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DébatNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 19 décembre 2018 23 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & familleImmigration & asile

Nicolas Dupont-Aignan invité du débat de Punchline

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:03RelanceRéponse directe

    Nicolas Dupont-Aignan, ça traduit quoi ? Que, effectivement, il faut improviser pour toutes ces mesures qui sont prises sous la pression des Gilets jaunes ?

  • 2:22OuverteRéponse partielle

    Et les économies, vous les faites où ?

  • 3:29OuverteRéponse directe

    Alors, qu'est-ce que vous pensez de ce qui a été annoncé et de ce que vient de dire M. Dupont-Aignan ?

  • 4:50OuverteRéponse directe

    Est-ce que sur les mesures d'accompagnement qui étaient prévues pour compenser les hausses des taxes sur le carburant, c'est-à-dire le chèque énergie pour 2 millions de foyers, ça, ça vous va ?

  • 5:27ComplaisanteRéponse partielle

    Jean-Baptiste Evaré, de La République en Marche, vous avez la lourde tâche de défendre l'exécutif et la politique du président Macron.

  • 6:18FerméeRéponse directe

    Ce que vous pouvez nous dire, quand est-ce qu'ils vont recevoir.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:10Invité politiqueFait
    « Moi, je pense que cela, ça traduit un grand cafouillage. »
  • 1:29Invité politiqueFait
    « Oui. Qui ne sont pas... D'ailleurs, la décision, je fais une parenthèse, l'annonce de 100 euros de plus pour les SMICAR est une hérésie. »
  • 1:57Invité politiquePromesse
    « Et moi, ce que je propose et ce que nous avons proposé à Debout la France, c'est de vraies économies de plusieurs milliards d'euros pour pouvoir vraiment donner satisfaction aux Français qui travaillent, le mérite, l'effort, par la réindexation des pensions de retraite, »
  • 2:36Invité politiqueChiffre
    « Mais le gouvernement ne veut pas, puisqu'il ne veut même pas qu'on parle d'immigration. On peut réduire les aides aux migrants clandestins qui ont été augmentées de 2 milliards. »
  • 2:40Invité politiqueFait
    « C'est le solde poste qui a augmenté avec ce gouvernement. »
  • 2:50Invité politiqueChiffre
    « On donne 11 milliards cette année net. »
  • 2:58Invité politiqueFait
    « Nous sommes le deuxième contributeur net. »
  • 3:03Invité politiqueFait
    « Nous pouvons prendre aussi sur le train de vie de l'État. »
  • 3:08Invité politiqueFait
    « L'immensité de la fraude fiscale. »
  • 3:27Invité politiqueFait
    « Ce n'est pas un pouvoir que les Français veulent. »
  • 3:51InvitéChiffre
    « il y a 20 milliards de CICE qui ont été déclenchés cette année en plus. »
  • 5:32InvitéChiffre
    « Je rappelle qu'entre 1996 et 2018, ce soit les 21 années, le salaire, la rémunération des 10% des Français les moins riches a augmenté de 100 euros. »
  • 15:01Invité politiqueFait
    « Ce gel des pensions de retraite, ça n'a jamais existé, à l'exception de la fin de Hollande, à l'exception de la Grèce. »
  • 15:19Invité politiqueFait
    « En fait, c'était mieux que ça, c'était indexé sur les salaires. »
  • 15:31Invité politiqueFait
    « Et aujourd'hui, c'est la désindexation des pensions de retraite et des prestations familiales, c'est-à-dire des gens qui élèvent leurs enfants. »
  • 15:46Invité politiqueFait
    « Chaque année, l'État, le gouvernement organise une spoliation générale. »
  • 16:09Invité politiquePromesse
    « Est-ce que vous pouvez, droit dans les yeux, dire aux Français, on va vous réduire votre pouvoir d'achat, que vous soyez fonctionnaire ou retraité, de 10% pendant le quinquennat ? »
  • 17:35Invité politiqueChiffre
    « Parce que vous avez fait 5 milliards de cadeaux fiscaux à vos copains. »
  • 17:45Invité politiqueChiffre
    « Vous ne vous posez pas de question quand vous avez supprimé 150 000 emplois aidés d'insertion qui permettent à des gens qui étaient au RSA d'avoir déjà un petit pied dans l'insertion. »
  • 20:22Invité politiqueFait
    « Vous avez cité la question des travailleurs détachés. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan35 %
  • Invité21 %
  • Invité 220 %
  • ?13 %
  • Présentateur7 %
  • Locuteur non identifié2 %

≈ 57 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

On

0:01
Présentateur

se retrouve dans Punchline et on salue l'arrivée de Nicolas Dupont-Aignan, bonsoir, président

0:05
Locuteur

de

0:05
Présentateur

Debout la France. Karl Pfeffer, bonsoir, vous êtes gilet jaune à Montreuil. Et Jean-Baptiste Djébari, bonsoir, député de La République En Marche. On parle évidemment de ce que fait le gouvernement pour tenter d'expliquer les mesures qui ont été prises. Et puis il y a aussi ces explications un peu embrouillées pour expliquer l'annulation de l'annulation des mesures d'accompagnement sur les hausses des taxes de carburant. Écoutez ce qu'en disait Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement ce matin.

0:30
Locuteur non identifié

D'abord, une annulation d'annulation, c'est donc moins, plus, moins, ça fait plus. Et donc, si c'était une mauvaise décision, la bonne nouvelle, c'est que nous ne la prenons pas. Il n'est pas revenu sur ce sujet-là dans le cadre du Conseil des ministres. Nous avons acté des décisions au mois de novembre, ces décisions sont prises et nous n'y reviendrons pas.

0:48
Locuteur

Je

0:48
Locuteur non identifié

ne sais pas si l'Élysée était au courant de l'annulation, en tout cas ce que je peux dire, parce que c'est ça qui intéresse les gens qui nous écoutent. J'entends bien que les méandres de la décision intéressent certains. Pour les gens qui nous écoutent, toutes les mesures annoncées par le Premier ministre au mois de novembre sont opérationnelles et seront opérationnelles.

1:03
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, ça traduit quoi ? Que, effectivement, il faut improviser pour toutes ces mesures qui sont prises sous la pression des Gilets jaunes ?

