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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 28 avril 2025 18 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileInstitutions & électionsJustice

Julien Odoul : "Avec 120 attaques au couteau par jour, que fait le gouvernement ?" (France 3)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il a eu raison d'y aller pour vous ?

  • 0:57OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qui vous gêne dans le bilan du pape François ?

  • 1:41OuverteRéponse partielle

    Ça vous a gêné que le pape reconnaisse la Palestine ?

  • 4:07OuverteRéponse directe

    La mort d'une lycéenne poignardée a relancé des débats sur la circulation d'armes dans des établissements scolaires. Qu'en pensez-vous ?

  • 4:48OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous partagez les propos du ministre de l'Intérieur quand il dénonce un ensauvagement de la société ?

  • 6:45OuverteÉludée

    D'où vient à vos yeux cet ensauvagement qui fait qu'on peut s'en prendre à un fidèle musulman ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:31Invité politiqueChiffre
    « Nous avons 120 attaques au couteau par jour en France, dans notre pays. »
  • 2:34Invité politiqueFait
    « un État palestinien serait un État terroriste et une menace sur l'État d'Israël et sur l'existence de nos compatriotes. »
  • 7:12Invité politiqueFait
    « il y a dans notre société aujourd'hui, du fait du laxisme judiciaire, du fait de l'impunité, de la culture de l'excuse, du fait aussi d'une forme d'immigration qui participe aussi de ce climat d'insécurité, il y a aujourd'hui une situation qui est totalement hors de contrôle. »
  • 8:10Invité politiqueFait
    « L'islamophobie c'est un concept qui a été inventé, théorisé par les frères musulmans. »
  • 10:40Invité politiqueFait
    « une volonté politique de nuire, de frapper le Rassemblement national, Premier parti de France, de nuire à la candidate Marine Le Pen qui a représenté et porté les espoirs de 13 millions de Français à la dernière présidentielle. »
  • 11:20Invité politiqueFait
    « Ce n'est pas l'argent des Français. »
  • 16:45Invité politiqueChiffre
    « je trouve ça hallucinant que des boulangers puissent être sanctionnés de 80 000 euros d'amende parce qu'ils ont travaillé le 1er mai. »

Temps de parole

  • Julien Odoul74 %
  • Invité16 %
  • Auditeur7 %
  • Présentateur3 %

2,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

– Jordan Bardella, numéro 1 du RN, était à Rome hier pour assister au funérail, pas dans la délégation officielle évidemment. Est-ce qu'il a eu raison d'y aller pour vous ?

0:08
Julien Odoul

– Oui bien sûr, Jordan Bardella a eu raison d'assister aux obsèques du pape. Il est le président du Premier Parti de France. Le pape est un chef d'État, c'est le chef du Vatican. Avant d'être un chef religieux, il était normal que Jordan Bardella assiste à ces obsèques. Je rappelle aussi que dans notre héritage, dans notre histoire, la France est la fille aînée de l'Église. Nous avons un lien particulier avec l'Église romaine. Et en cela, Jordan Bardella s'inscrit aussi dans la continuité de l'histoire de France et de notre tradition avec l'Église catholique.

0:44
Invité

– Ça c'est la position donc du Rassemblement National et de Jordan Bardella. Parce que vous, dans un tweet, après le décès du pape, vous avez écrit ceci. Les torrents d'éloges funèbres des islamo-gauchistes de LFI en disent long sur le véritable bilan du pape François. Qu'est-ce qui vous gêne dans le bilan du pape François ?

1:00
Julien Odoul

– Alors déjà, on peut se recueillir, avoir de l'émotion et respecter, évidemment, la personne du pape, l'Église catholique et être très critique sur son bilan politique. – Mais qu'est-ce qui vous gêne ? – Moi, ce qui me gêne et ce qui nous gêne, et ce qui a gêné aussi pas mal de Français, beaucoup de catholiques, certaines prises de position, effectivement, qui essayaient de s'ingérer dans la politique migratoire des États, quand ils disaient notamment que les frontières n'étaient pas chrétiennes, quand ils poussaient les États à accueillir toujours plus de migrants, sans prendre conscience que cette immigration a des conséquences sur la continuité de nos populations.

