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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 5 mars 2025 59 minDivertissement

Hélène Vincent : la force du jeu - C à Vous l’intégrale - 05/03/2025

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... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h.

Notre chef étoilé, C.Coulombeau, propriétaire de La Maison dans le parc, à Nancy. Il prépare du boeuf wagyu.

J'en ai goûté, c'est un délice. C'est accompagné de chips de topinambour. J'ai failli tout finir avant même le dîner.

A tout à l'heure, chef, pour ce dîner qui s'annonce délicieux. C'est une décision sans appel. Marie apprend la récidive de son cancer.

Elle veut mourir dans la dignité. Faute de dire la vérité à son fils et à sa petite fille, elle les embarque dans un camping-car familial pour un improbable road trip dont ils ignorent la destination finale. S'enchaînent alors les quiproquos et les confidences. - Ca fait 3 ans qu'il est temporaire. - Et ces 1000 euros, là? - C'est le compte de votre fils.

Rien à voir. - Bah voilà! - Votre travail, c'est d'aider les personnes comme moi à vivre, mais je veux mourir en Suisse. - C'est prévu pour quand? - La semaine prochaine. - Et votre famille n'est toujours pas au courant? - Qu'est-ce que tu vas faire en Suisse, maman? - J'ai reçu l'appel d'un notaire pour une histoire d'héritage. - Il y a combien? - C'est un truc d'adultes. - "Un truc d'adultes" et tu amènes papa? - Il faut que vous parliez à votre famille. - Je vais trouver le bon moment. - Tu me prêtes 10 euros? - Tu veux t'acheter quoi? - Mais rien! -10 euros pour t'acheter rien? - T'es vraiment trop chiant! - Ils ont un gros problème de communication. - Ah, vous êtes une experte, vous!

Entre celle qui ose pas dire ce qu'elle veut faire en Suisse, celle qui ose pas dire qu'elle a ses règles et l'autre qui comprend rien, c'est les plus belles vacances de ma vie! - Elle vit sa best life, là. - C'est quoi, ça? - C'est Lennon, mon rat. - Voyage, voyage... - J'oublie les médicaments, je confonds les patients...

C'est un miracle que j'aie tué personne. Avec vous, c'est pas pareil, parce que vous voulez... - Mourir. - Ouais, voilà.

Si je fais une connerie, c'est pas très grave... - A.-E.Lemoine: "On ira", en salle mercredi prochain, est un premier film drôle et émouvant.

Il est signé E.Baroux. Il traite du sujet si sensible de la fin de vie.

Elle a été ovationnée, en présence de son père, au Festival de l'Alpe-d'Huez. Elle y a reçu le prix d'interprétation féminine avec J.Gasquet.

E.Baroux et H.Vincent sont nos invitées aux côtés de J.Depardieu. - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Quel bonheur! Je sens le boeuf wagyu d'ici. Ce n'est pas tout à fait un hasard qui vous a réunies.

Julie, votre personnage a un métier pas très gai. Pourtant, elle est fantasque, drôle. Vous y amenez votre légèreté.

C'est exactement le parti pris de ce film qui s'empare d'un sujet grave et douloureux mais avec humour et élégance. C'est ce qui vous a plu, Hélène. - H.Vincent: C'est tout à fait ça.

J'ai lu son scénario. J'ai pleuré, j'ai ri. Ca n'a pas cessé depuis.

On s'est accrochées. Le film a mis longtemps à se produire. - A.-E.Lemoine: Le film a mis 7 ans à se monter.

Hélène a dit oui il y a 4 ans. Elle n'a pas dévié. Elle a fait 2 ou 3 trucs en attendant.

Vous avez écrit ce film et vous avez commencé à l'imaginer il y a 7 ans, en hommage à votre grand-mère avec laquelle vous avez été fusionnelles jusqu'à vos 26 ans. Elle ne ratait jamais un de vos anniversaires. - Mon enquiquineuse!

Bon anniversaire, ma chérie! Pas trop de soleil! Gros bisous. - A.-E.Lemoine: J'imagine que vous êtes très émue. - E.Baroux: Oui, dis donc!

Bien sûr que je suis émue! Je suis contente de faire une 1re émission en direct et de voir ma grand-mère et ma mère à la télé. - A.-E.Lemoine: Votre grand-mère a connu une fin de vie très difficile.

Elle était très diminuée. Vous lui offrez en quelque sorte dans ce film la fin de vie qu'elle n'a pas eue et qu'elle n'a pas pu avoir. - E.Baroux: Elle était pour la liberté de choisir sa fin de vie.

Elle ne l'a pour autant pas fait. Grâce à l'écriture et à la magie du cinéma, j'ai décidé de lui écrire une fin de vie à son image, indépendante et joyeuse. - A.-E.Lemoine: Et avec H.Vincent comme interprète, qui a beaucoup composé.

Elle est très différente de votre grand-mère. Votre dynamisme... - H.Vincent: Oh...

Tant que ça? - A.-E.Lemoine: Oui. - H.Vincent: J'ai fait un petit chemin d'incarnation pour la rejoindre et pour rejoindre le rêve d'Enya. - A.-E.Lemoine: Elle est incroyablement dynamique, Hélène. - E.Baroux: Sur le plateau, il fallait lui dire: "Marie est malade.

Il faut se calmer!" Elle faisait des étirements, un grand écart...

On avait du mal à y croire. Vous êtes très énergique, très en forme. - H.Vincent: On me l'a dit souvent. - A.-E.Lemoine: Vous êtes formidable, dans ce film.

Cela vous a demandé de la détermination, avec parfois des moments de découragement. - E.Baroux: Ca fait 4 ans que je suis en écriture.

Ecrire, ça rend fou. J'aurais dû être boulangère. Au moins, tu fais du pain et les gens le mangent.