1:10
Nicolas Dupont-Aignan

Moi, je pense que cela, ça traduit un grand cafouillage. Mais ce cafouillage s'explique parce qu'il n'y a pas de plan d'ensemble. En vérité, le gouvernement a cru qu'en faisant la charité, en donnant un pourboire au peuple français, le peuple français se calmerait. Or, le peuple français...

1:28
Locuteur

Vous parlez des 100

1:29
Présentateur

euros

1:29
Locuteur

?

1:29
Nicolas Dupont-Aignan

Oui. Qui ne sont pas... D'ailleurs, la décision, je fais une parenthèse, l'annonce de 100 euros de plus pour les SMICAR est une hérésie. Comment un président de la République doué d'un cerveau peut oser dire ça le lundi soir, alors qu'il sait pertinemment que ce n'est pas une augmentation du SMIC de 100 euros, que

1:45
Locuteur

c

1:45
Nicolas Dupont-Aignan

'est une prime d'activité qui ne concernera au mieux que la moitié des SMICAR. C'est une parenthèse. Donc, il n'y a pas de plan d'ensemble. Pourquoi il n

1:52
Locuteur

'y a

1:52
Nicolas Dupont-Aignan

pas de plan d'ensemble ? Parce qu'il n'y

1:53
Locuteur

a

1:53
Nicolas Dupont-Aignan

pas d'économie d'un côté pour financer de vraies mesures. Et moi, ce que je propose et ce que nous avons proposé à Debout la France, c'est de vraies économies de plusieurs milliards d'euros pour pouvoir vraiment donner satisfaction aux Français qui travaillent, le mérite, l'effort, par la réindexation des pensions de retraite, qui est la seule mesure juste pour nos retraités,

2:14
Locuteur

car

2:15
Nicolas Dupont-Aignan

nos retraités continuent, malgré les mesures du gouvernement, de perdre 2% par an de pouvoir d'achat, ce qui est énorme au niveau

2:22
Locuteur

d'un cas qui est rare. Et les économies,

2:22
Présentateur

vous les faites où ?

2:23
Nicolas Dupont-Aignan

Et, j'y viens, et deuxièmement, pour une augmentation des salaires par une baisse de CSG réelle. On n'y arrivera pas autrement. Donc, il faut des économies. Les économies, on sait où les faire. Mais le gouvernement ne veut pas, puisqu'il ne veut même pas qu'on parle d'immigration. On peut réduire les aides aux migrants clandestins qui ont été augmentées de 2 milliards. C'est le solde poste qui a augmenté avec ce gouvernement. On peut prendre sur la dotation à l'Union européenne, qui a augmenté encore de 2 milliards. On donne 11 milliards cette année net. Net ? Je ne parle pas de ce

2:53
Locuteur

qu'on reçoit. Oui, parce qu'on en reçoit, évidemment,

2:56
Présentateur

de l'argent de l'Union européenne.

2:57
Locuteur

Mais on donne 11

2:58
Nicolas Dupont-Aignan

milliards de plus. Nous sommes le deuxième contributeur net. Nous pouvons prendre aussi sur le train de vie de l'État. Nous pouvons prendre sur les fraudes sociales et fiscales. L'immensité de la fraude fiscale. Donc,

3:10
Locuteur

le

3:11
Nicolas Dupont-Aignan

problème du gouvernement, c'est qu'il a cru qu'en arrosant avec un peu d'eau, mais il y

3:15
Locuteur

a

3:15
Nicolas Dupont-Aignan

un tuyau crevé, il allait calmer une colère qui est structurelle pour l'Union France qui veut vivre dignement de son travail. Et j'insiste. À côté de vous ? Dignement de son travail. Ce

3:26
Locuteur

n'est pas un pouvoir que les Français veulent. C

3:27
Présentateur

'est un gilet jaune de Montreuil. Oui, c'est ça. Alors, qu'est-ce que vous pensez de ce qui a été annoncé et de ce que vient de dire M. Dupont-Aignan ? Après, je vous passerai la parole, M. Tchébaré.

3:34
Invité

Ce que l'on pense, c'est ce que l'on a, nous, étudié en Assemblée Générale lundi sur les discours. D'abord, on constate qu'il

3:41
Locuteur

y

3:41
Invité

a quand même quelque chose de fait. Et c'est un premier recul du gouvernement. Mais il est nettement insuffisant. Comme on le disait, et comme je vais peut-être eu l'occasion déjà de le dire, et on le dit en Assemblée, il y a 20 milliards de CICE qui ont été déclenchés cette année en plus. On pourrait trouver en urgence cette somme en la gelant jusqu'à l'année prochaine, en voyant ce qui arrive à l'économie, en injectant justement à l'économie le soutien qu'on demande au SMIC. Parce que le soutien qu'on demande au SMIC, ce n

4:10
Locuteur

'est

4:10
Invité

pas une aumône.

4:12
Locuteur

C

4:12
Invité

'est quelque chose qui dit qu'au moins pour travailler, quand on travaille, un minimum à 1300 euros, c'est un minimum, ce n

4:20
Locuteur

'est

4:20
Invité

même pas un maximum. Il faut savoir que les revendications au maximum peuvent être beaucoup plus hautes. Moi, je ne comprends pas qu'un salaire d'infirmière débutante, c'est 1400 euros. C'est inadmissible.

4:30
Locuteur

Quand

4:30
Invité

on sait qu'on ne peut plus se loger confortablement à Montélimar avec 1400 euros, ce n

4:36
Locuteur

'est

4:36
Invité

plus possible d'annoncer un salaire comme ça aux familles. Et c'est ce qu'on demandait. Le gouvernement, il fait une venue d'urgence parce qu'effectivement arrive Noël

4:45
Locuteur

et

4:45
Invité

qu'il va falloir passer des barrages de péage en donnant des sous à Vinci à Noël.

4:50
Présentateur

Est-ce que sur les mesures d'accompagnement qui étaient prévues pour compenser les hausses des taxes sur le carburant, c'est-à

4:55
Locuteur

-dire

4:55
Présentateur

le chèque énergie pour 2 millions de foyers, ça, ça vous va ? Le fait qu'elles soient maintenues, ces aides-là

5:00
Locuteur

?

