Julien Odoul : "Édouard Philippe est le candidat de la submersion migratoire !" (France Info)
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Julien Audoul, décrire quand on vient d'entendre ce qu'on a entendu, décrire l'État comme un profiteur, comme s'il se réjouissait des conséquences de cette guerre, est-ce que ce n'est pas finalement hors de propos ?
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Et tout le monde fait comme si l'État c'était quelqu'un, c'est-à-dire qu'il y a quelqu'un qui est en passage, qui s'appelle l'État... Mais il y a un gouvernement. L'État c'est nous.
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Alors, l'État c'est les finances publiques. C'est-à-dire, est-ce que vous avez chiffré, comme l'a fait le gouvernement, le manque à gagner que cette baisse de TVA peut représenter sur les finances publiques ?
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12 milliards.
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On va parler des économies, mais combien ça coûte ?
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Imaginons que ce soit fait. Alors d'ailleurs, on peut préciser qu'on n'est pas obligé de passer tout de suite à 5,5%. Il pourrait y avoir, comme Thierry Breton en a parlé, une baisse qui serait un peu plus faible.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:11Invité politiqueFait
« L'État profite d'un point de vue de ses rentrées d'argent, de la crise et surtout du niveau de taxes qui est un niveau indécent. »
- 0:26Invité politiquePromesse
« Nous demandons de baisser la TVA de 20% à 5,5%, pas seulement d'ailleurs sur le diesel et sur l'essence, sur toutes les énergies, que ce soit le gaz, que ce soit le fuel, que ce soit l'électricité, pour rendre de l'argent aux Français. »
- 0:39Invité politiqueChiffre
« Nous avons calculé qu'en baissant cette TVA de 20% à 5,5%, c'est-à-dire en faisant des énergies, des produits de première nécessité, on rend en moyenne 150 euros à 200 euros de pouvoir d'achat par mois à chaque ménage. »
- 1:54Invité politiqueChiffre
« Nous avons fait 100 milliards d'euros d'économies. »
- 1:57Invité politiqueFait
« La fraude sociale, le train de vie de l'État, la fraude fiscale, les contributions au budget de l'Union européenne notamment. »
- 2:06Invité politiqueFait
« L'immigration, le guichet social. »
- 14:32Invité politiqueChiffre
« Le véritable problème, nous accueillons plus de 530 000 personnes légalement chaque année. »
- 14:51Invité politiqueFait
« Parmi ces étrangers, il y en a une infime minorité qui travaille réellement, puisqu'il y a une sur-représentation des étrangers dans les chiffres du chômage. »
- 15:25Invité politiqueFait
« Ça, c'est le programme de Marine Le Pen et Jordan Mardella. »
- 17:02Invité politiqueFait
« Vous avez plus de médecins béninois en Ile-de-France qu'au Bénin. »
- 17:20Invité politiqueFait
« Nous allons payer, malheureusement, les mauvais choix politiques antérieurs, notamment le retard dans la suppression du numerus clausus et dans la formation des médecins. »
- 11:48Invité politiqueFait
« L'instrumentalisation, la réécriture des faits, la diversion de l'extrême gauche, sont véritablement lamentables. »
- 12:10Invité politiqueFait
« À aucun moment, le maire de Saint-Denis n'est comparé à un grand singe. »
- 12:24Invité politiqueFait
« Là où je vois du racisme, en revanche, c'est la France insoumise qui trie les élus, les électeurs, les Français en fonction de leur couleur de peau. »
- 14:19Invité politiqueFait
« Édouard Philippe confirme qu'il est le candidat de l'impuissance, qu'il est le candidat ou l'un des candidats de la submersion migratoire qui ne fera rien contre l'immigration. »
Temps de parole
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Julien Audoul, décrire, quand on vient d'entendre ce qu'on a entendu, décrire l'État comme un profiteur, comme s'il se réjouissait des conséquences de cette guerre, est-ce que ce n'est pas finalement hors de propos ?