1:41
Invité

– Et que ça, ou aussi parce qu'il avait reconnu la Palestine ?

1:45
Julien Odoul

– Vous savez, il y a eu effectivement des actes, ou en tout cas des communications, qui pouvaient heurter, et effectivement, je pense à cette scène où il était face à un petit Jésus enrobé du keffier, qui n'est pas aujourd'hui le keffier palestinien, qui est instrumentalisé par les terroristes islamistes du Hamas, comme une bannière, et c'est vrai qu'il y a eu des communications qui ont pu heurter.

2:11
Invité

– Je vous parle, à vous, le fait que le pape François ait reconnu la Palestine, vous, ça vous a dérangé ? – Mais, qu'il rend son bilan ?

2:19
Julien Odoul

– Mais c'est un bilan politique aussi, il y a eu des prises… – Justement, je vous pose la question sur ça. – Il y a eu des prises de parole politiques, nous, nous l'avons dit, Jordan Bardella, Marine Le Pen l'ont rappelé, quand il y a eu cette annonce d'Emmanuel Macron sur la reconnaissance d'un État palestinien, qui est évidemment prématuré, parce qu'aujourd'hui, un État palestinien serait un État terroriste et une menace sur l'État d'Israël et sur l'existence de nos compatriotes.

2:45
Invité

– Je vais dire ça, ça concerne Emmanuel Macron, mais je reviens au pape. Ça vous a gêné que le pape reconnaisse la Palestine ?

2:50
Julien Odoul

– Non, mais ce n'est pas que ça m'ait gêné. Le pape, encore une fois, est dans son rôle et a les messages qu'il souhaite, bien évidemment. Moi, ce qui me gêne et ce qui a gêné bon nombre de patriotes, c'est cette volonté d'ingérence dans la politique migratoire des États qui, encore une fois, faisait fi de la sécurité et de notre identité. – Et c'est ce qui vous fait dire que c'était un pape proche des islamo-gauchistes ? – Non, mais écoutez, quand vous êtes encensé par tous les députés et les filles, moi ce qui m'appelle… – Oui, mais vous n'êtes pas responsable de ceux qui vous soutiennent.

– Oui, mais quand vous avez un parti qui est quand même profondément, viscéralement christianophobe, et vous avez tous les représentants de Jean-Luc Mélenchon qui sont montés au créneau pour encenser ce pape, pour encenser son message, sa politique, ses déclarations. Je rappelle quand même que le pape, après le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo, avait eu une déclaration extrêmement choquante. Il faut quand même le rappeler sur le fait qu'il ne fallait pas critiquer la religion en droit français et dans notre République française, on peut critiquer les religions.

4:01
Invité

– La mort d'une lycéenne poignardée jeudi à Nantes dans un collège privé a relancé des débats sur la circulation d'armes dans des établissements scolaires et la façon d'y faire face. Mais le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, qui est allé sur place, il a vu surtout un ensauvagement de la société.

4:13
Présentateur

– On ne se résout pas à ce que ces lieux de vie, ces lieux d'enseignement, deviennent parfois des lieux d'ensauvagement, des lieux de mort. Je pense que ce n'est pas un fait divers ce drame, cette tragédie, c'est un fait de société, c'est un fait de société. Nous sommes dans une société qui a encouragé le laxisme, qui a voulu déconstruire les interdits, l'autorité, l'ordre, les hiérarchies et qui a accouché finalement de toute cette violence.

4:48
Invité

– Julien Odole, est-ce que vous partagez les propos du ministre de l'Intérieur quand il dénonce un ensauvagement de la société ?

