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InterviewFrance 2 — Les 4 Vérités (sur Podcast)· 25 juillet 2024 10 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalTravail & emploiSolidarités & familleÉducation & recherche

Jeux Olympiques de Paris, Saint Ouen, Nouveau Front populaire... Karim Bouamrane est l'invité du 25 juillet 2024

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:31OuverteRéponse directe

    Cette flamme, ces jeux en Seine-Saint-Denis, c'est juste un symbole ou pour vous, c'est vraiment une manière de dire que les jeux, c'est aussi en Seine-Saint-Denis ?

  • 1:10OuverteRéponse directe

    Vous sentez une appropriation des Jeux par les habitants de la Seine-Saint-Denis ? Ils se sentent concernés ? Ce sont leurs Jeux Olympiques ?

  • 1:54OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça a pu surprendre, peut-être rebuter certaines délégations au début ?

  • 2:40OuverteRéponse directe

    Mais justement, un quart du village olympique qui sera ensuite converti en logements sociaux. Le reste, ce sont des logements privés, des appartements qui ont été vendus ou qui vont être vendus. Est-ce qu'ils ont trouvé preneur, justement ?

  • 3:26OuverteRéponse directe

    Le siège de la DGSI qui s'est installé chez vous, à Nouvel Hôpital. Cette banlieue, ce n'est plus valable uniquement la banlieue de Paris.

  • 4:04OuverteRéponse directe

    Vous l'avez évoqué en introduction, je reçois aujourd'hui un Français qui a fait la lune du New York Times, quand même. Les JO, une arme politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:50Invité politiqueFait
    « C'est un accélérateur de particules. »
  • 0:56Invité politiqueFait
    « On l'a vu très concrètement sur le plan social, qualité des logements, sur le nombre de commerces, sur le plan écologique, des écoles qui ont été construites grâce aux Jeux Olympiques. »
  • 2:54Invité politiqueFait
    « La commercialisation va démarrer dès le lendemain des Jeux olympiques pour une bonne partie des programmes. »
  • 3:07Invité politiqueChiffre
    « On a vraiment un projet global qui a été lancé avec, comme vous l'avez évoqué, plus de 1 000 logements, des écoles, des crèches et l'académie Tony Parker. »
  • 3:55Invité politiqueFait
    « Saint-Ouen joue un rôle de locomotive dans la région de France et on en est fiers. »
  • 4:21Invité politiqueFait
    « Les JO, une arme politique ? Oui, c'est ça, une arme politique. »
  • 4:51Invité politiqueFait
    « Sur le plan keynésien, sur le plan économique, ça nous a donné la possibilité de bénéficier d'un service public de qualité et de rendre les gens un peu plus heureux. »
  • 6:02Invité politiqueFait
    « Quand j'étais gamin, j'ai démarré avec fierté, avec la jeunesse communiste. »
  • 6:10Invité politiqueFait
    « L'idéal républicain, l'idéal de gauche, ce n'est pas de finir et de rouler en Lada. »
  • 7:29Invité politiqueFait
    « On a besoin d'autorité, on a besoin de régalien. »
  • 8:36Invité politiqueFait
    « La première formation politique qui n'a pas forcément gagné, la première formation politique était de gauche, mais derrière la formation politique globale qui a gagné, c'était le Front républicain. »
  • 9:01Invité politiqueFait
    « Le premier camp qu'a gagné, c'est le camp républicain. Et dans ce camp républicain, c'est la gauche. »

Temps de parole

  • Karim Bouamrane69 %
  • Présentateur26 %
  • Présentateur 22 %

2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonjour, je suis Thomas Soto et vous écoutez les 4V, un podcast de France Télévisions. Bonne écoute. 7h40, c'est l'heure des 4V. Ce matin, Jean-Baptiste, vous recevez Karim Wamran, le maire PS de Saint-Ouen. Bonjour Karim Wamran. Bonjour M. Marteau. Merci d'être avec nous dans les 4V. Soyez les bienvenus. La flamme olympique s'était lancée il y a quelques minutes de votre département, la Seine-Saint-Denis, à Noisy-le-Grand précisément, département qu'elle va donc traverser aujourd'hui et demain avant de regagner Paris, bien sûr. Cette flamme, ces jeux en Seine-Saint-Denis, c'est juste un symbole ou pour vous, c'est vraiment une manière de dire que les jeux, c'est aussi en Seine-Saint-Denis ?

