apprendre à devenir des cadres de la mode mondiale aujourd'hui [musique] chez nous en France.

Soyez le bienvenu ici. Merci. On parle du médine France effectivement parce qu'il y a la polémique chine et le gouverneur français qui lance donc une offensive assez inédite contre le géant chinois et puis parce qu'effectivement vous l'avez dit, il y a le salon MED in France.

Regardez les images tournées par notre équipe ce matin. Ça s'est ouvert tout à l'heure porte de Versailles à Paris et donc on se demande c'est la 12e édition he cette année, il faut le savoir avec les deux ministres Ouais. 12e ministre des PME, ministre de l'économie.

Et donc, on se demande euh si c'est important de continuer à se à mener ce combat du made in France ou si c'est perdu d'avance. Hm. En tout cas, moi je me suis rendu les amis au salon du Mine France il y a il y a quelques années Yvej Gego, mais je vais un peu vous décevoir parce que j'ai j'ai vraiment fait un bat trip au salon du du Mine France en déambulant dans les allées.

Je je me suis dit je m'étais figuré que j'allais trouver la France 6e puissance mondiale ou 7e, ça varie d'année en année. Je je m'imaginais des champions qui seraient là exposant Airbus, son industrie automobile française, Télantis, notre patrimoine, voilà, nos canons César, pourquoi pas ? Bref, l'excellence française, celle qui fait rêver.

Et en fait, j'ai plutôt trouvé des des verines, du saucisson, du du pâté, des choses qui sentent bon le terroir et qu'on adore aussi, hein, mais qui ne me semblait pas tout à fait ressembler à à la France de demain, celle à laquelle je rêvais. Il y avait bien sûr, soyons tout à fait honnête, il y avait des vêtements, des jeans, des maillots de bain, des des boîtes françaises aussi très spécifiques comme le slip français, une vraie réussite hein, Duralex, des sociétés comme ça qui étaient qui étaient présentes. Mais encore une fois, ça donnait de la France une image un tout petit peu territoire terroir et pas encore une fois ce que nous sommes véritablement.

Je rappelle qu'on est quand même à la Nou français le deuxè exportateur d'armes du monde pour rester sur ce registre intentinet guerrier. Voilà. Et même sur le vêtement, on n' pas vu les Weston, les meilleures chaussures françaises du monde.

On a pas vu Berlouti tiens qui fait partie du groupe LVMH. Non non, on est encore une fois sur des choses un peu petites, un peu terroir, un peu saucisson, un peu terrine, un peu beret baguette. Voilà.

Alors, je me suis quand même posé la question, est-ce que ce salon du made in France préfigure une vision un peu cornéisée de la France, un peu terroir, voilà, celle que parfois des Américains viennent chercher quand ils viennent faire du tourisme chez nous, mais qui encore une une fois ne me semble pas correspondre à ce que nous avons envie de voir et à la France industrielle à laquelle nous rêvons. Voilà mesdames messieurs donc pour moi y go cette visite du salon du made in France a été une petite déception et je n'y suis pas allé cette année mais j'ai peur d'y aller parce que je n'ai pas envie de de voir une France des terroirs. C'est pas le salon de l'agriculture, le salon du mé France, c'est le salon de de l'économie du futur, je l'espère, de de l'intelligence artificielle et donc de l'excellence française, pays d'ingénieur.

Donc il y a pas que des agriculteurs en France, il y a aussi des ingénieurs. On va remettre les filtres, hein. Hm euh et on va remettre on va remettre Éric Brunet euh dans ce qu'est ce salon.

Le salon, il a été créé il y a 12 ans par une femme qui s'appelle Fabienne de Na. C'est un salon ce qu'on appelle B2C, c'est-à-dire euh c'est un salon on achète. Il y a peu de Français qui viennent acheter un un canon César pour Noël.

Donc c'est normal que les canons César soient pas là. Il y a peu de Français qui viennent acheter un Airbus pour Noël. Donc effectivement c'est une sorte de foire de Paris des produits français.

Mais si vous allez euh à l'exposition de l'Élysée qui a été montée il y a quelques années et qui se renouvelle dans quelques jours, vous verrez l'excellence française, vous verrez ce dont vous parlez et et vous serez plus frustré, vous verrez cette France qui rayonne, qui exporte sur ce sujet. Donc c'est l'addition des deux qui fait au fond ce qu'elle le M d'in France. Il y a le méde France du quotidien, les verines, les jeans, euh les produits vaisselles.

Euh j'ai j'ai eu ce matin UPSA là qui m'a offert un un produit un produit Mine France et puis il y a le m d'ine France de l'industrie euh ce qu'on appelle le B2B qui va au business qui s'exporte des armes, des avions et bien tout ça c'est un ensemble complet. Alors je comprends votre déception. Je vois bien que vous êtes pas un homme qui fait ses courses souvent, donc vous aimez pas trop.

Allez, dans les endroits, on fait ses courses. Mais moi, je vais vous dire euh tout ça, ça a une constante ce que vous dites, une seule constante, c'est que derrière la verine ou derrière l'Airbus, il y a des usines et que le sujet c'est est-ce qu'on garde un pays d'usine, d'atelier, de production ou est-ce qu'on reste un pays soumis aux produits chinois ? C'est ça le fond du sujet.

C'est pas de savoir si c'est grand public ou petit public, si c'est innovant ou si c'est pas sé. Ça c'est la seule question, où est l'usine ? Mais on voit que le made in France se donne du mal.

Il y a Nivin qui a un petit peu travaillé le sujet et ce que vous voyez vous, c'est qu'il y a des jeunes entrepreneurs qui croient en ménine France et qui relancent même des marques mythiques. Exactement. Car contrairement à vous Éric, visiblement je fais mes courses et ce matin, j'ai acheté pas mal de produits.

C'est du harcèlement là. Mais je fais mes courses aussi. Je sors sur la petite bouteille divjego.

J'ai acheté pas mal de produits qui devraient bah vous rappeler des souvenirs d'enfance à commencer par ceci. Regardez, c'est la lessive Bonux, la mythique lessive avec un cadeau à l'intérieur. Elle revient sous forme de bidon cette fois avec toujours, rassurez-vous, son petit cadeau.

Cette fois ça se trouve à l'arrière avec directement, vous voyez, un petit compartiment. Il suffit d'ouvrir une petite boîte se détache et à l'intérieur évidemment un cadeau comme le célébè comment vous mettait sur nos crayons. Exactement.

Alors je vais vous mont et alors vous je vais un peu spoiler. Vous voulez savoir ce qu'il y a dedans ? Et bien regardez Magalie qu'est-ce que c'est ?

C'est les les kikis. C'est un petit kiki. Alors voilà, un petit in China peut-être, mais toujours est-il que cette marque donc Bonux, elle a renaît grâce à Richard Lerois, c'est un entrepreneur français qui a décidé donc de faire renaître plusieurs marques et de rapatrier les lignes de production.

C'est très important. En France, son entreprise Héritage, elle produit d'autres marques comme les cirages Baran, là aussi c'est un souvenir, les adoucissants miniidou, les nettoyants pour métau Mirror, les nettoyants pour parquet Sédar ou encore Terra. Autre souvenir d'enfance cette fois qui se mange les merveilles du monde, les chocolats star des années 80 90.

Non, vous en souvenez pas. C'est les chocolats avec à l'intérieur vous savez, je vais vous l'ouvrir. Et bien pareil, une peti exactement.

Alors, je suis en train de déchirer le paquet. Voilà. Mais avec une petite carte avec des animaux.

Alors, Nesley avait arrêté la production, c'était en 2006. Une start-up française Crocola a décidé de faire renaître la marque grâce à un financement participatif sur la plateforme Ulul. Et ça a été l'un des plus gros succès depuis bien cette marque, regardez, je vous l'offre.

Elle bat des records avec plus de 8 millions de tablettes de chocolat vendu dans 7000 points de vente. Le succès est tel que bien la marque, elle propose des déclinaisons maintenant. Ah oui.

Voilà le chocolat et puis vous pouvez montrer le le petit petite carte. Je m'en souviens quand j'ai vu sa réapparition l'année dernière, je me suis dit quoi ? Je l'ai acheté pour ma sœur direct.

Effectivement, on apprenait des choses sur les animaux manger pas de chocolat, ça apaise et ce serait pas bon. [rires] Et ben, il y a plein d'autres marques, il y a plein d'autres déclinaisons maintenant le toujours de cette marque donc des merveilles du monde. On peut évidemment parler de Duralex.

Évidemment, on en parlait encore il y a quelques jours avec ce financement participatif énorme succès la marque Renaît de ses sendes tout comme une marque de prête à porter. Vous allez me confirmer cette affirmation. Cacharel qui après des années de silence et bien va faire son grand retour et proposer à nouveau et bien des vêtements, des boutiques devraient même ouvrir prochainement.

Alors évidemment, je sais ce que vous allez me répondre ERC, vous levez doigt, vous allez me dire "Oui, mais il y a d'autres marques qui disparaissent évidemment mais tout dépend de si vous décidez de voir votre verure Alex à moitié vide ou à moitié plein." [rires] Deux façons de voir les choses. Bravo Nivine.

Juste on se demande aussi donc on voit les entrepreneurs qui visiblement sont assez motivés mais est-ce que les choses ne sont pas entre nos mains nous consommateurs ? C'est ce que disait le ministre des PME ce matin à l'ouverture du salon. Le consommateur, c'est le produit que je veux.

Il y a aussi le citoyen, c'est le pays où je vis. Et euh si on veut continuer à vivre dans un pays qui a un mode de vie aussi, vous voyez, qui est respectueux, les gens qui achètent ces produits, et ben il faut que le citoyen aussi, voilà, il débatte avec le consommateur. Bon, Xavier Romatet, euh d'abord euh il y a une idée moi qui m'agace beaucoup, c'est puisque c'est français, c'est bien.

Puisque c'est français, il faut acheter. Il y a des produits français qui sont pas les meilleurs du monde. Il y a dans l'alimentation, dans la mode, dans l'industrie.

On a l'impression que oui, il faut acheter parce qu'il est préférable d'acheter français parce que derrière il y a de la TVA, il y a de l'emploi et c'est bon pour l'équation nationale. Mais je suis pas certain que ce chocolat soit le meilleur du monde. Euh il faut aussi arrêter d'être dans ce dogme de journaliste, de dire aux gens aussi "Si vous n'achetez pas français, vous êtes des nuls." Non, il y a des gens qui adorent le chocolat et qui préféreront un chocolat du Guatemala. ou un chocolat brésilien.

Rien à voir. La fève peut être guatémalte. L'essentiel c'est qu'il oui.

Bon d'accord. Très bien. Alors on va acheter 100 % français.

Je vais être bien hypocrite. Je vais vous plaire hein. Je veux dire je vais à partir de d'aujourd'hui acheter tout tout français.

Voilà. Vous consommerez plus de chocolat. On fait pas de fève en fait.

On fait pas de fève. Très bien. Mais je Bon que se passe-t-il aujourd'hui dans un secteur que vous connaissez bien ?

Je je rappelle que vous êtes patron de l'Institut français de la mode. Que se passe-t-il justement dans la mode ? Est-ce que la mode nous échappe ou est-ce que nous sommes toujours leaders nous les Français dans ce domaine ?

Bon, d'abord le secteur de la mode en France c'est 3 % du PIB. C'est-à-dire c'est plus que l'aéronautique et l'automobile réuni. H c'est plus d'un million d'emplois et donc c'est un secteur extrêmement fort et le deuxème contributeur à la balance extérieure française.

Donc économiquement c'est un secteur extrêmement fort. Ce secteur aujourd'hui il est totalement perturbé par l'arrivée de plateformes dont Chine dont vous parliez de plateformes chinoises et le sujet n'est pas qui produisent en Chine. C'est pas ça le sujet.

Il y a plein de marques françaises qui produisent en Chine. Kabis produit en Chine, Décathlon produit en Chine. Intermarché pardon.

C'est ça le sujet, hein. C'est pas le sujet. Le sujet c'est pas de produire en Chine ou pas de produire en France.

Ah si. Le sujet c'est que chacun respecte les règles qui doivent être les mêmes pour tous. Moi, j'ai rien contre les gens qui produisent en Chine, en Afrique, aux États-Unis ou ailleurs.

C'est pas ça le sujet, c'est qu'il faut que l'ensemble des acteurs économiques respectent les mêmes règles. Premier élément. Le deuxième élément, c'est que quand on est dans une situation économique, il faut voir effectivement l'intérêt du consommateur.

Et les gens de Chine disent "Grâce à nous, tous les Français vont avoir accès à la mode et on leur fait gagner du pouvoir d'achat." Mais ce qu'on ce qu'il faut regarder, je partage tout à fait les propos du ministre Papin, c'est que un consommateur c'est un citoyen. 1 € de dépenser sur Chine, c'est un emploi détruit en France. 1 € ou un t-shirt acheté sur Chine, ce sont des recettes fiscales en moins pour le pays.

Et nous, en tant que consommateur, on y gagne. En tant qu' citoyen, on y perd. Donc la balance globale, monsieur, [rires] vous pouvez pas dans la même phrase dire c'est pas grave si on produit en Chine et la seconde d'après dire "Ah mais quand on achète des produits chinois, on ruine la France." Mais est-ce que les voitures françaises sont produises toutes en France ?

J'ai dit que non. Vous confondez une chose comme tous les Français, vous confondez la marque et l'origine. Non, pas du tout.

Vous vous la voiture la plus vendue en France, c'est la Renault Clio. Elle est faite en Turquie, personne ne le sait parce que l'Union européenne n'a pas été capable d'imposer le marquage de l'origine de tous les produits. On ne sait pas d'où vient ce qu'on achète.

Donc on est dans la confusion et dans la mode vous en êtes des champions du monde. Vous avez inventé le système Chine en délocalisant massivement la production textile et aujourd'hui vous avez des gens qui vous doublent en disant nous on est des sauvages, on fait la même chose que vous comm sauvag la politique économique française raison. Je termine.

Vous avez raison monsieur. Quand on achète le consommateur peut y gagner, le contribuable y perd et tout le débat actuel de l'assemblée entre les dépenses, entre les impôts, c'est un débat qui serait réglé si on importait moins de produits chinois, si on achetait plus de produits français. Ça fait 40 ans que la politique économique française vise d'abord à préserver le pouvoir d'achat du consommateur.

Et c'est une folie, monsieur. Et c'est une folie. et vous en avez été l'un des auteurs.

C'est-à-dire que de la politique économique française en étant 15 mois ministre, je vous en remercie, mais vous meque économique, c'est faite au détriment de l'emploi du tissu industriel en faveur de la mondialisation dont on a dit qu'une mondialisation allait entraîner pour le consommateur des gains et on a oublié que le consommateur en faisant des gains crée en même temps des pertes pour le citoyen qu'il a et pour la collection. Je voudrais rester zen, je vais prendre du chocolat. qui a dit "Je rêve d'une entreprise sans usine et je vais délocaliser." C'est un patron qui a délocalisé depuis 40 ans, c'est pas les politiques, c'est le patronat qui a porté cette idée.