Ah non, c'est factuel. L'État profite d'un point de vue de ses rentrées d'argent, de la crise et surtout du niveau de taxes qui est un niveau indécent. Et nous le demandons depuis longtemps avec Marine Le Pen, Jordan Mardella, il faut baisser ses taxes. Nous demandons de baisser la TVA de 20% à 5,5%, pas seulement d'ailleurs sur le diesel et sur l'essence, sur toutes les énergies, que ce soit le gaz, que ce soit le fuel, que ce soit l'électricité, pour rendre de l'argent aux Français.
Nous avons calculé qu'en baissant cette TVA de 20% à 5,5%, c'est-à-dire en faisant des énergies, des produits de première nécessité, on rend en moyenne 150 euros à 200 euros de pouvoir d'achat par mois à chaque ménage. Et vu la crise sociale et économique que nous traversons, la crise du pouvoir d'achat, c'est énorme.
Et tout le monde fait comme si l'État c'était quelqu'un, c'est-à-dire qu'il y a quelqu'un qui est en passage, qui s'appelle l'État... Mais il y a un gouvernement. L'État c'est nous. Enfin pas moi spécialement.
C'est surtout eux.
Alors, l'État c'est les finances publiques. C'est-à-dire, est-ce que vous avez chiffré, comme l'a fait le gouvernement, le manque à gagner que cette baisse de TVA peut représenter sur les finances publiques ?
Oui, et surtout nous avons fait des économies dans notre contre-budget. Non mais c'est important. C'est-à-dire que vous avez... La baisse de taxes, c'est-à-dire le fait que nous ayons moins de rentrées fiscales dans les caisses de l'État est largement compensée par les économies que nous proposons. Je vais vous en donner trois domaines. D'accord. Trois domaines. Premier domaine... Donc je vais vous demander combien ça coûte. Non mais attendez. Ça c'est ma première question.
12 milliards.
Premier domaine. Premier domaine.
Non mais avant les économies, combien ça coûte ?
Oui, d'accord. C'est 12 milliards, c'est ça ? Ce que nous souhaitons avant tout et ce que nous avons proposé dans notre contre-budget, c'est des économies manifestes, énormes, sur le train de vie de l'État. D'accord, d'accord.
On va parler des économies, mais combien ça coûte ?
Nous avons fait 100 milliards d'euros d'économies. 100 milliards d'euros d'économies. La fraude sociale, le train de vie de l'État, la fraude fiscale, les contributions au budget de l'Union européenne notamment. Vous avez énormément d'argent à récupérer. L'immigration, le guichet social. Enfin tout cet argent-là qui est dilapidé, qui est gaspillé, qui ne concerne pas pour partie le quotidien des Français. Nous souhaitons l'économiser pour pouvoir le rendre avec une baisse de taxes qui encore une fois est indispensable.
Et cet argent n'est pas perdu, parce que comme vous l'avez rappelé notamment dans votre reportage et dans le commentaire de votre journaliste, cet argent, ça sert pour la consommation, ça sert pour permettre à des Français d'aller travailler. Moi j'ai dans mon département de Lyon des gens qui vont s'arrêter de travailler parce que le diesel est à 2,38€.
Imaginons que ce soit fait. Alors d'ailleurs, on peut préciser qu'on n'est pas obligé de passer tout de suite à 5,5€. Il pourrait y avoir, comme Thierry Breton en a parlé, une baisse qui serait un peu plus faible. Mais à partir de là, est-ce que vous trouvez normal d'exonérer, si j'ose dire, de TVA, le grand reproche qui est fait quand on fait une aide globale, c'est qu'en gros, quel que soit l'usage, il y a deux critiques, c'est quel que soit l'usage et la personne qui est titulaire de ça, finalement c'est non discriminé, c'est-à-dire que vous pouvez être richissime ou très pauvre, vous bénéficiez de la même ristourne. Et deuxièmement, que ça favorise éventuellement la demande.