J'ai l'impression d'être cette fille folle qui ne veut pas lâcher son projet. J'espère que ce film va se faire un jour. Je ne lâcherai rien! - A.-E.Lemoine: Résultat: ça sort en salle. - E.Baroux: C'est fou d'être là. - A.-E.Lemoine: Dans ce cas, j'imagine que votre père vous a encouragée.

Il a inspiré le rôle de Bruno, le fils d'Hélène dans le film. Ce n'est pas le père le moins loser qui soit. - E.Baroux: C'est le point de départ de ce film, c'est plein de choses personnelles.

Parfois, je dis que c'est inspiré de lui. Le personnage de Bruno est immature et irresponsable. Il y a des petites choses en commun, mais je ne dirai pas quoi. - A.-E.Lemoine: Ce que vous avez en commun, c'est la façon de passer par l'humour pour surmonter les épreuves de l'existence.

Il ne vous racontait pas des histoires le soir, mais des blagues. - E.Baroux: Je ne dormais pas bien. - A.-E.Lemoine: Votre père au cinéma aurait dû être incarné par K.Merad, votre parrain dans la vraie vie.

Il est devenu votre parrain un peu faute de mieux. - E.Baroux: L'histoire est un peu pathétique.

Mon père venait d'emménager sur Paris. Je venais de naître. Il n'avait pas trop de potes sous le coude.

Il venait de rencontrer Kad. "J'ai le baptême de ma fille demain. Tu veux être le parrain?" Kad a dit oui.

Par chance, ils sont restés amis. Il devait jouer dans le film, mais, finalement, non. - A.-E.Lemoine: Vous avez gagné au change...

Non! - E.Baroux: Je ne sais pas. - A.-E.Lemoine: J.Gasquet partage le prix d'interprétation... - M.Bouhafsi: Votre film est réussi, drôle et réjouissant.

Vous passez sur une thématique difficile: le droit à mourir dans la dignité. C'est un sujet en plein débat en France alors que 2 textes de loi sont en préparation à l'Assemblée nationale. Ils seront votés en mai.

Vous l'avez dit il y a quelques secondes, des débats sont organisés après la projection du film. Il y a une réflexion pour le présenter avant les débats à l'Assemblée nationale? - E.Baroux: Je présente le film le 18 mars à l'Assemblée nationale.

J'emmène mon film à l'Assemblée nationale. C'est génial. C'est inattendu.

En même temps, ce n'est pas inattendu dans le sens où je traite d'un sujet actuel. Mais je ne pensais pas que c'était possible. - A.-E.Lemoine: Avec tout le casting? - E.Baroux: J'aimerais qu'Hélène vienne avec moi.

Ca me rassurerait beaucoup. Elle serait très à l'aise. - M.Bouhafsi: Vous avez un objectif, face aux députés? - E.Baroux: Mon objectif avec ce film était d'établir un peu le lien entre des gens pour qui ce sujet serait vraiment tabou et les gens qui sont très militants et politisés sur le sujet pour établir la communication au milieu.

Ce film amène, par le vecteur de la communication, un moyen plus simple sur ce sujet. Ce sont des sujets très tabous. C'est mon ambition, à la base.

Si ce film peut amener une pierre à l'édifice, renforcer le travail des associations et d'autres artistes, qu'on puisse choisir un jour, je serai ravie. - A.-E.Lemoine: Votre opinion est faite sur le sujet, Hélène? - H.Vincent: Je suis pour.

J'ai adhéré il y a longtemps à l'association pour le droit de mourir dans la dignité. Ca n'a pas varié. Je pense qu'il faut laisser la liberté de choix.

Voilà. C'est ça qui est fondamental. Après, est-ce que je le ferai?

Est-ce que j'aurai envie? Est-ce que j'aurai le courage? Je ne sais pas.

Mais j'ai organisé pour que ce soit possible, s'il le fallait. Je ne veux pas devenir comme...

Comment elle dit? - E.Baroux: Comme une vieille courgette. - H.Vincent: Je veux rester une belle pomme. - A.-E.Lemoine: Julie, ce sont des questions auxquelles vous réfléchissez? - J.Depardieu: Bien sûr.

Moi aussi, je suis évidemment pour. Ca peut être bien pour tout le monde. Il y en a plein qui disent...

Après, il y en a plein qui veulent et qui ne le font pas. - A.-E.Lemoine: Avoir la possibilité de le faire. - J.Depardieu: C'est le minimum. - A.-E.Lemoine: "On ira" sort en salle mercredi prochain.

Ca fait réfléchir et c'est un film qui fait rire aussi. C'est très réussi. Bravo! - H.Vincent: Ce qui est extraordinaire, c'est que j'ai découvert qu'il y a plein de jeunes gens dans la salle.

C'est un public extrêmement mélangé: des jeunes, des vieux...

On pourrait se dire que c'est un film pour le 3e âge, mais pas du tout! C'était passionnant de rencontrer des jeunes hier. - A.-E.Lemoine: Et on n'a pas parlé de P.Lottin, qui est formidable à nouveau. - P.Lescure: Encore une fois. - E.Baroux: On attend qu'il soit moins bien, mais ça n'arrive pas. - A.-E.Lemoine: Une surprise spécialement pour vous, Julie, mais vous êtes un peu au courant, avec un virtuose du piano sur la scène.

C'est pour vous. C'est pour vous et pour Hélène. Tout de suite, L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Parmi les vieux rockeurs ou les vieux folk singers, celui qui ne se contente pas de symboles et qui continue de s'engager pour la liberté, c'est N.Young, qui a annoncé hier qu'il ouvrirait sa tournée européenne mi-juin par un grand concert gratuit en Ukraine.

Nul doute qu'il leur chantera son hymne de 89. ...

En 89, ce titre brocardait la politique de George Bush, le père. Elle avait souvent été reprise en Europe de l'Est au moment où l'Union soviétique se fissurait. Il la rechantera sans doute en juin en Ukraine.