0:40
Karim Bouamrane

On y est. C'est en Seine-Saint-Denis, c'est en région Île-de-France, c'est en France. Une fierté. Une fierté et puis surtout, c'est le moment de la fête. Ça fait depuis plusieurs années qu'on s'y prépare. Et là, on l'a vu concrètement. Comme je dis souvent, comme je dis au New York Times, comme je dis à la presse étrangère, c'est un accélérateur de particules. On l'a vu très concrètement sur le plan social, qualité des logements, sur le nombre de commerces, sur le plan écologique, des écoles qui ont été construites grâce aux Jeux Olympiques. Et là, pendant 15 jours, ça va être la belle fête.

1:10
Présentateur

Vous sentez une appropriation des Jeux par les habitants de la Seine-Saint-Denis ? Ils se sentent concernés ? Ce sont leurs Jeux Olympiques ?

1:15
Karim Bouamrane

Très concrètement, on le voit. Surtout à 24 heures de la belle cérémonie. On est en plein dedans. On est dans le match, on est dans la fête. Ils arrivent à se sentir concernés, les habitants ? Ils sont complètement concernés. À Saint-Ouen, par exemple, on reçoit la délégation brésilienne. Et on a vu tous les commerces qui sont à l'effigie du Brésil. Ça se mélange, ça chante. Et en même temps, il y a un sentiment de fierté qui est très fort. On reçoit une délégation des États-Unis dans le cadre du partenariat avec Los Angeles. Donc, des jeunes qui se mélangent, des jeunes de New York, de Los Angeles, de Miami, qui se mélangent avec des jeunes de Saint-Ouen, des jeunes de Seine-Saint-Denis.

Donc, il y a vraiment un moment historique qu'on vit. Et on prend vraiment la mesure du moment historique.

1:54
Présentateur

Votre commune Saint-Ouen est évidemment concernée parce que vous accueillez en partie le village olympique, accueillir des athlètes du monde entier en Seine-Saint-Denis et pas à Paris. Est-ce que ça a pu surprendre, peut-être rebuter certaines délégations au début ?

2:05
Karim Bouamrane

Non. Tout de suite, on a communiqué, sous le temps de la provocation et avec un petit clin d'œil à la maire de Paris. Paris devient la banlieue de Saint-Ouen. Et ensuite, on a glissé. On s'est dit Saint-Ouen, c'est le centre de la métropole, avec la modestie, sans fausse modestie, mais avec l'humilité qui s'impose. Ça a été bien compris par les délégations.

Ça a été bien compris parce qu'effectivement, on a tout de suite travaillé avec le département, avec l'intercommunalité, avec tous les maires olympiques pour faire en sorte que, que ce soit à Paris, que ce soit à Saint-Ouen, que ce soit à Saint-Denis, que ce soit dans toute la Seine-Saint-Denis, il y ait un élément très simple, améliorer la vie des gens et contribuer à rendre les gens heureux. Et en ce moment, on a besoin de ça.

2:40
Présentateur

Mais justement, un quart du village olympique qui sera ensuite converti en logements sociaux. Le reste, ce sont des logements privés, des appartements qui ont été vendus ou qui vont être vendus. Est-ce qu'ils ont trouvé preneur, justement ? C'était une des questions. Vous vous demandez, est-ce que ça allait intéresser des habitants d'aller vivre ensuite dans ces nouveaux quartiers ?

2:54
Karim Bouamrane

Vous avez complètement raison. C'est le sujet. La commercialisation va démarrer dès le lendemain des Jeux olympiques pour une bonne partie des programmes. Mais surtout, ce qui est intéressant, et on le voit, c'est comment on arrive à se réapproprier le domaine fluvial. On a vraiment un projet global qui a été lancé avec, comme vous l'avez évoqué, plus de 1 000 logements, des écoles, des crèches et l'académie Tony Parker. On a une nouvelle aréna qui a été totalement rénovée, l'île des Vannes, qui a été conçue en 1971, qui avait reçu à l'époque Bruce Springsteen, Led Zeppelin, Pink Floyd. Et là, ça va donner lieu à une super belle académie. C'est ce qu'on appelle l'héritage.

3:26
Présentateur

Le siège de la DGSI qui s'est installé chez vous, à Nouvel Hôpital. Cette banlieue, ce n'est plus valable uniquement la banlieue de Paris. C'est en train de devenir une ville, un pôle central à part entière.

