Anne Hidalgo dans l'interview politique de Jean Pierre Elkabbach du 9 janvier (émission intégrale)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
— Bienvenue, Aline Hidalgo. Merci d'être avec nous. D'abord, on peut parler de ce qui vient de se passer. Ce type qui assassine sa femme et probablement sa fille, qui aurait pu tuer sa sœur. C'est le quatrième féminicide. On ne peut pas les arrêter depuis janvier.
— C'est une situation qui est terrible et sur laquelle la France est en retard. La France est en retard, par exemple, par rapport à l'Espagne. — Mais ont tu moins qu'à l'année dernière ? Déjà. — Écoutez, voilà. Quatre féminicides depuis le début d'année. Ce drame, une situation qui est dénoncée par les femmes, les femmes politiques. J'en fais partie par surtout les associations parce qu'il manque de moyens. Il manque dans notre pays les moyens d'accueil des femmes victimes de violences. Il manque une véritable politique de prévention. Muriel Robin en parle souvent. Il manque aussi ce que disent les associations. Ce milliard, ce milliard d'euros de moyens...
— Il y a un milliard depuis 2017, dit Elisabeth Moreno. — Non, non, c'est faux. Non, non, c'est absolument faux. — Un jour, vous combattrez peut-être avec elle. Ou vous débattrez. — Oui, je débattrai avec elle. Mais c'est absolument faux. Et je peux vous le dire parce que je me suis engagée depuis plus de 20 ans sur ce combat, notamment dans mes fonctions d'élus parisiennes, pour créer des centres d'hébergement. J'ai vu combien c'était difficile, y compris, d'obtenir dans ce quinquennat l'appui de l'État pour construire ces centres d'hébergement. Et puis il faut maintenant une politique extrêmement volontariste qui n'existe pas pour pouvoir enrayer. — Donc vous estimez que vous la ferez.
— Bien sûr. Et ça sera une de mes priorités, bien sûr.
— Vous êtes, Anne Hidalgo, dans une phase mémorielle. Vendredi, vous rendiez hommage aux victimes du terrorisme de la Ticlan. Aujourd'hui, vous serez avec le CRIF aux victimes d'Hélipère Cachir. Et hier, vous vous recueilliez devant la tombe de François Mitterrand à Jarnac. Pour Ségolène Royal, qui est probablement votre amie, elle estime que Jarnac, c'est une grosse ficelle qui ne marche pas. Et elle dit « Ce rite ne permet d'acquérir ni le niveau ni la stature d'un président ». Elle est sympathique.
— Écoutez, je pense... Vous avez évoqué des moments mémoriels très différents. Être présent pour commémorer les victimes des attentats terroristes de 2015, à Paris notamment. C'est bien sûr ma fonction, ma responsabilité. — Très bien. Mais à Jarnac, qu'est-ce que vous avez allé faire ? — Je vais venir sur Jarnac. Mais ce que je veux vous dire, Jean-Pierre Elkabach, c'est qu'il nous faut absolument, non seulement cultiver la mémoire, mais faire de la pédagogie. Parce que ce qui s'est passé avec les attentats terroristes est un drame pour tout le pays. Et que, bien sûr, nous devons lutter contre... On a parlé tout à l'heure des violences fétophones.
Nous devons lutter aussi, avec cette même force, contre le terrorisme.
— Elle dit que Jarnac, ça porte malheur. — Jarnac... — Ça porte malheur, dit-elle.
— Écoutez, elle parle peut-être de son expérience. Peu importe. Je ne vais pas engager ici un dialogue avec Ségolène Royal. — François Mitterrand, mort en 1996, ce qui l'a fait perdre en 2017. — C'est très important. Et j'étais heureuse d'être aux côtés, bien sûr, des élus qui étaient là. Et puis aux côtés de la famille de François Mitterrand, Gilbert Mitterrand et Mazarine Pinjot, d'être à leurs côtés. Et pour dire, effectivement, que François Mitterrand a été l'homme qui a permis à la gauche d'arriver au pouvoir dans notre pays. Il a permis à cette gauche républicaine qui a fait des réformes. Bien sûr que tout n'a pas été parfait.
