Le journal de 8h - 09/06
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:16PrésentateurFait
« Des messages racistes sans aucune ambiguïté sur Facebook. Leur auteur, des policiers mais aussi des gendarmes, Christophe Castaner, promet la sévérité. »
- 0:45PrésentateurFait
« Christophe Castaner a promis une sanction pour chaque faute, chaque mot raciste dans la police. »
- 2:26PrésentateurFait
« La technique de l'étranglement, désormais interdite lors des interpellations. En revanche, celle du plaquage ventral est maintenue. »
- 2:36PrésentateurFait
« C'est cette méthode qui aurait causé la mort par asphyxie en janvier dernier à Paris de Cédric Chouvia. »
- 3:34PrésentateurFait
« Les proches d'Adama Traoré, décédé il y a quatre ans lors de son interpellation, ont décliné l'invitation de Nicole Belloubet. »
- 3:45PrésentateurFait
« Hier, le parquet de Paris a par ailleurs confirmé que deux nouveaux témoins qui n'ont jamais été auditionnés allaient être entendus le mois prochain par les juges d'instruction. »
- 5:12PrésentateurChiffre
« Le secteur de l'aéronautique, paralysé depuis le début de la crise du Covid-19, va se voir injecter une somme colossale, 10 milliards selon les échos. »
- 5:24PrésentateurChiffre
« Blagnac, siège d'Airbus, 40 000 emplois dans le secteur. »
- 6:45PrésentateurChiffre
« 7 millions, c'est le nombre de cas confirmés de Covid-19 dans le monde. »
- 6:55PrésentateurChiffre
« En France, le dernier bilan, ces dernières 24 heures, s'élève à 54 morts. »
- 7:47PrésentateurFait
« Pour 450 entreprises qui se sont converties à la production de masques en tissu, elles n'ont plus de commandes car les masques sont désormais achetés à l'étranger. »
- 8:38InvitéChiffre
« Il faut compter pour un masque classique 0,50 et sur des masques en tissu, il faut compter plus de 2 euros. »
Temps de parole
- Présentateur40 %
- Invité28 %
- Auditeur6 %
- Auditeur 25 %
- Invité 25 %
- Invité 34 %
- Présentateur 24 %
- Invité 43 %
- Invité 53 %
- Invité 62 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC, mardi 9 juin, l'info sur RMC. Il est 8h02, Céline Kalman est là pour les dernières informations, Céline, bonjour. Bonjour à tous, des messages racistes sans aucune ambiguïté sur Facebook. Leur auteur, des policiers mais aussi des gendarmes, Christophe Castaner, promet la sévérité. Il est ce matin sur RMC et BFM TV à 8h30. Des dizaines de milliers d'emplois en jeu, 10 milliards d'euros débloqués pour faire redécoller l'aéronautique. Plan historique dévoilé tout à l'heure par le gouvernement. Et puis l'impasse pour 450 entreprises françaises incapables d'écouler leurs masques. Elles se retrouvent avec des stocks impressionnants d'invendus. Bienvenue à tous sur RMC.
Christophe Castaner a promis une sanction pour chaque faute, chaque mot raciste dans la police. Qu'en est-il des propos tenus sur les réseaux sociaux ? Ce matin, la question se pose une nouvelle fois. Le site Street Press met en lumière l'existence d'un deuxième groupe Facebook. Son nom, FDO 22 Unis. Le groupe compte 9000 membres. Plusieurs policiers y échangent des messages ouvertement racistes. Benoît Ballet.
Les publications commentent l'actualité policière. Et les propos racistes sont nombreux. Le cas du jeune Gabriel, 14 ans, blessé à l'œil lors de son interpellation le 25 mai à Bondy. Et notamment moqué avec le florilège suivant. Bien fait pour sa sale gueule. S'il tout plaît, messieurs, moi pas volors. Ou encore, vu la tronche, c'est du rhum de Serbie. Ils en sont infestés dans les pays de l'Est. Street Press dit avoir eu accès à des captures d'écran des échanges grâce à un membre du groupe. Johan Weiss, journaliste et fondateur du site d'information. Pour rentrer, il faut donner son numéro de matricule, son école de police. C'est un groupe qui est secret.
Ça veut dire que si vous n'êtes pas coopté par un autre fonctionnaire, vous n'y avez pas accès. Vous ne savez pas qu'il existe. Il faut qu'on vous envoie le lien. Et il faut que vous soyez coopté par un autre fonctionnaire. Apparaissent également quelques commentaires de membres qui tentent de modérer les échanges. Des commentaires minoritaires. Dans un communiqué, l'association SOS Racisme a annoncé hier avoir saisi le parquet de Paris. Afin qu'une procédure judiciaire soit ouverte sans délai concernant ce second groupe Facebook.
