L'ARNAQUE DE MACRON SUR LE POUVOIR D'ACHAT
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Le président de la République, c’est le président du pouvoir d’achat. »
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« Nous avons assumé d’améliorer le pouvoir d'achat et de baisser les impôts. »
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« 170 euros en plus par mois pour un salarié au smic »
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« Les produits agricoles ont pris quasiment 30% récemment »
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« Le carburant, c’est entre 15-20% de hausse »
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« L’électricité et le gaz s’envolent »
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« Le gouvernement revalorise le “chèque énergie” de 100 euros »
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« Le gouvernement estime que l'augmentation du carburant va représenter 80 euros pour les Français »
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« Depuis janvier, le gaz a augmenté de 57% »
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« La hausse de l'électricité, elle, est limitée à 4% »
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« Total de la facture : 6 milliards d'euros »
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« 38 millions de Français gagnant moins de 2000 euros par mois sont concernés »
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« La facture, elle, est de 3,8 milliards »
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« Le pouvoir d’achat progresse sauf pour les plus pauvres »
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« Le niveau de vie des Français a effectivement progressé de 4% sous Emmanuel Macron »
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« 75% Français estiment que leur pouvoir d’achat diminue »
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« Entre 2017 et 2019, le niveau de vie des 10% les plus modestes a progressé seulement de +0,7% »
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« En 2021, il y avait plus de dix millions de pauvres en France »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le président de la République, c’est le président du pouvoir d’achat. Je veux être le président de l’augmentation du pouvoir d’achat. Nous avons assumé d’améliorer le pouvoir d'achat.
Donnez, donnez-moi, le pouvoir d’achat. Le pouvoir d’achat, c’est le sujet brûlant qui empêche le gouvernement de dormir et c’est aussi la préoccupation numéro 1 des Français. Avec la hausse des prix du carburant et du gaz, l’exécutif donne tout pour persuader les Français que leur niveau de vie a augmenté, avec évidemment en ligne de mire l’élection présidentielle.
Quitte à sortir le chéquier magique pour ça. Alors aujourd’hui sur Blast, je vous parle chiffres et gros sous. Emmanuel Macron comptait sur son bilan économique pour lancer sa campagne présidentielle, même si, officiellement, il n’est pas encore candidat.
Avec un message simple à marteler : il est le président du pouvoir d’achat. Avec la suppression de la taxe d’habitation, la baisse des cotisations sociales, la diminution de l’impôt sur le revenu ce qui représente 170 euros en plus par mois pour un salarié au smic, nous avons assumé d’améliorer le pouvoir d'achat et de baisser les impôts. Enfin, encore un président du pouvoir d’achat.
Je veux être le président de l’augmentation du pouvoir d’achat. Le pouvoir d’achat augmente puisque qu’on vous le dit. Mais patatras !
Le “ça va mieux” se heurte au “tout devient plus cher” : A cause des mauvaises récoltes et des catastrophes les produits agricoles ont pris quasiment 30% récemment, le carburant, c’est entre 15-20% de hausse, l’électricité et le gaz s’envolent, et même votre abonnement Netflix a augmenté en octobre. Tous les voyants sont au rouge. Une situation comparable à celle qui a été le déclencheur du mouvement des Gilets jaunes.
Pour un exécutif marqué par cette crise, il était impensable de ne rien faire. Surtout à 6 mois de la présidentielle. Alors on sort le chéquier, le gros chéquier.
Ça commence le 15 septembre, le gouvernement revalorise le “chèque énergie” de 100 euros. Ce chèque né en 2018 pendant la crise des Gilets jaunes permettait en moyenne d’avoir 150 euros pour régler la facture énergétique. Comme souvent dans les messages gouvernementaux, on est abreuvé de chiffres. 100 euros c’est concret, c’est immédiat.
Tout va très vite et on a à peine le temps de penser que déjà, les plateaux télé et les débatteurs débattent. Et une info chasse l’autre. On en ressort avec le vague bruit de ces 100 euros cadeau du duo Castex Macron.
Alors reprenons, tranquillement. Pourquoi 100 euros ? Comment en arrive-t-on à ce chiffre ?
