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interviewFrance Inter — L'invité du week-end· 24 septembre 2022 19 min

Eolien en mer : "un objectif de 50 parcs d'ici 2050", assure Hervé Berville

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Notre invité à présent, bonjour Hervé Berville. Bonjour et merci de l'invitation. Vous êtes le bienvenu secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargé de la mer. Emmanuel Macron a donc inauguré cette semaine le premier parc éolien offshore de France. 80 éoliennes au large de Saint-Nazaire. Le Président veut d'ailleurs multiplier ce type de projet pour rattraper le retard de la France. Donc, combien de parcs comme ça, éoliens offshore, sont envisagés au large des côtes françaises ? Et à quelle échéance ?

0:29
Hervé Berville

Alors, cette inauguration, c'était un moment important pour, bien évidemment, les pays de la Loire, pour notre territoire. Et puis, dans notre objectif d'atteindre la neutralité carbone en 2050, qu'on s'est collectivement fixé avec l'Union Européenne. Et donc, pour répondre très précisément à votre question, l'objectif qui a été fixé par le Président de la République pendant la campagne électorale, et donc qui a fait l'objet de discussions, et puis ensuite d'un certain nombre de débats, c'est 50 parcs d'ici 2050. Donc, c'est à peu près 40 gigawatts.

C'est un objectif qui est ambitieux, qui va nous demander de changer nos méthodes, d'accélérer, parce qu'on voit bien que cet objectif de réduire notre dépendance aux énergies fossiles, et notre volonté d'accélérer sur le développement des énergies renouvelables, c'est à la fois une ambition pour la transition énergétique, c'est une ambition pour notre indépendance aussi économique, et puis, c'est ce que l'on doit aux futures générations, puisque l'on doit absolument réduire notre importe carbone, et donc les éoliennes, que ce soit en mer, à terre, le, bien évidemment, développement du nucléaire, font partie de cette stratégie énergétique, de cette stratégie économique qui va nous permettre d'atteindre la neutralité carbone en 2050.

1:45
Présentateur

Ces éoliennes offshore, elles seront, comme au large de Saint-Nazaire, visibles de la terre. Que répondez-vous aux riverains qui estiment que ça enlédit, que ça défigure le paysage marin ?

1:59
Hervé Berville

J'entends un certain nombre de critiques, de doutes. Vous savez, moi je suis élu des Côtes d'Armor, où on a le premier parc, en tout cas dans l'appel à projet, dans la baie de Saint-Brieuc. Et donc c'est vrai que d'avoir des éoliennes, ça peut bousculer nos habitudes, ça peut bousculer ce à quoi on est habitué à avoir. Mais moi ce qui m'a bousculé, ce qui m'a profondément choqué, c'est aussi les épisodes que l'on a connus cet été. La canicule, la sécheresse, l'accélération du dérèglement climatique. Et donc face à cette réalité qu'on doit regarder dans les yeux, il faut avancer sur la transition énergétique, il faut développer nos énergies renouvelables marines.

Et donc au fond, la question politique que l'on s'oppose et que l'on doit se poser, c'est entre bousculer un peu nos habitudes et regarder pleinement en face la nécessité d'accélérer et d'augmenter nos énergies renouvelables. Je crois que le choix, il est assez rapide. Je crois que le choix, il est clair pour les futures générations. Et puis aussi pour renforcer notre indépendance.

Parce qu'on ne peut pas, et on le voit avec ce qui se passe avec la guerre en Ukraine, avec le jeu que fait Poutine, le chantage aux énergies, aux gaz, on doit absolument déployer, développer, le faire avec une méthode qui doit être très claire, très transparente sur la cohabitation des usages, notamment avec les pêcheurs, sur la concertation au plus proche du terrain. Et donc je crois que c'est un objectif politique ambitieux. C'est une belle aventure aussi territoriale, industrielle, économique. Et donc c'est cette voie-là qui a été ouverte aussi avec ce parc de Saint-Nazaire qui a été inauguré jeudi dernier.

3:38
Présentateur

Je vous pose la question un peu plus personnellement. Vous êtes en Bretagne. Vous trouvez ça beau, vous, les éoliennes, au large de la Bretagne, personnellement ? En tout cas, si je regarde dans le long terme, c'est un bel objectif politique. Mais vous ne répondez pas sur l'esthétique, j'ai bien compris.

3:52
Hervé Berville

Non, parce que ce n'est pas un débat esthétique.

3:54
Présentateur

Ah ben c'est aussi un débat esthétique pour les riverains.