Il y a 40 ans, monsieur la chambre de commerce et d'industrie de Sénémar, le département dont j'étais l'élu, aller voir les entreprises pour leur dire délocaliser, ça va être mieux pour vous. Donc cette réalitéélà, je la partage avec vous. On a c'est une erreur absolue mais c'est pas l'erreur des politiques, c'est l'erreur du patronat.

C'est d'ailleurs pourquoi aujourd'hui notamment le MEDEF n'est pas le plus enclin à défendre le Mine France parce que on a trouvé des marges en délocalisant et la mode on est les premiers à avoir fait ça et aujourd'hui on se fait doubler par des gens qui font la même chose mais en sauvage. Donc on on a j'ai compris on a tous compris. Non non mais c'est encore une fois de deux de visions.

Romat dit de son côté vive les marques françaises fortes. Vous vous dites vive les usines. Vive les usines en France.

Et peu importe peu importe qu'elles appartiennent à des Français ou à des étrangers ce que je souhaite vous comme politique et promoteur du magine France c'est des usines qui appartiennent aux Chinois, aux Japonais, au Turcs ou au Belges en France. Pour répondre à votre question sur la qualité, c'est pas parce que c'est français que c'est mieux, mais quand c'est français, ça a respecté des normes sanitaires, environnementales et sociales les plus exigeantes du monde. Les plus exigeantes du monde.

Donc quand vous achetez un produit français, vous êtes au moins sûr que ça c'est respecté. Est-ce que Chine Est-ce que Je vous passe la parole, il y a il y a il y a à l'instant Pascal Perry qui est avec nous, il a pas encore parlé et je le sais, je le connais, il souffre à l'intérieur mais vous aurez le micro dans une poignée de seconde dernière second tenir jusque là vous allez tenir. Est-ce [rires] que franchement on est là, on est entre nous hein, personne ne nous écoute hein, on est entre nous.

Je vous pose la question que j' remattais. Vous qui êtes au cœur de cette mode mondiale, franchement vous connaissez le marché, vous êtes sans illusion, vous savez ce que c'est une vague, une déferlante, euh est-ce que Chine va nous écrabouiller ? Oui, Chine nous écrabrouillerait si rien n'est fait.

H il y a deux obstacles raison et deux deux façons de contrer Chine. La première c'est une forte régulation et la forte régulation elle se heurte aujourd'hui à des impossibilités européennes. Il faut aller jusqu'à l'interdiction.

Et la deuxième chose c'est l'éducation. Et monsieur Gegot, l'Institut français de la mode, c'est la première école de mode du monde qui forme des métiers de la main, les métiers de la création, les métiers de industriel. Le gouvernement vient de décider de supprimer sa subvention à l'Institut français de la mode.

Or, l'éducation comme la régulation, c'est la principale barrière à l'invasion de prédateurs sauvages. Est-ce que c'est le moment pour le gouvernement de retirer son soutien à une école de dimension mondiale qui par l'éducation forme des générations qui doit être formé à une mode industrielle responsable durable ? Monsieur, moi je suis pas le défenseur, je suis pas je fais plus de politique depuis 9 ans et je suis pas le défenseur du gouvernement qui essaie de trouver de l'argent là où il pense qu'il y en a plutôt que de dire "On va réserver les marchés publics" par exemple à des produits français ce qui ramènerait beaucoup plus d'argent dans les caisses.

Donc je vous approuve sur ce sujet. Faut juste avoir conscience que les métiers qui sont les vôtres sont aujourd'hui bouffés par les intelligences artificielles et que Chine que Excusez-moi, je termine. Monsieur monsieur le directeur, ne voyez pas le monde tel que vous souhaiteriez qu'il fut.

Voyez-le tel qu'il est. Les I de Chine, c'est pas des gens que vous avez formés. C'est des machines qui vont piquer sur internet tout ce qui se publie et qui copient sans payer aucun droit.

Donc nous sommes je dis pas qu'il faut pas préserver ce que vous faites, c'est formidable mais il faut aussi voir le monde tel qu'il est et c'est aussi en en régulant cette façon de faire qu'on va s'en sortir éducation on est d'accordo Pascal Perry, j'aimerais bien que vous fassiez l'arbitre entre encore une fois je pas je pas question arbit mais vous donnez peut-être une une parole économique avec du du recul. Moi, je pense que la grande erreur, le point de départ, c'est ces deux phénomènes qui sont assez concomitants. Euh et en France, nous commettons le gouvernement socialiste de l'époque commet l'analyse, cette analyse qui est qui est une erreur.

C'est la fin du travail. Vous savez dans dans les années 80, on dit Jérémy Rifkin, la fin du travail et cetera. Les socialistes pensent que le monde va se désindustrialiser ou en tout cas que l'industrie c'est ringar et donc on exporte une partie de nos productions vers la Chine pour servir les intérêts du consommateur.

C'est le deuxième élément qui est concomitant au premier. On se dit on va vivre dans une société des des loisirs et du temps libre et vous allez voir le pouvoir d'achat c'est le graal absolu. Et on oublie quand même que à chaque fois qu'on délocalise la production, on délocalise les revenus de la production.

À chaque fois que vous importez quelque chose qui vient de l'extérieur, vous importez du CO2 maintenant et du chômage. Donc c'est on se retrouve avec un pays dans lequel l'industrie a disparu. Et moi je dis qu'il y a pas de grande et de petite industrie.

Tout à l'heure vous l'évoquiez bien sûr il y a Airbus, il y a rien espace, bien sûr il y a l'automobile, il y a la chimie, il y a mais il y a aussi l'industrie du quotidien de la proximité qu'il faut absolument défendre. La veste que je porte là a été fabriquée en France à Limoge. La le le le c'est le c'est le fabricant qui euh produisait ce type de veste qu'on appelle des pièces à manche a disparu parce qu'il y avait plus de marché parce que Air France n'achète pas les uniformes de ces pilotes euh chez des Français mais va au moins cher ni la RATP ni et cetera.

Donc on paron forme plus de compétences que je veux dire qu'on a délocalisé mais parce qu'on forme plus de compétences qui vont dans les ateliers. Attendez, attendez, attendez. Nous sommes le dernier brevet professionnel en couture.

Nous n'avons plus les moyens de le faire. Nous allons être obligés. Moi, j'affermais pas parce qu'il avait plus de compéten parce qu'il avait plus de clients et parce que les marchés publics préfèrent acheter chinois que d'acheter français.

C'est ça le fond de la vérité. C'est pas vous agressez, vous avez raison mais vous voyez les choses de façon trop obtu liberté. Ordre et liberté.

Euh Xavier Romat Xavier Romat patron de l'Institut français de la mode, première école de formation. Je je reviens vers vous tout de suite. Je reviens vers vous tout de suite.

Non, je reviens vers vous tout de suite. Petite parenthèse petite parenthèse puisque il explique à l'instant Pascal Peric, qu'il a acheté sa veste, qu'elle a été fabriquée par une usine du côté de Limoge, mais que cette usine a fermé désormais. Quels sont les grands ou les petits de la mode française qui fabriquent encore ici ?

Qui dénom ? Alors les costumes pour homme, il y en a plus. Alors attendez.

Hiton Hermes 27 maroquineries atelier de maroquinerie avec entre 500 et 1000 emplois par atelier de maroquinerie d'Hermè qui en ouvre tr à 5 par an. Parlez des costumes. Ouais mais là je je parle de la Non je je poser une question sur la mode.

Sur la mode en général. Sur la mode en général aujourd'hui. Donc c'est 27 x 1000 ou 27 fo x 27 x 1000.

Vous prenez vous prenez vous prenez 8. Les filières de maroquinerie d'artisanat de maroquinerie sont faites en vrai. D'accord.

Mais qui veut acheter français qui là vous parlez d'une certaine clientèle aujourd'hui attendez aujourd'hui pour acheter français ça coûte plus cher que pour acheter pourquoi et je sous ce que vous dit pour raison de pouvoir d'achat les français ne sont pas prêts à dépenser plus pour acheter français parce qu'acheter en France c'est plus cher pour les tas de raisons fiscal social environnemental d'éducation et donc il y a une schizophrénie du consommateur qui dans les études vous disent je veux acheter français je veux acheter responsable et qui quand il il est face à un article n'est pas prêt à sortir sa carte si je peux me permettre vous avez vous avez raison mais notre rôle c'est d'expliquer aux français que les petits prix font les petits salaires que notre je partage votre avis 100% d'où l'éducation alors il y a cette question d'éducation de pédagogie l'opinion devrait se rendre compte qu'il y a un lien de causalité entre l'apauvrissement constant de ce pays depuis trentaine ou une quarantaine d'années Et le choix que nous avons fait, c'est un choix collectif. Et je voulais tout à l'heure en parlant de l'IMO vous dire en substance, on a cherché ce qui nous arrive aujourd'hui. C'est pas c'est pas tombé du ciel.

C'est le résultat d'une de de politique publique. Nous étions nous avons été pendant très longtemps un très grand pays de producteur. Nous sommes devenus un pays de consommateur et de consommateurs parfois frénétique enfin de de de consommateurs qui qui a qui sont des chasseurs de prix.

Le chasseur le chasseur de prix doit se résoudre à vivre dans un environnement économique et social dangereux dans lequel son emploi sera menacé. Tout à l'heure, j'ai écouté Serge Papin qui disait "Il y a le citoyen, euh il y a le consommateur." J'en ajoute un troisème en chacun d'entre nous, c'est le salarié.

Si pour servir les intérêts du consommateur qui veut acheter toujours moins cher, on martyrise le salarié et on étrangle le contribuable, il y a plus de pays. Il y a au fond c cette course cette course que mène cette course au pouvoir d'achat qu'on pensait tous vertueuse. Moi le premier le pouvoir d'achat c'est important.

Jamais séduit. Au fond, c'est terrible. Vous dites que c'est mortifère.

Quand un politique parle du du du pouvoir d'achat à la télévision, au fond, il tue des emplois d'une façon. J'essaie de vous dire que le prix, c'est un langage d'économisme et tout le monde va le comprendre, est un indice synthétique. Le prix euh c'est un indice qui synthétise la valeur sociale, la qualité du produit, le prix du travail, le prix de la société dans laquelle vous vivez.

Est-ce que vous avez envie de vivre dans un monde totalement déréglementé dans lequel il y aurait plus de règles dans le domaine d'abord du respect de l'environnement mais aussi du code du travail ? La réponse c'est non. Et ben alors n'achetez pas les produits qui viennent de ces pays dans lesquels aucune règle n'est respectée.

Consommateur gagne, le contribuable le perd. C'est ça le fond du sujet. Et quand on aura expliqué aux gens que quand vous achetez Chine, vous payez pas votre retraite et qu'on va vous forcer à travailler jusqu'à 70 ans.

C'est ça la conséquence de cette folie et nous sommes tous responsables de cette affaire. Je veux bien prendre ma part comme politique, comme le patronat doit prendre [musique] sa part. Si on n'inverse pas la tendance, si on ne revient pas un pays de production et d'usine qui est capable de créer de la richesse pour ses salariés, donc le pouvoir d'achat c'est plus de salaire et pour c'est son modèle social et bien on ne s'en sortira pas.

Merci Yvejego. Défendons nos couleurs. Ça sort aujourd'hui chronique du made in France.

Merci beaucoup aux éditions tricolores. Restez avec nous [musique] dans une poignée de seconde. Alors un deal absolument dingue proposé par un homme politique dont on vous donnera [musique] l'identité dans une poignée de seconde mais vous connaissez.

Qui dit quoi ? qui dit "Voilà ce que je propose à partir de maintenant plus d'aide aux entreprises. Voilà, on arrête de payer l'entreprise mais et en contrepartie en contrepartie et on baisse les impôts de production.

On baisse les impôts de production. Voilà, [musique] c'est séduisant. Est-ce que c'est possible ?

À tout de suite. [musique] Le grand deal fiscal XXL, la proposition choc d'Edouard Philippe, mesdames messieurs, qui était [musique] un peu dans la loose au niveau politique. Édouard Philippe qui baissait dans les sondages, il revient et cette fois-ci, il revient avec une idée.

On sucre les milliards d'aides [musique] que donne la France aux entreprises. Et en contrepartie, en contrepartie, que se passe-t-il ? Il y aura une baisse d'impôts de production.

On va aller effectivement [musique] le détail dans un instant. D'abord, nos éditorialistes nous ont rejoint. Isabelle Saporta, Renault Pila, bonjour à tous les deux et on a envie entendre d'abord cette question.

Faut-il effectivement aujourd'hui vu le contexte limité les aides aux entreprises. Oui ou non Isabelle ? Ah, elle est un peu plus compliquée que ça, hein.

Ça Non, mais c'est un tout petit peu plus compliqué que ça ce qu'il propose. Mais en tout cas, j'étais intéressée de voir qu'il le propose maintenant effectivement alors qu'il était au plus bas dans les sondages et je pense que c'est intéressant de voir que le courage politique vient souvent avec euh l'échec en perspective. Donc très bien, ça a libéré la parole.

Bon, Renault, oui, il faut supprimer toutes les entreprises sauf pour les entreprises qui luttent contre le commerce chinois. On regarde le deal que propose Édouard Philippe l'ancien premier ministre. Alors, c'est marrant, il le fait sur son compte LinkedIn.

Effectivement, c'est pas un Odin, il est prêt. Il est candidat pour la présidentielle de 2027 et c'est dans ce cadre là qu'il fait cette proposition. Et il parle au patron sur LinkedIn.

Et il parle au patron qui propose un deal au patronat. Effectivement, on le regarde face à la fièvre fiscale qui s'est emparé de l'Assemblée nationale. Je proposerai aux Français une nouvelle politique de prospérité.

Elle commencera par un deal fiscal d'une ampleur inédite. Bon, d'accord, il annonce la suite. Le deal, c'est quoi ?

Donc c'est 50 milliards d'euros de baisse d'impôts de production par an pendant 5 ans. Mais en échange 50 milliards d'euros de baisse d'aide publique. Et il a fait les comptes l'ancien premier ministre.

Pour lui ça fait 250 milliards d'euros réinjectés dans la production industrielle durant un quinquena. C'est donc ce qu'on appelle une proposition choc. Est-ce qu'elle a du sens avant le débat de nos éditorialistes ?

Je me tourne vers vous Pascal. Oui, c'est une très bonne idée. C'est une réforme qu'on aurait dû faire depuis longtemps.

H pourquoi ? Parce que bah il y a énormément de confusion. On a une pression fiscale en France qui est effectivement très désincitative.

Les impôts de production, il faut rappeler que ce sont des impôts payés par les entreprises avant même qu'elles nit réalisé le premier centime de bénéfice. Donc, ce sont alors nom l'indique, hein, des impôts sur la production. Ça consiste à fiscaliser la production alors que l'ambition du pays c'est au contraire de la développer.

Donc c'est bien un élément de contradiction extrêmement fort. Moi je suis favorable à cette idée de baisser les impôts de production en échange en effet de dispositifs dérogatoires qui en plus sont sont contestés de façon euh constante et dont l'efficacité économique peut-être remise en cause. Moi moi j'ai j'ai toujours pensé mais je suis pas économiste comme vous que comme les entreprises françaises sont énormément aidées savez j'ai fait le compte au passage hein sur le officiellement sur le selon le répertoire national des aides aux entreprises répertoire national des aides aux entreprises il y a en France 2267 aides publiques aux entreprises.

