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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 4 mars 2026 18 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesDéfenseSécurité

Face à Face : Maud Bregeon - 04/03

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:59OuverteRéponse directe

    Quelles sont les conséquences de la guerre en Iran sur les prix du pétrole et du gaz ?

  • 1:28FerméeRéponse partielle

    Faut-il craindre une hausse des prix à la pompe dans les jours à venir ?

  • 3:02FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'il y a un risque de rupture d'approvisionnement en essence ?

  • 3:15RelanceÉludée

    Combien de centimes la hausse des prix à la pompe pourrait-elle atteindre d'ici une semaine ?

  • 4:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que la hausse des prix à la pompe va augmenter de quelques centimes par rapport à il y a une semaine ou aujourd'hui ?

  • 5:25OuverteRéponse partielle

    Le RN demande une baisse de la TICPE, est-ce une décision que vous pourriez prendre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:50Invité politiqueFait
    « il n'y a aucun risque de rupture d'approvisionnement, aucun risque parce que nous avons des stocks et aucun risque parce que nous avons diversifié nos importations. »
  • 2:10Invité politiqueChiffre
    « via ce détroit d'Hormuz, transite 20% du pétrole mondial. »
  • 2:21Invité politiqueChiffre
    « À court terme, on peut s'attendre à une hausse de quelques centimes en moyenne dans les jours à venir, je dis bien quelques centimes »
  • 5:53Invité politiqueChiffre
    « le bouclier énergétique entre 2021 et 2024 a coûté 72 milliards d'euros à l'État. »
  • 6:17Invité politiqueChiffre
    « Coût total de l'opération, plus de 17 milliards d'euros. »
  • 9:35Invité politiqueChiffre
    « il y a environ aujourd'hui 11 millions de Français qui se chauffent au gaz, qui utilisent du gaz. »
  • 9:43Invité politiqueFait
    « Pour 4 millions d'entre eux, qui sont aux tarifs régulés, le prix ne bougera pas d'ici au renouvellement de leur contrat. »
  • 14:22Invité politiqueChiffre
    « À l'heure où on se parle, 35 000 personnes, 10 000 de plus qu'hier matin, se sont inscrits sur le filarian. »
  • 14:29Invité politiqueChiffre
    « Au total, le nombre de Français qui ont dit être sur place et vouloir rentrer ? 400 000, c'est l'estimation des personnes sur place. »

Temps de parole

  • Maud Bregeon65 %
  • Présentateur35 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, RMC jusqu'à 9h, Apolline Matin, face à face, Apolline de Malherbe, 29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV, bonjour Maude Bréjon, vous êtes la porte-parole du gouvernement, vous êtes également ministre en charge de l'énergie, de très nombreuses questions à vous poser ce matin après les déclarations d'Emmanuel Macron hier face à cette guerre.

Ma responsabilité est d'agir, on va évidemment, je vais vous interroger dans un instant sur les conséquences de cette guerre en Iran, les conséquences militaires, les conséquences sur nos ressortissants mais aussi les conséquences sur les prix, vous êtes la ministre de l'énergie, les prix du pétrole, les prix du gaz, les prix à la pompe, est-ce qu'il faut craindre aussi un retour de l'inflation, les conséquences sur le commerce mondial sur l'essence d'abord au moment où l'on se parle, est-ce que vous avez constaté une hausse des prix à la pompe, est-ce qu'il faut s'attendre à ce que dans les jours qui viennent les prix à la pompe montent considérablement ?

1:33
Maud Bregeon

Alors trois choses, d'abord il y a une grande imprévisibilité, vous le savez, imprévisibilité sur l'étendue du conflit dans le temps et dans l'espace et donc il est évidemment trop tôt pour en tirer des conclusions définitives. Ce que je veux dire ce matin c'est deux choses concernant l'essence et je sais que ça inquiète beaucoup de Français. D'abord il n'y a aucun risque de rupture d'approvisionnement, aucun risque parce que nous avons des stocks et aucun risque parce que nous avons diversifié nos importations. Donc pas d'inquiétude là-dessus.

Sur la question des coûts, ça va dépendre d'une chose, ça dépend du détroit d'Hormuz, vous en avez beaucoup parlé sur votre antenne depuis plusieurs jours maintenant, parce que via ce détroit d'Hormuz, transite 20% du pétrole mondial. Il y a un impact sur les prix qui est limité à court terme. À court terme, on peut s'attendre à une hausse de quelques centimes en moyenne dans les jours à venir, je dis bien quelques centimes, avec évidemment des différences d'une station-service à une autre comme à l'habitude. Mais c'est donc une hausse qui sera, je le dis, contenue, limitée. Et pour la suite, cela dépend, je le redis, de l'intensité, de la durée du conflit.

