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Podcast / conversationBACKSEAT· 6 avril 2023 148 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

S02E11 - Backseat avec Roland Lescure

Source d'origine 9 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 21 %Attaque 49 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 17:12OuverteRéponse directe

    Tu l'as dit, Usul, t'étais dans la manif, toi à Lyon, c'était comment ?

  • 21:42OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'on peut dire de cette tentative de renouer le dialogue, Claire ?

  • 24:00OuverteRéponse directe

    Le leader de la CFDT, donc Laurent Berger, qui sort du bureau de Matignon et qui parle d'une crise démocratique, visiblement, ça a chatouillé l'oreille du président de la République, Emmanuel Macron, qui est actuellement en déplacement en Chine et qui a réagi depuis la Chine. Qu'en penses-tu, Léa ?

  • 31:03OuverteRéponse directe

    Tu peux nous rappeler ce que c'est un congrès pour ceux qui n'en ont pas dans leur part ?

  • 35:30OuverteRéponse directe

    Les mots qui sont utilisés dans le débat public récemment sont des mots très puissants, très violents. Je pense notamment à Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, qui est littéralement en train de faire une initiative, une offensive. Qu'est-ce que tu en penses, Gilles ?

  • 1:15:05OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous condamnez les violences ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 16:58PrésentateurChiffre
    « 400 000 personnes à Paris d'après la CGT, un tout petit peu moins que la semaine dernière d'après la CGT également. »
  • 20:44PrésentateurFait
    « les syndicats, donc l'intersyndicale a été reçu par la première ministre, Elisabeth Borne, à Matignon. Et ils ont claqué la porte très rapidement. »
  • 24:52PrésentateurFait
    « qu'un président élu avec une majorité élue, certes relative, cherche à mener bien à bien un projet qui a été porté démocratiquement, ça ne s'appelle pas une crise démocratique. »
  • 28:40InvitéFait
    « ils commencent à assumer de plus en plus ouvertement le fait qu'ils gouvernent contre le peuple. »
  • 31:57PrésentateurChiffre
    « à 50 et quelques pourcents, la ligne a été reconnue comme... C'est sanctionné, quoi. »
  • 36:18PrésentateurFait
    « Ces outrances, on va parler d'outrances. Ces outrances, elles sont permises aussi par un climat qui a été installé bien avant contre la gauche notamment. »
  • 36:29PrésentateurFait
    « Et maintenant, là, on est passé sur les terroristes, les éco-terroristes. »
  • 36:40PrésentateurFait
    « Je pense que c'est une entreprise de disqualification de toute la gauche. »
  • 36:45PrésentateurFait
    « De l'extrême-gauche à l'ultra-gauche, le virage est très rapide. »
  • 36:55PrésentateurFait
    « Il ne faut vraiment pas connaître les gens qui vont dans les Black Blocs pour savoir qu'ils n'obéissent pas à Mélenchon, quoi. »
  • 37:22PrésentateurFait
    « Jean-Luc Mélenchon, il présente des candidats à des élections. On est très, très loin de ce que nous, sur ce plateau, on appelle l'extrême gauche qui a quand même une histoire qui existe. »
  • 37:49PrésentateurFait
    « Les outrances de Darmanin, elles sont possibles parce que ce climat-là, cette diabolisation de la gauche a été acceptée par d'autres acteurs. »
  • 38:37PrésentateurFait
    « Macron a été élu grâce à ça parce que les deux partis politiques principaux qui animaient la vie politique de la Ve République ont été décrédibilisés. »
  • 38:56PrésentateurFait
    « Les syndicats, par contre, leur cote est en train de remonter. On a vu leur rôle, on a vu leur puissance aussi, on a vu leur sens de la responsabilité. »
  • 40:01PrésentateurFait
    « Je suis le premier, évidemment, à accepter un cordon sanitaire avec la violence terroriste d'ultra-gauche, mais j'ai envie de dire, elle n'existe pratiquement plus en Europe depuis très longtemps. »
  • 41:00PrésentateurFait
    « L'extrême-droite n'est pas capable de mettre autant de gens dans la rue que ce que nous, on est capable de faire, nous, la gauche, le mouvement social, le monde du travail. »
  • 41:22PrésentateurFait
    « Le mouvement syndical a repris un peu du poil de la bête, que les jeunes, ils sont chauds comme la braise. »
  • 48:04PrésentateurChiffre
    « 89% des Parisiens ont voté contre le maintien des trottinettes dans la capitale. »
  • 48:15PrésentateurChiffre
    « Il y a seulement 103 000 Parisiens qui ont voté. Donc, ça fait même pas 7,5% des inscrits. »
  • 49:32PrésentateurFait
    « Depuis 2020, on compte trois opérateurs à Paris, donc Lime, Dot et Thiers. »
  • 1:17:14InvitéFait
    « Les règles d'emploi sont respectées. »
  • 1:19:05InvitéFait
    « Les violences policières, c'est quand même quelque chose de très concret. »
  • 1:19:10InvitéFait
    « Il y a un des manifestants qui était à Sainte-Solines qui est encore entre la vie et la mort, qui est dans le coma depuis 12 jours. »
  • 1:25:52InvitéFait
    « C'était la politique du zéro vitre. Tolérance zéro. »
  • 1:28:21PrésentateurFait
    « Il n'y a aucune solution après qui est prévue. »
  • 1:28:23PrésentateurFait
    « Ça peut aboutir à une catastrophe humanitaire localement. »
  • 1:28:26PrésentateurFait
    « Mais il s'en fout parce que lui, il veut montrer qu'il a fait le show à Mayotte. »
  • 1:28:32PrésentateurFait
    « Pourquoi on pouvait manifester en 68 dans les rues ? »
  • 1:28:43PrésentateurFait
    « Aujourd'hui, on s'en fout. On a reconstitué les voltigeurs précisément pour aller taper sur la jeunesse qui sera l'élite de demain. »
  • 1:28:57PrésentateurFait
    « Ce n'est pas des terroristes. Ce n'est pas des black blocs organisés par l'ultra-gauche internationale sur le dark web. C'est des jeunes. »
  • 1:29:13PrésentateurFait
    « La situation est vraiment en train de se tendre, mais elle l'est du fait du raidissement du pouvoir et du raidissement particulier de Darmanin. »
  • 1:33:32InvitéFait
    « On a eu des milliers d'amendements. »
  • 1:33:40InvitéFait
    « On a dû passer en 49.3. »
  • 1:35:16InvitéFait
    « Nous, on a voté une loi qui fait qu'aujourd'hui, si vous ne rattrapez pas les salaires des femmes quand elles rentrent de congé maternité, vous rémunérez les femmes de manière différente des hommes au moment des promos, vous avez des rémunérations à poste égal différentes, vous pouvez avoir des amendes. »
  • 1:45:37InvitéPromesse
    « On va baisser les émissions de 25% d'ici 2030. »
  • 1:45:49InvitéChiffre
    « L'État est prêt à mettre 10 milliards d'euros pour les aider. »
  • 1:46:15InvitéChiffre
    « On est aujourd'hui à 44% de baisse dans les plans. »
  • 1:46:45InvitéFait
    « Derrière la décarbonation de l'industrie traditionnelle, il y a des nouvelles industries. »
  • 1:51:05InvitéChiffre
    « 160 milliards par an, un tiers du budget de l'État. »
  • 1:53:14InvitéFait
    « l'industrie pour moi c'est une cause nationale sur laquelle on est capable de se retrouver à condition de la décarboner »
  • 1:53:25InvitéFait
    « il y a un truc qui s'appelle le conseil national de l'industrie qui existe depuis une quinzaine d'années »
  • 1:56:17InvitéPromesse
    « Nestlé s'est engagé à trouver un repreneur »
  • 1:57:00InvitéFait
    « est-ce que l'État doit nationaliser Butoni ? moi ma réponse est non »
  • 1:57:07InvitéFait
    « est-ce que l'État doit nationaliser Petit Bateau ? ma réponse est non »
  • 1:57:10InvitéFait
    « l'État n'a plus du tout la capacité de défendre les emplois de ces travailleurs »
  • 2:00:02InvitéFait
    « le retrait de la réforme c'est le retrait des 64 ans »
  • 2:01:46InvitéChiffre
    « le SMIC il a augmenté plus que l'inflation depuis un an »
  • 2:01:55InvitéChiffre
    « on a quand même 7% de chômage »
  • 2:02:11InvitéFait
    « chaque mort au travail comme chaque mort sur une manifestation est un désastre et un constat d'échec »

Temps de parole

  • Présentateur47 %
  • Invité25 %
  • Invité 224 %
  • Locuteur 33 %

6,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:38
Présentateur

Bonsoir tout le monde, très heureux de vous accueillir dans cette émission exceptionnelle, très heureux de vous accueillir chers amis, vous êtes sur Backseat, bienvenue au public, merci d'être là, vous êtes formidables, merci à vous qui nous regardez sur Twitch en direct, merci à vous qui nous regardez sur Youtube en replay et bienvenue aussi à vous si vous nous écoutez en podcast, très heureux de vous accueillir, on va parler de politique pendant deux heures et demie comme chaque jeudi, très heureux de vous retrouver après une semaine de pause et je suis entouré des meilleurs, je suis avec Léa, salut Léa. Bonsoir, comment tu vas ?

Très bien, ça fait plaisir de te retrouver, oui c'est vrai, moi aussi je suis très heureuse d'être là, on est avec Uzu, Léa excuse-moi je précise, tu es podcasteuse, tu as le podcast notamment Popol et tu es en train de développer un média Popol, oui tout à fait, qu'est-ce que j'ai décidé ?

1:21
Invité

Écoute, ça prendra la forme d'un média en ligne, a priori, en tout cas pour le moment, avec des articles, il y a un site internet déjà, popol-media.com qui est éclaté au sol pour le moment, donc n'y allez pas, mais voilà, qui sera bien bientôt. Et là où on a aussi la newsletter, qui est bimensuelle, mais qui va certainement être alimentée de manière plus régulière, et puis de nouveaux podcasts aussi, il y a un podcast que j'ai sorti il y a quelques mois qui s'appelle Popol Talk, le prochain sera diffusé avec Alice Coffin, dimanche soir, Alice qui s'engage dans la campagne pour les sénatoriales.

1:51
Présentateur

Sénatorial. L'élu écologiste parisienne. Absolument. Et connu pour ses combats féministes. On est aussi avec Ujul, salut Ujul. Bonsoir. Comment tu vas ? Oh bah ça va. Bah ça fait longtemps. Mais oui, oui, oui, oui, j'étais en Manif ce matin, 11h-14h là à Lyon. On va en parler, t'as réussi à choper ton train, on est content. Non, j'en ai raté un. Oui, je sais, on a eu peur. Voilà, mais il n'y avait plus de métro parce qu'ils n'ont pas fait le même trajet que d'habitude. Eh bah c'est la greffe surtout. Oui, mais ça passe pas toujours au même endroit. C'est vrai, oui. Enfin bon, bref. C'est vrai, c'est vrai. Ça va toi ? Ouais, ouais, ouais.

Bah ça fait la patate de faire une petite manif, je trouve. Bah on va en parler tout à l'heure dans les sujets d'actu. Mais avant ça, je rappelle que tu es chroniqueur. C'est vrai. Sur Mediapart, via l'émission Ouvrez les guillemets. Tu es chroniqueur sur Blast, où tu as ton émission sur les portraits. Oui. Sur les portraits une fois par mois. Tu travailles également sur le nouveau projet de Blast, qui s'appelle Les Marioles. Oui, aussi. Les marionnettes. Et tu es chroniqueur sur l'excellente émission Backseat. Aussi, aussi. Et ça fait plaisir de te retrouver. Oui, mais non, mais si je venais plus, c'est parce que, bah en fait, souvent, la greffe, c'était le jeudi.

Et ça posait des petits problèmes. De billets de train. Voilà. Il y a beau y avoir quand même des trains, en fait, il y en a moins. Ils sont tous complets. Voilà. Absolument. Écoute, on est content de te retrouver, Jules, sur le plateau de Backseat. On est aussi avec Claire. Salut, Claire. Salut, bonsoir. Ça roule ? Oui, très bien. Claire, tu es toujours chercheuse en théorie politique. Oui, oui, toujours. En cours de rédaction de thèse. Exactement. Tu as été, par le passé, candidate sous l'étiquette de la NUPES aux élections législatives en juin dernier. Et tu es une militante écologiste. Tu fais partie du mouvement Climat. Oui, tout à fait. Claire, on a partagé le même plateau récemment.

On a été invité par les Insoumis. Tu te souviens ? Oui. Émission Populaire, mardi soir. L'émission Populaire, qui est le nom de l'émission hebdomadaire de la France Insoumise. Moi, c'est la première fois que j'y ai. C'est la première fois pour toi aussi ?

3:30
Invité

Alors non, moi, j'y suis allée plusieurs fois pendant la campagne. Mais c'était très sympa de t'avoir en face en tant que co-intervenant.

3:38
Présentateur

Oui, j'étais chroniqueur, c'était marrant. Non, mais c'était sympa. Ils ont eu la gentillesse de m'inviter sur le plateau. C'est un peu la prafda, leur émission. Mais ce n'est pas grave. C'est l'émission d'un parti politique et c'est très bien. C'est moins classe que d'être à C'est ce soir. Oui, c'est vrai ça, Léa.

3:52
Invité

Comme certaines.

3:54
Présentateur

C'était quand, C'est ce soir ? C'était hier soir. C'était hier soir. Et alors, ça s'est bien passé ?

3:59
Invité

Ouais, mais...

4:00
Présentateur

Il n'y avait pas Karim Rissouli, quoi.

4:02
Invité

Non, non, non. Moi, j'adore Camille Diallo, donc j'étais ravie.

4:04
Présentateur

Elle est chouette de Camille Diallo, oui.

4:05
Invité

Mais on se faisait la réflexion avec Astrid de Vilaine, qui était aussi sur le plateau. Les mecs lâchent pas le crachoir, quoi.

4:11
Présentateur

Ah ouais ?

4:12
Invité

Franchement, tu restes en plateau pendant une heure, tu parles cinq minutes, ça fout le seum, quoi.

4:15
Présentateur

Ah taille, c'est chiant la télé en pour ça.

4:17
Invité

Non, non, mais pas... Sauf que le directeur de Terra Nova, en face de moi, il a parlé 20 minutes, tu vois.

4:23
Présentateur

Ah, Thierry Pêche ? Ouais. Ah, il parle beaucoup, j'ai déjà interviewé.

4:26
Invité

Ah oui, il parle beaucoup, mais c'est surtout qu'à un moment donné, c'est quand même assez frustrant, quoi. Ouais, ouais, je me doute. Pour une émission qui se veut un peu progressiste, un peu fraîche, etc., ça fait chier.

4:36
Présentateur

Et j'ai vu que t'avais parlé de Backseat ? J'ai fait ça, ouais.

4:39
Invité

À la télé ? D'ailleurs, ouais. Et Clément Beaune était ravi, il était venu me voir, il m'a dit « On s'est vus sur Backseat ? » J'ai dit « Ah oui, oui, oui, je me souviens. Et quand est-ce que je peux revenir ? »

4:46
Présentateur

Quand t'auras retiré ta réforme ? Oui.

4:50
Invité

J'en parle à la prod.

4:52
Présentateur

Mais non, tu m'as envoyé un texto et tout. Mais ça, j'ai passé Clément Beaune. Non, non, mais ça y est, Backseat fait son petit bonhomme de chemin à la télé. Non, mais voilà, on va en parler, parce qu'il y a Yann Barthez qui a gentiment mentionné l'existence d'émissions politiques sur Twitch quand il recevait Michoud. Et il était avec Alain Duhamel. Alors peut-être que les plus jeunes ne connaissent pas Alain Duhamel.

5:14
Invité

Non, mais c'est peut-être pas plus mal.

5:15
Présentateur

Peut-être que leurs parents non plus ne connaissent pas Alain Duhamel. Peut-être que leurs grands-parents connaissent Alain Duhamel.

5:18
Invité

Peut-être qu'Alain Duhamel lui-même ne se connaît plus.

5:20
Présentateur

Non, mais voilà, Alain Duhamel, il a dit qu'il ne regardait pas Backseat par hygiène. Non, il a parlé des shows politiques sur Twitch de manière générale, je crois. Il ne regarde pas Twitch. Il n'a pas parlé de Backseat, oui, c'est vrai. Pardon, je suis très orgueilleux. Il a dit Jean Macié, non, je ne peux pas. C'était général. C'était vraiment, vous regardez Twitch. Mais tu penses bien, le mec, il a 90 ans, il ne regarde pas Twitch, quoi. Mais tu sais, j'en ai parlé avec Samuel L. C'est pas vrai.

5:39
Invité

C'est pas vrai.

5:39
Présentateur

Il a quel âge ?

5:40
Invité

Non, non, je ne sais pas quel âge il a, mais j'étais à 3 la semaine dernière pour une rencontre à la médiathèque. Il a dit, je vous ai découvert sur Twitch, j'ai 70 ans.

5:54
Présentateur

D'ailleurs, il pourrait être le fils de Duhamel, tu vois.

5:56
Invité

Oui, c'est pas faux.

5:58
Présentateur

Duhamel, on est quand même... Il a 83 ans, c'est un peu jeune pour être papa.

6:01
Invité

Ne faisons pas de l'agisme. Non, tu as raison, tu as raison.

6:04
Présentateur

Les vieux dans le chat, vous avez quel âge, les vieux ? Parce que la dernière fois que j'en ai parlé, il y avait plein de vieux dans le chat qui disaient, oh Jean, t'arrêtes, moi j'ai 60 ans, je regarde Backseat. Ça fait trop plaisir, les vieux. Non, mais en vrai, il n'y a vraiment pas de... Nous, on ne fait pas d'agisme et tout. Évidemment que Backseat a toujours assumé de s'adresser plutôt à un public jeune, mais ça me fait trop plaisir quand... Ouh là, on a tous les âges. Quand il y a des...

6:21
Invité

Il y a pas qui mettent 106, 120... Arrêtez les trolls !

6:23
Présentateur

Non, mais arrêtez les trolls, on connaît les 69.

6:26
Invité

On n'est pas débiles à ce point-là quand même. Moi, mes parents regardent maintenant.

6:29
Présentateur

Mes parents regardent, et bien ça fait plaisir. Maman, je passe ça à la télé, salut. Non, non, non, mais c'est cool. Écoutez, bienvenue, si vous êtes heureux.

6:36
Invité

Indépendamment de ça, en fait, il pouvait se passer aussi de sa remarque sur Parisienne, je ne regarde pas juste. Oui, il pouvait, oui. Parce que ça s'inscrit quand même dans une période politique où on a tendance à délégitimer la politisation des jeunes en général. Donc je trouve que c'était un peu malvenu. On ne lui en veut pas. Et si on l'invite... Je suis, moi j'en veux. Je suis, moi j'en veux. Moi j'ai des connards.

6:57
Présentateur

Ouais, ça ne faut pas ça. Mais tu vois, oui, t'as raison. Là, t'arrives à dire un truc intéressant à plus tard de ça. Non, mais c'est vrai. On est quand même dans un moment... On est quand même dans un moment... On est dans un moment... Parce que les réseaux sociaux, en fait, c'est là où il y a les extrêmes, c'est là où c'est sale. C'est là où il y a le peuple aussi, en fait.

7:10
Invité

Ouais, il y a un peu de ça. Je pense qu'il y a du mépris social et un peu de paternalisme et de mépris de la jeunesse là-dedans. Et c'est pas cool. D'ailleurs, ça schlingue là, non ?

7:20
Présentateur

Ouais, non, mais c'est moi, c'est moi. Parce que du coup, je suis allé voir des tutos sur Internet, donc je vous annonce qu'il faut que vous, vous mettiez de l'eau chaude sur le corps de temps en temps, que vous trottiez avec du salon, ensuite vous rincez. Voilà, il paraît qu'il faut faire ça. Il faut vider son tiroir à piste aussi, une fois par mois, je crois. Au moins.

7:35
Invité

Se brosser les dents aussi, Jean. Ah, c'est ça !

7:38
Présentateur

C'est peut-être ça. D'accord, je crois que c'est pour nettoyer le ventilateur de ton PC, la brosse.

7:42
Invité

Tu peux faire les deux, mais... D'accord, ok, ok.

7:44
Présentateur

Il faut aussi t'en servir pour les dents. Non, mais je découvre, moi, l'hygiène, tout ça. Non, non, mais ok, d'accord.

7:49
Invité

Finalement, ça a été un sursaut. Heureusement qu'il a sorti cette phrase. Parce qu'on a toutes et tous eu ce recul en se disant suis-je suffisamment hygiénique, finalement ?

7:56
Présentateur

Non, mais en plus, il ne faut pas qu'on fasse de l'agisme. Moi, je trolle en permanence la télé parce que c'est nos ancêtres. Mais ce sont aussi nos amis. C'est des gens chouettes qui font ces émissions. Monsieur, c'est des gens bien.

8:06
Invité

Non, mais Edgar Morin, il a un compte Twitter.

8:10
Présentateur

Qui ça ?

8:10
Invité

Edgar Morin.

8:11
Présentateur

C'est qui Edgar Morin ?

8:12
Invité

C'est un philosophe. Il est très âgé et il écrit des magnifiques tweets sur Twitter. Il dit pas que de la merde en plus. J'aime beaucoup lire son compte sur Twitter.

8:25
Présentateur

La télé, en plus, ils ont le bon goût de vous inviter sur leur plateau. Moi, je suis toujours très content quand je vois les chroniqueurs de backseat être invités à la télé. Je suis un peu chroniqueuse sur LCP. C'est ce soir avec Karim Rissouli. On y croit tous. On croise les doigts. Karim, si tu nous écoutes, c'est le moment. Moi, je serai demain dans C'est à vous. Parce que je les confonds tout le temps. C'est à vous, c'est celle où on bouffe. C'est ça ? Parce que t'as rien à bouffer sur cette ce soir. Ah ouais, non.

8:46
Invité

Si, il y a des sneakers dans la loge.

8:49
Présentateur

D'accord, mais sur le plateau, t'es assis sur une chaise et une chaise, tu fais rien. T'as un verre d'eau. Non, non, nous, c'est à vous. C'est à vous, c'est l'émission où il y a à bouffer. Du coup, j'ai cru comprendre qu'il y a une table et tout.

8:56
Invité

C'est avec la dame qui a les cheveux attachés, souvent ?

8:57
Présentateur

Oui. C'est Anne-Élisabeth Lemoyne. Anne-Élisabeth Lemoyne. Qui est vachement bien, en plus. Je suis content, ils m'ont invité demain.

9:03
Invité

C'est vachement bien, ça. C'est facile, non, comme émission.

9:05
Présentateur

Non, mais attends, je vais passer à la télé.

9:06
Invité

Et c'est quoi le titre de... Qui est Jean-Bassier ?

9:09
Présentateur

Non, non, non, je vais avec Samuel-Étienne parce qu'on va parler d'hygiène, je pense. Non, mais je pense qu'on va parler de la politique, de Twitch et de la politique. Parce que voilà, 49.3, tout ça. En ce moment, il y a deux, trois sujets. Les tribunes aussi qui ont été publiées dans les médias. UTIP. Enfin bref, il y a des sujets en ce moment et ça intéresse la télé. Donc, on est très content quand la télé parle de numérique. Quand ils en parlent bien, c'est mieux. Donc, voilà. Ça fait plaisir de vous voir. Puisqu'on en parle très rapidement, je voulais vous parler à vous, chers publics de Backseat.

Merci d'être toujours plus nombreuses et plus nombreux à regarder Backseat, quel que soit votre âge, bien entendu. Ça fait toujours plaisir, évidemment. Merci pour vos retours. Merci pour vos commentaires sur Twitch, dans le chat, sur Twitter, sur YouTube et tout. On lit vos commentaires, ça nous intéresse. Merci pour vos critiques aussi. On les prend, évidemment. Nous, on ne fera pas d'émission sans vous et on ne veut pas faire d'émission non-interactive. Et surtout que cette émission, on l'a fait grâce à vous, grâce à votre soutien.

Et justement, pour celles et ceux qui ne l'ont pas appris, Malheureusement, la plateforme UTIP, que nous utilisions jusqu'à présent pour récolter l'argent nécessaire à produire cette émission, a fermé ses portes. Malheureusement, la boîte UTIP, après des années d'existence, et suite à une fragilité financière et à un sale coup qu'ils ont eu de la part d'un de leurs partenaires, a été obligée de fermer ses portes. Moi, je voudrais qu'on applaudisse d'abord UTIP pour les années d'aide qu'ils ont fait. Un tonnerre d'applaudissements, quand même, pour les copains de UTIP. Parce que, voilà, UTIP, c'est une plateforme bien connue des créateurs de contenu français.

