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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 12 avril 2022 78 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Contre-Matinale #124 | Présidentielle : Un pays fracturé, un pôle populaire qui grossit !

Source d'origine 10 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 23 %Attaque 55 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:29OuverteRéponse directe

    Comment allez-vous ?

  • 5:40OuverteRéponse directe

    Comment analysez-vous la déception après le score de Mélenchon ?

  • 7:47OuverteRéponse directe

    Quel est votre sentiment après le discours de Mélenchon ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Quel rôle a joué Mélenchon dans cette campagne ?

  • 15:13OuverteRéponse directe

    Que s'est-il passé selon vous pour expliquer l'écart entre les sondages et le résultat ?

  • 17:28OuverteRéponse partielle

    Le vote utile a-t-il joué un rôle dans ce score ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:14PrésentateurFait
    « Jean-Luc Mélenchon a réalisé un très haut score, 22%, faisant mentir les sondages »
  • 3:16PrésentateurFait
    « Macron se dit prêt à discuter sur le passage à 65 ans de l'âge de la retraite et se dit ouvert à un référendum »
  • 8:14Invité politiqueChiffre
    « 400 000 voix, et avec l'effort immense qui a été porté pendant si longtemps »
  • 10:27Invité politiqueFait
    « on représente, oui, un bloc populaire, la troisième force politique de ce pays »
  • 18:39Invité politiqueFait
    « on a sorti le plus de gens de l'abstention comparativement »
  • 19:51Invité politiqueFait
    « l'union était impossible au sommet pour différentes raisons »
  • 22:30Invité politiqueFait
    « ce qu'on voit émerger c'est une tripartition de l'espace politique »
  • 29:11Invité politiqueFait
    « on arrivait quand même à mettre des grains de sel dans leurs machines qu'ils imaginaient bien huilées »
  • 29:43Invité politiqueFait
    « nous n'avons pas réussi à ce coup-là »
  • 30:47Invité politiqueChiffre
    « on a 3 ans dit le GIEC »
  • 30:49Invité politiqueFait
    « on a 3 ans pour rendre notre monde compatible au changement climatique »
  • 33:56InvitéFait
    « c'est politique qu'il a mené à favoriser l'extrême droite »
  • 34:44Locuteur 3Fait
    « celle de Macron »
  • 35:00PrésentateurChiffre
    « les abonnements rapportent à peu près 60 000 euros et on en dépense 100 000 tous les mois »
  • 35:09Locuteur 5Chiffre
    « le média c'est 30 travailleuses et travailleurs qui se dévouent »
  • 37:36PrésentateurChiffre
    « un sondeur nous donnait Valérie Pécresse à 18% »
  • 37:41PrésentateurChiffre
    « Zemmour à 16,5% »
  • 37:46PrésentateurChiffre
    « Mélenchon est à 10% »
  • 37:56PrésentateurChiffre
    « Mélenchon est à 16% sur l'IFOP »
  • 42:17PrésentateurChiffre
    « on nous a sorti 26% en fait c'est 33% »
  • 42:42PrésentateurChiffre
    « il a encore moins de 20% des citoyens en âge de voter qui ont voté pour lui »
  • 48:30PrésentateurFait
    « Le Pen est leader sur les catégories pauvres »
  • 52:30PrésentateurChiffre
    « c'est plus de 3000 euros »
  • 53:22PrésentateurChiffre
    « chez les gens qui ne sont pas satisfaits du tout de leur vie c'est 50% vote Marine Le Pen »
  • 58:36PrésentateurChiffre
    « le sondage nous dit ce qu'il va y avoir : on retrouve encore les tiers dont je parlais tout à l'heure, finalement il va y avoir un tiers qui va voter Macron, un tiers qui va voter Le Pen, un tiers qui va s'abstenir, c'est à peu près ça »
  • 58:57PrésentateurChiffre
    « Zemmour évidemment est au trois quarts pour Le Pen »
  • 59:02PrésentateurChiffre
    « Jadot il n'y a même pas 60% qui se reportent sur Macron »
  • 1:03:24PrésentateurChiffre
    « ça donne au final du 51 Macron 49 Le Pen »
  • 1:03:41PrésentateurChiffre
    « sur les 18-25 ans finalement en fait c'est Macron qui gagne »
  • 1:03:53PrésentateurChiffre
    « les plus de 65 ans dont on est tout à l'heure à 70% pour Macron »
  • 1:05:09PrésentateurFait
    « Macron c'est celui qui meurt le plus donc dans 5 ans les choses évidemment seront plus là »
  • 1:05:27PrésentateurChiffre
    « 35-40 vous n'êtes pas c'est du 60-40 pour Marine Le Pen chez les gens qui travaillent »
  • 1:06:55PrésentateurFait
    « il baisse les APL »
  • 1:15:11PrésentateurFait
    « 3 ans pour agir 3 ans pour garder une planète vivable »

Temps de parole

  • Présentateur54 %
  • Invité politique27 %
  • Locuteur 815 %

0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Présentateur

Bonjour à toutes et à tous, vous êtes bien en direct sur Le Média en ce mardi 12 avril 2022. Vous êtes 710 000 abonnés à la chaîne YouTube, dont 6729 contributeurs et contributrices sur lemediatv.fr. Merci énormément. Je rappelle que l'objectif pour la survie du Média est d'atteindre très vite la barre des 10 000. Il est 7h45, un poil de retard, excusez-nous, et c'est l'heure de la contre-matinale. Sous-titrage Société Radio-Canada puisqu'il n'en est rien. Le tableau est un peu plus noir encore depuis deux jours. Mais l'est-il complètement ?

Avec l'Union Populaire, Jean-Luc Mélenchon a réalisé un très haut score, 22%, faisant mentir les sondages, mais insuffisant pour battre les 23,1% de Marine Le Pen et faire face à Emmanuel Macron au second tour. Mais suffisamment pour donner le ton de ce que souhaite être la principale force de gauche dès demain. C'est une question qu'on abordera dans la première partie avec ma première invitée, la députée Daniela Bonneau. En deuxième partie de la matinale, mon collègue camarade Théophile Cuomo recevra Olivier Berruyer, fondateur du Média Ellucide, notamment spécialisé dans l'exploitation des données chiffrées.

Les deux parleront justement en détail des résultats du premier tour des élections présidentielles et d'un portrait d'une France fracturée qu'il dessine. Mais avant ça, place à la traditionnelle revue des unes de presse du jour, la titrologie. La présidentielle 2022 est à la une de tous nos quotidiens nationaux. Il nous parle naturellement du bilan du premier tour et des perspectives et combat en vue du second. Les trois francs, c'est le grand titre du quotidien d'aspiration catholique, la croix. Au lendemain du premier tour, constate la croix, la France apparaît coupée en trois blocs majeurs, incarnée par Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

La croix y voit une intensification de la grande recomposition politique qui a commencé il y a cinq ans avec l'élection d'Emmanuel Macron. Les autres quotidiens décryptent et analysent cet entre-deux-tours qui s'annonce fort en péripéties. Macron, Le Pen, un acte 2 plus incertain, titre Le Monde. Il faut lire en vérité plus incertain qu'en 2017. Pourquoi ? Eh bien parce que cette fois-ci, l'extrême droite a une réserve de voix. Quant aux partis qui ont structuré la vie politique française depuis plus d'un siècle, le PS et l'air ex-UMP, ils ruminent leur terrible échec. Ce qui fait dire au monde que Macron-Le Pen est un duo sur un champ de ruines.

Macron, comment Macron et Le Pen veulent élargir leur base électorale, titre en grande une le Figaro. Les deux finalistes disputent les bases populaires et essaient de séduire l'électorat de Jean-Luc Mélenchon. Au risque, écrit Le Figaro, de troubler leur soutien traditionnel. On voit déjà que Macron se dit prêt à discuter sur le passage à 65 ans de l'âge de la retraite et se dit ouvert à un référendum. Mais ce qu'il dit et ce qu'il fait, vous savez. Le quotidien de centre-gauche Libération met, lui, le président sortant à la une. Macron au charbon, titre Libé, qui raconte comment en campagne dans le Nord, Emmanuel Macron a entamé parfois lourdement sa conquête de l'électorat de gauche.

D'ailleurs, c'est aussi hier dans le Nord où une personne lui a demandé de s'expliquer sur l'épisode où il se disait vouloir emmerder les non-vaccinés pour les citer. Réponse du président candidat, c'était affectueux, jure-t-il à peine à l'aise. C'est bien connu, quand on aime les gens, on souhaite les emmerder. Qui ne s'étonne donc pas si les électeurs du second tour souhaitent lui prouver leur amour ? De son côté, l'humanité titre sur la nécessité supposée du barrage républicain. Comment Le Pen veut nous berner, écrit l'humanité. Le quotidien communiste utilise une expression pour décrire la stratégie supposée du RN, l'imposture sociale, ce qui est vrai.

Il n'y a qu'à comparer les discours de la chef du parti avec les actes de ses élus ou ses propres votes à l'Assemblée. Le quotidien économique, les échos titrent quant à lui Le Pen, l'alerte des partenaires sociaux. En gros, les organisations patronales mettent en garde contre le programme économique de Marine Le Pen et la CFDT appelle explicitement au vote Macron au second tour. Rien d'étonnant pour qui s'est observé la vie politique du pays. Du côté des indés, il y a cet entretien sur Street Press avec l'historien spécialiste de l'extrême droite Nicolas Le Bourg. Le titre, Le Pen propose un libéralisme ethnicisé, aucunement un programme de gauche. Fin de citation.

Le Bourg décrypte la stratégie de Le Pen qui, selon lui, mise sur l'entente entre Français riches et pauvres par l'exclusion des immigrés pauvres, pour l'emporter au second tour. Un entretien passionnant à lire sur le site de Street Press pour ne pas se leurrer sur les intentions de fond et la réalité de ce qu'est l'EN. Voilà pour ce qui est de la titrologie du jour. Place maintenant à mon invité de ce matin. Daniel Obono, député de Paris. Bonjour. Bonjour. Merci d'avoir accès à l'invitation ce matin. C'est un plaisir de vous accueillir. Alors déjà, pour commencer, première question toute bête. Comment allez-vous ?

5:30
Invité politique

Ça va, ça va. On descend un peu.

5:33
Présentateur

Oui, j'imagine. Alors, comme beaucoup d'autres, et puis vous aussi, j'étais au Cirque d'Hiver dimanche soir, où l'espoir était grand pour la gauche. La déception qui en a suivi, évidemment, immense. Mais pourtant, les premiers mots de Jean-Luc Mélenchon se sont voulus combattifs, se sont voulus aussi porteurs d'espoir pour la suite. On regarde un extrait de son discours, tenu quelques minutes après l'annonce, et on revient ensemble tout de suite.