C'est-à-dire que ça, au lieu de favoriser le basculement à d'autres types d'énergie, au lieu de favoriser l'électrification, c'est quelque chose qui ne va pas dans le bon sens.
Si on rend l'énergie aussi peu chère, va aussi chère. J'entends cet argument de dire que finalement, ça va profiter à tout le monde et que riches comme pauvres vont être logés à la fois.
Oui, c'est comme quand on vous avait dit qu'il exonérait les gens d'impôts avant, je pense que c'était 30 ans, c'est ça ? Ou dans le programme de Marine Le Pen, que Mbappé est quelqu'un qui est tourneur fraiseur en début de CAP. Oui, on peut toujours prendre l'exception.
La réalité, c'est que dans les faits, la baisse de la TVA profite largement et surtout et en priorité aux catégories les plus populaires. Pourquoi ? Parce que ce sont les catégories qui ont le plus besoin de leur véhicule pour aller travailler le matin. Ce sont les catégories qui utilisent le plus leur véhicule. Alors je veux bien qu'on prenne des cas particuliers, mais la baisse de la TVA va profiter d'abord et avant tout aux Français qui en ont besoin et surtout aux Français qui aujourd'hui font des arbitrages.
J'en ai côtoyé le week-end dernier dans ma circonscription qui se disent on ne fera pas notamment des courses pour les fêtes de Pâques, on va arrêter d'acheter de la viande, on ne donnera pas effectivement le sport ou des cadeaux à ses enfants, à ses petits-enfants. C'est des arbitrages qui sont terribles pour, je le rappelle, la septième puissance du monde.
Voilà, encore une fois, le prix des carburants qui est un élément vital, notamment en ruralité, on a besoin, on n'est pas tous en véhicule électrique, loin s'en faut, on a besoin de mettre de l'essence ou du diesel, c'est le prix du travail, c'est le prix de la mobilité, c'est le prix de la santé aussi pour aller chercher un médecin qui malheureusement est de plus en plus loin.
Mais vous parlez de cas particuliers, ce n'est pas que des cas particuliers, c'est une politique fiscale. Et c'est la question de Nathalie, est-ce que c'est à l'État, donc est-ce que c'est à nous tous, à tous les Français, d'aider des très riches à aller faire le plein de SUV pour partir en vacances ? Je caricature. Oui, vous caricaturez, largement. C'est quand même ça l'idée. Vous connaissez l'État de nos finances publiques. Est-ce que vraiment l'État doit payer pour tous, y compris pour les plus riches ?
Mais l'État doit rendre de l'argent et il va le rendre en priorité aux Français qui en ont le plus besoin. Et je le dis, la politique du chèque est totalement inefficace. Le chèque soi-disant ciblé, le chèque microscopique, les secteurs en tension qu'on va aider ponctuellement. J'observe que l'enveloppe qui est aujourd'hui prévue, annoncée en tout cas de 70 millions d'euros pour uniquement le transport routier, pour l'agriculture et pour la pêche, juste sur un mois, juste sur un mois, elle est dérisoire par rapport à l'immense majorité de tous les automobilistes qui ont besoin d'une aide urgente. Il y a le chèque énergie pour les plus modestes.
Non mais le chèque énergie, encore une fois, je le dis, nous le redisons, c'est ponctuel, ça ne résout pas le problème du pouvoir d'achat, du pouvoir de vivre et j'allais dire de la mobilité en général. Parce que là, aujourd'hui, vous allez avoir des secteurs entiers qui vont s'arrêter de travailler. Vous avez des Français qui vont faire des arbitrages très clairs. Le Français qui se lève tous les matins pour aller travailler, qui fait l'effort d'aller travailler, qui n'a pas le droit aux aides sociales, qui va devoir, encore une fois, payer pour faire garder ses enfants, etc. Il va faire le calcul qu'à la fin du mois, s'il ne travaille pas, il va gagner davantage.