C'était une petite boîte familiale à taille humaine, amicale aussi. Ils adoraient Backseat. Ils nous ont soutenus aussi Backseat. Ils nous ont fait un geste commercial sur nos levées de fonds et tout. Et puis même, ils ont développé des trucs pour Backseat, pour être avec nous et tout. Donc, merci les copains de UTIP pour tout ce que vous avez fait pendant ces années. Très triste de la fin de cette aventure. Ça fait partie, malheureusement, des choses de la vie d'une boîte que de s'arrêter, malheureusement. Ça fait aussi, du coup, un coup pour Backseat, puisque la campagne de financement participatif qu'on avait lancée sur UTIP est arrêtée de fait.

Donc, voilà, vous ne pouvez plus faire de dons sur Backseat. On ne peut plus toucher de dons non plus sur Backseat. Mais je tenais à vous dire plusieurs choses. D'une part, soyez rassurés, 100% des dons que vous avez fait sur Backseat ont bien été versés à Backseat. Donc, l'argent que vous avez donné à Backseat est bien allé sur le compte de Backseat. Le dernier versement a été fait hier, j'ai vérifié. On a reçu l'argent, on a payé les salaires, le matos et les prestats, etc., sur les mois de janvier et de février. Donc, voilà, pas de perte d'argent dans cette mésaventure. Tout va bien de ce point de vue-là.

Vous dire également qu'on va, du coup, changer de plateforme de financement participatif, puisque grâce à vous et grâce à votre soutien, on a réussi à récolter 200 000 euros pour financer Backseat. Rendez-vous compte, c'est un soutien énorme. 200 000 euros pour une émission d'actualité politique sur Twitch, c'est quelque chose de phénoménal. Donc, merci d'abord pour votre soutien. 200 euros, c'est les deux tiers du chemin qu'on devait faire ensemble, puisque je vous l'avais dit dès le début de l'émission, on a besoin de récolter 300 000 euros en financement participatif, ainsi que 100 000 euros pour compléter le budget via des sponsors, des bifors, des partenaires et des choses comme ça.

Donc, sur le chemin du financement participatif, on en est à deux tiers du chemin. Donc, on va changer de plateforme de financement. Et donc, j'ai le plaisir de vous annoncer que j'ai ouvert une cagnotte sur la plateforme KissKissBankBank, avec qui on a fait ça assez rapidement. Eux aussi, ils sont super sympas. Ils ont été vraiment charmants pour nous accueillir, nous aider, etc. D'ailleurs, ils vont apporter des modifications à la plateforme KissKissBankBank, justement pour répondre à nos besoins qui sont un peu particuliers.

Et donc, justement, je vous dis, vous avez le lien dans le chat qui vous est partagé, et vous l'aurez en description de cette vidéo YouTube, sur la page KissKissBankBank de Backseat. Vous ne pouvez pour l'instant que faire un soutien régulier. Et pour nous, pour l'instant, c'est le plus important. Pour vous dire les choses assez clairement, sur Utip, vous étiez 1 000 à faire un don régulier, votre compte en banque débité chaque mois pour envoyer de l'argent à Backseat, des dons de 5 euros, 10 euros, merci à vous. Vous étiez 1 000 et on récoltait grâce à vous 9 000 euros. Donc 9 000 euros, c'est à peu près la moitié d'une émission Backseat en termes de budget. Ça va ?

T'as fait tomber ton téléphone ? Tout va bien ? Pas de problème, t'inquiète, mec. Excusez-moi. Je sors. Non, non, non, reste. 9 000 euros, c'était une belle somme. Donc maintenant, le challenge pour nous, c'est d'essayer de vous convaincre. Vous qui faisiez un don régulier sur Utip, vous ne serez plus débuté sur Utip. Ça va s'arrêter puisque la boîte a fermé. Mais maintenant, le challenge pour moi, c'est de vous convaincre, de renouveler, si vous le voulez bien, s'il vous plaît, votre don régulier sur la plateforme KissKissBankBank. C'est un soutien important pour nous parce que les dons réguliers, ça nous permet d'avoir de la visibilité budgétaire. Et ça, on est assez preneur.

On est en train de travailler, y compris avec KissKissBankBank, pour apporter les mêmes contreparties que celles qu'on avait sur Utip. Pour l'instant, vous ne pouvez pas encore faire de... On n'a pas encore la cagnotte globale indépendamment des dons réguliers, donc les dons ponctuels. On ne peut pas encore, mais ça va arriver. Le shop, pareil, on est en train de trouver des solutions et tout. Pour vendre des places aussi, pour venir dans le public ici à Paris, on est en train de trouver des solutions. Bref, on bidouille un peu, mais le but du jeu, c'est de vous reproposer le plus vite possible toutes les contreparties.

Et je vous rappelle que la première des contreparties pour Backseat, c'est cette belle émission qui a lieu tous les jeudis soirs grâce à vous. Donc merci pour vos dons. Merci, si vous faisiez un don régulier sur Utip, de le faire à nouveau sur la nouvelle plateforme KissKissBankBank. Je précise qu'IssKissBankBank, c'est un opérateur historique de financement participatif bien connu sur Internet. Ça fait 15 ans qu'ils existent. Ils ont été rachetés il y a quelques années par la banque postale. Donc c'est du solide. Ils savent faire, ils connaissent le métier et tout.

Et en plus, ils sont très accueillants et ils sont chauds pour faire changer aussi un peu leur plateforme pour nous permettre de vous apporter tous les services qu'on veut vous apporter. Donc voilà, à votre dispo pour répondre à toutes vos questions. Évidemment, n'hésitez pas à nous envoyer des mails, n'hésitez pas à nous contacter sur Twitter aussi, les commentaires, tout ça, tout ça. Donc voilà. Ça va, on ne va pas applaudir d'autres entreprises. Ah Utip, c'est la famille. La banque postale, machin, tout ça. La banque postale, ça va. Oui, le Télécom. C'est halal. Donc voilà, est-ce que j'ai tout dit ? Ou est-ce qu'il manque des trucs ? Non, c'est bon, j'ai fait le tour.

15:10
Invité

Vous avez des questions, vous ? Je crois que tu as oublié de dire qu'il fallait que les gens qui étaient sur Utip aillent sur KissKissBankBank.

15:15
Présentateur

Je crois que je ne l'ai pas assez dit, ça.

15:16
Invité

Oui, il faut le redire.

15:17
Présentateur

On va mettre le RIB.

15:18
Invité

Oui, c'est ça, exactement.

15:20
Présentateur

On remercie la SNCF qui transporte Usul, évidemment. On applaudit la SNCF.

15:30
Invité

Et quand Roland l'escure, j'allais dire Laurent l'escure, mais non, ce n'est pas ça. Excusez-moi, je suis fatiguée ce soir. Ce sera là, on pourrait applaudir Total, j'imagine.

15:40
Présentateur

Pourquoi ?

15:40
Invité

Comme ça.

15:41
Présentateur

C'est Total, c'est gratos. D'accord, OK.

15:43
Invité

Non, non, parce que jolie performance, plus en plus de dividendes. C'est vrai ça, bravo.

15:49
Présentateur

Nos entreprises sont championnes, on a encore des milliardaires, tout ça. Non, donc oui, tu as spoilé, mais les gens le savent déjà. Tout à l'heure, dans la deuxième partie de l'émission, nous aurons le plaisir de recevoir le ministre de l'Industrie. Il s'appelle Roland l'escure et c'est lui qui est chargé de porter la politique de réindustrialisation du pays, voulue par le président de la République et par le Parlement d'ailleurs. Politique de réindustrialisation sur laquelle on a quand même un paquet de questions autour des enjeux. Bacarbonne, je me tourne vers toi, Claire, puisqu'il y a aussi des enjeux quand même environnementaux importants.

La question des emplois qui sont créés ou pas, la question des ouvertures, fermetures d'isines, la question de la politique fiscale. Bref, la politique économique du pays, c'est quand même un bonhomme très important, Roland l'escure, qui sera avec nous tout à l'heure. Évidemment, on a des questions aussi à lui poser sur l'ambiance politique actuelle suite à la réforme des retraites. Puisqu'on en parle, c'est parti pour les sujets de la semaine. L'actu de la semaine, chers amis, elle est marquée encore une fois en ce jeudi par une nouvelle journée de grève et de mobilisation partout dans le pays, contre la réforme des retraites, journée de mobilisation et de manifestation partout en France.

Onzième journée, c'est ça, je cherchais le chiffre dans ma tête. 400 000 personnes à Paris d'après la CGT, un tout petit peu moins que la semaine dernière d'après la CGT également. 340 actions qui étaient prévues dans toute la France et un nouvel appel à manifestation qui est prévu la semaine prochaine, le 13 avril. Tu l'as dit, Usul, t'étais dans la manif, toi à Lyon, c'était comment ? En très bonne ambiance, ça a pété des trucs quand même au bout d'un moment. J'allais te demander quand tu dis bonne ambiance, c'était quoi ? Vers le cortège de tête, ils ont pété une boutique Nespresso et ils ont jeté des trucs Nespresso pour les gens. Des capsules ?

Ils ont collectivisé les capsules Nespresso pour tout le monde. D'accord. Jusqu'à ce que les grenades arrivent et que ça se disparaît.

17:38
Invité

Nationalisation des capsules Nespresso.

17:41
Présentateur

Ouais, je suis pas sûr, je sais pas combien il y en a avec.

17:43
Invité

Il faut avoir de la machine qui va avec.

17:44
Présentateur

C'est un turbo écolo en plus, je crois. C'est ce que je m'étais dit.

17:46
Invité

C'est un turbo, non ?

17:47
Présentateur

Est-ce qu'ils ont des machines Nespresso, les black box ? Ou ils prennent des trucs au pif juste pour faire chier, je sais pas ?

17:54
Invité

Non, mais après tu troques avec d'autres trucs.

17:56
Présentateur

Ah bah oui, c'est vrai.

17:57
Invité

On peut applaudir Nespresso du coup ?

17:59
Présentateur

Non, non, ça va pas commencer. On applaudit Nespresso pour le don du café. Allez, on applaudit Nespresso pour le don de café à Lyon. C'est pour la lutte. Et pourquoi il en faut du café ? Parce qu'il y a des actions qui se passent très tôt le matin. Comme par exemple ce matin à 7h, ils ont essayé de bloquer la 7 à QC. La quoi ? La 7, c'est une autoroute.

18:19
Invité

Ah, la 7 ! C'est l'autoroute du soleil ?

18:23
Présentateur

Eh oui, ben oui, oui. Son petit nom. Et ils se sont fait charger par une trentaine de faf au bout d'un moment. Des faf qui étaient très vexées parce que leur chef s'est fait choper il y a deux semaines. Attendez, je vous raconte les petites histoires à Lyon. Je précise que je viens pas de là pour rien. Je précise que faf, ça veut dire France au français. C'est l'acronyme de France au français qui est un slogan d'extrême droite. Bon, des fachos, on en a des pas mal à Lyon. Là, on est en train de parler de ceux qui cassent des gens. C'est pas des vitrines et tout. C'est ceux qui vont péter des gueules, faire des ratonnades. Vous avez entendu les fichiers cette semaine.

Eux, ils disent ratonnades entre eux. Donc voilà, c'est un peu l'idée. Et ils se réunissent parfois entre eux. Ils tombent bien à Lyon. Ils ont un petit lieu pour ça. Et la dernière fois, ils s'étaient fait choper par la jeune garde. Et leur chef, qui est un groupe antifa lyonnais. Et leur chef s'était fait un peu allumer la gueule et filmer. En plus, c'était un peu humiliant. Et donc, ils l'avaient très, très mauvaise. Très, très, très mauvaise. Et ils s'en sont pris ce matin. Ils ont fait venir des gens un peu d'autres coins. Et ils s'en sont pris à des lycéens ce matin particulièrement. Ils ont fait le tour de lycée pour essayer de choper des gens.

Moi, j'ai des jeunes qui sont venus me voir en me disant, il faut qu'on te raconte ce qui s'est passé ce matin. Des gamins, quoi. Des 18 ans, quoi. Il faut savoir que c'est des gros de 30 ans, là-bas, que tu vas trouver aussi dans les groupes de fachos. Qui sont allés casser la gueule à des lycéens. Voilà, qui sont allés casser la gueule à des lycéens de gauche qui voulaient bloquer leur lycée. Et les lycéens ont galopé comme ils pouvaient. Et à un moment, ils ont tapé à la fenêtre d'un camion de CRS qui était en stationnement, là, pour demander, il y a des mecs là qui nous course, machin. Et le CRS a fait. Donc, voilà l'ambiance aussi un petit peu dans ce pays. C'est leur pote. Bah voilà.

Le CRS a dit, non, vous démerdez avec les fachos. Très bien, c'est pas notre boulot. On n'est pas là pour ça. Et bah voilà. Donc, voilà. Ça, c'est l'ambiance. Mais ça, c'est l'ambiance dans plusieurs villes de France aussi. C'est-à-dire que là, aujourd'hui, on fait nos mouvements sociaux comme on peut. Mais avec cette pression des groupes d'extrême droite. Et ça y est, on commence un peu à en parler. Qui attaquent assez systématiquement les piquets de blocage. Quand c'est pas... Alors voilà, il faut faire gaffe quand on se disperse après les cortèges. Et ce matin, ils se promenaient à 30-40. C'était tout à fait interpellable. Ils ont même pris le métro ensemble.

Ils se promenaient à 30-40 dans Lyon. Donc, voilà pour l'ambiance à Lyon. Mais sinon, super manif. Moi, j'ai bien aimé. Alors, manif et mobilisation partout en France. Qui se tient dans un contexte politique particulier. Puisque la réforme a passé l'étape du Parlement. On en a déjà parlé avec le 49-3. Mais on est aussi dans un moment où le gouvernement est en train de renouer le dialogue petit à petit avec les syndicats. Ou en tout cas d'essayer. Puisque les syndicats, donc l'intersyndicale a été reçu par la première ministre, Elisabeth Borne, à Matignon. Et ils ont claqué la porte très rapidement. Notamment la CFDT qui a claqué la porte.

Lorsque Elisabeth Borne leur a dit qu'il n'était pas question de revenir sur l'âge légal de départ à la retraite repoussé à 64 ans. On attend encore la décision du conseil constitutionnel. Mais la ministre a exclu du champ des discussions avec les syndicats ce sujet-là. Donc, voilà. L'intersyndicale est sortie du bureau d'Elisabeth Borne en parlant d'un échec des discussions. Il ne s'agissait pas de négociations. Les mots sont importants quand on parle des relations avec les partenaires sociaux. Ouvrir des négociations. C'est particulier, c'est légal, etc. On met les partenaires sociaux entre eux. Là, c'était des discussions.

Je vous rappelle que les différents leaders syndicaux qui sont venus sur ce plateau nous ont dit qu'ils n'avaient pas eu d'échange avec le gouvernement depuis décembre dernier. Donc, c'était la première fois qu'ils se revoyaient. Bon, apparemment, ça coince dès le début. Et Laurent Berger, le leader de la CFDT, est sorti du bureau d'Elisabeth Borne en parlant directement de crise démocratique. Qu'est-ce qu'on peut dire de cette tentative de renouer le dialogue, Claire ?

21:47
Invité

Il y a un syndicaliste qui a eu une expression que je trouvais intéressante qui a dit qu'ils ont ouvert la porte juste pour nous montrer que la porte de derrière était fermée. Donc, quelque part, l'expression renouer le dialogue social, c'est eux qui veulent qu'on adhère à ça. Et c'était le double but de cette réunion. C'était d'une part de cocher la case, mais regardez, on discute. On les a invités, ils étaient là autour de la table, toute la mise en scène aussi avec Borne, du coup, entourée des syndicalistes. Il y a effectivement eu un moment de coprésence de paroles qui se sont juste affrontées, en fait.

Mais appeler ça un dialogue, appeler ça une discussion, en fait, moi, je ne suis pas sûre. Je pense qu'il y a eu juste une confrontation de deux positions qui ne sont pas compatibles. Et en fait, le narratif de dire bon, c'est les syndicats qui bloquent sur 64 ans. D'une part, ils se font juste le relais d'une position majoritaire dans le pays. Donc, c'est leur rôle et d'une position majoritaire dans leur base syndicale. Et d'autre part, en fait, la position, elle est ferme aussi du côté du gouvernement. Donc, on peut se voir renvoyer très longtemps la balle comme ça. Et puis, le deuxième objectif, c'était en fait d'essayer de passer à autre chose.

Parce que là, en termes de calendrier, les macronistes, ils s'accrochent à la date du 14 avril, qui est du coup le verdict du Conseil constitutionnel, en se disant bon, après ça, le cheminement démocratique aura été à son terme. Et ce sera, on pourra véritablement passer à autre chose. Mais on voit qu'ils font tout pour, de manière, avec des méthodes qui vont, bon, de choses, juste essayer d'amener d'autres sujets sur la table à des stratégies à la Darmanin, d'exploser le débat avec des mots au but type terrorisme intellectuel dans le JDD la semaine dernière.

23:37
Présentateur

On va en reparler.

23:38
Invité

On va en reparler. Mais voilà, donc en fait, et double échec sur ces deux points. C'est-à-dire que non, ce n'était pas du dialogue social. Ils n'ont pas renoué le dialogue social. Et d'autre part, non. En fait, le pays, les syndicats, qui sont encore unis, tout autant unis qu'au début du mouvement, ne passera pas à autre chose, en fait. Là, c'est ça que moi, j'en retiens, du moins.

24:00
Présentateur

Le leader de la CFDT, donc Laurent Berger, qui sort du bureau de Matignon et qui parle d'une crise démocratique, visiblement, ça a chatouillé l'oreille du président de la République, Emmanuel Macron, qui est actuellement en déplacement en Chine et qui a réagi depuis la Chine. Alors, je ne sais pas si vous le savez, mais il y a un usage en France dans la vie politique c'est que lorsqu'on est à l'étranger, physiquement, on évite de parler de la politique intérieure française.

C'est un truc qui remonte à assez loin, je crois que c'est le général de Gaulle, qui ne voulait pas, depuis l'étranger, parler de la France et des problèmes internes au pays en disant que quand je suis en déplacement, je ne m'exprime pas sur le sujet, il y a des ministres qui sont là, qui peuvent en parler, et quand je reviendrai, je pourrai parler. Bon, en réalité, c'est un usage qui a été plusieurs fois bafoué par des gens de droite et de gauche, ce n'est pas le sujet, mais bref.

Toujours est-il que, alors qu'il était censé justement être en déplacement à l'international pour aussi changer de sujet, Emmanuel Macron a réagi au propos de Laurent Berger via des indiscrétions dans la presse, où on a appris que lui, il n'a pas du tout aimé la notion de crise démocratique. Il a dit, je cite une indiscrétion, qu'un président élu avec une majorité élue, certes relative, cherche à mener bien à bien un projet qui a été porté démocratiquement, ça ne s'appelle pas une crise démocratique. On ne peut pas parler de crise démocratique, je cite, quand le projet a été porté, expliqué et assumé.

Visiblement, Emmanuel Macron ne souhaite surtout pas qu'on rentre dans une logique de crise d'ordre politique démocratique, par-delà un enjeu qui serait finalement pour lui purement économique et social. Léa ?

25:19
Invité

C'est plus compliqué que ça, parce que je crois que Berger a parlé de crise de la démocratie sociale. Et c'est assez intéressant, parce qu'il faut quand même dire de quoi on parle lorsqu'on parle de démocratie. Et là, je pense que c'est deux visions de la démocratie qui s'opposent. À savoir la démocratie d'Emmanuel Macron, qui est la démocratie dans laquelle il a tendance à confondre légitimité et légalité. C'est-à-dire, j'ai été élu, donc je suis légitime. Ce que je fais, ça passe par la Constitution, donc c'est légal, soit c'est légitime.

Et le fait qu'en réalité, il y a aussi toute cette démocratie sociale, qui est notamment animée, cette vie sociale qui est animée notamment par les syndicats, etc. qui est par ailleurs garantie quand même par notre corpus constitutionnel, parce que c'est le préambule de la Constitution de 1946, qui permet à cette démocratie sociale de vivre.

26:04
Présentateur

C'est un acquis de la résistance.

26:05
Invité

Qui est en fait une démocratie qui vit en dehors de ce qu'on pourrait considérer la forme du gouvernement et de savoir comment fonctionnent nos institutions, qui sont effectivement définies par la Constitution, par des lois organiques, etc. Et Emmanuel Macron nous oppose cette conception de la démocratie qui est la sienne, à savoir, je suis élu, je suis président de la République, nous passons par des choses qui sont constitutionnelles, on va voir jusqu'à quel point d'ici la semaine prochaine. Donc à partir de là, vous n'avez rien à dire. Sauf qu'en réalité, il y a aussi cette partie-là de la démocratie qui est le vivre ensemble.

Et cette partie-là de la démocratie, il est parfaitement méprisé, il est, on peut dire, piétiné. Et je pense que c'est là où on est vraiment en train de, au-delà vraiment de ce désaccord profond sur la réforme des retraites et notamment l'âge légal de départ, il y a une conception de la démocratie avec laquelle les Français, les Françaises ne sont pas en phase avec notre gouvernement et plus particulièrement notre président de la République. Et je pense même qu'il y a un certain nombre d'élus et de parlementaires qui sont eux-mêmes, mais même au sein de la majorité, pas tout à fait à l'aise avec cette façon de voir la démocratie et de la faire vivre.

27:11
Présentateur

J'ajoute qu'au demeurant, la notion de crise de la démocratie, c'est quand même un truc qui est quand même assez présente dans un débat public. Enfin, j'irais, on en parle, la crise de la démocratie. Qu'un leader syndical, politique, médiatique, tout ce que vous voulez, parle de crise de la démocratie, ça ne devrait pas faire ça dans un second le président de la République. Normalement, lui-même, en 2016, a fait quand même une campagne sur la notion de crise de la démocratie, de la confiance, etc. Donc, Stéphane Guérini, Stanislas Guérini, pardon, ancien patron de la majorité, aujourd'hui au gouvernement, a lui aussi parlé de crise de la démocratie il n'y a pas très longtemps.

Mais c'est intéressant que ça fastiquait le président de la République. Je suis assez d'accord avec toi, Léa, en disant qu'il y a des notions de la démocratie. Évidemment, ça arrange Emmanuel Macron d'arrêter la démocratie au soir du second tour de la présidentielle, puisqu'il a effectivement été élu et validé par les urnes, qu'il a une majorité à l'Assemblée nationale, certes relative, mais une majorité quand même. Mais en fait, la démocratie ne peut pas s'arrêter aux élections. Et Emmanuel Macron était pourtant lui-même le grand théoricien de ça, dans son bouquin révolution, etc. Bref, donc, intéressant, effectivement.

Non, il y a un côté isbarricade à l'Elysée, enfin, c'est très Giscardin, on en reparlera. Moi, ça me fait vraiment halluciner le côté... Non, non, mais c'est bon, c'est démocratique. On a respecté les procédures, c'est bon, c'est démocratique. Attendez, vous êtes juste en train de nous dire, c'est bon, c'est légal. Et vous êtes fiers de vous, c'est bon. Heureusement qu'en plus, c'est légal, votre truc. Parce que sinon, on a basculé dans complètement autre chose depuis longtemps. Heureusement que c'est légal. Mais ce n'est pas la question. En fait, on devrait leur répondre ça, on devrait leur dire, mais heureusement que c'est légal, votre truc. Et puis encore, oui.

28:37
Invité

Mais ce qui est encore plus inquiétant dans ce qui se passe là, c'est qu'en fait, ils commencent à assumer de plus en plus ouvertement le fait qu'ils gouvernent contre le peuple. C'est-à-dire qu'en fait, ils se disent, oui, en fait, on a compris que vous n'êtes pas d'accord, mais en fait, on s'en fout parce que c'est la bonne décision. Et que peut-être vous n'êtes juste pas assez... Voilà, vous ne vous rendez pas compte, mais en fait, on a raison et on fait ça pour votre bien. Et il y a vraiment cette idée de faire le bien pour le peuple à sa place. Et en fait, ça, ce n'est pas seulement une vision différente d'alternative de la démocratie ou une certaine vision de la démocratie.

C'est antidémocratique, en fait. Et c'est ça, le glissement auquel on est en train d'assister là, en fait. En fait, c'est d'imposer une narrative qui est on a consulté, ça va, vous nous avez élus, on a parlé de cette retraite, vous nous avez élus sur un programme, on l'a fait à l'envers à personne, il n'y a pas de violence policière, tout va bien, ceci, cela. En fait, ils essaient vraiment d'imposer presque un discours alternatif, quoi. C'est hallucinant. On voit bien que ça ne va pas, quoi. Oui, je vois ce que tu veux dire,

29:44
Présentateur

mais ils défendent une vision de la démocratie. C'est-à-dire que moi, je rappelle toujours que tout ce qui est impopulaire n'est pas nécessairement antidémocratique. Prendre des décisions impopulaires, ça fait partie du cheval de bataille d'absolument tout gouvernement, quel qu'il soit, de gauche, de droite, de diagonale, etc. Dans l'histoire, on a toujours connu des décisions impopulaires. En revanche, tu as baissé les gens

30:02
Invité

qui vont manifester, par contre, c'est peut-être un peu plus antidémocratique.