5:53
Locuteur 7

« Tant que la vie continue, le combat continue, c'est moi au devoir de vous dire, comme étant le plus ancien d'entre vous, que la seule tâche qu'on a à se donner, c'est celle qui accomplit le mythe de Sisyphe. La pierre retombe en bas du ravin. Vous n'êtes ni sable, ni sans moyens. Vous êtes en état de mener cette bataille, et la suivante, et la suivante, autant qu'il y en aura. Regardez-moi, je n'ai jamais lâché prise, je n'ai jamais cédé, je n'ai jamais baissé le regard. Et c'est de cette façon-là que nous avons construit cette force. Alors maintenant, c'est à vous de faire.

Dans la bataille qui arrive, nous avons constitué le pôle populaire, parce qu'il était là, toutes sortes de gens ont pu prendre appui dessus pour faire un vote et nous amener jusqu'à ce point. Alors bien sûr, les plus jeunes vont me dire, eh bien, on n'y est encore pas arrivé, c'est pas loin. Faites mieux. Merci.

7:26
Présentateur

Voilà, c'était du coup dimanche soir au Cirque d'Hiver. Alors Daniel Le Bonneau, votre sentiment à vous, après avoir entendu ce discours, et après avoir vécu ces deux derniers jours ?

7:47
Invité politique

Après avoir réentendu ce discours, moi ce que je retiens, c'est la fin, c'était pas loin, et faire mieux. Voilà, donc c'est ça qui reste à faire. On va se reposer un petit peu quand même, parce qu'on a été sur les routes de campagne pendant 17 mois, c'était intense, et c'est vrai que la déception est forte, donc c'est mêlé à la fois de tristesse, de beaucoup de frustration, parce que franchement, 400 000 voix, et avec l'effort immense qui a été porté pendant si longtemps, et surtout, moi, ce qui m'a interpellée, le jour de l'élection, en faisant les bureaux, c'est de voir ces fils de gens qui sont sortis, qui ont vraiment répondu à l'appel, quoi, en fait.

Donc on se dit, voilà, tout ça, tout cet espoir porté, et vraiment des milliers de gens, notamment dans les quartiers les plus populaires. Qui ont fortement voté pour Jean-Luc Blanchon. Qui ont fortement, qui ont tendu l'appel. Enfin, il y a des gens, ils sont descendus, ils ont ramené tout le quartier pour voter, donc tout ça, ça porte.

8:49
Présentateur

Vous avez des retours de ces personnes-là ? Enfin, est-ce que leur déception est plus importante encore ?

8:53
Invité politique

Ça, ça commence. Enfin, déjà, nous-mêmes, il a fallu un petit moment pour décanter, pour que la poussière retombe. Et puis, voilà, on reprend contact progressivement. Il y a aussi les militants, parce que les militants ont fait un travail extraordinaire. Le déploiement de la campagne qu'on a vu, et je pense que tout le monde a reconnu que c'était une campagne unique dans le moment. personne n'a fait ce qu'on a pu faire. Et donc, ça, ça a été énormément porté par les militants et les militantes qui, du coup, il y avait aussi besoin de beaucoup discuter hier, expliquer, notamment les plus jeunes, en tout cas les plus jeunes, pas seulement en âge, mais aussi en engagement.

Beaucoup de gens nous ont rejoints dans le cours de cette campagne. Donc, voilà, il faut parler, expliquer, et puis redonner, et pas dans la boussole, parce que la boussole, elle reste là. Et le discours de Jean-Luc Mélenchon, pour le coup, a eu un effet extrêmement informant, extrêmement important, effectivement, pour rappeler le sens de la lutte, quoi. Bien sûr. La lutte continue. Donc, voilà. Et puis maintenant, oui, on a les retours aussi de gens qui nous encouragent et nous disent merci d'avoir été là.

Et on va reprendre, voilà, le travail, retourner, parce qu'on continue à se mobiliser et retourner, discuter avec les gens, expliquer, les remercier aussi d'avoir été là, d'avoir répondu à l'appel et ancrer aussi ce sursaut, parce que, voilà, aucun vote n'est acquis. Et même si aujourd'hui, on représente, oui, un bloc populaire, la troisième force politique de ce pays. Et ça, c'est aussi une victoire, malgré tout. Malgré la défaite, on a marqué des points et un point important, je crois qu'on a reconstruit la gauche dans ce pays sur des fondements, en plus, un centre de gravité très à gauche qui n'est pas dans ce qu'on a pu connaître avant, qui est une gauche radicale, claire.

Et donc, c'est une responsabilité et pour ça, en fait, il faut enraciner ce vote-là qui est arrivé des profondeurs du peuple de gauche. Bien sûr,

10:59
Présentateur

on va en discuter ensemble ce matin. Pour revenir sur ce discours positif, entre guillemets, même si effectivement les élans étaient là, combatifs, de Jean-Luc Mélenchon dimanche, il venait quand même, alors moi j'étais sur place, je le rappelle, en opposition à l'humeur ambiante, évidemment, de lourdes déceptions, j'ai vu beaucoup de larmes, de visages émus dans la salle, puis énormément après le discours de merci ont été scandés en direction de Jean-Luc. Vos détracteurs parleraient de gourous, bien sûr, de culte de personnalité, etc. Mais qu'en est-il réellement du rôle particulier joué par Jean-Luc Mélenchon quand même dans cette histoire-là ? Vous dites, on a reconstruit la gauche.

11:34
Invité politique

Écoutez, déjà, les détracteurs nous ont traité tous et toutes de tous les noms, mais c'est vrai que cette insulte faite à Jean-Luc, c'est aussi une insulte faite aux militants et aux militantes que nous sommes souvent depuis des années, engagés sur tout un ensemble de luttes. Quand on voit et tout le monde reconnaît le travail que nous avons fait à 17 à l'Assemblée nationale, et puis voilà, la dynamique qui s'est construite, non, en fait, ça n'a jamais été le cas et ça n'était certainement pas ce soir, mais c'est vrai qu'il l'a porté quand même.

Fallait le faire et fallait le faire à la manière dont il l'a fait sans jamais flancher, en se prenant pas mal dans la tête et franchement, on souffrait aussi pour lui parce qu'on ressentait aussi les insultes et on a maintu le cap. Donc oui, c'est de la reconnaissance par rapport à un dirigeant politique, moi que je considérais comme être un dirigeant politique révolutionnaire à la hauteur des enjeux de la période et je crois que c'est un des seuls à comprendre les enjeux fondamentaux de cette période, notamment sur la question du changement climatique à analyser et donc bien sûr que c'est un rôle...

12:41
Présentateur

Il dit que j'ai entendu parler aussi ce soir-là de paratonnerre, il était là pour prendre les coups, il était là pour être au front.

12:47
Invité politique

Nous, on conteste cette construction institutionnelle qui met tant de responsabilité et de poids aussi sur une personne, etc. Mais s'il y avait bien une personne qui était en capacité de nous mener si loin, c'est Jean-Luc Mélenchon, oui, parce qu'il a l'expérience aussi, ce n'est pas non plus comme ça, ça ne vient pas comme ça, c'est la troisième campagne, il l'a dit, on l'a expliqué pendant la campagne, il a le recul de l'âge aussi, ça a des avantages d'une longue expérience d'engagement politique et militant, voilà, donc ça donne effectivement énormément d'atouts et de savoir-faire dans comment est-ce qu'on... Comment est-ce qu'on... Surtout, on porte ça et...

Mais je pense qu'il y a le travail de la campagne mais je redis, le travail qui s'est fait ces cinq dernières années, ce qu'on a construit avec le groupe à l'Assemblée nationale, on faisait remarquer souvent en fait, la plus dure des têtes dures, c'était pas toujours Jean-Luc Mélenchon et faire exister un groupe à partir de 17 personnes qui partageaient un programme en commun, bien sûr, mais qui en fait n'avaient jamais milité ensemble comme on a milité en tant que groupe parlementaire, il fallait une autorité légitime et aussi une sensibilité pour comprendre comment on fait vivre justement toutes ces individualités sans écraser personne et je crois que c'est ça aussi qui a fait la réussite de ce groupe-là et donc c'est tout ce travail-là qui remonte, compris moi, je milite avec Jean-Luc Mélenchon depuis dix ans, d'autres depuis bien plus longtemps donc ça n'a jamais été un homme seul, ça n'a jamais été un gros c'est un dirigeant politique et c'est cette construction-là, c'est tout ça qu'on doit et donc tout ce travail de reconstruction.

14:31
Présentateur

On voit votre travail à l'Assemblée, évidemment, on voit la pluralité de vos profils et de vos combats, il faut le dire.

14:36
Invité politique

Et de ce qu'on a réussi là aussi avec l'Union populaire, alors bien sûr, c'est d'autres forces qui sont arrivées dans la bataille et c'est aussi le travail pendant la campagne de Manuel Bompard qui était un directeur de campagne excellent et d'Aurélie Trouvet qui a su aussi tout de suite prendre sa place. Voilà, ça a tout de suite matché comme on dit mais donc bien sûr que c'est mais voilà, il faut créer un cadre, il faut créer un état d'esprit et donc ce travail-là, Jean-Luc Mélenchon a été moteur là-dedans et a été un vrai dirigeant politique.

15:11
Présentateur

Alors un mot sur les sondages aussi et aussi à chaque fois qu'on passe une élection, on en parle. Alors il donnait votre candidat à 15% une semaine avant le premier tour Cumino à 17,5 le vendredi, dimanche soir c'est 22% qu'il réalise réellement dans les urnes. Que s'est-il passé selon vous ?

15:28
Invité politique

Il s'est passé quelque chose quand même de particulier parce qu'à peu près tous les autres candidats et candidates ont eu le score le vote plus ou moins mais franchement on est les seuls à avoir eu cet écart-là et donc ça interroge. Nous on a un de cette positionnement très critique politiquement des médias de leur omniprésence et de la manière dont ils ont un rôle un peu performatif pour orienter et ils orientent. Alors on a décidé de l'utiliser parce que c'est ça aussi qui a permis de donner de la crédibilité.

Mais c'est vrai que oui et c'est vrai que si on avait été sondé au moins proche proche des 19 proche des 20 et finalement on fait presque 22 oui peut-être que c'est le sursaut qui aurait permis donc on voit bien que je ne dis pas que c'est ça qui décide le vote mais c'est ça. Ça conditionne quelque chose ?