Bien, et Christophe Castaner, deux invités. D'abord le président de SOS Racisme qui sera là dans un instant. Et Christophe Castaner qui sera avec nous 8h30, 9h sur RMC et BFM TV. Le ministre de l'Intérieur qui, juste après votre entretien, sera aux côtés d'Edouard Philippe à Évry, en banlieue parisienne. Le Premier ministre va y rencontrer des policiers. Échange prévu également aussi avec une association de quartiers. La technique de l'étranglement, désormais interdite lors des interpellations. En revanche, celle du plaquage ventral est maintenue. Il faut que l'individu reste le moins possible maintenu au sol, a dit le ministre.
C'est cette méthode qui aurait causé la mort par asphyxie en janvier dernier à Paris de Cédric Chouvia. Son papa était ce matin sur RMC. Il n'en veut pas à la police mais réclame la suspension des quatre policiers mis en cause.
Aujourd'hui, il y a quatre individus qui ont tué notre enfant. Donc pour moi, ce n'est pas des gens qu'on doit laisser comme ça. Moi, je n'en veux pas à la police. J'en veux à ces quatre individus. Ça, je peux vous le dire que moi, personnellement, je leur en veux. J'ai de la haine grand vers ces gens-là. Ils m'ont enlevé la prunelle de mes yeux. Voilà, je ne peux pas vous dire plus parce que c'est dans les tripes. Vous comprenez ? J'ai perdu un enfant, pas par un accident de la route parce qu'il était coursier. On m'a volé mon enfant. On a volé un père de famille de cinq enfants. Quand j'ai un petit de quatre ans qui me dit, vous voyez, papa, on va au cimetière, on va voir papa.
Je n'arrive pas à lire la plaque sur la tombe de vos fils.
Dans l'actualité également, un appel qui ne passe pas. Les proches d'Adama Traoré, décédé il y a quatre ans lors de son interpellation, ont décliné l'invitation de Nicole Belloubet. La ministre de la Justice voulait les rencontrer. Eux réclament des avancées judiciaires et non des invitations. Hier, le parquet de Paris a par ailleurs confirmé que deux nouveaux témoins qui n'ont jamais été auditionnés allaient être entendus le mois prochain par les juges d'instruction. Ce soir, à 18h, SOS Racisme appelle à manifester Place de la République à Paris pour dénoncer les violences policières.
18h, ce sera le début des funérailles de George Floyd, celui dont la mort a provoqué une onde de choc à travers le monde. On retrouve l'envoyé spécial de RMC et BFM TV à Houston, au Texas, Jean-Bernard Cadier, où les Américains anonymes ont pu lui rendre un dernier hommage ces dernières heures.
Des milliers de personnes sont venues se recueillir devant le cercueil ouvert de George Floyd, l'enfant du pays. Une cérémonie a eu lieu également devant son lycée, là où il jouait au basket, là où il jouait au football américain, dans ce quartier du World 3 qui reste encore aujourd'hui un quartier extrêmement pauvre. Les obsèques, proprement dit, ont lieu ce mardi, dans la plus stricte intimité familiale. Puis George Floyd sera inhumé aux côtés de sa mère, décédée il y a deux ans, dans un cimetière de la banlieue de Houston. Joe Biden, le candidat démocrate à la présidence, est venu à Houston.
Il a déjeuné dans ce restaurant avec la famille de George Floyd, notamment avec la petite fille de George Floyd, âgée de 6 ans. Joe Biden raconte, c'est cette petite fille qui dit que son papa va changer le monde. Et Joe Biden d'ajouter, je crois qu'en effet, son papa va changer le monde.
RMC, 8h07, les milliards suffiront-ils à éviter un crash social ? Le secteur de l'aéronautique, paralysé depuis le début de la crise du Covid-19, va se voir injecter une somme colossale, 10 milliards selon les échos. Et une ville retient son souffle ce matin, car sans l'aéronautique, elle s'effondre. Blagnac, siège d'Airbus, 40 000 emplois dans le secteur. Jean-Wilfrid Forkes.
Comme tous les commerçants de Blagnac, Jean-Christophe, restaurateur, scrute de près la situation de l'avionneur européen. 80% de notre clientèle vient d'Airbus et de sous-traitants. On est très inquiets de ce qui va se passer, puisque forcément, tout ce qui impactera l'aéronautique ici à Toulouse, principalement à Blagnac, nous touchera, nous, personnellement, puisqu'on travaille avec eux. Et ça fait, on a peur de l'effet boule de neige, de l'effet domino. Une situation qui préoccupe également Joseph Carles, le maire de cette commune de 25 000 habitants, met la pression sur les responsables d'Airbus. Demain, après-demain, l'aéronautique redémarrera.
