François-Xavier Bellamy est l'invité de "Tout est politique"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir François Xavier Bélami. Bonsoir et merci d'être dans toutes tes politiques ce soir. Député européens les Républicains.
Premier vice-président du parti de Bruno Rotaillot va évidemment parler du coup de la guerre qui commence à devenir très très difficile pour les Français. Vos propositions à droite pour les aider. Taxe ou pas taxe sur les super profits des pétroliers.
Mais commençons par l'impasse au Moyen-Orient. Aucune porte de sortie ne se dégage aujourd'hui entre Donald Trump et le régime de Teron. Est-ce que vous craignez une nouvelle escalade ?
Ce qui est absolument incontestable, c'est que aujourd'hui de l'issue de ce conflit dépendra pour une grande part la possibilité d'une paix durable et de la sécurité au Moyen-Orient, mais pas seulement au Moyen-Orient, dans le monde entier. Parce que nous voyons bien et nous le touchons du doigt aujourd'hui, à quel point ce qui se joue dans cette région, dans ces pays est absolument déterminant. C'est déterminant bien sûr pour le peuple iranien.
Et je voudrais rappeler aujourd'hui, puisque nous en parlons trop peu, à quel point le peuple iranien aujourd'hui est la première victime de ce régime terroriste qui ne s'impose à lui que par la peur qu' l'inspire. En plein milieu de ce conflit, nous savons que le régime des Mola a repris ses exécutions capitales contre ses opposants. C'est l'occasion de redire à quel point nous avons le devoir de soutenir le peuple iranien dans son combat pour la dire comment la France est à l'écart et je crois que vous soutenez cette position d'Emmanuel Macron dans le conflit.
Soutenir comment concrètement les iranien ? Nous n'avons que peu de moyens d'intervenir militairement. En revanche, nous pourrions faire beaucoup plus, j'en suis convaincu, pour soutenir la société civile iranienne qui a besoin de pouvoir se soulever en aidant les forces politiques qui représentent une alternative.
Avec Bruno Rota. Nous avons reçu par exemple Rapi, c'est un des opposants au régime iranien, le fils de l'ancien chat d'Iran. Et notre devoir serait de pouvoir donner toute la force possible à ces opposants qui sont aujourd'hui en exil mais qui demain pourraient représenter une alternative pour pays.
Et puis c'est aussi notre responsabilité dans les pays qui l'entourent et je pense en particulier au Liban où là pour le coup rôle direct à jouer, j'en suis convaincu, pour pouvoir lutter contre le régime iranien et contre sa milice qui depuis trop longtemps tient en otage le peuple libanais. Puisque vous parlez du Liban, j'aiétais étonnée de pas vous voir réagir à ce qui s'est passé au couvent de Saint Saauveur euh au Liban euh qui a été frappé. Il y a il y a aussi une religieuse euh vous avez vu passer une une bonne sœur à Jérusalem qui a été attaqué.
Ça peut rien à voir avec le Liban. Non mais les chrétiens point commun c'est que vous voudriez que je dise du mal de Non pas du tout. Mais j'ai j'ai Jean-Noel Barou a réagi le ministre des affaires étrangères.
Je sais que la question des chrétiens et notamment en Orient vous tient à cœur et j'ai pas vu passer du tout de réaction. Euh pourquoi vous avez réagi déjà ? Alors en fait, je ne réagis pas à tout ce qui se passe dans la région parce que sinon il faudrait passer son temps à tweeter.
Euh mais évidemment qu'il faut condamner l'agression de cette religieuse euh en à Jérusalem et d'une manière plus générale tous les actes antichrétiens qui se multiplient malheureusement notamment de la part de de de fanatiques radicalisés qui prétendent que le judaïsme signifierait le le l'homogénéisation de la population d'Israël. Euh je crois que les chrétiens évidemment ont leur place à Jérusalem comme ils ont leur place dans tout le Moyen-Orient. Mais vous savez ce qui menace la place des chrétiens au Moyen-Orient, Miram Makawa, oui, c'est pas Israël en fait hein.