Je pense que ça fait partie des éléments quand on sait je crois que c'est à peu près 30% des gens qui se sont décidés dans les tout derniers jours la perspective de battre Le Pen elle n'est pas la même quand on est à 3-4 points ou quand on est à 2 bien sûr donc ça a un effet ça a un effet sur la conscience après bien sûr les gens font un choix aussi libre que possible avec autant d'informations que l'on peut mais justement la qualité des informations et le fait que c'est le seul candidat à avoir été testé encore avec cet écart-là donc on a toujours et on a fait ce travail-là notamment Manuel Bompard qui a suivi ça de près auprès de la Commission nationale en pointant les biais les biais qui sous-estimaient à chaque fois le vote populaire parce que les conditions aussi dans lesquelles sont produits les sondages aujourd'hui traduisent aussi en fait la volonté d'aller vite de faire les choses les plus simples et qui du coup privilégient certaines catégories donc on sait aussi les conditions matérielles qui amènent à cela mais oui il y a un choix politique de légèrement surestimer Marine Le Pen il y a aussi ça et très largement nous sous-estimer donc oui c'est politique

17:28
Présentateur

et au passage peut-être aussi ne pas réussir à quantifier le fameux vote utile ou le vote vous disiez comment déjà le vote efficace est-ce que c'est pas ça aussi qui a joué quelque part

17:40
Invité politique

après il faut voir de quoi le vote notre vote a été fait on commence à avoir des données donc c'est quand même un peu tôt mais de ce que moi j'ai perçu et ce qu'on commence à apercevoir c'est que il y a surtout le biais de sous-estimation du vote populaire il y a les conditions en fait le fait de ne plus avoir les moyens de mener des vraies enquêtes en allant faire en allant avec les gens enfin en allant chez les gens et plutôt qu'aller sur internet je crois que ça c'est un élément important après les motivations elles sont diverses je viens de voir aussi ce matin des éléments où on voit que nous sommes le vote pour Jean-Luc Mélenchon a sorti le plus de gens de l'abstention comparativement alors même si l'abstention est forte et je pense que ça nous a aussi ça a été à notre détriment mais voilà on a fait ce travail-là et donc c'était juste aussi d'avoir cette analyse-là il y a eu campagne partout il y a cette proportion-là quand on regarde entre 2017 et 2022 et puis bon après je pense que le vote utile a joué aussi beaucoup pour ces gens-là qu'on a sorti l'abstention parce qu'après quand on regarde il y a une partie certainement parce qu'on voit par exemple

18:51
Présentateur

le NPA qui fait un score quand même très bas ils sont quand même autour de 1, 2 ça peut être ça oui on a peut-être

18:56
Invité politique

gagné quelques proportions mais j'aimerais quand même qu'on reconnaisse la qualité de notre campagne et le fait que les gens ont été convaincus par ces idées-là et je pense que le fait d'avoir commencé 16 mois en avance parce que justement on croit et on croit à l'intelligence collective on croit que voilà quand on fait ce travail-là de conviction en fait ça ça porte ses fruits et les positionnements très clairs de Jean-Luc Mélenchon ont eu un écho donc voilà après on va démêler tout ça au fur et à mesure parce que justement la lutte continue et donc il faut s'appuyer sur les points forts de ce qu'on a réussi pour réussir encore mieux la prochaine

19:35
Présentateur

bien sûr alors je rappelle 22% pour Jean-Luc Mélenchon la lune populaire 4,6% pour les Verts de Jadot 2,4% pour le PCF 1,8% pour le Parti Socialiste c'est historique l'union de la gauche par le bas ça a fonctionné ?

19:49
Invité politique

en tout cas là encore voilà une analyse qui s'est avérée plutôt juste de la part de Jean-Luc Mélenchon sur le fait que effectivement l'union était impossible au sommet pour différentes raisons chacun assumera sa part de responsabilité dans la situation mais dans tous les cas effectivement oui l'union à la base et ce que l'on porte sur le fait de dire on s'adresse au peuple on veut fédérer le peuple depuis très longtemps c'est un mot d'ordre qu'on a ça répond aussi à la période et au fait que oui les étiquettes ne sont pas du tout et même l'addition des étiquettes ne sont pas la garantie de crédibilité qu'on imagine surtout quand derrière les étiquettes il y a un bilan je pense notamment au bilan du parti socialiste qui n'a jamais rompu en vérité avec l'ère Hollande qui n'a jamais fait ce propre bilan et voilà dont on a vu que la campagne manquait tout simplement de boussole de fond et de suffisamment de rupture claire avec la Macronie qui est issue du parti socialiste pour convaincre donc non voilà la soupe de la belle comme on l'a dit n'est pas le garant de l'union et puis c'est vrai que pendant des mois on a eu ce discours qui a certainement aussi pesé dans dans le désarroi pour certains et le désintérêt et au final de dire bon bah je vais les laisser se débrouiller cette idée que si l'union n'existait pas on avait perdu tout de suite etc mais ça se basait plus sur les fantasmes et les stratégies des uns et des autres et des différents appareils que sur la réalité une analyse de enfin où est-ce qu'on en est aujourd'hui en 2022 de l'état de la lutte des classes de l'état des classes du peuple et les positionnements des uns et des autres par rapport aux besoins fondamentaux et par rapport à cette réalité là et je pense que de ce point de vue là on a certainement eu l'analyse la plus juste en tout cas qui répondait à ce dont ont besoin les gens aujourd'hui et qu'est-ce qui est moteur pour réengager dans l'acte politique et la bataille politique

21:58
Présentateur

alors vous disiez tout à l'heure que vous avez reconstruit la gauche alors de mémoire le mot gauche n'a pas été prononcé une seule fois par Malenchon dans tout son discours dimanche soir Jean-Luc Malenchon préfère parler d'un pôle populaire pouvez-vous m'expliquer nous expliquer ce que ça désigne de quoi s'est composé ce pôle populaire qu'est-ce que c'est si le mot gauche n'avait pas été prononcé selon vous pourquoi

22:17
Invité politique

on a pu le prononcer à d'autres moments justement on n'est pas dans un fétichisme des mots disons que ma formule était un peu provocatrice dans le sens où effectivement ce qu'on voit émerger c'est une tripartition de l'espace politique et ce que ça représente ça représente tout simplement ce qui reste je crois de cette histoire de la gauche en tout cas de ceux qui se revendiquent de cette histoire-là pas simplement comme une identité esthétique mais comme un vrai contenu et ça c'est le programme dont voilà on a on redit et tout le monde a constaté la solidité le sérieux et puis surtout qui était un produit des luttes tout simplement voilà on a été voir les associations on a travaillé pendant 5 ans avec de nombreuses d'entre elles et on a repris l'ensemble de ces revendications qu'on a mis en politique en fait on a traduit politiquement les luttes dont on avait fait partie qu'on a participé aussi à construire donc c'est ça aussi la gauche c'est partir des revendications comme ils disent voilà partir des besoins des revendications portées par les mouvements les formes les plus organisées les plus avancées et ça ça va aussi bien des associations des grandes associations écologistes que des mouvements populaires comme les Gilets jaunes et aussi le travail des syndicats donc d'abord c'est ça la gauche c'est un contenu et c'est ce qu'on dit en fait depuis au moins on va dire 2017 quand on disait en fait on part du contenu on part pas de l'étiquette et qu'est-ce que ça veut dire de redonner du sens à cette idée de gauche avec beaucoup de guillemets qui a été tellement dévoyée dont le mot est devenu toxique parce qu'elle a été aval c'est à ce genre de personnes même à Emmanuel Macron qui sait à un temps pour s'habiller des atouts d'un pseudo-renouveau prétendu également de gauche jusque dans les mots d'une de ses ministres encore sous ce quinquennat donc repartir de ce qui fait voilà l'histoire de ce courant-là de cette grande famille politique et qui est faite aujourd'hui d'insoumission de socialisme d'écologie de communisme aussi voilà et donc je crois que ce qu'on a réussi et l'union populaire c'est aussi ça c'est-à-dire que c'était déjà un cadre bien plus large que la France insoumise de personnes qui n'avaient pas d'étiquette qui en avaient d'autres que que que que que celle de la France insoumise et qui sont venus sur la sur la base par ailleurs du programme et d'être d'accord avec ça et d'être prêts et de penser que en tout cas on n'avait pas toutes les réponses et ils n'étaient peut-être pas d'accord avec tout mais que l'essentiel était là et donc voilà pour nous c'est l'essentiel de ce qu'on a apporté qui vient de la lutte et qu'on traduit politiquement et qu'on se donne les moyens avec une stratégie pour la mettre en œuvre à partir là aussi du rapport de force et pour moi c'est voilà ça renvoie moi à mon histoire aussi d'une analyse marxiste matérialiste du rapport de force donc voilà chacun chacun peut se retrouver en fait dans cette dans cette dynamique et voilà ce qu'on peut dire enfin voilà ce que peut exprimer l'expression que j'ai subie mais il y a aussi l'idée de voilà de penser le rapport de force de classe à l'État de 2022 et on sait que ce n'est pas la classe on parle du peuple parce qu'il y a aussi ces dimensions-là où il y a d'autres lignes de fracture et ce qui rassemble le plus voilà c'est les besoins et et pas exactement de la même manière mais on a toujours la conflictualité et on a toujours du rapport de force et on a toujours des intérêts objectifs communs à la majorité quand même de la population et c'est toujours ces ressorts-là en tout cas sur lesquels nous on veut appuyer on comprend le terme

26:09
Présentateur

de pôle populaire du coup voilà

26:11
Invité politique

exactement

26:12
Présentateur

alors beaucoup de primo-votants vous l'avez dit tout à l'heure ont choisi le bulletin et les filles pour ce premier tour beaucoup de jeunes et pour elles et eux il y a sans doute été une montagne russe un petit peu une forte dynamique comme vous l'avez dit et puis de l'espoir et une forte déception jusque tard dans la nuit on a vu jusqu'à 2h du matin on attendait les cars se resserraient c'est très très très très fort à ces personnes-là vous leur dites quoi ce matin à ces primo-votants

26:38
Invité politique

je ne sais pas si je trouverais de meilleurs mots que ceux de Jean-Luc Mélenchon qui était vraiment très très juste même si là aussi il faut certainement attendre un petit peu on n'a pas peut-être tout de suite la solution et que tout de suite ça ne va pas repartir tout de suite tout feu tout feu tout flamme mais déjà que c'était le bon choix et on l'a vu parce que non mais déjà se dire des fois je pense qu'il y en a peut-être certains j'espère en moins qui reconnaissent qui sont trompés sur les grandes largeurs mais ça voilà c'était ce geste-là ce bulletin qu'il fallait prendre et c'était pas si loin que ça donc après aux jeunes qui vous écoutent

27:24
Présentateur

qui se sentent représentés par vous parce que vous avez des profils quand même très différents dans la France insoumise vous leur dites quoi vraiment pour pas qu'ils tombent dans la discussion disons quoi voilà j'ai fait la manif on a fait campagne j'ai voté pas forcément pour le vote utile parce que j'étais pas forcément d'accord avec tout voilà j'étais plus pour l'NPA plus pour machin plus pour et puis quand même je suis là

27:40
Invité politique

dire qu'on a on a marqué des points que c'est une victoire à plusieurs niveaux d'avoir déjà fait exister cette force là qui tient la dragée haute à la Macronie et qui aujourd'hui représente le seul véritable barrage contre l'extrême droite et je pense que voilà on est au coude à coude alors on peut dire qu'on part de loin mais étant donné qu'on s'est battu aussi contre vents et marées faut pas sous-estimer c'est dire que au final on a ce résultat là voilà on l'a arraché avec les dents quoi donc donc c'était c'était là où il fallait être c'était le bulletin qu'il fallait mettre et c'était la bataille qu'il fallait mener et et on en aura d'autres on va en avoir d'autres malheureusement justement parce qu'on n'y est pas arrivé et donc voilà soufflons un peu prenons le temps voilà de de se reposer un peu parce que d'après si aussi c'est 22% la lutte continue