Il faut faire en sorte qu'on ne sacrifie pas aujourd'hui le savoir-faire de la chaîne des sous-traitants. Pas simplement du donneur d'ordre qui est Airbus, mais aussi de toute cette chaîne de sous-traitants qui a une capacité extraordinaire à innover, à inventer, à se réinventer aussi. Hier, en attendant les mesures gouvernementales, des élus des principales villes de la région ont écrit au PDG d'Airbus pour lui demander de maintenir ses projets, car selon eux, l'aéronautique fait partie de l'ADN de la région.
Autre secteur en grande difficulté, l'habillement. Les repreneurs ont jusqu'à ce soir pour se faire connaître, il s'agit de sauver l'enseigne de vêtements de la halle qui a été placée en redressement judiciaire. 7 millions, c'est le nombre de cas confirmés de Covid-19 dans le monde. La situation s'aggrave, dit le patron de l'Organisation mondiale de la santé, essentiellement sur le continent américain et en Asie du Sud. En France, le dernier bilan, ces dernières 24 heures, s'élève à 54 morts. Les soignants sont toujours mobilisés et ils attendent toujours concrètement les aides promises par l'État. À Lyon, rassemblement aujourd'hui devant l'hôpital Édouard Henriot.
Écoutez le témoignage de Thomas, infirmier au service post-urgence. Il nous raconte une scène très concrète de sa vie de soignant.
Ce dimanche, j'ai une personne âgée qui a émis le besoin de parler, de rester avec une présence. Et la seule réponse que j'ai pu lui apporter, vu la charge de travail, c'est « je suis désolé, mais là, je n'ai pas le temps de vous écouter ». Et malheureusement, je ne peux pas faire mon travail sous tous ces aspects. Le collectif interurgence a commencé le mouvement il y a plus d'un an maintenant. On ne pensait pas qu'on devrait se battre aussi longtemps pour des choses aussi évidentes. Donc, la colère mélangée à la lassitude, ça commence à être un peu épuisant aussi.
RMC 8h10. Les Français préfèrent les masques jetables. Et les conséquences sont dramatiques. Pour 450 entreprises qui se sont converties à la production de masques en tissu, elles n'ont plus de commandes car les masques sont désormais achetés à l'étranger. Résultat des stocks impressionnants d'un vendu. Lionel Dian.
Jocelyn Maire préside l'association FASC qui réunit les professionnels de la mode à Marseille. Des professionnels qui se sont tournés massivement vers la production de masques en tissu et qui aujourd'hui ne trouvent plus d'acheteurs. On s'est tous mobilisés pour répondre à la pénurie. Aujourd'hui, la pénurie n'existe plus. Il y a eu un retournement de marché. Ça a été la course pour les entreprises pour être en capacité de rouvrir le 11 mai. Ça a encore duré quelques jours ensuite. Et puis, depuis trois semaines, un mois, on n'a quasiment plus de demandes de masques.
Des entreprises qui préfèrent aujourd'hui équiper leurs salariés de masques chirurgicaux fabriqués en Chine, principalement pour une question de coût, assume Philippe Corsia qui représente le Medef dans les Bouches-du-Rhône. Parce que d'abord, le prix est beaucoup plus cher qu'un masque classique. Il faut compter pour un masque classique 0,50 et sur des masques en tissu, il faut compter plus de 2 euros. La deuxième chose, c'est qu'il faut aussi voir que les masques lavables n'offrent pas une garantie totalement saine au niveau sanitaire.
Et enfin, ce n'est pas le moment d'investir pour les entreprises dans des masques, alors qu'ils ont énormément de choses à faire pour pouvoir relancer leur activité. Le Medef qui préconise que ce soit plutôt l'État qui achète les stocks de masques en tissu invendus en prévision d'une éventuelle nouvelle pandémie.
C'est la fin d'une histoire qui aura duré 8 ans, celle entre Thiago Silva et le PSG. Le contrat du Brésilien se termine le 30 juin, elle va être prolongée de deux petits mois. Le temps de finir la saison de Ligue des Champions, les supporters parisiens sont partagés sur son départ.
Je suis hyper triste de son départ. Il a incarné le PSG pendant quelques années avec le capitana et c'est un grand défenseur et il manquera à Paris. C'est une nouvelle un peu déplorable. Il reste quand même l'un des meilleurs défenseurs du PSG actuellement. Je suis déçu, mais il a fait un peu son temps, je trouve. Parce qu'à un moment, il était fort, mais là, la forme, elle est un peu finie. S'il jouait un dernier match avec les supporters, ça serait parfait, je serais là et on l'encouragera en tout cas.