Bien sûr qu'il y a des points sur lesquels il y a sans doute débat. Mais je vais vous dire une chose. Moi, j'avais 20 ans en 81. Jamais, jamais de ma vie, je n'ai regretté les expériences de cette gauche qui a duré, d'ailleurs, de cette gauche au pouvoir parce qu'elles ont permis, quoi, des avancées sociales, des avancées sociétales.
— C'est pas demain que ça recommencera, en 80. Vous êtes aujourd'hui 8 de gauche. La droite, 3, qui se fait la guerre. Vous, 8. Regardez ce que disait hier le Figaro. À 3 mois du scotin, la gauche est en perdition. Les sondages ne décollent pas. Les tentatives de rassemblement font long feu. Jadot, comme Hidalgo ou Taubéra, sont inodymes. La gauche n'est pas loin du naufrage.
— Et vous jetez le journal. C'est pas bien, ça, pour vos collègues du Figaro. — Non, non, mais à côté, je l'aurais que tu avais. Rassurez-vous. C'est un grand lecteur. — Cher Jean-Pierre Elkabach, vous connaissez la politique, vous aimez la politique. Et vous savez que la politique, c'est... — La vraie. — D'abord, la vraie. Pas le spectacle. Pas ce qu'on nous sert, là, depuis des semaines et des semaines. — D'accord. Pardon, mais vous participez au spectacle. — J'essaye d'y participer le moins possible. Mais j'essaye d'être présente pour pouvoir porter une parole.
— Et la politique, vous savez que c'est d'abord de l'engagement, de la conviction des femmes et des hommes qui, peut-être, à la différence de ceux qui commentent la politique, eux sont engagés et sont sur des valeurs. Vous savez, moi, mes valeurs, ce qui me tient à cœur. On a parlé tout à l'heure des violences faites aux femmes. On parle de la sécurité et des questions liées au terrorisme. On parle de ces sujets-là. Moi, ce qui me tient à cœur ne varie pas. Je finis ma phrase. Ne varie pas en fonction des sondages. Je sais que ce que porte la gauche républicaine est extrêmement important pour nous.
— Vous avez contribué à lancer une primaire dite populaire. Personne n'en veut. Vous l'avez remarqué. Ni Jean-Luc Mélenchon, ni Fabien Roussel, ni Yannick Jadot. Vous avez pris acte hier devant Mitterrand de l'échec. Est-ce que vous maintenez votre participation à cette primaire ? Ou est-ce qu'elle a un sens encore ?
— J'ai proposé qu'il puisse y avoir un process, quelque chose qui nous permette de créer une dynamique et d'avoir quoi ? Une candidature commune à ceux qui veulent gouverner ensemble.
— Même si ce n'est pas la vôtre ?
— Même si ce n'était pas la nôtre. Mais après un débat à la loyale et après un vote à la loyale de nos concitoyens. — Comme il n'y a pas de primaire, qu'est-ce que vous faites ? — Je prends acte que Yannick Jadot, notamment, ne veut pas y participer.
— Mais vous, qu'est-ce que vous faites ? Vous maintenez la primaire ou vous dites « c'est fini » ?
— Je ne vais pas participer seule à une primaire. Si l'une des forces politiques, je pense notamment au vert, leur candidat refuse de participer alors que c'est là que ça avait du sens.
— Donc pas de primaire, c'est fini.
— Je ne dis pas « c'est fini » aujourd'hui. Il y a ce processus différent de ce que j'ai dit, mais de la primaire populaire qui a fixé un rendez-vous au 15 janvier. Eh bien, le 15 janvier, nous verrons qui souhaiterait participer ou pas.
— Alors, Christiane Taubira, elle décidera cette semaine. Probablement, elle ira. Si elle y va, vous vous retirez ?
— Mais enfin, Jean-Pierre Elkabach, vous qui connaissez la politique, vous qui savez comment sont faits les engagements...