Ce qui menace la place des chrétiens en Moyen-Orient, c'est l'islamisme. Non mais je vois bien euh le message derrière la question. Il faudrait dénoncer le fait que effectivement une école a été apparemment touchée par une frappe.
Euh je n'ai pas réagi parce que la question est encore extrêmement incertaine de savoir si elle a été détruite ou non et quelle était la raison de cette frappe. La vérité c'est que quelle que soit la nature de cette situation, ça fait maintenant des années que dans le silence du monde occidental, les chrétiens sont petit à petit chassés de leur pays au Moyen-Orient, en Irak, en Syrie, au Levent en général et bien sûr au Liban. Les chrétiens sont victimes de l'islamisme et pas seulement les chrétiens, les Libanais dans leur ensemble sont victimes de cette milice islamiste qui est le esbola.
Et moi, je trouve un grand signe d'espoir et je m'étonne que pour le coup la réaction soit si faible devant le fait que les dirigeants sunnites du Liban hier ont affirmé de manière extrêmement claire leur soutien au gouvernement libanais qui négocie une paix avec Israël. Cette paix, seul le Esbola n'en veut pas. Seul le Esbola veut la guerre.
Et bien aujourd'hui est est est largement rompu aujourd'hui des deux côtés bien sûr au Liban hein mais pourquoi parce qu'encore une fois d'abord du côté du Esbola même si il a lancé des requêtes à nouveau si on parle de cesser le feu c'est parce qu'il y a actuellement en effet un conflit ouvert entre Israël et le Esbola et ce conflit c'est le esbola qui l'a ouvert. Le Liban était en paix même après le début de la guerre en Iran jusqu'à ce que le Esbola ne décide d'entraîner d'entraîner à nouveau le Liban dans sa guerre suicidaire. Et moi, je crois que notre devoir, nous français, c'est de tout faire pour soutenir cet effort de paix entre le Liban et Israël et de tout faire pour obtenir enfin le désarmement du Esbola.
Le travail que fait la France, [raclement de gorge] Emmanuel Macron et et le qu d'orsais Jean- Noël Barreot sur le dossier du Liban combien lié à notre histoire. Mais que fait la France aujourd'hui ? Mais elle essaie justement de faire en sorte que ce cesser le feu tienne.
Elle essaie de se faire rencontrer les Israéliens et le gouvernement libanais. Ce qui compte, c'est pas d'abord un cesser le feu, ce qui compte, c'est la paix. Et pour avoir la paix et la sécurité dans la durée pour le Liban, l'urgence c'est le désarmement du Esbola.
Et moi, pardon mais Miremao, quand j'entends chez vos confrères de BFM TV, notre ministre des armées qui met sur le même plan Sahal et le Esbola l'armée d'Israël et la milice islamiste du Esbola et qui dit Catherine Votrein qui dit "Nous ne pouvons pas supporter ni sal ni le Esbola." Quelques jours seulement après que le Esbola a tué deux soldats français sous mandat des Nations- Unies, sous casque bleu dans une mission de paix quelques jours seulement après cette assassinat ce crime de guerre pour vous. Mais mais en fait pour moi le drame la France la France malheureusement est absente de ce débat et elle est absente parce qu'elle s'est discréditée par sa complaisance envers la politique du régime iranien.
En fait c'est de ça qu'on parle aujourd'hui. C'est de ça qu'on parle. quand la France vote et là encore on en a pas trop parlé, pas assez parlé, mais quand la France vote aux Nations-Unies contre une résolution proposée par les pays arabes, c'est les Émirats Arabes- Unis, c'est l'Arabie Saoudite, c'est Bahrain qui propose une résolution pour demander la libération du détroit d'Ormous et que la France vote contre cette résolution avec la Russie et avec la Chine, contre tout le monde occidental.