3:36
Karim Bouamrane

Absolument. On change de paradigme. Sur le plan éducatif, vous l'avez évoqué, un campus hospitalier de 12 000 étudiants, la Direction Générale de la Sécurité Intérieure, qui est vraiment l'un des fleurons du service public français, donc une fierté. On a également un centre qui a été totalement modifié, Thierry Marx, qui s'est installé. La communale, c'est 13 000 m². Saint-Ouen joue un rôle de locomotive dans la région de France et on en est fiers. Pour améliorer la vie des gens, toujours. C'est ça qui est important. C'est ce qu'on appelle le progrès partagé.

4:04
Présentateur

Vous l'avez évoqué en introduction, je reçois aujourd'hui un Français qui a fait la lune du New York Times, quand même. C'est pas mal. On va l'avoir. C'était au mois de mai. Avec cette citation qui était en titre, j'envisage les Jeux Olympiques comme une arme politique au sens noble du terme pour sensibiliser et responsabiliser toute une génération. Les JO, une arme politique ?

4:21
Karim Bouamrane

Oui, c'est ça, une arme politique. Parce que pendant longtemps, vous l'avez évoqué à juste titre, pendant longtemps, la banlieue, c'était le lieu banni. On était avant le sentiment de relégation. Et là, l'arme politique, c'est qu'on change complètement de paradigme. Les gens de la périphérie, que ce soit périphérie rurale, que ce soit périphérie métropolitaine, que ce soit périphérie urbaine, ont aujourd'hui la même espérance, le même espoir que toutes celles et ceux qui vivent dans les hypersons depuis des années et des années. Et on voit qu'on change de paradigme grâce aux Jeux Olympiques. Et les Jeux Olympiques ont été véritablement un accélérateur.

Sur le plan keynésien, sur le plan économique, ça nous a donné la possibilité de bénéficier d'un service public de qualité et de rendre les gens un peu plus heureux.

4:58
Présentateur

Et votre discours est intéressant. Vous ne voulez pas voir la banlieue comme une zone placée sous respirateur, sous assistance en permanence. Pas d'assistanat. Vous parlez de démocratiser l'excellence. Absolument. Vous mettez l'excellence toujours au cœur de votre discours. Pourquoi ?

5:10
Karim Bouamrane

Oui, souvent. Parce que quand j'étais gamin, on pouvait nous faire croire que le beau, le bon, le meilleur était l'apanage de toutes celles et ceux qui sont bien nés depuis des générations et des générations. Or, en tant que républicain, en tant que français, l'idéal républicain, ce n'est pas ça. L'idéal républicain, c'est donner la possibilité à toutes celles et ceux qui le souhaitent d'être l'architecte de leur propre vie et d'avoir accès au beau. Et le beau, ce n'est pas l'apanage de ceux qui sont nés très très riches. Le beau, c'est l'apanage d'une valeur républicaine.

5:39
Présentateur

C'est-à-dire viser l'excellence et pas se dire toujours on va niveler par le bas.

5:42
Karim Bouamrane

Absolument. Donc tirer vers le haut. Et les Jeux olympiques sont un élément extrêmement important pour démocratiser l'excellence sur le plan de l'éducation.

5:52
Présentateur

Mais vous savez, l'excellence, ce n'est pas un discours qui est très répandu, notamment chez certains élus de gauche qui ont plutôt justement tendance à vouloir dire « Non, l'excellence, c'est un gros mot. Nous, il faut que les coches d'autres, il faut l'égalitarisme. »

6:02
Karim Bouamrane

Quand j'étais gamin, j'ai démarré avec fierté, avec la jeunesse communiste. Et je disais souvent, l'idéal républicain, l'idéal de gauche, ce n'est pas de finir et de rouler en Lada. Voilà. Donc avoir bénéficié de Thierry Marx, bénéficié d'une école de qualité sur le plan sportif avec Tony Parker, bénéficié d'un campus hospitalier où chacune et chacun puisse se soigner, soigner décemment. C'est ça démocratiser l'excellence. Ça, c'est le projet et c'est fier d'être français parce que la France, c'est ça, c'est l'excellence.

6:30
Présentateur

Ces IGO, c'est aussi un formidable dossier dans lequel vous, des élus socialistes, communistes, ont travaillé avec la présidente de région, Valérie Pécresse, de gauche. On travaillait avec l'État, géré par un bloc central, les macronistes. En fait, tout le monde a réussi à travailler ensemble pour cet événement exceptionnel.

6:44
Karim Bouamrane

On a réussi à se rassembler pour un idéal commun qui est faire en sorte que la France, pendant 15 jours, brille avec un élément consubstantiel, rendre les gens heureux, améliorer la vie des gens. Et si cette parenthèse enchantée qui s'appelle les Jeux Olympiques pouvait perdurer, ça serait exceptionnel.