Le gouvernement estime que l'augmentation du carburant va représenter 80 euros pour les Français, plus 20 euros de rab pour l’inflation en général. Mais ce n’est pas fini. Le 30 septembre, Jean Castex rajoute le “bouclier tarifaire”, un dispositif qui doit encadrer la hausse de l’électricité et du gaz.
De quoi parle-t-on ? Depuis janvier, le gaz a augmenté de 57%. Un chiffre qui comprend l’augmentation de 12,6% que nous avons pris le 1er octobre.
Mais rassurez-vous, après c’est fini, le prix est gelé pour l’hiver jusqu’à mars ou avril prochain. Officiellement, c’est parce que la hausse est conjoncturelle et que le cours des matières premières devrait baisser d’ici là. Mais si vous préférez y voir une corrélation avec l’élection présidentielle du 10 avril, ça vous regarde.
La hausse de l'électricité, elle, est limitée à 4%. Total de la facture : 6 milliards d’euros Le 20 octobre, nous avons eu droit à l’indemnité “pouvoir d’achat” ou “inflation” de 100 euros. 38 millions de Français gagnant moins de 2000 euros par mois sont concernés.
La facture, elle, est de 3,8 milliards Et vous les jeunes, vous n’êtes pas en reste ! Le 2 octobre, le Premier ministre a levé le voile sur le Contrat engagement jeune. L’idée, proposer aux moins de 26 ans sans formation ni emploi une allocation allant jusqu'à 500 euros par mois en échange de 15 à 20 heures par semaine de formation ou d'accompagnement.
Ce nouveau dispositif pour les jeunes précaires sera doté de 550 millions mais limité à 2022. Donc, si on ressort notre ardoise : le gouvernement a sorti de sa poche plus de 10 milliards depuis la rentrée. On met trop de pognon, on déresponsabilise.
Alors les Français, convaincus ? Le pouvoir d’achat, sous le président Macron, a augmenté deux fois plus que sous les quinquennats précédents. Baisse de la taxe d’habitation, revalorisation de la prime d’activité, baisse de l’impôt sur le revenu, notamment sur les classes moyennes et les classes les plus défavorisées.
Mais est-ce vrai ? Pour le Trésor public, le niveau de vie des Français a effectivement progressé de 4% sous Emmanuel Macron. Effectivement, c’est plus que pendant les mandats de François Hollande ou de Nicolas Sarkozy.
L'Observatoire français des conjonctures économiques, l’OFCE tempère et parle d’une augmentation de 1%. Il prévoit quand même une hausse du pouvoir d’achat de 1,5 % pour l’année 2021. Mais comparaison n’est pas raison. 75% Français estiment que leur pouvoir d’achat diminue.
Et pour cause. Les chiffres de l’Insee montrent aussi qu’entre 2017 et 2019, le niveau de vie des 10% les plus modestes a progressé seulement de +0,7%, contre +2,2% pour les 10% les plus aisés. Sous le quinquennat de François Hollande, par comparaison, les plus modestes ont connu une hausse de 4,7%.
Le pouvoir d’achat progresse sauf pour les plus pauvres. Le souci, c’est donc la répartition de cette augmentation de pouvoir d’ achat. Ceux qui en ont le plus profité,ce sont les classes supérieures.
Pas le prolétariat. Celui qui râle à la pompe et porte souvent un gilet jaune… Autrement dit, quand les dépenses contraintes comme l’essence, le chauffage, l’électricité, la nourriture ou les loyers augmentent, ce n’est pas la baisse du prix des téléviseurs qui les compense. Quoi qu’en disent les chiffres.
La seule statistique qui vaille dans ce débat, c’est le chiffre de la pauvreté. En 2021, il y avait plus de dix millions de pauvres en France… La pauvreté, c’est pas plus de 1000 euros pour une personne seule… Pas plus de 2000 pour une famille avec 2 enfants… Voilà, cette vidéo est terminée. Si elle vous a plu, n’hésitez pas à vous abonner en activant la cloche sur notre chaîne YouTube.
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