Dans sa campagne contre Biden, Trump a repris la chanson parce que le titre lui plaisait, "Le Monde libre". N.Young lui a dit: "Stop".

Il a publié un billet: "Nous ne sommes plus un monde libre. Les vrais patriotes descendront bientôt dans la rue pour manifester publiquement, et alors, les Etats-Unis redeviendront leaders du monde libre." On verra ce qu'il se passera.

L'engagement de N.Young a commencé dès 1970. Vous et moi, on était nés, Hélène.

Il y a 55 ans, le 4 mai, dans une université de l'Ohio, sous Nixon, on réprime dans le sang une manifestation contre la guerre du Vietnam. 4 étudiants sont abattus. ... - P.Lescure: Ce que j'aime bien aussi chez N.Young, c'est qu'il a toujours préféré ceux qui agissent à ceux qui fument des joints en signant des pétitions.

Le voilà qui répondait à A.de Caunes en 1982. - P.Lescure: N.Young sera donc en juin avec les Ukrainiens en Ukraine.

Quoi que vous pensiez de l'issue qu'il faut trouver pour cette guerre...

Je termine avec un classique universel de N.Young qui plaira à tout le monde. ... "Un coeur en or", c'est un peu ce que vous êtes dans "On ira", Hélène. - A.-E.Lemoine: On débriefe l'allocution d'E.Macron après "Jibé et Lucien en coulisses". - Je vous dérange pas longtemps.

Je prends des photos pour les nouveaux badges. Hop! Eh...

Voi Oh! Non. Non.

Bah non. - Celle-là, peut-être? - Bordel!

Je rate jamais de photos. On dirait que vous avez peur de l'objectif. - Désolé. - Non.

Bah, j'aurai essayé. Vous êtes rapide, hein. Mais! - Bon, ça va, c'est pas un jeu non plus! - Bon, j'ai une idée.

JB, viens. Tu vas me tenir les bras. Mets-toi là. - Comme ça? - On n'a pas le choix. - Un badge sans photo, c'est très bien aussi. - Je veux un badge, s'il vous plaît! - Je vais le tenir plus fort. - Tiens-moi bien. - Ca me gêne vraiment. - Tire, tire!

Tire! - Woh... - C'est bon.

Ca lui arrive tout le temps. Je vais le réanimer. - Non, surtout pas.

Venez. - Elle est bizarre, ta tête, là-dessus. - Oui, le photographe était pas ouf.

Bonne journée. - A.-E.Lemoine: Le débrief de P.Cohen.

Vous avez écouté l'allocution d'E.Macron. 15 minutes et des propos assez inquiétants sur la menace russe. - P.Cohen: Plus qu'inquiétants.

C'était une allocution aussi dense que grave et patriotique avec une dimension...

Je suis né dans les années 60. Je n'ai jamais connu de président en exercice disant: "Un pays nous menace. La menace est directe, précise, actuelle." Il a terminé en disant: "Les enfants ne toucheront pas les dividendes de la paix et la patrie a besoin de vous et de votre engagement".

C'est ainsi qu'il s'est présenté. Il a moins été question des Etats-Unis, alors que c'est la nouvelle donne sur la table, que de la Russie et de cette menace russe qui touche tous les pays d'Europe, qui nous touche sans connaître de frontières. Il a longuement présenté l'état de la menace, aujourd'hui représentée par le pouvoir de V.Poutine. - E.Macron: Cette agressivité ne semble pas connaître de frontières.

La Russie, dans le même temps, continue de se réarmer, dépensant plus de 40 % de son budget à cette fin. D'ici 2030, elle prévoit d'encore accroître son armée et d'avoir 300 000 soldats supplémentaires, 3000 chars, 300 avions de chasse de plus. Qui peut donc croire, dans ce contexte, que la Russie d'aujourd'hui s'arrêtera à l'Ukraine? - P.Cohen: Voilà l'avertissement solennel lancé par le président de la République.

Il a parlé d'un chemin de paix pour l'Ukraine, en insistant sur le fait que face à cette situation, la France et les nations européennes ne pouvaient pas rester spectatrices. "Rester spectateur serait une folie." Il a évoqué l'éventualité d'un déploiement en Ukraine de forces européennes, qui ne seraient pas en première ligne.

Il a annoncé la réunion la semaine prochaine à Paris des chefs d'état-major des pays prêts à s'engager militairement en Ukraine. D'ici là, un sommet européen demain avec, a-t-il dit, des éléments décisifs, et notamment ce qu'il considère comme le lancement d'une véritable Europe de la défense. - E.Macron: L'Europe de la défense, que nous défendons depuis 8 ans, devient donc une réalité.

Cela veut dire des pays européens davantage prêts à se défendre et à se protéger, qui produisent ensemble les équipements dont ils ont besoin sur leur sol, qui sont prêts à davantage coopérer, à réduire leur dépendance à l'égard du reste du monde. C'est une bonne chose. - P.Cohen: Il a annoncé aussi, comme ça avait déjà été confirmé, l'ouverture d'un débat stratégique sur l'utilisation de notre dissuasion nucléaire pour la protection de nos alliés européens, même si la décision reste entre les mains du président de la République. "Il ne faut céder à aucun excès", a conclu le chef de l'Etat, "ni celui des va-t-en-guerre ni l'excès des défaitistes".

Voilà l'essentiel de l'allocution du président Macron, qui a annoncé des investissements militaires supplémentaires avec des choix à faire, compte tenu du fait que les impôts ne seront pas augmentés. - A.-E.Lemoine: Et un rappel à certains partis politiques français qui minimisent la réalité et la gravité de la menace russe. - P.Cohen: C'était le sens du débat qui a eu lieu lundi à l'Assemblée nationale.

Un véritable clivage entre ceux qui pensent qu'il faut agir et ceux qui pensent que la menace est exagérée. - A.-E.Lemoine: Merci.