Le président de la République hier, dans son allocution, vous l'avez entendu, a lancé une initiative, a annoncé une initiative française pour sécuriser ce détroit avec des partenaires. On va y revenir parce que ça c'est la partie militaire.

2:58
Présentateur

De telle sorte que les transits de marchandises et notamment le pétrole puissent s'y faire. Maude Bréjon, Emmanuel Lechypre ce matin le disait sur BFM TV et sur RMC, on note déjà dans un certain nombre de stations essence que le gazole a pris 5 centimes par litre depuis samedi. Le super 3, d'ici une semaine, on sera sans doute à 10 centimes par litre parce que les cours du brut, pour l'instant, ont déjà augmenté de 10 à 15 centimes. Est-ce que vous pouvez être plus précise ? A combien est-ce que vous évaluez la hausse à la pompe pour les Français ?

3:31
Maud Bregeon

Encore une fois, je le redis, on ne peut pas tirer de conclusion absolue à l'heure où on se parle parce qu'on ne sait pas encore quels seront les transits possibles dans ce détroit. Mais quand vous nous avez dit qu'il y avait eu après-demain et dans 3 jours, quand vous nous dites qu'il y aura des hausses de quelques centimes, c'est déjà le cas. C'est déjà le cas et c'est ce qu'on estime, encore une fois, pour les jours à venir au total. Ça veut dire que ça ne montrera pas plus que les centimes qu'il y a déjà ? A l'heure où on se parle...

3:58
Présentateur

Pardon, je vais vous reposer la question parce que c'est hyper important. Il y a un grand nombre de gens qui nous écoutent sur RMC qui sont dans leur voiture. Quand vous nous dites que ça va augmenter de quelques centimes, est-ce que vous prenez comme point de départ il y a une semaine ? Ou est-ce que vous prenez comme point de départ aujourd'hui où on est déjà à plus 5 centimes, voire même plus 10 centimes ?

4:15
Maud Bregeon

Je prends en point de départ il y a une semaine parce que le marché a en bonne partie déjà intégré ce qui était en train de se passer. Vous en parlez encore une fois depuis plusieurs jours maintenant. Donc ça n'augmentera plus ? Encore une fois, personne, personne, et je mentirais aux Français aujourd'hui, tant en tant que ministre de l'énergie qu'en tant que porte-parole, en tirant encore une fois des conclusions strictes et définitives. Je pense que chacun doit faire preuve de beaucoup d'humilité. Il y a dans ce conflit des informations que nous avons et puis il y a des questions qui se posent encore et qui ne dépendent pas uniquement de nous.

A partir de nous, quelle hausse vous considérez qu'il y aura des mesures à prendre ? Il est beaucoup trop tôt. Il est beaucoup trop tôt pour parler de ça. La priorité, et ça a été ce qu'a énoncé le président de la République hier, c'est précisément de faire en sorte que dans ce détroit d'Hormuz, où je le redis, 20% du pétrole, mais aussi 20% du gaz mondial, circule, les transits puissent reprendre. Parce qu'une fois que ces transits auront pu reprendre, alors on s'attend à ce que la situation revienne à la normale, revienne à celle qu'elle était avant le début du conflit. Et donc ça, c'est aussi important à expliquer aux Français.

5:25
Présentateur

Certains demandent, le RN, par la voix de Marine Le Pen ce matin, demandent une baisse dès maintenant de la TICPE, la Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Énergétiques, ce qui permet en quelque sorte d'amortir cette augmentation des prix. Est-ce que c'est une décision que vous pourriez prendre ?

5:42
Maud Bregeon

Marine Le Pen a dit plusieurs choses chez vos confrères ce matin, qui m'ont beaucoup interloqué. Elle a dit d'une part, l'État ne doit pas s'enrichir lorsque le prix de l'énergie augmente. Je rappelle à toute fin utile que le bouclier énergétique entre 2021 et 2024 a coûté 72 milliards d'euros à l'État. Ça ne s'appelle pas un enrichissement. Marine Le Pen reprend la proposition, et c'est légitime si je puis dire, de Jordan Bardella, qui l'annonçait hier, qui demandait effectivement à ce que cette TICPE et la TVA baissent. Et la TVA sur l'ensemble des produits énergétiques à 5%. Coût total de l'opération, plus de 17 milliards d'euros. On en est au deuxième, troisième jour du conflit.

Il est donc précipité, et je dirais même politicien, que de demander, encore une fois à l'heure où on se parle, des aides à hauteur de plusieurs dizaines de milliards d'euros. Nous n'en sommes absolument pas là.