28:36
Présentateur

oui la lutte continue vous dites effectivement alors finalement le tableau n'est pas si noir ou alors pas totalement écoutez Mélenchon vous dites il dit que la lutte continue est-ce que c'est aussi votre constat pour finir votre mot d'ordre c'est aussi ça il y a quand même un truc il faut quand même y aller

28:50
Invité politique

bien sûr on a toujours un monde à gagner on a toujours ces exigences là par rapport aux millions de ceux des nôtres qui ne survivront pas aux 5 ans qui viennent si rien de fondamental ne change et donc on a des leviers encore on a une élection législative et je pense qu'on a montré en tant que groupe parlementaire qu'à 17 on arrivait quand même à mettre des grains de sel dans leurs machines qu'ils imaginaient bien huilées et la conjonction de cette présence parlementaire cette bataille parlementaire et des luttes on l'a vu au moment de la lutte contre la réforme des retraites les a mis en échec et donc oui il y a des rendez-vous dans les prochains mois notamment les législatives pour faire de nous la force d'opposition institutionnelle parlementaire et avoir les moyens de les mettre en échec donc nous n'avons pas réussi à ce coup-là il y a une chance il y a des possibilités si on nous donne la force si on garde la force qu'on a accumulée là qu'on la découpe même si on sait que c'est difficile de passer la présidentielle la dynamique la présidentielle à celle des législatives mais voilà il y a d'autres combats à mener il y a cette mobilisation sociale d'auto-organisation qui sera aussi essentielle d'abord pour céder en dehors des urnes oui parce que d'abord pour faire face l'auto-organisation c'est celle des salariés c'est celle des locataires c'est celle dans tous les espaces de la société et ça ça continue toujours parce que d'abord c'est une question souvent de survie et toutes les batailles qu'on a gagnées aussi quand même au cours des 5 dernières années et des luttes qui ont été menées ça aussi ça nous a donné de la force donc voilà il y a des perspectives et l'objectif et la boussole restent la même et l'urgence et les urgences restent aussi importantes je rappelle on a 3 ans dit le GIEC on a 3 ans pour rendre notre monde compatible au changement climatique et l'adapter et donc moi je crois que voilà tout cela nous oblige à être à la hauteur on a aujourd'hui je suis mis là-dessus une responsabilité par ce qu'on représente par le vote massif qui a été qui a été fait par tous et toutes et donc nous nous sommes toujours au combat et nous l'assumerons jusqu'au bout et nous mènerons la bataille jusqu'au bout et on espère que le plus grand nombre le continue à l'amener à nos côtés avec nous

31:25
Invité

Merci Daniel Bonneau

31:26
Présentateur

d'avoir accepté mon édition ce matin merci beaucoup je rappelle que vous êtes députée de Paris élu LFI et d'orce déjà candidate à votre propre succession pour la législative j'ai vu ça sur la liste c'est bien ça

31:35
Invité politique

oui oui succession alors je ne sais pas mais en tout cas à rempiler pour mener la bataille et j'espère bien qu'on sera encore plus nombreux parce qu'on va avoir besoin de monde et besoin de bagarre et dure

31:46
Présentateur

on le comprend évidemment alors nous allons passer désormais à la deuxième partie de cette contre-matinale avec Théophile qui s'entretiendra avec Olivier Berruyer fondateur du site d'information et lucide et bon et spécialiste des mathématiques financières mais pas que vous allez voir mais avant ça une petite pause autopromo car vous le savez le média est en voie d'extinction votre média est plus que jamais en danger nous rentrons en compagne avec un objectif clair simple devoir atteindre la barre des 10 000 abonnés contributeurs sur le site du média pour qu'ils puissent continuer à exister continuer de vous proposer les programmes et les formats que vous aimez gratuitement à tous vous êtes 6729 abonnés contributeurs merci beaucoup je n'en dis pas plus regardez ce petit clip pendant lequel je laisserai ma place ici sur ce plateau à mon confrère et camarade Théophile Cuomo je vous remercie donc d'avoir suivi cette première partie de l'émission et vous donne rendez-vous très bientôt ici même bonne journée le média disparaît vous le savez nous venons de clore une cagnotte destinée au pôle enquête cela ne suffira pas à assurer au média sa survie

32:46
Locuteur 3

au média depuis sa naissance nous avons fait le choix de vous proposer une chaîne d'information une web télé indépendante libre et surtout en libre accès

32:56
Locuteur 8

les médias ont déjà réélu Macron ils ont inventé le mandat de 10 ans Philippe David elle est elle est finie cette campagne gratuitement

33:06
Présentateur

nous vous avons proposé des talk shows politiques des interviews long format où on peut s'exprimer militants associatifs syndicalistes et intellectuels dans des conditions que l'on ne retrouve nulle part ailleurs

33:16
Locuteur 2

on a le droit de dire stop de dire non dans la rue c'est un droit c'est légal et voici la réponse

33:20
Présentateur

on est dans une situation assez dingue où un gouvernement du coup vote une loi sur le secret des affaires pour arranger ses potes et après se cache derrière cette loi au moment où ça peut être déterminant

33:30
Locuteur 1

quand on contacte l'Elysée en disant il y a quelque chose de grave là de l'argent vers ça dans un trust on n'a pas le début d'une réponse et puis quand on réinsiste sur mais il a touché combien Macron il n'y a plus aucune réponse donc s'ils sont de bonne foi pourquoi ils ne parlent pas à ces gens-là ?

33:41
Locuteur 8

Nous vous avons proposé des reportages des enquêtes des chroniques nous avons couvert les luttes comme aucun média mainstream ne le fait

33:49
Locuteur 5

Thomas selon toi Emmanuel Macron est-il un rempart comme il l'affirme contre l'extrême droite ?

33:55
Invité

Pas du tout c'est politique qu'il a mené à favoriser l'extrême droite On a des gens qui sont des copains de longue date qui sont passés par les mêmes écoles et qui se retrouvent dans un conseil d'administration parce que ce gouvernement c'est pas autre chose à être responsable de rien devant personne les citoyens n'ont jamais leur mot à dire

34:12
Locuteur 3

Cette gratuité c'est un choix politique et idéologique assumé depuis toujours mais c'est aussi un pari risqué risqué parce que c'est vrai payer pour un média dans le contenu et gratuit ça ne va pas de soi

34:23
Présentateur

mais c'est un pari mais c'est un pari que nous avons jugé nécessaire indispensable même d'ailleurs la preuve nos vidéos cumulent 8 millions de vues par mois preuve que vous souhaitez une autre information vous avez échoué finalement à mettre à l'ordre du jour cette question

34:37
Locuteur 3

je pense qu'il y a une responsabilité qui est quand même et avant tout celle des gens qui nous dirigent et notamment depuis 5 ans celle de Macron

34:45
Présentateur

loin des médias surconcentrés où seuls les libéraux et les fascistes ont le droit de s'exprimer dans de bonnes conditions

34:50
Locuteur 3

malgré ça vous n'êtes que 6400 à nous soutenir par un abonnement et ce chiffre continue de baisser la conséquence c'est que nos finances vont mal très mal

35:00
Présentateur

les abonnements rapportent à peu près 60 000 euros et on en dépense 100 000 tous les mois ce qui nous fait un déficit de 40 000 euros chaque mois

35:08
Locuteur 5

le média c'est 30 travailleuses et travailleurs qui se dévouent pour vous offrir une autre hiérarchie de l'information et des contenus de la meilleure qualité possible

35:16
Présentateur

ces sommes dont on parle elles servent à rémunérer ces travailleurs et à produire les émissions que vous aimez

35:21
Locuteur 3

aujourd'hui l'enjeu plus que jamais faire vivre le média et lui assurer sa pérennité

35:27
Locuteur 8

nous avons besoin d'atteindre 10 000 abonnés pour que le média continue d'exister continue de vous proposer ces formats et ces émissions gratuitement abonnez-vous devenez sociaux de la coopérative le média plus que jamais le média a besoin de vous

35:42
Locuteur 3

ce média il est à vous vous qui le financez l'indépendance éditoriale et l'information libre ont un prix

35:48
Présentateur

comme nous avons fait le choix de la gratuité pour tous 100 milliardaires 100 richissimes mécènes cette gratuité et cette liberté vous seul en êtes les garants

35:56
Locuteur 8

salut à toutes et à tous heureux de vous retrouver en deuxième partie de cette première édition post premier tour de la matinale du média je suis sur le plateau avec Olivier Berruyer fondateur du média indépendant et lucide que je vous invite à visiter et qui a besoin lui aussi d'abonnement et lucide notamment spécialisé dans des formats graphiques des formats qui permettent de mieux comprendre les chiffres de l'actualité et il nous en fera profiter pour évoquer la question des chiffres des élections salut Olivier bonjour alors tu es venu nous voir avec plusieurs graphes qui nous permettent de commenter en profondeur les grandes tendances du premier tour de la présidentielle ce qui nous donnera l'occasion d'en tirer quelques conséquences politiques on commence par le premier graphe qui s'affiche à l'écran et mon petit doigt me dit que tu t'en serviras pour évoquer les instituts de sondage sont-ils plantés pourquoi pour quelles conséquences

37:09
Présentateur

oui il y a beaucoup d'enseignements à tirer de cette élection et la première c'est d'avoir un pays qui est vraiment fracturé dans ce dans ce premier graphe que je voulais partager avec vous c'était pour revenir évidemment sur les sur les sondages on a quelques chiffres qui sont quand même frappants maintenant avec le recul on peut revenir

37:29
Locuteur 8

sur ces chiffres et leur évolution bien sûr

37:31
Présentateur

début enfin fin janvier on voit que un sondeur nous donnait Valérie Pécresse à 18% quand même gros succès mois de février un autre nous donne Zemmour à 16,5% un autre il y a un mois c'est pas très loin un mois 10 mars Mélenchon est à 10% et pour ceux qui disent oui mais tout ça c'était bien vieux si je regarde le 8 avril il y a 4 jours Mélenchon est à 16% sur l'IFOP donc 2 jours avant les élections vendredi c'est le vendredi on voit la gravité finalement de cette utilisation en plus à outrance des sondages on voit que ça ne marche pas alors après les sondeurs te disent oui mais nous on fait pas des prédictions on fait une photo à un moment donné ce que c'est vrai de toute façon on voit que des gens se décident au dernier moment mais alors on se pose la question ça sert à quoi ces machins c'est quand même très manipulatoire quand on sait comment fonctionnent les gens

38:25
Locuteur 8

les gens se décident au dernier moment mais pour expliquer en fait ce décalage pour expliquer ce décalage il faudrait croire que le différentiel de personnes qui se décident au premier qu'il n'y a que les électeurs de Jean-Luc Mélenchon qui se décideraient au dernier moment ou alors il serait de manière écrasante ceux qui se décident au dernier moment pour qu'on arrive à ce gap en deux jours