C'est l'un des sujets que l'on abordera demain avec G.Attal, qui sera sur notre plateau à partir de 19h. ...

Jamais, avant lui, un pianiste français n'avait décroché le premier prix du Concours Tchaïkovski. Il l'a fait en 2019 à 22 ans. Depuis, il a remporté 3 Victoires de la musique classique.

Le 26 juillet dernier, malgré la pluie sur son piano, il a magistralement interprété un morceau de Ravel en mondovision. Ce soir, C'est à l'abri depuis notre scène qu'il interprète une transcription d'un opéra, un morceau choisi en votre nom, Julie, vous la fan d'opéra. Bonsoir, Alexandre.

Bienvenue. Je vous en prie. ... ... ... ... ...

Applaudissements. A.Kantorow, dont le 9e album, "Brahms-Schubert", est toujours disponible.

Bonsoir. Merci de votre présence qui nous a fait un bien fou! Juste après le débrief de Patrick...

On est ravis de vous accueillir. Julie est une actrice mélomane. Elle ne prend pas l'avion pour partir en vacances, mais pour aller voir un opéra, oui. - J.Depardieu: Je le faisais. - A.-E.Lemoine: J'adore quand vous racontez qu'adolescente, en sortant de boîte de nuit, vous mettiez du Bartok dans les oreilles.

Cette rencontre à la musique, vous la devez aux 3 Suisses ou à La Redoute. - J.Depardieu: C'est un des deux.

C'était un cadeau. J'ai dit à ma mère: "Ils pourraient se renseigner sur l'âge des gens pour faire un cadeau." Ca s'appelait "Les Trésors de l'opéra".

J'avais envie de faire patienter ma mère. J'écoute tout le disque. J'ai eu un choc. - A.-E.Lemoine: Alexandre, vous êtes né dans une famille de musiciens, de parents pianistes.

Votre mère... - A.Kantorow: Violoniste. - A.-E.Lemoine: Un immense chef d'orchestre qui vous a dirigé: votre père.

Vous baignez tellement dans un univers de musique qu'à 4 ans, vous savez chanter la sonate de Beethoven. Votre 1er contact avec le piano, vous aviez 5 ans et c'était après avoir regardé "Tom et Jerry" à la télévision. - A.Kantorow: Absolument.

Il y a quelque chose de magique de voir Jerry se faire courser par Tom. On a envie de faire partie de ce rêve. J'avais des toutes petites mains, mais j'ai demandé à mon père de me faire une réduction pour que j'aie l'impression de jouer les 1res notes. - A.-E.Lemoine: Le piano s'est imposé de plus en plus comme une évidence.

Avant d'intégrer le Conservatoire national supérieur de musique, vous dites qu'il n'occupait pas tellement plus de place que le tennis. Vraiment? - A.Kantorow: Peut-être pas que le tennis, mais que l'école, les sciences.

C'était mon monde à moi. Mes amis ne faisaient pas du tout de la musique. Comme j'ai grandi dedans, je le voyais juste comme un quotidien.

Ca ne me paraissait pas envisageable de le faire comme une carrière. Mes parents ont eu la prévoyance de se dire qu'être enfant de musiciens, c'était à double tranchant. Ils ont attendu que j'aie vraiment envie. - A.-E.Lemoine: En 2019, vous remportez le premier prix du Concours Tchaïkovski.

C'est l'équivalent d'une médaille d'or aux JO. - J.Depardieu: C'est 1000 Oscars.

C'est énorme. - A.Kantorow: Nous, on est fascinés par les acteurs. - A.-E.Lemoine: On a les images.

Vous aviez 22 ans. ... ... - Premier prix, A.Kantorow. - A 22 ans, il est le premier Français à remporter le prix Tchaïkovski, le plus prestigieux des concours de piano. - A.-E.Lemoine: Ce prix a tout changé.

On passe de pianiste soliste à rockstar. - A.Kantorow: Dans un tout petit milieu, mais oui.

On a énormément d'organisateurs partout qui regardent ces événements. Il doit y avoir 4 ou 5 concours vraiment vus dans le monde entier. On m'a juste dit: "On va t'acheter des chemises." Ils ont booké les concerts dans le monde entier.

Ensuite, ça s'est lancé. On apprend beaucoup sur soi. On a beaucoup moins de temps.

On comprend comment gérer la scène. Parfois, on flotte et on ne pense à rien. C'est L'arène et on se retrouve à se battre contre soi. - M.Bouhafsi: Quand vous jouez, vous êtes habité.

Rien ne vous atteint. Un soir de cérémonie de JO, par exemple, parce que vous êtes en train de vivre votre rêve. - A.Kantorow: C'est magique...

Je peux parler par-dessus? - A.-E.Lemoine: Oui, vous pouvez parler sur du Schubert. - A.Kantorow: Je trouvais que cette cérémonie dépassait simplement le stade de concert.

Ce n'est plus le monde. On se retrouve au milieu de tous les éléments qui se déchaînent. L'annonce de la pluie a bouleversé tout le monde.

Les gens de l'organisation essayaient de résoudre ce puzzle de 10 000 pièces, avec les caméras...

Chacun a dû réfléchir à quelque chose pour que ça marche. Il y avait cet esprit de solidarité, se retrouver dans la boue et se serrer les coudes. Monter sur ce pont, c'est quelque chose qu'on ne fait qu'une fois dans sa vie, être tout seul au milieu de Paris et voir les bateaux passer.

Au moins, je pense que la pluie m'a permis de ne pas penser juste aux mains, aux notes et à la prestation. J'ai pu m'évader quelque part. - A.-E.Lemoine: Les Victoires de la musique classique, qui vous ont consacré l'an dernier, ont lieu ce soir sur France 3.