3:56
Hervé Berville

Ce n'est pas un débat esthétique. Quand on a une usine, quand on a des routes, quand on doit faire du rail, le sujet n'est pas esthétique. Le sujet, il est politique, il est énergétique. Il est en termes aussi de capacité à faire face à ce qui est le grand défi de notre siècle, qui est celui du changement climatique. Et donc, encore une fois, ça peut bousculer à ce nombre d'habitudes que l'on avait, parce que c'est vrai que l'espace maritime, par définition, c'était un peu un espace avec un horizon infini.

Mais je crois que l'enjeu qui est devant nous nécessite de bousculer un tout petit peu nos habitudes et d'avancer dans cette voie qui est ambitieuse et qui est aussi enthousiasmante sur les énergies marines renouvelables.

4:38
Présentateur

Accélérer l'éolien, le chef de l'État veut que ça passe par une simplification des procédures administratives. Ça veut dire quoi, précisément ?

4:46
Hervé Berville

D'abord, avant de parler de simplification administrative, ce que l'on a vu, les leçons qu'on peut tirer du développement des parcs, que ce soit à l'étranger ou en France, celui de Saint-Nazaire, et la comparaison parfois avec celui de Saint-Brieuc qui s'est un peu moins bien passé. Le premier pilier de cette stratégie, ça doit être la planification. Vous savez, la première ministre, Elisabeth Borne, est en charge de la planification écologique. C'est-à-dire quelles ambitions se donnent, quelles stratégies, comment on la décline et quelles actions. Et puis, moi, j'ai en charge de la planification maritime.

Ça veut dire très concrètement, on définit une zone avec les pêcheurs, avec les élus locaux, avec tous les acteurs aussi qui participent au développement économique et social du territoire. Et ensuite, on a la capacité d'avoir une stratégie globale. On l'a évoqué tout à l'heure, c'est 50 parcs d'ici 2050. Et on décline par façade maritime, territoire par territoire. Et donc, ça, c'est le premier pilier.

5:41
Présentateur

La Méditerranée comme la Bretagne.

5:43
Hervé Berville

La Méditerranée, l'Atlantique, la Manche. On regarde quelles sont les zones les plus propices. Et comment, dans un travail très fin avec, bien évidemment, les ONG, avec les scientifiques, avec les pêcheurs, comment on arrive ensuite à déployer sur le terrain, très concrètement, ces projets d'énergie marine renouvelable. Et puis, le deuxième pilier, après celui de la planification, c'est celui, bien évidemment, de la simplification. Il faut bien que nos auditeurs comprennent. Le parc éolien de la Baie-de-Saint-Brieuc, dont la plus belle des circonscriptions l'amène en Côte d'Armor, il a commencé en 2011. On ne l'a toujours pas abouti.

Au Danemark, ils prennent 3-4 ans pour développer un parc éolien en mer. Pourquoi est-ce aussi long en France ? Parce que, justement, on a à la fois un manque de planification, et donc, c'est une stratégie qui était un peu au coup par coup, avec toutes les turpitudes que cela peut amener, et puis aussi parce qu'on a des procédures qui sont beaucoup trop lentes et qui ne sont plus adaptées aussi à l'urgence écologique et à la nécessité de passer à l'échelle. Et donc, on s'est donné un objectif ambitieux sur cette transition énergétique. Il faut qu'on ait des outils aussi ambitieux.

Et donc, cette simplification administrative, il y aura un projet de loi pour l'accélération des énergies marines renouvelables et de toutes les énergies renouvelables qui sera présenté lundi, avec notamment un enjeu important, c'est celui de réduire les délais, notamment pour les contentieux, qui passera à 2 ans et demi maximum, alors qu'aujourd'hui, on est à 4-5 ans.

Et donc, vous voyez, cette stratégie, c'est à la fois prendre le temps de la concertation, parce qu'il ne peut pas y avoir de bon projet, et un projet qui fasse l'adhésion du territoire, des élus et de la communauté nationale, si on ne prend pas le temps d'écouter, notamment les scientifiques, faire en sorte de bien préserver la biodiversité marine. Et à côté, c'est une accélération dans le déploiement, avec un texte de loi qui permettra de réduire ces délais pour être, au fond, au même niveau que nos amis et camarades européens.

7:33
Présentateur

Ce texte de loi, vous l'avez dit, il sera présenté en Conseil des ministres lundi, elle passera ensuite à l'Assemblée. Avec quelle formation comptez-vous faire passer ce texte ? Parce qu'à droite, c'est relativement vent debout.