7:02
Présentateur

C'est toute la question, vous voyez venir. Est-ce qu'on ne pourrait pas perdurer, justement, arriver à mettre de côté les divergences et se rassembler sur l'essentiel pour éventuellement faire une grande coalition au gouvernement où on en manque aujourd'hui ?

7:14
Karim Bouamrane

On a eu un rendez-vous manqué avec une partie du peuple de gauche et une partie de toutes celles et ceux qui attendaient de la protection, qui attendaient une politique environnementale de qualité, une politique de pouvoir d'achat, une politique de sécurité aussi, parce qu'on a besoin d'autorité, on a besoin de régalien. Je ne sais pas si c'est un gros mot à gauche, parfois. Parfois. Mais c'est tabou. Pas chez vous. Mais pas chez moi. Pas chez moi. On a besoin d'autorité, d'autorité sur le plan éducatif, d'autorité sur le plan régalien. Et les premières personnes qui sont victimes du manque de sécurité, c'est souvent les personnes qui sont issues des classes populaires, des classes moyennes.

Donc cette parenthèse enchantée, si on pouvait la perdurer dans le temps pour faire en sorte que toutes celles et ceux qui ont véritablement un projet républicain de gauche, progressiste et surtout écologique, puissent se rassembler, ça serait exceptionnel.

7:56
Présentateur

Mais justement, quand vous voyez, alors pour l'instant, du côté du nouveau Front populaire, le spectacle donné ces dernières semaines n'était peut-être pas à la hauteur ? Vous l'avez jugé comment ?

8:04
Karim Bouamrane

Déjà, ça m'a tristé. Ça m'a tristé parce qu'il y a eu un rendez-vous manqué. Il y a eu une grosse attente. Il y a eu une mobilisation exceptionnelle de toutes les Françaises et les Français qui ont dit non au Rassemblement national. Et je pense que lorsque je parle de rendez-vous manqué, on a été tout de suite dans une espèce de course au casting en se focalisant sur le nom du Premier ministre ou de la Première ministre. Il aurait fallu se focaliser sur le projet en partant du principe que la première formation politique qui n'a pas forcément gagné, la première formation politique était de gauche, mais derrière la formation politique globale qui a gagné, c'était le Front républicain.

Et il aurait été intéressant de se rassembler autour d'une plateforme commune en mettant en avant le pouvoir d'achat, la sécurité, l'environnement, l'éducation et la santé.

8:45
Présentateur

C'est-à-dire pour finir, en fait, effectivement, la gauche qui, au mieux à 200 sièges, n'est pas majoritaire, de toute façon, n'a pas la majorité absolue au Parlement. Vous dites à vos amis, vos collègues, élargissons, allons voir avec qui on peut travailler.

8:55
Karim Bouamrane

Il aurait fallu avoir un discours de vérité, M. Marteau. Un discours de vérité, c'est effectivement le premier camp qu'a gagné, c'est le camp républicain. Et dans ce camp républicain, c'est la gauche. Donc on a deux possibilités.

9:04
Présentateur

Mais aussi le centre et la droite, à tous ceux qui ont fait le Front républicain.

9:06
Karim Bouamrane

Tous ceux qui ont fait le Front républicain. Donc on a deux possibilités. Soit il y a un désistement et on se dit soutien sans participation, ou soit derrière, on se dit on arrive à hiérarchiser nos priorités. Et la priorité de la gauche, c'était le pouvoir d'achat, la sécurité, le social, l'éducation et la santé. Malheureusement, on est rentré dans une espèce de guéguerre autour d'un casting. Et on savait très bien que ça ne pouvait pas aboutir. On le savait dès le départ. Et je pense qu'on a eu un rendez-vous manqué avec toutes celles et ceux qui ont eu beaucoup d'espoir et d'espérance. Mais je reste optimiste.

Et les Jeux Olympiques vont être, on va dire, un premier message sur l'espérance, le chemin de l'espoir et de l'espérance.

9:47
Présentateur

Un maire PS de Saint-Ouen optimiste ce matin. Optimiste et républicain, merci à vous. Merci beaucoup d'être venu dans les 4V. Bonne journée et bon JO. Merci. Merci beaucoup. Merci aussi à Nathalie Bâton pour la traduction en langue des signes. C'était les 4V, un podcast de France Télévisions. S'il vous a plu, n'hésitez surtout pas à vous abonner. Vous pouvez également retrouver tous les replays en vidéo sur france.tv.