Une pensée à tous les artistes. Il y a le jeune pianiste de 13 ans, Lucas Chiche, qui était la semaine dernière sur "C à vous". Il va se produire sur la scène des Victoires de la musique classique. "Brahms-Schubert", vous ne l'avez pas déjà? - J.Depardieu: Non! - A.-E.Lemoine: Un cadeau pour vous, chère Hélène.

La pépite de Patrick. - P.Cohen: Vous me direz si c'est un cadeau après l'avoir vu.

Ce sont vos débuts. Vous aviez le visage très blanc. Ce sont "Les Pièces chinoises", mises en scène par P.Chéreau.

C'était le théâtre chinois du XIIIe siècle. On va vous voir donner la réplique. C'était en 1967. - Je veux lui dire quelque chose!

Ma mère, quand tu n'étais pas bien et que tu as demandé la soupe de mouton, je t'en ai préparé. Le petit m'a dit d'aller chercher du sel et du vinaigre pour mettre le poison dans la soupe. Il ne pensait pas que le père en boirait.

Il a empoisonné cette soupe pour te tuer. J'ai dû avouer ce meurtre pour éviter le supplice. On m'emmène mourir! - P.Cohen: Au-delà de cette pièce, il y a 2 rencontres décisives.

P.Chéreau et Jean-Pierre Vincent. Vous rencontrez J.-P.Vincent grâce à un camarade.

Il recherche quelqu'un de populaire. - H.Vincent: Une fille avec un look populaire, pas comme celles qu'il fréquentait autour du lycée Louis-le-Grand et dans les cours d'art dramatique.

Ils cherchaient une nénette de banlieue. Ils m'ont appelée et je suis arrivée. Jackpot! - P.Cohen: Tout est parti de là? - H.Vincent: Non pas car j'avais des choses formidables plus que les autres, mais plutôt parce qu'il y avait des choses qui me manquaient, comme le fait d'être une très jolie minette.

Je suis arrivée là avec une minijupe en cuir ras le bonbon, une choucroute comme B.Bardot... - A.-E.Lemoine: C'était le bon choix. - H.Vincent: Voilà. - P.Lescure: Pendant les 7 années avant de pouvoir monter ce film, vous avez dit avec votre coauteur: "On ne va pas rester les bras ballants." Ca vous a permis de découvrir un programme court, "Fleur bleue", que vous avez intelligemment vendu à Canal+.

C'est l'histoire d'une trentenaire qu'on retrouve à chaque épisode avec un nouveau plan d'un soir. Ils sont tous aussi surprenants ou décevants. - Pourquoi tu me l'as pas dit avant qu'on couche ensemble? - De quoi? - Que tu es raciste! - Je suis patriote. - C'est pareil! - Non.

On vient de passer 2 heures dans un bar. On a les mêmes références. Juste, on n'a pas les mêmes convictions politiques.

Ce n'est pas grave. - Ca me dérange. - P.Lescure: Je vous conseille d'aller voir cette série.

Comme on est à une heure de grande écoute, on n'a pas pu mettre les réparties les plus salées. Là, on a presque l'impression que c'est du vécu. - E.Baroux: Il y a un peu de vécu.

J'ai pu me retrouver face à des gens qui n'avaient pas les mêmes convictions politiques que moi. Ca a donné des situations assez cocasses. Pas drôles sur le moment, mais drôles après. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, place à Julie le médecin légiste.

Tout de suite, le PVPP. Le mot du jour, c'est "VIP". - M.Bouhafsi: C'est une histoire dingue qui fait la une de tous les sites américains.

Si vous vous sentez un peu à l'étroit lors d'un voyage en avion, ce n'est pas le cas de ces 2 meilleures amies qui ont vécu un voyage incroyable. En raison d'un bug de réservation, les 2 étudiantes se sont retrouvées toutes les 2 à bord d'un avion. Ca a cumulé près de 6 millions de vues sur TikTok. - M.Bouhafsi: Patrick l'a évoqué pendant le magnéto.

Normalement, les compagnies aériennes annulent les vols et la possibilité de s'enregistrer. En raison du bug informatique, la compagnie n'a pas été capable d'annuler ce vol. Ceux qui espèrent vivre la même expérience, oubliez.

Face au buzz de cette histoire, la compagnie a voulu rappeler le caractère exceptionnel de cet événement. C'était du jamais-vu. - A.-E.Lemoine: Ca ne m'arrive jamais, ces trucs.

L'image du jour, la fashion week. - M.Bouhafsi: Paris va réenfiler son costume de capitale de la mode.

C'est le grand retour de la fashion week, pour le grand bonheur des fashionistas. Au programme: défilés, people, photographes, tenues insolites, mais aussi du boulot pour la sécu, qui doit gérer cette effervescence, pour son plus grand plaisir. Si l'événement est un incontournable pour les amoureux de la mode, ce n'est pas spécialement l'euphorie pour tout le monde à Paris. - Vous savez ce qui se passe? - Pas du tout. - Début de la fashion week. - Je m'en fiche complètement. - M.Bouhafsi: N'en déplaise aux rageux, cette année, c'est un casting XXL.

Actrices, rappeurs, mannequins...

Tout le monde est là. Les célébrités ont été accueillies sous les flashs des photographes. On leur a demandé leur meilleur conseil mode. - Mon conseil mode, c'est toujours être soi-même, incarner son vêtement. - Le feeling. - Porter plein de couleurs.

J'adore les couleurs. - Il n'y a pas de fashion faux pas. - Le fashion faux pas de l'année?

C'est peut-être maintenant que je vais le faire. - M.Bouhafsi: La célébrité qui a rendu dingues les fashionistas, c'est la star de K-pop, Yoo Young.

Son arrivée s'est faite dans la discrétion la plus totale. Acclamations. - Vous vous sentez comment? - Pas bien. - Il est trop beau!

Il est incroyable! La tenue est parfaite. Ca lui va trop bien. - M.Bouhafsi: On a retrouvé les vraies images.