Donc il va y avoir des Français qui vont tout simplement se mettre en arrêt de travail et donc une économie qui va être paralysée par cette hausse des carburants.
Vous pensez qu'il faut ouvrir la vanne tout de suite et beaucoup ? Oui. Clairement. Oui. Alors même pour des résultats qui sont dans une situation qui est moins grave, entre guillemets, que celle de 2022 ou les précédentes. Mais il faut d'un côté... Il ne faut pas être raisonnable en attendant de voir comment l'issue... Mais nous sommes raisonnables. Mais en attendant l'issue de l'issue des conflits... Oui d'accord. Mais vous en faites des économies. Enfin, après on ne va pas parler du budget social et de la retraite et tout ça. Parce que vous faites des économies certes, mais en tout cas vous faites aussi beaucoup de dépenses qui ne sont pas...
Mais je ne suis pas représentant de l'orthodoxie budgétaire. Je voulais juste savoir si vous demandiez tout de suite ça alors que le gouvernement dit attendons de voir, essayons d'être un peu, non pas en économie de guerre, mais se préparer à quelques semaines
qui peuvent être difficiles. On voit bien que le gouvernement qui a ponctionné énormément d'argent ces dix dernières années refuse de rendre un petit peu à des Français qui ne demandent que le minimum pour aller travailler, pour aller emmener leurs enfants à l'école, pour se déplacer. Et je le dis, c'est vital. Alors effectivement, dans certains arrondissements de Paris, ce n'est pas la nécessité...
On n'est pas dans les grandes villes qui ont des transports en commun. Je le dis. Je ne sais pas de dire que si les bobos n'ont pas de problème et que les autres... Il y a certains Français
qui ont moins de problèmes, qui ne voient pas la même crise à l'aune de cette augmentation. Aujourd'hui, moi je le vois dans mon département de Lyon, je le vois dans tous les territoires ruraux, cette augmentation des prix des carburants est catastrophique. Elle est angoissante. Elle paralyse l'économie et elle va astreindre à résidence des millions de Français qui ne pourront plus se déplacer.
Une petite question. Balancée dans l'opinion comme l'a fait Marine Le Pen il y a quelques jours sur les profiteurs de crise, est-ce que ce n'est pas une façon un peu simpliste pour agacer l'opinion, pour la remonter comme s'il y avait des gens qui se groinvent, comme on dit, au lieu d'expliquer qu'il y a des mécanismes qui font que la guerre en Iran et le détroit d'Hormuz, il n'y a pas des gens qui profitent. Est-ce que vous pensez que c'est dans votre ADN d'expliquer, d'être aussi peu pédagogique et aussi caricaturaux ?
Non, c'est une question. C'est votre propos qui est un petit peu caricatural si vous me le permettez. Je pense que les Français n'ont pas besoin des déclarations de Marine Le Pen pour être excédés et pour considérer que le gouvernement macroniste depuis des années leur prend beaucoup d'argent, leur demande toujours plus d'efforts et ne répond pas à la crise, ne répond pas aux urgences. Le rôle d'un gouvernement, c'est quoi ?
C'est d'une part de prévoir, d'anticiper et de voir qu'effectivement nous sommes face à une crise de l'énergie qui n'est pas seulement due à l'Iran, même si évidemment c'est le facteur qui augmente le prix du pétrole, mais c'est surtout ce prix des taxes qui est colossal et qui est indécent au regard de ce que payent les Français chaque année.
Sur l'Iran, justement, sur l'origine de cette crise, l'information du jour, c'est Donald Trump qui s'en est pris à la France pour la première fois depuis le début de cette guerre. Jusqu'à présent, on était relativement épargnés par les accès de colère du président américain. Il a publié un message tout à l'heure sur son réseau social en estimant, en regrettant que la France ait été très peu coopérative. Elle n'aurait pas, selon lui, laissé des avions à destination d'Israël chargés d'équipements militaires survoler le territoire français. Les États-Unis s'en souviendront. Est-ce qu'Emmanuel Macron a bien fait de se tenir à distance jusqu'à présent de l'aventure guerrière américaine en Iran ?