Donc je me suis toujours dit Pascal que si on baissait les aides voilà on pouvait également baisser les taxes quoi. Puisque les entreprises se plaignent d'être trop taxé ne sont plus concurrentielles. Bon sont plus compétitives.

Ben moins de taxe, moins d'aide. Une fiscalité une fiscalité transparente qui fera plutôt le résultat que les soldes intermédiaires de gestion. C'estàd que quand une entreprise a réalisé des bénéfices, il est normal qu'elle participe comme personne morale au bien-être collectif, à la caisse de communauté. la la frapper avant même qu'elle ait réalisé le premier bénéfice.

C'est c'est stupide. Et c'est cette idée d'aide, enfin c'est vraiment le fusil à tirer dans les coins. Je termine là-dessus.

C'est-à-dire que on a une fiscalité lourde, inéquitable euh euh massive et complexe et donc on invente des dispositifs dérogatoires pour cacher nos propres turpitudes. St alors nous ouis nous accueillons Bernard Cohen Hadad, président de la CPME Paris. Merci d'être avec nous mon cher Bernard.

Vous avez publié l'avenir appartient au PME aux éditions du NO. Euh Bernard Cohen Adad, restez avec nous car le grand l'immense Renault Pilin et la grande l'immense Isabelle Saporta vont s'exprimer publiquement devant vous. Non mais franchement Renault, c'est tout ce qu'on rêve.

Les entreprises sont écrasées par des impôts des taxes. Elles disent que c'est à cause de ça qu'elles ont du mal à exporter. Elles sont pas compétitives.

Les produits qu'elles fabriquent sont de toute façon donc plus chers puisqu'on répercute le coût de ces taxes et de ses impôts que les produits qui sont fabriqués par nos voisins. Donc bien évidemment, on leur fait moins payer d'impôts et en contrepartie, on les aide un peu moins. Oui, mais déjà première chose, on est incapable de savoir combien l'État donne d'aide aux entreprises, hein.

Il y a Fabien Gel, le sénateur communiste qui a fait un rapport, lui dit qu'il y a 210 ou 211 milliards par an d'aide aux entreprises qui sont données et les entreprises disent non, c'est 100 110 parce que les 100 milliards autres, ce sont des aides qui sont euh des subventions des des aides aux entreprises publiques et autres. Donc moi déjà un pays qui n'est pas capable un pays qui n'est pas capable de chiffrer à l'euro près les aides qui donnent aux entreprises, franchement il y a tout à refaire. Moi ça me choque.

Deuxièmement, effectivement comme on a la l'impôt euh comment dira l'impôt permanente depuis 50 ans 60 ans en France effectivement et bien nos impôts augmentent. Nos impôts augmentent et puis comme les entreprises françaises ont également, je suis désolé ce réflexe colbertiste, ce réflexe hérité des années de Gaul et Pompidou où l'État en France est omnipotent. L'État se mêle de tout, l'État vous ponne l'État vous redonne des aides.

L'État est toujours dans votre vie en France, toujours. On va parler tout à l'heure de l'État nounou, mais on est-ce qu'on a encore les moyens d'avoir une nounou ? Non, on a plus les moyens.

Comme l'État est dans notre tête, non mais en direct non mais je je vous tout à l'heure en direct, il y avait Xavier Romat, le patron de l'Institut français de la mode. On parlait de Chine et cetera. Grosse boîte privée qui forme première école de formation des cadres de la mode dans le monde entier. il a été très bon.

Et puis à la fin, il dit euh c'est dommage le ministère de l'économie vient de nous retirer la subvention hein. C'est pas bien. C'est pas bien.

Bon, il est dans son rôle. Mais voyez le réflexe que vous évoquez là, le réflexe dire "On veut notre argent public à la fin". préféré j'aurais préféré que Xavier nous dise tout à l'heure compte tenu de la crise tel groupe de luxe que je ne citerai pas dont je ne citerai pas le nom ou de porcelaine ou je ne sais quoi vient de nous retirer un peu de messena parce que la voilure non l'état on entend parler de l'état matin midi et soir et on en même rêve la nuit il faut que ce pays se libère de l'état il faut que l'État revienne à ces fonctions essentielles qui sont la sécurité parfois il y a une politique publique à mener si elle subventionne telle ou telle entreprise c'est peut-être pour favoriser par exemple une conversion écologique.

Oui, mais ça devrait ça devrait être l'exception. Vous avez raison. Ça devrait être l'exception.

Nous nous ça nous c'est a priori on aide l'État. Ça devrait être à postériori. Et je vous ai dit il y a une politique majeure où on aide les entreprises, c'est pour lutter contre la Chine.

La Chine veut dépasser les États-Unis et détruire notre industrie et notre économie. Mis à part les Chinois, il faut que les entreprises se libèrent et du coup on baisse les impôts de production. Bernard Cohen Adad avant de passer la parole à Isabelle Saporta, est-ce que est-ce que c'est vrai que les entreprises françaises sont à leur corps défendant ?

C'est culturel au fil des années sont devenues subvention dépendant. Subvention dépendant voilà. Oui oui oui, mais on en a souvent parlé avec Pascal.

Euh c'est pas une découverte mais Brunet c'est pas 2000 aid qu'il y a, c'est 15000 aides qu'il y a en France parce que il y a aussi d'aides démultiplié dans les territoires avec les régions, avec les communes et cetera. Donc on a Attendez, vous dites qu'il y a 15000 aides aux entreprises en France. 15000 a différent.

Monsieur Pil a raison. Comme on sait pas le montant, on sait pas non plus comment dirais-je le nombre d'aide et nous-mêmes entrepreneurs, on sait pas quelle aide utilisé la plus approprié à la situation à laquelle nous vivons. Donc là, vous prêchez un converti, h moi je suis aussi pour la limitation des aides, pour supprimer le seoutrage des aides pour avoir des y aidtes plus efficaces.

Mais peut-être la question que j'ai pas entendu, mais j'attends qu'Isabelle Saporta peut-être vienne dessus, c'est pourquoi on aide nos entreprises ? pas uniquement pour faire plaisir aux entrepreneurs quand même parce que ça c'est pas possible parce que tout simplement on n'est pas compétitif. Non mais si en grande partie parce qu'on a des charges sociales encore plus lourdes que d'autres.

Donc limiter le nombre d'aide moi je dis bancaux parce que nos entrepreneurs sont pas des chasseurs de prime. Ouais Isabelle. Non mais vous avez raison monsieur de mettre en perspective en fait toutes les tous les sujets en fait que que que révèle ce poste de d'Édouard Philippe.

On a d'abord il met en perspective effectivement notre modèle social. Il dit, "On a un modèle social de riche et en fait on est un on un pays qui ne produit plus. Comment on peut relancer cette production ?" Et ça c'est quand même le truc crucial.

Et après moi ce que j'ai trouvé le plus intéressant dans ce qu'il a dit, c'est la question de la surouverture de l'Europe au reste du monde. Il dit "On hyper régule en France, on hyper régule en Europe, on empêche les géants en fait d'exister." Rappelez-vous, on avait empêché la fusion Alstom Siemens parce que c'était une rupture de concurrence qu'il faut toujours mettre le soi-disant le consommateur au lieu du citoyen du centre.

Et la la fusion TF1 M6 souvenez-vous RTL RTL c'était ça a été empêché par la puissance publique. Par les lois anticoncentration par les lois anticoncentration. Donc si vous voulez en fait on est toujours dans le même système en fait c'est-à-dire qu'on empêche au fond le moyen d'avoir des vrais leaders européens une fois qu'on les a cassé et qu'on s'est ouvert au cas de vent aux Chines sans sans aucune régulation possible puisqu'on a aussi retiré la taxation la TVA sur les paquets de - 150 € on vous dit bon courage et effectivement pour vous en sortir on essaie de soupaudrer de de d'aide en permanence et ben ça ne fonctionne pas c'est vrai et moi par contre je j'entends ce qu'il dit je trouve ça formidable Je vois pas comment on fait.

C'estàd qu'il faut tout casser. Faut il faut un mil y aller avec la tronçonneuse parce qu'en fait moi je Oui. Tentez pas Isabelle Saporta.

Ne nous tentez pas. Ne nous tentez pas parce que j'entends je sais que c'est votre light motive et j'entends et je sais que c'est vous vous le dites vous le prenez depuis des années. Vous avez sûrement raison Éric.

Maintenant je vois qu'il a été quand même premier ministre de la France qu'il a été en place que il me semble que ce qu'il nous propose là aujourd'hui ça ressemble beaucoup beaucoup à ce que proposait un certain Emmanuel Macron. en 2017 qui est quand même présidente depuis 8 ans et qui n'a pas réussi à le faire. Donc j'entends, vous voulez moins d'aide et vous voulez être les mains libres.

Est-ce que vous croyez que même si chez vous on vous disait banco demain plus d'aide, il y en ait pas une partie de chez vous qui se mettent à pleurer ? Et moi je suis sûr que oui. Il y en a toujours qui qui pleureront et il y en a toujours qui demanderont plus de simplification parce que cette simplification administrative qui coûte si cher à nos entreprises, qui alourdit notre fonctionnement et qui nous rend moins concurrentiel, on l'attend quand même depuis 2017.

Et voilà mais elle a accouché il y a quelques mois d'une petite souris. Mais n'oublions pas l'Europe, on en a déjà parlé ensemble sur ce plateau avec les trames tarifs au début d'année hein. Donc cette Europe qui doit se construire, qui doit avoir des champions économiques, qui doit travailler ensemble, elle est plutôt en B2B aujourd'hui.

Chacun tire un peu la couverture à lui. Que ce soit Madame Mélonie, que ce soi les Espagnols, que ce soi comment dirais-je les Portugais, on a l'impression voir l'Allemagne. Mais je me permets, soyons pas naïfs.

Ça sera toujours comme ça. Ça sera toujours comme ça, on meur heureux. Non non, il faut on s'adapte, on fait avec le réel.

Il faut qu'on soit empirique. Nous avons eu l'illusion que l'on pouvait construire après l'euro la monnaie commune. Grâce à Dieu, on a euh la monnaie commune.

Sinon, on irait d'évaluation en dévaluation et on sera déjà on sera déjà euh en banqurroute. Heureusement, on a l'Euro. Mais mise à part la monnaie commune, chacun est dans son couloir, chacun défend ses intérêts.

Et on a eu l'illusion pendant 30 ans avec après les magnifiques discours de Jacques Deor, de de de d'Elmou Cole, de François Mitteran, que l'Europe allait devenir une Europe fédérale dans sa tête. Pas du tout. Les nations restent là, elle restent là.

Et je c je suis persuadé, moi j'ai changé d'avis là-dessus. Il y a 20 25 ans, je pensais qu'on allait faire l'Europe de la production, l'Europe de la défense, la solidarité. Sauf que lorsque vous discutez avec des chefs d'entreprise, le terrain, le concret, par ce qui se passe dans les colloques, hein, magnifique.

Et bien, vous avez le patron français qui dit "Moi quand je suis dans une réunion avec des Allemands, c'est super dur. C'est super dur. Les négociations sont super dures." Ils disent "Vous savez, on veut, ils sont à la chinoise, on veut faire 30 % de part de marché.

Zalando par exemple, le Amazon allemand." Sans pitié, les Italiens, c'est pareil. Donc arrêtons cette naïveté, construisons des protections européennes si on peut mais également national et surtout augmentons notre compétitivité nationale.

Ça on peut faire au niveau national. Ouais, c'est c'est très bien. Mais moi moi non mais j'entends ce que vous dites.

Pascal P j'ai compris j'ai compris votre idée c'est que par-delà tout ce que nous pensions, nous les rêveurs européens les identités nationales restent fortes, y compris dans le monde de l'entreprise avec des particularités. Il suffit de il suffit de parler avec des gens qui sont dans des sociétés internationales européennes. Il vous dit "C'est très compliqué dans les Skype qu'on fait.

Les Allemands pensent comme ça, les Italiens ils agissent différemment. Ils estiment que les Français sont pas haut niveau et c langu 20 langues. Les réunions durent une journée avec 20 langues." La question Pascal Perry, la question que je vous pose l'idée d'Edouard Philippe supprimer des aides aux entreprises et faire baisser les impôts de production.

Franchement, quand on voit la puissance de l'État profond en France, on n'arrive pas à réformer notre pays. On sait pas pourquoi, parce qu'il y a des petits hommes gris qui sortent d'un peu partout et on a inventé un système qui qui nous survivra. Ces 15000 aides dont il parle, Bernard Cohen Adad, il dit il y en a pas 2600 en France.

En réalité, comme elle redonde, elle redouble, il y en a 15000. Vous croyez que comme ça un politique peut dire "Allez, terminez les aides, allez terminez." Mais c'est une usine à gaz.

On y arrivera jamais. On n'y arrivera jamais. Alors la question, vous avez raison de la poser comme ça, c'est pas pourquoi, c'est comment.

C'est que ce qui nous manque, c'est le c'est le mode d'emploi. Et je je cette semaine dans les échos, je publié une tribune dans laquelle je dis deux choses qui sont à mon avis deux éléments liés à notre débat. C'est un en France tout le monde se mêle de tout et donc personne ne traite les sujets véritablement jusqu'au bout.

Deuxème élément, en France, à la différence des pays d'Europe du Nord, nos politiques publiques sont éparses. C'est de l'arrosage, c'est du saupoudrage alors qu'il faudrait faire des choix précis, se dire dans tel ou tel secteur, on met le paquet parce que on est aligné. C'est ce qu'on aime faire, c'est ce qu'on sait faire, c'est ce que le marché réclame.

Maintenant, le cœur du problème qu'on aura traité euh cette question-là, c'est de retrouver, comme le dit Bernard, de la compétitivité. Je en deux mots. Pourquoi est-ce que c'est essentiel la compétitivité ? parce que c'est la capacité à créer de la valeur et vous allez voir que ça a un lien avec les sujets qu'on a en ce moment sur la protection sociale.

Plus il y a de valeur dans l'industrie par exemple, on sait que pour 100 on a 115 de de valeur ajoutée. La valeur ajoutée c'est ce qu'on gagne collectivement, c'est ce qu'on redistribue ensuite. Donc compétitivité, capacité à créer de la valeur ajoutée.

Comme on n'y arrive pas, qu'est-ce qui se passe ? On ne peut plus dévaluer par la monnaie. Donc on dévalue notre modèle social et les coups de rabot qu'on prend dans la figure régulièrement depuis 20 ans, c'est ça les amis, c'est parce qu'on n'est pas capable d'être suffisamment compétitif.

Et pour être compétitif, il faudrait Non mais un, on produit plus euh de En effet, c'est le c'est le sujet que qu'on évoquait tout à l'heure. On produit plus en France mais et on produit plus en Europe non plus. Chce on s'est mis dans les mains, on a considéré au fond que les Européens, c'est ce que ce qu'a dit très bien Renault tout à l'heure, les Européens ne sont plus des citoyens en fait.

On est des consommateurs et contrairement à ce que vous dites, on en est pas resté aux frontières pour chacun dans son pays. On n même plus maître dans notre pays puisqu'on peut même pas faire ce qu'on veut avec la TVA et le reste. Et sur les gafes, juste je finis juste ça, je vous rends tout de suite la parole sur tout ce qui est l'avenir de du monde en fait, les gars femmes, tout ce qui fait en fait notre indépendance informatique pour demain, on est dans les mains des États-Unis.