On sait maintenant pourquoi certains fans sont passés à 2 doigts du malaise. Acclamations. Voilà, ce n'était pas forcément une star de la K-pop. - P.Cohen: Tu as tout cramé en effets spéciaux! - P.Cohen: Merci. - A.-E.Lemoine: Le 17 décembre dernier, l'enquête de "Alexandra Ehle" a établi un record historique d'audience.

Découverte du corps d'une femme nue entièrement peinte en bleu et exposée telle une oeuvre d'art. La semaine avant, une momie non répertoriée était retrouvée dans les réserves du musée archéologique de Bordeaux et qui pourrait être un archéologue disparu 70 jours avant. - C'est merveilleux. - C'est bizarre, cette couleur.

On dirait que la peau a été tannée. - Oui, c'est bizarre. - C'est le sel.

C'est pour éviter la décomposition de la chair. - Ca va être pratique pour dater la mort, tout ça. Je crois qu'on a la cause de la mort. - Un étranglement? - La marque est fine et profonde.

Ca fait penser à du sisal. Le tissage est torsadé. Pince à épiler!

Merci. Ca, c'est pour Ludivine. - A.-E.Lemoine: Bienvenue à la table de "C à vous", autour du boeuf wagyu préparé par C.Coulombeau, le chef étoilé propriétaire de La Maison dans le parc, à Nancy.

Ravie d'accueillir P.Boxho. Vous êtes médecin légiste dans la vraie vie.

Ce n'est pas du cinéma. Vous êtes aussi un véritable phénomène littéraire. Trois de vos livres se vendent à plus de 1 million d'exemplaires, traduits dans une quinzaine de langues.

A priori, ça pourrait refroidir, mais ça cartonne. Pourquoi? - P.Boxho: Je n'en sais rien.

J'ai demandé aux gens pour qui je fais des dédicaces pourquoi ça leur plaisait. Ils m'ont dit tout d'abord que c'est parce que c'est des histoires vraies. Le fond, en tout cas.

Je ne veux pas qu'on reconnaisse nécessairement les faits. Deuxièmement, ce sont des histoires courtes. Vous n'êtes pas obligé de finir vite le bouquin pour être sûr de vous souvenir du début.

Il y a le ton qui est aussi un peu rigolo. - A.-E.Lemoine: Exactement la même légèreté que "Alexandra Ehle", qui cartonne.

Vous n'autopsiez jamais de vrais cadavres, Julie. - J.Depardieu: Non.

C'est des gens maquillés ou des trucs en latex hyper bien faits. - A.-E.Lemoine: Parfois, ce sont des vraies gens qui jouent des cadavres. - J.Depardieu: Oui.

Comme ils restent toute la journée, il faut essayer de rigoler un peu. Il ne faut pas qu'ils respirent trop. - A.-E.Lemoine: Est-ce que vous avez assisté à une véritable autopsie pour préparer ce rôle? - J.Depardieu: J'ai rencontré un médecin légiste.

Mais ce n'est pas vous. - P.Boxho: Vous voulez assister à une véritable autopsie? - J.Depardieu: Ouais.

Si vous en êtes capable...

Je veux bien. - A.-E.Lemoine: Philippe a à peu près 4000 autopsies à son actif.

C'est en assistant par hasard à une autopsie que vous avez eu envie d'en faire votre métier. Comment assiste-t-on par hasard à une autopsie? - P.Boxho: J'étais étudiant en médecine de la même faculté que l'institut de médecine légale.

Je suis passé devant la salle d'autopsie pour faire des radiographies. Je suis tombé sur une autopsie en cours. Ca m'a plu, je suis resté et j'y suis resté. - A.-E.Lemoine: Vous dites que ce que vous aimez dans l'autopsie, c'est que vos patients n'ont plus l'occasion de se plaindre. - P.Boxho: C'est très embêtant, les gens qui se plaignent.

Le problème de la médecine générale, c'est que vous soignez les gens. Il y a beaucoup de pathologies qui ne se soignent pas vraiment. Je me sentais impuissant dans ce domaine.

Je n'aimais pas. La médecine légale me tendait les bras. Je crois que j'ai bien fait d'y aller. - A.-E.Lemoine: Dans un épisode de "Alexandra Ehle", Julie autopsie une momie.

Vous l'avez déjà fait? - P.Boxho: C'est très spécial.

La momie, c'est un corps complètement sec. Le mien s'était vidé de tous les organes internes. Bon appétit!

Ca s'était liquéfié, à l'intérieur. Elle était morte depuis 587 jours. Comme je dis toujours, c'est la durée moyenne qu'il faut pour faire un gouvernement en Belgique.

Sur le plan scientifique, c'était utile. - A.-E.Lemoine: C'était intéressant pour quoi? - P.Boxho: Parce que je n'en ai jamais vu.

Sur le plan scientifique, on ne voit pas souvent de momie. Voir ce que le corps est devenu, comment il a évolué, ce qui reste à l'intérieur du corps, je trouvais ça très important. - A.-E.Lemoine: C'est un chien?

J'ai cru que c'était un estomac! - P.Boxho: C'est mon petit chien. - J.Depardieu: Cette personne s'était fait momifier? - P.Boxho: Non.

Elle était morte de manière naturelle chez elle. Comme l'ambiance était très sèche, elle a pu momifier à cause de la sécheresse ambiante. - J.Depardieu: Sans être vidée? - P.Boxho: Elle s'est vidée spontanément. - A.-E.Lemoine: Il n'y avait pas de rite égyptien, contrairement à la série. - J.Depardieu: Je pense que les vraies momies sont vidées... - P.Boxho: Il faut.

C'est vidé par le dos. - M.Bouhafsi: Julie, ce qu'on aime dans votre série, c'est l'inventivité et l'imagination de votre personnage pour infiltrer les milieux dans lesquels elle veut enquêter. - Bonjour.

