« La mission confiée à Lecornu, s’il y parvient en 48h, est le 13e des travaux d'Hercule » selon le politologue Benjamin Morel
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Quelle est la difficulté de Sébastien Lecornu depuis qu'il a été nommé à Matignon ?
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Est-ce que sous la Ve République, un Premier ministre démissionnaire a déjà été renommé à Matignon ?
- 3:16OuverteRéponse partielle
Quels sont les scénarios qui s'offrent à Sébastien Lecornu pour sortir de l'impasse d'ici jeudi ?
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Dans une situation pareille, à quoi ressemblent les responsabilités du président de la République ?
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La dissolution nous ramènerait-elle à la tripolarisation ?
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Le général de Gaulle a recouru à l'article 16. Dans le cas d'une crise de cette ampleur, le président pourrait-il l'utiliser ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« ses prédécesseurs pouvaient compter sur un RN qui n'avaient pas nécessairement envie d'une dissolution tout de suite. »
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« aujourd'hui, quand vous regardez les enquêtes d'opinion, le RN pense qu'il peut avoir une majorité relative voire absolue. »
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« On a Sébastien Lecornu qui, clairement, n'a pas de majorité potentielle et est même devenu relativement allergisant pour certains dans son ex-majorité, notamment pour Bruno Retailleau. »
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« Si jamais vous parvenez à recomposer le socle commun, et ce socle commun aujourd'hui peut avoir un intérêt objectif à éviter une dissolution, parce que le centre serait la première victime d'une dissolution. »
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« C'est des conseillers de l'Elysée ou des proches du président qui font passer le message. »
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« Car la dissolution, elle se termine de deux façons aujourd'hui. Quand on prend les enquêtes, soit vous n'avez toujours pas de majorité, mais plus de RN, un peu moins de l'AFI, un effondrement du centre. »
- 5:41PrésentateurFait
« L'autre scénario possible, c'est que vous ayez une majorité, mais cette majorité, aujourd'hui, elle ne peut être que Rassemblement National. »
- 6:05PrésentateurFait
« le mode de scrutin majoritaire à deux tours ne produit pas de majorité. Il n'en a jamais produit sous la Troisième République. »
- 8:53PrésentateurFait
« L'article 16, il n'a pas été fait pour ça. L'article 16, il a été fait quand vous avez la Wehrmacht qui défile joyeusement sur les Champs-Elysées. »
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« théoriquement, si on veut respecter les 70 jours avant le 31 décembre qui permettent d'avoir pour le gouvernement un certain nombre d'outils qui lui permettraient de faire passer un budget quoi qu'il arrive, il faudrait déposer le budget avant le 13 octobre. »
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Benjamin Morel, bonjour. Mais c'est la vérité que vous êtes très demandé. Vous n'avez failli pas venir ce matin tellement vous aviez un agenda surchargé. En politique, comme en sciences naturelles ou en sciences physiques, les mêmes causes produisent-elles les mêmes effets, Benjamin Morel ? Puisqu'on parle des prix Nobel de physique et autres, je vous pose cette question comme ça.
Oui, en grande partie. C'est-à-dire qu'au fond, quelle est la difficulté de Sébastien Lecornu depuis qu'il a été nommé à Matignon ? C'est qu'il a une différence fondamentale avec ses prédécesseurs. C'est que ses prédécesseurs pouvaient compter sur un RN qui n'avaient pas nécessairement envie d'une dissolution tout de suite. Et surtout d'un PS qui en avait peur comme de son nombre. Aujourd'hui, quand vous regardez les enquêtes d'opinion, le RN pense qu'il peut avoir une majorité relative voire absolue. Quant au PS, il considère que potentiellement, une dissolution pourrait lui permettre de marginaliser la FI, d'avoir plus de députés et d'écraser le centre.
Et donc, à partir de là, il considère également qu'il y a une forme d'intérêt. Et donc, tant que vous n'avez pas résolu cette situation où les deux anciennes routes secours de la majorité semblent aujourd'hui partir dans deux directions différentes mais qui vont tout droit vers la dissolution, au fond, toute mission à Matignon apparaît étant un peu comme une mission impossible.
Guillaume Tabard évoquait le facteur temps. C'est intéressant, le facteur temps. Au lieu d'éroder la résistance des oppositions, il contribue à leur agacement et leur radicalisation.
En tout cas, ça contribue à faire baler masque. Le RN avait peut-être intérêt à laisser traîner un petit peu. Mais dès le moment où on rentre dans une forme de crescendo dans la crise, il doit, je dirais, se positionner au diapason de son électorat qui demande une dissolution. Alors après, le facteur temps est considéré sans doute à l'Elysée comme malgré tout pouvant faire changer quelque peu la conjoncture. Prenons par exemple quelques enquêtes qui sont parues ce week-end qui montraient que, certes, le Parti Socialiste pouvait avoir plus de députés mais qu'il y avait quelques têtes d'affiches du PS qui, elles, pouvaient tomber en cas de législative.