Oui, je pense que ce n'était pas le rôle et la place de la France de s'impliquer dans ce conflit. Nous ne savons pas vraiment d'ailleurs quels sont les buts de guerre de Donald Trump. Mais je pense que bien malin aujourd'hui qui peut prédire quels sont les objectifs réels de Donald Trump. effectivement, il y a la menace du régime des Mollahs iraniens à la fois sur la paix au Moyen-Orient, sur l'existence de l'État d'Israël. Mais là, aujourd'hui, effectivement, quels sont les objectifs ? Quelle est la méthode ? Mais quand il dit les États-Unis
s'en souviendront ?
Il y a de quoi s'inquiéter ? C'est le style de Donald Trump qui est toujours dans la menace, dans la provocation. On a malheureusement un petit peu l'habitude de ces excès de langage qui font partie de la diplomatie américaine à la sauce Trump.
Donc il faut garder une relative neutralité, c'est-à-dire une non-béligérance, une façon défensive.
Il faut surtout garantir nos intérêts. Il faut garantir notre intérêt, notre sécurité, la sécurité de nos soldats, de nos ressortissants et de nos intérêts stratégiques, bien évidemment.
Éventuellement, du peuple iranien.
Et du peuple iranien. Mais vous savez, la première menace pour le peuple iranien, c'est le régime des Mollahs. Voilà, ça c'est certain.
On revient à la politique française. Le nouveau maire et la fille de Saint-Denis, Bali Bagayoko, a annoncé son intention de porter plainte après des propos polémiques assimilant l'édile à un chef de tribu et à un grand singe. Deux ministres, le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Culture, ont annoncé des propos ignobles. Vous condamnez également ces propos ?
Alors je tiens à dire que l'instrumentalisation, la réécriture des faits, la diversion de l'extrême gauche, sont véritablement lamentables. Parce que n'importe qui qui a vu cette séquence, et moi je suis allé la voir parce que j'ai vu des messages sur les réseaux sociaux qui m'ont interpellé, qui m'ont choqué. Au début je me suis dit mais c'est pas possible. Et j'ai regardé cette séquence, cette explication, à aucun moment. Et je dis bien, à aucun moment, je ne suis pas le défenseur, je ne suis pas l'avocat de CNews, je suis juste pour le coup un téléspectateur juste qui a regardé cette séquence. à aucun moment, le maire de Saint-Denis n'est comparé à un grand singe. À aucun moment.
Il y a eu une explication anthropologique sur le politique. Non, non, non, il faut être très clair, il faut être très clair, il faut être très clair, cette séquence, il n'y a aucune once de racisme. Là où je vois du racisme, en revanche, c'est la France insoumise qui trie les élus, les électeurs, les Français en fonction de leur couleur de peau, qui insulte carrément les Français de couleur blanche à longueur du meeting. On se rappelle de Jean-Luc Mélenchon qui qualifiait les Blancs de tout blanc, tout moche. Donc moi j'espère que M. Bali Bagayoko, qui va organiser un rassemblement contre le racisme à la mairie de Saint-Denis, va aussi organiser un rassemblement contre le racisme anti-blanc.
Et la comparaison avec le mal dominant, chef de tribu, vous ne condamnez pas non plus ?
Moi encore une fois, sur ce que j'ai pu entendre, je n'ai pas vu de racisme. Je n'ai pas vu de racisme. Encore une fois, nous on est très clair, on dénonce et on condamne toute forme de racisme. qui est évidemment insupportable et intolérable. Quand il existe, mais le racisme fantasmé, le racisme pour faire diversion, le racisme pour occulter le véritable racisme qui est celui de la France insoumise, l'antisémitisme qui est celui de la France insoumise, je dis non. Donc on ne va pas tomber dans le panneau.