38:49
Présentateur

et puis de toute façon on voit qu'on est quand même sur des volumes qui sont généralement de mille personnes alors statistiquement c'est censé être robuste mais quand t'as vraiment mille personnes représentatives mais là les gens c'est très difficile de les trouver représentatifs ils font ça pour internet en plus la plupart sont payés pour répondre aux sondages pas grand chose enfin quand même donc on voit qu'il y a une vraie problématique et elle est à plusieurs niveaux enfin déjà maintenant avec grâce aux socialistes à François Hollande on voit qu'on est plus sur des principes d'égalité mais d'équité donc maintenant il faut donner un temps de parole avant le début de la campagne électorale donc pendant plusieurs mois en fonction de ces sondages finalement on voit que les sondages sont complètement bidons et donc le temps de parole de Mélenchon a été divisé par deux clairement on voit derrière qu'il y a aussi des effets très dangereux de fabrication de l'opinion publique parce que les gens pensent que c'est vraiment ce qui va se passer donc ils se mettent aussi à avoir des stratégies en fonction de ça et quand tu as deux jours avant le vote Mélenchon qui est donné à 7-8 points derrière Le Pen on voit très bien que les électeurs qui vont dire ouais peut-être que Mélenchon je vais voter Rousseau c'est pas grave de toute façon il va faire 2-3 points mais ça changera rien puisque de toute façon j'aurais voté Mélenchon avec quoi il aurait fait 19 de toute façon ça sera toujours loin de Le Pen donc on voit que déjà ça a probablement déplacé des gens hors du champ de Mélenchon

40:07
Locuteur 8

c'est que la question du vote utile pour le second tour soit une question évidente pour tous les électeurs susceptibles de voter pour Jean-Luc Mélenchon

40:19
Locuteur 10

bien sûr oui

40:19
Présentateur

et puis certains ont peut-être qu'hésité qu'ils sont un peu à la frontière ont peut-être voté Macron en disant bon ok de toute façon ça sert à rien quand on voit la mobilisation qu'il y a eu est quand même exceptionnelle même les évolutions on a plein d'exemples de gens qui d'habitude ne votaient pas trop ils auraient quand même pu voter Mélenchon alors que les sondages disaient il ne sera pas au second tour alors qu'on voit qu'évidemment il était très très proche du second tour avec une mobilisation peut-être un peu plus forte évidemment aurait permis de changer non seulement le second tour et peut-être le vainqueur parce que la victoire de Macron

40:47
Locuteur 8

est très loin d'être acquise alors on peut imaginer disons à la décharge des sondeurs qu'il y a une surmobilisation de certains types d'électorats qu'il y a une sous-évaluation du taux de participation et que tout ça peut expliquer ce décalage en fait cet échec en réalité de leur prévision

41:07
Présentateur

mais je ne suis pas forcément en train de taper sur les sondeurs parce que finalement on essaye de leur prêter et de leur confier une mission impossible c'est-à-dire prédire le résultat à l'avance la question c'est collectivement à quoi ça sert est-ce que ce n'est pas beaucoup plus néfaste que ce ne serait pas beaucoup mieux de les interdire ces sondages interdire de faire des sondages de publier des sondages le vote est secret l'intention de vote elle est censée être secrète aussi on voit très bien que c'est quand même très manipulatoire on sait aussi que les gens ont tendance à en tout cas une partie peut-être un tiers des gens quand on voit les fameuses expériences de H de se conformer à une opinion majoritaire sur tous ceux qui ne savent pas trop mais ça n'est rien ah bah oui on me dit qu'il va gagner donc je vais voter pour lui alors oui évidemment s'il n'y a pas de sondage bon on serait dans le flou mais bon voilà si vous n'aimez pas le flou la vie n'est pas pour vous non plus il y a du flou bien sûr mais derrière on aurait sans doute quelque chose aussi de plus démocratique

42:01
Locuteur 8

alors on passe à un second graphique le vote au premier tour selon l'âge des votants oui

42:09
Présentateur

qui montre bien la grande fracture de la population j'ai envie de commencer aussi par un chiffre sur l'abstention réelle on nous a sorti 26% en fait c'est 33% la vraie abstention parce qu'on ne tient pas compte dans les chiffres qu'on vous donne des gens qui ne se sont pas inscrits sur les listes électorales il y en a à peu près 7-8% donc on voit déjà qu'un tiers des gens juste déjà ils ne veulent pas se prononcer ce n'est pas négligeable ça veut dire que Macron qui a quand même fait une jolie performance surtout par rapport à celle d'avant mais ça on y reviendra en fait il a encore moins de 20% des citoyens en âge de voter qui ont voté pour lui on voit très bien que ça commence à poser d'énormes problèmes démocratiques que les types qui sont censés diriger le pays c'est que 20% de la population alors si on est sur ce graphique sur les résultats par âge on voit une vraie fracture générationnelle qui est assez impressionnante je vous ai mis trois tranches d'âge ici les jeunes les classes intermédiaires et puis plus de 70 ans et on voit que les jeunes évidemment votent en majorité pour Mélenchon à plus de 30% après c'est Le Pen 25 et puis Macron 20 on voit très bien que les jeunes ont compris aussi l'importance du climat l'importance de conserver notre modèle social pour la stabilité de la société et ils souffrent aussi de ces années de néolibéralisme qui les frappent durement

43:32
Locuteur 8

les primo-votants ont souffert énormément du Covid et de la crise sociale qui s'est en suivi parce que beaucoup d'étudiants n'ont pas pu travailler ils sont allés aux banques alimentaires etc bien sûr expérience de la précarité

43:45
Présentateur

oui et j'ai envie de dire c'est tellement hurissant quand tu vois évidemment que les plus de 70 ans eux ils votent à 40% pour Macron à 10% pour Pécresse je viens d'ailleurs que Pécresse à 12% pour Pécresse oui mais Pécresse chez les moins de 65 ans il fait 2% comme le PS personne n'a relevé ce truc là c'est quand même ces deux parties sont morts sur les gens qui travaillent et qui font tourner le pays mais en fait ce qui est triste c'est que les plus de 70 ans ils sont 10% à voter à gauche c'est tellement scandaleux on parle quand même de la génération du baby boom qui va rester dans l'histoire comme la génération la plus privilégiée ça il n'y a pas de soucis en termes d'évolution du PIB en termes de protection sociale tous ces gens ont eu la retraite à 60 ans ils votent pour un programme on dit on veut mettre la retraite à 65 ans on en a parlé la dernière fois alors qu'il n'y a aucune raison

44:31
Locuteur 8

je ramène ceux qui nous écoutent à notre émission précédente sur la réforme des retraites de Macron qui risque de conduire ceux qui ont environ 50-55-60 ans aujourd'hui dans la pauvreté mais bien sûr

44:47
Présentateur

quand on voit ça quand on voit sa proposition délirante sur le RSA on voit très bien que le macronisme est un sadisme à la base parce qu'en plus on voit très bien que c'est pas quelque chose qui va améliorer la situation c'est même pas forcément quelque chose nécessaire et donc vous avez les plus âgés qui votent pour ça évidemment qui ne votent pas sur le climat qu'est-ce qu'ils s'en foutent du climat évidemment ils seront tous morts avant qu'on ait vraiment des problèmes alors que les jeunes sont vraiment terrifiés et à raison des conséquences possibles c'est un scandale et comme tu signales les gens souffrent du Covid pourquoi ?

pour sauver les vieux les vieux sont même pas capables de dire on va être un minimum solidaire des plus jeunes

45:20
Locuteur 8

on va dire 41% des vieux plus 12%

45:23
Présentateur

et bien plus 12 Pécresse plus 12 Le Pen plus 10 Zemmour ça commence à faire beaucoup quand même d'antisociales il y a 10% alors est-ce que alors

45:31
Locuteur 8

à leur corps défendant les plus de 70 ans ont une vie sociale qui s'est beaucoup résumée pendant la crise du Covid et le confinement et même après puisqu'ils doivent se protéger à la télévision c'est le public je pense que les gens qui regardent le JT et le TF1 ont en moyenne 65 ans peut-être que la télé tient encore les plus de 70 ans idéologiquement

45:52
Présentateur

bien sûr on voit très bien qu'il y a sans doute un problème de pluralisme d'information chez ces clashes-là mais comme tu dis en effet la télévision aujourd'hui c'est ça s'adresse évidemment à une île conseillure d'ailleurs c'est très drôle quand tu regardes un peu les pubs t'en as plein pour les Montesquels et les Stana bientôt pour les Couches enfin c'est c'est stupéfiant on voit très bien que la matrice idéologique derrière est une récente puisque finalement tu vas les bons jours sur la propagande néolibérale les mauvais jours sur la propagande quasiment néofasciste sans problème et les temps de parole de gauche ou de critique des médias sont vraiment

46:27
Locuteur 8

quasiment inexistantes Justement c'est ce qui peut expliquer ce vote et est-ce qu'on ne peut pas considérer que la fracture générationnelle va nous revenir comme un boomerang dans les 5 années qui viennent

46:41
Présentateur

Oui parce qu'évidemment les jeunes peuvent dire aussi mais attendez si vraiment je répète par exemple sur ce problème-là il n'y a pas de problème des retraites si on considère qu'il y a un problème pour les retraites écoutez c'est très simple regarde cette année il y a 5% d'inflation il n'y a qu'à pas revaloriser les retraites ça leur fera moins 5% aux plus âgés qui de toute façon n'ont pas assez travaillé dans leur vie du coup puisqu'on nous dit qu'il faut travailler beaucoup plus et que ce n'est pas normal d'avoir des retraites à 60 ans ou 62 ans par exemple c'est une façon de les faire payer pourquoi Macron ne peut pas payer son électorat vous votez Macron derrière vous vous prenez une conséquence directement sur vous parce que c'est facile de voter sur aller faire souffrir les autres

47:12
Locuteur 8

Alors pour revenir à notre dernière émission on avait dit que finalement les plus pauvres mourraient avant d'avoir atteint l'âge de la retraite ou alors juste après l'âge de la retraite peut-être que les plus de 70 ans il y a déjà un biais peut-être que les plus de 70 ans dans leur génération ce sont finalement ceux qui ont le mieux vécu et qui donc ont survécu au travail et donc finalement ce serait un vote de classe d'âge mais aussi un vote de classe sociale pour certains pas pour tous

47:42
Présentateur

On va le voir sur la partie après des revenus mais bien sûr c'est des petites pistes un peu provocatrices que je mets mais après tout pourquoi ne pas mettre parce que Macron il aime bien faire ça il veut des initiatives il met la retraite à 70 ans pour les cadres par exemple parce que les cadres ils votent pour lui donc très bien travaillez plus les amis de toute façon vous vivez le plus c'est pas normal que l'ouvrier travaille plus alors que son expérience de vie va de toute façon quasiment pas croître

48:04
Locuteur 8

Alors justement ça nous amène au graphique sur le vote selon le revenu on voit bien que plus on est riche plus on vote Emmanuel Macron en tout cas c'est ce que laisse entendre ton graphique