6:40
Présentateur

Nous n'en sommes pas là. Est-ce que ça veut dire que vous excluez cette baisse de la TICPE ? Ou est-ce que vous dites, pourquoi pas, mais pas maintenant ?

6:49
Maud Bregeon

Je dis que nous n'en sommes absolument pas là. Je dis que je n'ai pas de boule de cristal pour vous dire ce matin dans quelle mesure ce conflit va évoluer, et combien de temps il va durer. Je vous dis que nous mettons tout en œuvre, encore une fois, pour que ces transports de marchandises, que je sais essentiels pour nos compatriotes, puissent reprendre le plus tôt possible. Et je le redis, l'initiative du président, elle est absolument majeure, puisque si nous arrivons à la mettre en œuvre avec nos partenaires européens, américains, qui ont aussi un intérêt évident dans cette affaire, eh bien, nous pourrons voir cette perspective s'éloigner.

7:23
Présentateur

J'ai bien compris, nous pourrons voir cette perspective s'éloigner. On va essayer de se projeter sur la question militaire et la manière dont on peut, ou non, refluidifier le commerce là-bas. Mais je vous repose la question, est-ce qu'effectivement une baisse de la TICPE pour vous est exclue ?

7:40
Maud Bregeon

Je dis qu'aujourd'hui, les demandes du Rassemblement national, qui ne se limitent pas, mais est-ce que dans deux jours, dans trois jours, si ça a augmenté, vous pourriez dire « Ah bah oui, on la baisse ». Je dis qu'une baisse de la TICPE et qu'une baisse de la TVA, parce qu'ils demandent les deux, c'est aujourd'hui évidemment inconcevable.

7:58
Présentateur

Mais inconcevable pendant combien de temps, jusqu'à quel point ?

8:01
Maud Bregeon

On parle de près de 20 milliards d'euros de dépenses à Pauline de Malherbe. Je vous dis, je vous dis, pardonnez-moi, qu'il est probable que le prix de l'essence augmente de quelques centimes. La réponse du Rassemblement national, c'est une dépense d'État de 20 milliards d'euros. Chacun voit bien que c'est complètement incohérent.

8:21
Présentateur

Pour vous, c'est incohérent. Et je rappelle que vous êtes la ministre en charge de l'énergie, Maude Bréjon. Une question aussi sur le prix du gaz. Marine Le Pen évoque une augmentation massive des prix du gaz et de l'électricité, avec une question de la mécanique de fixation des prix. On le sait désormais, et depuis la guerre en Ukraine, il y a un mécanisme de fixation des prix dans le marché commun de l'énergie, qui fait qu'on prend appui sur le prix du gaz pour décider aussi du prix de l'électricité. Et ce, malgré notre autonomie, j'allais dire, en matière électrique. De nombreux de vos prédécesseurs m'ont, depuis des années, dit « On va sortir de cette mécanique ».

On n'en est pas sorti, on est d'accord ?

8:58
Maud Bregeon

Alors d'abord, on n'a jamais dit qu'on allait sortir du marché européen de l'énergie.

9:01
Présentateur

Ah non, pas du marché européen de l'énergie, mais sortir de cette mécanique de fixation des prix. Bruno Le Maire me l'a dit à ce micro à plusieurs reprises.

9:08
Maud Bregeon

Moi, je suis là pour dire aux Français ce à quoi ils peuvent s'attendre dans la limite des connaissances, qui sont les miennes aujourd'hui. Sur l'électricité, les factures des Français seront protégées, notamment par le nucléaire français, qui aujourd'hui produit à plein. Ce qui est une situation fondamentalement différente de ce qu'on a connu en 2022, où nous avions eu près de la moitié du parc nucléaire à l'arrêt à l'automne 2022. Ça, c'est la première chose. Quant à la question du gaz, il y a environ aujourd'hui 11 millions de Français qui se chauffent au gaz, qui utilisent du gaz.

Pour 4 millions d'entre eux, qui sont aux tarifs régulés, le prix ne bougera pas d'ici au renouvellement de leur contrat. Pour les 7 millions restants, ça dépendra d'une part du contrat qui est le leur, et d'autre part de la durée du conflit. Et ce que je peux vous dire aujourd'hui, et je le redis parce que je pense qu'encore une fois, il faut être honnête avec les gens, les propos de Marine Le Pen sont à minima précipités, je le redis pour ne pas dire politicien, puisque à l'heure où on se parle, personne ne peut prédire la durée du conflit, l'intenticité du conflit et l'étendue du conflit. Au-delà de la question, c'est que nous suivons ça heure par heure.