Oui, mais mais ça il n'êche que là on traite un autre sujet qui est celui de la complexité c'estd Oui. Non, non, mais attendez, les politiques publiques ça peut avoir un intérêt quand même. L'État n'est pas inerte. l'État pourrait la simplification, l'efficacité la simplification pour l'efficacité euh c'est utile et dans le domaine fiscal, c'est tellement brumeux comme vous l'avez décrit tout à l'heure euh tous les deux des des impôts écrasants et en même temps des des exemptions enfin des des solutions des rustines.

Je cherche je cherche le mot des rustines. Des rustines parce que c'est ça les niches fiscales en réalité. Plus personne n'y comprend rien.

Seuls les grandes boîtes ont les moyens de s'offrir des services de d'avocats fiscalistes qui sont capables de d'utiliser et les les petites les petites sont étranglées. Ça rejoint notre problème de production et de compétitivité. Et donc l'État participe à la situation qui est la nôtre aujourd'hui qui est une une situation d'apauvrissement.

Bien, merci les amis. Dans une poignée de seconde euh ce ces images qui en ont choqué beaucoup des jeunes filles euh voilé dans l'Assemblée nationale qui sont venues écouter les [musique] les débats euh périple scolaire hein. Euh oui.

Oui. Alors ça reste approuvé parce qu'on le sait pas justement mais la présidente de l'Assemblée nationale s'en est apparît elle s'en est elle-même émue et c'est ça qui nous intéresse. À tout de suite.

Sénégal. C'est cool. Mesdames, messieurs, encore une affaire qui va faire couler [musique] beaucoup d'ancre dans le monde politique.

Des jeunes filles voilées aperçu à l'Assemblée nationale, pas dans les través au milieu des députés [musique] bien évidemment, mais vous savez un peu au-dessus là où sont celles et ceux qui assistent au débat parlementaire. Effectivement [musique] donc c'était hier au sein de [rires] l'hémicycle au palais Bourbon. L'extrême droite s'est auusquée mais ce qui est intéressant c'est que la présidente de l'Assemblée nationale elle-même a tenu à réagir en publiant regardez ce texte sur son réseau social X.

Voilà ce qu'elle décrit. Il y a elle Bronne Pivet au cœur même de l'hémicycle de l'Assemblée nationale où en particulier a été votée la loi en 1904 de 2004 pardon sur la laïcité à l'école. Il me paraît inacceptable, ça c'est le moins important, que de jeunes enfants puissent porter des signes religieux ostensibles dans les tribunes.

Nous n'avions pas été confrontés à cette situation par le passé. J'ai appelé chacun à une extrême vigilance pour que cela ne se reproduise pas. C'est une question de cohérence républicaine.

Est-ce qu'elle a eu raison la présidente de l'Assemblée nationale de de réagir comme ceci alors qu'on rappelle le texte ? Ce n'est strictement pas interdit pour le public qui vient assister au débat. Pour les députés, effectivement, pas de signe ostentatoire.

Le public, il n'y a pas de règle qui s'applique à lui. Bon, écoutez-moi, je pense qu'elle aurait pu s'abstenir de ce de ce tweet. Il y a qu'en France en fait que le voile soit un sujet aussi prégnant, aussi hystérisé et et nulle part ailleurs.

Alors, effectivement, vous avez bien fait de rappeler le règlement. Donc dans cet article 8 effectivement on ne peut pas être voilé en tribune. La question c'est est-ce qu'elles sont même si elles sont pas dans l'hémicycles, elles sont quand même visibles de la tribune.

Bon écoutez en fait la question c'est qu'est-ce qu'on veut faire de ces gamines ? Je moi en tant que femme moi en tant que mère vous en tant que femme vous en tant que mère je enfin d'ailleurs vous je vous je vous je vous mets dedans. Vous vous avez tout à fait votre libre arbitre et peut-être que je vous mets dans quelque chose dans lequel vous avez pas envie d'être mais moi j'ai pas envie que ma fille de 4 5 ans soit voilée.

C'est vrai ça vous voyez je vois ses gamines voilées ça me rend malade en fait. D'accord. Mais moi c'est moi.

Après si j'étais présidente de l'Assemblée, la question c'est qu'est-ce qu'on fait avec ces gamines voilées ? Est-ce que en fait on est content qu'elle vienne dans l'assemblée et que elle soit confrontée à autre chose, qu'elle voit comment marche la vie démocratique française ou est-ce qu'on les laisse aux mains des barbus hein ? Où ellesont jamais rien et elles resteront au fond soumises à jamais rien voir de comment fonctionne la démocratie ?

La question c'est ça. Donc moi je veux bien imaginer ça. C'était la même bêtise quand on disait les femmes voilées ne pourront plus participer aux sorties scolairire.

On veut quoi ? Que ces femmes voilées en fait elles fassent plus partie de la vie de leur enfant de l'école de la citoyenneté. On veut qu'elle reste avec les barbus ou on veut qu'elle soit dedans ?

Alors moi c'est vrai le voile c'est pas ma tasse de thé. Ça n'a jamais été ma tasse de thé et je vois effectivement ces gamines voilées. Ça me désespère mais par contre je préfère qu'elle soit là à l'assemblée et qu'elle voit comment ça fonctionne et qu'elle se dise "Vous savez quoi ?

à demain, je serai avocate, je serai député, je serai sénatrice, je vais me battre en fait pour ce pays parce que ce pays c'est le mien plutôt que de les laisser aux mains des barbu de les ostraciser. Écoutez l'une des dernières réactions d'e parce que ça fait polémique dans la classe politique française bien évidemment Marine Tondelier ce matin. Bah je pense que si l'islamophobie était interdite dans le règlement de l'Assemblée nationale, il y en a un certain nombre qui pourrait pas encore une fois c'est sur des femmes que ça tombe tout le temps.

Mais des enfants voilés si ce sont des mineurs, c'est en fait on peut avoir un avis sur la question. En fait, il y a ce qui est autorisé et ce qui n'est pas autorisé. H donc là, dans le casre d'une sortie scolaire, qu'une maman voilée accompagne la sortie scolaire, c'est autorisé.

D'ailleurs, si ça ne l'était pas, donc ça veut dire qu'en fait quand votre maman est voilée, votre maman pourra jamais vous accompagner en sortie scolaire. C'est une forme d'humiliation pour les enfants et qui parurs annonce ce qu'ils vivront toute leur vie. Moi ça ça me fait marrer.

J'ai toujours trouvé que Yel Bron Pivet était toujours à contetemps en matière de réaction politique. J'ai j'ai le droit. Je trouve pas je trouve pas que c'est une bonne politique, c'est peut-être une bonne présidente de l'Assemblée nationale.

J'ai pas mon mot à dire mais toujours je vais vous dire une Je suis d'accord avec vous Isabelle Saportin pour une fois. Ce débat qui dure long comme le bras sur le voile. Vous parlez de gamine mais à 3 km de l'endroit où nous sommes aujourd'hui là maintenant ici à 3 ou 4 km ou 5 km, il y a des communes de France que vous traversez en voiture, en transport en commun, à l'intérieur desquels quand vous vous promenez dans les hypermarchés, vous voyez une majorité de personnes féminines, de femmes qui sont voilées.

Ce débat, on aurait pu l'avoir en 1989. Exactement. En 199 ces femmes sont françaises.

Ces femmes sont françaises. Donc je sais pas même je me demande si un jour le Rassemblement national accède au pouvoir. Je me demande de quelle façon ils vont s'emparer de ce sujet car il y a sans doute, je sais pas, je fais pas de sondage et de statistiques, mais des millions de françaises ou en tout cas des centaines et des centaines de milliers qui tous les jours portent le voile.

On peut pas les invisibiliser. Il fallait peut-être s'emparer de ce sujet avec plus de vigueur il y a 20 ans, il y a 30 ans, il y a 15 ans. Mais maintenant elles sont là, elles vivent, elles sont françaises, elles ont des enfants qui qui sont peut-être pour certaines voilées.

Voilà. Alors, on peut continuer à se rouler par terre en disant "C'est inacceptable, [rires] mais aujourd'hui les choses sont là, sont comme ça." Donc oui, il y en a il y en a il y en a à l'Assemblée nationale, il y en a partout, il y en a dans les banques.

Alors, la loi est là pour protéger, bon mais il y en a dans les banques, établissements de toute nature. Il y en a qui vont dans des clubs de sport. J'en ai vu une moi qui faisait un jogging sur un un comment s'appelle ?

Un tapis de course. Merci. Avec son bon voilà.

Donc simplement, il va falloir au bout d'un moment que les politiques de gauche comme de droite, y compris au Rassemblement national considèrent que les choses ne sont plus comme avant. Voilà. Et encore une fois, c'est pas un jugement de valeur.

Moi, je honnêtement, je me réjouis pas de cette situation, mais elle est là. Hmi. Euh bah on va du mal à être en désaccord finalement aujourd'hui sur ce plateau parce que on parlait à l'instant de on parlait à l'instant de l'omnipotence de l'État en France et et effectivement il y a euh l'État se mêle beaucoup de notre économie euh mais l'État l'État se mêle là pour le coup beaucoup de de notre vie et notre notre vie notre vie intime et notre vie de croyance.

Alors, queles que soient vos opinions de comme vous disait souvent Éric de gauche, de droite, du centre, du Red ou d'ailleurs, si vous êtes un libéral en économie contre le contre les impôts, le recul de l'État qui se mêle de tout des normes, bah il faut être libéral, faut être cohérent. Si vous êtes libéral, vous êtes évidemment totalement choqué par sa condamnation de jeune filles ou jeune femme qui portent le foulard à l'assemblée. H mais je vous dire ces débats, il y a que chez nous que ça fait ces débats dans les pays anglo-saxons, dans les pays même en Allemagne, en Espagne, en Italie, mais là s'il regarde à l'instant LCI, ils doivent se dire "Mais c'est Français mais ils sont ils sont en 1971".

Ils sont fous ces français. Ils sont fous ces français de fa polémique. Atttion les les les britanniques qui étaient très libéraux en matière de sur sur ces questions là.

On a vu l'opinion publique britannique, Nigel Farage de l'extrême droite qui est aujourd'hui très haut dans les sondages. Ils sont pas en train d'accepter ça. La société britannique ne l'accepte pas.

Seulement moi position elle est plus elle est plus nuancée que la vôtre. Moi je suis Non mais attendez attendez, je vous rends le micro tout de suite. Du coup vous avez pas entendu ma nuance. [rires] Je vais y aller.

Je vais y aller. Mais moi je tiens à dire que je suis contre l'idée du port du voile de façon massive dans la société française parce que je je trouve que c'est pas tout à fait en adéquation avec nos valeurs. Néanmoins, il est là donc on va pas on va pas arracher les voiles.

Il est là voilà ma position. Donc il est là donc on l'a voulu entre entre guillemets. On l' il est là.

C'est un fait. Et maintenant on va pas dire à ces femmes ne portez plus le voile madame nous vous l'interdisons. C'est impossible.

Donc il faut l'accepter, c'est impossible. Et effectivement euh le Rassemblement national est pour euh est pour l'interdiction du voile dans l'espace public. Et je ne sais pas d'ailleurs, faudrait revoir si dans les derniers euh dans les derniers programmes pour les municipales ou pour en cas législatif s'ils continueront à défendre cette option l'interdiction du du foulard dans les l'espace public.

Vous imaginez hein ? Mais c'est ce qu'a dit Julienou. Il y arrivera pas. une amende une amende compte tenue du nombre de de forces de l'ordre policiers et gendarmes qui ont déjà des journées et des activités incroyables.

Imaginez vous êtes vous êtes vous êtes la femme voilée. Moi je suis le policier, je viens que je dis bon là je vous retire votre truc madame ça veut dire quoi ça ? Donc il va lui arracher son son voile si elle là sur sur la tête.

Enfin c'est c'est quoi ce truc avec exactement avec des avec des contraventions qui seraient un payé ? Bon je reviens sur deux points très rapidement. France et Grande-Bretagne, on disait la Grande-Bretagne c'est effectivement un pays communautariste et ils ont pas de problème.

Et maintenant on dit "Ah non, l'extrême droite Nagu Farage est très très haute." Du coup, leur communautarisme effectivement où chacun vit séparé he on connaît à l'angloaxone avec des communautés, ça marche pas. Mais nous ça marche pas non plus puisque si vous êtes chacun ses opinions politiques mais mettons que vous soyez de gauche opposé au RN au droite opposé au RN notre modèle d'intégration bah il marche pas non plus puisque notre modèle d'intégration finalement on voulait assimiler et intégrer bah on a un RN à 35 % donc dans les deux cas que ça soit un modèle d'intégration républicain ou un modèle communautariste Grande-Bretagne et France ça marche pas donc c'est plus compliqué c'est pas le fait de porter le voile en Grande-Bretagne qui fait que Nague Farage est très haute C'est les horribles affaires de de réseaux pédophiles pédophiles qui ont été tellement mal gérés par les autorités, elles les ont caché.

Elles ont été cachées. Elles ont été cachées en Angleterre. en Angleterre caché et et les les autorités britanniques ont caché ces horribles affaires de pédophil peut-être on les rappelle c'était effectivement des un réseau je je vous interde un un réseau de taxi plutôt d'origine pakistanaise qui enlevait des gamines qui les violait de façon et les prostitué et ça a duré une trentaine d'années et les membres du labor du parti travailliste en fait ferm les yeux parce qu'ils avaient peur de passer pour des islamophobes et donc il y a une espèce de revanche en fait de cette population plutôt précaire plutôt pauvre plutôt blanche qui votait plutôt travaillé, c'est qu'il s'est dit "Mais vous voulez même pas voir ma souffrance." C'est ça.

C'est ça. Et donc comme ça a été caché effectivement Nagle Faredge augmente mais c'est pas à cause du communautarisme. Moi je suis pas je suis pas un communautariste.

Mais là où vous avez raison, c'est franchement ce sont des débats des années 7080 et je suis entièrement d'accord. Ces jeunes femmes, ces jeunes filles peut-être c'est de l'émancipation de visiter l'Assemblée, c'est aussi un espace public. C'est la République.

Et puis dernière chose, si on invite si on invite des missions du Golf ou d'ailleurs ou du Maroc, on va demander à à à à des diplomates ou à une membre de famille royale d'enlever le voile. Fran non non, mais je un jour je vous dis un jour [musique] un jour dans cette émission dans les prochaines années, le monde change. Cette population même c'estes français issus de l'immigration votent différemment aujourd'hui d'il y a 20 ans.

Peut-être qu'un jour on fera une émission sur ces Français originaires du Maghreb qui vote Marine Le Pen. Allez savoir, il y en a. Il y en a.

Donc les choses changent considérablement et Yelle Bron Pivet aurait dû à mon avis changer sur le regard qu'elle porte aujourd'hui sur ces Françaises voilées. [musique] Mesdames, messieurs, dans une poignée de seconde, on va parler de quoi ? Ah bah sur l'état ce que vous appelez l'état nounou.