48:21
Présentateur

oui tout à fait et à contrario évidemment plus on est pauvre plus on vote Mélenchon et plus on vote plus on vote Le Pen Le Pen est leader sur les catégories pauvres après à peu près égalité sur les classes moyennes et Macron évidemment écrase tout chez les plus riches oui on a aussi évidemment une fracture sociale sur cet axe là de toute façon Macron est le président des riches et des classes aisées comme on le voit là mais qui en bénéficient moins c'est vraiment les riches qui bénéficient à fond du macronisme il est là pour ça et c'est même assez stupéfiant finalement en termes démocratiques que quelqu'un qui ne travaille qu'au service des plus puissants des plus riches arrive encore à avoir des scores importants de la population des classes moyennes voire des classes des classes les plus pauvres et encore 15% des plus pauvres qui votent Macron c'est du masochisme à ce niveau là

49:11
Locuteur 8

justement on en revient justement à la médiation médiatique à l'identification des intérêts de classe par les uns et les autres c'est difficile et on constate que finalement la grande fracture des classes populaires se situe justement dans l'impasse Le Pen c'est à dire que c'est une sorte quand même d'assurance vie pour éviter la clarification de la division du champ politique selon les classes sociales et peut-être c'est pour cette raison que le néofascisme français est autant promu par la sphère médiatique majoritaire parce qu'effectivement ça permet une fracture des classes populaires historiquement

49:57
Présentateur

il y a toujours une très grande porosité entre cet axe là et les classes supérieures alors ça c'était un peu évidemment tassé pendant les 30 Glorieuses et puis surtout après la guerre c'est ce truc là qui a fait complètement disparaître du champ politique ce qui était la droite à l'époque et que nous quand on parle de la droite on pense au RPR aux choses comme ça qui était en effet un peu dur c'était du centre droit clairement de toute façon on le voit maintenant historiquement on repense à Chirac on en avait presque rêvé en disant qu'il nous faisait moins mal que Macron mais Sarkozy

50:27
Locuteur 8

il a l'air d'être plus à droite Chirac que François Hollande rétrospectivement

50:30
Présentateur

Sarkozy avait jamais supprimé l'ISF plus à gauche mais Sarkozy avait jamais supprimé l'ISF par exemple il faut vraiment avoir ces types qui sont venus en plus de la partie soi-disant socialiste enfin disons droite complexée comme dit très bien Lourdon pour avoir ce genre de casse sociale que même la droite historiquement n'a jamais fait et cette espèce de néo-fascisme qui était la droite avant la guerre et évidemment après la guerre ils ont été complètement bannis du champ politique elles y reviennent

50:58
Locuteur 8

Alors on se rend compte que sur les catégories aisées Éric Zemmour fait 6% ce qui est un peu contre-intuitif quand on observe les chiffres à Paris et dans les belles banlieues de la région parisienne où le vote Éric Zemmour est un vote de classe de classe privilégiée mais quand on est en disons à ce qu'on considère comme les classes disons les moins les plus privilégiées et quand on est tant au territoire national bon il descend même plus bas que Marine Le Pen Bien sûr

51:33
Présentateur

on voit à quel point cette candidature a été un sketch avec le tapis rouge qui a été mis par tous les médias quand même par toutes les chaînes d'info qui passaient tous ces discours non-stop alors que le type sortait de rien avec aucune expérience je ne vais pas présenter il ne faisait pas de politique je pense que si chacun de nos auditeurs essaie de lancer un parti il ne va pas être invité des heures sur LCI donc on voit très bien le copinage parce qu'évidemment il a la carte aussi un journaliste c'est une protection a priori de classe cette fois professionnelle depuis 2015 2016 et qui est scandaleuse et après avoir déroulé le tapis rouge pendant des mois maintenant on vient nous dire il faut faire barrage attention c'est pas bien c'est du foutage de gueule qui explique d'ailleurs pourquoi ça marche très très mal ce discours là donc évidemment les bourgeois se sont fait plaisir bon là le score aussi n'est pas énorme c'est catégorisé dans le sondage c'est plus de 3000 euros on pourrait voir c'est plus de 15 000 euros sur ce que ça fait il faut essayer

52:33
Locuteur 8

sur plus de 10 000 euros mais en tout cas quand tu regardes les chiffres à Paris arrondissement après arrondissement et quand tu regardes même les chiffres dans la région parisienne plus une ville de banlieue est riche plus elle vote Zemmour au détriment de Marine Le Pen et l'inverse c'est aussi vrai alors toujours selon le même prisme on a le vote à l'égard de la satisfaction selon la satisfaction à l'égard de sa vie qui recoupe à peu près c'est ça

52:59
Présentateur

je voulais vous montrer parce qu'il y a quelque chose qu'on voit assez peu et moi je trouve ça frappant c'est peut-être le graphique que j'ai le plus le plus en tête on demande juste aux gens quelle est votre satisfaction à l'égard de la vie il y en a qui disent j'ai une vie de merde je souffre il y en a qui disent moyen quoi et puis il y en a qui disent ah ouais super champagne quand on regarde souvent cet axe là c'est terrible chez les gens qui ne sont pas satisfaits du tout de leur vie c'est 50% vote Marine Le Pen 4% vote Macron une dizaine de pour cent Mélenchon ceux qui ne sont ni satisfaits ni insatisfaits ceux qui sont moyens ils sont encore 30% à voter Le Pen évidemment ce qui est frappant ceux qui sont très satisfaits vous êtes ici sur les élites qui ont de l'argent qui ont du succès ils sont 45% à voter Macron et quasiment pas à voter Mélenchon enfin c'est frappant vous avez un vote Le Pen de souffrance et qu'est-ce qu'on a ?

on a des guignolos à 15 000 balles par mois qui viennent sur Twitter qui viennent sur les écrans en disant genre hé vous arrêtez de voter Le Pen c'est pas bien

54:02
Locuteur 8

c'est du soutenu il y a un aveuglement sur la réalité sociologique de ce vote au-delà de la personne vers qui se dirige ce vote oui mais il y a un aveuglement

54:13
Présentateur

sur l'existence de ces gens-là qui ne sont rien comme disait Macron il est là l'aveuglement tous ces mecs à 10-15 000 quand est-ce qu'ils ont vu quelqu'un souffrir pour la dernière fois par un bobo qui ne trouvait pas de pain sans gluten mais c'est ahurissant quand vous allez dans la France profonde je ne vous ai pas mis pour ne pas venir avec 50 tableaux non plus mais je les publierai mais on voit aussi que le vote Le Pen c'est un vote de campagne c'est un vote rural c'est dans ces zones qui sont complètement abandonnées par l'État où votre maternité elle est à 50 kilomètres et donc votre enfant aura une probabilité de mourir supérieure à celui d'un enfant à Paris si l'accouchement se passe mal vous n'avez plus le service public

54:55
Locuteur 8

mais évidemment

54:57
Présentateur

vous voulez un médecin il faudra faire aussi 50 kilomètres pour aller trouver un médecin après trois mois d'attente si ce n'est pas six mois c'est un phénomène qui touche aussi les îles de France mais voilà cette souffrance on en fait quoi ?

et cette souffrance Macron a fait quoi mis à part la renforcer en s'attaquant aux APL en s'attaquant au chômage en s'attaquant à tout ce qui peut tisser du lien social et où je répète tous les gens qui faisaient de la politique et tu le citais un peu comme une boutade mais très moyenne où Chirac il est sans doute en effet profondément plutôt de centre gauche et sans doute Hollande plutôt de centre droit contrairement à ce qu'on pensait médecin de droite elles sont quand même plus compliquées historiquement dans leur tête mais après vous agissez politiquement suivant un parti et puis suivant un programme mais ces gens-là les Chirac les médecin n'auraient jamais fait ils n'ont pas fait ce genre d'agression à la pleine ah oui ils vont loin mais très bien qu'ils n'allaient pas loin du tout par rapport à la casse sociale mais je répète encore sadique où pour la première fois on donne des armes de guerre aux flics pour aller tirer sur les manifestants qui sont justement ces gens qui souffrent où on est condamné par Amnesty International on est condamné par les conseils de l'Europe on est condamné et il ne se passe rien et où tous ces macronistes qui nous donnent des leçons qui veulent aller faire la révolution au bout du monde changer la vie au bout du monde mais ils ne sont pas capables de protester quand sous leurs fenêtres à Paris les manifestants se font éborner et encore ils sont contents ils applaudissent en disant vas-y encore un peu plus fort puis après ils viennent donner des leçons en disant votez pas Le Pen quand même on vous a juste éborgné

56:26
Locuteur 8

mais on vous a laissé un oeil en dehors de ces prismes qu'on a évoqués est-ce qu'on peut dire qu'il y a d'autres réalités sociologiques que ce vote nous indique on voit un vote Mélenchon très fort aux Antilles en Guyane aussi dans les grandes villes et leurs agglomérations une vraie progression et les petites villes et les bourgs disons votant Marine Le Pen la France périphérique de Christophe Guéli est-ce qu'elle existe vraiment quand on regarde les chiffres de cette élection ?

57:01
Présentateur

Oui comme je te disais quand tu regardes sur ce vote qui est cristallisé sur Macron à Paris dans les grandes villes qui est très 50-50 dans les villes de province et où Marine Le Pen l'emporte dans beaucoup de départements ça ne se voit pas comme ça sur les chiffres qu'on te donne il est un peu derrière Macron elle l'emporte dans plus d'un tiers des départements et ce sont des départements ruraux et ce sont des départements qui souffrent comme je viens de l'indiquer oui bien sûr mais de toute façon cette souffrance se voit aussi dans les reports de voix au second tour

57:34
Locuteur 8

on en arrive au second tour qui vient justement et une fois de plus on anticipe via les sondages on est obligé de l'anticiper via les sondages et notamment les sondages du report de voix de ceux qui n'ont pas été qualifiés pour le second tour donc Jean-Luc Mélenchon Éric Zemmour Valérie Pécresse etc est-ce qu'il faut croire en ces sondages qui indiquent en tout cas des reports de voix beaucoup plus faibles qu'en 2017 beaucoup moins efficaces qu'en 2017 au profit d'Emmanuel Macron les sondages

58:09
Présentateur

aient commencé pour ça en disant il faut faire attention après quand on est sur des grandes des grandes tendances voilà il ne faut pas les regarder en disant c'est 34 et pas 32 mais en gros vous voyez à peu près les blocs comment ils existent et ça c'est relativement fiable sur les reports de voix en tout cas évidemment si on ne prend pas Macron et Le Pen qui auront évidemment des reports de voix à 99% c'est intéressant de voir que au global d'ailleurs sur tous ceux qui ont voté le sondage nous dit ce qu'il va y avoir on retrouve encore les tiers dont je parlais tout à l'heure finalement il va y avoir un tiers qui va voter Macron un tiers qui va voter Le Pen un tiers qui va s'abstenir c'est à peu près ça alors après où sera la frontière entre les deux premiers tiers pour voir qui va gagner c'est toute la question on pourra en dire un mot un mot tout à l'heure mais c'est intéressant de voir que sur Pécresse c'est à peu près pareil d'ailleurs un tiers Macron un tiers Le Pen un tiers abstention Zemmour évidemment est au trois quarts pour Le Pen Jadot il n'y a même pas 60% qui se reportent sur Macron c'est une grosse partie d'abstention donc là on voit on voit le décalage