5:00
Invité

Non seulement ça nous va qu'il y

5:03
Locuteur

ait

5:03
Invité

eu ce recul, et en même temps, est-ce un recul réel ? Puisque, en fin de compte, c

5:07
Locuteur

'est

5:07
Invité

la suppression d'une prime que personne n'avait encore payée et qui allait s'ajouter au portefeuille des gens et qui sont déjà dans une détresse terrible. Donc tout ça reste virtuel pour vous. Ça va quand même dans le bon sens, mais on n'est pas arrivé au bout de ce qui vient de naître quand même et qui va continuer.

5:24
Présentateur

Jean-Baptiste Evaré,

5:25
Invité

de

5:26
Présentateur

La République en Marche, vous avez la lourde tâche de défendre l'exécutif et la politique du

5:30
Locuteur

président

5:30
Invité

Macron.

5:30
Locuteur

D'abord, entendre dire que

5:30
Invité

100 euros, c'est un pourboire. Je rappelle qu'entre 1996 et 2018, ce soit les 21 années, le salaire, la rémunération des 10% des Français les moins riches a augmenté de 100 euros. Mais vous ne

5:41
Locuteur

l'augmentez pas de 100 euros, ne faites pas semblant.

5:43
Invité

Mais ce n'est pas vrai, vous ne donnez pas 100 euros. Ce n

5:46
Locuteur

'est

5:46
Invité

pas vrai. 100 euros. Je peux vous décrire le mécanisme, tout ce que vous voulez. Il est tellement

5:50
Locuteur

compliqué. Contestez la

5:50
Invité

redistribution. Ce n

5:51
Locuteur

'est

5:51
Invité

pas compliqué. Oui, les tuyauteries.

5:52
Locuteur

Ce n'est

5:52
Invité

pas une

5:53
Nicolas Dupont-Aignan

augmentation de salaire.

5:54
Locuteur

Arrêtez de faire croire. C'est une augmentation

5:55
Invité

des

5:56
Locuteur

revenus. Non, d'une prime d'activité sous condition

5:58
Nicolas Dupont-Aignan

donnée par la carte. Non, mais il faut arrêter

6:01
Locuteur

de raconter des salaires. C'est une augmentation.

6:02
Invité

Le compte en banque, sur votre compte en banque, vous êtes aujourd'hui au SMIC. Vous n'avez que le SMIC comme revenu. Sur votre compte en banque, à la fin du mois, vous avez 100 euros de plus. C'est ça qui compte. Ce n

6:12
Locuteur

'est

6:12
Invité

pas la rhétorique.

6:12
Locuteur

Il n'y a pas beaucoup

6:13
Nicolas Dupont-Aignan

de Français qui vont le voir.

6:14
Locuteur

Sur l

6:14
Invité

'annulation des

6:15
Locuteur

mesures. Et vous ne

6:15
Nicolas Dupont-Aignan

devriez pas promettre tant.

6:16
Invité

5 millions de Français. Arrêtez. 5 millions de Français. 1,6 millions de Français au SMIC. 5 millions de Français vont être concernés par cette mesure-là.

6:23
Locuteur

Vous

6:23
Invité

pouvez effectivement tordre la réalité comme vous la souhaitez. Mais ça n

6:26
Locuteur

'en

6:26
Invité

fera pas. Ce que vous pouvez nous dire, quand est-ce qu'ils vont recevoir. Sur l'annulation, à partir du 5 février. Sur l'annulation. Sur l'annulation. Nous avons eu ces discussions avec le gouvernement hier. C'est vous qui avez gagné le bras de fer, quoi. Écoutez, ça nous a un rapport de force constructif. Disons-le comme ça.

6:48
Locuteur

Mais c

6:48
Présentateur

'est la première fois que vous remportez une victoire.

6:49
Invité

Non, mais je pense que c'était important. C'était important parce que, si vous voulez, sur le plan logique, de dire qu'on a les mesures d'accompagnement d'une hausse qui ne se produit pas et donc on remet en cause la mesure d'accompagnement, sur le plan logique, rationnel, pourquoi pas, et on se débat. Mais il nous a semblé, à la majorité parlementaire, que le plan global était une continuité.

7:09
Locuteur

C'est la majorité présidentielle

7:11
Présentateur

aussi, vous

7:11
Locuteur

avez raison. C'est la majorité

7:12
Invité

présidentielle. Il ne la renie pas. Mais il nous a semblé que c'était important, effectivement, de maintenir tout le plan, et notamment le dispositif autour du chèque énergie, qui non seulement est augmenté de 50 euros, mais qui bénéficiera à 2 millions de Français supplémentaires. Et ça,

7:23
Locuteur

c

7:23
Invité

'est très concret, M. Dupont-Aignan.

7:24
Locuteur

C'est pour payer

7:25
Invité

sa facture de gaz, d'électricité,

7:28
Locuteur

de chauffage. Vous savez,

7:29
Nicolas Dupont-Aignan

monsieur, de combien a augmenté la

7:31
Locuteur

taxe

7:33
Nicolas Dupont-Aignan

sur le fioul, pour les gens qui

7:35
Locuteur

ont

7:35
Nicolas Dupont-Aignan

une cuve ? Oui, c'est beaucoup. Vous

7:37
Locuteur

savez de combien ça a augmenté ? Ça a augmenté de

7:39
Nicolas Dupont-Aignan

150 euros. Donc, c'est extravagant. Non, mais attendez, si je peux finir mon explication. Parce qu'il faut arrêter de mentir aux gens. Vous ne gagnez rien à mentir aux gens. Parce que vous leur faites plaisir, apparemment, et après, ils s'aperçoivent, parce qu'ils comptent, ils savent compter, ils ne

7:53
Locuteur

sont

7:53
Nicolas Dupont-Aignan

pas cons.

7:54
Locuteur

C'est quoi le prix du fioul, M. Dupont-Aignan ? Le prix a augmenté 1 euro. C'est quoi le prix du fioul ? Ça

7:58
Nicolas Dupont-Aignan

se calcule comment ? Le prix de l'énergie. Attendez, oui. Il est français

8:01
Locuteur

ou il est mondial

8:02
Nicolas Dupont-Aignan

? Oui, attendez.