30:04
Présentateur

Justement, et c'est pour ça que je parle de démocratie, parce que pour moi, la démocratie, ce n'est pas une mécanique, ce n'est pas une technique, ce n'est pas dans le bouquin de la Constitution, là, qu'il faut faire. La démocratie, c'est une culture. Et c'est une manière de faire, de se comporter dans le débat public, y compris. Ça passe par le respect, évidemment, de la légalité et de l'état de droit, donc des règles constitutionnelles, mais ça passe aussi par le respect du dialogue social. Ça passe aussi par le respect des médias. Ça passe aussi par le respect de la dialectique. Ça passe aussi par le champ sémantique qu'on va utiliser.

Le respect de la Ligue des droits de l'homme, peut-être. Voilà, des corps intermédiaires et des autres intermédiaires. Le respect des syndicats.

30:36
Invité

Et des faits, par exemple. Parce qu'on a quand même eu Véran, ce matin, qu'a dit sur France Inter, à propos de ce qu'avait dit Laurent Berger. Il a dit, « Ah oui, mais je pense que même Laurent Berger, il n'est pas d'accord avec ce qu'il a dit. » Et puis, c'est pas parce qu'il faut éviter de lui parler comme ça, Laurent Berger, en ce moment. Il trabache les trucs, quoi. Il trabache les trucs qui sont là, mais c'est parce que vous n'avez pas compris, vous n'avez pas d'accord.

30:57
Présentateur

Alors, on parle de respect des syndicats de démocratie sociale. Jules, il y a eu un congrès quand même, la CGT. Tu peux nous rappeler ce que c'est un congrès pour ceux qui n'en ont pas dans leur part ? Un congrès, c'est un moment où...

31:07
Locuteur 7

C'est un moment où les délégués,

31:10
Présentateur

un peu de toutes les régions, de toutes les fédérations, de tous les secteurs vont aller décider de quelle va être la ligne à suivre pour la suite de l'aventure. Quels secteurs vont être représentés dans le bureau national qu'il va falloir constituer. Et bon, ça a été un léger camouflet pour Martinez parce que sa ligne a été... D'abord, ils font le bilan de la ligne d'avant et sa ligne a été désavouée. Alors, sa ligne, c'était le... Plus jamais ça, l'alliance avec Attaque, un peu, avec les écolos. Et celle qui, du coup, Marie Buisson, qui avait été présentée par Martinez pour, comme devant lui, succéder... Il l'avait dit sur le plateau, oui.

...était vraiment la maître d'œuvre, maîtresse d'œuvre de ce travail-là de rapprochement. Donc là, il y avait toute l'idée de est-ce que ça s'est avalisé ? Qu'est-ce qu'on met dans le texte d'orientation de la prochaine fois ? Bon, il se trouve qu'à 50 et quelques pourcents, la ligne a été reconnue comme... C'est sanctionné, quoi. Donc, à cause... Et c'est rare, c'est rare. C'est hyper rare. Normalement, moi, ce qu'on m'a dit, c'est à 70%, ils sont inquiets. Normalement. Quand il y a 70% d'opinions positives, ils sont inquiets. Quand il y a 30% qui ne sont pas contents, ils grincent des dents. Là, il y avait 50% de pas contents, c'est mauvais.

Et en fait, ça a matché avec le moment où, le matin même, Berger, vous vous rappelez la manif ? Enfin, Clermont, Berger qui dit « On veut une médiation ». C'était à ce moment-là. Et Martinez, pourquoi pas une médiation ? Et donc, du coup, ça s'était super mal passé. Les autres avaient dit « Non, pas de médiation ». Et c'est pour ça que Sophie Binet, quand elle ressort du truc, elle fait « Non, pas de médiation. Nous, c'est jusqu'au retrait, etc. » Et Sophie Binet... Donc, qui est la nouvelle. Qui est la nouvelle secrétaire générale de la CGT, a constitué un entre deux. Elle a fait un bureau politique avec un peu des uns, un peu des autres.

Avec Céline Verzeletti, je crois qu'il est allé dedans. Avec des gens qui venaient de la ligne Marie Buisson aussi. Donc, voilà. Mais bon, on a quand même une CGT qui est quand même un petit peu divisée dedans. Ouais, ça va pas fort en ce moment, la CGT.

32:51
Invité

Leurzeletti qui était également candidate.

32:53
Présentateur

Qui a voulu être candidate, mais qui n'a pas réussi à composer. En fait, pour être candidat, il faut composer un bureau pour toi-même. Elle n'a pas composé l'équipe, ouais. Voilà, c'est un peu le bordel. Mais voilà. Donc, la CGT va continuer à être féministe. Non, parce que ça se battait aussi là-dedans, dans lequel va être le texte d'orientation, etc. Bien sûr. Il y a eu des grosses frustrations qu'il y a eu à l'intérieur. Et ils n'ont jamais voulu le dire de la part des frondeurs anti-Martinez. Eux, ils disent que c'est la démocratie. Martinez ne nous a imposé plus jamais ça. Il nous a imposé les trucs. Le vrai problème, c'est qu'il y a l'énergie là-dedans.

Et que dans un des textes, il y avait le nucléaire. Il faut envisager de sortir du nucléaire. Donc là, tu as tout un pan de la CGT. La CGT Énergie. La CGT Énergie. Et puis plein d'autres qui sont un peu stales dans l'âme, qui sont un peu à l'ancienne, pour qui c'était hors de question. Et ils n'ont jamais dit c'est ça notre problème avec Martinez, c'est le nucléaire. Ils ont dit c'est la démocratie. Il nous a roulé dessus. Donc voilà, on dit les choses sans dire les choses. Mais quand on dit que le nucléaire est un sujet qui fâche à gauche, ça fâche au sein même de la CGT. Donc c'est... Non, non, c'est un sujet hyper intéressant. Je reviens sur...

Attends, il y a des gens qui me demandaient Matheu. Parce que c'est vrai qu'il y a Matheu partout là. Maintenant, les gens sont... Oui, leader marseillais. Matheu, il ne représente pas énormément. Non, mais c'est la fédération des bouches du Rhône. C'est des à l'ancienne. Voilà, c'est un peu des stals aussi. C'est stals, tu précises ? C'est-à-dire que c'est des communistes à l'ancienne, quoi, qui du temps de Thorez avaient un poster Staline chez eux, quoi. C'est normal. Et c'est cette culture-là. C'est les héritiers de cette culture-là. Donc lui, il ne représente pas grand-chose. Il n'a pas réussi à se faire élire dans le BN. Il représente moins de 30% des adhérents.

Et encore, c'est énorme par rapport à ce qui pèse vraiment à l'intérieur de la CGT. Il y a une hype BFM, une hype CNews qu'il ne faut pas confondre avec le poivre réel des gens dans les organes, quoi. Il y a des questions intéressantes qui sont posées dans le chat sur c'est quoi le rapport entre stals et nucléaire. Un jour, je pense qu'il faudra qu'on ait des invités et qu'on ait un sujet un peu là-dessus parce que pourquoi est-ce que le nucléaire divise à gauche ? C'est pour des raisons historiques. Enfin, voilà, pourquoi est-ce que les communistes ont toujours été pour le nucléaire ?

34:52
Invité

Les socialistes,

34:54
Présentateur

ça a toujours été compliqué ?

34:55
Invité

Ce n'est pas non plus aussi simple que ça. Même au sein du mouvement climat écolo, parce que c'est aussi une vision de la société et du risque qui est différente et de la technologie qui sont différentes. Donc, oui, clairement, il faudra faire un sujet là-dessus. Il ne faut pas qu'on en parle maintenant parce que sinon, on va partir pour trop longtemps

35:15
Présentateur

et je voulais aborder d'autres sujets mais je pense qu'il faudra qu'on en fasse un sujet un jour sur Backseat. La sémantique, on l'a dit un petit peu rapidement au début mais je veux qu'on revienne dessus. Les mots qui sont utilisés dans le débat public récemment sont des mots très puissants, très violents. Je pense notamment à Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur qui est littéralement en train de faire une initiative, une offensive. Je commence moi-même à utiliser des mots guerriers, vous allez voir, c'est intéressant. Une contre-offensive contre le mouvement social. Il a parlé de terrorisme intellectuel au sujet de... Alors, de ce que lui appelle l'ultra-gauche.

C'est aussi ça qui est compliqué. C'est les étiquettes qu'on colle sur le front d'en face pour le cancel. En fait, c'est un peu ça. C'est quoi la traduction de cette violence sémantique ? Est-ce qu'il n'y a pas une volonté du côté de Gérald Darmanin, c'est mon opinion, de vouloir décrédibiliser le mouvement en le rendant le plus violent possible pour en fait finir un peu à la gilet jaune ? Ça finit en eau de boudin ou ça finit qu'avec les plus radicaux et que détacher du coup séparer le front syndical ? Non, j'en sais rien. Qu'est-ce que tu en penses toi, Gilles ? Moi, j'irais même plus loin. Ces outrances, on va parler d'outrances.

Ces outrances, elles sont permises aussi par un climat qui a été installé bien avant contre la gauche notamment. Parce que vous avez remarqué que ça vise quand même souvent la gauche. Alors, la grosse mode à un moment, c'était de dire que c'était un peu comme les islamistes, les islamo-gauchistes. Et maintenant, là, on est passé sur les terroristes, les éco-terroristes. On change de personnes à qui on... Sur Sainte-Soline, oui. On change de gens dangereux à qui les rapprochaient, quoi. Et non, je pense que c'est une entreprise de disqualification de toute la gauche. Pour moi, ça commence à partir du moment où on prend la NUPES et on dit ça, c'est de l'extrême-gauche.

De l'extrême-gauche à l'ultra-gauche, le virage est très rapide. Ils ont parlé des Black Blocs comme étant une milice de Mélenchon. Il ne faut vraiment pas connaître les gens qui vont dans les Black Blocs pour savoir qu'ils n'obéissent pas à Mélenchon, quoi. Déjà, ils n'obéissent pas entre eux. Enfin bon, c'est vrai. Jean-Luc Mélenchon l'a redit hier soir. D'ailleurs, je regardais son intervention. Il a toujours été contre la logique révolutionnaire, guérillero, etc. Il a toujours... C'est un vieux sénateur socialiste.

37:13
Invité

C'est un schosdème.

37:14
Présentateur

Schosdème, je ne sais pas parce qu'il a embrassé le populisme de gauche dans les années 2010. Mais en tout cas, Jean-Luc Mélenchon, il présente des candidats à des élections. On est très, très loin de ce que nous, sur ce plateau, on appelle l'extrême gauche qui a quand même une histoire qui existe. Le terrorisme d'ultra-gauche, ça a existé. Et on n'en est pas là. Excuse-moi, je t'ai coupé. Oui, non, j'avais un dernier point. C'est que je regardais pour préparer au LG cette fois-ci. C'est un extrait de Nathalie Saint-Cric que je n'ai pas mis dans le truc final. Mais où elle disait de toute façon, aujourd'hui, la situation, elle est claire.

Il y a un bloc de centre et de gauche, il y a l'extrême droite et il y a l'extrême gauche. C'est-à-dire que les outrances de Darmanin, elles sont possibles parce que ce climat-là, cette diabolisation de la gauche a été acceptée par d'autres acteurs. Pas seulement par des fous furieux de l'extrême droite qui ont tout intérêt à dire que le moindre marxiste est un stalinien ou un fossoyeur de je ne sais pas quoi, des libertés comme on faisait avant dans les années 80. Voilà, donc, il y a un climat qui est là et qui est très dangereux.

Le truc qui me donne un peu d'espoir dans cette crise politique, parce que pour moi, évidemment, on est dans une crise politique, une crise de régime, mais j'en parlais déjà un petit peu l'année dernière, mais là, c'est évident, c'est que Macron a été élu grâce à cette crise démocratique plus latente, plus longue, où les corps intermédiaires sont délégitimés, la presse, on n'y croit plus, les syndicats, on n'y croit plus, etc. Macron a été élu grâce à ça parce que les deux partis politiques principaux qui animaient la vie politique de la Ve République ont été décrédibilisés.

Il a pu prendre la place comme Mélenchon, il a pu prendre la place comme Le Pen, il a pu s'installer aussi à côté des LR, tranquille. Et bon, il s'est installé là-dedans et je voulais aller où avec ça, moi ? Je voulais dire que ce qui est quand même rassurant, ah oui, c'est que les syndicats, par contre, leur cote est en train de remonter. On a vu leur rôle, on a vu leur puissance aussi, on a vu leur sens de la responsabilité, on a vu leur importance dans le pays, leur courage, leur sens de la responsabilité et sachez que quand l'extrême droite a pris le pouvoir dans différents pays d'Amérique latine, notamment, les syndicats ont toujours été très très importants.

Donc, renforcer la CGT, c'est aussi renforcer la lutte à venir contre l'extrême droite.

39:23
Invité

Le cordon sanitaire, il est là, en fait ?

39:24
Présentateur

Le cordon sanitaire contre l'extrême droite, je peux dire que le monde syndical à la CGT, normalement, c'est verrouillé.

39:29
Invité

Ah, c'est clair.

39:30
Présentateur

Surtout au moment où un nouveau cordon sanitaire est présenté et moi, c'est ce que j'ai dit quand les Insoumis m'ont invité à l'exprimer, c'est que pour moi, on franchit une ligne terrible. Déjà, quand on abaisse le cordon sanitaire historique entre la droite et l'extrême droite en disant que finalement, l'extrême droite fait partie du paysage, c'est un camp comme un autre, alors que moi, je défends, comme toi, Usul, qu'il y a une différence de nature. Ce n'est pas une question de curseur, c'est une question de nature. Et quand on dresse un nouveau cordon sanitaire avec la gauche, quel que soit, là où vous mettez le curseur, en fait, le curseur est bien trop pour moi.

Je suis le premier, évidemment, à accepter un cordon sanitaire avec la violence terroriste d'ultra-gauche, mais j'ai envie de dire, elle n'existe pratiquement plus en Europe depuis très longtemps. Oui, il y a des Black Blocs. Oui, il y a Jean-Marc Rouillant qui est invité. Oui, il y a des trucs intolérables qui sont dits et qui sont défendus par une partie de gens qui se révèlent de ce qu'ils appellent, eux, la gauche. OK, mais quand on parle d'extrême-gauche, d'ultra-gauche, en parlant du parti socialiste, en parlant des écolos, en parlant des communistes, c'est historique. Et même des insoumis, c'est quand même des gens historiquement... Même de la CGT.

Même de la CGT, c'est des gens, et tu l'as dit, qui a des grandes heures de l'histoire de la République au moment où il a fallu la défendre, au moment où il a fallu la recréer en 1946, etc. Ces gens-là, ils ont été les artisans de cette reconstruction. Donc, oui, oui, moi je suis d'accord, il y a un glissement sémantique qui m'inquiète beaucoup. Je vais faire un dernier truc pour donner de l'espoir aux gens aussi. Vas-y. Parce que ça peut être désespérant, vous voyez, les sondages qui sont en train de nous annoncer, ça sera Marine Le Pen, machin.

L'extrême-droite n'est pas capable de mettre autant de gens dans la rue que ce que nous, on est capable de faire, nous, la gauche, le mouvement social, le monde du travail. Vous n'aurez jamais vu, vous ne verrez jamais 100 000 personnes dans la rue à Paris pour dire non aux immigrés. Ça n'arrive pas. Les travailleurs ne sont pas là pour... Enfin, ils ne font pas ça. Les syndicats, ils sont avec nous. Et la rue, elle est à qui ?

41:14
Locuteur 7

Elle est à nous.

41:15
Présentateur

Et la rue, elle est à qui ? Elle est à nous. Voilà, c'est bien. Et c'est pour dire, on va gagner, vous n'en faites pas. D'autant plus que le mouvement syndical a repris un peu du poil de la bête, que les jeunes, ils sont chauds comme la braise. On ne va pas perdre. On ne va pas perdre, mais... Enfin, vous ne l'allez pas perdre peut-être, mais il y a un enjeu... Il y a un enjeu énorme qui pèse quand même sur les épaules de la NUPES. C'est de transformer ce mouvement-là en une plateforme de proposition. C'est Thomas Le Grand dans l'Ibée qui a fait une tribune en disant que la responsabilité sur les épaules de la NUPES, elle est phénoménale.

Parce que l'unité contre un projet de loi injuste, c'est la première des étapes et ce n'est pas la plus difficile. Voilà. CF, ce qu'on disait juste avant sur le nucléaire. Enfin, voilà. Il y a des enjeux à gauche sur lesquels il va falloir que la gauche réussisse si elle veut arriver à faire quelque chose en 2027. Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail à faire et ça ne va pas être facile. Il y a des enjeux de leadership, il y a des enjeux de structuration, des enjeux de proposer un idéal, de proposer un chemin et tout. Ce n'est pas facile et il y a quand même pas mal de gens aux aguets dans cette histoire-là. Il y a Jean-Luc Mélenchon, il y a...

Jean-Luc Mélenchon, je pensais surtout à Emmanuel Macron, à Marine Le Pen, etc. Donc voilà, il y a des gens dans ce marasme, dans cette crise politique qui veulent tirer leur marron du feu. On est en retard, mais je vous propose chacune d'intervenir une dernière fois sur le sujet. Claire ?

42:28
Invité

Alors oui, sur le maintien de l'unité de la NUPES et leurs responsabilités historiques, moi je pense qu'une manière de procéder, il y a déjà l'accord politique qui a été scellé lors des législatives et qui correspond à quelque chose. Aussi l'idée que c'était strictement en accord électoral, ils ont quand même réussi à se mettre d'accord sur une espèce de base en pointant justement, c'est ça qui est intéressant, les éléments sur lesquels là, il y a tension, là il y a peut-être un désaccord. Donc déjà, ce travail d'identification de ce sur quoi on est potentiellement d'accord. Il a été fait en une semaine. Voilà, donc ça c'est une balle. Je suis d'accord, t'arrives.

Mais en termes d'aspiration, en termes de quoi on rêve comme société et qu'est-ce qu'on peut construire ensemble, en fait, là on a un énorme mouvement social sur lequel s'appuyer en fait. Et dans le mouvement contre la réforme des retraites, il n'y avait pas juste qu'on ne veut pas travailler jusqu'à 64 ans. Il y avait une certaine vision du travail, du temps, de la démocratie, du vivre ensemble. Enfin, c'est hyper riche ce qui s'est passé en termes de débat politique. Donc en fait, quelque part, peut-être que c'est plus simple que ce qu'on pense. Peut-être qu'en fait, il suffit juste d'arrimer la dynamique de la NUPES.

Déjà, ça l'oblige de prendre en compte ce qui se passe dans le mouvement social. Ça l'oblige à rester unie. D'ailleurs, intéressant, aujourd'hui, Martine Froger, qui a été du coup élu contre Bénédicte Torine, on en reparlera peut-être, mais elle ne peut pas aller en manifestation. Elle est allée en manifestation aujourd'hui, elle s'est fait alpaguer de partout. Donc, dans le mouvement social, il y a aussi cette responsabilité mise sur les politiques et de dire déconnez pas, vous avez réussi à faire l'union une fois, donc vous avez prouvé que vous pouvez vous mettre d'accord.

Restez unis parce qu'il faut qu'il y ait un impératif de tenir la barre parce qu'aujourd'hui, ce bloc-là, c'est le seul qui maintient cette idée que l'extrême-droite, non, en fait. Quoi qu'il arrive, l'extrême-droite, non.

44:23
Présentateur

Léa, un dernier mot ?

44:24
Invité

Je voulais juste quand même nuancer un peu le propos du Jules sans vouloir chercher la merde, bien sûr, je ne vais quand même pas faire ça alors que ça fait des semaines que tu n'es pas venu. Non, parce que moi, je suis très inquiète de cette capacité de structuration de l'extrême-droite qui remonte notamment à la manif pour tous. Là, il y avait quand même pas mal de gens dans la rue et depuis ça, les moyens sont de plus en plus conséquents. La structuration est de plus importante. Elle vient d'ailleurs aussi de l'étranger. On voit que le planning familial de Bordeaux a été attaqué trois fois en l'espace d'un mois et demi, deux mois. C'est gravissime ce qui se passe.

Donc, je pense qu'il ne faut pas sous-estimer leur capacité, même si, bien sûr, il faut rester dans une note positive et qu'effectivement, je pense que le camp de la gauche unie peut apporter beaucoup, beaucoup de choses. Mais il ne faut vraiment pas sous-estimer la menace en face et la capacité de structuration qui en plus se fait en zoom-zoom et du coup, on ne s'en rend même pas compte parce qu'ils sont invisibles en fait, mais ils sont archi-structurés. Je peux juste hyper rapidement.

Ils ne sont pas invisibles, ils sont aussi invisibilisés parce que ce qu'on a vu la semaine dernière, c'est que du coup, il y a tout ce narratif qui monte, notamment avec Darmanin en chef de file sur la construction de ce narratif sur le terrorisme d'extrême-gauche, c'est ça qui est en train d'arriver et puis en fait, il y avait des vrais faits pour le coup. Les conversations télégrammes qu'on a vues d'extrême-droite qui se préparaient à aller faire des ratonnades, etc. Et ça, par contre, rien en termes de prise en charge et donc, elle s'est invisibilisée volontairement. enfin...

Oui, et puis, il faut aussi parler du fait, pardon, je termine juste là-dessus, mais parce que ça vaut le coup de le rappeler que la police, l'armée, sont en partie gangrénées par cette idéologie. Et ça, c'est très, très dangereux.

46:11
Présentateur

C'est un challenge, j'en ai déjà eu l'occasion de le dire sur ce plateau, effectivement, est-ce que le ministère tient sa police ? La question commence à se poser assez sérieusement. Chers amis, on va continuer à discuter d'actualités politiques, mais avant ça, on va introduire un sujet passionnant avec le PowerPoint de Vincent. c'est parti.

46:31
Locuteur 7

Bonsoir.

46:31
Présentateur

Salut Vincent. Salut. Comment tu vas ? T'es vachement souriant ce soir, je sais pas, c'est bizarre. Mais ça fait plaisir de te voir, qu'est-ce que je te dise ? Mais mon vieux... Mais je suis très content d'être là, j'ai pris ma fit douche pour faire plaisir à Alain. T'as oublié de repasser

46:44
Invité

ton t-shirt par contre. Pardon ? T'as pas repassé ton t-shirt par contre.

46:47
Présentateur

Ça fait partie de l'hygiène ça ? Waouh. La clim. Je repasse, mais je repasse mal. Alors cette semaine, forcément moi, j'ai eu une petite actu autour des trottinettes à titre personnel, parce que j'ai travaillé sur le sujet.

47:07
Locuteur 3

Et il fallait que je vous parle de quelque chose qui me rend, vraiment une image qui me rend dans mon quotidien, qui me suit un peu la nuit, qui me suit quand je l'aperçois

47:17
Présentateur

dans la rue. J'ai hâte. Voilà. C'est vraiment... C'est quoi cette merde ? Je sais pas, il y a un truc dans le visage, je sais pas, ça me rappelle un truc, mais je sais pas, je saurais pas trop dire ou quoi, mais j'arrête pas d'avoir ça dans... C'est assez terrifiant, je trouve. Mais bon, bref,

47:34
Locuteur 3

si je parle de ça, parce que vous le savez peut-être,

47:36
Présentateur

les trottinettes ont été au cœur d'un vote brûlant.

47:40
Locuteur 3

J'ai vu des trottinettes brûlées même aussi, d'ailleurs, mais c'était un vote qui était brûlant en l'occurrence.

47:44
Présentateur

Une votation organisée par Anne Hidalgo qui voulait savoir si elle devait renouveler ou non le contrat pour les opérateurs de trottes, comme on les appelle. Et le résultat, il a été assez catastrophique puisque, voilà, c'est un score, je trouve, à rendre jaloux certains dictateurs. Pour le coup, 89% des Parisiens ont voté contre le maintien des trottinettes dans la capitale. En libre-service, en précise. En libre-service, bien sûr. Enfin, quand on dit 89%, il faut préciser qu'il y a seulement 103 000 Parisiens qui ont voté. Donc, ça fait même pas 7,5% des inscrits. Donc, je sais pas, est-ce qu'il y a quelqu'un ici qui est allé voter ? Moi, je pouvais pas, je prenais une douche.

Voilà, exactement. Je pense que vous avez pas voté parce que vous êtes pas forcément retraités, pour le coup. Et vu ce qui se passe, vous le saurez pas tout de suite non plus, malheureusement.