Malheureusement la France se discrédite et je crains que si elle est en dehors des négociations de paix au Liban extrêmement sévère avec française ce soir. aujourd'hui hein, ça fait des années malheureusement que ça dure cette complaisance à l'égard du Esbola et et je crois que c'est notre devoir que de préparer une alternance qui permettra qu'en France nous ayons enfin une ligne plus claire sur vous préparez l'alternance et les Français qui vous regardent ce soir se disent bah tiens s'ils étaient au pouvoir qu'est-ce qu'ils feraient dans ce choc pétrolier que la France traverse et le monde avec avec elle l'économie est à l'arrêt on y est choc pétrolier qu'est-ce qu'il faut faire très précisément il faut mesurer notre effort parce que la vérité C'est que nous héritons d'une situation de surendettement national et tous ceux qui pendant des années ont expliqué que la dette n'était pas un problème et que les taux étaient bas et qu'on pouvait s'endetter indéfiniment sans que ce soit une difficulté. Tous ceux qui même nous regard l'ont bien compris, les caisses sont vides parce qu'il y a eu toutes ces aides notamment pendant les crises Covid et invasion de de l'Ukraine par la Russie.
Pas seulement le Covid. Le Covid est une toute petite part des milliards d'euros de dettes dont nous héritons aujourd'hui. François Xavier Bami, vous êtes aux affaires.
Qu'est-ce que vous faites dans la situation actuelle de nos finances publiques ? Et bien, il faut mesurer notre effort, c'est-à-dire soutenir en priorité les filières professionnelles qui en ont le plus besoin. Je pense vous azorielle du gouvernement le plus sectoriel possible.
Et le fait est que ensuite notre devoir c'est de faire en sorte que d'une manière plus générale et ce sera un combat structurel que les Français et notamment les Français qui travaille et qui travaillent dur retrouvveent on va venir aux propositions du travail. Mais donc aujourd'hui vous dites c'est ces mesures de d'aide ciblé de chèque vont dans le bon sens. C'est le choix qu'a fait le premier ministre.
La politique des petits pas. C'est bien. Vous pouvez dire que c'est bien si c'est bien pour vous.
Ah non mais si tout allait bien, si on était en Allemagne ou en Italie, on aurait les moyens de soutenir tous les Français parce que c'est tous les Français qui souffrent aujourd'hui mais on en a plus les moyens et ceux qui prétendent l'inverse mentent. Ceux qui disent qu'on pourrait mettre aujourd'hui 15 milliards d'euros par an pour pouvoir acheter des énergies fossiles que nous ne produisons pas chez nous, cela manque vous êtes en ligne avec et prendrait le risque d'ajouter à la crise euh des carburants une crise financière et une crise de la dette majeure qui serait une catastrophe absolue bien sûr. Alors justement, vous êtes député européen, vous êtes en en permanence en contact avec nos voisins.
On citait tout à l'heure sur ce plateau l'exemple de l'Allemagne qui vient de prendre des mesures qui coûteront un peu près 1,7 million d'euros. Donc une baisse de la fiscalité sur l'essence. Admettons, est-ce que vous pensez que le gouvernement français devrait prendre une mesure similaire et peut-être pour ce même montant geler d'autres dépenses publiques compte tenu de la crise ?
Est-ce qu'à un moment donné, il ne faudra pas faire des choix budgétaires ? Mais il faudra baisser massivement la dépense publique. C'est une certitude.
Et avec Bruno Rotaillot, nous avons déjà fait une série de propositions pour faire en sorte que notamment la dépense sociale qui est en train d'asphhixier l'État puisse enfin. Donc là, ponctuellement, est-ce que ce n'est pas le moment de dire gelons certaines dépenses ? Mais aujourd'hui, dans l'urgence, c'est très simple, évidemment que l'État devrait faire ça, mais il ne le peut pas.
Et je le redis, on est en train de toucher du doigt les conséquences du surendettement de la France. Aujourd'hui, peut-être les Français ne se rendent pas assez compte, mais moi qui passe beaucoup de temps au Parlement européen, à Strasbourg, à Bruxelles, la situation budgétaire de la France, elle panique l'Europe entière. C'estàd exemple, qu'est-ce qu'on vous dit dans les couloirs de Bruxelles ?
On compte plus, la France ne pèse plus en Europe. Non, mais la France non seulement malheureusement a du mal à être crédible, notamment à cause de ça, mais mais surtout on s'inquiète beaucoup de ce qui pourrait arriver en France si nous connaissions une crise de la dette qui peut arriver à n'importe quel moment. Nous sommes en train de débattre au bord d'un volcan.