4:53
Julien Odoul

– Le constat, on peut le partager, sauf que ce terme d'ensauvagement qui a été répété par M. Darmanin, aujourd'hui par M. Retailleau, le laxisme dont parle M. Retailleau, c'est le laxisme de son propre gouvernement, du président de la République, qui est le sien aujourd'hui. Donc moi j'en ai assez en fait de ces politiques qui pleurent sur le lait renversé, sur le lait qu'ils ont eux-mêmes renversé. La situation, elle est apocalyptique dans nos écoles aujourd'hui. Mais pas seulement dans nos écoles, effectivement, on a une violence totalement débridée, on a une banalisation du port des armes blanches aujourd'hui. Nous avons 120 attaques au couteau par jour en France, dans notre pays.

Nous avons des armes blanches qui se baladent dans les écoles primaires, dans les collèges, dans les lycées. Et effectivement, on a le sentiment qu'il n'y a pas de réponse de l'État, pas de réponse de la justice pour endiguer ce fléau.

5:47
Invité

Alors il y a un autre exemple, c'est dans le Gard, un homme d'origine bosniaque qui est recherché depuis vendredi pour avoir tué de dizaines de coups de couteau là aussi, un fidèle musulman dans la mosquée de Grande Combe. L'enquête indique que le meurtrier a proféré des propos anti-islam. Est-ce que ça vous choque aussi que ça, ça se passe en France ?

6:03
Julien Odoul

Ah, ça me choque effectivement que l'on puisse mourir dans un lieu de culte. Ça me choque qu'un prêtre puisse être égorgé dans son église. Ça me choque qu'un rabbin soit agressé au sortir de sa synagogue. Ça me choque qu'un musulman soit lâchement poignardé, ignoblement massacré dans sa mosquée. Je tiens d'ailleurs à lui adresser, à adresser à sa famille, à ses proches, toutes mes condoléances et ma solidarité. Ça participe effectivement de cette France ensauvagée où aujourd'hui on peut mourir n'importe où, pour n'importe quel motif. Et on le voit bien dans les lieux de culte aujourd'hui, nos compatriotes, quelles que soient leurs confessions, sont menacés.

6:45
Invité

Alors restons sur ce qui s'est passé dans le Gard, puisque c'est le dernier événement qui est arrivé. D'où vient à vos yeux cet ensauvagement qui fait qu'on peut s'en prendre à un fidèle musulman ?

6:54
Julien Odoul

Mais il vient encore une fois au-delà de nos compatriotes de confession musulmane. Non mais là, en l'occurrence, d'où ça vient ? Là je ne sais pas. D'où vient ce discours ? Il faudra évidemment que l'auteur de ce meurtre immonde soit interpellé, qu'il puisse être entendu et qu'il soit évidemment lourdement condamné. Mais il y a dans notre société aujourd'hui, du fait du laxisme judiciaire, du fait de l'impunité, de la culture de l'excuse, du fait aussi d'une forme d'immigration qui participe aussi de ce climat d'insécurité, il y a aujourd'hui une situation qui est totalement hors de contrôle.

Hors de contrôle et il est urgent de rétablir l'ordre de notre pays parce que ce ne sont pas des faits divers. On a aujourd'hui une succession de meurtres, d'agressions, d'attaques quotidiennes. On a l'impression qu'on s'est un peu habitués d'ailleurs à ce climat qui est détestable. Il faut évidemment y mettre un terme. François Bayrou a réagi à ce qui s'est passé dans la mosquée du Gard

7:48
Invité

en dénonçant une ignominie islamophobe. Partagez-vous ses propos ?