8:02
Locuteur

Non, mais vous voyez, vous partez toujours de la fin de l'exemple. Non, je parle de la

8:06
Nicolas Dupont-Aignan

taxe. Est-ce que je peux finir mon explication ? La taxe, pour une cuve de fioul, une cuve, la taxe a augmenté. La taxe, j'ai tous les chiffres précis.

8:13
Locuteur

Elle augmente parce que

8:14
Nicolas Dupont-Aignan

le

8:15
Locuteur

prix de l'énergie augmente.

8:16
Nicolas Dupont-Aignan

Non, la taxe, pas

8:18
Locuteur

le prix de l

8:18
Nicolas Dupont-Aignan

'énergie. Ça a été bien plus avec l'énergie. La taxe que le gouvernement touche. Et il fait preuve de soi-disant générosité en donnant un chèque énergie de 50. Et c'est là, quand est-ce que vous

8:29
Locuteur

comprendrez que les

8:30
Nicolas Dupont-Aignan

gens ne supportent plus ce double langage ? D'un côté, vous avez une taxe beaucoup plus élevée. Et vous faites semblant de faire un cadeau ou vous rattrapez.

8:39
Locuteur

Je ne dis pas les 50 euros. Quand est-ce que vous arrêteriez de mentir aux gens en disant qu'on maîtrise le prix de l'énergie ? Je ne parle pas du prix de l'énergie. Mais si,

8:45
Invité

parce que ça part de là.

8:46
Locuteur

Parce que quand le prix de l'énergie augmente,

8:48
Invité

le prix du fioul augmente. Et les taxes qui viennent se superposer sur le prix de l'énergie augmentent.

8:53
Locuteur

Mais ça,

8:54
Nicolas Dupont-Aignan

les gens compriment. Arrêtez de vous croire si intelligents.

8:57
Locuteur

Les gens savent très bien. J'aurais été à une vérité qui peut

9:00
Nicolas Dupont-Aignan

déformer, monsieur Dubon. Non, la taxe sur l'énergie a augmenté de 150 euros pour une cuve de fioul. Et vous faites un chèque énergie de 50 euros en faisant des claquettes autour. D'abord,

9:08
Locuteur

c'est 150 et pas 150. Pour faire croire que vous êtes généreux.

9:10
Nicolas Dupont-Aignan

Ça ne marche plus. Et je peux vous dire une chose. Et je finis,

9:13
Locuteur

rassurez-vous. Oui,

9:14
Présentateur

je

9:14
Locuteur

vais donner la parole à monsieur le préfère. C'est que vous soyez beaucoup plus

9:16
Nicolas Dupont-Aignan

crédible. Beaucoup plus crédible. Et le président aurait été beaucoup plus crédible si lundi soir, il avait dit, je ne

9:21
Locuteur

peux

9:21
Nicolas Dupont-Aignan

pas augmenter le SMIC. Je vais augmenter la prime d'activité. Il y a tant de millions de Français qui vont avoir cette prime d'activité. Et je ne raconte pas de salade. Je crois que la crise de confiance est telle entre les Français et les élus, quels qu'ils soient, qu'on ne peut plus faire des effets d'annonce qui ne s'avèrent pas réels, sonnants, trébuchants, précis. C'est tout ce que je

9:43
Locuteur

demande. Monsieur Péfer, votre réaction. Et ça, ce

9:44
Nicolas Dupont-Aignan

n'est pas une question politique.

9:45
Locuteur

C'est une

9:45
Présentateur

question

9:46
Locuteur

entre nous et confiance. Est-ce que vous êtes

9:46
Présentateur

d'accord avec Nicolas Dupont-Aignan ou pas ?

9:48
Invité

On n'est pas du tout en phase avec le discours politique. Quel

9:53
Locuteur

qu

9:53
Présentateur

'il soit.

9:54
Invité

Je n'arrive pas à l'expliquer, mais pas du tout en phase. D'abord, on n'est pas sur un combat de simple taxe. C'est-à-dire que la cuve de fioul, heureusement qu

10:02
Locuteur

'on

10:02
Invité

l'a remplie en septembre. Parce qu'il commence à faire froid. Et que de toute façon, les taxes ont été payées. La difficulté, c'est qu'effectivement, au début de l'année, il y avait eu un discours qui disait, et je m'en rappelle encore, c'était à la télé, le président de

10:15
Locuteur

la

10:15
Invité

République, il était là. Et il disait aux Français, quand on lui posait la question, « Mais vous vous rendez compte que vous avez enlevé du pouvoir d'achat aux retraités ? » Il disait, «

10:24
Locuteur

Je

10:24
Invité

les en remercie ». Il a eu cette phrase.

10:26
Locuteur

Il

10:26
Présentateur

doit faire un effort.

10:27
Invité

« Je les en remercie

10:29
Locuteur

».

10:29
Invité

Mais de toute façon, à la fin de l'année, ça va aller mieux. Parce qu'il y aura eu ça, parce qu'il y aura eu ça.

10:33
Locuteur

Et à la fin de l'année,

10:35
Invité

il n'y

10:35
Locuteur

a

10:35
Invité

rien. Et le gasoil et l'essence vont coûter plus cher. Et la cuve de fioul, il a fallu la remplir. Et l'hiver arrive. Et ce qui a été enlevé en retraités, c'est les cadeaux de Noël.

10:48
Locuteur

Ce

10:49
Invité

qui a été enlevé, c'est une sortie au cinoche. C'est impressionnant ce qui est enlevé dans la vie des gens. Et c'est ça qui est inadmissible. Alors que la promesse était le contraire. Donc, il y a les gilets jaunes qui sortent. Et heureusement, ils sortent. Et ils viennent et ils existent. Et ils posent la question.

11:10
Présentateur

Et pour les retraités, tout ça sera payé un peu plus tard. Il faut le temps que les mesures soient rétroactives.

11:15
Locuteur

Ce

11:15
Présentateur

sera à dire au

11:16
Locuteur

printemps, au début d'été. Au plus

11:17
Invité

tard.

11:19
Locuteur

Donc, d

11:19
Présentateur

'ici là, c'est ceinture.