C'est la vérité. Et donc si demain l'État décidait d'aller mettre 15 milliards d'euros par an comme certains le demandent aujourd'hui pour pouvoir subventionner l'achat de carburant par les Français, évidemment qu'il le faudrait parce que les Français souffrent. Tous les Français souffrent mais nous n'en avons plus les moyens.
Et la facture de cette situation douloureuse, il faut l'adresser à ceux qui nous ont dirigé pendant des années, qui continuent aujourd'hui de faire la leçon sur les plateaux de télévision sans se rendre compte que c'est eux qui ont directement mis le pays dans ces situation. Danger exist au cœur du débat public. qui a fait plus 50 % de bénéfices, c'est exceptionnel, c'est total sur les trois derniers mois 5 milliards de plus.
Est-ce qu'il faut taxer ces super profits ? À quelle échelle est-ce que c'est non ? Absolument non.
Alors en économie, je connais pas les super profits. Il y a des profits et il y a des pertes. Total fait des profits et Total fait des profits des profits exceptionnels du fait du cours du baril qui a explosé.
Ça c'est beaucoup plus que d'habitude pour donc on peut parler de super profit de gros profit s'il vous plaît. C'est un profit. Oui, c'est un profit important mais lexique du super profit, je vois bien d'où il vient et je vois bien où il va.
Taxé ou pas taxé, il consiste à faire croire que ce serait une anomalie qu'une entreprise fasse des profits. Une entreprise, vous az vu que l'Allemagne, l'Italie qui sont pas des gouvernements de gauche demandent à Bruxelles de taxer justement les pétroliers, les profits exceptionnels à l'échelle de l'Europe et ce ne sont pas des des affregauchistes. Mais mais vous savez pourquoi ?
Vous êtes d'accord avec eux ? Mais non, mais vous savez pourquoi ? C'est très intéressant.
Et là aussi, on en revient à ce qui fait le débat européen tous les jours. L'Allemagne, par exemple, n'a pas de grandes major pétrolière, n'a pas de grandes entreprises pétrolières. Et donc évidemment que l'Allemagne a un intérêt évident à ce qu'on taxe les super profits des grandes entreprises pétrolières parce qu'en fait ça ne touche pas directement ces acteurs.
Je peux vous garantir et c'est tout à fait normal et légitime, je travaille avec mes collègues allemands au Parlement européen tous les jours. S'ils avaient une grande entreprise allemande comme total, aucun député allemand ne demand raison de ne pas s'associer à cette demande de ses voisins pour une taxe à l'échelle européenne ? Bien sûr, c'est le moment d'ailleurs où les Français d'ailleurs le voi, ils vont massivement dans les stations totales parce qu'aujourd'hui Total plafonne les prix des carburants.
C'est le moment où on mesure le fait que c'est une chance, c'est un atout de souveraineté pour de compter sur une grande entreprise pétrolière comme le réclame le premier ministre à total, faire un peu mieux que le plafond actuel, c'est-à-dire en dessous d'un 99 le litre d'essence. Si on pouvait faire un 80 un 70, est-ce que Total vous demandez ce soir comme le premier ministre le fait total faire ce geste là total a plafonner les prix du carburant sans que le gouvernement ne le lui demande. Euh et donc maintenant il faut effectivement bien sûr faire tout ce qu'on peut pour faire baisser le prix du carburant autant que possible dans le contexte actuel.
Mais pour le reste, moi je ne fais pas partie des gens qui se lamentent parce qu'une entreprise française fait des profits. Et par ailleurs, Total est une entreprise qui, comme toutes les grandes entreprise de l'énergie aujourd'hui, a besoin d'investir massivement dans la transition vers notamment l'électrification. C'est un sujet crucial parce qu'aujourd'hui les Français voi bien, tout ce que nous mettons dans les dans les dans les énergies fossiles, nous le mettons malheureusement dans des énergies importées et donc nous perdons à la fois de l'argent et de la souveraineté.