59:09
Locuteur 8

entre l'appareil de ELV enfin pas le décalage mais en tout cas le petit décalage entre ELV et sa base

59:18
Présentateur

l'électorat de Europe Écologie Les Verts c'est je rappelle historiquement Europe Écologie d'un côté et puis Les Verts et Europe Écologie c'est évidemment toute Côte-Mendit et puis maintenant Jadot dont la candidature avait pour but principal de trouver une place de ministre pour qu'il puisse évidemment faire comme son glorieux prédécesseur Nicolas Hulot puis sans doute devenir ministre de Macron pour sauver le climat je déconne mais non mais c'est ça c'est ce sont des gens qui ont oublié la lutte des classes et qui sont pour la lutte des places c'est évidemment très très connu mais évidemment sur la partie Les Verts qui était plus les babacous l'historique pacifiste c'est des gens qui ne vont pas voter Macron mais de toute façon on voit très bien que ce qui va se passer après cette élection vous allez remettre au centre du jeu politique la vraie question c'est le néolibéralisme qui est pour qui est contre et la fracture va se mettre à ce niveau-là et on voit déjà que de toute façon au niveau des résultats vous montre que deux tiers des Français sont contre c'est normal c'est ceux qui souffrent puis il n'y a plus qu'un tiers et encore un tiers qui vont soutenir ce néolibéralisme cet européisme à outrance et cette case sociale donc ça va être très intéressant mais on voit très bien que l'Europe Écologie et l'EPS il faut arrêter de leur reprocher de ne pas s'être alliés à Mélenchon ils n'ont rien à foutre avec Mélenchon la gauche commence à Mélenchon ces gens-là sont de droite et vont rejoindre naturellement Macron comme on fait d'ailleurs à peu près tous ceux du PS donc la question sera là la question c'est pour ou contre le néolibéralisme et l'Europe Écologie Libère va avoir quelques questions à se poser parce que son électorat est très clivé Mélenchon oui sur Mélenchon derrière vous voyez que vous avez à peu près la moitié des électeurs de Mélenchon qui devraient s'abstenir un tiers qui devrait voter peut-être Macron enfin je trouve que les chiffres sont quand même très élevés j'en connais peu qui vont faire ça mais bon et une vingtaine de pourcents qui déclarent éventuellement voter Le Pen pour faire barrage à Macron et puis évidemment après aux législatives

1:01:11
Locuteur 8

de corriger leur vote le barrage républicain justement cette thématique du barrage républicain elle est de moins en moins fonctionnelle et fonctionnelle mais d'un point de vue du report des voix mais politiquement est-ce qu'elle vaut quelque chose est-ce que justement ça a du sens en fait aujourd'hui ?

1:01:29
Présentateur

on voit que c'est l'espèce d'assurance-vie qu'avaient rêvé les macronistes en se disant de toute façon il faut être au deuxième tour il faut être au deuxième tour face à Le Pen parce que comme ça évidemment une chèvre serait élue face à Marine Le Pen donc c'est super cool on pourra comme l'a très bien dit Macron en 2018 appliquer notre programme sans problème puisque de toute façon toute personne qui vote pour nous c'est quelqu'un qui approuve notre programme et ceci doit être appliqué et hier il a redit à peu près la même chose sa déclaration quand il dit oui de toute façon il n'y a pas de front il n'y a pas de barrage républicain donc en clair si vous votez pour moi votez pour le programme et puis vous ne plaignez pas de ce qui va se passer et c'est vrai qu'il y a beaucoup de choses

1:02:07
Locuteur 8

il a quand même dit qu'il allait peut-être faire passer la retraite à 64 ans peut-être peut-être

1:02:14
Présentateur

peut-être pas on voit très bien le niveau de foot il y a beaucoup de choses à dire là-dessus mais sur l'efficacité on peut regarder finalement est-ce que ça va être efficace avant de se demander si c'est intellectuellement raisonnable d'aller dans cette optique-là en fait on a la réponse sur les deux derniers graphes sur les intentions de vote au second tour par revenu et par âge comment ça parfait le revenu ?

si on regarde au niveau du revenu on voit que finalement en gros tous ceux qui sur les personnes qui gagnent moins de 2000 euros par mois ils vont voter majoritairement Le Pen et sur ceux qui gagnent plus que 2000 euros par mois ils vont voter majoritairement Macron donc on retrouve le vote de classe qu'on a vu quand vous regardez les plus aisés vous êtes à 75% Macron et à 25% Le Pen

1:03:05
Locuteur 8

à peu près

1:03:07
Présentateur

ça peut pour les ordres de grandeur sur les plus modestes vous êtes quand même à 60-40 à peu près c'est les ordres de grandeur qu'on a donc on voit qu'on conserve évidemment cette différence sociale marquée et donc on voit que au global ici sur ce sondage IFOP ça donne au final du 51 Macron 49 Le Pen donc on voit que de toute façon avec les marges d'erreur vous êtes vraiment 50-50 on retrouve pour finir sur ces graphes au niveau des âges je vois quelque chose d'assez d'assez d'assez intéressant on voit que sur les 18-25 ans finalement en fait c'est Macron qui gagne sur les 25-65 ans c'est Marine Le Pen qui gagne et vous retrouvez les plus de 65 ans dont on est tout à l'heure à 70% pour Macron l'effet jeune est assez amusant finalement on voit que vous avez des jeunes encore formatés par l'école par une forme de bien-pensants sans dire je ne vais quand même pas voter Le Pen et vous voyez que tous ceux qui connaissent la vie

1:04:05
Locuteur 8

ou alors peut-être que les jeunes les 18-24 ans sont les moins sensibles au discours de subdivision ethnico-raciale et donc du coup en peur ils sont un peu plus antifac que les autres

1:04:20
Présentateur

il y a garde de raison qu'il y a une différence entre des 18-25 et des 25-35 il y a 10 ans c'est quoi la différence c'est que les mecs qui sont déjà vus

1:04:27
Locuteur 8

les 25-34 se sont endurcis

1:04:29
Présentateur

se sont pas endurcis en fait ils ont découvert le néolibéralisme parce que tant qu'on est à l'école et qu'on est étudiant c'est un concept nébuleux à 25-35 ans t'as compris ce que c'est de te faire jeter de te dire bah va créer ta boîte tu vas être ton propre patron ça va être cool t'auras la moitié du SMIC

1:04:45
Locuteur 8

je pense qu'il y a quand même un biais parce qu'on met la proportion des 18-24 ans qui vont qui ont l'intention de voter au second tour et si on avait rajouté en plus de Macron et de Le Pen l'abstention peut-être que dans les 18-24 ans ce serait surtout l'abstention

1:05:01
Présentateur

c'est à peu près la même l'abstention elle est très élevée chez les 18-25 et 25-35 à peu près la même ce qui explique d'ailleurs sans doute l'échec de Mélenchon son électorat c'est celui qui se mobilise le moins pas de bol mais bon Macron c'est celui qui meurt le plus donc dans 5 ans les choses évidemment seront plus là il n'y aura plus Macron et il y aura une bonne partie des boomers qui ne seront plus là non plus mais on a enfin 25-35 c'est presque 60% 35-40 vous n'êtes pas c'est du 60-40 pour Marine Le Pen chez les gens qui travaillent mais je répète c'est les gens qui souffrent en fait et qui découvrent la violence de classe que soutient qu'a mis en place Macron que soutient Macron et que compte amplifier Macron et c'est pas son foutage de gueule de retraite peut-être à 64 ans qui va changer quelque chose

1:05:46
Locuteur 8

du coup on a l'impression que dans cette configuration sociologique l'appel au vote comment dire l'appel qui est lancé à Jean-Luc Mélenchon et à ses soutiens de faire campagne pour Macron en réalité c'est une sorte d'appel au suicide parce que face à cette comment dire à cette sociologie du travailleur qui souffre lui renvoyer dans le visage le vote Macron c'est peut-être aussi lui donner l'impression qu'on n'a pas pris assez en compte l'effet des politiques néolibérales sur sa vie mais évidemment

1:06:22
Présentateur

puis de toute façon je répète il nous dit il faudrait choisir entre l'extrême droite et la droite extrême il faudrait voter comment on peut être recteur de gauche et aller voter pour un type qui veut mettre la retraite à 65 ans 64 maintenant peut-être 64 si on est sage peut-être si la majorité dit peut-être pas puis c'est compliqué qui veut détruire le RSA pour faire travailler les gens à 8 euros de l'heure qui veut en plus il n'a même pas de job il veut faire travailler les SDF le mec quand même c'est délirant il a cassé le chômage il baisse les APL je ne veux pas faire la liste il éborne les manifestants et vous dites les gens de gauche va voter ça sinon t'es un sale type une sale femme c'est ahurissant d'avoir ce genre de truc c'est une je tiens à rappeler déjà à la base on n'est pas en démocratie parce qu'on n'est pas un gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple on a un régime représentatif c'est d'ailleurs dans les débats de 1889 c'est assez drôle à l'époque il disait surtout pas de démocratie en France il faut un système représentatif enfin la base quand même de ce système représentatif qui est quand même mieux qu'une dictature c'est qu'on est censé voter pour un programme qu'on veut voir appliquer on n'est pas censé aller éliminer lequel il est moins pire machin parce que sinon en 2027 on va faire quoi on va dire aux électeurs de Mélenchon en tout cas de la France insoumise et aller voter Marine Le Pen pour faire barrage à Éric Zemmour mais c'est ahurissant ce truc là vous prenez une responsabilité d'un programme que vous ne voulez pas voir appliquer d'ailleurs sans en connaître les conséquences les impacts on ne voit pas l'avenir oui évidemment le Front National ce n'est pas mes valeurs mais vous mettez les gens dans des situations récentes ils se font cracher dessus ne serait-ce que s'abstenir on a tous le droit de voter pour qui on veut et de ne pas voter sans se faire insulter on n'est pas à Moscou on n'est pas à Pékin quand même c'est une liberté fondamentale en démocratie donc les gens qui viennent taper sur les électeurs de la France insoumise en disant ouais salaud tu ne veux pas voter oh t'es vraiment une ordine de rencontre tu t'apprêtes à voter pour Marine Le Pen évidemment après sans doute on vous embarrage aux législatives parce que c'est quand même les législatives qui sont les élections importantes évidemment si Marine Le Pen était élue on la voit assez mal avoir une majorité à l'Assemblée puis on parle de quoi si Macron est rélu il y a quand même toutes les chances qu'il y ait encore un ministre à l'air il y a encore un ministre républicain mais je veux dire je vais finir mais si Marine Le Pen est élue il y aura un premier ministre à l'air aussi vous êtes en train d'être pas loin

1:08:46
Locuteur 8

il y aura peut-être un ministre à l'air c'est-à-dire qu'il y aura aussi peut-être des ratonnades tous les cadres

