Emmanuel Macron équilibriste
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
L'édito politique sur avec le Figaro. Bonjour Carl Meus. Bonjour Dimitri.
Bonjour à tous. Ce matin, vous revenez Carl sur l'intervention d'Emmanuel Macron à la télévision hier soir plutôt clair, plutôt sobre dans la situation de l'équilibriste, le président et qui veille à ne pas tomber de son fil malgré la guerre qui s'était en Moyen-Orient. Oui, c'est l'impression qu'il a donné hier soir dans son allocution solennelle depuis son bureau de l'Élysée avec un un exemplaire bien en évidence d'un ouvrage de Pablo Neroua.
C'est évidemment tout sauf un hasard. Vous l'aviez noté aussi si le président a mis en avant un livre du poète de la paix. Au 4e jour des bombardements américaux israéliens, Emmanuel Macron a d'abord voulu rassurer les Français.
Son intervention était claire et courte. Je me permets de le souligner parce que ça a pas toujours été le cas dans le passé. Et face à une situation chaotique et évolutive, il a usé d'un ton neutre et calme pour montrer qu'il restait maître de ce sur quoi il avait prise en l'occurrence la sécurité de ses compatriotes.
Il a donc pris soin de préciser d'une part que le rapatriement des 400000 Français bloqués dans la région et qui veulent rentrer était en cours. Les premiers sont arrivés dans la nuit et d'autre part qu'il avait demandé au gouvernement de renforcer le dispositif de protection militaire sentinelle et la vigilance autour des lieux et des personnes les plus exposées en France. Tout en appelant à la reprise des négociations diplomatiques pour ramener une paix durable dans la région, Emmanuel Macron a dû annoncer le déploiement de nouvelles armes, des avions rafales, des systèmes de défense antiaérienne, des radars aéroportés, la frégate, le Langdoc au large de Chypre.
Il a également donné l'ordre au porte-avion Charles de Gaulle de se rendre en Méditerranée. Mais malgré l'annonce de ces déploiamment des forces au Moyen Orient, on a bien senti un président de la République davantage sur la défensive. Oui, mais est-ce qu'il avait vraiment le choix dans ce contexte ?
Car vous avez raison, il n'avait pas le choix et peut-être pour trois raisons. Tout d'abord, Donald Trump ne lui a pas laissé le choix. Le président américain ne l'a pas prévenu et du démarrage des bombardements en Iran contrairement au Premier ministre anglais.
L'Élysée a beau jeu de dire aujourd'hui que la France n'a pas été surprise par cette attaque. Il n'en reste pas moins qu'elle s'est retrouvée devant le fait accompli. Ensuite, les Iraniens cherche à entraîner tout le monde dans le chaos.
En ciblant les bases françaises, ils contraignent la France à riposter ce qu'elle a fait en détruisant les drones, a annoncé le président de la République, mais en légitime défense. Enfin, nos accords avec certains pays de la région, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Coè obligent la France à agir également. Mais défensivement, a là encore insisté Emmanuel Macron qui veut surtout éviter d'être entraîné dans un engrenage qui lui ferait perdre son équilibre.
Mais est-ce que vous pensez qu'il pourra maintenir cette position d'équilibre ? Carl, c'est une vraie question hein. C'est toute la question.
C'est l'enjeu de des prochains jours. La France veut éviter de se retrouver cobelligérant d'un conflit qu'elle n'a pas souhaité, mais elle doit aussi protéger ses citoyens, ses amis et ses intérêts économiques menacés par l'Iran. Il est aussi difficile de vouloir se maintenir à équidistance des uns et des autres.
Certes, le président l'a rappelé, les États-Unis et Israël n'ont pas respecté le droit international, mais en face l'Iran est quand même l'un des pires régimes du monde qui massacre son peuple, déstabilise des pays et encourage le terrorisme. Il n'est qu'à voir les réactions sur place en Iran pour comprendre qu'une majeure partie de la population attendait avec impatience la fin de ce régime. En s'opposant à Donald Trump qui voulait s'emparer du Groenland, Emmanuel Marcon avait marqué des points sur la scène internationale autant que sur la scène politique française.
D'ailleurs, la partition est plus compliquée aujourd'hui pour lui. Il reste malgré tout une boussole qui permet de dire que le président est peut-être dans la bonne direction. Et cette boussole, c'est la réaction de Jean-Luc Mélenchon à l'intervention d'hier soir.
Le patron de la France insoumise a écrit : "Il est pénible d'entendre le président français retirer toute responsabilité de la situation à Trump et Netaniaahu. Le cesser le feu immédiat et l'urgence politique, ce devrait être le mot d'ordre de la France. Macron n'en dit rien.
Bah tout compte fait si ça a déplu à Jean-Luc Mélinchon, un fatiguable pourfonenteur pourfondeur d'Israël et défenseur de l'Iran, c'est peut-être qu'Emmanuel Macron est sur la bonne voie. lesdito politique sur europein.
Emmanuel Macron