Je suis la maman de Brice, un élève de votre mari. Il a tellement aidé mon fils, qui était victime de harcèlement. Je voulais vous apporter tout mon soutien en cette période difficile.

Je l'ai croisé plusieurs fois quand je faisais mes séminaires. - Ca m'étonnerait. Il n'y a été qu'une fois. - J'ai dû me tromper entre les 2 frères. - Je ne vais pas me faire tatouer la tête de Pierre Bourdieu sur le cul! - Un petit effort.

C'est pour l'enquête! - Il y a des limites à l'enquête. - M.Bouhafsi: Vous jouez 10 personnages par enquête, pas un. - J.Depardieu: Elle s'amuse un peu pour obtenir des informations. - M.Bouhafsi: Elle est assez loufoque, surtout. - J.Depardieu: Il y a plein d'autres séries où elles font ça, non?

Je ne regarde pas tellement...

J'ai l'impression qu'on fait tous un peu des trucs comme ça, non? Quand j'ai eu ce personnage, je me suis dit que personne ne croirait que je suis médecin. J'étais vraiment la principale...

Je passe parfois des castings et parfois, je me dis que je vais rater quelque chose. Eh bien, non. Je ne peux pas vous dire pourquoi.

Je ne sais pas. - P.Cohen: En tout cas, votre personnage mène ses propres enquêtes.

Dans les archives, en 86, on a retrouvé un médecin légiste qui explique que c'est comme ça qu'il conçoit son métier. Vous nous direz si c'est comme ça que vous le voyez aussi. - C'est très proche de l'enquête policière.

Le roman policier, on tourne une feuille. Est-ce qu'on va trouver un épanchement, une blessure? Quelquefois, on trouve à la dernière page, au dernier organe qu'on dissèque.

Parfois, on fait tout et on ne trouve rien. J'ai toujours été d'un naturel optimiste. Lorsqu'on fait ce métier, il me semble qu'on est encore moins enclin au pessimisme et à la dépression.

Si on a des petits soucis, on se dit qu'on est du bon côté. - P.Cohen: Vous partagez ça?

Ce métier rend optimiste? - P.Boxho: Je ne sais pas s'il rend optimiste, mais il n'y a que des optimistes qui peuvent le faire.

Je crois qu'il y a une sélection naturelle à l'entrée. On est fait pour ou pas. - P.Cohen: Les médecins légistes dépressifs, ça ne peut pas exister? - P.Boxho: Ils sont vite morts. - P.Cohen: Comme ça, c'est réglé. - A.-E.Lemoine: Ce que fait Julie, de régler des enquêtes, c'est ce que fait un médecin légiste? - P.Boxho: Pas du tout.

On reste cantonnés à notre domaine. Ici, Julie y va. Elle va à la recherche, elle participe à l'enquête.

Pour nous, c'est interdit. - J.Depardieu: Vous, vous y arrivez sans faire ça.

Vous êtes hyper fort. Vous avez des convictions. - P.Boxho: Je n'ai jamais de convictions.

Je n'ai que des doutes. - P.Lescure: J'ai appris qu'il y avait un classement des morts les plus idiotes, les Darwin Awards.

La mort la plus idiote que vous ayez rencontrée, c'est un type un peu ivre qui avait avalé une fourchette? C'est venu de quoi? Comment on avale une fourchette? - P.Boxho: C'était une fourchette flétrie qu'il a avalée bêtement.

La plus idiote, c'était un gars qui a voulu se pendre et, pour ne pas se rater, il s'est tiré un coup de feu dans la tête par la bouche. Il avait les mains trop courtes. Il a dû mettre l'arme de profil.

Comme il était monté sur une chaise, quand il a tiré, la balle est sortie de la bouche, elle a coupé la corde et il est mort d'une fracture du crâne. Rires. - P.Cohen: Le but a été atteint. - A.-E.Lemoine: Ca fait partie des histoires qu'on découvre dans vos ouvrages. "La mort en face", c'est le dernier en date.

Vous tiendrez une conférence, "Les morts ont la parole", le 18 avril. C'est à but caritatif pour financer la lutte contre la maladie de Charcot, avec O.Goy, qu'on salue et qu'on aime beaucoup.

Le prochain épisode de "Alexandra Ehle", c'est mardi prochain à 21h05. Le suivant, le 18 mars. On vous tiendra au courant des audiences. - J.Depardieu: D'accord! - A.-E.Lemoine: Vous avez bien raison de ne pas vous en soucier.

Merci à tous les 5 d'avoir accepté notre invitation à dîner. Juste avant les Actualités de Bertrand, un passage par le plateau de "La Grande Librairie", où A.Trapenard nous attend.

Bonsoir. - A.Trapenard: Elle est complètement dingue, cette histoire de mort par corde et par balle.

J'ai adoré. Aujourd'hui, on va parler d'amour et d'attachement. Ca nous fera le plus grand bien.

On aura B.Cyrulnik, K.Tuil et Camille Laurens, Arnaud Catherine et la jeune Ambre Chalumeau, que vous voyez peut-être dans "Quotidien". - A.-E.Lemoine: On sera au rendez-vous après les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.

L'image du jour, c'est le discours du zinzin peroxydé au Congrès. Aujourd'hui, nous sommes comme M.Trump. "Il va vraiment dire qu'il veut le Groenland?

Oui, il a dit tout ça, entre autres." A la une de ce mercredi, le Salon de la voyance bat son plein depuis ce matin sur les chaînes d'info. - Ce soir, E.Macron prend la parole.

Que va-t-il dire? - Que veut dire E.Macron? - B.Chameroy: Un homme savait tout à l'avance. - P.Praud: Il va dire: "J'ai vu Zelensky, j'ai vu Trump et c'est grâce à moi si ça se passe bien." - B.Chameroy: Dès 9h14, on avait toutes les infos.