7:52
Julien Odoul

Je partage ses propos pour ce qui est de l'ignominie. Je ne partage pas concernant l'islamophobie. Il n'y a pas d'islamophobie en France à vos yeux ? L'islamophobie c'est un concept qui a été inventé, théorisé par les frères musulmans. Mouvance terroriste qui a été d'ailleurs interdit récemment en Jordanie, interdit aux Émirats arabes unis, en Égypte. Cette mouvance qui cherche en fait à criminaliser toute critique de l'islam politique. Que ce soit toute critique du voile, toute critique de la religion, etc. En l'occurrence ça s'applique à un fait dramatique. Donc très clairement, arrêtons de surfer et de reprendre les concepts des frères musulmans. Comme le fait d'ailleurs LFI qui…

Mais là c'est le Premier ministre. Là c'est le Premier ministre. Encore une fois le Premier ministre a tort. Le Premier ministre a tort. Ce drame est évidemment infâme. C'est de la haine pure et simple contre nos compatriotes de confession musulmane. Il faut distinguer dans notre pays ce qu'il tient à la critique de la religion. On peut critiquer en France toutes les religions. Charlie Hebdo et d'autres l'ont fait. D'ailleurs ils ont été tués pour ça. Aujourd'hui ce qui tue notre pays c'est pas l'islamophobie. C'est l'accusation d'islamophobie. Samuel Paty a payé de sa vie effectivement cette accusation d'islamophobie. Et je trouve que la récupération de LFI est indécente.

Qui appelle à une manifestation. Et les mêmes, excusez-moi, mais les mêmes en fait qui condamnaient la récupération, la soi-disant récupération après le meurtre de la petite Lola tuée par une OQTF algérienne. Les mêmes qui n'ont rien dit après l'égorgement du père Hamel. On n'a pas vu de manifestation contre la christianophobie. Aujourd'hui récupèrent ce drame. Ils devraient peut-être lutter contre l'immigration puisqu'il est d'origine bosniaque visiblement l'auteur de ce crime.

9:35
Invité

En parallèle il y a le silence du ministre de l'Intérieur Brune Retailleau. Ce silence vous étonne ? C'est le ministre des cultes ?

9:41
Julien Odoul

Je n'ai pas vu les tweets de M. Retailleau.

9:43
Invité

Non mais aucun, rien.

9:44
Julien Odoul

Aucune réaction. C'est le ministre des cultes. Nous avons réagi, Jordan Bardella a réagi pour condamner ce crime et pour apporter sa solidarité. Au-delà de ce drame, il y a évidemment aujourd'hui une guerre contre l'insécurité à mener, qui n'est pas menée par M. Retailleau qui est le ministre de la parole.

10:03
Invité

Il y a un mois, la justice rendait sa décision dans l'affaire des assistants du Parlement européen. On se souvient, 5 ans d'inéligibilité immédiate contre Marine Le Pen. Vous avez été condamné à 8 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité sans exécution provisoire. Le Parlement européen réclame maintenant 3,5 millions au Rassemblement national, mais votre parti refuse de rembourser. Jusqu'à vous mettre en porte-à-faux avec la loi s'il le faut ?

10:24
Julien Odoul

– Vous voyez quand même tout le feuilleton. On a vraiment le sentiment, enfin qui n'est pas qu'un sentiment, qu'il y a véritablement une volonté politique de nuire, de frapper le Rassemblement national, Premier parti de France, de nuire à la candidate Marine Le Pen qui a représenté et porté les espoirs de 13 millions de Français à la dernière présidentielle. J'ajoute que le Parlement européen a déjà été remboursé. Il a déjà été remboursé. – Très partiellement, 1 million. – Il a déjà été remboursé, notamment sur les salaires des assistants. Donc très clairement, aujourd'hui, il y a une volonté acharnée de s'en prendre

11:07
Invité

et de feuilletonner aussi, continuer sur ce petit… – Cela dit, Julien Redoux, cela dit. Le Parlement européen, dans un communiqué, a rappelé que l'argent dont on dit qu'il est du Parlement européen, c'est l'argent des contribuables français. – C'est ça que rappelle le Parlement européen ?

11:20
Julien Odoul

– Très clairement, ce n'est pas l'argent des Français. Ce n'est pas l'argent des Français. Quand on dit détournement de fonds, on n'a pas piqué dans la poche des Français, on n'a pas puisé dans les services publics vitaux, que ce soit l'éducation, l'hôpital. Non, on peut redire, c'est une enveloppe qui est dédiée à assister les députés dans leur travail. – Qui provient du budget de la France. – Très bien, voilà, mais qui est allouée aux députés pour les accompagner. Et il y a une divergence de fond sur l'interprétation du rôle des députés et des assistants qui nous opposent, et pas seulement nous, le Modem, la France insoumise également.