48:35
Locuteur 3

Donc, je suis désolé pour vous pour ça. Et c'est assez fou parce qu'en fait, que vous soyez pas allés voter parce que les opérateurs en question, donc Lime, Thierre et Dot, ils avaient mis en place une stratégie de com assez agressive en ligne

48:48
Présentateur

qui impliquait même mes figures préférées de cette saucisse dans laquelle on vit, les influenceurs. Donc, ce soir, j'ai envie de me demander pourquoi, comment les trottinettes ont pu perdre Paris, comment les influenceurs et leurs trottes ont pu perdre face aux retraités et leurs déambulateurs. Je sais qu'on fait pas d'agisme, etc. J'ai regretté cette blague quand vous en avez parlé tout à l'heure, etc. Mais bon, je l'assume, c'est pas grave. Non, mais c'est vrai ça. Je croyais qu'ils étaient influents. Bah oui, les influenceurs, c'est leur... Mais là, c'est un velib. Ça influence quoi ? Oui, mais justement, c'est Annie... Non, pardon. Ah non, commence pas, putain.

49:22
Locuteur 3

Non, non, c'est Anne Hidalgo sur un velib face aux Lime, aux trottinettes. C'est ça le truc, c'est son combat à elle, ça a chevauché, quoi. Ah oui,

49:31
Locuteur 7

c'est vrai.

49:32
Locuteur 3

Et il faut savoir que depuis 2020, on compte trois opérateurs à Paris, donc Lime, Dot et Thiers. C'est des trottinettes

49:39
Présentateur

qui sont jugées très pratiques pour pas mal de jeunes, mais qui sont jugées dangereuses pour d'autres et notamment des personnes âgées,

49:45
Locuteur 3

on va dire, ou des personnes qui ne les utilisent pas vraiment et dans leur quotidien. Donc l'Amérique est plutôt dans le second camp, on va dire, a décidé d'organiser un vote pour savoir si elle devait renouveler ou non le contrat de ces trois opérateurs qui finit fin août. Et Anne Hidalgo avait indiqué qu'elle suivrait le résultat pour prendre sa décision. Alors face à ça, les trois opérateurs, ils ont pris peur quand même pour le coup parce que leurs usagers sont plutôt jeunes, ils votent pas beaucoup et ils sont pas uniquement parisiens, surtout ça, faut pas l'oublier. Donc il y avait un vrai risque pour eux pour l'avenir de leur contrat avec la ville,

50:18
Présentateur

il y avait des emplois à la clé, etc. Et ils ont aussi estimé que la mairie n'avait pas assez communiqué sur le vote et donc ils ont décidé d'agir et ils ont sorti les gros moyens.

50:27
Locuteur 3

Notamment en décembre, ils ont sorti un hashtag qui a beaucoup... C'est le hashtag gardons les trottes et je vous ai vraiment mis les deux tweets qui ont été faits avec ce hashtag. Vraiment, c'est pas... Donc c'est pour ça qu'après, enfin on va y revenir, mais gardons les trottes, c'était peut-être pas

50:42
Présentateur

le bon verre, il y avait un mail où ils offraient 10 minutes de trottinette si vous inscriviez

50:50
Locuteur 3

sur les listes électorales. Ce qui est quand même assez fou, c'est pas pour aller voter, mais c'est pour se inscrire sur les listes électorales. Et il y a eu un autre mail très maladroit où ça taclait un quartier comme Porte de la Chapelle, ils avaient dit minuit, Porte de la Chapelle, à pied ou à trottes. Enfin ça c'est vraiment genre...

51:07
Présentateur

Pas ouf les gars.

51:09
Locuteur 7

Vraiment.

51:10
Présentateur

En termes de com', voilà, on se place. Je vois tout à fait le genre de connard qu'il y a écrit ça. Mais oui ! Le connard d'école de commerce. Mais si, ça craint.

51:20
Invité

C'est McKinsey.

51:22
Présentateur

Personne à corriger derrière. Je te jure, ça craint.

51:26
Invité

Ça part à 10 000 personnes en mail. Allez !

51:29
Présentateur

Mais surtout, ils ont fait appel à des influenceurs qui étaient ravis de s'engager, non pas sur la réforme des retraites, mais bien pour sauver leurs moyens de transport préférés en échange d'une rémunération de 1 500 euros, bien sûr. Comment t'as su tout ça ? C'est 1 500 restaurateurs ?

51:42
Locuteur 3

C'est le monde. Le Monde.

51:44
Présentateur

Après, moi,

51:45
Locuteur 3

j'ai eu mes petites infos aussi. J'ai des petits appels. C'est ça, t'es du off. Ouais, mais j'ai du off. Allez, on est là. Mais 1 500 euros, c'est rien, je trouve. Je trouve vraiment qu'on est influenceurs.

51:54
Présentateur

Ils ont des centaines de milliers d'abonnés sur TikTok et ils ont accepté ce partenariat. Il y en a qui ont dit même si on ne payait pas, je l'aurais fait, etc. Mais je me suis dit mais pour... On va faire un petit jeu, je ne sais pas. Toujours. Pour combien tu défends les trottinettes ? Je ne sais pas, par exemple, au hasard, Usul, toi, combien tu prendrais pour viber sur une petite trottinette ? Ouais, ouais. 6 000 balles. 6 000 balles ? Ah oui, d'accord. Parce que je n'ai vraiment pas envie de le faire. Ça va. Tu n'as pas réfléchi longtemps, je trouve. Ok, d'accord. Parce que j'ai une grille de tarot.

52:25
Locuteur 7

Ok, d'accord.

52:26
Présentateur

Non, les autres, c'est à peu près les mêmes jaunes en termes de... Non, défendre. Non, mais non, mais pas défendre. Organiser un débat. Moi, j'ai organisé un débat. Non, Jean, s'il te plaît. Réaction-vérité, là. Enfin, genre, arrête.

52:40
Invité

Moi, je le fais s'ils écrivent ma thèse à ma place.

52:42
Présentateur

Ah, d'accord. T'as vraiment pas envie qu'ils écrivent ta thèse. Je te jure, t'as pas envie qu'ils écrivent ta thèse. Ne facilitez pas ma thèse. Non, mais moi, il faudrait 40 000 balles, quoi.

52:50
Invité

Ouais, 50 000 balles.

52:51
Présentateur

Ah oui, d'accord. Ok.

52:53
Invité

Mais d'ailleurs, ils m'ont contacté. Non, t'as pris combien de fois ?

52:55
Présentateur

Mais moi, je n'ai jamais entendu des sommes comme ça.

52:57
Invité

Mais ils vont financer le before the backseat, non, bientôt ?

53:00
Présentateur

Non, on n'a pas eu d'échange avec eux. Non, je n'ai pas eu

53:02
Locuteur

d'échange avec eux.

53:03
Invité

On les applaudit ou pas ?

53:05
Présentateur

Arrêtez, arrêtez. Putain, j'essaie de financer. Oh, merde.

53:10
Locuteur 3

C'est chiant. En tout cas, cette campagne, c'est donc une campagne qui s'appelle Sauve ta trotte. Donc, ce n'est pas gardons nos trottes, c'est Sauve ta trotte avec une série de vidéos publiées par des gros comptes TikTok et Instagram pour encourager leur audience à aller voter

53:24
Présentateur

contre la direction pour le maintien des trottinettes avec des arguments, franchement, des fois un peu... Attends, on a une vidéo, mais...

53:31
Locuteur 1

Moi, personnellement, je trouve ça dangereux. J'ai fait ça une fois, plus jamais.

53:34
Locuteur 10

Si c'est dangereux, c'est plutôt les utilisateurs qui devraient être éduqués sur la bonne utilisation plutôt que d'interdire bêtement.

53:38
Locuteur 1

Je pense que c'est plus les gens qui devraient faire attention. C'est un peu un juste milieu entre archer, prendre la voiture ou les transports avec les manifs. On ne raconte pas... En plus, ils nous ont saoulés pendant je ne sais pas combien d'années à faire des travaux pour pouvoir mettre des pistes cyclables un peu partout. Maintenant qu'on peut les utiliser, on va même dire non ?

53:52
Locuteur 10

Les trottinettes, c'est le truc le plus romantique. Allez voter et je continue à pécho.

53:58
Locuteur 3

Voilà, allez voter. En fait, c'est ça, mais je n'avais pas compris. Pour pécho, il faut faire de la trottinette, bien sûr. Mais c'est évident. Enfin, je veux dire, ça... C'est pour ça.

54:05
Présentateur

Et donc, la médiatisation de ces vidéos et de ces TikTok sur Twitter et dans les médias, ça n'a pas joué en leur faveur pour le coup. Cette campagne, en plus, elle a été mise en place en urgence. Ça se voulait virale, mais elle a été assez inefficace quand on a vu

54:21
Locuteur 3

le résultat, évidemment. Ce qui n'empêche pas de s'interroger sur la légalité, je trouve, de ce genre de pratiques parce que pour le coup, vu de l'extérieur, comme ça, c'est un peu chaud, je trouve. Alors, pour la tentative d'influence, on va dire, sur la votation, ce n'est clairement pas ma spécialité, le droit, même si j'ai adoré suivre des commissions, tout ça, machin. Donc, j'ai demandé à Maître Philippe Bluteau, avocat au barreau de Paris. Il m'a expliqué, il dit que pour lui, évidemment, c'est totalement légal parce que le code électoral, il ne s'applique pas à ce type de vote. C'est une votation. Ce n'est pas non plus un référendum ou une consultation.

Et donc ça, la mère pouvait l'organiser comme elle veut

54:54
Présentateur

et en plus, ça relève du domaine public et c'est la mère qui gère ça et pas le conseil de Paris. Pour le coup, les opérateurs ne sont pas dans l'illégalité. En revanche, sur les partenariats avec les influenceurs, c'était un vrai bordel. Et moi, la transparence des partenariats, c'est vraiment mon dada avec les canards et le flanc pâtissier. Et tout simplement parce qu'en fait, la mention indiquant le partenariat rémunéré, il est apparu plusieurs heures après la publication et des fois, un petit peu en urgence quand ça a commencé à parler. On ne vote pas des lois pour les débiles. Appliquer les bordels. Alors qu'on est en 2023 et puis la loi, elle est en train d'être votée.

L'Assemblée l'a validée, etc. On fait des émissions sur le sujet et les gens, ils ne respectent rien. Et puis en plus, il y a le brief de l'agence qui a été récupéré

55:41
Locuteur 3

par Le Monde. Ils ne mentionnaient même pas cet impératif de transparence. Donc l'agence se défend. Oui, mais c'était dans nos conditions d'utilisation. Du coup, c'est quelle agence qu'on se fait ? Je vais y venir. Ah, tu vas y venir ? Vas-y, vas-y.

55:52
Présentateur

Excuse-moi. On va encore s'engueuler et donc ils ont rajouté la mention de partenariat rémunéré plus tard, mais rien n'indiquait

56:01
Locuteur 3

qui était derrière quand même. Donc je veux dire, oui, j'ai été payé, mais payé par qui ? Je trouve que c'est quand même un vrai problème. Et il y a même un influenceur, il y a les commentaires, qui a fait semblant en commentaire de l'avoir mis alors qu'on avait vu avant qu'il avait ajouté. Je vous laisse lire le commentaire. Oui, en fait, il faut lire en fait,

56:20
Présentateur

mais oui, sauf qu'il a rajouté entre temps et on avait vu qu'il n'avait pas mis pendant un long moment. Tu peux le dire, c'est toi qui as commenté au début ? Non, ce n'est pas mon commentaire. Et en fait, c'était assez lunaire, j'ai trouvé assez marrant, mais en fait, ce n'est pas marrant non plus parce que ce sont des pratiques qui sont assez punissables par la loi, encore plus avec la nouvelle législation. Et en fait,

56:40
Locuteur 3

je pense que cette opération de com, elle va peut-être devenir un cas d'école, un peu un exemple, à ne pas suivre. Et je me suis dit, c'est quand même dur. Et puis, on m'a envoyé ce qu'a posté le patron de l'agence en question qui a géré ça sur LinkedIn, ce fabuleux réseau.

56:57
Présentateur

Je ne vais pas assez.

56:58
Invité

On rate des trucs.

57:01
Présentateur

Le patron de l'agence qui a dit, 6 millions de vues TikTok en 5 jours et une couverture médiatique nationale pour la campagne avec les influenceurs. Encore une fois, ce n'était pas un bon buzz, clairement. Il dit, ça a généré des vives réactions en commentaire sur Twitter, dans la presse généraliste. Seulement une semaine entre la découverte du brief client et le déploiement de la campagne. Tu m'étonnes, j'ai envie de dire. Ça se voit.

57:26
Locuteur 7

Oui,

57:26
Présentateur

ça se voit. Voilà, enfin, tout ça pour dire que je ne sais pas vous, mais moi, ça me donne des envies d'organiser un peu une, je ne sais pas, une votation pour ou contre LinkedIn, par exemple. Je ne sais pas si, si ça peut, voilà. Je ne peux pas bien prendre le pognon de LinkedIn pour défendre LinkedIn. Eh bien, le message est passé, j'ai envie de dire. Merci de m'avoir écouté. Bonne fin de soirée. Merci beaucoup, Vincent. Merci, Vincent.

57:47
Locuteur 7

Merci beaucoup,

57:56
Présentateur

Vincent, pour ce PowerPoint magnifique. Je ne suis pas sûr que cette chronique sera mise dans le brief de l'agence. Regardez comment on a cartonné, on n'a pas vu dans le média. Retombée média. Sujet rapide quand même. Indépendamment du sujet effectivement que Vincent aborde dans ses chroniques sur l'aspect numérique de ces sujets, il y a un aspect démocratique intéressant sur l'organisation d'une votation par une mairie, en l'occurrence à Nidalgo. Je rappelle quand même que l'Union de la gauche parisienne qui dirige Paris depuis 20 ans pour laquelle j'ai travaillé par le passé a été pionnière en matière de démocratie participative.

Les réunions locales, les contrats de mandat, les consultations des citoyens pour discuter de plein de trucs, etc. Donc, on continue à aller dans le sens de plus de démocratie locale. Le niveau local, d'ailleurs, est un des endroits les plus vifs en matière de développement de nouvelles initiatives et tout. Donc, c'est plutôt cool. Après, est-ce que faire un vote sur ce sujet-là en mairie, c'était une bonne idée ? On peut discuter des conditions, j'en sais rien.

58:47
Invité

Je trouve qu'il y a un truc en plus sur Paris et les métropoles en général, c'est qu'en fait, c'est devenu des points de cristallisation, de plein de flux. Du coup, en fait, il y a une question aussi sur à quel point c'est des villes où on habite, enfin, on habite de moins en moins les métropoles. Et du coup, il y a aussi la question de quand on fait une votation en incluant ceux qui habitent, en fait, les conséquences de la décision vont inclure les banlieusards comme moi qui viennent à Paris bosser. donc il y a un espèce de...

59:21
Présentateur

Pour le coup, c'est vrai, je suis d'accord avec toi. Il y a cette question-là de en fait,

59:24
Invité

est-ce que le périmètre géographique correspond du coup au périmètre des gens qui vont être impactés par les décisions ? La question que tu étais posée

59:33
Présentateur

avec Notre-Dame-Mélande... Pardon, excuse-moi, mais effectivement, pour préciser, je me souviens de l'époque où Bertrand Delanoé avait défini ce que c'est qu'un Parisien. C'était toute personne qui habite, travaille ou étudie à Paris. Et tout confondu. C'est-à-dire que que la vie est à Paris parce que tu travailles ou parce que tu étudies, tu es parisien. C'était comme ça que c'était pensé.

59:54
Invité

Sauf si t'habites dans le 16e du coup.

59:55
Présentateur

Pour des raisons de... Là, t'es du 16e. Ah non, je sais plus. T'allais dire un truc intéressant.

1:00:02
Locuteur 4

Non, c'était pas intéressant. Ça se sent que ce sujet, ça te saoule.

1:00:05
Présentateur

Ah oui, non, les mots... Ah oui, non, je disais le problème du périmètre, la question s'était posée aussi pour le référendum local à Notre-Dame-des-Landes aussi. Alors là, pour le coup, c'était légal-légal. Là, c'était un truc prévu par la Constitution. C'était bien une réforme consultative. Mais oui, qu'est-ce qui est impacté ? Quelle est l'écheule ? La question du périmètre. Mais c'est vrai que les trottinettes, je m'en fous. Et on a vu le ministre des Transports, Clément Beaune, prendre position hier à l'Assemblée pour défendre les trottinettes. Voilà, on sait que Clément Beaune regarde du côté de l'hôtel de Ville de Paris avec un intérêt certain. Il louche dessus.

Parce que c'est bien l'architecture.

1:00:36
Invité

C'était le premier à réagir quand il y a eu

1:00:42
Présentateur

de Bonne Guerre. C'est pas le premier ni le dernier. Ah, c'était le premier. C'est pas le premier ni le dernier à avoir des yeux sur la Ville de Paris. Il y a des ministres comme ça de temps en temps qui découvrent un amour pour la Ville de Paris. Mais donc voilà. C'est de Bonne Guerre. Ça fait partie du jeu démocratique. Mais voilà. Mais donc du coup, c'est à peu près tout ce qu'on avait envie de dire. Chers amis, on va faire une petite pause et on se retrouve après cette pause pour notre invité politique. Je vous rappelle que cette semaine, nous avons le plaisir de recevoir le ministre de l'Industrie qui porte les ambitions du gouvernement en matière de réindustrialisation du pays.

Il s'agit de Roland Lescure et on le retrouve après 10 minutes de pause. A tout de suite.

1:01:17
Locuteur 6

Bonsoir à tous et à toutes. Bonsoir à tout le monde. Très heureux de vous retrouver dans cette très belle émission. Chers amis, merci d'être toujours... Voilà quoi, merde. Roland Lescure.

1:01:33
Présentateur

Merci d'être toujours plus nombreux et nombreux à regarder Backseat. Bonsoir à vous qui nous regardez sur Twitch. Bonsoir à vous qui nous regardez en replay sur YouTube. Et bonsoir aussi à vous qui nous écoutez en podcast. Très heureux de vous accueillir dans cette belle émission où on parle de politique sur Twitch chaque jeudi. Je précise que cette émission n'est possible que grâce à vous, grâce à vos dons. Et nous venons de changer de plateforme de financement participatif suite à la fermeture malheureusement de Utip. Nous sommes désormais sur KissKissBankBank et je vous invite à venir nombreux et nombreux faire un don mensuel pour soutenir cette belle émission.

C'est grâce à vous qu'on l'a fait. Et grâce aussi à notre partenaire d'aujourd'hui qui est Bouygues Télécom avec qui on a fait un Bifor que je vous invite à regarder. Chers amis, pris Roland Lescure. Mais avant ça, la chronique que vous attendez tous, la vie d'Adèle.

1:02:21
Locuteur 1

Salut Adèle !

1:02:22
Invité

Bonsoir !

1:02:23
Locuteur 1

Comment ça va ?

1:02:23
Invité

Ça va mais par mesure d'hygiène je n'ai pas regardé le début de l'émission parce que sinon il fallait des lingettes et tout. C'est super compliqué ! Mais alors on n'est pas les seuls sur Twitch à avoir subi l'hygiénisme d'Alain. Figurez-vous.

1:02:35
Locuteur 4

Qui c'est d'autre ?

1:02:35
Invité

Si la régie veut bien lancer la première vidéo ça serait super.

1:02:38
Locuteur 4

Et chaque fois qu'on vous fait plaisir on vous offre une figurine Napoléon

1:02:41
Locuteur 3

c'est ça ? Oui, ma femme. Ma femme m'offrait ça quand elle considérait qu'un livre que je publiais était réussi. Ça prouve qu'il n'y en avait que un sur deux.

1:02:51
Invité

C'est un petit cadeau de Vinza à la communauté Twitch.

1:02:54
Présentateur

Merci Vinza pour ce montage. Il est fan de Napoléon en plus.

1:02:59
Invité

On l'aime de plus en plus. Je me doutais que ça allait vraiment vous plaire. Je suis contente.

1:03:03
Présentateur

Elle est vachement bien.

1:03:04
Invité

Moi j'avais envie de vous parler de la communication des ministres en ce moment bizarrement. Je ne sais pas pourquoi. Playboy, pif, têtu, on était sur eux. Sur une séquence presse de niche. Sauf pour Gérald Darmanin qui a fait une interview dimanche dans le JDD. Boring ! Attends, alors deux options. Deux options. Où Gérald, il n'a pas reçu le mémo de l'Elysée qui disait d'aller dans les médias de niche. C'est genre comme quand on n'a pas dit que c'était déguisé la soirée. Où Gérald est le ministre le plus responsable du gouvernement. Je vous laisse choisir ce qui vous le fait le plus de bien ce soir. Voilà. Je reviens sur la séquence Playboy Buzz, évidemment, parce que c'est aujourd'hui.

J'ai trouvé que c'était un peu rude pour Marlène parce qu'il n'y a pas eu un reposte de ses collègues du gouvernement. Franchement, c'est dur. Et puis, toute la semaine, toute la séquence, ça ne s'est pas bousculé au portillon pour la soutenir et dire, mais c'est une idée de chérie d'aller parler féminisme dans un journal qui objective les femmes depuis 70 ans et mettre des photos dans un magazine de charme de photos pas du tout charmantes. Et dont le boss a écrit un livre qui s'appelle Le guide de la bonne salope, je précise quand même.

1:04:15
Présentateur

Bel ouvrage.

1:04:16
Invité

C'est une super idée, il fallait vraiment le faire.

1:04:18
Présentateur

Il y a Priska Thévenot qui est allé défendre ça sur les plateaux, mais elle défend n'importe quoi.

1:04:23
Invité

Ouais, mais même, et ceux qui l'ont défendu parce qu'elle a été défendue, c'est toujours un peu du bout des lèvres. C'était quand même, les formules étaient polissées, les arguments les plus neutres possible.

1:04:31
Locuteur 4

qui est une femme politique courageuse, qu'à son caractère, qu'à son style, qui n'est pas le mien. Mais je le respecte, Madame Chapa a son style.

1:04:38
Invité

Oui, elle a son style. Elle adore les pantacours. Moi, pas du tout, Dieu m'en garde, mais je respecte les gens qui portent des pantacours. C'est terrible quand même, c'est le signe de défense pour Marlène. C'est vraiment, elle est comme elle est, vous la connaissez, c'est notre Marlène. C'est un truc que tu dis de ta grande tante bourrée quand elle te sort à la fin du repas. Quand même Zemmour, il n'a pas complètement tort. Tu te dis, elle est comme ça, on ne va pas la changer. Véran aussi, en tant que porte-parole, est allé au feu. Sauf que lui, il va utiliser une technique nouvelle.

1:05:04
Locuteur 2

Madame Chapa mène un combat en faveur du droit des femmes que personne ne peut lui retirer, personne ne peut lui contester, parfois de manière digressive.

1:05:12
Invité

De manière digressive. Disgracieuse. C'est quand même la meilleure technique, c'est quand même d'inventer des adjectifs. Parce que comme ça, on ne sait pas ce que tu penses vraiment. C'est digressif. C'est génial.

1:05:25
Présentateur

C'est vachement bien.

1:05:26
Invité

Non, franchement, j'ai trouvé ça brillant. Ça peut être disruptif, ça peut être transgressif, ça peut être digressif, on ne sait pas. Mais c'est l'inconscient des membres du gouvernement en ce moment.

1:05:34
Présentateur

Léa aussi, hier, elle a inventé un mot à Céceau ce soir. C'est vrai ? T'as dit quoi ?

1:05:38
Invité

Je ne sais plus, abstreindre.

1:05:39
Présentateur

Abstreindre. Ah oui, tu voulais te la péter avec un mot de parole. Mais apparemment,

1:05:43
Invité

ça existe. Ça n'a rien à voir avec ce que j'ai voulu dire. Bon, d'accord. Non, mais sinon, tu fais ça dans des... T'as dit que c'est en deux fils.

1:05:49
Locuteur 7

Non, non, je tiens en deux fils.

1:05:50
Invité

Mais fais-le dans des situations un peu embassoulantes, tu vois.

1:05:55
Locuteur

Ouais.

1:05:56
Invité

Alors qu'il y a ceux qui inventent des mots, mais il y a aussi ceux qui en utilisent au hasard. Là, c'était vraiment Kamoulox.

1:06:02
Locuteur 4

Monsieur le député, le priapisme avec lequel vous évoquez sans doute mon action, vous fait malheureusement louper la vérité.

1:06:09
Présentateur

Le priapisme. Priapisme. Alors, on a bugué avec le chat, on dirait, quand on regardait ça. Est-ce qu'il voulait dire prisme ?

1:06:16
Invité

Je pense que ça voulait dire prisme, mais c'est un lapsus. Mais niveau Édouard Philippe, tu sais, quand il avait mélangé Sucé et Sucité, on sent qu'on est un peu sur ce... Ou alors, je ne sais pas, mais on est quand même en train de parler des violences d'extrême droite. Qu'est-ce qui s'est passé dans son cerveau ? Ah ben là, il vrit.

1:06:31
Présentateur

On l'a perdu depuis longtemps. Non, vas-y, continue. Quand il pense à ses bandes...