Les équipes de Bercy suivent la situation, évidemment avec une grande rigueur et une grande visigeance. Nous avons réuni hier avec Roland Lescure les fédérations professionnelles concernées pour avoir leur remontée de terrain, pour les informer sur ce qu'on a.

10:31
Présentateur

Mais il n'est pas question à ce stade de changer la mécanique de fixation du prix de l'énergie, donc l'électricité fixée sur le prix du gaz. Vous savez qu'on a le prix de l'électricité le plus bas d'Europe.

10:43
Maud Bregeon

Et ce, grâce au modèle énergétique et électrique français qui est basé sur le nucléaire et qui est basé sur les énergies renouvelables. Moi, je voudrais quand même qu'on ait un petit peu de mémoire. Il y a dix jours, le Rassemblement National déposait une motion de censure parce que le gouvernement, parce que nous prenions la décision de développer les énergies décarbonées françaises, précisément celles qui permettent de produire de l'électricité et de sortir de cette dépendance au gaz et au pétrole, notamment du Moyen-Orient. Donc, que Mme Le Pen mette ses discours patriotiques en cohérence avec ses actes à l'Assemblée Nationale.

11:18
Présentateur

Maud Bréjean, il y a encore de nombreuses questions sur le pouvoir d'achat, sur la question du commerce, mais on le voit sur les images. Pour ceux qui nous regardent sur BFM TV, des frappes sont en cours sur Beyrouth. Il est où le char de Gaulle, au moment où on se parle ?

11:33
Maud Bregeon

Alors, vous savez que dans une approche, évidemment, stratégique, ce n'est pas des informations qui sont communiquées à la presse et je ne les ai pas moi-même. Ce que je peux vous dire, c'est que son arrivée en Méditerranée prend plusieurs jours. Plusieurs jours. Mais est-ce qu'il est sorti de la mer Baltique ? Je n'ai pas d'informations supplémentaires à vous communiquer. En revanche, ce que je peux vous expliquer, c'est ce qui fonde cette décision. Et ce qui fonde cette décision, c'est précisément l'imprévisibilité de ce conflit dans le temps et dans l'espace qui a amené le président de la République à faire ce choix.

Quand vous dites plusieurs jours, est-ce qu'on peut espérer qu'il soit sur place lundi ou mardi ? Je n'ai pas ces informations.

12:11
Présentateur

Maud Bréjean, une attitude défensive, a dit Emmanuel Macron. Mais au fond, est-ce que ce discours peut tenir entre le défensif et l'offensif ? Il y a parfois juste une microseconde. Je recevais ce matin le colonel Père de Young sur RMC qui disait, lorsque le mot détruire à la source sur un certain nombre de missiles a été utilisé par Paris, Londres et Berlin conjointement, alors si on détruit un missile alors qu'il est au sol, c'est de l'offensif. Si on détruit un missile alors qu'il est parti, mais il y a une microseconde et qu'il est à un mètre du sol, c'est du défensif. Combien de temps est-ce qu'on va pouvoir être uniquement dans le défensif ?

12:52
Maud Bregeon

L'objectif du président de la République, qui est chef des armées, il est clair et il l'a annoncé hier. C'est défendre nos intérêts. Défendre nos intérêts, je pense, à nos emprises militaires. Défendre évidemment nos ressortissants, on va en parler. Défendre nos intérêts économiques, on vient d'en parler. Et tenir nos engagements internationaux et avec nos partenaires stratégiques. Je pense au Qatar, je pense au Koweït, je pense aux Émirats, je pense évidemment à la Jordanie. Et nous avons dit, dès les premières heures, et le président de la République a annoncé de l'avoir fait hier, que nous sommes à leur côté, encore une fois, dans une position défensive.

13:27
Présentateur

Notre rafale, c'est ce qu'il a dit. Vous avez parlé de la coalition. Est-ce qu'il y a déjà un début de coalition ? C'est-à-dire qu'il a dit espérer cette coalition, notamment pour sécuriser le détroit d'Hormuz. Est-ce qu'il y a déjà des partenaires

13:40
Maud Bregeon

qui ont signé, en quelque sorte ? Il y a des échanges depuis plusieurs jours maintenant. Il y a eu plusieurs communiqués conjoints, vous le savez, avec nos partenaires allemands et anglais. Le président de la République, dès le premier jour, a été en contact avec chacun de ses homologues, partenaires sur place au Moyen-Orient. Et ce, à plusieurs reprises, c'est encore le cas aujourd'hui. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud, a également des contacts à son niveau avec ses homologues internationaux. Donc, en tout cas, ce que je peux vous dire aujourd'hui, c'est qu'évidemment, tout ça avance et que nous avançons en européen, comme nous l'avons toujours fait.