— Je ne connais pas toujours les êtres et ce qu'il y a au fond des êtres.
— Eh bien, écoutez, au fond des êtres, voilà, moi, je suis candidate, je suis investie. — Alors là, on va montrer votre affiche. — Merci. Réunir la France. J'ai pris... Pardon, Jean-Pierre Elkabach. J'ai pris ce totem de l'unité parce qu'il me paraît important et parce que c'est aussi ce que demande le peuple de gauche. Ne jetez pas mon affiche, cher Jean-Pierre. Mais...
— Si vous permettez, vous dites « réunir la France ». D'abord, il faut que vous réunissiez la gauche.
— Bien sûr. Et c'est pour ça que j'ai... C'est pour ça que j'ai non seulement fait cette proposition. Cette proposition, aujourd'hui, elle n'a pas l'assentiment... Je le regrette. Sachez bien que je le regrette. Maintenant, ajouter d'autres candidatures, ça n'a pas beaucoup de sens. Donc ma candidature, elle est là. D'abord, je la porte depuis maintenant plusieurs mois. Elle est aussi la candidature, notamment soutenue par le Parti Socialiste et par cette famille de cette gauche républicaine qui veut que la gauche gouverne en France.
— Christiane Taubérin, est-ce qu'elle peut arriver ? Est-ce qu'elle a des chances d'arriver à être présidente de la République ? Non, mais vous, vous, qui la connaissez mieux que moi.
— Mais vous lui poserez la question. Je ne suis pas là pour jouer à ce type de petit jeu.
— Mais est-ce que vous accepterez d'être numéro 2 ou 3 derrière elle ?
— Mais enfin, je voulais dire... — Si elle est candidate. — Jean-Pierre Elkaba, je suis candidate. Si elle est candidate, elle ira avec je ne sais quelle force politique et je ne sais quel programme ou projet. Mais ça ne retire rien au fait que ça sera une candidature de plus et pas une de moins. Donc moi, je suis candidate, soyons très clairs.
— Oui. Et il n'y a pas de femme providentielle ou d'homme providentiel.
— Mais non. Et c'est là aussi le piège toujours de la présidentielle en France où on attend l'homme ou la femme providentielle. On nous dit « Ah oui, mais en 2017, Emmanuel Macron a réussi ce coup... » — Je ne dirais pas de Jarnac, mais enfin, ce coup de Trafalgar. — C'était Jarnac et Jarnac qui seraient à nouveau président. — Oui, mais sauf qu'en 2017, cher Jean-Pierre Elkaba, en 2017, la gauche s'effondre pour des raisons très particulières, auxquelles d'ailleurs Emmanuel Macron a sa responsabilité. La droite s'effondre, je crois qu'à peu près à cette époque, qu'il n'y avait pas encore l'affaire Fillon en 2017, et sort cette candidature.
Mais ce n'est même pas une candidature d'homme providentiel. C'est une candidature qui, à un moment donné, dans les circonstances... — Je parle de Taubira, Christiane. — Je parle de 2017. Donc ça n'existe pas. L'homme ou la femme providentielle, ça n'existe pas. Et tant mieux. Vous savez pourquoi ? Parce qu'en démocratie, il vaut mieux s'appuyer sur des processus où on s'adresse à l'intelligence de nos concitoyens.
— Vous vous engagez ce matin à ne pas renoncer.
— Mais bien, évidemment. Et je l'ai fait depuis déjà un moment. Je suis candidate. Et je suis candidate... D'ailleurs, je vous invite, cher Jean-Pierre Elkabach, le 13 janvier, à venir voir... — Jeudi. — Jeudi, le projet que je présente. Et puis, avec ce programme... Vous savez, depuis trois mois, j'ai fait un travail qui est d'abord un travail de... À la fois d'essayer de consolider, d'essayer de rassembler une famille qui a été très... — Je le dirais comme vous. C'est Rani Hidalgo.
— Oui. — Pourquoi ça ne marche pas ?
— D'abord, parce que nous sortons d'un... d'un 2017, d'un moment qui a été extrêmement traumatisant.