Et nous allons continuer, parce que je vous rappelle qu'il y a un appel. Donc, encore une fois, nous allons prouver notre innocence.

12:02
Invité

– Et on va accueillir Étienne Girard, directeur adjoint de la rédaction de L'Express, qui est avec nous aujourd'hui. Bonjour Étienne. – Bonjour Francis, bonjour Julien Audoul.

12:09
Auditeur

– Bonjour, plus dure la suite ? – Mais oui, justement, vous avez fait appel de votre condamnation dans cette affaire des assistants parlementaires du RN, mais ce n'est pas le cas d'autres condamnés. Par exemple, Yann Le Pen, la propre sœur de Marine Le Pen. Pourquoi il y a deux lignes au RN sur cette question ?

12:25
Julien Odoul

– Mais il n'y a pas deux lignes. Et d'ailleurs, les communications des autres prévenus qui n'ont pas souhaité faire appel étaient très claires. Mais vous savez, cette affaire dure depuis dix ans maintenant. Et effectivement, je comprends que certains puissent être fatigués. C'était éprouvant, vous savez, quand vous êtes au tribunal, quand vous avez face à vous un mur judiciaire.

12:53
Auditeur

– Monsieur, vous n'avez pas l'impression qu'accepter cette condamnation, ça peut donner l'impression aux gens qu'ils reconnaissent les faits ? Est-ce que ça ne fragilise pas votre défense en appel ?

13:04
Julien Odoul

– Pas du tout, je vous le redis, nous sommes innocents. Et Marine Le Pen est innocente. Et très clairement, aujourd'hui, il faut bien comprendre ce qui se passe. Et nos compatriotes d'ailleurs ont été extrêmement émus, au-delà d'ailleurs des frontières du RN, sur l'empêchement d'une candidate qui a rassemblé 13 millions de Français, qui est un scandale démocratique inouï, et qui a généré d'ailleurs une flambée de pétitions records de soutien à Marine Le Pen et au RN.

13:31
Auditeur

– Justement, la présidentielle 2027, Jordan Bardella en parle dans « Le Parisien aujourd'hui en France » ce matin. Il dit « Si Marine Le Pen est empêchée, je serai son candidat » ou plutôt « Je pense pouvoir dire que je serai son candidat ». Pourquoi il dit ça aujourd'hui, Jordan Bardella ? Il y avait besoin d'une clarification ?

13:50
Julien Odoul

– Non mais je ne vois pas ce qui vous étonne, en fait. Je suis très surpris de ce petit emballement médiatique, mais c'est une formalité. Jordan Bardella se préparait, en cas d'élection de Marine Le Pen à la présidente de la République, d'être Premier ministre. Il se préparait de Premier ministre aussi lors de la dernière dissolution. Il a toujours dit qu'il soutiendrait Marine Le Pen, et c'est toujours le cas. Et dans le cas où Marine Le Pen était empêchée, il porterait nos couleurs, bien évidemment. Je ne vois pas ce qu'il y a de surprenant dans sa déclaration.

14:25
Auditeur

– Alors ce qu'il y a peut-être de surprenant, c'est qu'il le dit lui-même, il s'adoube lui-même. Pourquoi ce n'est pas Marine Le Pen qui adoube Jordan Bardella ?

14:33
Julien Odoul

– Mais ce n'est pas lui qui s'adoube lui-même. – Si, je pense pouvoir dire que je serai candidat. – Ce sont les adhérents du Rassemblement national qui ont été élus, Jordan Bardella, président du Rassemblement national. Et vous savez que dans nos statuts, la tradition veut que ce soit le président du mouvement qui soit le candidat à l'élection présidentielle, à l'exception évidemment de Marine Le Pen. Mais très clairement, il n'y a rien de surprenant. Nous savons que nous avons deux personnalités majeures qui font partie des personnalités préférées des Français, Marine Le Pen et Jordan Bardella.