1:06:35
Invité

Je ne sais pas. Bref, chelou, mais dans la série, ce n'est pas facile d'être ministre. Je voudrais aussi vous partager ce grand moment de solitude de Gabriel Attal qui a reçu un cadeau un peu spécial. Une sculpture de vache en bouse de vache. Bio.

1:06:53
Présentateur

T'inquiète, Gabriel.

1:06:55
Invité

Alors, c'est très mignon parce qu'il l'a reposté lui-même. Mais vraiment, je me suis dit, mais les gens...

1:06:58
Présentateur

C'est la FNSEA ? Parce que la FNSEA, ils peuvent leur faire faire n'importe quoi.

1:07:02
Invité

Mais est-ce qu'il y a un message caché ? C'est vraiment sympa. Il paraît que c'est vraiment une artiste qui est connue et qui expose dans toute la France. Contexte. Non, mais contexte.

1:07:11
Présentateur

On peut un peu dire la bouse de vache. C'est important. On peut bien se quitter.

1:07:15
Invité

Alors, on continue dans le dur dur d'être ministre. Le JDD de dimanche nous a offert une autre info. François Broun, ministre de la Santé, serait jugé trop transparent par ses collègues. Et en réponse, il a créé le Club des Invisibles pour réunir les membres du gouvernement qui souffrent eux aussi de leur manque de notoriété. Une sorte de réunion de ministres anonymes vraiment anonymes. Le dîner d'inauguration est donc le 12 avril et il a invité Pape Diaye et Christophe Béchut En plus, c'est peut-être parce qu'ils sont les plus... Bref. Mais François, il faut rajouter des assiettes à ce dîner.

Parce que globalement, dans ce gouvernement, à part 5-6, il n'y a pas le maire d'Armanin, tu peux inviter tous les autres. Test en direct. Hervé Berville. Non, ce n'est pas un ministre de la Quatrième République. La pêche, la maire. La maire, bravo. Sonia Bacques.

1:08:03
Présentateur

C'est chaud qu'on ne le sache pas.

1:08:10
Invité

Patricia Morales ? C'est un combattant. On pourrait continuer des heures.

1:08:16
Présentateur

C'est un catch Morales pour les combattants. Faut la ref, mais elle est valide. Didier Benuro.

1:08:24
Invité

Donc bref, pas besoin de Club des Invisibles, faites juste un conseil des ministres. En plus, c'est terrible parce qu'il a organisé ce dîner un mercredi soir. Et les dîners du mercredi, généralement, c'est ceux où il ne faut pas être invité. Parce que ce n'est pas ceux de François Braun, normalement, c'est ceux de François Pignon. C'était le mercredi soir, c'est le dîner de cons. C'est quoi le thème de ton dîner, François ? Club des Invisibles, c'est des gens qui ont un super pouvoir, celui de ne pas être dans Playboy. Bref. Il y en a un qui s'en sort pas mal quand même dans le gouvernement parce qu'il n'a pas été invité par François Braun et qu'il aurait pu l'être. C'est Roland Lescure.

1:09:03
Présentateur

Roland Lescure, dis donc.

1:09:04
Invité

Ministre de l'industrie et que s'il n'était pas notre invité ce soir et qu'on ne l'avait pas dit, honnêtement, je ne suis pas sûre que vous auriez répondu à cette question. Après, on a quand même l'impression de le connaître même si on ne le connaît pas. Quand même, ça sonne familier un peu Lescure. C'est comme un truc que tu as dans un placard. Tu ne t'en sers pas nécessairement au quotidien mais quand tu tombes dessus, tu es content. C'est comme un ramequin. Moi, ça m'a... Chérie, j'ai égaré mon Lescure. Exactement. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Comme quelqu'un que tu vois à la télé depuis que tu es né. Je ne sais pas. Enfin, l'un ou l'autre.

Mais pourtant, Roland, l'Escure, on ne le connaît pas ou peu. On ne sait pas qu'il a vécu au Canada, qu'il a été député des Français de l'étranger, président de la Commission des Affaires Économiques et qu'aujourd'hui, il est en charge de la magie des chaînes de production, des usines. Il faut avoir la référence. C'est sa prédécesseur

1:09:53
Présentateur

qu'on embrasse. Mais qui fait quoi, d'ailleurs, maintenant ? Agnès Pannier-Runacher,

1:09:57
Invité

elle est en charge d'une transition énergétique. Ah oui. Ah non, elle n'est plus à Bécy. Ah oui, c'est vrai qu'il y a une... Mais c'est elle

1:10:04
Présentateur

qui remplaçait le maire dans toutes les questions au gouvernement pendant le premier quinquennat. Il n'était jamais là à l'Assemblée. Il ne lui foutait pas les pieds. Donc du coup, le tchat l'aime bien. On a un fond de sympathie pour Pannier-Runacher parce qu'elle a fait le tard. Ah oui, bah les gens ? D'accord.

1:10:14
Invité

Mais on ne s'en souvient quand même pas beaucoup.

1:10:16
Locuteur

Il n'y a pas de ouf.

1:10:18
Présentateur

Il paraît qu'elle a bossé sur sa prononciation après pour ne plus avoir ce E traînant de parisien. Ah sur la magie ? Ah sur la magie ?

1:10:24
Invité

C'est trop bien ! C'était les deux. C'était ce qui était dit et le 1, évidemment. Mais formait le fond, quoi. Mais pourquoi ? Pourquoi Roland Lescure n'est-il pas connu ? C'est vrai. Pourquoi ? Parce que pourtant, pourtant, il fait tout ce qu'il faut faire pour être un influenceur politique comme son ministre du tutelle, Bruno Le Maire. Il a écrit un livre. Ah ! Nos totems, nos tabous. Ça pourrait être le titre d'une chanson d'Amel Bent, mais c'est le livre de Roland Lescure. Livre qu'il a publié avant d'être ministre. Normalement, on attend d'être au gouvernement. C'est vrai pour publier des bouquins. Mais il l'a fait avant parce qu'il avait du temps. Il était député.

Il est actif sur les réseaux. Il sort des vidéos pour nous parler de son action. Ça fait 4 mois que je suis ministre de l'Industrie. Ça fait 5 mois. Ça fait 6 mois. Ça fait 7 mois. Ça fait 8 mois. Ça fait 9 mois que j'ai réuni ce beau ministère de l'Industrie. Ah, ça fait 9 mois. On est fatigué. Un feu en feu en petit bateau aussi. Vous pourrez en parler, effectivement. 9 mois, toujours pas de micro-cravate ? 9 mois, le son, ouais. Le son était moins bon. 9 mois, on est fatigué. Il a fait un petit lapsus aussi. Non, on est... Ouais, bon. Mais bref, il publie aussi quand même très régulièrement des selfies de son quotidien. Il fait le job.

Donc de lui, quand il bosse au Parlement ou avec un casque de chantier, un autre casque, encore un casque ou une charlotte en faisant des trucs chelous avec ses bras ou en étant avec des ministres connus, avec des ministres pas connus, avec des animaux, des vélos, des autos et même des trucs un petit peu plus persos. Claire Elisabeth, je vous écris depuis la ligne de production. Tout ça est sur son Instagram. Et il est allé jusqu'à faire une vidéo de téléachat. Si ça, ça ne buzz pas, les gars. Quel est le point commun entre cette boîte de médicaments, ce tube de crème pour la main, ce verre et ce connecteur d'épreuve ? C'est fabriqué en France. Et il a la bonne réponse, les yeux !

1:12:21
Présentateur

Moi, j'aime bien les jeux, moi. Je le connais, Roland Lescure aussi.

1:12:25
Invité

Le quiz à la compte a manqué, je crois. Et puis, Roland, il n'a pas oublié de s'adresser aux jeunes directement. Bonjour les jeunes, je suis Roland Lescure, ministre de l'Industrie et donc, je vais vous parler d'industrie. Moi, je ne comprends pas que cette notoriété n'écolle pas. Mais Roland a pris le taureau par les cornes et il a fait une réunion Bresto avec son équipe de com' pour trouver comment buzzer. Et on a les images de cette réunion mais pas le son. Mais bon, apparemment, il a généré plein d'idées et ils sont partis sur un truc plutôt original qui était faire comme Bob Lennon.

Alors, je ne sais pas si vous avez la règle mais en fait, ça consiste à laisser son micro ouvert en plein stream alors qu'on est en train de faire un truc hyper intime et qu'on est liés, entrelacés, comme ça, intimement, bref, du cul quoi. Évidemment, la dernière vidéo est un montage mais pas tout le reste et on remercie Vinza d'avoir participé. Mais pas besoin de stratégie cheloue pour faire le buzz. Il suffisait de venir à Backseat.

1:13:25
Présentateur

Et oui ! Merci beaucoup Adèle pour cette avis d'Adèle extraordinaire. Merci beaucoup. Incroyable. Merci beaucoup, évidemment, on embrasse Bob Lennon, sortez couverts.

1:13:40
Invité

Il y avait 49.3 sur les post-it, je ne sais pas pourquoi.

1:13:43
Présentateur

Parce que c'est un montage, c'est faux, tout ça est faux. Ça a été fait par Vinza qu'on embrasse qui nous fait les montages dans la vie d'Adèle. Donc voilà, Vinza, McFly, Carlito, 49.3, tout ça, tout ça. Chers amis, maintenant que vous le connaissez intimement, je vous propose d'accueillir notre invité de la semaine, le ministre de l'Industrie, Roland Lescure. Bonjour Roland Lescure.

1:14:08
Invité

Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de Backseat. Merci à vous de m'avoir libéré mon 12 avril. Pourquoi ? Parce que grâce à vous, je pense que je vais être un peu moins invisible et que du coup, le 12 avril, je ne serai pas sur François Brouillard. Absolument. Mais vous auriez dû dire bonsoir les jeunes en arrivant.

1:14:23
Présentateur

Salut les jeunes. Mais on embrasse François Brouillard qui dîne avec ses copains ministres inconnus. Et qui est très sympa. Et qui apparemment aime le whisky, mais en tout cas, il aime le rugby. C'est un vrai... Alors vous, vous Roland Lescure, ministre chargé de l'Industrie, je le disais, vous êtes engagé en politique depuis 2017. Vous faites partie...

1:14:40
Invité

2016. Depuis 2016. Vous avez rejoint Emmanuel Macron

1:14:42
Présentateur

dès la création de La République en marche. Vous avez présidé la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. Ce n'est pas rien. Et vous êtes ancien chef des placements à la Caisse des dépôts du Québec. Et vous me disiez tout à l'heure en rentaine que c'est elle qui gère notamment le système de retraite là-bas. On va en parler notamment. Roland Lescure, vous êtes ministre du gouvernement dans une période très particulière. Est-ce que vous condamnez les violences ? Je le concède.

1:15:08
Invité

Est-ce que vous condamnez les violences Roland Lescure ? Évidemment, je condamne et surtout je les regrette. Je pense que quand on arrive... C'est-à-dire ? Quand on arrive à un tel degré de violence... On parlait des violences policières. Je n'ai pas entendu d'adjectif. Alors justement, j'allais vous... C'était ma relance. C'était ma relance. Non mais allez-y. Non mais je pense qu'on peut évidemment parler des mots qu'il ne faut pas dire. Comment ça s'appelle ? Adèle Barbeur. Merci Adèle. Elle parlait d'un bouquin qui a dû vendre à peu près autant d'exemplaires que les romans de la ministre dont on parlait tout à l'heure. C'est-à-dire assez peu. Donc merci d'avoir relancé les ventes.

Ce n'est pas sympa. Et dans ce bouquin, dans ce bouquin, je l'appelais totem et tabou parce que je disais en France, on adore se déchirer sur des mots, sur des expressions, violences policières par exemple. À l'époque, c'était islamo-gauchisme. Oui. Plutôt que de parler du fond.

1:15:55
Présentateur

Sauf que là,

1:15:55
Invité

les déchirés, elles sont plus physiques que... Mais exactement. Justement. Donc je préfère qu'on arrive à expliquer, peut-être à comprendre les raisons pour lesquelles on en est arrivé là. Condamner, ça ne va peut-être pas plaire à tout le monde sur le plateau, des gens qui viennent en manifestation pour casser. Se concentrer peut-être sur les 99,9% de ceux qui vont en manifestation pour manifester. Et évidemment, moi ce que je dis, c'est que la condition inconditionnelle du soutien qu'on doit apporter à nos forces de police, c'est l'exemplarité. Donc moi je suis pour des forces de police exemplaires et j'en parlais dans ce bouquin. Et quand elles le sont pas alors ?

Mais il faut être évidemment intraitable et il faut que les enquêtes aillent jusqu'au bout et il faut que les bandes qu'on a entendues de tel ou tel arrêtant quelqu'un et le traitant de manière absolument inacceptable par des mots soient tout aussi condamnées que éventuellement des actes. Ce que je veux pas juste qu'on fasse, c'est qu'on mélange un peu tout, qu'on mette tout sur le même plan. Parce que c'est vrai que en démocratie, c'est un terme marxiste, ça va peut-être lui plaire, les violences légitimes, elles sont du ressort de la police. C'est-à-dire que la police est la seule institution avec l'armée dont la violence est légitimée. Elle est pas légitimée pour rien, ça a un prix ça.

Elle est légitimée pour défendre et protéger les populations. Et pas n'importe comment, c'est aussi des règles d'emploi. Je suis d'accord, évidemment. Et on peut discuter de ces règles d'emploi, mais à ce stade, ce que je comprends quand même, parce que j'échange régulièrement avec Laurent Nunes, c'est que les règles d'emploi sont respectées. Et si elles ne le sont pas, elles doivent être condamnées. Après, on peut ne pas être d'accord avec les règles d'emploi telles qu'elles sont aujourd'hui, mais moi, ce que je vois quand même quand je vois Sainte-Soline, quand je vois des images, des manifestations, enfin, moi, je vous le disais à la peau, déléguée CGT à la RATP.

Quand j'avais deux ans, j'étais sur les épaules de ma mère en mai 68 à manifester. OK. Bon. Maintenant, je ne pense pas qu'il y a beaucoup de mamans qui emmèneraient leurs gamins de deux ans à manifester.

1:17:55
Locuteur 3

Non, pourquoi ?

1:17:56
Invité

C'est un regret de votre... Oui, c'est un regret, évidemment. OK, d'accord. Parce que moi, j'ai grandi en France dans un environnement dans lequel les manifestations font partie de la démocratie. Ce sont des éléments essentiels de la démocratie. Mais si on se retrouve avec une minorité qui est présente dans une manifestation qui vise avant tout à foutre la merde, il faut le dire comme c'est dit, on risque de dénaturer les manifestations elles-mêmes, de se traduire dans un enchaînement effectivement dangereux dans lequel les violences appellent une violence qui est légitime, même si elle dérape parfois, et on se retrouve au fond à déplacer le problème et à ne pas parler de l'essentiel.

L'essentiel, c'est la réforme des retraites, c'est la manière dont on peut s'y opposer et dont on peut aussi la défendre, et on déplace le sujet. Et moi, je le regrette, vraiment, je le regrette. Je le regrette parce qu'on arrive à un moment où effectivement, c'est littéralement la fumée qui cache l'essentiel alors qu'on devrait parler de l'essentiel et continuer à en parler. Je voulais juste revenir sur le parallèle que vous avez dressé entre islamo-gauchisme et violences policières. Déjà, l'islamo-gauchisme, c'est un concept totalement fumeux qui a été inventé pour délégitimer des opposants politiques, concrètement. Les violences policières, c'est quand même quelque chose de très concret.

À l'heure où nous parlons, il y a un des manifestants qui était à Sainte-Solines qui est encore entre la vie et la mort, qui est dans le coma depuis 12 jours.

1:19:13
Locuteur 2

Serge.

1:19:13
Invité

Serge. À l'heure où nous parlons, il y a un documentaire qui va être diffusé sur... Complément d'enquête. Complément d'enquête, je ne sais pas quelle chaîne, pardon, mais bref, à la télé.

1:19:23
Présentateur

Je ne connais pas la télé.

1:19:24
Invité

Qui montre en fait qu'il y a quand même... En fait, on ne peut pas vraiment parler de dérapage. Là, on est vraiment dans un... Ce ne sont plus des dérapages. On a l'impression qu'il y a un problème de contrôle parce qu'on voit notamment, il y a un extrait, je ne sais pas si la régie peut le passer que j'avais envoyé à la régie éventuellement.

1:19:40
Présentateur

Je ne sais pas si ils sont en train de maniquer là à l'heure qu'il est. Non, ils ne l'ont pas. Ils ne l'ont pas. Ils ne l'ont pas. Très bien.

1:19:44
Invité

Quoi qu'il en soit, on voit en fait, du coup, une unité de police, enfin de gendarmerie qui est sur place et qui réagit en disant oh merde, putain, qu'est-ce qu'ils font les cons ? Ils sont en train de tirer sur des manifestants. En fait, c'est une famille en fait. Et donc, ce n'est pas des dérapages, ce n'est pas des erreurs. On ne peut pas, vous disiez totem est tabou, très bien, mais dans ces cas-là, employons les mots. Là, ce sont des violences qui sont incontrôlées, qui ne sont pas sanctionnées par ailleurs par un grand nombre des membres du gouvernement et notamment par leur chef, qui est Gérald Darmanin, qui dit non, non, il n'y a pas du tout de violences policières.

Laurent Nunes, ce que vous citiez tout à l'heure, refuse aussi de dire qu'il y a des violences policières. Est-ce que là, on n'est pas effectivement face à un tabou qui est le seul tabou du gouvernement, en fait ? Non, mais il y a plein de choses que vous avez dites. D'abord, je n'ai en aucun cas souhaité, donc si ça a été pris comme tel, je le regrette, faire un amalgame entre islamo-gauchisme et violences policières. Ce que j'ai essayé de faire en traçant ce parallèle, c'est dire qu'il y a des mots en France qui génèrent du débat qui, au fond, devient plus important que les raisons du débat lui-même. Et il y en a plein. Il y a un autre rapport à l'argent qui est un rapport totémique.

Nos rapports à la fin de vie, j'en parlais dans le bouquin aussi, on est très... Enfin, moi, ma femme est irlandaise. En Irlande, quand quelqu'un meurt, il y a des obsèques et derrière, on fait la fête pour célébrer le mort. Le rapport à la mort est très différent de celui qu'on a, nous, qui est assez tabou. Et les violences policières, c'est pareil, tu vois, je viens de prononcer le mot. C'est un totem pour vous. C'est devenu, en fait, un espèce de totem qui oppose des gens qui, plutôt que de parler de l'essentiel, c'est-à-dire la manière... C'est trop facile.

Mais on ne peut pas fermer les yeux sur les violences policières qui, aujourd'hui, mettent des gens entre la vie et la mort, quand même. Des personnes qui perdent une capacité physique, etc. Non, non, mais attends, il y a deux choses. Il y a les termes. À mon avis, il faut éviter de déplacer le problème en s'écharpant sur des termes que certains veulent prononcer et d'autres pas. On ne parle pas de mots, là. Et ensuite... Non, non, je parle en général. Et islamo-gauchisme, je suis d'accord avec vous, ce truc-là a été mis dans l'atmosphère pour des raisons politiques et c'était tout aussi, à mon avis, déplacé. Donc, le rapport à la religion en France, c'est compliqué. Il faut en parler.

Il faut en parler autant qu'on parle de le rapport à l'islam, à la religion catholique, à la laïcité extrêmement forte dont je suis plutôt un fervent partisan. Mais par ailleurs, quand on dit il y a un manifestant qui est entre la vie et la mort, je le regrette autant que vous et je me sens aussi déchiré que vous que cette personne soit entre la vie et la mort. Et pour autant, je ne me permets pas de juger des raisons pour lesquelles il en est là parce que je ne le sais pas.

C'est-à-dire que en faisant le parallèle que vous faites entre Serge, visiblement, entre la vie et la mort et les images qu'on n'a pas vues mais qui visiblement montrent que des policiers ont dérapé, peut-être ou pas, mais s'ils l'ont fait, il faut les condamner. Là, vous faites un parallèle un peu osé. Moi, Serge, je ne sais pas ce qui s'est passé et j'espère que l'enquête le montrera. Oui, parce que le procureur a demandé une enquête. Non, mais exactement. Et j'espère surtout qu'on le montrera J'allais inventer un mot, excuse-moi, c'est la mode de soir pour mettre le feu. Moi, j'ai plutôt envie aujourd'hui et donc j'essaie de le faire quand je prends la parole d'apaiser un peu le débat.

Et ça ne veut pas dire qu'on va être d'accord sur tout. Il y a des choses sur lesquelles je pense qu'on va être dans des accords profonds. Mais en revanche, je continue à penser qu'on va pouvoir se parler normalement en France et qu'on peut éviter la violence verbale et physique. Claire ? Oui, moi, je voulais revenir sur votre référence à la violence légitime qui serait d'une nature différente du côté des policiers et donc de l'État. Et en fait, c'est quelque chose qui a beaucoup tourné avec notamment une référence explicite à Max Weber. Si on prend le texte de Max Weber, il y a écrit « L'État revendique pour lui-même le monopole de la violence légitime ».

Ça veut dire que ce n'est pas une légitimité qui tombe du ciel, qui est là automatiquement. C'est un processus par lequel, démocratique, si on est dans un État démocratique, par lequel l'État en fait s'octroie un monopole de la violence légitime parce qu'il crée les conditions d'une violence de cette légitimité. Et en fait, si on prend juste aujourd'hui, il y a quatre policiers qui, en 2017, ont commis des faits assez graves de violences sur des jeunes qui sont aujourd'hui en procès. C'était en 2017 et leur unité a été dissoute, mais le chef de cette même unité est aujourd'hui à la tête des Bravèmes.

Donc, je veux dire, est-ce que vous pouvez convenir avec nous ce soir que même lorsque vous parliez des sanctions qui sont là de l'ordre légal qui est là pour garantir justement cette légitimité de l'action de la police, est-ce qu'il n'y a pas un truc qui est grippé là ? Parce que nous, en fait, la tension, elle est là aussi parce qu'on a la sensation que le blocage, il vient d'une non-reconnaissance de problèmes qu'on peut tous aussi reconnaître et essayer de trouver des solutions parce qu'on est dans une démocratie et qu'on avance pour essayer de trouver Roland Escléron.

Bon, d'abord, je ne connais pas les circonstances de ce dont vous parlez, mais j'imagine que si les policiers en question ont été condamnés et que la... Ils sont jugés aujourd'hui. Enfin, qui risquent de l'être et que la brigade a été dissoute et que le chef de l'époque est aujourd'hui encore en responsabilité, c'est qu'il a été jugé innocent. Il n'a pas été jugé responsable des agissements de ces troupes. J'imagine, je ne connais pas le sujet, mais sinon, il sera en procès demain avec eux. Donc, il faut faire attention.

J'ai entendu sur un plateau, je ne sais plus quel soir ce week-end, un policier qui disait quand un prof commet une erreur, on ne jette pas l'opprobre sur toute la profession des professeurs. Il y en a qui le font, mais vrai, oui. Non, mais en tout cas, moi pas. Non, mais je vois, je vois, je vois. Etant politique, je veux dire, je sais de quoi je parle. Oui, oui. Maintenant, moi, vous savez tous ce qui est Rudy Giuliani. C'est l'avocate de Donald Trump. Totalement infréquentable. Mais avant d'être l'avocate de... Non, mais clairement, et même, je pense, un peu malade, mais dans les années 90-2000, il était maire de New York. Très grand maire de New York.

Et qu'est-ce qu'il a fait notamment comme maire de New York ? C'était la politique du zéro vitre. Tolérance zéro. Tolérance zéro. Mais, mais, tolérance zéro aussi avec ses forces de police. Et il avait dit la police new-yorkaise sera irréprochable. Il faut que vous en parliez à Darmanin. Oui, c'est une bonne idée. C'est une bonne idée. Il faut organiser une rencontre. Vous savez quoi ? Vous savez quoi ? Non, mais je ne vais pas vous...

1:26:12
Présentateur

Non, mais en plus, c'est très bien que Darmanin, sa feuille de route, c'était précisément de ne pas dire les choses. Parce qu'après, Castaner avait eu le malheur de dire peut-être que l'étranglement, des fois, c'est pas ouf. Il a été débarqué parce qu'on connaît la puissance des syndicats de police. Moi, j'ai vraiment l'impression aujourd'hui de voir un pouvoir qui est coincé, y compris par sa police, parce qu'il a voulu mener une politique autoritaire qui fait que... Parce qu'il a voulu mener une politique libérale... Non, mais autant,

1:26:34
Invité

je peux être d'accord avec le fait que... Les historiens seront d'accord quand ils regarderont la période et c'est ça qui s'est passé. En fait, on verra. Ce qui est clair, c'est qu'aujourd'hui, on est dans un équilibre violent. Et on a sans doute une approche totalement polaire des raisons pour lesquelles on y est. Donc, vous venez de dire, il a organisé un État autoritaire, violent, etc. Moi, je considère qu'on est plutôt en réaction à des violences inacceptables. Mais à la limite, ça, vous avez raison, c'est l'histoire qui le dira. En revanche, moi, je suis persuadé aujourd'hui que vu la situation dans laquelle on est, notre responsabilité à tous et à toutes, c'est plutôt de calmer le jeu.

