Dupont-Aignan : "Les Français ont été trompés pendant vingt ans par des Pères Noël"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Les Français en ont marre, vous les rencontrez, je les rencontre, qu'est-ce que nous entendons ? Qu'est-ce que nous entendons ? Je n'ai pas envie d'aller voter, je ne sais pas pour qui je vais voter, je vais m'abstenir, et finalement tout ça ne m'intéresse plus. J'entends ça, vous entendez ça en permanence, c'est-à-dire que tout le monde attend maintenant que le Président de la République se déclare, pardon de vous dire, mais tous les candidats ne proposent pas grand-chose jusqu'à maintenant. — Je n'accepte pas. — C'est pas vrai ? Bon, c'est pas ce que pensent les Français. — Je vous l'offre. — Non, mais je l'ai déjà. Je l'ai déjà. — Non, mais vous pouvez l'avoir, mais vous, il faut le lire.
— Je l'ai déjà feuilleté, Nicolas, il faut le lire. Mais les Français ne se sentent pas concernés aujourd'hui par l'élection présidentielle. — Oui, mais je vais vous dire pourquoi. — Pourquoi ? Donc on s'en...
— Je vais vous dire pourquoi. — Alors très vite, et après nous allons parler de l'abstention. — Parce qu'ils ont été trompés pendant 20 ans par justement des Pères Noël avant chaque élection qui après n'ont pas respecté leurs engagements. Premier point. Deuxième point. Parce qu'ils ont le sentiment que la politique ne sert plus à rien. Et troisième point. Parce qu'ils commettent une erreur. Et là, je vais les engueuler. Pas méchamment. — Oui. — Je leur dis souvent, quand je les rencontre, vous manifestez, vous râlez et vous avez raison. Mais pourquoi alors vous n'allez pas voter ?
Parce que quand vous vous abstenez, en croyant que vous punissez le monde politique, en fait, vous rendez service à ceux qui vous ont gouvernés depuis 30 ans. Et vous ne donnez pas la chance à des gens différents. Et pourquoi j'y crois encore ? Pourquoi je me présente encore ? Parce que je sais qu'on peut faire autrement. Et parce que je sais que les Français attendent autre chose. Et je leur dis, si vous allez voter, les 47 millions d'électeurs allaient voter. — Mais vous balayez ce système pourri. — Encore faut-il donner un avenir et de laisser voir aux Français. — Mais oui. Et oui. Et il faut être invité. Et il faut écrire. Et il ne faut pas rester dans les polémiques.
Toujours les mêmes polémiques. Les mêmes histoires.
— Le président du Sénat propose d'instaurer une double procuration pour les électeurs. Il demande au gouvernement l'examen en urgence d'une loi organique. Chaque mandataire qui pourrait déposer deux procurations. Et voter pour deux personnes.
— Pourquoi pas ? Ça me choque pas. Mais non, je pense que c'est trop tard parce que... — C'est pas ce que dit le président du Sénat. — Ça serait formidable. Mais je pense que c'est trop tard. Je vais vous dire. Le plus important pour moi, pour que les gens aillent voter, c'est qu'il y ait une égalité de traitement dans les médias pour qu'il y ait le maximum d'offres politiques. L'offre politique, qu'on n'ait pas toujours les mêmes, qu'on n'ait pas le cycle infernal sondage, médias, parce qu'il y a une espèce d'escalade. Et puis pour d'autres, c'est plus difficile. Vous savez qu'avant, il y avait cinq semaines d'égalité. Cinq semaines. Jusqu'en 2017. Ça a été supprimé.
Il n'y a plus que 15 jours. Et les médias français ne peuvent pas inviter tous les candidats en 15 jours. C'est un casse-tête. Vous le suivez bien. Et donc, il faut ouvrir le champ. Il faut qu'on parle des choses importantes. Il faut qu'on ait des débats de fonds. Vous en avez eu un intéressant avec une candidate. Moi, je viens bien demain matin. Mais j'ai appris qu'il allait être réservé qu'à quatre candidats. Dommage. C'est pas un... Dommage. Ouvrons l'air. Voyons les propositions. Comparons. On est à moins de trois...
Ne vous inquiétez pas. Vous serez... Et vous serez... Non seulement vous serez invité, mais vous serez sur un plan d'égalité.
Moins de trois mois, Jean-Jacques Bourdin. Oui. Et tout est fait pour qu'on ne parle pas des problèmes de fonds. Parlons du pouvoir d'achat. Alors, non, non. Mais avant de parler du pouvoir d'achat... Merci. Merci.
Nicolas Dupont-Aignan