Est-ce que c'est terminé ? Est-ce qu'on peut encore se permettre toutes ces aides [musique] versées entreprises particulier ? Cacher, cachez les enfants.

Cacher les enfants. Dans une seconde, c'est mon édito sur l'état nounou ou là. Bon mesdames messieurs, les choses sérieuses commencent.

Je vois, il est en train de sangler sa veste notre invité Benoît Perin de Contribuables associés. Vous êtes en forme Benoît [musique] ? Je suis en forme.

Dès que je vous vois, je suis en forme. Ouais. Si vous n'êtes pas en forme, vous pouvez aller vous reposer et revenir quand vous serez en forme.

Nous on on n'accepte [musique] pas les gens à 70 % d'énergie. Vous êtes à 100 %. Je suis à 120 %.

Bon et vous Isabelle Saportin ? Mais je vais me reposer, je reviens dans l'école. Renault Pila, ça va ?

Pas en [musique] forme du tout mais je reste parce que je vous aime. M Magali vous allez bien ? Pareil 100 % pareil.

Très bien. Bon voilà Tipdames messieurs que au sommet de l'État on propose la suppression d'une aide. En France en 2025 on parle de la suppression d'une aide.

Mon dieu ! Mon dieu ! D'ailleurs, est-ce qu'il en restera encore quelquesunes des aides ?

Bon alors, il s'appelle Roland l'escure. Il est ministre, il propose, bon c'est vraiment une niche, c'est la prime de Noël pour acheter des cadeaux de Noël pour les enfants pour les pardon pour les parents qui n'ont pas d'enfants. Voilà, c'est vrai que don voilà, peut se dire donner une prime de Noël pendant des années pour acheter des cadeaux à des parents qui n'ont pas d'enfance, c'était vraiment un truc un peu pervers.

Mais ça existait. écouter le ministre de l'économie, il explique il explicite son grand projet d'économie pour la France. Dans la prime de Noël, il y avait donc quelques dizaines d'euros avec des variations entre un peu plus de 100 € et 450 pour les familles très nombreuses qui étaient versé pour offrir des cadeaux aux enfants.

Il s'avère que dans les gens qui reçoivent la prime de Noël aujourd'hui, il y a des gens qui n'ont pas d'enfant et donc on propose de recentrer le dispositif bah sur ceux qui croient encore au père Noël. Ça semble assez raisonnable. Maintenant, si le parlement veut revenir sur cette mesure, ben il faudra trouver d'autres recettes parce que ce qui est clair, c'est que le monde réel il existe.

Le monde rêvé, il n'existe pas. Père Noël ou pas ? Le monde réel c'est qu'on a besoin de restaurer les finances publiques de la France.

Pas pour faire plaisir à Bruxelles, pas pour faire plaisir au marché financier, mais en fait pour rassurer les Françaises et les Français qu'on tient le pays et qu'on est capable après avoir beaucoup protégé bah de redresser les finances. C'est quand même normal. Bien que voilà donc le gouvernement qui supprime la prime de Noël qui veut supprimer la prime de Noël pour les foyers sans enfants.

La France est sauvée. La France La France est sauvée. Mesdames messieurs, on arrête cette émission tout de suite.

La France est sauvée. Voilà. Ça veut dire que la fin des aides vous n'y croyez pas en France ?

Non, la fin des aides, j'y crois. Alors, je vous ai fait un petit édito aujourd'hui mesdames messieurs. Il fait quatre pages.

Il aurait il aurait pu faire 600 pages. Écoutez plutôt. Je me suis pas beaucoup foulé aujourd'hui en général.

Je prends ma plume, j'y consacre du temps, de l'énergie, je cherche des formules. Là, vous allez voir mon édito, il est simple hein. Voilà, c'est la liste, une toute petite liste des êtres qu'on a dans ce pays, des plusulouf, voilà, qui sont en vigueur aujourd'hui en 2025.

Allocation, projet appartement jusqu'à 2500 € si quelqu'un veut louer un appartement. Voilà ben 2500 € voilà pour des équipements, une cuisine allocation projet jeune. Si un jeune veut un vélo, un scooter, voilà, ce sont des aides ça qui existe àocation autoroute, si vous voulez, vous êtes un revenu modeste pour payer l'essence, le péage.

Voilà, quand vous partez en vacances, il y a l'aide aux vacances également qui peut payer la la une toile de tente ou un camping une espace de camping-car pendant les vacances. Toutes ces aides existent. J'en ai pris quelques-unes qui sont un peu loufoques, mais plus généralement il y en a des tas que vous connaissez mais quand on les juste impose, c'est dingue hein. la prime d'activité pour les travailleurs modestes, la location adult handicapé bien sûr, la location de solidarité aux personnes âgées, la location supplémentaire d'invalidité, la complémentaire santé solidaire pour les personnes aux modestes ressources, la SF, la location soutien familial, la prime chèque énergie pour les factures d'électricité et de chauffage, la bourse pour les collégiens et les lycéens, la location éducation enfant handicapé, la location de veuvage, le minimum vieillesse, l'aide sociale à l'enfance pour les mineurs en situation difficile, la PCH prestation de compensation ation du handicap, la majoration de la vie autonome, la garantie jeune pour les jeunes sans emplois, laallocation de logement social pour ceux qui n'ont pas le droit aux APL.

Il y a des gens qui n'ont pas le droit aux AL, mais on a créé une autre aide pour ceux qui n'ont pas le droit aux AL, c'est la location logement social, la F pour les enfants à charge, l'ACRE pour les créateurs d'entreprise, l'Arce pour les demandeurs d'emploi qui créent leur boîte, la CAP pour les créateurs d'entreprise encore, le Crédit impôt recherche, le Crédit impôt innovation, la France NUM pour les TPE qui passent à la numérisation. J'en ai encore de pages hein. Euh on pourrait parler des contrats de développement innovation, les CDI, les subventions à l'installation création d'entreprise faire chuter la l'audience.

Oui. Non mais attendez, c'est pas fini. Non, je vous propose qu'on on mette la liste sur le site de TFA info comme ça euh parce que là il jusqu'à 14h30.

Quand on regarde le répertoire national des aides aux entreprises, là maintenant on revient sur les aides aux entreprises. Il y en a officiellement 2267 aide aux entreprises. Je sais pas si vous vous avez une entreprise, vous avez 2267 aides possibles pour votre entreprise.

Et tout à l'heure, un dirigeant de la CPME nous disait "Mais non, ça c'est les aides d'État, mais quand vous ajoutez les aides régionales, les aides départementales, on arrive à 15000 aides possibles pour les entreprises qui à mon avis n'en connaissent que 10. Un chef d'entreprise connaît 10 15 possibilités d'aide financière. Quant aux aides au particuliers, officiellement, il y en a 200.

Toujours selon l'État. En réalité, bien évidemment quand on cumule celle qui doublonne, c'est les régions, les départements, toutes les aides locales, on arrive à des centaines et des centaines d'aides. Mesdames, messieurs.

Donc merci Roland l'Escure d'avoir imaginé une seconde qu'on allait pouvoir améliorer les choses en privant les gens qui ont une prime de Noël et qui n'ont pas d'enfants d'aide. La réalité c'est qu'il faudrait peut-être penser un peu plus ambitieux parce qu'il y a beaucoup d'aides qui qui doublonnent. Vous vous êtes déjà penché vous Benoît Perin sur ces dispositif d'aide.

C'est c'est phare honnêtement hein. Moi en préparant mon truc là, j'ai je suis rentré dans un monde qui fout la trouille que que la plupart des français des 60 millions de français ignorent méconnaissent les aident mais c'est des millions non des milliers de dispositifs. Alors c'est vrai que c'est un sujet délicat parce que par définition vous avez justement pointé la raison pour laquelle c'est dur de baisser la dépense publique c'est précédemment parce que ça touche souvent à la dépenche sociale qui je qui je le rappelle quand même touche 50 % de la dépense publique et donc vous touchez à la vie des gens.

Donc c'est difficile d'y toucher, mais c'est pas parce que c'est difficile d'y toucher qu'il faut pas regarder la réalité en face. La réalité, elle est finalement assez simple. C'est qu'on a un système de protection sociale qui a été bâti par un p sous un régime de pays riche alors qu'aujourd'hui on est un pays pauvre parmi les pays riches.

Et donc ça a deux conséquences. La première conséquence ah bah en tout cas parmi les pays riches parmi on déclasse année après année sur quasiment tous les classements et le classement le plus important c'est celui de la création de richesse par habitant donc le PIB par habitant. Dans les années 90, on était 6e.

Aujourd'hui, on a on navigue entre la 23e et la 26e place. Vous voyez en 70 égal aux États-Unis, hein. En 1970 égal aux États-Unis, le pit.

Et du coup, ça veut dire que ça il y a ça deux conséquences. La première conséquence, c'est qu'on a plus les moyens de se payer ce système-là puisqueencore une fois, on raisonne sur un ancien schéma. Et deuxièmement, il faut aussi comprendre que ça agace de plus en plus des Français qui travaillent dur et qui ont l'impression effectivement de travailler dur pour un système social qui est très lourd.

Et ce qu'il faut rappeler d'ailleurs Nicolas Dufour, le patron de la BPI dans son dernier de la banque publique d'investissement dans son dernier ouvrag, je le rappelle bien, c'est que vous avez à peu près la dette qui finance 2/3 de prestation sociale. Donc je veux dire ça pèse très lourd vraiment dans euh dans la dette. Et dernier point et là c'est le le le gouvernement qui le dit, l'adresse, vous savez, c'est le espèce de d'organisme statistique du gouvernement qui indique quand même que on est le pays d'Europe à avoir la dépense sociale la plus importante par rapport à notre PIB. 32 % de dépens de dépenses de prestation sociale.

La moyenne de l'Union européenne, c'est 27 %. Donc ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'aujourd'hui on va devoir faire le tri dans ces aides parce qu'effectivement on est arrivé au bout du bout d'un système qui je crois est allé trop loin justement dans le système d'aide pour les ménages comme pour les entreprises. Les entreprises c'est parecoup objection.

Benoît Perin de contribuables associés. Denis Olivien disait les choses ne sont pas prêts de changer car nous sommes dans un pays où 60 % des personnes perçoivent plus de l'État qu'il ne le lui donnent. 60 %.

Donc pourquoi voudriez-vous que la majorité des Français disent "Ben finalement, on aimerait percevoir moins les gens ont c'est la schizophrénie française qu'on voit sur la question des retraites et cetera. Les gens ont intérêt à dire, faisons en sorte que il y a un statut qu ça continue comme ça parce qu'on n'engranche plus de l'État qu'on ne le lui qu'on ne lui donne. Et ben c'est une étude qui est passionnante.

Effectivement 57 % des Français bénéficient plus du système qu'il nicotisent. Donc ce qui fait qu'effectivement on a créé un système une espèce de monstre qui est très difficile à réformer précisément pour cette raison-là parce qu'aujourd'hui plus d'un forcé sur deux a intérêt en quelque sorte à que le système se maintienne puisqu'il est bénéficiaire. Il faut effectivement nettoyer ce système-là pour qu'on ait euh intérêt effectivement à davantage travailler et donc à euh à pour le coup vraiment participer très concrètement à la croissance du pays parce que le sujet central c'est qu'on ne produit pas assez et encore une fois comme tous ces statistiques-l sont fait par rapport à notre PIB si on avait un PIB plus important les prestations sociales pèsaient moins par définition sur cette création de richesse.

Alors Magalie, je voudrais vous montrer quelque chose. Je trouve ce que vous dites est absolument fascinant et essentiel. essentiel.

Comment voudrions-nous dans un système démocratique où les gens votent et il faut que se dégage une majorité ? Voilà, comment pourrions-nous changer les choses alors que 57 % des Français bien évidemment sont dans cette douce schizophrénie, voilà, et qu'ils reçoivent davantage de l'État qu'il ne lui donnent. Très bien.

La deuxième chose, c'est l'organisation mentale de ceux qui nous gouvernent. Écoutez Nicolas Dufour. Alors lui, il est extraordinaire.

Monsieur Nicolas Dufour, vous nous regardez forcément, vous êtes le patron de la BPI, vous avez sorti un livre. Je je rêve, nous rêvons tous de vos de vous invité chez nous de grâce. Acceptez notre invitation et venez cette semaine ou la semaine prochaine.

Nicolas Dufour était l'invité il y a quelques jours de David Pujadas et regardez ce qu'il dit. C'estd que même aujourd'hui dans la crise dans laquelle on est, des députés qui discutent, il discutent qu'ils se parlent pour faire des économies et cetera, ils font des efforts parce que c'est pas leur truc les économies. Et ben ils arrivent pas, ils arrivent pas et quand il quand ils essaient de changer les choses, ils se débrouillent toujours pour qu'il y ait plus de dépenses.

Ils arrivent pas à faire des économies. Je trouve que c'est fascinant. Écoutez le patron de la BPI.

Quand on est quand le cheval de l'État providence galope devant le cheval de l'économie depuis 40 ans, il faut tout faire pour que les deux se mettent à galoper au même rythme. Bon, donc il faut ralentir la la chevauchée de l'État providence. Qu'est-ce que vous trouvez dans le PLFSS aujourd'hui ?

Des nouveaux droits. Vous avez par exemple le congé de naissance pour les deux parents 2 mois avec 70 % du salaire payé 1er mois et 50 % du salaire payé le 2e mois. Ça coûte 500 millions d'euros mais on peut pas se le payer.

Comment comment est-il possible que ça soit encore dans le PDFS alors que aujourd'hui la Cour des comptes nous annonce qu'on a 23 milliards de déficit et que l'année prochaine on sera à 30 milliards d'euros de déficit ? Facinant. Et les mecs continuent, pardon mais pardon pour cette trivialité, les parlementaires continuent comme si on était au 30 glorieuse.

Dis ouais, je crois que c'est bien pour les Français que ce congé Oui, oui, c'est quelques milliardes mais c'est pas grave, c'est bien pour les Français, on continue. C'est parce qu'on est incompréhensible. Non, mais c'est parce qu'on est exactement dans la même position pour les Français que pour les entreprises.

En fait, si vous voulez, on a aujourd'hui un niveau de prestation sociale, de charge sociale très très important, d'impôt qui est quand même très important. Et effectivement, du coup, pour compenser ça, en fait, on a euh ce qu'on appelle des revenus différés et on a plein d'aides. Vous dites "La majeure partie des Français ne connaissent pas ses aides, mais vous vous méprenez.

Les Français connaissent très très bien leurs aides." Et dè d'ailleurs dès que vous touchez à une niche fiscale, hein, comme il y a un chien derrière en fait. Donc, si vous voulez alors effectivement pour les gens là, si vous voulez, ça ça touche les ça touche le cœur de gauche quand même parce que c'est on parle de cette prime de Noël pour des gens qui sont au RSA.

Alors d'accord, ils ont pas d'enfants mais ils ont peut-être des neveux, des nièces, ils ont peut-être envie d'aller voir leur famille et vraiment s'attaquer aux gens au RSA, je suis pas sûr que ce soit l'urgence mais enfin bon, j'entends ce que vous dites, mais pardonnez-moi, mais si vous vous avez des employés à domicile, on a cette possibilité effectivement de faire que soit pris en charge en tout cas en crédit d'impôt une partie des cotisations sociales à tout niveau. Chacun d'entre nous, on a accès à ces aides sociales. On a effectivement un un on vit dans un paradis en fait en France.