C'est vrai que c'est l'instrumentalisation. On va essayer de parler d'immigration, un petit peu, enfin un petit peu beaucoup, comme on peut. Édouard Philippe sort progressivement de la forêt ou du bois, en nous faisant ses propositions dites « massives » sur l'immigration. Il considère qu'il y a un principe de réalité, et d'ailleurs qu'il n'est pas forcément si éloigné de Mme Mélanie, qui elle-même a régularisé énormément plusieurs centaines de milliers de gens qui n'avaient pas leurs papiers, en disant « il y aura l'immigration choisie, c'est parce qu'on en a besoin pour les restaurants, pour un certain nombre de corps de métier, et puis les autres on sera plus strict.
» Est-ce que ce n'est pas finalement la position de la sagesse quand on regarde ce que même le patronat demande, même les patrons des PME, en disant « on ne peut pas dire l'immigration c'est fini ».
Édouard Philippe confirme qu'il est le candidat de l'impuissance, qu'il est le candidat ou l'un des candidats de la submersion migratoire qui ne fera rien contre l'immigration.
Il dit qu'il faut, dans les entreprises, dans certaines entreprises, qu'on ne peut pas se passer d'immigration, avec en plus notre taux de natalité qui est en train de baisser.
Le véritable problème, nous accueillons plus de 530 000 personnes légalement chaque année. Ça a baissé d'ailleurs ? Pas en 2025. Parce qu'on a augmenté en 2025 avec un nombre de titres de séjour record, malgré la présence de M. Retailleau au ministère de l'Intérieur. Parmi ces étrangers, il y en a une infime minorité qui travaille réellement, puisqu'il y a une sur-représentation des étrangers dans les chiffres du chômage. Si tous les étrangers travaillaient réellement, s'il n'y avait pas près de 6 millions de chômeurs dans notre pays, on pourrait s'interroger. Mais là, l'objectif, effectivement, je vous rejoins, il y a des secteurs en tension qu'on connaît... Le bâtiment, la restauration.
Bien sûr, mais sauf que nous avons déjà des compatriotes qui ne travaillent pas, donc il faut les remettre au travail. Il faut augmenter les salaires aussi, en contrepartie d'une baisse de charge. Ça, c'est le programme de Marine Le Pen et Jordan Mardella. Et puis, il faut faire en sorte que les étrangers qui ne travaillent pas, qui sont sur notre territoire, qu'ils soient légaux ou illégaux, n'ont pas vocation à rester chez nous, parce que nous n'avons pas les moyens de leur trouver un logement, nous n'avons pas les moyens de les soigner, nous n'avons pas les moyens de subvenir à leurs besoins.
On vous dit qu'il faut que nos compatriotes, qui sont sans emploi, se mettent à travailler, quitte à apprendre, non pas prendre, mais aller retrouver des emplois qui étaient employés par... qui étaient utilisés, qui étaient exercés par des gens. Vous allez dire que vous serrez la vis sur la déminisation au chômage pour remettre au travail un certain nombre de personnes qui préfèrent...
Non, ce n'est pas la question.
Non, mais j'essaie de comprendre comment vous faites. Non, mais je vais vous l'expliquer. Je veux dire, les restaurateurs, ils disent qu'ils n'en trouvent personne, ou ils prennent des gens qui sont au noir, et après vous, vous luttez contre la fraude fiscale et la fraude sociale. Donc, comment vous forcez les...
Alors, premièrement, je balaye totalement le grand mythe du français qui ne veut pas travailler. Ça, c'est le patronat, une partie du patronat qui nous dit que les français ne veulent pas occuper certains métiers. Les français ne veulent pas occuper certains métiers quand ils sont sous-payés. Effectivement, il y a des métiers aujourd'hui qui ne sont pas assez valorisés, il y a des formations qui ne sont pas forcément adaptées aux besoins de chaque département aussi. Donc, tout ça, ça se corrige. Tout ça, ça se traite, ça se soigne.
