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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 20 juillet 2011 6 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & élections

Marine Le Pen : "L'esprit du 29 mai".mp4

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:05Invité politiqueFait
    « Il y a 5 ans exactement, le 29 mai 2005, le peuple français disait massivement non à la constitution européenne. »
  • 1:33Invité politiqueChiffre
    « Ce nom des français, à 55% des voix, fut un coup de tonnerre retentissant dans toute l'Europe. »
  • 2:53Invité politiqueFait
    « En 2008, elle faisait voter par le Parlement ce que le peuple normalement souverain avait refusé par référendum, le traité de Lisbonne, nouveau nom de la Constitution européenne. »
  • 3:53Invité politiqueFait
    « Cette Europe, celle de Maastricht, celle de la Constitution de M. Giscard et du traité de Lisbonne, nous conduit à la catastrophe. »
  • 4:03Invité politiqueFait
    « La zone euro est la région du monde qui connaît les troubles économiques les plus graves, le chômage le plus fort, qui voit plus qu'ailleurs son industrie s'échapper, se délocaliser à cause d'une politique aussi dogmatique que nocive. »
  • 4:26Invité politiqueChiffre
    « Grece, Espagne, Portugal, Irlande, Italie, la France aussi, malheureusement. »

Temps de parole

  • Marine Le Pen100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:05
Marine Le Pen

Il y a 5 ans exactement, le 29 mai 2005, le peuple français disait massivement non à la constitution européenne. Par référendum à l'issue d'une campagne active et passionnée, les français refusaient le projet qu'une élite voulait leur vendre à tout prix. La quasi-totalité des médias, l'UMP, le PS, l'EVER, l'UDF, les puissances d'argent, le CAC 40 et même le showbiz, tous avaient fait campagne pour le oui, monopolisant les antennes, n'hésitant pas à mentir, à faire peur aux gens pour les forcer à bien voter. Ce jour-là, malgré toutes ces pressions, notre peuple a eu le courage de dire non.

Il a écouté les appels à la résistance lancés par les rares opposants aux traités, dont le Front National, en dépit de toutes les censures, osant rester debout devant les intimidations et les menaces de cataclysme. Les français ont dit non à cette constitution européenne, c'est-à-dire à une conception bien précise de l'Europe, celle qui domine depuis plusieurs décennies.

Une Europe des banques rapaces, de l'argent roi, de la déréglementation généralisée, de la destruction des services publics et des états, une Europe ouverte sans protection à tous les vents de la mondialisation, à toutes les migrations, une Europe de l'uniformisation des langues et des cultures et de leur alignement sur l'anglo-américain, une Europe sans les nations, sans les peuples, sans la démocratie, confiée à une petite caste toute puissante et arrogante. Ce nom des français, à 55% des voix, fut un coup de tonnerre retentissant dans toute l'Europe. Il fut la démonstration souveraine d'un peuple qui ne voulait pas mourir, qui rejetait les dictates.

Notre peuple avait compris l'arnaque européenne et refusait de se voir enfermé dans le cercueil ultra-libéral qu'on lui avait préparé. En cela, le 29 mai 2005 restera une grande date de notre histoire. Contre des élites déconnectées, le peuple avait enfin repris la main. C'est un formidable message d'espoir qui a été lancé et qui résonne encore à une époque où tout semble si compliqué, où la fatalité souvent l'emporte, où le sentiment que rien ne changera domine et finit par mener à la résignation, à l'abdication devant les puissants ennemis de la liberté et de la démocratie. Tout peut changer en réalité, à condition de le vouloir et de s'en donner les moyens.

Tout peut changer, à condition de croire en notre capacité de conviction politique et d'oser affronter les puissances qui veulent notre asservissement. C'est ce que nous apprend le 29 mai 2005. Alors oui, bien sûr, cette élite gravement désavouée par le peuple français, puis par le peuple néerlandais quelques jours plus tard, n'a pas accepté le verdict des urnes. Vous le savez bien. Refusant de se soumettre et de se démettre, elle a préféré passer en force, honteusement. En 2008, elle faisait voter par le Parlement ce que le peuple normalement souverain avait refusé par référendum, le traité de Lisbonne, nouveau nom de la Constitution européenne.

Une forme différente, mais un contenu exactement identique. Quelle honte ! Quelle honte que ces centaines de députés et sénateurs de l'UMP, du PS, du Centre, qui en catimignent dans le confort de leur assemblée, main dans la main, ont défait ce que le peuple, leur maître, avait fait. A jamais, ces députés et ces sénateurs sont marqués du saut de l'infamie. Et à jamais, on retiendra qu'un jour de février 2008, ils ont trahi la démocratie et leur peuple. Ce mépris de la volonté populaire est d'autant plus grave que nous constatons de façon évidente aujourd'hui ces redoutables conséquences. Ce que nous disions déjà depuis longtemps est maintenant plus que confirmé par les faits.

Cette Europe, celle de Maastricht, celle de la Constitution de M. Giscard et du traité de Lisbonne, nous conduit à la catastrophe. On le voit bien aujourd'hui, quand l'Europe et particulièrement la zone euro sont en crise profonde. La zone euro est la région du monde qui connaît les troubles économiques les plus graves, le chômage le plus fort, qui voit plus qu'ailleurs son industrie s'échapper, se délocaliser à cause d'une politique aussi dogmatique que nocive, nos frontières grandes ouvertes à la concurrence déloyale de la Chine et de l'Inde.

Quand les autres pays se protègent, l'euro, cette monnaie qui devait tant nous apporter et qui conduit aujourd'hui les pays qui l'ont adopté vers la ruine. Les uns après les autres. Grèce, Espagne, Portugal, Irlande, Italie, la France aussi, malheureusement. Ces pays de culture, de civilisation, ces pays autrefois prospères, au passé glorieux, contraints de s'engager dans des plans d'austérité effroyables, de baisser massivement les salaires et les pensions, de se soumettre au diktat du FMI de M. Strauss-Kahn, mais dans quel but ? Un seul. Sauver cette Europe, cet euro, ces traités et ces directives de Bruxelles que les Français avaient repousé avec force le 29 mai 2005.

Mais c'est de l'idéologie à l'état pur. Un mouvement de défense qui confie nos fanatismes. Cinq ans après, c'est le message d'espoir que nous devons avoir en tête. Le 29 mai 2005, nous a prouvé qu'on pouvait faire trembler le système et s'engager vers un autre avenir plus prospère et plus démocratique. Je demande à chaque Française, à chaque Français, de garder intact cet esprit du 29 mai et de ne jamais renoncer. Les puissances, aujourd'hui aux manettes, ne sont pas éternelles. Vous le voyez bien, leur monde est en train de vaciller et les choses s'accélèrent. Le projet national que nous portons seul retrouve toute sa force et démontre plus que jamais sa modernité et sa pertinence.

Cet esprit du 29 mai, le Front National l'a chevillé au cœur. Il est et il sera de plus en plus la force qui lui donnera une traduction politique et en fera une réalité pour la France et dans nos vies. A tous ceux qui désespèrent d'une situation qui paraît sans issue, je leur dis que les raisons d'espérer existent. A condition de travailler, de s'investir et de défendre sans répit notre passion pour la liberté, la démocratie et pour la France.