— D'accord. Et la victoire de quelqu'un d'autre. Mais pourquoi en cinq ans, vous n'avez pas trouvé un ou une idée comme vous, peut-être, ou quelqu'un d'autre ? Et un programme ou une idée en cinq ans ?
— Cher Jean-Pierre Elkabach, les idées sont là, le programme est là. Et vous le verrez, jeudi, sérieux, ambitieux et permettant à notre pays de sortir de cette situation en misant sur deux choses. Parce que les deux grands défis du siècle auxquels nous avons à répondre, c'est quoi ? C'est le défi climatique et le défi des injustices et des inégalités sociales. Et vous verrez que dans mon programme, ces deux défis-là sont ceux qui nous servent de guide pour proposer...
— Donc les axes principaux.
— Oui. Et pour parler de ce qui concerne vraiment directement les Français, le travail, la question du salaire, les questions relatives à l'école, les questions relatives à la santé... — Ce que disent un peu près tous les candidats, ils vont pas dire le contraire. — Les questions relatives à la transition écologique. Et j'apporterai notamment les propositions concrètes pour y remédier. Alors depuis trois mois, ce que j'ai fait, c'est rassembler ma famille, mettre en place les équipes, proposer ce chemin de l'unité qui est rejeté notamment par Yannick Jadot. — Essayant d'être concret. — Et donc maintenant, j'avance et je suis très concrète en vous disant que j'avance.
— Est-ce que vous pensez que vous pouvez passer devant Yannick Jadot ?
— Mais enfin, la force de ce parti, de cette famille politique républicaine, vous savez, aujourd'hui, dans le pays...
— Non, non, mais... Évolez-moi. Oui, non, parce que lui pense que vous serez la numéro 2.
— Mais non, mais bien sûr que oui, parce que... — Bien sûr que vous passez devant lui. — Mais bien sûr que oui, cette force que je représente, vous savez sur quoi elle s'appuie ? Elle s'appuie sur des milliers et des milliers d'élus, d'élus locaux, de citoyennes, de citoyens partout dans le pays. La preuve en est que je dois être une des rares, peut-être avec Valérie Pécresse, à avoir aujourd'hui tous mes parrainages.
— Combien, à peu près ?
— Beaucoup plus qu'il n'en faut.
— C'est-à-dire beaucoup plus que les 500 ?
— Je vous donnerai les chiffres lorsque je déciderai. — Oui, bien sûr, beaucoup plus que les 500.
— Est-ce qu'il faut que Zemmour et Éric et Marine Le Pen aient aussi leur parrainage et qu'ils participent en démocratie à cette élection ?
— C'est la loi qui décide de qui participe en fonction des parrainages. S'ils ne les ont pas, c'est qu'ils ne méritent pas d'y participer.
— Vous pensez que ce ne serait pas un manque pour la démocratie ? — Ah non, vraiment pas. — Que les gens qui représentent, eux, 13, 14, ou 100 et 18, ne soient pas.
— La démocratie, elle est définie avant les sondages par la loi. Et si la loi dit que les parrainages doivent être de 500 pour chacun des candidats sur la ligne de départ, c'est la loi qui doit s'imposer. — Tant pis pour eux. — Et la loi, c'est la démocratie.
— Tant pis pour eux.
— Ah oui, tant pis pour eux. Ça veut dire qu'ils n'ont pas convaincu 500 maires.
— Une précision. À Perpignan, le 12 décembre, vous avez comparé le sort actuel des Français musulmans à celui des Juifs français...
— Non, faux. Jean-Pierre Cabache, mon discours... — Des années 1930. — Non, absolument faux. — C'était l'idée qui a été perçue. — Jamais je ne me permettrais de faire ce type de comparaison. Pour moi, ce qui est très, très clair, c'est que, en ce qui concerne notamment, bien sûr, la Shoah, cet événement, ce drame, ce génocide, n'est comparable à rien d'autre. Donc jamais je ne le comparerais. — Donc vous n'avez pas à regretter ce que vous dites ? — Ce que je dis aujourd'hui, c'est qu'il faut absolument combattre le racisme. Il faut combattre l'antisémitisme. Il faut combattre la stigmatisation. Il faut combattre Éric Zemmour et Marine Le Pen, qui colportent ces idées nauséabonds.