Justement. Et donc, moi, j'essaie... Mais après, je veux dire, on l'a dit tout à l'heure à propos des interviews dans certains... Chacun a son style. Chacun a son style. Et on ne peut pas reprocher parfois, aux macronistes de tous se ressembler et d'être lisses. Et ensuite, de dire, il y en a qui sont un peu différents chez nous. J'entends Roland Lézcourt

1:27:28
Présentateur

que vous n'utilisez effectivement pas le même vocable que Gérald Darmanin, que vous avez un discours différent, que vous reconnaissez... Et je n'ai pas le même job non plus. Au demeurant, vous n'avez pas le même job. C'est vrai, vous êtes ministre de l'Université. Et je ne veux pas de son job. Usul. Oui, parce que je vais rester quand même sur cette histoire notamment de Darmanin. Ce qu'on a vu... Qu'est-ce qui s'est passé à Sainte-Solene ? Qu'on regarde qui a fait quoi ? Ce qui s'est passé, c'est que Darmanin a annoncé la veille vous allez voir des images violentes. Il a dépêché un monde fou là-bas pour protéger des trous. Bon, ça c'est plutôt admis. Et pour faire...

Pour montrer ces images de guérilla. Qu'est-ce qui s'est passé aussi ? Qu'est-ce qu'il est en train de préparer à Mayotte aussi ? Une entreprise aussi énorme où il fait venir là plein de déblindés, des machins. Vous savez, il y a des problèmes... La situation sécuritaire à Mayotte est très complexe. Il y a une situation sécuritaire compliquée, une situation migratoire compliquée. Mais tous les acteurs sur place, les acteurs associatifs et les politiques locaux sont en train de s'inquiéter de ce qu'est en train de préparer Darmanin, à savoir une énorme manifestation, une énorme démonstration de force où il va dégager les bidonvilles, machin. Il n'y a aucune solution après qui est prévue.

Ça peut aboutir à une catastrophe humanitaire localement. Mais il s'en fout parce que lui, il veut montrer qu'il a fait le show à Mayotte. Voilà. Et tout à l'heure, on parlait de 68. Pourquoi on pouvait manifester en 68 dans les rues ? Parce qu'il y avait le préfet Grimaud, etc. Et on sait qu'à l'époque, ce qui s'est dit, c'est qu'on ne tape pas sur la jeunesse qui va être l'élite de demain. Aujourd'hui, on s'en fout. On a reconstitué les voltigeurs précisément pour aller taper sur la jeunesse qui sera l'élite de demain. Cette jeunesse-là qui est en train de péter un câble parce que cette situation de blocage démocratique, ça la rend ouf.

Et on voit des jeunes de grandes écoles qui tapent des panneaux JC Decaux. Ce n'est pas des terroristes. Ce n'est pas des black blocs organisés par l'ultra-gauche internationale sur le dark web. C'est des jeunes. Normalement, ça pourrait être vos enfants. Et vous qui êtes un libéral, est-ce que vous ne trouvez pas qu'on vit quand même dans une époque où, là, la situation est vraiment en train de se tendre, mais elle l'est du fait du raidissement du pouvoir et du raidissement particulier de Darmanin qui a peut-être aussi son propre agenda et sa propre ligne idéologique ?

1:29:20
Invité

C'est là qu'on sera d'accord. Mayotte, je ne connais pas, donc je ne vais surtout pas me permettre de parler d'un sujet que je ne connais pas. Il y a beaucoup de trucs que vous ne vous dites là. Mais Sainte-Soline, j'ai vu les mêmes images que vous. Visiblement, on ne les a pas vues de la même manière. Moi, j'ai vu des images prises à l'intérieur des véhicules de police parce qu'on brûlait. Il y en a quand même trois ou quatre qu'on brûlait. Vous avez vu celles-là, elles ont beaucoup tourné, oui. Mais non, mais en disant ça, vous sous-entendez quelque chose que je ne suis pas prêt à entendre. J'ai vu des images de policiers sur des couades qui tiraient au LBD. Inacceptable.

Mais j'ai vu aussi des images prises à l'intérieur de véhicules de police de gens qui étaient assiégés et pas par des élèves du lycée Henri IV ou alors particulièrement radicalisés. Je pense qu'on peut le dire. Ils étaient attaqués. On avait l'impression d'avoir des barbares qui se payaient des flics. Et ça, je l'ai vu. Peut-être que vous ne l'avez pas vu. Peut-être que je me fais... Non, mais juste parce que...

1:30:13
Présentateur

Quand j'entends, ils sont venus tuer du flic et que je regarde le nombre de flics tués par des écolos ces dernières années. Moi, je pense plutôt à Rémi Fraisse. Je pense plutôt que c'est dans l'autre sens qu'on voit des violences.

1:30:21
Invité

En tout cas,

1:30:22
Présentateur

moi, je me considère

1:30:23
Invité

comme écolos. Je ne suis pas sûr que les gens qui étaient les mille par les 5000 autres mais les mille qui étaient en train de se faire du flic je n'ai pas dit tuer se faire du flic samedi c'était des écolos tels que moi je les perçois. Maintenant, vraiment dire qu'on a organisé le bordel à Sainte-Soligne là, je pense que c'est extrêmement exagéré. Parce que Darmanin a besoin de ses images aussi. Mais non, mais non. Mais ça, c'est... Je veux dire, personne n'a intérêt aujourd'hui. Personne. Donc, le côté un peu complot pour divertir la réforme des retraites on va se taper sur la gueule pour éviter de parler de l'essentiel. Mais c'est aussi pour dissuader les gens d'aller manifester.

Aujourd'hui, 53% des Français et les Français ont peur d'aller en manifester. Et je le regrette. Mais ce n'est pas organisé pour ça. Moi, pendant... Ma mère s'est prise de la bombe lacrymo. Ma mère, quoi. Et vous savez quoi ? Ça a été bien dit tout à l'heure. Je ne suis pas particulièrement visible aujourd'hui. En 2018, j'étais totalement invisible. Pourtant, j'étais député président de la commission de l'affaires économiques. Moi, j'allais dans les manifestations des Gilets jaunes. J'y allais en tant qu'individu lambda à Paris. On ne vous reconnaissait pas, donc vous pouviez y aller. Je n'avais aucun risque. Et pourtant, je n'avais pas un casque, des lunettes et autres. J'allais me balader.

Et je voyais effectivement des gens hyper violents qui me faisaient peur. Et je ne parle pas de la saison 1 des Gilets jaunes où il y avait des dizaines et des dizaines de milliers de gens qui envahissaient les ronds-points, qui avaient une colère extrêmement, au fond, sincère, et qui étaient là parce qu'ils n'étaient juste pas contents. Mais à partir de janvier 2019, on a des groupes extrêmement organisés. Je les ai vus qui étaient là pour se payer du flic à Place d'Italie et autres. Eh bien, vous savez quoi ? Je me souviens qu'à l'époque, on vérifiera, il y avait une marche pour le climat organisée dans le monde. Il y avait un million de personnes à Montréal. Un million.

Il y en avait 10 000 à Paris. 10 000. Parce que les familles, moi, j'ai des copains qui ont des gamins petits, mais moi, je ne vais pas manifester pour le climat alors que je risque de me faire bomber. Est-ce que c'est juste la faute de la police ? Vous avez le droit de penser que oui. Moi, je suis convaincu que non, parce que j'ai été traîné dans ces manifs et que des gens hyper violents,

1:32:22
Présentateur

j'en ai vu. On vous mettra probablement pas d'accord là-dessus, mais vous l'avez dit tout à l'heure, Roland Lescure, le problème du rideau de fumée, c'est que ça cache le vrai sujet, enfin, le sujet important, et je suis d'accord avec vous, la réforme des retraites. On voulait aussi en parler avec vous ce soir. On parlera d'industrie après parce qu'on a aussi beaucoup de questions pour vous là-dessus, mais cette réforme des retraites, est-ce qu'il fallait la faire comme ça, maintenant, dans ce contexte ? Le Kairos. Moi, je pense que oui,

1:32:49
Invité

mais visiblement... Les Français, non. Il n'y a pas une majorité de Français qui sont d'accord avec moi. Bon. Je ne m'attendais pas...

1:32:57
Présentateur

Ils comptaient sur la méthode ? Non, je ne sais pas, dites-moi, parce que 2020, c'était une réforme différente. Il y avait une volonté différente.

1:33:01
Invité

Moi, je préférais la réforme de 2020. Il faut être très clair. À peu près tout le monde, oui. La réforme de 2020, elle était... Non, non, non, ça, ce n'est pas vrai. Ce que vous venez de dire est totalement faux. Parce que moi, j'étais... Je pensais à la CFDT, en l'occurrence, pardon. Non, mais oui, la CFDT. Mais d'ailleurs, puis, il faut toujours commencer, quand on est en Macronie, par dire j'aime beaucoup Laurent Berger. Mais la réforme, c'est que j'aime beaucoup Laurent Berger. J'ai travaillé avec lui sur les lois dans le premier quinquennat, la loi PAC, j'en étais à la porture générale, etc. Mais en 2020, on a eu de l'obstruction, on a eu des milliers d'amendements.

On ne serait pas, aujourd'hui, vu l'Assemblée telle qu'elle est, majoritaire sur cette loi, on l'était à l'époque, mais malgré ça, on a dû passer en 49.3. On a eu 55 jours de manifs, on a eu des violences policières, des violences de manifestants, et finalement, on n'a pas été au bout, parce que le Covid est passé par là. Donc, il ne faut pas mythifier la réforme de 2020 en disant, elle était géniale, tout le monde en en voulait. La réalité, c'est que la réforme des retraites en France, elle met systématiquement des centaines de milliers de personnes dans la rue, elle est compliquée.

En plus, et là, on s'est planté, je veux bien reconnaître un certain nombre de choses, c'est par nature une réforme difficile, ce n'est pas une réforme de justice, on a essayé d'en corriger quelques injustices. Ça pourrait être une réforme de justice. Mais non, je veux dire, la réforme qui consiste à dire, il va falloir travailler davantage, c'est une réforme difficile. Oui, donc on est d'accord, c'est une réforme injuste. Elle est difficile. Elle est difficile. Et par ailleurs, j'ai un scoop pour vous. Et c'est ce qu'on réalise dans cette discussion, c'est que le système des retraites lui-même, il est injuste. Et plus encore que ça, le marché du travail est injuste.

Quand on parle des femmes... Ce n'est pas un scoop, ça ? Non. C'était ça votre scoop ? Parce que nous, on a des vrais scoops ici. Quand on nous reproche que la réforme des retraites traite mal les femmes, en fait, c'est le marché du travail aujourd'hui qui traite mal les femmes. Naturellement, mais c'est pour ça qu'on dit qu'il suffit d'équilibrer les salaires femmes. Oui, et je pense qu'en 5 ans, et on ne sera peut-être pas d'accord là-dessus, mais en 5 ans, on a fait plus pour la condition des femmes, notamment dans l'entreprise, qu'on en a fait dans les 50 ans qu'on précédait. Vous savez que dans la loi, je dis juste... Allez-y, allez-y.

En 82, il y a une loi qui est passée qui dit que les salaires des femmes doivent être égaux à celles des hommes. 40 ans plus tard, il y en a toujours 15% d'écarts. Nous, on a voté une loi qui fait qu'aujourd'hui, si vous ne rattrapez pas les salaires des femmes quand elles rentrent de congé maternité, vous rémunérez les femmes de manière différente des hommes au moment des promos, vous avez des rémunérations à poste égal différentes, vous pouvez avoir des amendes. Résultat, ça n'a rien changé, les inégalités salariales, pardon, n'ont pas reculé, j'en suis navrée. Je pense qu'elles sont... Vous avez des chiffres ?

Parce que j'ai demandé à votre collègue récemment, c'était madame Spilbo, Spilbo, Spilboot, pardon, qui a été incapable de me donner des chiffres mais qui m'a dit que si, si, c'était très efficace. Donc vous, peut-être, en tant que ministre de l'Industrie, vous avez des chiffres. Parce que ça m'intéresse pour le coup. Bien sûr, et d'ailleurs, les statistiques vont sortir tous les ans, donc on verra pour l'année 2022 quand elles sortiront et j'espère qu'elles sont en train de se réduire. Mais en tout cas... Non mais franchement... J'entends le lien que vous faites entre le travail et les retraites. En fait, on a fait une réforme des retraites qui a...

En fait, le système des retraites est un peu à l'image de tout ce qui précède. Les 50, 60, 65 ans qui précèdent. Et donc on fait porter au système des retraites dans le cadre de la réforme tous les mots du reste. Et c'est ça qui m'a gêné. C'est qu'on a eu des bonnes discussions mais qui ne concernaient pas forcément les retraites. Pardon. Claire. Vous avez à demi-mot admis que le système actuel n'est pas juste et pourtant vous avez choisi la manière la plus injuste de changer le système.

C'est-à-dire reculer l'âge de manière homogène alors qu'on sait qu'on a une pluralité et une inégalité de situations très fortes entre des ouvriers qui en fait ne vont potentiellement même pas arriver à l'âge de la retraite et qui vont être cassés avant. Donc en fait, pourquoi avoir utilisé cette manière-là ? Et pourquoi continuer de marteler que c'est une réforme qui a une part de justice alors que c'est fondamentalement une réforme injuste avec quelques sparadraps sur la pénibilité ou autres alors que par ailleurs sur la pénibilité c'est des choses qui ont été détricotées en 2019 par Macron lui-même. Non, non, non. Enfin, il y a beaucoup de choses. Pardon.

Le C2P, il y a eu quatre critères de pénibilité dont des choses comme exposition aux agents chimiques comme le port des charges lourdes donc pas des choses accessoires qui ont été supprimées des critères de pénibilité en 2019 c'est seulement 2771 demandes de reconnaissance des critères de pénibilité qui ont été validés donc on a un problème de ce point de vue-là.

Mais ce que je veux dire c'est que en fait, la raison pour laquelle il y a une tension aussi autour de cette réforme des retraites c'est peut-être aussi qu'il y a cette sensation que le discours que vous portez autour n'est pas sincère que ça sonne faux quoi enfin et ça comment voilà, comment vous défendez Roland Lescure allez-y sur la philosophie d'ensemble de la réforme des retraites on a un système social auquel je suis aussi attaché que vous qui consiste à dire en gros je vais simplifier en France l'école est gratuite la santé est gratuite l'université est gratuite de moins en moins oui mais juste je vais par rapport à d'autres pays dans lesquels j'ai vécu je pense que c'est pas de moins en moins c'est beaucoup moins partout dans le monde l'université elle est là non non non juste donc on a un système social qui consiste à dire en France et j'en suis fier on va financer avec ceux qui travaillent tout le reste et le reste va être quasiment gratuit l'école est quasiment gratuite les crèches sont vraiment pas chères par rapport à tous les autres pays ou presque du monde à part un peu c'est effectivement une spécificité et c'est une spécificité et donc à partir du moment qu'on veut mettre plus d'argent dans l'hôpital mettre plus d'argent dans l'école et qu'en plus la pyramide démographique est ce qu'elle est il faut que globalement on travaille davantage vous savez ce qu'on va vous rédiger alors moi j'ai une autre solution je finis je finis non non mais c'est j'allais dire c'est mécanique donc il faut moins de chômage il faut plus d'emploi des jeunes et une manière et ça c'est le choix stratégique qu'on a fait c'est de dire que on va travailler tous deux ans de plus c'est des choix politiques c'est des choix politiques parce que les entreprises auparavant finançaient la sécurité sociale à 65% aujourd'hui moins de 50% donc il y a quand même des choix politiques qui sont faits il y avait beaucoup de questions c'est un choix qui par ailleurs vous le savez je pense fait que dans la réforme telle qu'elle a été amendée notamment sur la pénibilité moi je suis dans l'industrie aujourd'hui il y a beaucoup de gens qui dans l'industrie parce qu'on a changé les critères de travail de nuit parce qu'on a changé les critères de travaillabilité ne vont pas être du tout concernés par cette retraite ce qu'on a dit c'est qu'il y a 40% des gens qui ne vont pas travailler davantage et ces 40% là c'est ni vous ni moi c'est des gens qui sont plutôt aujourd'hui sur des tâches pénibles qui vont effectivement ne pas voir leur âge effectif de retraite augmenter mais comment leur justement non mais quand vous dites par exemple ils vont mourir au travail c'est-à-dire moi il y a un truc qui m'a tué dans ce et là encore on est dans la tension dont je parlais tout à l'heure ils vont mourir au travail non mais attendez non non non le débat vous savez sur quoi ce qui m'a vraiment tué dans ce débat c'est le cas de le dire c'est que ça a été la ruine ou la mort nous on vous a dit si on ne touche pas on est au bord de la ruine et vous vous avez répondu vous allez nous tuer au travail la réalité c'est ni l'un ni l'autre donc il faut arrêter là encore totem et tabou de tout faire exploser excellent livre non non mais excellent livre aux éditions non non c'est très important excusez-moi

1:40:33
Présentateur

on revient sur les mots la discussion qu'on avait tout à l'heure il y a un ouvrier qui est mort aujourd'hui sur le chantier du Grand Paris

1:40:38
Invité

non mais la réalité et oui et ça arrive et ça arrive et il n'avait pas 62 64 ans et il n'aura pas sa retraite donc arrêtez de tout mettre sur la retraite non mais je veux dire on meurt au travail c'est sérieux je suis très sérieux mais oui justement la réalité c'est qu'aujourd'hui peut-être pas sur ce plateau mais j'ai eu beaucoup de gens qui fassent à moi m'ont dit en gros la vie c'est trois phases il y a 20 ans de liberté 40 ans de tôle et 20 ans de liberté comme si le travail était un asservissement universel et comme si le reste était le bonheur absolu la réalité et je ne vais pas vous faire le coup de la magie le travail c'est compliqué le travail c'est dur ça peut être un labeur mais vous savez mais oui bien sûr mais la vie c'est compliqué il faut arrêter d'imaginer que la France est un pays où on chante pendant 25 ans on se retrouve en tôle pendant 45 et ensuite c'est les randons dans les Sévén la réalité vous venez juste nous dire la vie dure c'est comme ça la réalité c'est que moi quand je suis dans les usines aujourd'hui et que je rencontre systématiquement les organisations syndicales et les salariés ils me parlent plus de conditions de travail de rémunération de est-ce qu'on va sauver leur boîte parce qu'elle est au bord du dépôt de paiement parce que l'énergie a monté que de retraite et je vous le dis mais vraiment c'est pas pour déplacer le problème mais aujourd'hui vous parliez des élèves du lycée Henri IV tout à l'heure c'est pas eux que je rencontre quand je vais quand je vais dans les usines non c'est les gens qui bossent oui c'est les ouvriers et c'est des gens je vais pas dire qu'ils ont la vie magique ils sont pas heureux mais les choses dont ils me parlent c'est pas les deux ans de retraite je vous le promets c'est tout le reste et sous tout le reste d'ailleurs c'est tout le reste donc le fait que justement la pénibilité on va parler d'industrie

1:42:17
Présentateur

après

1:42:17
Invité

c'est ça qui rend parfois intolérable le fait de faire deux ans de plus mon père il est ouvrier son boulot l'a cassé il pourrait pas il pourrait il aurait pas pu les faire il aurait clairement pas pu les faire et en l'état de la réforme il y a des gens qui vont faire il y a quand même beaucoup de gens qui sont à bout pour différentes raisons les gens qui sont à bout ils feront pas deux ans de plus ça vous pouvez pas le garantir mais si parce que dans la loi c'est un médecin du travail qui va en décider on a pas il faudrait rétablir la médecine du travail un petit peu en l'état avant de pouvoir je veux dire là vous pouvez pas dire aujourd'hui qu'on a les dispositifs humains financiers etc d'évaluer correctement la situation de l'ensemble des salariés des travailleuses du travail en fait si les salariés la médecine du travail elle est là pour ça mais tout à l'heure vous disiez le fait de porter des charges lourdes etc le C2P comme vous le mentionnez en 2017 quand on est arrivé c'était une véritable usine à gaz c'était extrêmement complexe et il y avait des gens qui comme vous le dites je sais pas ce que faisait votre père ou ce qu'il fait étaient cassés et qui pour autant rentraient pas dans les critères et des gens qui entraient dans les critères et qui étaient pas cassés donc ce qu'on essaye de faire là c'est de dire la pénibilité c'est un médecin du travail qui va l'évaluer et par ailleurs il y a un certain nombre de critères objectifs par exemple le travail de nuit dans les usines qui va être intégré davantage pour accumuler des points de pénibilité c'est pas parfait mais ça fait qu'aujourd'hui en moyenne il y a 40% des gens qui vont pas être concernés par cette retraite et 60% à cette réforme pardon et 60% qui vont l'être et voilà je veux juste éviter de caricaturer la ruine ou la mort au moins on a parlé de la réforme des retraites et on ne s'est pas

1:43:57
Présentateur

concentré que sur les mais on va avancer quand même parce qu'on a des questions à vous poser sur la question de l'industrie je voudrais rappeler Roland Lescure vous êtes ministre de l'industrie il se trouve que le chef de l'état Emmanuel Macron il y a 15 jours dans son interview diffusée sur Twitch a rappelé son ambition sa stratégie vis-à-vis de la fin de son quinquennat pour le coup il a le mérite d'avoir été très clair il veut créer les conditions qui permettent une réindustrialisation du pays dans un objectif d'autonomie stratégique ça c'est en lien avec l'Europe et dans un objectif de transition écologique comment est-ce que le gouvernement entend mettre en place cette stratégie la réforme des retraites fait partie de cette volonté de créer des conditions qui permettent l'investissement on peut le dire

1:44:39
Invité

oui enfin je pense qu'on l'aurait fait sans réforme des retraites ça aurait juste été un peu plus dur à financer mais on l'aurait fait quoi qu'il arrive il y a un an presque jour pour jour à Marseille il a fait un discours qu'on lui a reproché mais qui était un discours de campagne sur la planification écologique c'est vrai le discours du Prado enfin le discours c'était le 16 avril donc c'est il y a quasiment une campagne bon ben là moi dans l'industrie je suis exactement en train de mettre en musique ce qu'il a dit il y a un an c'est à dire que hier par exemple à Bercy j'ai reçu les 50 sites les plus émetteurs de l'industrie française ok des assilleries des alumineries des cimenteries etc des raffineries c'est 50 sites donc c'est 50 usines qui polluent beaucoup 60% des émissions de l'ensemble de l'industrie ah donc si tu décarbones ces 50 sites tu baisses les émissions de l'industrie de 60% ok et donc ce que leur a dit le Président qui les a reçus le 8 novembre dernier en me demandant ensuite de faire le suivi c'est donnez-nous des plans de décarbonation réalistes et ambitieux c'est à dire qu'à l'époque on était sûr on va baisser les émissions de 25% d'ici 2030 il a dit si vous doublez moi je suis prêt à vous aider en doublant les aides donc c'est si on est capable de baisser les émissions de ces 50 sites de 50% d'ici 2030 l'Etat est prêt à mettre 10 milliards d'euros pour les aider ça fait beaucoup d'argent 10 milliards mais ce qu'il faut comprendre c'est que si ces 50 sites divisent par deux leurs émissions c'est la même chose que 10 millions de véhicules électriques sur la route qui remplacent 10 millions de véhicules diesel donc c'est très efficace du coup vous les avez vu hier

1:46:11
Présentateur

et depuis novembre alors ils vous ont présenté des plans ambitieux on a des plans

1:46:14
Invité

donc on est aujourd'hui à 44% de baisse dans les plans on a 46 boîtes sur 50 qui nous ont présenté leurs plans et on est aujourd'hui sur des plans à 44% d'ici 2030 donc je leur ai dit c'est pas assez le président m'a demandé 50 retourner travailler et en gros d'ici juin l'objectif il est qu'on puisse dire on a des plans de décarbonation de ces usines qui sont ambitieux 50% en 2030 et on supprime tout d'ici 2050 et moi ce qui me plaît en fait dans ce plan c'est pas seulement évidemment qu'on va décarboner la planète c'est qu'on va en profiter pour créer de l'emploi parce que derrière la décarbonation de l'industrie traditionnelle il y a des nouvelles industries donc je vais vous donner un exemple très concret la sidérurgie donc pour faire de l'acier ça fait 200 ans qu'il faut du fer rouillé donc du fer oxydé et du charbon et c'est en brûlant du charbon qu'on capte l'oxygène et ça produit C plus O2 du CO2 ok on a maintenant une technique qui permet de créer de l'acier toujours à partir de fer oxydé et de l'hydrogène donc on va faire H2 plus O H2O on va produire de l'eau plus de CO2 et on aura de l'acier et pour ça il faut inventer l'industrie de l'hydrogène c'est à dire qu'il faut produire de l'hydrogène il faut le transporter il faut le livrer à l'aciérie de manière à ce que l'aciérie puisse se décarboner et ça ça veut dire