Alors, on peut considérer que tout ça c'est insupportable. que ce qu'on préfère c'est avoir du salaire et qu'on met tout à plat. Mais je vais vous dire hein, on n'est pas à deux pas de mettre tout à plat avec les députés qu'on a élu là parce que là ils sont en train de faire c'est comme les Micado vous savez.

On sent qu'ils sont là en train de rajouter un truc pour voir jusqu'à quel point ça va tenir sans s'effcondrer. Mais excusez-moi. Alors déjà déjà euh Éric a entièrement raison.

Euh le le dernier livre de Nicolas Dufour, le patron de la banque publique d'investissement d'aide sociale 1974 2024 va devenir un bestscellaire. H il faut que ça devienne un bestellaire le bouquin de Nicolas Dufour. Il est remarquable.

Il est remarquable. Alors attendez attendez mesdames messieurs, vous connaissez Nicolas Dufour, le patron de la BPI. Allez lui dire s'il vous plaît, allez lui dire qu'on a besoin qu'il vienne ici là Nicolas Dufour.

On veut l'inviter demain, après-demain. On a besoin de lui. Nicolas Dufour, le patron de la B un des regards les plus lucides sur la folie des pensières de la France depuis.

Je vais vous dire pourquoi. Je vais vous dire pourquoi. Parce que Nicolas Dufour, il a un profil qui est extraordinaire, c'est-à-dire qu'il est à la fois, il connaît parfaitement la haute fonction publique et les coulisses du pouvoir depuis 50 ans, des années mitérand, les années chirak.

Comment les rencements de renoncement en renoncement, on a laissé on on a laissé fider la dette. et et et en même temps, c'est un homme du privé, il a été dans le privé et il a transformé la banque publique d'investissement. Au départ, la BPI ça aurait pu être un truc de plus qui sert à rien.

Bah, la BPI, c'est une banque qui est remarquable. Et euh deuxième chose, la façon dont la France depuis 50 ans a privilégié les aides au dépend des salaires dans le privé, les salaires qui sont trop bas, elle est scandaleuse. Si les salaires étaient beaucoup plus élevés dans le secteur privé, on aurait pas besoin de cette aide.

On serait indépendant et on serait pas comme ça avec un tube au Z, ce qui ce qui est méprisant. Euh ça évite que l'on on critique l'assistana et euh il y aurait pas 9 millions de Français sous le seuil de pauvreté si les salaires étaient mieux payés. Pourtant l'image de la France, visiblement, elle rayonne encore euh au niveau international.

On fait quelques envieux. Nivin Potros nous argent, vous l'avez vu d'ailleurs. Oui, désolé.

Il a un instant, il y a des retraités américains qui ont décidé de venir en France pour notamment profiter de la sécurité sociale. Ah bah oui, de ce côté-là. Oui oui oui oui oui ou exactement.

Laissez-moi vous présenter Éric et Desbra Steelwell. Ils ont 62 et 67 ans. Ils sont américains, plus précisément originaires de Los Angeles.

Et depuis 5 ans, ils vivent à la chapelle aux vallée de la Dordogne. Et s'ils se sont installés chez nous, c'est évidemment pour notre patrimoine culturel, pour la beauté de notre paysage, pour notre gastronomie, mais mais aussi pour notre sécurité sociale parce qu'Éric et Desbras et bien ils sont tous les deux diabétiques et des États-Unis, ils devraient payer 1000 dollars par mois pour se soigner contre 0 € en France. Car comme tous les étrangers résidents en France depuis plus de 3 mois avec évidemment un titre de séjour valide, et bien ils ont une carte fitale et donc une prise en charge quasi intégrale de leurs frais de santé.

C'est ce qu'on appelle la Puma, la protection universelle maladie et comme eux et bien de plus en plus d'Américains viennent s'installer en France. Alors sont sont des gens qui n'ont jamais cotisé. Sont des gens qui n'ont jamais cotisé c'est des personnes qui n'ont pas cotisé.

Et est-ce qu'il cotisent aujourd'hui ? Et bien non plus, je vais vous l'ai expliquer mais figurez-vous que le phénomène est tel parce que c'est quand même très important que des agences aujourd'hui et bien se charge d'organiser leur installation en France. C'est le cas par exemple de l'agence French Connection qui sur sa page YouTube partage évidemment les témoignages d'Américains qui sont ravis de leur nouvelle vie en France, ravi aussi de notre système de santé.

Attendez, je viens juste de recevoir ma carte vitale. C'est fantastique. Quand je vais à la pharmacie, j'achète ce dont j'ai besoin.

La fois dernière, la quère m'a regardé et m'a demandé si ça allait. Je lui ai dit que j'étais juste halluciné à quel point les médicaments étaient bon marché par rapport aux États-Unis. une retraite mais américaine.

Alors moi alors non, moi je suis scandalisé parce que on ne peut pas dire, je vous repasse le micro tout de suite, on ne peut pas dire dans ce pays, il y a des immigrés qui viennent d'Afrique sub-saharienne, qui viennent euh de du Maghreb, de l'Est de l'Est de l'Europe, voilà qui bénéficie du système français. la carte vitale, c'est scandaleux. Je vais à l'hôpital et je ne vois que des étrangers et on ne peut pas dire ça.

Et ce réjoueur qui est des Américains qui fassent exactement la même chose. Moi, je suis scandalisé par le fait que des Américains qui n'ont jamais cotisé viennent soigner leur diabète à vos frais. Mesdames, messieurs, encore une fois, je souhaite le mal de personne.

Je trouve ça dans un instant parce que c'est le patron de l'entreprise don vous az par exactement. Fred connection, il sera avec nous dans quelques instants. Ce qui est d'autant plus scandaleux, c'est qu'en plus de la sécurité sociale gratuite en France, et bien il ne paye pas d'impôt sur le revenu ses retraités américains.

Pourquoi ? parce que notre pays et les États-Unis ont signé un accord, une spécificité qui date de 1995, une convention qui évidemment et bien est un peu la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Un député Horizon a décidé de taper un grand coup de point sur la table et a proposé de réformer tout ça avec une participation qui serait obligatoire pour ses retraités notamment américains.

Alors, est-ce que c'est cet amendement, il sera débattu quand même dans la semaine à l'Assemblée nationale ? On peut quand même se poser une question. Est-ce que ça va dissuader les Américains de venir ?

Est-ce que ça va faire en sorte que ceux qui sont déjà installés rentrent chez eux ? Ben pour le cas d'Éribras et bien pas sûr parce qu'ils le disent eux-mêmes. S'ils étaient restés en Californie, ils seraient aujourd'hui ruinés.

Et donc Richard Amande est en direct avec nous. Bonjour, merci d'avoir accepté notre amitation. Donc vous êtes le patron de cette entreprise French Connections qui donc aide les Américains à s'aller en France.

D'abord, ça veut dire que la France aux yeux des Américains reste un paradis. Alors oui, alors la bonne nouvelle, c'est que je vais faire peut-être redescendre l'attention de tout le monde. Euh ce n'est pas gratuit en fait le système social pour les Américains qui arrivent en France.

D'ailleurs, il faut qu'ils contribuent 9 % de leur de leur revenus global annuel. C'est une grosse méconception en fait. Donc il faut qu'il payent, ça sera beaucoup moins cher que chez eux effectivement parce que eux ça va être que du privé ou alors ils vont avoir quelque chose qui s'appelle Medicare aux États-Unis.

Euh par contre en fait c'est pas du tout gratuit. Ce ne serait que gratuit si leur revenu était plus bas que 23000 € 23500 € par an. Et alors du coup bah ils auraient pas de visa pour venir en France parce que pour venir en France pour être mais ce sont des retraités ce sont des retraités 25000 € par an.

Ça fait combien par mois ? Ça fait 2500 € de revenu. Alors oui, mais du coup vous auriez pas votre visa vraiment.

Alors c'est ça le pour vous expliquer, c'est vraiment le le le le la méconception en fait, on le voit souvent sur nos vidéos, hein. Euh des gens disent "Bah vous venez profiter du système social et cetera." Alors certes si c'était des des gens vraiment bas revenu aux États-Unis bon le cas le cas serait enfin le cas est rare parce que du coup en fait les demandes pour avoir un visa renouvelable en France, il est quand même assez strict.

Il faut savoir qu'il faut avoir une assurance privée médicale obligatoire pour la première année. Il faut aussi montrer que ces revenus sont assez forts pour pouvoir survivre à la fois à leurs besoins en fait de de de SMIC, on va dire minimal. Monsieur Monsieur Ramon, vous vous dites en fait à 23000 on les prendrait pas.

C'est quel comme vous dites qui paye à peu près 10 % 9 % quel revenus ont en moyenne les gens que vous faites venir en France ? Pourquoi présente les 10 % qui versent à à sociale français en France, il faut la culture européenne et ça veut dire en général qu'ils sont déjà venus. Ça veut dire que leur Non, mais là vous tournez autour du pour dites-nous l'argent parce que vous dites c'est pas 25.

Alors en général les les gens qui qui viennent ont à peu près 6000 € par mois de revenu euh social, on va dire, c'est-à-dire de leur retraite. Euh et une épargne très conséquente. Oui, mais là Richard Amand là je je vous écoute.

Vous faites ce que vous pouvez essayer de sauver l'image de ces Américains qui viennent en France. Moi, je suis du sud-ouest de la France. Je connais des Américains qui se sont installés dans des petits villages.

Mais là, ce qui est intéressant dans le reportage qu'on voit, c'est pas ces Américains qui viennent en France. C'est c'est ces Américains qui n'ont pas assez d'argent pour se soigner aux États-Unis ou qui sont simplement un peu cupide et qui aiment bien l'idée de faire des économies et qui choisissent de venir passer leur retraite en France parce que c'est gratos et qui n'ont jamais cotisé de leur vie en France qui viennent s'y établir et qui au bout de 3 mois ont une carte vitale et qui profitent alors avec 9 % dites-vous de cotisation soit et qui profitent d'un système de soins financé par les Français pour soigner des maladies longue durée puisque l'exemple qu'on a c'est monsieurs et madame qui sont diabétiques ou pour pourquoi pas venir soigner un cancer ou une pathologie grave au frais de la sécurité sociale française c'est un peu différent c'est un tout petit peu différent donc il y a les Américains qui viennent pour le charme de la Dordogne et puis il y a les Américains qui viennent s'établir en France parce qu'ils ont des maladies longue durée et que c'est beaucoup beaucoup moins coûteux voir gratos de venir se faire soigner en France par rapport au Nebraska à l'Oklaoma ou euh au Nevada. Mais en fait, je serais d'accord avec vous.

Moi, je suis né dans le GERS aussi. J'ai grandi, je suis né de de parents britanniques qui ont travaillé toute leur vie en France et cetera. Par contre, vraiment pour les Américains, vous avez un système de visa qui est qui est très dur, hein.

C'est-à-dire que j'étais j'étais aux États-Unis à peu près une semaine. J'ai pu j'ai j'ai eu j'ai eu la chance de déjeuner avec l'ambassadeur de la France, monsieur Billy. euh qui euh qui qui signe en fait bah son office signe pour les visas américains.

Et aujourd'hui, vous avez aussi un contrôle qui s'appelle l'OFI en fait quand vous arrivez en France euh pour voir quelles sont vos pathologies. Euh c'est-à-dire c'est quelque chose qui est qui doit se faire dans la première année et qui des gens dans ce cadre-là, si vous le citez euh de cet exemple, ben pourrai se voir refuser leur carte de séjour qui n'est renouvelable que tous les ans. C'est-à-dire que euh autant vous allez avoir la carte déjà la carte vitale, vous l'aurez pas en 90 jours, c'est faut comprendre parce que notre système il est un peu à la bour.

Euh mais deuxièmement, vous allez pas forcément pouvoir renouveler votre carte de séjour si si on voyait que ce serait le cas quoi. C'està-dire que c'est quand même assez carré. Bon, merci à vous Richard Amonde.

Cet anglais est quand même un homme de de goût puisquil c'est Mélonie qui fait du il est du ger dans le ger le plus beau département de France. C'est Mélonie qui fait la même chose en Italie. Vous trouvez ça formidable quand on fait venir les Américains.

Mais regardez, ils ont 800 € par an et ils doivent claquer de l'argent. Non non vois des Américains avec des agences des Américains qui viennent profiter des cotisations des Français en matière de sécurité. Vous savez combien ?

Est-ce que vous savez combienz attendez attendez attendez est-ce que les amis oh oh, c'est moi le patron. Est-ce que vous savez ? Non non pas tout à fait.

Combien [rires] ? Non mais par rapport à eux nous nous on est copatron mais par rapport à eux là eux eux ce sont nos subalternes. Magalie [rires] mais bien sûr.

Est-ce est-ce que vous savez combien coûte le traitement annuel d'un diabétique ? Le une chimiothérapie en France c'est des centaines et des centaines de milliers d'euros. On parle de d'argent lourd là hein, on parle pas d'un on fait pas venir on fait pas retraité en fait et on empêche nos retraités de partir au Maroc et au Portugal hein on et on leur voz quand vous avez un système qui est extrêmement généreux, vous avez ce genre de business qui se monte et je trouve ça très choquant de la même manière vous savez en France il y a des business qui se montent des sites internet qui le permettent vous mettez votre condition vos conditions de ressources vos conditions fam compagnie et on vous fait une espèce de simulation sur les auxquelles vous avez droit et ça c'est nos entreprises si on payer des prestations pour ça je veux dire c'est on on marche sur la Merci beaucoup.

Bien, on voulait vous éclairer en tout cas sur ce phénomène mesdames messieurs, des étrangers qui ont des systèmes de soins moins performants que nous et qui viennent sur leur vieux jour vivre et se faire soigner en France. On pas fini d'en parler. On n pas fini d'en parler.

Souvent je Oui, je le redis à vos à vos dépends à vos dépens. C'est un beau pays. Oui.

Oui.Elle est généreuse. Prouvez-moi que j'ai tort.

Non, un jour je ferai ça. [rires] Je ferai un "Pouvez-moi que j'ai tort. La France est un beau pays et là effectivement c'est notre nouvelle rubrique mais c'est pas tout à fait sur ce même thème que vous vouliez nous alerter.

Oui. Prouvez-moi que que j'ai tort. Moi, je trouve que les récentes sorties sur la question de l'arme nucléaire de Vladimir Poutine, je vous les ferai écouter dans un instant, de Donald Trump, je vous la ferai écouter dans un instant, du chef d'étatmajor de l'armée française qui a parlé hier de l'arme nucléaire.

Je vous la ferai écouter dans un instant. Tout ça me met dans des dispositions qui m'inquiètent énormément sur cette espèce de montée verbale dans un premier temps de des rodeaux montades sur la bombe atomique. Voilà.

Et euh justement cette inquiétude a été renforcée par la sortie d'un film sur euh Netflix, euh un film absolument incroyable qui s'appelle The House of Dynamite, la maison de la dynamite. Et je crois Magalie qu'on a la la bande annonce de ce film qui est sorti cette semaine je crois euh qui est sorti le il y a 15 jours précisément donc sur Netflix réalisé par la réalisatrice américaine Catherine Biglot, vous le savez qui fait des films souvent sur l'armée américaine extrêmement bien documenté et elle affirme dans ce film que si jamais il y avait une attaque nucléaire sur les États-Unis et bien la première puissance mondiale ne serait pas capable de contrer ce missile. Bande annonce.