Est-ce que ça peut faire bouger les lignes internes ? Est-ce que tout d'un coup, la peur de la dissolution brandie qui, aujourd'hui, apparaît comme une menace exercée par Emmanuel Macron peut-elle faire bouger les lignes ? C'est peu probable, mais ce n'est pas tout à fait impossible. En tout cas, dans le cas de Sébastien Lecornu, c'est un peu tout ce qui reste.
On a déjà vu sous la Ve République, Benjamin Morel, ou sous la Ve, un Premier ministre démissionné puis immédiatement mandaté pour revoir sa copie ministérielle. C'est déjà arrivé, ça ?
Alors, qu'on prenne des premiers ministres démissionnaires et qu'on les renomme à Matignon, oui, c'est déjà arrivé. Mais souvent, c'est parce qu'il y avait eu un couac dans la composition d'un gouvernement rapidement sous la quatrième ou surtout parce que, coup d'autorité du général de Gaulle quand il renomme Pompidou. Néanmoins, ici, on est face à une situation qui est une situation bien plus complexe. On a Sébastien Lecornu qui, clairement, n'a pas de majorité potentielle et est même devenu relativement allergisant pour certains dans son ex-majorité, notamment pour Bruno Retailleau. Je ne reviens pas sur le psychodrame Bruno Le Maire qui a été abondamment commenté hier.
Dans ce cadre-là, est-ce que c'était la bonne personne ? Est-ce que 48 heures, ce n'est pas trop court ? Probablement. Donc, on voit que cette mission, c'est quand même une mission assez impossible qui lui est confiée et que s'il y parvient, il aura quand même réalisé le 13e travaux d'Hercule.
Benjamin Morel, vous n'êtes plus maître de conférence à Paris 2, vous êtes conseiller du Premier ministre, conseiller politique. Quels sont les scénarios qui s'offrent à Sébastien Lecornu pour sortir de l'impasse d'ici jeudi ?
Écoutez, sincèrement, c'est un peu compliqué aujourd'hui. Je pense que je pourrais rivaliser avec Donald Trump pour le prix Nobel de la paix si jamais j'arrivais à trouver cette sortie de crise. Si jamais vous parvenez à recomposer le socle commun, et ce socle commun aujourd'hui peut avoir un intérêt objectif à éviter une dissolution, parce que le centre serait la première victime d'une dissolution. Le centre au sens large, les macronistes, mais également sans doute en partie des LR. À ce moment-là, vous pouvez potentiellement lorgner du côté des socialistes qui sont les seuls qui peuvent avoir intérêt à laisser vivre.
Dès lors, envoyer un Premier ministre de gauche à Matignon qui pourrait avoir le soutien, sans parler des Républicains, mais à minima d'horizon, du Modem et de Renaissance, peut-être avec le soutien des Verts et des communistes, et peut-être la seule voie pour tenter de faire durer. Mais on va être tout à fait francs, une telle hypothèse, ça peut durer quelques mois. Dans le meilleur des cas, ça fait passer un budget, ça n'arrive pas jusqu'en 2027.
Emmanuel Macron a indiqué hier que si Sébastien Lecornu ne parvenait pas à composer un gouvernement, ou en tout cas une plateforme, comme il l'a dit. Lui, président, prendrait ses responsabilités. À quoi ça ressemble, dans une situation pareille, les responsabilités du président de la République ?
Ça veut tout dire et rien dire. Et sans doute, est-ce que ça a été pensé comme ça ? D'autant que, pour le coup, c'est des conseillers de l'Elysée ou des proches du président qui font passer le message. Donc, souvenez-vous, on a déjà fait des spéciales sur Emmanuel Macron. On va ce soir annoncer un référendum. Il est très, très doué dans une forme de teasing et finalement, dans une forme de recul. Donc, qu'est-ce que ça veut dire une dissolution ? Potentiellement, en tout cas, ça en a l'air, ça en a le son de cloche et c'est volontaire. Il s'agit de faire pression, encore une fois, sur le socle commun, sur les socialistes, pour dire, écoutez, soit vous vous mettez d'accord, soit je dissous.
Mais derrière, c'est négligé le fait que le dernier qui a intérêt à une dissolution aujourd'hui, c'est Emmanuel Macron. Car la dissolution, elle se termine de deux façons aujourd'hui. Quand on prend les enquêtes, soit vous n'avez toujours pas de majorité, mais plus de RN, un peu moins de l'AFI, un effondrement du centre. Donc, il tire contre son propre camp qu'il voit quasiment disparaître et il se retrouve dans une situation à défaut de majorité. Eh bien, avoir tous les yeux qui se tournent vers lui pour dire, si le problème n'est pas à Matignon, s'il n'est pas au palais Bourbon, il est nécessairement à l'Élysée et donc faisons pression pour une démission.