1:47:36
Présentateur

pour pas trop cher j'imagine

1:47:36
Invité

alors ça ça va être un énorme défi mais d'abord il faut créer les usines créer les entreprises créer les infrastructures parce qu'à la place de pétrole qui va circuler dans les héloducs ce sera de l'hydrogène de l'autre côté il va falloir capter du carbone ça aussi donc on a des jobs à créer des dizaines de milliers de jobs à créer qui vont permettre un de réindustrialiser la France et deux d'accélérer la transition écologique et je finis là dessus souvent on oppose l'écologie et l'économie souvent on dit en gros l'écologie c'est galère ça va supprimer des jobs on va se décarboner mais on finira dans une tente avec une lampe à l'huile en mode amiche comme dirait je je ne me permettrais pas mais bon allez dans une tente avec une lampe à l'huile la réalité c'est qu'on peut faire à la fois la décarbonation de l'industrie et l'industrie de la décarbonation à la fois créer des jobs dans les territoires et décarboner la France

1:48:24
Présentateur

Claire tu as t'as jeté un oeil du coup à ce plan j'avais une question très rapide comment on pilote ça parce qu'on a un haut commissaire au plan mais si on pilote en demandant aux entreprises s'il vous plaît soyez gentils et si vous les allez plus vite on vous donne 10 millions de plus 10 milliards oui 10 milliards mais pour par personne par usine ça fait peut-être 10 millions je ne sais pas mais du coup j'ai l'impression que c'est un petit peu ça le pilotage de l'industrie on fait des faveurs et en fait ça nous coûte un pognon de dingue de la piloter comme ça surtout que les profits

1:48:53
Invité

après ils sont privés alors d'abord ça coûte moins cher même s'il faut évidemment décarboner les logements ou les voitures ça coûte beaucoup moins cher les allègements de charges

1:49:01
Présentateur

etc ça nous coûte cher à terme parce que c'est

1:49:03
Invité

oui bien sûr et je vois bien où vous allez et après on n'a plus de recettes et après on est là ah bah il n'y a plus de service public parce qu'on a tout donné mais la réalité aujourd'hui c'est qu'il y a

1:49:11
Présentateur

le pilotage allez-y non mais le pilotage

1:49:14
Invité

donc la planification écologique aujourd'hui la première ministre tous les mois elle rassemble les ministres qui sont émetteurs donc il y a l'industrie ça c'est moi il y a les transports vous le connaissez lui Clément Bonne merci il y en a qui suivent l'agriculture Marc Fénaud bravo waouh le logement non Olivier Klein ah c'est ma richesse il faut l'inviter le mercredi et je pense que c'est tout même vous les avez oubliés le transport et l'énergie bah oui oui c'est qui donc elle nous réunit avec Christophe Béchut elle dit vous en êtes où en gros donc est-ce que vous avez un plan pour les 50 sites combien où est-ce qu'on en est l'électrification des transports où est-ce qu'on en est l'isolation donc il y a un conseil de planification écologique qui rassemble les ministres de manière à ce qu'eux rendent des comptes sur ce qui est en train de se faire chez nous donc moi je me retourne vers les industriels je dis faites-moi un plan qu'on va suivre donc c'est exactement ce qu'on a fait hier avec les fameux 50 sites je vais aller le présenter en conseil des ministres et derrière on me dira oui ou non et en plus derrière on ira au parlement donc les 10 milliards si on doit les les données si je puis dire aux entreprises ce sera du donnant donnant ce sera en échange d'un plan de décarbonation qu'on va suivre donc on va pas juste leur faire un chèque de 10 milliards en disant allez-y on se revoit dans 20 ans ça c'est fait on le fera pas on le fera pas le CISCO on l'a transformé on l'a fait en voiture le CIR je suis pas d'accord on y reviendra crédit impôt recherche ils financent des chercheurs des ingénieurs on peut ne pas être d'accord mais ça permet aujourd'hui de rendre la France plus attractive que personne ils profitent essentiellement aux grosses entreprises non mais il faut arrêter d'opposer les grosses entreprises et ceux qui y bossent je veux dire le CIR aujourd'hui il profite à des ingénieurs à des chercheurs qui bossent dans les entreprises qui sont en France plutôt que d'être sur la Silicon Valley ou à New York donc oui on aide les entreprises mais on aide pas juste le grand capital on aide derrière des entreprises qui s'installent en France par exemple 160 milliards par an un tiers du budget de l'Etat oui

1:51:08
Présentateur

d'être aux entreprises

1:51:11
Invité

c'est des dépenses fiscales dépenses fiscales c'est un peu exagéré les 160 milliards non mais justement je voulais vous demander parce que j'avais cette question précisément je peux finir juste sur l'histoire de la décarbo parce que l'acierie dont je parlais tout à l'heure donc il y a une acierie à Dunkerque qui décarbone donc ils vont recycler de l'acier ils vont remplacer le carbone par d'hydrogène ils vont capter le carbone il y a la même en Allemagne ok Thyssen Group Arcelor et ils vont avoir les mêmes plans de décarbonation et la question se posera de savoir si l'Etat doit aider ou pas les entreprises à se décarboner si l'Allemagne le fait et que la France ne le fait pas c'est clair l'acier de Renault il viendra d'Allemagne soit on se met d'accord pour dire oui il y a une partie évidemment seulement une partie des dépenses qui doit être prise par les Etats le reste doit être supporté par les entreprises et ensemble on va décarboner l'Europe moi je préfère ça Claire ouais en fait on voit un retour au sein de la Macronie de cet usage de la notion de planification qui a une histoire dans notre pays après la seconde guerre mondiale on a effectivement eu des grands plans etc et par contre c'était un moment où le travail avec les syndicats était très important et on a fait la reconstruction de la France avec les travailleuses et les travailleurs avec les syndicats est-ce que vous pensez pas qu'il y a un espèce de léger décalage entre la situation d'après 45 qu'on a effectivement utilisé la planification pour reconstruire et la situation actuelle où le pays est en crise démocratique et où les syndicats refusent de vous parler donc comment vous allez faire la révolution verte et industrielle sans pouvoir établir de dialogue avec les syndicats c'est faux les syndicats je leur parle tout le temps à chaque usine je rencontre les représentants des organisations mais localement non non non moi j'ai eu dans mon bureau pour parler d'industrie tous les leaders syndicaux parce que c'est des sujets sur lesquels la France peut se retrouver j'ai un leader syndical extrêmement emblématique qui vient régulièrement dans le bureau mais pas pour papoter ou boire un whisky pour discuter de dossiers industriels très forts auxquels il est sensible et sur lesquels il souhaite que l'état s'engage l'industrie pour moi c'est une cause nationale sur laquelle on est capable de se retrouver à condition de la décarboner il ne faut pas que ce soit l'industrie du passé il faut que ce soit l'industrie de l'avenir mais vraiment il y a un truc qui s'appelle le conseil national de l'industrie qui existe depuis une quinzaine d'années qui permet de rassembler les ministres les industriels et les organisations syndicales moi j'ai tenu un comité exécutif du CNI il y a dix jours il y a dix jours la CGT était là FO était là CFDT était là ils ont parlé de retraite comme hier à Matignon 5 minutes clairement ils ont dit ce qu'ils en pensaient mais après on a parlé filière par filière des stratégies de décarbonation et ils se sont exprimés dessus moi j'ai lancé des travaux sur qu'est-ce que c'est que l'avenir du travail dans l'industrie parce que dans l'industrie par exemple le télétravail c'est pas facile donc il faut se poser d'autres questions j'y associe les DRH et j'y associe les organisations syndicales donc on a l'impression quand on regarde la télé et qu'on débat des retraites que la France est complètement à l'arrêt et que les gens ne se parlent pas mais la réalité c'est que moi quand je vais sur le terrain je parle aux actionnaires les méchants je parle aux dirigeants en fait je parle à tout le monde et en général en fait ils sont assez d'accord en plus sur l'outil de travail une autre différence et ça va avec ma première question une autre différence par rapport à l'époque d'après la seconde guerre mondiale c'est qu'aujourd'hui l'état n'a plus du tout la capacité de défendre les emplois de ces travailleurs c'est plus la même chose et aujourd'hui vous avez l'exemple de Buittoni par exemple que vous connaissez bien où en fait l'état il ne peut pas enfin il peut demander il peut demander si la multinationale non mais moi je suis oui mais Emmanuel Macron depuis 15 jours c'est sur quoi j'aimerais vous entendre c'est sur la différence entre une situation on a effectivement la possibilité pour l'état d'avoir une véritable emprise sur un secteur sur la trajectoire économique du pays et une situation aujourd'hui on a eu en gros le tournant néolibéral qui fait qu'on a moins d'emprise sur l'appareil économique on a moins de capacité d'imposer des choses aux firmes qui s'implantent ici et on est soumis un petit peu à se rendre attractif se rendre compétitif et en priant pour qu'elles veuillent non on prie pas qu'elles veuillent bien moi je prie pas je suis pas baptisé en fait on entend beaucoup non mais c'est aussi une question de langage parce qu'on entend beaucoup aussi dans la bouche de Bruno Le Maire ce langage de j'ai demandé à non non mais moi j'ai obtenu alors je vais pas dire j'ai pas relance l'escu ensuite il y aura une dernière question non mais important depuis 15 jours d'abord j'étais à Caudry voir les salariés de Butoni effectivement il y a un an il y a eu un scandale sanitaire vous le savez il y a deux gamins qui sont morts les pizzas Butoni on va se le dire ça ne se vend plus et Nestlé décide de fermer l'usine l'usine elle existait avant Nestlé et moi j'ai été très clair avec Nestlé et je l'ai pas fait sur un plateau télé je l'ai fait entre 4 yeux l'usine elle existera avant Nestlé et donc j'ai demandé après Nestlé elle existait avant elle existera après et donc Nestlé s'est engagé à trouver un repreneur et on va trouver un repreneur et aujourd'hui et je l'ai dit aux salariés il y a 15 jours on a déjà des idées de repreneurs parce que on leur doit ils ne sont en aucun cas responsables du scandale sanitaire qui a eu lieu il y a un an 5 jours après j'étais on l'a vu tout à l'heure avec mon switcher chez Petit Bateau Petit Bateau 130 ans d'expérience ils sont en train de relocaliser la production en France ils sont en train de limiter leur consommation d'eau et de les réduire à zéro d'ici quelques années ils sont en train de réduire leur consommation d'énergie donc c'est une entreprise qui va plutôt bien qui elle sans que la force est en train d'épouser cette transition parce qu'ils sont convaincus que pour attirer des talents pour attirer des actionnaires pour attirer des clients il faut le faire donc on est dans un moment très différent est-ce que l'Etat doit nationaliser Butoni moi ma réponse est non est-ce que l'Etat doit nationaliser Petit Bateau ma réponse est non est-ce que l'Etat a perdu tout levier non c'est pas vrai on a aujourd'hui des financements qui nous permettent d'influencer les entreprises y compris de manière assez forte et par ailleurs des sanctions qui sont capables par exemple valider un PSE ou pas un plan de sauvegarde de l'emploi ou pas qui permet de mettre de la pression sur les entreprises maintenant le libéralisme c'est vrai que là-dessus on va être d'accord pour ne pas être d'accord je l'assume au sens où je considère que c'est un modèle qu'il faut pouvoir réguler qu'il faut pouvoir corriger qu'il faut pouvoir encadrer mais qui permet de l'innovation qui permet de la prospérité qui permet à des gens de progresser les carrières dans les usines elles sont souvent exceptionnelles moi je vois souvent des gens qui ont 40-45 ans qui sont chefs chez Pibato le gars qui dirige l'ensemble des opérations il est rentré comme manutentionnaire donc il ne faut pas donner l'impression qu'aujourd'hui le travail là encore c'est un asservissement 45 ans de prison c'est aussi une manière de progresser et y compris de bien gagner sa vie et l'état il est là pour s'assurer que les règles soient bien respectées et quand elles ne le sont pas il doit pouvoir être sévère

1:58:12
Présentateur

vous avez un agenda de ministre c'est le cas de le dire vous devez partir dans 5 minutes alors dernière question justement il y a une dernière question du Jules et j'ai préféré qu'on parle d'industrie plutôt que qu'on fasse le quiz à la con avec vous si c'est 5 minutes de plus je fais le quiz à la con c'est 10 minutes une dernière question parce que je trouvais que Claire avait à dire quelque chose de très important en effet quand la France doit se reconstruire dans l'après-guerre elle a besoin de charbon il y a des mineurs qui vont descendre au charbon ils sont fiers ils sont fiers de participer à ce truc là et ils sont encadrés il y a la CGT qui leur dit les gars vous allez reconstruire la France on a des ministres communistes au gouvernement et maintenant c'est l'état social il y a la sécurité sociale il y a les retraites il y a toutes ces choses là qui fait qu'ils y vont et c'est du donnant donnant aussi c'est à dire que les retraites si on les met dans des conditions mais non mais l'état social il est grignoté il est grignoté

1:59:01
Invité

l'état des services publics il est délabré non non c'est pas vrai non mais attention

1:59:05
Présentateur

et donc comment on à un moment on engage en effet les forces productives les salariés le monde du travail dans un projet quand on se dit il va y avoir beaucoup de travail à faire comment on l'engage en sachant que là on commence par lui dire déjà deux enfermes dans la gueule c'est comme ça qu'ils le vivent deux enfermes là en plus ils ont complètement changé leur rapport au travail il y a des choses qui se sont passées la pandémie vous l'avez dit tout à l'heure le rapport au travail est vécu en effet de manière peut-être un peu plus douloureuse qu'avant on accepte peut-être moins de souffrir on accepte peut-être que voilà on accepte moins de maladies professionnelles on trouve ça moins juste c'est peut-être bien aussi c'est peut-être une bonne chose les gens voilà se disent on ne veut pas mourir au travail et il va falloir leur donner quelque chose et là le préalable là j'ai vu que l'idée c'est de tourner la page pour qu'après on puisse reparler un peu conditions de travail semaine de 4 jours on va voir mais là le préalable à la discussion pour réamarrer le monde du travail un projet politique un projet industriel pourquoi pas ou de développement c'est le retrait de la réforme c'est le retrait des 64 ans

2:00:03
Invité

et ça c'est ce que vous pensez et vous avez le droit de le penser parce que avec le monde du travail c'est aussi du donnant donnant le monde du travail je le rencontre tous les jours autant que vous il n'y a pas de donnant donnant je rencontre le monde du travail autant que vous tous les jours je suis dans une usine 3 fois par semaine donc ne me faites pas le coup du vous êtes dans votre bureau vous rencontrez je n'ai pas dit ça répondez sur le fond est-ce que les ouvriers

2:00:24
Présentateur

il va falloir les envoyer à la matraque cette fois-ci

2:00:26
Invité

la prochaine fois mais non mais aujourd'hui c'est pas du tout ça les gens que je rencontre aujourd'hui quand on leur raconte la décarbonation on va encadrer le droit de grève parce que ça va mais non mais arrêtez arrêtez de misérabiliser une France mais je ne misérabilise pas je suis désolé mais le droit de grève aujourd'hui le droit de grève il est moins encadré en France que nulle part ailleurs dans le monde 1 2 je rencontre tous les jours des employés dans des usines et je pense que c'est beaucoup plus compliqué d'ailleurs dans des métiers comme les métiers du soin et les métiers de la logistique par exemple sur lesquels il va falloir travailler des gens dans les usines qui sont extrêmement fiers parce qu'ils participent à la décarbonation parce qu'ils participent au retour du Made in France parce qu'ils gagnent bien non mais on me dit comment on engage les gens il y a ce qu'ils vous disent il y a ce qu'ils se disent en peu la question c'est comment on engage les gens les gens aujourd'hui il y a beaucoup de gens qui sont engagés parce qu'ils sont attachés à leur usine à leur marque mais non mais

2:01:12
Présentateur

il y a des secteurs entiers qui vont avoir des problèmes de main d'oeuvre parce que les pays ne sont pas élevés et vous savez ce qui va se passer du coup

2:01:18
Invité

on va augmenter les salaires et les conditions de travail vont s'améliorer ça c'est le capitalisme il a aussi une version éclairée c'est que quand il n'y a plus de gens pour travailler il faut les payer davantage donc ne décrivez pas la France on peut peut-être commencer par là alors augmenter les salaires mais vous savez vous avez commencé par augmenter le temps de travail mais vous plaisantez vous savez de combien les salaires ont augmenté depuis un an vous voulez que je vous donne des exemples 5, 7, 8, 10% dans les entreprises mais oui le SMIC il a augmenté plus que l'inflation depuis un an vous le savez vous connaissez les chiffres comme moi donc est-ce que c'est assez non évidemment et plus on remettra les gens au travail on a quand même 7% de chômage il ne faut pas l'oublier et plus on créera de l'industrie mieux les gens seront rémunérés ce que je veux juste parce que vraiment on évite de misérabiliser de caricaturer mais si les gens vont mourir au travail il y a évidemment des gens qui meurent au travail mais non il y a des gens qui meurent au travail et chaque mort au travail comme chaque mort sur une manifestation est un désastre et un constat d'échec mais dire qu'aujourd'hui la France se tue à bosser c'est se foutre de la gueule du monde c'est pas vrai il y a des gens qui travaillent fort qui sont extrêmement fiers de l'être il y a des gens qui se fatiguent au travail il y a aussi des gens qui sont malheureux sans bosser et heureux en bossant il faut arrêter de tout simplifier la vie c'est compliqué vous nous l'avez déjà dit

2:02:36
Présentateur

que la vie c'était dur je sais

2:02:37
Invité

non j'ai pas dit ça vous l'avez dit tout à l'heure il y a du dur et du moins dur il y a des beaux il y a des moments plus difficiles et c'est vrai que la vie c'est comme ça et que le travail ça fait partie de la vie c'est pas la santé c'est pas non plus la prison ça fait partie de la vie et heureusement qu'on l'a tous parce que parfois ça nous donne aussi un peu de sens je suis désolé en tout cas moi ça m'en donne belle leçon de vie

2:02:55
Présentateur

non mais je pense qu'on a bien entendu ce qui vous distingue sur la coopération justement de la place de la vie de la souffrance et du travail dans la vie et je pense qu'on ira pas plus loin en tout cas là dessus on va continuer cette émission et c'est parti pour le quiz à la con à tout de suite allez le quiz à la con on va essayer de faire un petit peu rapide quand même parce que vous devez nous quitter première question c'est simple des questions je vous propose 4 propositions de réponses vous nous donnez sur le plateau vos idées de réponses et vous dans le chat vous votez dans le sondage sur le chat pour nous dire ce que vous pensez être la bonne réponse on le dit comme ça il n'y a pas de buzz non non on y va si vous connaissez déjà la réponse à une des questions je vous demande juste de pas hurler la réponse pour laisser les autres galérer parce qu'ils ont le droit de galérer première question de ce quiz à la con en 2009 de quoi se sont plaints les militaires de la garde républicaine qui travaillent à l'Elysée réponse A du salaire qui est le plus bas de tout le palais réponse B des horaires très tardifs qui sont même pas majorés réponse C du manque de considération de la part du président Nicolas Sarkozy ou réponse D de l'hygiène qui est visiblement pire que sur Twitch d'après vous de quoi se sont plaints les militaires de la garde républicaine moi je dirais B travailler plus pour gagner plus c'était le second de l'époque

2:04:16
Invité

les horaires tardifs sont même pas majorés ouais non ça pourrait être C ça pourrait être C c'est pour ça je faisais le parallèle c'est un peu pareil

2:04:24
Présentateur

Sarkozy les méprisait un Sarkozy qui arrive qui s'en bat les couilles c'est le petit personnel alors qu'eux c'est la garde républicaine ils se prennent pas pour de la merde ils ont des plus beaux et tout tu crois qu'il faut leur dire bonjour à chacun je crois que tu rentres dans ton bureau c'est relou c'est possible non j'en sais rien je sais pas c'est vraiment un quiz à la con c'est ça non je sais pas ils sont pas pleins de la bouffe visiblement c'est qu'il doit se dire c'est moi toi tu dis réponse C toi tu dis réponse C le manque de considération de la part de Nicolas Sarkozy ok B pour moi toi tu dis réponse B les horaires très tardifs qui sont même pas majorés Roland Luscu ouais B moi aussi réponse B aussi Léa je vais prendre la D la réponse D l'hygiène ok ok ok je regarde rapidement le sondage dans le chat il va beaucoup trop lentement le sondage n'hésitez pas à mettre le plus petit temps possible le chat a l'air de voter pour la réponse C majoritairement 46% la réponse C c'est le manque de considération là aussi et bien la bonne réponse c'est Léa qu'il a c'est l'hygiène et oui tout est parti d'une lettre anonyme envoyée par à l'association de défense des droits des militaires et diffusée sur son site internet celle-ci indique 3 suspicions de cas de galles chez des sous-officiers ohlala en cause la vétusté des locaux dans lesquels travaillent et dorment 35 sous-officiers et officiers de la garde républicaine donc conclusion si vous voulez une bonne hygiène ne regardez aucune émission Twitch et n'allez pas travailler à l'Elysée c'est vrai que c'est vieux l'Elysée ah ouais en plus à l'époque c'était vraiment insalubant mais Emmanuel Macron l'a complètement rénové quand il est arrivé enfin ça avait déjà été commencé sous Hollande mais enfin bref c'est nul comme palais à l'Elysée il n'y allait pas c'est chiant deuxième question de ce quiz à la con quelle personnalité politique n'est jamais apparue dans Playboy parmi ces quatre propositions réponse A Jimmy Carter l'ancien président démocrate américain réponse B Donald Trump l'ancien président républicain américain réponse C Ronald Reagan l'ancien président républicain américain réponse D Pierrette Le Pen l'ancienne épouse de Jean-Marie Le Pen parmi ces quatre propositions il n'y en a qu'un ou une qui n'est jamais apparue dans Playboy moi je dirais A Jimmy Carter pas dans Playboy ?

2:06:27
Invité

je sais que Kennedy y avait été mais Carter je pense pas

2:06:30
Présentateur

ça se trouve il y a un piège et Pierrette Le Pen elle était dans lui et pas dans Playboy ah non non non

2:06:34
Invité

on l'a vu toute la semaine on a vu ça partout Pierrette Le Pen ah bah ouais je sais pas pourquoi d'ailleurs mais on l'a revu beaucoup dans Playboy

2:06:41
Présentateur

c'est pour faire chez Jean-Marie Le Pen à l'époque à l'époque oui maintenant c'était plus pour faire Claire t'en penses quoi ?

2:06:49
Invité

moi je dirais A parce que Jimmy Carter ?

2:06:52
Présentateur

ouais tu le vois pas dans Playboy ?

2:06:53
Invité

non je le vois pas le faire

2:06:54
Présentateur

bah démocrate alors que Ronald Reagan il y avait des Robert Kennedy il y avait des mais Jimmy Carter

2:06:59
Invité

c'est surtout que c'était ouais c'était un autre Playboy à l'époque en plus

2:07:02
Présentateur

ouais et puis Playboy aux Etats-Unis c'est pas Playboy en France parce qu'en plus je crois que c'est même plus la même boîte il y a eu des histoires ok donc vos réponses le chat a l'air de dire réponse A Jimmy Carter Léa t'en penses quoi ?