Je croyais que c'était juste histoire d'être [musique] paré à tout. que c'était pour impressionner, pour que le monde tourne rond. [musique] En voyant qu'on est prêt à réagir, personne ne commence une guerre nucléaire. [musique] [musique] Environ 3 minutes, nos radars ont détecté un missile balistique au-dessus du Pacifique.

La trajectoire actuelle est cohérente avec un impact quelque part sur le territoire des États-Unis. On a déjà vu un niveau 2. Non, on est sûr de ça ?

Le Stratcom veut l'ordre de déclencher un tir de représaille. [musique] Il va falloir que vous respirizz. On parle d'arrêter une balle avec une balle.

Alors, on joue à pile ou face, c'est ça ? On a investi 50 milliards de dollars pour un calchet. Tu sautes dans la voiture et tu quittes la ville.

Si nous ne prenons pas de mesure pour neutraliser nos ennemis sans attendre, nous allons perdre la possibilité de le faire. Surgère mal cette histoire. [musique] Aucun de nous sera vivant demain.

Il n'y a pas de plan B. On a fait tout ce qu'il fallait. On a fait tout ce qu'il fallait. [ __ ] tout ça n'a pas de sens. avec toutes ces bombes, ses plans d'attaque, les murs.

Le le principe mesdames messieurs de ce film est absolument effarant. Benoît Grémard est avec nous, chercheur associé à l'Institut d'étude de stratégie et de défense, spécialiste du nucléaire militaire. Merci cher Benoît d'être là.

Magalie Bartest, éditorialiste international. Vous l'avez vu le film ? Bien sûr.

Vous l'avez vu le film ? Vous l'avez vu le film ? Je n'ai pas Netflix.

Mesdames, messieurs, le point de départ du film, je mets pas désolé. Comme on dit aujourd'hui, le point de départ est extrêmement simple. Un missile nucléaire sort de l'océan Atlantique, probablement projeté par un sous-marin nucléaire lanceur d'engins.

Et ce missile se dirige vers les États-Unis, en l'occurrence Chicago, connurbation de 10 millions d'habitants et il va frapper la ville, détruire la ville dans 19 minutes. Voici ça. Voici le point de départ du film.

Le problème, l'énorme problème, c'est que l'intelligence américaine, les radars américains, la détection américaine, euh les satellites américains n'ont pas détecté le point de départ de ce missile. On ne sait pas si c'est la Russie, si c'est la Chine, si c'est la Corée du Nord, si c'est une autre puissance nucléaire, il y en a neuf qui l'envoient. Et là, soudainement, le Pentagone, soudainement euh l'exécutif, le président des États-Unis sont totalement désarmés par ce qu'il faut répliquer, mais répliquer sur qui, sur quoi, comment ?

Benoît Grémarc, c'est absolument c'est une problématique très très actuelle, je trouve hein. Oui, absolument. Mais dans le film, la problématique, c'est qu'il n'y a qu'un seul missile qui est tiré.

C'est-à-dire que euh on ferait une attaque nucléaire presque conventionnelle, on enverrait toute une arme à missile. Euh la Russie a 5500 ogives euh qui son qui sont possiblement déployé, la Chine bientôt 600. Donc ce qui est intéressant et intriguant dans ce film, c'est qu'il n'y a qu'un seul missile.

Donc est-ce que c'est une erreur ? Est-ce que Mais et à côté de ça, vous n'avez pas de message d'information des autres puissances nucléaires notamment. Ouais.

Et Magalie, ce qui est intéressant quand même, c'est qu'on est dans un contexte extrêmement tendu. Éric l'a dit, on va y revenir avec les dernières déclarations qui sont pas très rassurantes. Et donc dans ce contexte où on parle énormément de nucléaire, ce genre de film a fait réagir jusqu'aux Pentagone qui n'a pas trop aimé cette théorie comme quoi les États-Unis seraient pas pas tellement prêts à faire face à un missile nucléaire.

Oui, parce que dans le film, les missiles intercepteurs, il y en a deux et ils n'atteignent pas leur cible. Donc le missile, il touche véritablement et c'est la fin du film, il touche Chicago, on voit rien. Mais donc la défense antimissile américaine ne fonctionne pas.

Ça fait 15 jours que ce film est en top numéro 1 des films les plus vus sur Netflix. Donc évidemment que le Pentagone se se réveille et est très agacé euh par ce film qui laisse penser que les Américains ont beau avoir investi des milliards, ne sont pas en mesure d'arrêter ce missile nucléaire. Alors oui, il y a eu un MMO euh interne au Pentagone dans lequel en effet le Pentagone réagit au film de Netflix et euh et explique, je vais vous le le citer, que que les intercepteurs américains ont démontré euh voilà, les intercepteurs fictifs du film manquent leur cible. puisse être un élément captivant pour divertir le public mais le Pentagone explique surtout que d'après leur test intercepteurs ont un taux de précision de 100 % depuis une décennie que en gros il y a aucun souci à se faire on intercepte à 100 % sauf que ça ne suffit pas parce que la polémique elle continue.

Vous avez tous les experts américains qui ont regardé le film et qui disent sont interés en fait non c'est pas vraiment 100 %. Il y a, je lisais un article dans vie atlantique, un grand magazine américain qui nous explique que le système de défense de l'armée ne peut pas être aussi efficace qu'il prétend l'être et donne plutôt le point à la réalisatrice américaine qui elle-même s'est défendue. He Catherine Biglot, je ne fais que dire la vérité, dit-elle dans ce film.

Tout est question de réalisme et d'authenticité parce que encore une fois cette réalisatrice et son scénariste, ils sont allés interviewer pour pour les besoins du film quantité d'experts militaires américains qui disent que la protection américaine c'est pas 100 %. Il y a un au moment où l'on décide d'envoyer des intercepteurs sur ce missile qui s'approche de Chicago, effectivement, il y a il y a un homme qui est interrogé du Pentagone qui est interrogé par le président des États-Unis qui lui dit "Mais bon sang, mais notre système de 50 milliards d'euros de protection hein, le dô de fer américain en clair quel est son seuil de fiabilité ?" Alors il dit il ose pas répondre et le président insiste, l'engueule et le gars je crois dit 60 % 60 % parce qu'il y a deux missiles intercepteurs qui sont envoyés dans le film.

Il y en a un qui est manifestement n'arrive pas à sortir et défaillant et l'autre qui rate la cible. Donc le missile continue sa course vers Ça veut dire ça se passerait comme ça. S'il y a un missile qui arrivait par exemple sur les États-Unis, il y aurait que deux intercepteurs.

Missile intercepteur en aurait beaucoup plus effectivement parce qu'ils prenont pas le risque de manquer leur cible. Le le film d'ailleurs de Catherine Bigolo est très bien fait quand elle il explique que une balle doit arrêter une balle. Effectivement, ce système de précision, une balle doit arrêter une balle, c'est ça.

Donc on est dans la précision à à des vitesses de plus de plus de max 5. Donc c'est effectivement beaucoup d'enjeux en 19 minutes, vous le disiez. Et c'est en ça que le film de Catherine Bigolo est très bien fait.

La réalisatrice de D mineur de zé dark sortie. c'est disons que avec son scénariste, elle se renseigne bien justement sur les possibilités et après c'est un fil scénaristique bien sûr. Alors on va on va écouter parce que ce film arrive dans un contexte qui est quand même euh un peu pesant hein, un peu pesant.

Donald Trump il y a quelques jours, vous vous en souvenez pour commencer Donald Trump qui parle de la reprise des essais nucléaires aux États-Unis. On sait pas trop des vrais essais nucléaires dans le Nevada, des essais nucléaires en laboratoire. Écoutez Trump.

En raison des programmes d'essais menés par d'autres pays, j'ai demandé au ministère de la guerre de commencer à tester nos propres armes nucléaires sur un pied d'égalité. Ce processus débute immédiatement. Je vous remercie de votre attention.

Ça reste à préciser mais ça reste une décision historique cette annonce la solennelle depuis la Maison Blanche. Effectivement tous les essais nucléaires, qui soit souterrain ou de désert ont été arrêtés alors pour les États-Unis en 1992. Effectivement, ça se faisait au Nevada.

Euh ça prouve un contexte, même s'il a pas précisé comment il le ferait, ça prouve un contexte. On est dans une espèce d'escalade nucléaire et c'est jamais très bon. Effectivement, Donald Trump, comment dirais-je ?

Annule un 4e traité et une convention internationale de maîtrise des armements. Il en avait commencé en fait lors de son premier mandat, il continue en fait au niveau du 2è et on a un retour finalement à au contexte de guerre froide qu'on a pu en fait avoir jusque au début des années 90. Hm.

C'est carrément alors c'est une rupture là pour les États-Unis parce que les Russes ont été habitués à leur redemand verbal à tout le moins mais là les Américains changent de cap. Je suis assez d'accord parce queon a l'impression quand même que jusqu'à présent c'était Poutine qui parlait sans cesse du nucléaire justement pour que pour empêcher les occidentaux pour lier les mains des occidentaux en Ukraine, les empêcher d'aller plus loin et là ce qui change, c'est que maintenant c'est Donald Trump qui en parle qui en parle beaucoup euh alors que tous les spécialistes du nucléaire disent au contraire il ne faut pas parler du nucléaire, c'est le principe même aussi de de la dissuasion. Or là, Donald Trump en parle et finalement il clarifie aussi un petit peu sa pensée.

Vous savez, la semaine dernière, il a commencé à parler de ces tests nucléaire mais on savait pas si c'était les tests d'armes nucléaires ou les tests nucléaires, si c'est les tests sur les vecteurs qui emportent l'arme nucléaire ou si c'était vraiment le retour à des tests voilà version désert du du Nevada. Et là, c'est vrai qu'on a l'impression qu'il clarifie plutôt sa pensée vers l'idée du test nucléaire. même si on pense d'après et c'est ce que ce qu'a confirmé d'ailleurs son plutôt son ministre de de l'énergie que c'est dans l'idée de faire des tests sous-critique, c'est-à-dire des tests mais qui ne libèrent pas de matière nucléaire.

C'est un peu là-dessus que que que il y a quand même cette cette ambiguïé. Mais il est certain que ce débat il monte aux États-Unis, on sait pas si Donald Trump a vu le film hein de Netflix, mais manifestement il est quand même dans cet état d'esprit là où ilut on parle de nucléaire. Sachant que la chez les républicains, il y en a quand même de plus en plus notamment dans l'Heritage Foundation qui est le grand Sing qui lui a fait le programme de de la campagne qui disent faire un test nucléaire, ça serait une un moyen aussi de montrer de la dissuasion par rapport à la Chine et à la Russie.

C'est vrai que si on s'engage dans cette voie, ouais, c'est là, ça devient très très inquiétant. Renault Pila, dans un instant, vous avez le micro. Regardez juste en réponse à tout cela ce que dit Vladimir Poutine c'était hier.

Je demande au ministère des affaires étrangères, au ministère de la défense de la Fédération de Russie aux services spéciaux de soumettre des propositions coordonnées sur le lancement éventuel des préparatifs d'essai nucléaires. Mais vous vous imaginez, c'est ça sa réponse. C'estàdire Donald Trump, il annonce la reprise des essais.

Ben moi, je vais faire la même chose. On rappelle, vous parliez des années 90, toutes les puissances nucléaires ont arrêté les unes après les autres lors dans les années 90. Donc c'était 90 piles pour l'URSS, c'était 92 pour les États-Unis, c'était 96 pour la France.

Alors, il y a eu la Corée du Nord effectivement dans les années 2000 mais depuis plus rien. Donc ça veut dire qu'on rebascule dans une époque qu'on pensait évolue. Tout à fait.

C'est des trucs de testostérone. Franchement, c'est quand même assez rigolo hein. Franchement ça ça on pourrait se non c'est pas rigolo.

Mais moi je vais faire un essai et derrière Poutine qui dit "Ben moi aussi franchement où sommes-nous ?" Ouais mais de deux petites choses. Nous on n pas dedans en tout cas [rires] on est en train de regarder.

Vous vous verrez on est dedans je vous le montre. On est quand même on est quand même une puissance nucléaire la France et heureusement merci les général de Gaulp, ça nous permet d'avoir quand même une petite voix qui reste au sein des nations. Non, deux petites choses.

Premièrement, effectivement Magali, vous avez entièrement raison, on a changé de monde, hein. On le dit sans arrêt, mais il faut vraiment se rendre compte que dans dans quasiment tous les domaines de notre vie quotidienne, ça nous touche le nucléaire. On a changé de monde, le monde du droit international, des traités où on se sert la main en disant il y aura plus jamais la guerre et plus jamais nucléaire.

Tout ça est terminé. On est maintenant revenu à un monde de guerre, de force, de rapport de puissance, de dépenses militaires. Voilà, c'est comme ça.

Et et les jeunes générations d'ailleurs quand on regarde sur les réseaux sociaux, ils ont bien compris les jeunes générations, elles ont bien compris qu'on avait changé de monde, beaucoup plus d'ailleurs que leurs aînés, je trouve. Deuxièmement, on se retrouve là avec non pas du tout un concours de testostérone, Eric, pas du tout. C'est que la antise des Américains, c'est d'être et ils ont bien raison, dépassé par la Chine dans le domaine militaire et dans le domaine nucléaire.

Et ça va arriver. Hm. va arriver.

Je vous insiste, il y a un papier passionnant qui a été publié dans l'excellent revue le grand continent euh cette semaine qui montre que en matière nucléaire, en matière de production de ciment, en matière de production de toutes les matières qui font le nucléaire militaire, et bien les Chinois vont progressivement dépasser les États-Unis. C'est inexorable. C'est inexorable.

Et tout l'objectif de Trump et c'est pour ça que la guerre en Ukraine l'a totalement ennuyé parce que pardonnez-moi, c'est horrible. pour les Ukrainiens, mais pour les Américains, ce petit confetti européen que les Indiens ou d'autres dans les grandes réunions du G8, ils disent "Mais attendez, ah bon ça appartient l'Ukraine, ça appartient pas à la Russie, mais mais vous allez pas vous occuper pendant 3 ans de de ce petit pays et nous européens, on est incapable de faire le boulot." Et bien les Américains et Trump son obsession c'est que la Chine dépasse les États-Unis et dans le domaine nucléaire dans plusieurs années, elle dépassera les États-Unis.

Donc c'est pour ça que c'est pas tellement la Russie qui visait, c'est la Chine. Et si Trump et son équipe veut montrer désormais que oui, on reprend les essais, on reprend les dépenses militaires, c'est non pas pour Poutine, c'est parce que la Chine numéro 1 militaire, ils savent que ça va arriver d'une année ou à l'autre. Plus de 5000 têtes nucléaires aux États-Unis, plus de 5000 également au Russie.

Mais euh les les Chinois euh en ont 500 à peu près. Mais attention, les Chinois, ils ont des équipements modernes, récents, parce que dans les 5500 têtes nucléaires euh russes euh il y en a qui datent de du 15e siècle, hein. He qui a les terres rares, qui a les terres rares qui tient tout le monde et sujet central, il est majeur.