Et donc nos grandes entreprises énergétiques, elles doivent investir dans l'électrification. On a la chance en France d'avoir un parc nucléaire qui fait la force de notre modèle. Fier fier je suis fier qu'on l' dépendu qu'on l' défendu pendant des années contre tous ceux qui nous expliquaient que le nucléaire c'était fini.
Heureusement Heureusement qu'on a encore cet atout de souveraineté. justement, on a une industrie automobile qui va vers le nucléaire, qui va vers l'électrique, mais elle va pas bien. Et c'est dans ce contexte que Donald Trump nous déclare une nouvelle guerre commerciale sur les voitures européennes plus 25 % de droits de douane.
Qu'est-ce que vous lui répondez ? Est-ce qu'il faut nous aussi commencer à montrer les muscles œil pour œil, dents pour dents ? Ah, c'est ma conviction.
J'ai toujours défendu l'idée que les Européens doivent pouvoir sortir de la situation de dépendance dans laquelle ils sont aujourd'hui vis-à-vis des États-Unis. Mais qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait au niveau européen ? 25 % sur toutes les voitures.
Alors c'est les ber berlin allemande he qui sont principalement visé mais on a aussi une industrie automobile qui va pas bien qui va très mal. Et en fait toute cette question, elle s'inscrit dans un contexte bien plus large. La vérité, c'est que les Européens pendant très longtemps ont fait reposer toute leur sécurité sur leur alliance avec les États-Unis au sein de l'OTAN.
Et vous l'avez vu en même temps qu'il parle des voitures, en effet essentiellement de ces voitures allemandes exportées vers les États-Unis, et bien Donald Trump parle aussi de retirer des milliers de soldats américains du sol allemand. Tout cela s'inscrit dans un même débat qui est celui de l'urgence pour l'Europe de sortir de cette dépendance sécuritaire à l'égard des États-Unis. Aujourd'hui, les Américains ne sont pas nos alliés, ils sont nos suerins et nous sommes leurs vassaux.
L'année dernière, les Européens ont acheté 79 % de leurs armes à l'extérieur de l'Europe, dont 63 % aux États-Unis. Et donc, c'est pour ça que les Américains sont tétanisés au tétanis. C'est c'est ce que vous dites vrai, mais il se trouve que Donald Trump il a du pétrole, il se trouve qu'il a du gaz liquéfié et il se trouve qu'on a besoin de ses énergies.
D'ailleurs, on s'est engagé, vous le savez, madame Wanderleon avec l'accord commercial s'est engagé à acheter pour un montant de 750 milliards d'euros. Est-ce que le moment n'est pas venu de se retourner vers Donald Trump au niveau européen et de lui demander, comme il aime le faire, un deal énergétique ? Deuxème question, est-ce qu'il ne faudrait pas reposer quand même la question de l'approvisionnement énergétique en provenance de Russie ?
Alors sur le deal, de fait il est déjà acté d'une certaine façon en théorie puisqu'il y a eu un accord entre, vous le rappeliez à l'instant, l'Union européenne et les États-Unis. Mais le fait est que nous voyons bien que ce président qui prétend posséder l'art du deal ne le respecte pas lui-même puisque alors même que l'accord n'est même pas encore ratifié des deux côtés, et bien il rajoute encore des droits de douane qui sont de toute évidence complètement contradictoires avec l'esprit même de cet accord. Donc à un moment, il faut aussi que les Européens soient capables de faire valoir leurs propres atouts dans cette discussion.
Mais on a besoin de son pétrole, les services numériques mais ils ont besoin de notre marché et vous le dites à l'instant, il y a aujourd'hui en Europe un marché considérable pour notamment les acteurs du digital américain. Il faut qu'on soit capable d'engager un vrai bras de fer sur la question sécuritaire. Évidemment que les Allemands par exemple sont très inquiets de voir les forces américaines quitter leur sol.
Mais les Américains aussi et vous l'avez peut-être vu, c'est maintenant que le débat commence à devenir intéressant parce que les parlementaires républicains aux États-Unis alertent sur le fait que l'Allemagne est un point de relais logistique absolument indispensable pour les opérations de l'armée américaine. Quand même un mot sur la Russie, pétrole et Russie, il se trouve que la Russie a du pétrole, elle en a beaucoup. Est-ce qu'à un moment donné, on ne va pas être obligé en tant qu'européen de refrapper à la porte de monsieur Poutine ?
