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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 13 juin 2024 10 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Sommet du G7 à Borgo Egnazia en Italie : la déclaration du Président Emmanuel Macron.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Sur l'aide à l'Ukraine, votre parole engage-t-elle vraiment la France malgré le contexte politique ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Avez-vous parlé avec Zelensky de l'envoi d'instructeurs ou de Mirage ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment fonctionnera le grand emprunt pour l'Ukraine ?

  • 11:00RelanceRéponse directe

    Sur l'assurance chômage, comment concilier réforme et co-construction ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quelles conclusions sur l'avortement au G7 ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Avez-vous discuté des postes-clés à Bruxelles ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Emmanuel MacronChiffre
    « le continent africain reçoit environ 3 % des investissements directs étrangers, ce qui est à peu près la même chose que la seule Espagne »
  • 10:00Emmanuel MacronFait
    « le 1ᵉʳ juillet, sinon, il n'y a plus rien »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mesdames et Messieurs, vous allez bien ? Je vais me mettre là. Alors, je suis à vous.

Peut-être en deux mots, je voulais vous voir ce soir pour résumer un peu les discussions de la journée et ce qui a été stabilisé pour ce G7, d'abord pour remercier la présidence italienne de son accueil et des travaux qui ont été préparés. Dire que nous avons d'abord eu un agenda sur l'Afrique et sur le changement climatique. On a continué, pour ce qui est de la France, de pousser notre agenda du Pacte de Paris pour les peuples et la planète, qui maintenant je le rappelle rassemble 53 pays, c'est-à-dire ne pas choisir entre le développement économique et la transition climatique et permettre d'embrasser les deux voies et d'avoir un choc de financements beaucoup plus important.

À ce titre, la mobilisation des financements d'infrastructures du G7 a donné comme priorité l'investissement sur le continent africain, qui demeure trop faible, et les constats que nous avions établis en juillet dernier d'ailleurs ont été corroborés par ce G7-là, ce qui a poussé à plus d'engagement, puisque je rappelle que le continent africain reçoit environ 3 % des investissements directs étrangers, ce qui est à peu près la même chose que la seule Espagne, donc vous imaginez ! Public et privé. Cela montre la nécessité d'aller beaucoup plus vite et plus fort sur le continent africain et de réitérer aussi la nécessité d'avoir un engagement qui protège les forêts, qui permette la transition climatique, sans empêcher pour autant le développement, sur le modèle par exemple, de ce qu'on a fait avec le Sénégal.

Dans ce contexte-là, la France a pu pousser son agenda, qui se poursuivra la semaine prochaine sur la question de la santé, puisque, vous le savez, nous recevrons à Paris le 20 juin prochain beaucoup de dirigeants africains, européens et des financeurs pour continuer ce qu'on avait commencé pendant le Covid, et avoir cette initiative de coproduction de vaccins sur le continent africain, ce qui est un des axes de développement que nous poursuivons, et qui est au cœur de l'agenda que nous portons. La discussion ensuite a porté sur le Proche-Orient, et évidemment sur la situation à Gaza, où l'unité du G7 s'est faite autour, évidemment de la demande de libération des otages, du soutien à l'initiative américaine de cessez-le-feu immédiat, une vision commune, ce qui était important et ce qui n'était pas acquis il y a encore quelques semaines, d'avoir à Gaza la présence de l'autorité palestinienne le jour d'après, et une réaffirmation très claire du soutien aux deux États et d'un règlement politique de la situation. Au-delà de cela, nous avons tous partagé notre préoccupation sur la situation à la frontière avec le Liban, et en particulier avec les États-Unis d'Amérique, nous avons acté le principe d'une trilatéral Israël-États-Unis-France, pour avancer sur la feuille de route que nous avons proposée et nous ferons de même avec les autorités libanaises.