Nous espérons et nous souhaitons de tout cœur que Marine Le Pen soit notre prochaine candidate et présidente de la République. si, par malheur, ce n'était pas le cas, Jordan Bardella ?

15:13
Auditeur

– Sa condamnation peut aussi avoir des répercussions sur l'Assemblée nationale. Il y a quelques mois, Marine Le Pen disait « une dissolution est inévitable », mais s'il y a une dissolution aujourd'hui, elle ne pourrait plus être candidate aux élections législatives. Est-ce que vous souhaitez toujours une dissolution de l'Assemblée nationale ?

15:29
Julien Odoul

– Mais Marine Le Pen l'a redit, en fait, elle ne lit pas son propre sort à la destinée du pays. Et s'il faut censurer ce gouvernement, s'il faut faire tomber ce gouvernement et accélérer la voie à une dissolution et à un changement de politique, nous le ferons. Parce que nous, ce qui compte pour nous, ce n'est pas nos petits postes, nos petites places, c'est l'intérêt de la nation et l'intérêt des Français.

15:48
Auditeur

– Très bien, est-ce que dans un tel cas, Marine Le Pen pourrait redevenir présidente du Rassemblement national ?

15:52
Julien Odoul

– Écoutez, on ne se place pas dans ces circonstances-là. Là, aujourd'hui, Marine Le Pen a fait appel, c'est la présidente du groupe à l'Assemblée et ce sera notre candidate à l'élection présidentielle.

16:03
Invité

– Merci Etienne, juste je reviens sur Jordan Bardella. Il n'y a pas de débat au RN, c'est forcément lui, si ce n'est pas Marine Le Pen, il n'y a pas de débat au RN. – Il n'y a pas de débat, bien évidemment.

16:12
Julien Odoul

Il est le président du mouvement, il a toujours dit, il était pressenti pour être Premier ministre dans le cas d'une victoire aux législatives.

16:21
Invité

– Donc il n'y a pas de débat.

16:22
Julien Odoul

– Il n'y a pas de débat.

16:23
Invité

– Le 1er mai, c'est là, dans les jours qui viennent en France, c'est un jour férié, obligatoirement chômé. Il y a deux organisations patronales, relayées par des sénateurs, centristes d'ailleurs, qui demanderaient à ce que les commerces puissent ouvrir ce jour-là, par exemple les boulangeries, les fleuristes. Est-ce que vous les soutenez ?

16:38
Julien Odoul

– Déjà, est-ce qu'on pourrait arrêter d'emmerder les Français qui veulent travailler ? – Donc vous les soutenez ? – Non mais je trouve ça hallucinant que des boulangers puissent être sanctionnés de 80 000 euros d'amende parce qu'ils ont travaillé le 1er mai. – Donc il faut changer la loi ? – Bien évidemment, il faut changer la loi parce qu'aujourd'hui, on a besoin de libérer le travail, on a besoin d'inciter les gens à travailler, des gens qui veulent employer.

Je trouve ça hallucinant que des boulangers soient sanctionnés de 80 000 euros d'amende pour travailler le 1er mai, alors que dans le même moment, vous avez des policiers qui se font agresser lors de rôdées urbaines, et les auteurs ne reçoivent que 150 euros d'amende.

17:17
Invité

– Donc vous dites qu'il n'y a pas à sacraliser le 1er mai,

17:20
Julien Odoul

jour chômé et férié. – Non, le 1er mai est la fête du travail, ce n'est pas la fête de l'oisiveté, ce n'est pas la fête de l'assistanat, nonobstant à la CGT qui veut nous renvoyer au 19e siècle.

17:31
Invité

– Merci Julien Oudoul d'avoir accepté notre invitation dans Dimanche en politique. – Sous-titrage ST' 501