Parce que si à votre avis pourquoi ça a baissé sur ils sont un peu calmés sur les droits de douan notre ami Donald Trump, c'est qu'en fait les autres ont commencé à dire "Ah oui, c'est comme ça, tu le sens comme ça." sur les terreurs c'est terminé. Tu en veux dans ton industrie comment dire militaire, tu en auras plus.

Il faut rappeler ce que sont les terres rares pour les téléspectateurs qui qui connaissent pas. Allez-y parce que moi je sais pas les terres rares, je sais pas ce que c'est. Enfin toutes les composantes qu'il y a dans tous vos portables, dans toute l'industrie en fait c'est maintenant 90 % dépend des Chinois.

Et donc on a les micropurs pour tout ce qui est on a les Américains qui d'un côté arrivaient même plus à leur fourguer leur sojain et qui étaient coincés pour leur appel, pour leur Tesla, pour tout ce que tu veux et pour leur industrie militaire. Donc de toute façon, qui tient les reennes aujourd'hui ? Qui est la première puissance mondiale ?

Donald Trump disait la semaine dernière, Donald Trump le disait. Il avait annoncé quand même la reprise de ses essais quelques heures avant de rencontrer Siing Ping. Voilà.

Donc on se disait euh avant cette première rencontre depuis 2019, il s'était pas revu hein, c'est ça 2019, c'était aussi une manière de montrer un peu les muscles et il le disait la Chine en 2030, elle va devenir une grande puissance nucléaire. Voilà. Est-ce que effectivement c'est inéluctable ? 2030, c'est dans 5 ans.

Ah oui, c'est inétait en fait au niveau de la Chine puisque bah elle s'est bâtie en fait son empire commercial et économique et elle est de loin de dépasser tous les autres. Elle a la masse, elle a les gens, elle a les ressources qu'il faut et le plan est inéluctable. Et c'est pour ça que quand il y a un conflit, la Chine est un peu ennuyée.

Elle n'y participe pas puisque ça ralentit sa marche inéluctable à la légémonie mondiale. Effectivement. Alors, je voulais vous montrer je voulais vous montrer également la France parce que là, on parle de la Chine, on parle de la Russie, on parle bien évidemment de de Trump, on parle de ce film qui fait frissonner des mois de trop même l'humanité tout entière puisqu'il est numéro 1 des films vu, regardés, consultés sur Netflix.

Et Netflix c'est vraiment avec la polémique, c'est qu'un début là. Polémique du début. Moi, je l'ai pas vu, je vais le regarder.

Ah, il est incroyable. Je dis pas que c'est un bon film, mais la problématique posée est incroyable. Dans 19 minutes, on est frappé par une OGIF nucléaire.

On ne sait pas d'où elle vient. Il faut répliquer. Mais on sait pas le film le film c'est sur ces 19 minutes 19 minutes. 19 minutes.

Ah oui, c'est un courmétrage. Oui, c'est 19 minutes. C'est les 19 minutes vécu différemment.

Mais il se trouve [rires] il se trouve mesdames messieurs que nous français nous ne sommes pas absents de cette grande de ce grand bouillonnement nucléaire mondial qui s'empare de l'humanité tout entière depuis quelques jours. Écoutez, le chef d'état-major des armées qui s'est exprimé hier, monsieur hier, en commission sénatoriale, même si la Russie est en guerre, même si elle subit des sanctions, elle vient de réaliser un tir de missile à propulsion nucléaire. Le deuxième, ça a été la mise à l'eau d'un nouveau sous-marin et un tir d'une d'une torpille, ce qui faisait partie des annonces également du président russe torpie dit Poséidon.

Donc il y a quand même une atmosphère sur le nucléaire qui est préoccupante. Donc on est quand même dans un niveau de discours et d'agressivité dans les actes et dans les paroles qui est assez exceptionnel. Assez exceptionnel.

C'est du jamais vu. Donc même lui le plus haut gradé en France et qui a la parole rare s'inquiète de cette atmosphère. Atmosphère préoccupante.

Oui. Oui. Bien sûr.

Et c'est vrai que c'est la deuxième fois que le général Mandon nous dit il faut quand même se préparer à un choc. C'est comme ça qu'il l'annonce avec la R la Russie potentiellement d'ici 3 4 5 ans. Donc il disent rappelons que c'est le premier militaire de France he c'est le premier militaire de France.

Euh c'est celui vraiment qui qui murmure à l'oreille de d'Emmanuel Macron. C'est euh mais et c'est vrai qu'on sent cette inquiétude. On voit à quel point les Français regardent de très très près les tests russes en effet sur cette fameuse torpie Poséidon à propulsion nucléaire.

Ce nouveau missile à propulsion nucléaire. Vous savez qu'il y a beaucoup en France et et d'ailleurs dans chez les occidentaux, on s'interroge quand même sur la réalité de ces armes euh soi-disant invincible. C'est comme ça qui nous les présente he toujours Vladimir Poutine, il y a une énorme part de propagande là-dedans.

On voit quand même que côté français, on regarde ça de de évidemment de très très près avec une inquiétude et puis cette inquiétude encore une fois sur le fait que on parle sans cesse du nucléaire désormais et que ce n'est pas seulement du fait de Vladimir Poutine. Ça aussi ça rend l'atmosphère particulièrement préoccupante. Il y a un changement un changement de stratégie.

Le nucléaire avant on en parlait pas, c'était quand même la doxa. Et là, on on les les États sont en train d'en parler sans cesse. Même les États-Unis qui se sont convertis à ce discours.

Euh forcément ça a des conséquences. Forcément, il y a un moment donné, à force de parler nucléaire, ça va ça va devenir une arme comme une autre. C'est le but de certains notamment aux États-Unis, vous avez des experts qui parlent de guerre nucléaire limitée, c'est-à-dire en fait faire un conflit, donc rentre opérationnel une arme nucléaire, l'utiliser pour vraiment pour un champ de bataille et non plus dans le casre de la dissuasion pour pouvoir justement prendre le pas sur le sur l'adversaire au niveau du terrain tout en espérant maîtriser l'escalade.

Mais les Russes aussi ont la même doctrine en terme de justement en terme de nucléaire tactique. C'est effectivement c'est aujourd'hui c'est le grand retour de l'idée du nucléaire tactique. Donc c'est la fameuse arme nucléaire tactique et non pas stratégique.

L'arme nucléaire tactique, elle est sur un champ de bataille limité. Elle fait des centaines de milliers de morts ou des millions si elle tombe sur une ville. Mais c'est limité.

C'est c'est Hiroshima finalement. C'est ça hein. Exactement.

Limité c'est pas la destruction du monde. Non. Voilà.

Limité en fait au champ de bataille. À l'époque de la guerre froide, bah c'était c'était l'Allemagne. Cit la RDA en fait qui devait servir de champ de bataille nucléaire entre l'URSS et l'OTAN.

Et voyez comme en fait on revient politiquement, juridiquement dans un climat de guerre froide et ben effectivement militairement parlant aussi. Question les amis, ce film là The House of Dynamite numéro 1 des films vu sur Netflix qui parle bien évidemment de ce conflit nucléaire et de cette oggive nucléaire qui s'abattrait sur la ville de Chicago. Est-il possible comme dans ce film que un jour une ogive nucléaire sorte d'un océan Pacifique atlantique ? d'un d'un sous-marin nucléaire lanceur d'engin et que les radars, les satellites n'identifi l'origine déjà géographique de cette OGIF et surtout le pays d'origine, celui qui fait le choix de toucher un autre pays avec une arme nucléaire parce que c'est terrible ça.

Donc un pays peut être détruit par il ne sait pas qui. Mais je trouve que moi, c'est vraiment l'intérêt du film, c'est de de pointer sur ce fait-là, sur le fait que peut-être que demain, on ne saura pas en effet d'où vient le tir, donc où mener la la repost. En fait, c'est c'est l'une des grandes problématiques de ce film.

Et d'après quand même beaucoup d'experts qui commentent ce film, c'est un scénario qui est pas complètement improbable. C'est un scénario qui est pas complètement improbable. Euh en effet parce que euh il y a des attaques sous faux drapeau, parce que il y a des en effet là c'est on sent que c'est la Corée du Nord mais ils n'en sont pas complètement euh certains.

Ça pourrait être la Chine juste à côté et si la Corée du Nord avait tapé, elle l'aurait fait avec l'assentiment de la Chine. On essaie de joindre la Chine et et il y a personne qui répond. Enfin c'est c'est aussi ce que montre ce film, c'est au-delà c'est le processus euh pour la repost, comment concrètement ça se passe.

Et c'est là aussi que c'est assez bien fait. qui appelle qui comment ça se passe concrètement en salle de crise comme on le comme on le voit ici quel est le processus et puis finalement l'humain qui est rentre et l'inquiétude de de ces militaires américains qui n'avaient quand même pas anticipé qu'un tel scénario puisse se produire excusez-moi mais le le résumé que vous avez fait c'est exactement le scénario du champ du loup le film français film exactement sauf que là il dure moins longtemps 1 heure et dem et vous avez tout l'étendu de de l'histoire qui ne se finit pas parce que vous allez voir que le House of Dynamite finit par un cliffanger. On ne sait pas finalement la décision prise du président américain mais euh ça mais le film du champ du loup lui va vraiment au-delà de de la réflexion avec justement la une menace balistique qui n'est pas identifiée et les risques en fait de l'étatmajor français cette fois-ci de reposter avec notamment des intercepteurs qui ne fonctionnent pas aussi.

C'est crédible. Oui, c'està-dire qu'on pourrait être dans le monde d'aujourd'hui être face à une attaque nucléaire dont on ne connaît pas l'origine qui nous agresse. Après effectivement, vous avez beaucoup de systèmes de surveillance satellitaire.

C'est c'est le c'est c'est le départ effectivement du film of Dynamite. Euh un c'est c'est une notion qu'on sur laquelle en fait on pourrait revenir avec le nombre en fait de satellites qui sont euh sur orbite en observation permanente. Oui effectivement si ça vient du fond des mers, il faut encore identifier le sous-marin.

Mais si ça vient si ça vient de la terre, on va rapidement identifier. Mais donc c'est pas très crédible en vrai. Alors c'est là vous êtes un peu façon là c'est moyen que crédible d'ailleurs ce que dit Michel Goac c'est pas très crédible.

Donc voilà mais dites-le dit c'est une belle histoire. Mais c'est Non mais je veux bien enfin on a personne n'a de d'action dans Netflix ici donc on peut dire que c'est pas très crédible. Si si euh non mais ce ce que dit euh Benoît Grémard, c'est que en fait les Américains voient à peu près d'où est parti le missile.

Mais c'est un ils ont par exemple en vision, ils ont trois sous-marins russes, mais le 4e sous-marin russe, ils ont du mal à le localiser. Donc ils ont du mal à localiser. Ils se demandent si c'est pas le 4e sous-marin russe.

Donc, il demande aux Russes de faire sortir leur sous-marin, de le faire monter en surface pour voir si potentiellement ça peut être C'est très compliqué, hein, mais vous voyez la force et la faiblesse des démocraties par rapport aux dictatures, c'est que au départ, c'est une faiblesse parce que l'on voit grâce à la liberté d'information et de création dans le cinéma que ce film, cette série sur Netflix et bien montre les elle interroge, elle interroge et elle provoque une grosse polémique aux États-Unis évidemment. Évidemment, en Chine, tout ça n'existe pas. Il y aurait il pourrait pas y avoir un film en Chine qui met en doute les capacités militaires de la Chine.

Ça c'est la faiblesse. Mais la force d'une démocratie, c'est quand même que à partir de cette faiblesse, ça crée une polémique et ça oblige du coup les autorités américaines à répondre à cette polémique et peut-être à augmenter le niveau de jeu nucléaire par rapport à ce qu'il possédait comme dispositif croyant que c'était un dispositif sûr. Et quand on voit effectivement par exemple en Russie la force d'une démocratie, c'est par exemple de faire un film sur l'armée terre qui serait pas prête.

En Russie pas du tout. Poutine pensait que ça allait durer 3 semaines son affaire. Ça fait 3 ans.

Ou ça fait 3 ans et demi. Ça fait 3 ans et demi parce qu'effectivement et ben l'armée s'est rendu compte peut-être que d'ailleurs c'est pas peut-être on en a parlé pendant 2 ans, il y avait pas assez d'équipement, il y avait pas assez d'armes, il y avait pas assez de ceci, il y avait pas assez de cela. Mais parce qu'il y a pas de film, il y a rien.

Donc enfin moi je fais un pas de côté de côté ne stimule le pouvoir finalement. Exactement. Je fais un pas de côté sur la différence de régime dans le nouveau monde qui vient.

On peut croire que les démocraties sont effectivement des états plus faibles parce qu'on doit discuter, tout est long, tout est on doit passer par le parlement, les dépenses militaires, mais ça en même temps, ce sont des lanceurs d'alerte et là on voit une réalisatrice qui est une lanceuse d'alerte sur un domaine qui est absolument crucial. Ouais. Ce qui est intéressant, c'est que ça va sûrement donner des arguments aussi à Donald Trump pour dire il faut investir dans le fameux dô d'or.

C'est son grand projet de mettre des centaines de de mères sur la table pour protéger d'une bulle les États-Unis. il veut des investissements massifs. Euh certains disent que de toute manière ça ne pourra pas être complètement étanche, mais c'est vrai que quand on voit le film, on s'interroge un peu sur les moyens américains et les milliards qui ont été euh mis déjà et qui ne suffisent pas, enfin qui ne suffirait pas dans ce scénario là à protéger.

Ça pose des questions, ça fait monter en effet des polémiques, ça oblige le Pentagone à réagir et c'est vrai qu'on se demande presque si même Donald Trump n'a pas eu le voilà pas regarder le film sur Mais évid mais de toute façon évidemment qu'il si ce il a pas eu le temps en tout cas tous ses conseillers il est dingue de il est dingue de télé et c'est un homme de télévision et et ce qu' a de mais d'info mais exactement mais ce qu'il y a d'incroyable c'est c'est de voir à quel point et ça ça va coûter cette course cette course au gigantisme nucléaire entre les grandes puissances Je met pas la Russie, je mets États-Unis et Chine. Nous, on est hors jeu. Fait que ça va coûter plus, ça va coûter de plus en plus d'argent parce que l'obsession de Trump, c'est de créer une forteresse.

Vous savez pourquoi il veut faire revenir tous les emplois aux États-Unis, les usines ? Parce qu'il se dit si un jour il a été très impressionné par le Covid Trump et dit si un jour il y a de nouvelles épidémies qu'on connaît pas et tout, il faut qu'on puisse être indépendant souverainement sur tous les types de produits. C'est pour ça qu'il veut faire revenir les usines aux États-Unis.

C'est pas uniquement pour que le chômage soit bas. H effectivement. Bah merci beaucoup d'avoir participé en tout cas.

à ce débat avec nous cet après-midi. Vous restez avec nous. On se retrouve demain midi bien évidemment.

En attendant, c'est ligne Pitles sur LCI pour LCI direct. Excellente après-midi. Merci.

À demain. Mid Pil.