Sur ce volet, il y a une très forte convergence de l'ensemble de ce qui a été dit, y compris aussi sur la question de l'Iran. Enfin, nous avons reçu le président Zelensky, puis nous avons eu une discussion sur ce sujet, je veux dire ici l'importance de celle-ci, qui conforte la stratégie qui est la nôtre, Français et Européens depuis plusieurs mois, puisqu'en G7, nous avons obtenu un accord pour financer 50 milliards d'euros de prêts à l'Ukraine, ce qui permet de donner de la visibilité en termes d'efforts et de soutien des pays du G7 à l'Ukraine et aux Ukrainiens dans l'effort de guerre. Et nous avons pu avoir un échange nourri sur l'ensemble des sujets militaires, financiers, de court et moyen terme, avec l'Ukraine.

Demain, nous aurons l'occasion de revenir sur plusieurs sujets. Je veux souligner en particulier que ce G7 est pour moi aussi une avancée importante sur les questions économiques et commerciales, puisque depuis décembre 2022, la France a eu l'occasion d'être très vocale sur la question de l'IRA, Inflation Reduction Act, et des conséquences que ça avait sur l'économie française et européenne. Et il a été acté en G7 précisément d'avoir un mécanisme de partages, d'échanges d'informations, de coordination et de réalignement, de resynchronisation, comme nous le demandons, des politiques de subventions, ce qui correspond d'ailleurs et à l'esprit et à la lettre des discussions que nous avons eues avec le président Biden à Paris la semaine dernière.

Voilà les quelques points importants de ce G7 qui, pour moi, est donc porteur de résultats très concrets, avec le continent africain, en soutien à l'Ukraine, sur la question de Gaza, sur la question économique pour nous. Je vais maintenant répondre à toutes les questions que vous avez. Monsieur le Président, vous arrivez à ce G7 dans un contexte politique particulier en France.

Est-ce que, sur toutes ces décisions que vous avez évoquées, notamment sur l'aide à l'Ukraine, votre parole engage vraiment la France, dès lors que sur l'aide qui a été décidée ici, sur les instructeurs, sur les Mirage, un gouvernement, dans quelques semaines, pourrait prendre le pouvoir en France qui serait moins allant sur l'Ukraine ? En quoi vous convainquez vos homologues que la parole engage la France ? Parce qu'ils connaissent notre Constitution et ils savent quelles sont les compétences et le rôle d'un président en France, sur les sujets internationaux et de défense d'une part, et donc il n'y a pas de doute, et personne ne m'a posé cette question, et ensuite parce que nous sommes au début d'un processus électoral, et comme je le rappelais à vous et à vos collègues hier, c'est étrange, en quelque sorte, d'en tirer les conséquences tout de suite.

Mais c'est une question légitime, à partir du moment où il va y avoir un suffrage… J'ai eu l'occasion de faire plusieurs Sommets au moment où il y a des législatives, sinon ce ne serait pas le président qui serait à ces Sommets. Ce sont les systèmes constitutionnels qui décident de qui est à ces Sommets. Ce n'est pas un hasard si c'est le président de la République, et pas le Premier ministre qui est au G7, qui est dans ces Sommets internationaux.

C'est que la parole de la France est engagée par le Président de la République. Et je vous rassure, le Président de la République ne changera pas jusqu'à l'été 2027. Est-ce que vous avez parlé avec Monsieur Zelensky, justement, de l'envoi d'instructeurs français ou européens, d'ailleurs, et puis de la question des Mirage, parce que lui, il doit commencer à douter ? - Non, pas du tout. - Vous continuez à travailler dessus ?

Bien sûr. Mais je vous invite vraiment juste à suivre ce que je viens de dire, il n'y a rien qui est remis en cause, du tout, et donc que les choses avancent comme elles ont été décidées. Sur le premier point, j'ai été clair aussi sur ce qui était décidé, ce qui ne l'était pas, dans la longue conférence de presse que nous avons donnée avec le président Zelensky.

Monsieur le Président, concrètement, comment le grand emprunt va fonctionner ? Est-ce que c'est la France qui va prendre un emprunt à l'Union européenne ? Les États-Unis ?

Alors là, c'est un engagement qu'a pris le G7, de manière solidaire, donc ça va être réparti par quote-part de chacun. D'ailleurs, ça vient en plus de ce que les Européens ont déjà fait en début d'année. Et donc maintenant les mécanismes sont travaillés par nos ministres des Finances, qui auront à définir comment le faire.