14:15
Présentateur

Maude Bréjon, combien de Français ont été rapatriés au moment où on se parle ? Combien se sont manifestés aussi comme étant dans la région

14:21
Maud Bregeon

et souhaitent en revenir ? Vous avez reçu Jean-Noël Barraud hier matin. qui vous a indiqué ce chiffre, ce nombre de 400 000 ressortissants dans la région. Il parlait de 25 000 Français inscrits sur le filarian.

14:36
Présentateur

Le filarian, c'est ceux qui se manifestent. Ceux qui se manifestent.

14:39
Maud Bregeon

Exactement. À l'heure où on se parle, 35 000 personnes, 10 000 de plus qu'hier matin, se sont inscrits sur le filarian. Au total, le nombre de Français qui ont dit être sur place et vouloir rentrer ? 400 000, c'est l'estimation des personnes sur place. Et dans ces 400 000, il y a ces 35 000 personnes qui se sont signalées et qui sont inscrits sur le filarian. Moi, mon message, il est assez simple. D'abord, la France a été le premier pays à affrêter des avions pour rapatrier ses ressortissants. Les Etats-Unis nous ont emboîté le pas, si je puis dire, mais nous avons été le premier pays à le faire.

Je ne le dis pas dans une optique de compétition, vous vous en doutez bien, mais pour dire que nous sommes évidemment et que nous avons une vigilance absolue en la matière, tous les Français qui souhaitent être rapatriés et qui souhaitent rentrer en France rentreront en France. La question qu'on peut se poser aujourd'hui, c'est le temps que ça va prendre. Nous mettons tout en oeuvre. Il y aura évidemment d'autres vols aujourd'hui.

Je ne suis pas en mesure de vous dire combien, mais tout est mis en oeuvre sur l'organisation des vols et évidemment sur les contacts que nous avons avec nos compatriotes sur place, avec encore une fois des équipes sur place pour prendre contact et les accompagner dans ce moment quand c'est difficile.

15:53
Présentateur

Maud Bréjon, le président a également annoncé un renforcement du dispositif Sentinelle. Il n'a pas de la protection de nos compatriotes les plus ciblés. Un, il pense à qui ? Et deux, quel est le degré de la menace ?

16:05
Maud Bregeon

Dès les premières minutes, cette menace, puisqu'on sait que l'Iran, vous le savez, finance, les organisations terroristes, a été prise en compte dès les premières minutes. Et donc, tous les renforcements nécessaires ont été mis en place. Là encore, dans une optique de confidentialité, nous ne divulguons pas aujourd'hui le nom, évidemment, des personnalités concernées, ni les lieux, en tout cas avec précision. Il y a des personnalités particulièrement ciblées. Ce que je peux vous dire, c'est que le ministère de l'Intérieur met tout en place. Ce n'est pas la première fois que nous avons affaire à ce type de situation.

Donc, les services sont, encore une fois, si je puis dire, extrêmement compétents, déjà organisés en la matière. Le ministre de l'Intérieur... Est-ce qu'il y a des conseils en particulier à donner à ceux qui nous écoutent ? Le ministre de l'Intérieur, de suivre les consignes des autorités, je n'ai pas davantage à dire, mais le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, est évidemment présent lors des conseils de défense. Et dès la première heure, tous les moyens nécessaires ont été mis en place pour protéger nos compatriotes.

17:02
Présentateur

Au-delà des prix de l'énergie, une dernière question sur l'inflation globalement. Elle était stabilisée. Est-ce qu'il faut s'attendre à ce que l'inflation puisse reprendre en France dans les jours

17:11
Maud Bregeon

ou les mois qui viennent ? Là encore, c'est des questions auxquelles il est bien trop tôt pour répondre. Notre objectif, c'est que le conflit et que la situation sur place se calment le plus rapidement possible. D'abord, dans l'intérêt des civils et des populations au Moyen-Orient, mais de cette durée du conflit dépendront les conséquences

17:32
Présentateur

évidemment nationales. Et une dernière question, Maude Bréjon. Est-ce que vous avez des précisions à nous donner sur Cécile Collère, Jacques Paris ? Est-ce qu'ils sont en sécurité ? Ils sont en sécurité. Ils sont en sécurité à l'ambassade. Merci beaucoup, Maude Bréjon, d'avoir répondu à mes questions ce matin. Porte-parole du gouvernement et ministre de l'Énergie.

Face à Face : Maud Bregeon - 04/03 — Maud Bregeon · Pourquijevote