Et ensuite, je le dis, de faire appel à l'immigration en permanence pour subvenir à certains métiers, à certains secteurs, tout ça, c'est une très mauvaise solution. C'est une mauvaise solution pour nous, et c'est une mauvaise solution surtout pour les pays de départ. Parce que, je le redis, vous avez plus de médecins béninois en Ile-de-France qu'au Bénin. Vous avez des pays entiers, comme le Sénégal, qui sont désertifiés de leur force vive.
On n'en a plus. Donc, on ne peut pas à la fois déplorer les déserts médicaux et refuser, donc pas l'importation de médecins, sachant que la formation d'un médecin, ça prend...
Oui, mais encore une fois, nous allons payer, malheureusement, les mauvais choix politiques antérieurs, notamment le retard dans la suppression du numerus clausus et dans la formation des médecins. Effectivement, et aujourd'hui, effectivement, heureusement qu'il y a des médecins étrangers. Mais la solution, nous le disons, n'est pas de faire appel à des médecins étrangers qui vont dépeupler leur pays, qui vont mettre en difficulté leurs concitoyens, alors qu'il faut que nous puissions former davantage de médecins chez nous.
Une question sur le gouvernement de Viktor Orban en Hongrie, qui était accusé par la presse d'avoir fait fuiter des informations sensibles à la Russie depuis plusieurs années. C'est le Washington Post et puis d'autres enquêtes dans la presse qui racontent que le ministre des Affaires étrangères hongrois en fait profitait des pauses dans les réunions avec les responsables de l'Union européenne pour aller faire le point et raconter ce qui se passait à son homologue Sergeï Lavrov, ce qui faisait, a écrit le Washington Post, que depuis des années, la Russie est en quelque sorte présente à chaque réunion de l'Union.
Est-ce que ça vous choque ou est-ce que, comme le ministre hongrois des Affaires européennes, il est parfaitement naturel que le ministre hongrois parle au téléphone avec son homologue russe ? Je précise, je crois que je ne l'ai pas dit, que Marine Le Pen soutien est allé encore récemment apporter son soutien à Viktor Orban.
Je ne vois pas la difficulté de parler dans le cadre de relations diplomatiques avec ces homologues...
Partager des informations sensibles avec les Russes ?
Encore une fois, je ne sais pas quelle est la teneur de ces informations sensibles. C'est relaté par une certaine presse, mais que nous parlions avec d'autres pays, j'observe qu'on parle avec nombre de pays qui ne partagent pas forcément nos valeurs.
Si demain vous êtes à une réunion avec des responsables européens, si demain vous êtes au pouvoir et que vous êtes à une réunion avec les responsables européens, vous allez appeler les Russes entre deux réunions pour leur raconter ce qui se passe ?
Mais non, mais ce n'est pas du tout le sujet. Je dis que moi, je ne connais pas la teneur de ces échanges. Je dis que sur le principe, il n'y a rien de choquant à parler à son homologue ministre des Affaires étrangères, c'est le propre de la diplomatie, c'est de parler... Ça dépend de quoi on parle. Oui, mais ça dépend de quoi on est d'accord. Mais très clairement, je vois bien qu'on nous reproche toujours ces relations avec un pays de l'Union européenne, avec un gouvernement démocratiquement élu, qui est celui de Victor Orban, qui partage nos valeurs, les valeurs de l'Union européenne, si chères à certains au gouvernement.
Je ne vois pas qu'est-ce qui peut choquer que d'avoir des relations avec un gouvernement de l'Union européenne, qui est le gouvernement ouvrant.
Sur la liberté de la presse et les droits des minorités, je ne sais pas s'il y a un partage total des valeurs avec l'Europe.
Je pense que ça ne s'achocait beaucoup moins qu'en Jean-Luc Mélenchon, aller au Sénégal soutenir un gouvernement qui a durci les peines contre les homosexuels.
Julien Odoul