Ce sont en fait des sociétés qui vont aller chercher de la dette sur les marchés et il y aura des mécanismes de garanties de cette dette qui seront décidés, et il y aura une décision à prendre en Européens, les Américains de leur côté, les Canadiens, les Japonais. C'est un effort de l'ensemble des membres du G7. Monsieur le Président, vous avez rappelé à l'instant qu'on était au début en France d'un processus électoral et vous avez dit vous-même hier qu'il fallait de la co-construction et que, par exemple, sur l'exemple de l'assurance chômage, elle n'était pas intangible.

Et pourtant, quelques heures après, votre Premier ministre vous a démenti en disant que le décret serait pris le 1ᵉʳ juillet, c'est-à-dire pendant la campagne. Donc, est-ce que cela est vraiment un signal d'ouverture pour ceux qui doutent de voter pour votre camp ? Alors oui, les deux sont compatibles, simplement il y a une articulation des temps.

Le 1ᵉʳ juillet, sinon, il n'y a plus rien. Et donc le gouvernement a eu raison, en responsabilité, puisque comme je le disais hier, cette réforme est assumée, de juste dire en cohérence, le gouvernement étant en charge, eh bien en cohérence, il prend la décision. Par contre, j'ai évoqué hier les éléments d'ouverture de discussions qu'il pouvait y avoir, en fonction de qui sera prêt à discuter.

Mais c'est donc cohérent, parce que sinon vous n'aviez plus de système en vigueur au 1ᵉʳ juillet, compte-tenu de l'échec. Donc vous pourrez y revenir, c'est ça que vous voulez dire ? Je ne vais pas ici faire ni le travail du gouvernement, ni le travail de ceux qui ont à mener cette campagne.

Quelles seront les conclusions du G7 sur l'avortement ? Moi, je le regrette. Vous connaissez la position de la France, mais c'est aussi ça qui dit, pour nos compatriotes qui se posent des questions en ce moment, puisque votre confrère Teitgen soulève un point qui est important, on n'a pas les mêmes choix.

La France, elle a intégré ce droit des femmes à l'avortement, la liberté de disposer de son corps, dans sa constitution. Ce ne sont pas les mêmes sensibilités qu'il y a dans votre pays aujourd'hui. La France, elle partage cette vision de l'égalité entre les femmes et les hommes.

Ce n'est pas une vision qui est partagée dans tout le spectre politique. Je le regrette, mais je le respecte, parce que ça a été le choix souverain de votre peuple. Mais c'est celui qu'on continuera, nous, de défendre avec force.

Sur l'Europe, vous avez rencontré Ursula Von der Leyen. Est-ce que vous avez discuté des postes-clés à Bruxelles et des orientations futures ? Alors on a discuté en profondeur des orientations futures avec, vraiment je remercie d'ailleurs la présidente Von der Leyen d'avoir beaucoup nourri notre travail.

Je vais la retrouver d'ailleurs maintenant avec le chancelier Scholz, parce que je vois le protocole qui s'impatiente. On va discuter de tout ça en bon ordre. Et donc il y a un équilibre qui va être fait par l'ensemble des chefs d'États et de gouvernements, pour définir en effet la présidence du Conseil, la présidence de la Commission, le poste de Haut-Représentant, les vice-présidences, et puis les formations politiques proposeront aussi, pour la présidence du Parlement européen, des candidates et des candidats.

Donc tout ça se fera en équilibre et en bon ordre. Est-ce qu'il faut aussi un poste pour une personnalité italienne, étant donné que madame Meloni est quand même sortie très renforcée, notamment par rapport à vous-même ? Vous aurez noté que les équilibres politiques ont assez peu changé au Parlement européen, et donc tout cela fera l'objet de discussions, mais vu les familles politiques et ce qui ressort, je crois justifier à peu près ce qu'on a en tête.

Merci beaucoup. Merci à vous. Bon courage, allez, à demain.

Sommet du G7 à Borgo Egnazia en Italie : la déclaration du Président Emmanuel Macron. · Pourquijevote