11:21
Locuteur

D'ici là, c'est ceinture. D

11:22
Invité

'ici là, c'est ceinture,

11:23
Locuteur

l

11:23
Invité

'effort est fait.

11:24
Locuteur

Et en même temps, on

11:26
Invité

se pose la question.

11:28
Locuteur

Mais

11:28
Invité

pourquoi

11:29
Locuteur

?

11:29
Invité

Pourquoi d'abord, il a dit même, encore il y a deux jours, le président de

11:34
Locuteur

la

11:34
Invité

République. Il a dit,

11:36
Locuteur

on

11:36
Invité

a fait une mesure injuste.

11:39
Locuteur

Il

11:39
Invité

l'a dit.

11:40
Locuteur

C

11:40
Invité

'est-à-dire qu'en conscience, les députés ont voté une mesure injuste. C'est-à-dire qu'en conscience, les gens qui travaillent au gouvernement ont fait une mesure injuste. Eh bien oui, on trouve ça injuste.

11:51
Présentateur

Alors, M. Gébary, vous

11:53
Locuteur

vous êtes mis

11:53
Invité

en cause. Non,

11:54
Locuteur

mais

11:54
Invité

bien sûr, je peux y

11:55
Présentateur

répondre.

11:55
Locuteur

Vous

11:55
Présentateur

avez voté cette mesure injuste.

11:56
Invité

On a voté une mesure.

11:57
Locuteur

Vous l'avez trouvée injuste

11:58
Invité

? On a voté une mesure qui

11:59
Locuteur

est

12:00
Invité

dans le programme présidentiel sur laquelle les Français se sont exprimés. On ne

12:03
Locuteur

peut

12:03
Invité

pas faire sans

12:03
Locuteur

-midi. Non, mais vous l'a trouvée injuste ou pas ?

12:04
Invité

Je vais jusqu'où. Non,

12:06
Locuteur

mais vous l'a trouvée injuste ou

12:07
Présentateur

pas

12:07
Locuteur

?

12:08
Invité

Moi, j'écoute ce que disent les gens.

12:09
Présentateur

Vous trouvez injuste ou pas

12:10
Locuteur

?

12:10
Invité

Non,

12:11
Locuteur

mais

12:11
Invité

je ne raisonne pas comme ça.

12:12
Locuteur

Donc vous ne voulez pas me répondre ? Non, mais je suis très clair.

12:13
Invité

Est-ce qu'on peut faire un raisonnement de plus d'un mot ?

12:16
Présentateur

Écoutez, il y a quelqu'un qui vous interpelle, qui vous pose une question très claire.

12:19
Locuteur

Est

12:19
Présentateur

-ce que cette mesure, vous l

12:19
Locuteur

'avez fait injuste ou pas ? Que ce sentiment d

12:20
Invité

'injustice, il est

12:21
Locuteur

ressenti. On n'y a répondu. Non,

12:22
Invité

mais je vous dis, ce sentiment d'injustice, il est perçu. Donc c'est un problème politique. Et donc on y répond poétiquement en retirant cette taxe qui a été perçue comme étant injuste.

12:30
Présentateur

Mais

12:30
Locuteur

elle était injuste pour vous ? Vous la ressentiez comme telle

12:33
Présentateur

ou pas ? Avec quoi

12:33
Locuteur

?

12:33
Présentateur

Avec

12:34
Locuteur

vos concitoyens ? Qu'est-ce qu'on fait de la CSG,

12:35
Invité

Mme Ferrari ? On finance la protection sociale. Alors on peut dire effectivement qu'on veut moins de protection sociale.

12:40
Locuteur

Donc elle

12:41
Présentateur

n'était pas injuste

12:41
Invité

? Non, mais ce que je veux dire, c'est que ça a une

12:42
Locuteur

finalité.

12:43
Invité

Mme Ferrari, ça a une finalité. On ne fait pas des taxes pour sa plaisir. On fait des taxes et des impôts pour financer les services publics. Et il faut financer un modèle de protection sociale. On peut considérer que ça pèse trop sur le budget des ménages. On peut absolument dire qu

12:55
Locuteur

'il y a

12:55
Invité

une perception d'injustice sociale. On peut dire que les plus riches ne contribuent pas assez. On peut dire que ceux qui ne travaillent pas ou qui ont des niveaux de vie équivalents à ceux qui travaillent, c'est anormal. Mais il faut quand même dire à quoi ça sert. Et là, on a l'impression de faire la CSG pour la CSG. La CSG, ça finance l'hôpital public, ça finance

13:10
Locuteur

le traitement des malignages. Et sur les

13:11
Invité

retraités, excusez-moi.

13:12
Présentateur

Alors, allez-y.

13:13
Locuteur

C'est une réalité. L

13:14
Invité

'injustice, quand même, c'est la globalité. Ce n

13:18
Locuteur

'est

13:18
Invité

pas seulement la mesure. L'injustice,

13:20
Locuteur

c

13:20
Invité

'est par exemple d'avoir

13:21
Locuteur

tout

13:22
Invité

de suite... Parce que quand on dit qu'on rend l'ISF, c'est tout de suite. C'est immédiat. Les gens reçoivent l'ISF. Et nous, à la fin, on nous dit, attendez, parce que vous allez avoir les mesures qui vont arriver en fin d'année. Faites l'effort et en fin d'année, ça va aller mieux. Et qu'en fin d'année, ça ne

13:37
Locuteur

va

13:37
Invité

pas mieux. Il

13:38
Locuteur

y a

13:38
Invité

vraiment eu 6 milliards, par exemple, de baisse d'impôts sur les ménages. Vraiment. La taxe

13:42
Locuteur

d'habitation, c'est une réalité.

13:44
Invité

Mais il y a eu aussi une augmentation du coût de la vie. Et quand la deuxième mesure qu'on nous annonce en

13:49
Locuteur

fin d'année... Qu'est-ce qu'on fait

13:51
Invité

?