Mais on va pas financer une puissance qui nous menace. On le voit en ce moment au Mali, en Afrique, la Russie a été directement confrontée à des forces européennes et en l'occurrence à des forces française. Euh la Russie est une puissance qui menace l'Europe, qui a déclenché en Europe une guerre qui continue ne l'oubliant pas la guerre en Ukraine.
Et tant que la guerre en Ukraine continue, à minima, il serait absolument impossible d'imaginer que alors que nous soutenons y compris matériellement et financièrement l'Ukraine, nous allions financer en même temps la puissance qu'il a attaqué. Je voudrais qu'on dise un mot quand même sur la campagne présidentielle de votre candidat Bruno Rotalio. Il comme d'autres d'ailleurs pensent qu'elle se jouera sur le travail.
C'est aussi le cas d'ailleurs de Gabriel Atal qui a des propositions. Jordan Bardella aussi he énormément parler du travail ces ces derniers temps. Qu'est-ce qui qu'est-ce que vous voulez faire exactement pour le dire simplement travailler plus et plus longtemps ?
D'abord, et c'est la première chose à dire et la plus fondamentale, faire en sorte que le travail paye à nouveau. On a dans notre pays célébrer avant-hier le travail. La vérité c'est qu'aujourd'hui en France, ceux qui travaillent sont punis.
Ils sont punis parce qu'ils payent aujourd'hui les charges, les taxes, la fiscalité la plus lourde de l'OCDE. Et c'est absolument intenable dans la durée. Aucun pays ne peut reconstruire sa prospérité, ne peut sortir de l'appauvrissement que nous connaissons aujourd'hui, ne peut retrouver même sa souveraineté et sa sécurité s'il ne commence pas par concrètement récompenser ce priorité au travail, ça veut dire quoi ?
Revaloriser comment est-ce qu'il faut pour enfin les le travail pai, que les salaires augmentent, est-ce qu'il faudra travailler plus longtemps ? Est-ce qu'il faudra faire en sorte que les 35 heures soient vraiment remaniés voire supprimé ? Qu'est-ce que vous proposez ?
Il faudra que plus de Français travaillent parce qu'aujourd'hui nous sommes le pays là encore le pays de l'OCDE dans lequel le temps de travail par habitant sur une vie est le plus faible. Et pas parce que tous les Français ne travaillent pas. Ceux qui travaillent travaillent dur et beaucoup et et pourtant malgré cela ont souvent du mal à joindre les debouts.
Mais parce qu'il y a beaucoup trop de Français qui devraient être dans l'emploi et qui n'y sont pas. Et pourquoi ? parce qu'encore une fois, on a dissuadé le travail en encourageant le fait de vivre de tous les revenus de l'assistance.
Donc ce qu'avec Bonotaillon on propose, ça a été le premier volet de son programme il y a déjà plusieurs semaines. Ce que nous proposons, c'est d'abord de faire baisser massivement les charges qui pèsent sur le travail pour rendre du salaire aux Français pour rapprocher le salaire brut du salaire net et deuxièmement de faire en sorte qu'on puisse fixer un plafond à tout ce qu'on peut recevoir du soutien de l'aide publique. Bien sûr que la solidarité nationale a un sens.
Quand on traverse une période difficile de son existence, on doit pouvoir être soutenu. Mais d'abord, il faut que ce soutien s'inscrive dans le fait de revenir vers un emploi quand on le peut et il faut qu'on ne puisse jamais gagner plus de ce qu'on perçoit par le soutien public que de ce qu'on perçoit par le travail et par l'effort. Et c'est pour ça que en effet 70 % c'est le plafond que nous proposons 70 % du SMIC puis qu'on devrait pouvoir toucher les revenus de l'assistance total de l'assistance des travailleurs.
Je renvoie d'ailleurs au programme de de Bruno Taillot qui a qui a détaillé ça très récemment, le 1er mai dernier. Merci.
François-Xavier Bellamy