2:07:18
Invité

moi je dirais Trump

2:07:19
Présentateur

ouais moi j'ai pensé moi j'ai dit entre A et B assez contre-intuitif de se dire Donald Trump n'a pas eu ce niveau de vulgarité il s'est dit je ne vais pas dans fake news this is fake news je ne vais pas dans Playboy c'était des fake news Claire

2:07:33
Invité

non moi je reste sur A

2:07:34
Présentateur

tu restes sur Jimmy Carter allez je change je fais B Roland Lescu réponse B Donald Trump n'hésitez pas à bien parler dans le micro pour qu'on vous entende B Donald Trump le chat vote pour la réponse A et bien la réponse C c'était Ronald Reagan la bonne réponse seul Ronald Reagan n'est jamais allé dans Playboy évidemment que Donald Trump est allé dans Playboy posé avec des grosses bimbos autour de lui et tu doutes bien oui bien sûr

2:07:57
Invité

justement avec son côté genre britain

2:08:01
Présentateur

c'était en 1976 pendant la campagne présidentielle le futur président donc Ronald Reagan est alors gouverneur de Géorgie non attend excusez-moi

2:08:09
Invité

ça c'est Jimmy Carter ah ah

2:08:12
Présentateur

non excusez-moi oui non pardon c'est ça non j'avais les réponses de pourquoi les autres c'est quelqu'un pour faire un

2:08:17
Invité

très facte du quiz à la con parce que vraiment du coup j'ai les réponses

2:08:20
Présentateur

des autres quand ils y sont allés parce que donc on a rien à dire sur Arlegan il était Géorgie Jimmy Carter en 76 il a tenté avec une interview de casser son image d'homme de foie qui lui était reproché un peu à l'époque donc il est allé dans Playboy alors qu'il y a plein d'autres choses Donald Trump c'était en 1986 l'homme d'affaires était alors âgé de 44 ans il a fait la une des magazines aux côtés évidemment de la Playmate qui était Brandy Brandt à l'époque et enfin Pierrette Le Pen c'était en 1987 durant sa procédure de divorce le couple se livre à une guerre médiatique sans merci lorsque le fondateur du Front National lui refusant sa pension alimentaire lui suggère de faire des ménages elle a répondu en disant regarde je vais le faire

2:08:56
Invité

déguisé en soubrette

2:08:58
Présentateur

déguisé en soubrette voilà donc troisième troisième question de secouche à la com pourquoi l'émission pourquoi la chaîne Twitch Acropolis a-t-elle été bannie de Twitch en 2015

2:09:16
Invité

je crois que je sais

2:09:17
Présentateur

c'était ma chaîne à l'époque je peux parler français s'il te plaît parce que j'ai pas compris un seul mot à l'époque ma chaîne ça ne s'appelait pas par mon nom c'était Jean Macier c'était Acropolis et j'ai été banni de Twitch en 2015 mais ça vaut pourquoi

2:09:28
Invité

réponse A

2:09:30
Présentateur

parce qu'il utilisait des images non libres de droit réponse B parce que c'était pas lié au jeu vidéo réponse C parce qu'il répétait à chaque fin de phrase de s'abonner à sa chaîne il est chiant avec ça c'est vrai ou réponse D abonnez-vous et faites des dons

2:09:46
Locuteur 7

D

2:09:48
Présentateur

abonnez-vous et faites des dons évidemment j'ai la B

2:09:51
Invité

t'as été bann pour devine pourquoi

2:09:55
Présentateur

Max t'aurais pu rajouter parce qu'il prenait pas de douche c'était dégueulasse

2:09:58
Invité

non c'est le contraire je m'en souviens ça laissait des traces le canapé rouge c'est peut-être que t'en prenais trop

2:10:03
Présentateur

j'en prenais trop ils ont dû se dire mais qui c'est que ce mec tout propre

2:10:06
Invité

vu la gueule du canapé rouge il n'y avait pas trop de douche c'est vrai qu'il était dégueu ce canapé mais je faisais

2:10:10
Présentateur

pas trop de douche du coup qu'est-ce que vous en pensez là je sais que tu connais la réponse

2:10:17
Invité

et moi je croyais qu'il y avait une histoire une sombre de tétons non à un moment donné ok non

2:10:23
Présentateur

c'est pas ça non mais je sais pas

2:10:27
Invité

parce qu'on n'a pas le droit de mettre des tétons sur Twitch c'est ça

2:10:30
Présentateur

oui Jean il a le droit

2:10:31
Invité

ah non c'est moi qui ai ça pardon pardon parce que j'ai fait un cadre de Noël pour Noël et il y a une ginger woman c'est un gingerbread mais en forme de femme et elle a des gros tétons et on m'avait dit que j'allais me faire ban t'allais te faire ban mais t'as pas été report

2:10:46
Présentateur

mais en l'occurrence c'est le confrère Samuel Etienne qui s'est fait pour ça pour un pénis en l'occurrence

2:10:53
Invité

parce que c'était un article

2:10:54
Présentateur

de Libé qu'il était en train de lire donc ta réponse toi tu dis réponse B

2:10:57
Invité

ouais la B

2:10:58
Présentateur

Léa tu dis réponse

2:11:00
Invité

bah moi j'ai envie de dire A parce que c'est celle qui me semble la plus possible

2:11:04
Présentateur

ok image dans l'huile de droit Usul réponse B réponse B Roland Lescure je dis B parce que voilà je crois à la démocratie réponse B et évidemment le chat a la bonne réponse c'est effectivement la réponse B ouais ouais absolument donc oui oui j'ai été banni de la plateforme Twitch quand je suis arrivé en 2015 au bout de deux jours j'ai été banni parce qu'à l'époque il était interdit de faire autre chose que du jeu vidéo sur Twitch et moi le petit français qui débarque en disant ouais les questions au gouvernement à l'Assemblée Nationale les mecs de Twitch m'ont répondu déso c'est cool ce que tu fais mais c'est pas possible maintenant c'est devenu

2:11:34
Invité

un peu un jeu vidéo

2:11:35
Présentateur

les questions au gouvernement et maintenant c'était déjà le cas à l'époque à l'époque il y avait les frondeurs du PS qu'est-ce qu'on se marrait mais non non et les images non libres de droit oui c'est l'Assemblée Nationale au début qui m'a dit que j'avais pas le droit de reprendre les images en fait c'est faux c'est écrit dans le code de la propriété intellectuelle les images des débats parlementaires sont totalement libres de droit reprenables par tout le monde etc ce qui n'est pas le cas pour les interviews du président de la république où je suis obligé de payer pour acheter les droits de diffusion mais c'est comme ça que voulez-vous 3 4ème question de ce quiz à la con laquelle de ces infos est vraie ?

réponse A un barrage estonien est en partie responsable de la crise de 1929 réponse B un volcan islandais est en partie responsable de la révolution française réponse C une inondation en Slovénie est en partie responsable de la mort de Kennedy ou réponse D un mec très généreux en slip dans sa chambre est entièrement responsable du financement de Baxit c'est probable ça l'effet papillon réponse A un barrage estonien est en partie responsable de la crise de 1929 on en parlera après c'est la bonne réponse je ne sais pas

2:12:41
Invité

mais ça c'est votre réflexe de ministre de l'industrie je dirais

2:12:43
Présentateur

parce que du coup un barrage en Estonie du coup il a rompu du coup il y a eu un manque d'approvisionnement pourquoi il aurait rompu non c'est peut-être un problème de financement mais du coup c'est une crise bancaire

2:12:53
Invité

c'est une crise bancaire

2:12:54
Présentateur

il est resté dans les barrages et puis il n'est pas construit

2:12:56
Invité

ouais non ça a du sens

2:12:57
Présentateur

mais l'Estonie non c'est vrai on ne savait même pas

2:13:00
Invité

où c'était à l'époque

2:13:00
Présentateur

on avait bien des emprunts russes fut un temps maintenant on le sait on connait mais ouais on avait bien les emprunts russes fut un temps c'est vrai

2:13:08
Invité

moi je suis en train d'essayer de reconstruire des chaînes de causalité dans mon cerveau et ça marche pas finalement la plus probable est la D de toute façon on va tous

2:13:15
Présentateur

trouver la fin mais c'est la faute

2:13:15
Invité

on ne sait pas pourquoi et comment il est mort

2:13:17
Présentateur

donc c'est pas possible c'est juste pas possible la B c'est compliqué ah si l'assassinat oui non oui pas Bobby Kennedy oui oui l'assassinat de Kennedy moi j'ai envie de dire ça c'est quand même pas chou tu sais toi faut que tu fasses un twitch là-dessus son assassin il a été assassiné du coup même lui on n'est pas sûr

2:13:32
Invité

que ce soit lui qui est tué

2:13:32
Présentateur

ouais en plus c'est vrai je sais pas

2:13:34
Invité

mais B non B c'est comment il s'appelait le volcan là qui avait oula l'islande il le sait il le dit bien

2:13:40
Présentateur

qu'est-ce que vous en pensez moi je pense que c'est B toi tu penses c'est le volcan islandais qui est en partie responsable alors la révolution c'est juste le peuple ça n'a rien à voir avec le peuple qui s'est réveillé non je pense qu'il y a eu une éruption qui a généré un énorme nuage noir qui a obscurci un peu le ciel qui a flingué un peu des récoltes et après ça foutu la dalle à tout le monde et du coup il n'y avait pas de pain et du coup voilà et c'est la bonne réponse bravo putain mais tu ne m'as même pas demandé non mais le chat avait trouvé

2:14:15
Locuteur 3

ah non j'ai trop le stum

2:14:16
Présentateur

alors il faut faire attention parce que ça fait partie des interprétations historiographiques qui ne sont pas tout à fait reconnues par les autres qui consistent à dire c'est que des causes naturelles du monde entier j'aimerais annuler c'est un des paramètres mais l'un des paramètres effectivement la révolution française c'est un hiver très rigoureux partout en Europe qui a fait flamber le prix du pain qui s'est ajouté à d'autres problèmes y compris politiques, philosophiques etc qui a donné naissance à la révolution française et en l'occurrence oui une éruption d'un volcan islandais fait partie des facteurs qui expliquent le très mauvais temps en Europe pendant deux hivers de suite voilà il y en a qui disent merci Nota Bene merci Charlie d'Angers apparemment c'est très répandu comme histoire ça se trouve je l'avais vu dans une vidéo c'est possible et bah on embrasse Charlie d'Angers et Nota Bene évidemment moi je veux plus jouer mais arrête c'est bon ça va tu vas pas faire la gueule allez dernière question de se repouser la con lequel de ces partis politiques existe réponse A le parti de la mort des donjons et des impôts m'en fous réponse B le parti de la terreur des dragons et des amendements réponse C le parti héroïque de la fantaisie et des réformes réponse D le parti des chevaliers des mages et des grèves parmi ces 4 il y en a un qui existe vraiment vraiment ?

pas en France mais qui existe

2:15:24
Invité

ah ok

2:15:25
Présentateur

ah le D moi j'aime bien les chevaliers les mages et les grèves

2:15:32
Invité

lui il choisit révolution il choisit grève il est un peu biaisé

2:15:35
Présentateur

vous ça va être les réformes c'est ça ?

2:15:37
Invité

la terreur la terreur la terreur les dragons et les amendements non non ouais exactement moi je pensais la mort les donjons et les impôts

2:15:46
Présentateur

la mort la donjon et les impôts réponse A pour Roland Lescure d'accord qu'est-ce que t'en penses Claire lequel existe ? je te demande pas auquel t'as envie d'adhérer je te demande

2:15:54
Invité

la B moi je vais prendre

2:15:56
Présentateur

voilà d'accord la réponse B la terreur les dragons et les amendements les A

2:16:00
Invité

non mais tu peux répondre à ma place de toute façon

2:16:02
Présentateur

arrête de gueuler non mais fais pas la gueule

2:16:05
Invité

je sais pas toi tu répondrais quoi

2:16:06
Présentateur

fais pas la gueule mais non mais je connais la réponse donc faut pas me demander il est 22h Léa il y en a qui veulent aller fumer une clope il y a des ministres qui peuvent sauver des usines

2:16:19
Invité

moi je vais dire D parce que c'est bien la réponse D souvent

2:16:22
Présentateur

la réponse D le chat répond à une très courte majorité pour la réponse C et bien la bonne réponse c'est Roland Lescure qui l'a c'est bien la réponse A death dungeon and taxes

2:16:34
Invité

c'est le nom original

2:16:36
Présentateur

c'est son original c'est un parti politique satirique britannique qui a émergé en 2005 et qui a présenté deux candidats aux élections il proposait l'annexion de la France la réintroduction de la pendaison comme forme de peine capitale

2:16:51
Locuteur 3

comme ils ont du pinard de merde mais seulement pour les mineurs

2:16:52
Présentateur

pour des délits tels que je teste les déchets par terre et un taux de taxe à 90% c'était leur proposition donc c'est un parti satirique comme la république pas la république pardon la république qu'en marche comme la démocratie britannique en connait beaucoup chers amis c'est la fin de ce couze à la con je vous demande de remercier Roland L'Espur le ministre de l'industrie qui a créé la invitation merci monsieur le ministre vous êtes attendu je vous laisse cliquer le plateau merci à vous au revoir merci d'être venu et nous on va conclure cette émission tranquillement avant de avant de vous libérer et de vous laisser aller prendre une douche bande de gros dégueulasses elle était cool cette émission je suis très heureux de l'avoir animée c'était cool de vous revoir Usul et Léa ensemble sur ce plateau avec Claire je tiens à vous dire puisqu'on en est là que vous êtes très appréciés du chat de la communauté j'ai beaucoup de commentaires très positifs sur vous sur vos interventions c'était valable pour tous les chroniqueurs et toutes les chroniqueuses donc voilà c'est l'occasion pour moi de vous dire bravo merci merci Jean

2:17:51
Invité

est-ce qu'on peut dire merci au chat parce que c'est quand même incroyable de vous avoir là

2:17:56
Présentateur

merci Bouygues Télécom alors t'étais pas obligé de le faire parce que c'est mon boulot mais merci Bouygues Télécom en plus c'est une chanson tu sais de trio merci Bouygues Télécom merci Bouygues Télécom France Télécom oui voilà oui à l'époque

2:18:08
Invité

il n'y avait pas d'ouverture à la concurrence

2:18:09
Présentateur

et oui c'était le monopole mais donc voilà donc merci Bouygues Télécom qui en sponsorisant le bifort de cette émission Backseat participe eux aussi au financement de cette émission puisqu'on parle de financement je vous rappelle que c'est grâce à vos dons quand même en immense majorité qu'on peut financer cette belle émission chaque jeudi soir je vous invite à vous rendre sur la nouvelle page du nouveau financement participatif qui est sur Kiss Kiss Bank Bank vous trouverez le lien dans le chat et vous le trouverez en description de la vidéo YouTube merci à toute la communauté merci pour vos dons on a déjà récolté 200 000 euros grâce à vous c'est une énorme somme qui permet de payer tout le monde le matériel et tout pour faire cette émission et avec vous on s'est donné le challenge de réussir à aller jusqu'à 300 000 euros au total à la fin de l'année au mois de juin prochain donc merci pour vos dons on compte dessus maintenant que j'ai fait ma pub Léa ça t'a plu ?

2:18:55
Invité

ouais c'était vraiment cool ça m'a grave fait plaisir de revenir

2:18:58
Présentateur

ouais t'as vu on se donne plus de temps maintenant en première partie pour parler de la semaine ouais ouais ouais

2:19:01
Invité

ça manquait un peu et franchement c'était kiff même si c'est sympa aussi d'avoir des invités par ailleurs pour parler de l'actu mais on a dû faire du choix c'est différent mais c'est cool aussi et c'est surtout quand tu vois la différence avec d'autres plateaux quoi en fait moi je suis bien ici

2:19:14
Locuteur 7

mais

2:19:15
Invité

non mais c'est vrai quoi ça n'a absolument rien à voir c'est pas du tout la même chose quoi c'est vrai qu'on s'habitue et lorsqu'on est sorti un peu de cette zone de confort c'est bizarre

2:19:25
Présentateur

tu disais gros mots tu racontes des conneries tu parles de tétons ouais bah du coup

2:19:27
Invité

non bah du coup j'invente des mots pour me rendre un peu pour me distinguer mais non c'est pas la même ambiance

2:19:35
Présentateur

il y a eu l'ambiance backslit

2:19:36
Invité

et c'est assez exceptionnel donc bravo Jean merci

2:19:38
Présentateur

bravo à vous c'est grâce à vous

2:19:40
Invité

merci pour ce moment

2:19:41
Présentateur

mais ah c'est beau ce que tu dis mais non non moi demain je vais aller sur le plateau de C'est à vous je vais sûrement devoir mettre une chemise alors que j'en ai pas tu vois mais c'est une ambiance la télé

2:19:48
Invité

une chemise pour Jean sur Twitter le hashtag

2:19:50
Présentateur

Claire ça t'a plu ?

2:19:53
Invité

ouais ouais carrément après c'est toujours compliqué de se détacher d'un contexte de crise où on vit aussi très personnellement et émotionnellement les choses parce qu'en fait ça touche des proches enfin moi j'ai des amis qui ont été en garde à vue enfin il y a tout ça et on est on est une génération qui se prend de plein fouet ce truc là et du coup c'est toujours je trouve ça vraiment compliqué en fait d'être en dialogue bien sûr avec il y a un vrai sujet sur le langage en politique en ce moment et sur la déconnexion croissante entre des mots qui sont utilisés et des réalités voilà enfin des faits en fait et du coup je trouve que le dialogue est tendu forcément et parfois vraiment compliqué à mener pour en fait qualifier les faits dont on parle parce que si on n'a pas cette base d'accord sur quels sont les faits c'est vraiment compliqué d'avoir un débat et en fait la crise démocratique elle vient de là aussi elle vient du fait qu'on s'accorde plus sur qu'est-ce qui est en train de nous arriver en tant que pays

2:20:55
Locuteur 1

toujours pertinent d'un côté

2:20:57
Invité

crise démocratique institutionnelle politique crise sociale et de l'autre non non bah non qu'est-ce qui se passe il y a une volonté d'imposer un récit en fait voilà et voilà donc j'ai trouvé hyper intéressant comme d'habitude et en plus Roland Escu travaille sur des choses qui sont au coeur de mon sujet de thèse donc c'est toujours très intéressant

2:21:16
Présentateur

je voulais que tu sois là ce soir Pierre tu t'es bien évidemment

2:21:18
Invité

et donc voilà mais hyper intéressant tu vois pourquoi les gens t'aiment bien Claire

2:21:22
Présentateur

c'est toujours très pertinent ce que tu dis et merci vraiment tes interventions et là c'est un très bon exemple ce que tu dis est parfaitement pertinent il y a Didier Fassin qui a fait sa leçon inaugurale au collège au collège de France et qui parlait justement de cette notion de crise qui détermine quand est-ce que c'est qu'une crise il faut en effet des conditions objectives mais il faut en effet une subjectification de la crise il faut qu'on la sente il faut qu'on la ressente par exemple là nous on va dire vous voyez c'était un enjeu aujourd'hui on a eu Olivier Dussopt parce que Macron en Chine il a dit il n'y a pas de crise il n'y a pas de crise démocratique Olivier Dussopt qui vient dire il n'y a pas de crise démocratique on a beau tous dire il y a une crise démocratique tant qu'ils ne l'auront pas dit quand est-ce qu'il y a une crise climatique elle est là depuis longtemps mais il n'y avait pas de subjectification il y a un véritable enjeu à décréter quand est-ce qu'on dit que c'est la crise c'est vrai et il y a un enjeu de pouvoir à déterminer qui dit que c'est la crise ou non quoi donc là en ce moment ils sont en train de dire qu'il n'y a pas de crise non non mais je suis d'accord c'est intéressant les mots sont minés d'ailleurs il y a eu l'échange tout à l'heure sur ce sujet là et c'est vrai que c'est intéressant Claire

2:22:24
Invité

juste pour rebondir très rapidement même en fait son livre totem et tabou qui impose qu'est-ce qui est totem qu'est-ce qui est tabou le pouvoir dominant en fait c'est ça et en fait c'est la nature politique du langage et du narratif dominant et en fait il faut une conscience de ça quand on est responsable politique parce que c'est aussi une des formes de domination le langage et le sens

2:22:46
Présentateur

on a eu l'occasion ensemble comme sur ce plateau je vous rappelle de remarquer qu'il y avait aussi des opposants au gouvernement qui avaient réussi à imposer des thèmes dans le débat et qu'on en avait parlé je me souviens c'était toi Usul qui le disait il y a des victoires sur des mots quand certains mots ne sont plus esquivables sur des plateaux parce que les journalistes les reprennent pour interroger Sandrine Rousseau qui avait beaucoup fait ça Sandrine Rousseau par exemple ce qu'on a fait un peu tout à l'heure avec la notion de violence policière où maintenant le ministre Roland Lescure a utilisé le terme pour en discuter avec nous parce que ce n'est plus pas utilisable en fait il y a encore deux ans les ministres bottaient tous en tous sur le mot et là Roland Lescure l'a repris Emmanuel Macron refuse d'utiliser le mot il a parlé d'usure professionnelle parce qu'il ne veut pas parler de pénibilité ça se vous entendrait que le travail est pénible mais les manifestants sont en train de réussir à l'imposer ce terme parce que tous les ministres parlent de pénibilité sur tous les plateaux on parle des points de pénibilité pénibilité pénibilité en fait le mot en s'imposant dans le débat public c'est aussi je suis d'accord avec toi il y a un enjeu démocratique sur le choix des mots c'est un peu 1984 quoi qu'il en soit où est-ce qu'on vous retrouve les amis avant de se quitter Claire tu retournes à ta thèse

2:23:51
Invité

oui mais pas que j'ai un truc cool cette semaine j'interviens dans un débat du Grand Continent qui est une revue et donc c'est mardi à l'ENS Ulm à Paris rue d'Ulm c'est retransmis je crois ça s'appelle pour une anthropologie de l'anthropocène c'est tellement l'Ulm ça

2:24:10
Présentateur

c'est tellement l'ENS

2:24:11
Invité

non mais c'est vraiment intéressant parce que du coup ça relie les enjeux anthropologiques politiques économiques à la question climatique voilà et ça va être ça va être chouette

2:24:21
Présentateur

c'est libre d'entrée oui sur inscription tu sais pas

2:24:25
Invité

il faut peut-être s'inscrire ouais bon suivez les réseaux sociaux

2:24:28
Présentateur

de Claire Lejeune vous trouverez les formulaires mais donc c'est mardi prochain

2:24:31
Invité

et sinon je passe ma vie à corriger des copies avec ce silo d'ailleurs que j'ai piqué à une élève et je viens de me rappeler que je lui rende

2:24:40
Présentateur

où les enfants dans l'éducation supérieure d'accord donc tu chutes des silos pour mettre des mauvaises dates c'est pas sympa moi j'en mets des bonnes et bah bon courage à toi en tout cas et merci du coup pour l'info du coup mardi prochain Usul toi tu as sorti deux vidéos récemment un ouvrez les guillemets sur la violence et un portrait dans Blast et Nicole Nota hier sur Nicole Nota qui est Nicole Nota ?

c'est bah aujourd'hui vous voyez Sophie Binet qu'on dit c'est la première secrétaire de la CGT mais avant dans les années 90 en 92 la CFDT a mis à sa tête Nicole Nota donc on va parler dans cet épisode d'une demi-heure de la CFDT de son histoire de son histoire comment la CFDT est-elle devenue réformiste en sachant qu'elle a eu son moment gauchiste dans les années 60 70 et comment c'est devenu le syndicat préféré du patronat et de la droite et en ce moment ils sont avec nous donc c'est très bien c'est très bien tu joues pas un peu la division ah non non non moi je suis unité unité mais bon voilà d'accord d'accord en tout cas c'est une chouette vidéo effectivement sur Nicole Nota qui est un personnage d'ailleurs tu le dis en introduction c'est un personnage qui a marqué l'histoire de la démocratie sociale en France quand j'en parle parce que je parlais avec beaucoup de monde notamment dans les manifs en ce moment les vieux se souviennent tous de Nicole Nota c'est un truc de 95 ça a été vraiment un truc les vieux connaissent Léa où est-ce qu'on te retrouve Popol Média tu en parlais tout à l'heure

2:25:59
Invité

Popol ouais ouais là je vais faire une intervention demain auprès des jeunes du parti Travailleurs Suisses ouais je pense que je vais compter sur les bois de la main donc

2:26:09
Présentateur

non non je suis déjà allé c'était une petite vingtaine mais tu vas là-bas tu vas là-bas ou c'est la famille

2:26:14
Invité

ouais ouais je vais là-bas pour parler de pouvoir et de femmes en politique

2:26:18
Présentateur

et bah c'est cool et bah écoute c'est super

2:26:20
Invité

et puis petite pause de 15 jours là je pars travailler à New York pour mon livre voilà

2:26:27
Présentateur

cette phrase

2:26:27
Invité

bah ouais il se trouve qu'il y a beaucoup de recherches qui il y a une certaine partie notamment sur la théorie féministe où il y a quand même

2:26:36
Présentateur

la source du wokisme aux Etats-Unis

2:26:38
Invité

je vais effectivement je serai bientôt ambassadrice wokiste d'ailleurs elle est là l'extrême gauche internationale qui se coalise voilà donc tout ça pour dire qu'il n'y aura pas de Popol pendant deux semaines

2:26:49
Présentateur

ok d'accord moi je vous alors demain du coup je suis invité sur le plateau de C'est à vous c'est sur la chaîne France 2 de la télévision c'est bien France 2 non c'est France 4 France 5 c'est France 5 c'est France 5 c'est France 5 pardon c'est l'autre c'est 5 c'est dans la télé j'ai demandé tout à l'heure justement parce que j'en ai aussi une idée c'est sur Salto vous pouvez retrouver sur Salto donc c'est la touche numéro 5 de votre la touche en caoutchouc de votre boîtier en plastique sur lequel vous pouvez choisir les chaînes demain donc je serai avec Samuel et Etienne on va parler d'internet de la politique tout ça je vous retrouve sur KissKissBankBank merci pour vos dons et quant à vous public je vous retrouve dans 2 minutes pour boire une bière merci à tous c'est la fin de cet épisode de la future bye bye

2:27:30
Locuteur

merci à tous