13:51
Locuteur

Laissez juste parler, M. Féfer. Laissez-moi vous dire, qu

13:54
Invité

'est-ce qu'on ressent, nous, en bas ? J'entends. N'est-ce pas ? Et pas à ce que vous voyez-vous. Moi, j'étais comme vous il y

13:59
Locuteur

a 18 mois. Donc, qu

14:01
Invité

'est-ce qu'on ressent, nous, dans nos vies, en fin de compte ? C'est que l'année prochaine, pour ma fille qui est infirmière, il n

14:07
Locuteur

'y a

14:07
Invité

pas d'augmentation de salaire. Il y a 0,3, je crois. C'est rien. Elle est déjà en bas de l'échelle sociale en tant qu'infirmière à travailler de nuit. C'est-à-dire que vous avez considéré que l'année prochaine, dans toute la fonction publique, on ne suivra pas l'inflation. Donc, déjà, au départ, pour Noël d'après, c'est encore des cadeaux de Noël en moins pour les enfants. C'est des chaussons qui vont manquer. C'est des choses simples qui vont manquer. Rendez-vous compte l'injustice que c'est quand, à côté de ça, dans la même année, on redonne 20 milliards

14:39
Locuteur

aux entreprises. D'accord.

14:41
Présentateur

Alors,

14:43
Locuteur

Nicolas Dupont-Henor, et après, je

14:44
Présentateur

vous repasse la parole.

14:45
Nicolas Dupont-Aignan

La mesure, le problème clé,

14:47
Locuteur

c

14:48
Nicolas Dupont-Aignan

'est la désindexation

14:49
Locuteur

des

14:50
Nicolas Dupont-Aignan

retraites, des prestations familiales, la non-augmentation des fonctionnaires. Car ça paraît compliqué, désindexation, mais les retraités voient très bien ce gel des pensions de retraite. Ce gel des pensions de retraite,

15:03
Locuteur

ça

15:03
Nicolas Dupont-Aignan

n'a jamais existé, à l'exception de la fin de Hollande, à l'exception de la Grèce. Et je voyais hier, à Vrai-du-Faut, on m'accusait d'avoir dit une fake news parce que j'avais dit que, depuis 1945, ça avait toujours été indexé sur l'inflation. En fait, c'était mieux que ça, c'était indexé sur les salaires. C'est-à-dire que les retraités avaient un niveau de vie qui montait autant que les salariés.

15:26
Locuteur

À

15:26
Nicolas Dupont-Aignan

partir de 1987, ça a été indexé sur l'inflation, ce qui était déjà moins avantageux pour

15:31
Locuteur

les

15:31
Nicolas Dupont-Aignan

retraités. Et aujourd'hui, c'est la désindexation des pensions de retraite et des prestations familiales, c'est-à-dire des gens qui élèvent leurs enfants. Cela veut dire que, chaque année, l'État, le gouvernement organise une spoliation générale. Tant que la réindexation ne sera pas mise, vous aurez une atmosphère pré-révolutionnaire parce que c'est scandaleux. Quand on travaille toute sa vie, j'ai vu tout à l'heure une retraitée, 46 ans de travail, 46 ans, elle me dit, je n'ai plus rien, on me rend une petite CSG là,

16:05
Locuteur

mais

16:05
Nicolas Dupont-Aignan

on va me reprendre autant cette année et tous les ans du quinquennat. Est-ce que vous pouvez, droit dans les yeux, dire aux Français,

16:12
Locuteur

on

16:13
Nicolas Dupont-Aignan

va vous réduire votre pouvoir d'achat, que vous soyez fonctionnaire ou retraité, de 10% pendant le quinquennat ? Ce n'est pas tenable. Et ça, ce n

16:20
Locuteur

'était pas dans le

16:20
Nicolas Dupont-Aignan

programme présidentiel.

16:21
Locuteur

Ce n'était pas

16:22
Nicolas Dupont-Aignan

écrit dans le programme présidentiel. Il n'a jamais été dit que les retraités avaient

16:27
Locuteur

10

16:27
Nicolas Dupont-Aignan

% de leur pouvoir

16:28
Locuteur

d'achat, au moins. – Une

16:29
Locuteur non identifié

question très courte, vous êtes pour la réindexation des pensions de retraite et vous déployez un raisonnement qui est parfaitement convaincant, que je peux partager. Est-ce que vous êtes de la même manière pour la réindexation des salaires des fonctionnaires ?

16:40
Locuteur

– Bien

16:40
Locuteur non identifié

sûr,

16:41
Locuteur

bien

16:41
Locuteur non identifié

sûr. Mais bien sûr. Parce que… –

16:43
Locuteur

Et on

16:44
Nicolas Dupont-Aignan

finance

16:44
Locuteur

comment ?

16:44
Nicolas Dupont-Aignan

–

16:45
Locuteur

Mais

16:45
Nicolas Dupont-Aignan

on le finance par des économies dans certains côtés et par des recettes fiscales

16:49
Locuteur

nouvelles. – Ça, c'est jamais vraiment très clair. – Et par des recettes… Mais attendez, attendez, avant… – Vous êtes généreux d'abonnés autres, monsieur le contenant. – Vous prenez comme un cadeau…

16:57
Nicolas Dupont-Aignan

Non,

16:57
Locuteur

mais

16:57
Nicolas Dupont-Aignan

attendez, c'est-à

16:58
Locuteur

-dire

16:58
Nicolas Dupont-Aignan

qu'on en est arrivé.

16:59
Locuteur

C

17:00
Nicolas Dupont-Aignan

'est quand même fascinant. On en est arrivé à considérer…

17:03
Locuteur

– On ne dit jamais

17:03
Nicolas Dupont-Aignan

comment. C'est ça le problème. – Si je peux finir. On en est arrivé à considérer

17:07
Locuteur

que

17:07
Nicolas Dupont-Aignan

le simple maintien du pouvoir d'achat,

17:09
Locuteur

ce

17:10
Nicolas Dupont-Aignan

n

17:10
Locuteur

'est

17:10
Nicolas Dupont-Aignan

pas un cadeau. C'est le maintien d'un engagement

17:13
Locuteur

qui

17:14
Nicolas Dupont-Aignan

a été pris devant des millions de Français qui ont travaillé toute leur vie, qui, quand ils cotisaient pour leur retraite, se disaient « Ma retraite sera honorée ». Ce contrat, c'est le contrat de base de la République. – Et vous savez,

17:26
Locuteur

monsieur le contenant… – Et ça, il

17:27
Nicolas Dupont-Aignan

faudrait qu'on s'excuse et qu'on dise « Où est

17:30
Locuteur

-ce qu'on

17:30
Nicolas Dupont-Aignan

va trouver l'argent ? » Eh bien, on va le trouver tout simplement en ne faisant pas des cadeaux fiscaux à vos copains. Parce que vous avez fait 5 milliards de cadeaux fiscaux à vos copains.