1:08:53
Présentateur

du Front National se sont barrés chez Zemmour c'est quand même aussi une grande préscience donc en fait ils n'ont plus rien donc on voit très bien que le seul avenir c'est d'avoir à l'air toute la partie chiottier et compagnie des LR qui passera chez Marine Le Pen mais ce que je veux surtout dire c'est qu'il faut arrêter de taper sur ou au cas d'engueuler les électeurs de Jean-Luc Mélenchon en particulier parce que c'est eux qui vont faire sans doute l'élection c'est la responsabilité des candidats de proposer un programme qui va réunir 51% des voix c'est la responsabilité de 0,1% c'est la responsabilité de Macron de faire un programme il a besoin d'avoir les électeurs de Jean-Luc Mélenchon qui votent plutôt plus pour lui que pour Le Pen à lui de faire un programme mais on voit très bien que ces gens sont des fanatiques ils ne sont pas prêts à dire je répète ils pourraient dire il n'y aura pas de réforme des retraites dans ce quinquennat il n'en a pas besoin pourquoi il veut faire ça mais non on va quand même faire 64 ans puis 64,5 après il va dire quoi c'est je ne vous ébornerai pas ce sera une oreille juste en moins que vous aurez mais c'est à lui il pourrait dire je vais remettre l'ISF ça allait chez Sarkozy l'ISF ça pourrait aller chez lui on voit qu'ils ne sont pas prêts à faire ça on voit qu'il n'y a même plus de politique mais ce n'est pas un homme politique il ne sait pas ce que c'est la politique Macron mais les autres non plus ne savent pas de faire politique pourquoi tous les autres micro-candidats à 20h01 il a fallu qu'ils courent tous pour vite dire il faut voter Macron il aurait pu le dire tranquillement pourquoi Jadot il n'est pas allé voir Macron là il aurait pu dire attends je vais aller voir je vais négocier avec Macron histoire d'avoir peut-être un truc pour le climat histoire que ma candidature ait peut-être servi à quelque chose lui arracher et puis à ce moment-là je dirais bon ok allez on fait un deal puis même si tout ça on sait bien que le gars il est macroniste donc même si c'était du pipeau la négo ça aurait donné un air un petit peu démocratique quand même mais ils ne sont pas à faire ça les types c'est des enfin je ne vais pas dire c'est des vendus j'aime pas avoir ces propos mais il y a de ça

1:10:48
Locuteur 8

c'est une forme de conformisme

1:10:48
Présentateur

disons non c'est une forme d'abandon de négation de la politique enfin je répète la violence de ce meeting de Macron où tu regardes t'as Jean-Pierre Chevènement qui est assis à côté de Manuel Valls qui est assis à côté de Jean-Pierre Raffarin qui est assis à côté de Muselier qui est assis à côté de Marisol Touran ils sont tous en train d'applaudir le même candidat mais enfin la plupart des français se disent vous vous êtes foutu de nous depuis 30 ans en fait vous avez le même programme entre Renaud Muselier et Jean-Pierre Chevènement et puis on trouve ça normal mais quelque chose que je ne comprends pas d'ailleurs dans le macronisme bon a priori leur but c'était de ni droite ni gauche donc droite bon il a voulu détruire le PS et les républicains bravo bien joué Emmanuel mais dans ce cadre là je ne comprends pas c'est quoi l'avenir ?

il y a un parti unique en France il y a une alternance parce que là ils te disent il fallait écouter le boss de La République En Marche la dimanche il était ahurissant le mec t'explique finalement il ne faut pas voter pour une opposition à Macron il y a trois blocs maintenant donc on voit très bien les mecs te disent votez pas Le Pen

1:11:54
Locuteur 8

il y a trois blocs et donc deux extrêmes c'est enfin ce qui s'est

1:11:57
Présentateur

oui mais il essaie de dire alors votez pas c'est un extrême Le Pen oui évidemment c'est un extrême Le Pen enfin je rappelle que Le Pen elle propose aussi le référendum l'initiative citoyenne elle propose la proportionnelle bon c'est un truc que n'importe qui pourrait proposer pourquoi il ne propose pas ça à Macron tiens tu veux tacle Le Pen et puis propose-le c'est ce que veulent la majorité des français ils ne le font pas donc ils t'expliquent ok alors t'es la République En Marche il ne faut pas voter Le Pen bon il y aurait Mélenchon on est bien d'accord qu'il ferait pareil il y aurait Venezuela bientôt va te détruire le pays bon bah donc t'as la République En Marche en fait t'as aucun parti d'opposition c'est les mecs aussi voilà ils sont à Moscou dans leur tête et c'est faut voter pour le leader la République En Marche à vie à vie et jamais autre chose mais c'est quoi le projet je ne comprends pas c'est pas juste une boutade c'est quoi l'opposition quand t'es à la République En Marche acceptable pour toi tu te dis tu faudras voter Hidalgo c'est tout dans ta vie ou Pécresse éventuellement mais ça ne fera jamais une opposition

1:12:43
Locuteur 8

la discussion va sans doute se poursuivre merci Olivier donc je rappelle que tu es le fondateur du site Elucide un site d'information indépendant qui se spécialise notamment dans l'exploitation graphique des données chiffrées et souvent éparpillées vous pouvez aller sur le site d'Elucide pour voir et vous abonner à la page Youtube d'Elucide je peux inciter

1:13:01
Présentateur

sur ce point là je te coupe mais c'est vraiment important moi c'est gratuit ça vous prend 5 minutes abonnez-vous à la page Elucide on fait des vidéos et comme vous on voit très bien que les algorithmes ne te mettent jamais en avant donc s'il n'y a pas d'abonnés avec la petite cloche en fait vous perdez beaucoup de choses et on sortira samedi une interview très importante pour le deuxième tour

1:13:18
Locuteur 8

Bien entendu Le Média a besoin de vous comme nous ne nous privons pas de vous le dire depuis un certain nombre de jours vous connaissez la chanson likez, commentez partagez cette vidéo autour de vous et surtout rejoignez-nous soutenez Le Média en vous abonnant sur le media tv.fr slash soutien des 5 euros par mois pour permettre à la rédaction de survivre et de se projeter sereinement sur la rentrée prochaine vous comme nous avons besoin d'un média comme celui-ci engagé et combatif pour une information indépendante des forces de l'argent et l'entretien de cette caisse de résonance des voix dissonantes inaudibles ailleurs vous êtes des centaines à vous être abonné ces derniers jours vous êtes désormais 6 729 merci mais l'objectif à atteindre est de 10 000 c'est franchement jouable on compte sur vous quant à moi je vous dis à bientôt merci pour votre fidélité votre attention à votre bienveillance on se quitte avec les traditionnels ZAPS des sociaux engagés qu'on remercie encore une fois de leur implication bonne journée

1:14:22
Présentateur

la question écologique c'est-à-dire celle en vérité du dérèglement climatique causé par l'action humaine donc touchant à l'agriculture à la consommation au bien-vivre et engageant l'avenir du vivant en général sur Terre est une préoccupation pour toujours plus de Françaises et de Français d'année en année de sondage en sondage le troisième volet du dernier rapport du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat a été publié lundi 4 avril là il y a quand même

1:15:00
Locuteur 1

énormément de matériel on a vraiment passé

1:15:02
Présentateur

encore une fois 4 ans 276 auteurs 18 000 références scientifiques analysées des milliers d'auteurs contributeurs on a 3 ans 3 ans pour agir 3 ans pour garder une planète vivable 3 ans pour stabiliser le pic d'émissions de gaz à effet de serre si nous voulons réussir à limiter le réchauffement à plus 1,5 degré 3 ans pour agir c'est un peu mince comme affaire les solutions sont là ce qui manque c'est l'action c'est l'action politique c'est la décision politique en fait pour que ça se produise le fait d'être ministre de l'écologie ça sert à quoi en fait ou plutôt qu'est-ce qu'un ministre de l'écologie aujourd'hui en France c'est quoi

1:15:39
Locuteur 5

oui parce que ça sert à quoi aujourd'hui j'ai un peu envie de répondre rien

1:15:43
Présentateur

la problématique environnementale aujourd'hui je pense que elle doit pas uniquement se concentrer sur des partis politiques

1:15:48
Locuteur 1

en question elle doit tous nous inspirer parce qu'en fait c'est plus qu'une question idéologique c'est une question d'urgence

1:15:54
Présentateur

la sobriété ce sont toutes les mesures qui permettent d'éliminer dès le départ le besoin en énergie en matière première en matériaux en eau et en sol sur les 40 à 70% de réduction d'émissions jusqu'à 2050 la nourriture est classée en premier suivie par la mobilité et puis après le bâtiment puis l'industrie les pauvres

1:16:16
Locuteur 5

il n'y a pas de problème ils sont hyper écolos eux ils sont déjà pile dans les préconisations du GIEC

1:16:22
Présentateur

le GIEC on est face à une crise grave à une crise climatique donc on a le choix entre faire en sorte que la vie puisse continuer sur terre

1:16:32
Invité politique

et à ce moment-là remettre en question certaines choses ou faire les choses différemment ou alors aller droit dans le mur

1:16:39
Locuteur 1

le rapport de base le rapport de base est signé par les auteurs et les scientifiques mais le résumé lui il est validé et approuvé par les gouvernements ça c'est extrêmement important parce que ça veut dire qu'ils s'engagent quelque part et ça c'est extrêmement important parce que derrière de fait ça les engage et ça peut être retenu contre eux d'une façon ou d'une autre

1:16:57
Invité politique

nous en tant que scientifiques on a fait notre job maintenant c'est à vous journalistes de faire votre job

1:17:02
Présentateur

pour que les politiques fassent leur job derrière on va faire beaucoup de communication

1:17:07
Locuteur 5

on a un président qui va dire c'est la priorité c'est notre priorité dans les faits on n'a pas grand chose voire à des moments on recule

1:17:15
Locuteur 7

c'est le moment de décocher ses flèches les plus empoisonnées à ses adversaires de réserver quelques pots de bananes à ses concurrents ou de tendre la main à d'autres pour piquer le vote utile de leurs électeurs

1:17:25
Locuteur 5

alors Thomas selon toi Emmanuel Macron est-il un rempart comme il l'affirme contre l'extrême droite

1:17:30
Présentateur

mais pas du tout c'est même l'inverse il y a des vraies intrications ça veut dire entre on le sait entre la Macronie et l'extrême droite qui a passé le quinquennat à la faire monter en calculant qu'elle sera une adversaire plus facile à battre je trouve qu'en effet vous êtes plus molle que nous pouvons l'être qui est allé se voter dans des torchons fascistoïdes qui a repris son vocabulaire

1:17:52
Locuteur 2

et ses mythos afin de s'attaquer à la gauche moi je pense que l'islamo-gauchisme gangrène la société

1:17:57
Présentateur

je n'irai pas voter au deuxième tour de l'élection présidentielle pour un candidat climaticide et des centaines de milliers de personnes préfèrent aujourd'hui un pays bloqué et un candidat un président élu illégitime par une abstention record que d'avoir des candidats climaticides et de faire le choix entre les deux et de faire le choix

1:18:16
Locuteur

et de faire le choix