Donc, c'est très, très risqué pour lui et c'est de loin le scénario le plus probable. L'autre scénario possible, c'est que vous ayez une majorité, mais cette majorité, aujourd'hui, elle ne peut être que Rassemblement National. Et donc, ce faisant, vous vous retrouvez en cohabitation avec Jordan Bardella, ce qui n'est peut-être pas la meilleure façon pour Emmanuel Macron de terminer son quinquennat.
La dissolution nous ramènerait, si je vous ai bien compris, à la tripolarisation. En fait, la tripolarisation de la vie politique française, c'est l'élément de blocage principal de cette affaire.
C'est le point fondamental, c'est-à-dire qu'on en a déjà parlé sur votre antenne, mais le mode de scrutin majoritaire à deux tours ne produit pas de majorité. Il n'en a jamais produit sous la Troisième République. qui ne produit une majorité que quand vous avez une bipolarisation de la vie politique. Aujourd'hui, cette bipolarisation, elle semble enterrée. Vous avez un groupe politique, un bloc politique qui a une bonne géographie électorale, qui est le RN, ce qui lui permet de viser, d'espérer une majorité absolue. Mais pour les autres, aujourd'hui, il faut en faire le deuil. Et dans ce cadre-là, si vous avez une dissolution demain, ça produit plus de majorité a priori.
Et si jamais vous avez une sclérose de la vie politique, pas seulement parce que les femmes et les hommes politiques sont dans une logique extrêmement, je dirais, binaire et restreinte, mais parce que leurs électorats ne veulent pas de cette alliance. C'est-à-dire que quand vous avez des LR qui, aujourd'hui, sont en défiance vis-à-vis du gouvernement, ils suivent leurs électeurs. Quand vous avez des socialistes qui ne peuvent pas tendre la main au centre, ils suivent également leurs électeurs. Leurs électeurs qui demandent le compromis veulent bien le compromis, sauf avec les autres forces politiques, les autres blocs politiques.
Et donc, au fond, cette tripolarisation instaure ensuite cette sclérose au sein de l'Assemblée nationale. Ça, une dissolution ne le réglera pas. Et donc, à partir de là, c'est l'élément fondamentalement bloquant. Ce qui permet de surpasser la crise en 1958. Ce n'est pas d'abord la constitution de 1958. Il ne faut pas, aujourd'hui, lui prêter, je dirais, toutes les tards qui feraient qu'elle serait l'origine de la crise politique. Mais elle n'est pas non plus une solution à la crise politique. La preuve en est, elle ne produit pas nécessairement la stabilité. Ce qui produit la stabilité en 1958, ce n'est pas les institutions, c'est de Gaulle.
En fait, la stabilité, elle est acquise à partir des élections de 1958. Les nouvelles législatives qui vont faire qu'à ce moment-là, les poujadistes, qui étaient la force montante et hors système d'alliance, disparaissent. De l'autre côté, vous avez un parti communiste qui s'effondre en siège. Et donc, vous gouvernez sur un espace politique bien plus grand avec des gaullistes qui deviennent moteurs des alliances alors qu'avant, ils en étaient exclus. C'est ça qui produit la stabilité. Et donc, on sort d'une tripolarisation sous la quatrième pour arriver à une bipolarisation d'abord dominée par les gaullistes et beaucoup plus que les institutions.
C'est cette reconfiguration du paysage politique qui a permis la stabilité et qui aujourd'hui l'empêche.
Benjamin Morel, vous évoquez 1958, cette crise qui a fait passer la quatrième république à la cinquième. Le général de Gaulle avait, si je me souviens bien, recouru par la suite par la suite à l'article 16. Certains disent « J'ai pu le lire sur internet hier. Dans le cas d'une crise de cette ampleur, le président pourrait utiliser l'article 16 et il y a toujours ce fantasme du pouvoir autoritaire qui rejaillit chez certains éditorialistes. Qu'en pensez-vous ? »
L'article 16, il n'a pas été fait pour ça. L'article 16, il a été fait quand vous avez la Wehrmacht qui défile joyeusement sur les Champs-Elysées. Il a été pensé par le général de Gaulle et par Michel Debré pour trouver une forme de palliatif à ce qui s'est passé en 1940, c'est-à-dire un effondrement de l'État face au coup de boutoir extérieur. Si on commence à utiliser l'article 16 pour faire passer des budgets, je rappelle que l'Espagne a vécu deux ans sans budget. Ça veut dire qu'à ce moment-là, on abolit potentiellement ce qui fait le fondement du régime parlementaire.