17:38
Locuteur

– On va laisser M. Djébari répondre.

17:41
Présentateur

Allez-y,

17:41
Locuteur

M. Djébari. – Et ça, c'est

17:42
Nicolas Dupont-Aignan

intolérable.

17:43
Locuteur

Parce que là,

17:44
Nicolas Dupont-Aignan

vous ne vous posez pas de question. Vous ne vous posez pas de question quand vous avez supprimé 150 000 emplois aidés d'insertion qui permettent à des gens qui étaient au RSA d'avoir déjà un petit pied dans l'insertion.

17:53
Locuteur

– Je peux

17:53
Nicolas Dupont-Aignan

vous répondre. – Ça, vous n'êtes pas posé. Et ça, vous l'avez fait en combien de temps ? En 15 jours ?

17:57
Invité

– Et ce qu'on en aura fait et ce que vous n

17:58
Locuteur

'avez

17:58
Invité

pas

17:58
Locuteur

fait ? – En 15 jours, vous l'avez fait. – Et ce que nous n'aurons pas

17:59
Invité

fait les gouvernements précédents, c'est par exemple de mettre en place une taxe sur les GAFA.

18:03
Locuteur

– Mais non, vous ne l'avez toujours pas fait. Il n'y a rien fait.

18:05
Invité

– C'est nous qui allons le faire.

18:06
Locuteur

– Vous n'avez rien

18:07
Nicolas Dupont-Aignan

fait encore.

18:08
Invité

Rien. – Est-ce que je peux m'exprimer en mon nom ? Donc nous allons mettre en place une taxe sur les GAFA. Ça,

18:13
Locuteur

c

18:13
Invité

'est du volontarisme politique parce que nous avions dit que nous le ferions au niveau européen et que si jamais on n'est pas d'accord avec nos partenaires, nous ferons ça. –

18:20
Locuteur

Et

18:20
Invité

on le fera.

18:21
Locuteur

Et on le fera. Et c

18:21
Invité

'est prévu.

18:22
Locuteur

– Moi,

18:22
Invité

je ne

18:22
Locuteur

vous

18:22
Invité

crois plus.

18:23
Locuteur

–

18:23
Invité

Moi, oui, mais ça, ça en a.

18:24
Locuteur

– Je ne vous

18:24
Invité

crois

18:24
Locuteur

rien. – Je n'ai pas compris

18:25
Invité

que pour vous,

18:26
Locuteur

il y a une proposition. – Sur

18:27
Présentateur

les retraités.

18:28
Locuteur

– Sur les retraités. D'abord, le CICE.

18:31
Invité

–

18:31
Locuteur

Non, mais la réindicitation des pensions de

18:33
Invité

retraite. –

18:33
Locuteur

D

18:33
Invité

'abord, je réponds sur ce que je veux.

18:35
Locuteur

– Alors, sur les

18:35
Présentateur

40 millions dont parlait M. Pfeff. – Sur les 40 milliards.

18:37
Locuteur

C

18:37
Invité

'est deux fois

18:38
Locuteur

20 milliards. – Mais

18:39
Invité

pourquoi on le fait ?

18:40
Locuteur

Encore une

18:40
Invité

fois, mettons du sens. On ne donne pas 20 milliards d'euros aux entreprises. Aujourd'hui, on a une économie ouverte. On est concurrencés essentiellement au niveau du SMIC. Et la politique de baisse des charges autour du SMIC, ça vise justement à pouvoir préserver notre emploi, à rester compétitif, que l'emploi, effectivement, permette de se développer dans la vie, qu'on vive de son salaire et qu'on puisse se payer notre protection sociale. C'est quand même ça, l'enjeu. On ne

19:01
Locuteur

fait

19:01
Invité

pas un CICE pour donner de l'argent aux

19:02
Locuteur

entreprises.

19:03
Invité

Vous oubliez toujours. – Mais vous

19:04
Locuteur

oubliez que j'ai été mis au

19:06
Invité

chômage cette année

19:07
Locuteur

avec

19:08
Invité

un CICE. Vous oubliez que Ford

19:11
Locuteur

va fermer

19:11
Invité

avec un

19:12
Locuteur

CICE.

19:13
Invité

Vous oubliez qu'il y a une entreprise de métallurgie qui va encore fermer cette année avec un CICE. –

19:18
Locuteur

Et

19:18
Invité

qu'on a créé

19:18
Locuteur

200 000 emplois dans l'industrie. –

19:21
Invité

On mettait 20

19:23
Locuteur

milliards l'année dernière. Et d'après

19:24
Invité

ce que j'ai compris, c'est 40 milliards cette année. C'est-à-dire qu'on double.

19:28
Locuteur

–

19:28
Invité

Mais parce que… – Sans contrepartie sur l'emploi, c'est ce que vous dites. – Sans

19:32
Locuteur

rien. – Sans

19:32
Invité

fléchir.

19:32
Locuteur

–

19:32
Invité

Oui. – Sans fléchir. – Sans même savoir

19:34
Locuteur

si ça a été efficace. – On ne double

19:37
Invité

pas. –

19:37
Locuteur

On

19:37
Invité

passe d'un crédit d'impôt à un allègement de charge. –

19:41
Locuteur

Non,

19:41
Invité

non, mais on ne double pas. Et donc cette année, comme on passe à un allègement de charge, on paye non seulement le crédit d'impôt l'année dernière, 20 milliards, plus l'allègement de charge de cette année, 20 milliards.

19:48
Locuteur

– Et bien justement, je l'ai le.

19:49
Invité

–

19:50
Locuteur

Mais

19:50
Invité

c'est pour créer…

19:50
Locuteur

– Pourquoi vous gelez

19:51
Invité

le salaire ?