Tu t'es embêté pour rien! Il est quelle heure? Ce ne serait pas l'heure de sortir les cotillons? - Il est 23h45. - Il est 23h50. - Il est 23h55. - Il est minuit. - B.Chameroy: Bonne année!

Durée de l'allocution: 13 minutes. C'était à 20h. Une annonce choc.

J'ai dit "une annonce choc"! - E.Macron: Il s'agit, sans plus tarder, de prendre des décisions pour l'Ukraine, pour la sécurité des Français et des Européens.

Je dissous donc ce soir la Russie. - B.Chameroy: Quand même!

Effectivement. Non, il n'a pas dit ça. Comme à chaque fois que la situation l'impose, il a pris sa voix de circonstance, comme la vieille dame dans "Titanic". - E.Macron: Il nous faut être prêts si tel n'était pas le cas.

La menace russe est là et touche les pays d'Europe, nous touche. Le monde continue d'être sans cesse plus brutal et la menace terroriste ne faiblit pas. - B.Chameroy: Super, une allocution visiblement en direct.

Il bafouille. Pour faire plus fort, il a arrêté les phrases pour faire des listes. - E.Macron: Des munitions, des chars, des armes, des équipements, notre agriculture, notre recherche, notre industrie, des réformes, des choix, du courage, l'Allemagne, la Pologne, le Danemark, les Etats baltes... - B.Chameroy: On ne m'enlèvera pas de la tête qu'on n'en serait pas là si on avait tous bien voté en 2022. - V.Pécresse: Mettre en place des sanctions puissantes pour dire à V.Poutine "maintenant, c'est stop". - B.Chameroy: Pas facile de garder le moral en ce moment.

Il y a pire, vous pourriez subir la même actu en vivant dans le village de Valjouffrey, en Isère. - Il vient d'être classé à la toute dernière place du classement des villes où il fait bon vivre. - C'est le trou du cul du monde. - B.Chameroy: Le président a fait une visite impromptue dans une charcuterie dans l'Yonne. - P.Praud: Monsieur Tout-le-Monde, tout ça...

Qu'est-ce que c'est? Ca a été tourné par qui? - B.Chameroy: C'est E.Macron qui est en visite dans une charcuterie.

Si vous n'avez pas vu l'image, pas d'inquiétude, un journaliste vous la décrypte. Il y a un canard sur le plateau? - A.-E.Lemoine: C'est un chien. - B.Chameroy: Très bien.

On dirait une histoire de Toto très mal racontée. - "Comment ça va?" Le charcutier dit "couci-couça". "Ca fait longtemps que vous êtes ici?" - B.Chameroy: Il manque la chute.

Il n'en fallait pas plus pour lancer un grand débat. - Il m'est déjà arrivé d'être dans une charcuterie, à titre personnel. Est-ce qu'il demande un steak? - Il aime le cordon bleu.

J'aime bien, en tout cas. - B.Chameroy: Quoi de mieux qu'une autre petite blague pour clore les discussions? - Il a taillé une bavette.

Allez, le sport... - B.Chameroy: "Le sport...

J'ai envie de crever!" Les Totally Spies du gouvernement... 3 ministres, c'est un peu trop, surtout quand le protocole les oblige à saluer tout le monde en début de discours. - Madame la ministre de la Culture. - Mesdames les ministres... - Madame la ministre déléguée à la Ville.... - Mesdames et messieurs les maires... - Je crois qu'il y a aussi l'ancien ministre... - Mesdames et messieurs les élus... - Madame la présidente de l'USH... - Monsieur le président de la Cité de l'architecture... - B.Chameroy: Effectivement, il est minuit passé.

Julien Bargeton nous a prouvé qu'il n'avait pas volé son poste de président de la Cité de l'architecture. - Ici, dans cette galerie des moulages, il y a des moulages. - B.Chameroy: Petite partie de "Motus".

On n'y comprend rien, mais en même temps, même quand elle fait des phrases... - Un point d'orgue plutôt qu'un point d'organisation plutôt qu'un point imaginé comme celui qu'il faut tirer.

Ce n'est pas comme ça qu'il faut penser. - B.Chameroy: Nonobstant, ces rencontres nationales se sont très bien déroulées, jusqu'à la dernière seconde et la chute de cette rencontre.

Applaudissements. On descend! Je vous rassure, elle va très bien, vraiment.

J'ai changé. A une époque, j'aurais teasé l'image en début de chronique. Je l'aurais découpée. - P.Cohen: Tu ne veux pas la passer au ralenti? - B.Chameroy: C'est vraiment parce que tu insistes! ...

Vraiment, elle se relève dans la seconde. Merci à B.Montiel pour les bruitages de "Vidéo Gag".

F.Bayrou en a marre que tous les journalistes lui parlent de Bétharram. Je vais lui changer les images.

Qu'est-ce que c'est? - S'agissant de notre coopération migratoire... - B.Chameroy: C'est cocasse!

C'est un toutou! S'il a retrouvé le sourire, c'est l'essentiel. On referme avec la guerre des LR.

L.Wauquiez a rassuré: il y a une bonne ambiance dans le groupe. - Votre adversaire, B.Retailleau... - L.Wauquiez: Je n'ai pas d'adversaire. - Votre concurrent.

Il collectionne les soutiens de ténors, comme G.Larcher, D.Lisnard, J.-F.Copé... - L.Wauquiez: J'ai vu les soutiens de X.Bertrand et de J.-F.Copé à B.Retailleau.

J'ai F.Portelli, que vous faites parler sur votre antenne, V.Jeanbrun, notamment... - B.Chameroy: Christian Cambon, sénateur LR, a annoncé qu'il allait le soutenir. - Par définition, je choisis Laurent...

Je choisis B.Retailleau! - B.Chameroy: C'est passé à ça.

En plus, il avait un nom à soutenir L.Wauquiez! L'info continue demain.

Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Merci.

Merci à tous les 5.