Depuis la restauration, le fondement du régime parlementaire, c'est le contrôle budgétaire et la possibilité pour le Parlement de voter un budget. Donc, on rentre dans quelque chose de très dangereux. Après, juridiquement, je suis contraint de vous dire que le seul qui peut évaluer les conditions de déclenchement de l'article 16, c'est le président de la République. D'un point de vue formel, il y a très peu de choses à faire. Vous vous réveillez un matin, vous regardez Nemo, Nemo a l'air d'accord. Nemo, c'est le chien du président. Il met sous un coup de fil ou deux pour que ça vaille consultation. Sébastien Lecornu fut-il démissionnaire.
Vous faites une allocution aux Français par voie de crieur publique ou par voie télévisuelle et à ce moment-là, vous pouvez déclencher l'article 16. Le président est le seul pour évaluer les conditions d'entrée dans l'article et le seul qui peut évaluer les conditions de sortie dans l'article. Il y a juste un avis optionnel du Conseil constitutionnel au bout de 30 jours, obligatoire au bout de 60 jours. Mais comprenez bien que ça n'a pas été fait pour ça et que si on rentre dans ce type de logique, on ouvre une faille vers l'illibéralisme qui est très très fort et derrière, c'est à la fois nos institutions et la démocratie qu'on fragilise.
On n'en est pas encore là mais nous sommes écoutés Benjamin Morel par de nombreux acteurs économiques et c'est important que la France ait un budget. Est-ce que malgré tout ça, malgré l'instabilité, la France peut quand même avoir un budget quitte à ce que ce ne soit pas le budget de rigueur ou d'économie rêvé par François Bayrou ? Alors,
on a un souci de calendrier. C'est-à-dire que théoriquement, si on veut respecter les 70 jours avant le 31 décembre qui permettent d'avoir pour le gouvernement un certain nombre d'outils qui lui permettraient de faire passer un budget quoi qu'il arrive, il faudrait déposer le budget avant le 13 octobre. Autant vous dire qu'on n'y est pas parce qu'il n'est pas certain qu'on ait ne serait-ce qu'un gouvernement et un premier ministre le 13 octobre. Donc, ça veut dire qu'on se prive quand même de ressources. Ça veut dire qu'on va assez probablement, sauf à ce qu'il y ait une majorité absolue d'ici là, très peu probable, on va probablement vers le déclenchement l'année dernière.
Les lois spéciales, c'est ce qui vous permet de reporter votre budget par douzième. Ça peut paraître relativement, je dirais, pratique mais il y a malgré tout de grands à côté avec vos lois spéciales. Un, ça ne vous dispense pas d'adopter un budget et deux, vous ne pouvez pas faire n'importe quoi. C'est-à-dire que vous ne reconduisez que les dépenses exceptionnelles de l'État, les dépenses qui seraient les dépenses notamment d'investissement, un certain nombre de marchés publics, tout ça ne peut pas être passé. Ce n'est pas bon pour l'économie parce que derrière, il y a des entreprises qui vivent de ces commandes publiques et des entreprises qui vivent des commandes de ces entreprises.
Et de l'autre côté, ça veut dire qu'il y a tout un tas de programmes, par exemple, en matière d'armement qui sont handicapés et qui sont retardés. Edouard Philippe,
à l'instant, a manifesté son souhait qu'Emmanuel Macron annonce une élection présidentielle anticipée une fois qu'un budget sera adopté. Un commentaire ?
On est dans une stratégie un peu à la Pompidou, c'est-à-dire qu'il s'agit de se positionner pensant que la somme des pressions finira par obtenir d'Emmanuel Macron une présidentielle anticipée. Il avait déjà subsumé l'idée il y a à peu près un an, dans une interview, je crois, à vos confrères du Point. Je ne suis pas certain aujourd'hui que la démission du président de la République aide beaucoup pour deux raisons majeures. D'abord parce qu'un nouveau président, ça ne vous donne pas nécessairement de majorité et donc pas forcément de gouvernement ni de budget.
Par ailleurs, si jamais un président démissionne en cours de mandat sous la pression, ça fait un précédent, un précédent qui sera peut-être lourd à porter pour ses prédécesseurs et notamment si ce prédécesseur devait s'appeler Edouard Philippe.
Benjamin Morel, merci d'avoir choisi Radio Classique ce matin malgré les très nombreuses sollicitations. J'espère que vous reviendrez. A bientôt. Merci à vous. A suivre le rappel des titres Charles Bonner et la revue de presse d'Hervé Gatégnaud et nos esprits libres aujourd'hui. Esprits libres du mardi, Cécile Cornudet et Jean-François Colosimo. Radio Classique.