19:52
Locuteur

–

19:52
Invité

Mais

19:52
Locuteur

si on veut

19:53
Invité

préserver de l'emploi en France, notamment de l'emploi autour du SMIC.

19:57
Locuteur

Il

19:58
Invité

faut que nos entreprises soient compétitives et on voit bien qu'on est attaqué. Regardez le succès du transport, regardez les travailleurs détachés, regardez. On est attaqué parce qu'on a une économie ouverte, on est attaqué y compris parce qu'on n

20:07
Locuteur

'a

20:07
Invité

pas su faire politiquement suffisamment de régulation européenne. Et donc l'action qu'on a là, c'est bien une action pour rendre ou pour préserver l'attractivité et la compétitivité des entreprises. –

20:17
Locuteur

Pas

20:17
Invité

pour se faire plaisir

20:17
Locuteur

à payer. – Et je peux vous donner un

20:19
Nicolas Dupont-Aignan

exemple. Vous avez cité, c'est très intéressant, vous avez cité la question des travailleurs détachés. – Je répondrai

20:25
Locuteur

sur le recrute. – On ne sera jamais

20:26
Nicolas Dupont-Aignan

assez compétitif avec la Bulgarie si vous continuez à accepter que des travailleurs détachés bulgares viennent en France et que celui qui les recrute paye les charges sociales non pas françaises mais bulgares.

20:40
Locuteur

Et

20:40
Nicolas Dupont-Aignan

donc vous acceptez des règles européennes. –

20:43
Locuteur

Parce que c'est le fond du problème.

20:44
Nicolas Dupont-Aignan

–

20:44
Locuteur

Vous

20:44
Nicolas Dupont-Aignan

acceptez des règles européennes qui nous mettent dans un système de nivellement et de concurrence déloyale par le bas. Si on continue comme ça, et ce n

20:51
Locuteur

'est

20:51
Nicolas Dupont-Aignan

pas vous, vous n

20:52
Locuteur

'êtes

20:52
Nicolas Dupont-Aignan

pas les

20:52
Locuteur

premiers.

20:52
Nicolas Dupont-Aignan

– Non mais on

20:52
Locuteur

peut avoir des points d'accord là-dessus. – La vraie question, et j'en viens là-dessus,

20:56
Nicolas Dupont-Aignan

la vraie question, c'est qu'on arrive à un système qui ne tient plus parce qu'on est en concurrence avec des esclaves. Donc on transforme nos concitoyens en esclaves. Voilà pourquoi depuis des années, j'ai commencé avec Philippe Séguin, nous proposons une Europe avec des barrières minimums, c'est-à-dire une concurrence loyale. Moi, je ne

21:15
Locuteur

suis

21:15
Nicolas Dupont-Aignan

pas hostile à la concurrence. Mais c'est sans fin, parce que vous dites les travailleurs détachés, mais vous acceptez qu'ils viennent et

21:21
Locuteur

qu'ils payent des charges sociales inférieures de moitié. – Moi, je ne suis pas hostile à avoir beaucoup plus de

21:23
Invité

régulation sociale.

21:24
Locuteur

– Vous

21:24
Nicolas Dupont-Aignan

ne l'avez pas fait.

21:26
Locuteur

Et vous avez fait semblant d'avoir un accord sur les

21:29
Nicolas Dupont-Aignan

travailleurs détachés.

21:30
Locuteur

Et Emmanuel Macron s'est couché à Bruxelles. – Ça n'a pas fait semblant, c'est mieux que ce que ça n'était. –

21:32
Nicolas Dupont-Aignan

Donc, non, ça ne marche

21:34
Locuteur

pas. – Est-ce que je peux répondre

21:34
Nicolas Dupont-Aignan

sur les retraites

21:35
Locuteur

quand même ?

21:35
Nicolas Dupont-Aignan

–

21:35
Locuteur

Donc,

21:35
Nicolas Dupont-Aignan

c'est quand même le problème de fond. On ne peut pas continuer avec une Europe qui nous met en concurrence avec des gens payés 200 euros le SMIC et nous avoir. Donc, il y a deux solutions. Soit on revoit les règles de la concurrence, soit on aura une révolution dans le pays.

21:50
Locuteur

– Un tout petit

21:51
Présentateur

mot,

21:52
Locuteur

parce qu'après, on part en pause. – C'est intéressant d

21:53
Invité

'avoir cette discussion.

21:54
Locuteur

–

21:54
Invité

Et

21:54
Locuteur

le grand débat, il va

21:55
Invité

y avoir ça, y compris pour faire toute la vérité. Ma génération, la plupart pensent qu

21:59
Locuteur

'ils

21:59
Invité

n'auront pas de retraite. Et ils raisonnent en capitalisation. Ils n'y croient même plus. – C'est sûr

22:03
Nicolas Dupont-Aignan

qu'en

22:03
Invité

indexant

22:04
Locuteur

pas, vous

22:05
Nicolas Dupont-Aignan

allez

22:05
Locuteur

casser la mission. – Non, mais quand on

22:06
Invité

regarde, par exemple, ma génération a moins de patrimoine que la génération de nos parents, qui a

22:10
Locuteur

moins

22:10
Invité

de patrimoine que la génération de nos grands-parents. Donc, ce n

22:12
Locuteur

'est

22:12
Invité

pas un sujet facile. Et par ailleurs, les transferts, aujourd'hui, se font aussi des grands-parents en financier vers les petits-enfants pour les aider, etc. C'est beaucoup plus complexe que ce que vous dites là. Beaucoup plus complexe. Et donc, le grand débat, il peut permettre aussi d'avoir...

22:23
Locuteur

– Vous allez endormir les gens avec un grand

22:25
Nicolas Dupont-Aignan

débat complètement pipo, alors que vous

22:27
Locuteur

n'avez pas prévu. – Vous préférez asséner votre vérité sans que personne ne puisse vous contredire. – Donc,

22:32
Nicolas Dupont-Aignan

c'est

22:33
Locuteur

plus facile. – Moi, j'ai fait

22:33
Nicolas Dupont-Aignan

des propositions.

22:34
Locuteur

On peut les contester, mais il y a des

22:35
Nicolas Dupont-Aignan

propositions d'économie. – Et

22:37
Locuteur

il y a des propositions de recettes. – Allez !