— D'accord, mais il montre. — Qui colportent. Oui, et c'est parce qu'elle montre que vous les laissez tomber. Et c'est parce qu'elle montre que vous abandonnez le combat, le combat républicain. Enfin, moi, je ne l'abandonne pas.
— Eh bien, mais ne dites pas que les autres ne l'abandonnent pas. Et puis s'ils représentent tant, c'est qu'il y a quelque chose dans l'opinion qui les pousse.
— Et donc il faut laisser ces idées qui ne sont pas... — Il faut les battre avec des idées. — Eh bien, ce ne sont pas des opinions, cher Jean-Pierre Elkavache, qu'entre Éric Zemmour vient sur ces plateaux-là en particulier expliquer qu'il est en train de réhabiliter Pétain et qu'il est un négationniste patenté. Il n'exprime pas l'opinion. Il commet un délit.
— Et puis moi, je fais la différence. Je fais la différence. Je fais la différence entre une opinion et un délit. — Il y a autre chose. Et je fais la différence entre une opinion et un délit. — Par exemple, dans votre programme, qu'est-ce que vous direz des centrales nucléaires ? Emmanuel Macron veut créer au moins six centrales, des nouveaux modèles. Est-ce qu'il a raison ? Est-ce que c'est une erreur ?
— C'est une erreur. Et vous verrez que dans mon programme, je considère que le nucléaire est une énergie de transition, mais qui n'est pas une énergie sur laquelle nous devons construire de nouvelles centrales. Mais en revanche, nous devons vraiment nous préoccuper de ce qu'on appelle le grand carénage, puisqu'il va falloir quand même prolonger un certain nombre de centrales. — C'est-à-dire qu'il faut les prolonger ? — Et sortir du nucléaire aussi vite que possible en misant sur les énergies renouvelables.
— Sortir de la dissuasion nucléaire aussi, comme on entend ?
— Mais non. Enfin, la dissuasion nucléaire, c'est un élément extrêmement important pour notre défense, pour notre protection. Et on sait que la France joue un rôle important parce que... — Donc elle, on la garde. — Mais ça n'empêche pas qu'il y ait aussi un dialogue avec l'ONU, avec les peuples, pour aller faire du désarmer.
— On ne se désarme pas tout seul. Deux questions très rapides. Vous avez toujours, et depuis longtemps, je vous entends dire, souhaité une femme à l'Élysée. Est-ce qu'il vous serez agréable que cette femme soit Ségolène Royal si vous n'y êtes pas ?
— Ségolène Royal n'est pas candidate à la question présidentielle de 2022.
— Pardon, pas Ségolène Royal. Valérie Pécresse. Valérie Pécresse, c'est une femme si elle est là.
— C'est la droite que je combats aussi. Je la respecte, mais je combats.
— Mais si elle est élue, vous vous direz bien, il y a une femme ?
— Je suis une femme républicaine. Et en tant que républicaine, je serai républicaine dans mon comportement vis-à-vis du président ou de la présidente qui serait élue. Mais j'espère bien être celle-là.
— Oui, mais s'il n'y a personne de gauche au deuxième tour, entre Pécresse et Macron, qu'est-ce que vous faites ?
— Eh bien, je vais m'employer à faire en sorte que cette offre de gauche républicaine que j'incarne, qui a réussi à faire justement aussi cette belle synthèse entre les questions sociales et les questions écologiques, mais en ayant la République chevillée au corps, je vais m'employer à faire en sorte que cette gauche républicaine soit au deuxième tour.
— Retenir ou y croire encore ?
— Mes convictions, mes valeurs et surtout, j'aime le combat politique, vous savez, et j'aime mon pays.
— Merci d'être venu. Bonne journée. — Merci à vous. — Merci.
Anne Hidalgo