7:45
Hervé Berville

Avec toutes celles et tous ceux qui ont envie de prendre leurs responsabilités, qui sont lucides sur la nécessité de faire face aux changements climatiques, et qui, au fond, doivent être dans une position de vérité, aussi, vis-à-vis de leurs électeurs, vis-à-vis de nos concitoyens. Et donc, que ce soit Europe Écologie Les Verts, que ce soit le Parti Socialiste, que ce soit Les Républicains, on va essayer de les convaincre que notre pays doit s'engager dans cette voie-là, avec un certain nombre de mesures qui vont permettre, justement, de le faire, pas n'importe comment, pas à n'importe quel prix, mais dans une stratégie, pas étatique, une stratégie nationale.

Et je constate, sur le terrain, qu'il y avait, par exemple, à l'inauguration, Christelle Morancet, qui était chez Les Républicains, et qui, bien évidemment, a soutenu ce projet. Je constate qu'en Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset est favorable, aussi, à ses projets. Vous allez en trouver, mais on va vous donner d'autres noms qui sont vendemous. Et voilà, ce qu'il faut regarder, c'est comment ces projets ont suscité l'adhésion, et quand on regarde en Europe et partout dans le territoire, c'est largement possible de le faire. Et ensuite, ce sera aussi un exercice de responsabilité pour les formations politiques.

On ne peut pas dire, le matin, qu'on veut lutter contre le changement climatique, et le soir, refuser toute action ambitieuse pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles, et développer partout une économie locale, qui crée des emplois aussi locales, et qui permette de lutter contre la pollution qui est entraînée par les énergies fossiles.

9:08
Présentateur

Hervé Berville, secrétaire d'État chargé de la mer, vous étiez hier à La Rochelle pour les assises de la pêche et des produits de la mer, les pêcheurs français qui sont inquiets pour leur filière, notamment à cause du prix des carburants liés à la guerre en Ukraine. Pour l'instant, ils bénéficient, pour l'instant, d'une aide, je crois, de 35 centimes par litre de gasoil, mais cette aide est prévue de s'arrêter à la fin du mois, dans une semaine. Donc, que va-t-il se passer ensuite pour eux ?

9:36
Hervé Berville

Alors d'abord, vous avez raison, et c'est la feuille de route qui m'a été fixée par la première ministre Elisabeth Borne, par le président de la République, le secteur de la pêche, l'aquaculture et la conchiliculture aussi, vit non simplement une multiplication de crises, mais une juxtaposition. Il y a eu la crise du Brexit qui a déstabilisé beaucoup des pêcheurs. Il y a la crise du carburant, la crise de l'Ukraine, la crise du Covid, qui a aussi ralenti un certain nombre d'activités. Et donc, face à cela, la première chose que j'ai faite, que nous avons faite avec le gouvernement, c'était de prolonger l'aide aux carburants, parce que les bateaux, les pêcheurs...

Ça avait été terminé en juillet, et c'était prolongé jusqu'en septembre. Les pêcheurs sont fortement dépendants de ce carburant pour sortir en mer. Et puis, les pêcheurs se trouvent dans une situation où ils ne peuvent pas augmenter leur volume, parce que vous savez que c'est une profession très réglementée, avec des quotas pour préserver la ressource. Et donc, quand il y a une augmentation du coût du carburant, ils ne peuvent pas la compenser avec plus de volume. Et donc, on a une ambition pour la pêche. Un, de dire que c'est un secteur qui est important pour la souveraineté alimentaire de notre pays. On ne peut pas être dans une situation où on continue à importer autant de poissons.

Et donc, il nous faut des pêcheurs sur nos littoraux pour garantir la souveraineté alimentaire de notre pays et faire en sorte d'avoir une attractivité du métier qui installe des plus jeunes.

10:52
Présentateur

Ma question, c'est sur l'essence. Que va-t-il se passer ? Sur l'essence. À partir de septembre, on l'a défini.

10:56
Hervé Berville

J'en viens. Parce que c'est important de dire aussi à nos concitoyens que la souveraineté alimentaire, c'est un enjeu essentiel. Parce qu'on a bien vu avec la guerre en Ukraine à quel point on avait besoin de produire notre alimentation et notamment la pêche. Ce que l'on est en train de travailler avec toute la filière, j'ai réuni il y a deux semaines l'ensemble de la filière pêche, c'est-à-dire des pêcheurs à la grande distribution, pour qu'il y ait un mécanisme de solidarité interne à la filière qui prenne le relais des aides de l'État. Parce qu'on voit bien que ce n'est pas le contribuable qui peut, ad vitam aeternam, continuer à soutenir simplement les pêcheurs.

Et donc, comme il y avait eu, après la crise de 2008, un mécanisme de solidarité, au fond, c'est la grande distribution qui contribue à accompagner, à aider les pêcheurs. C'est ce qu'on veut remettre sur la table. Et donc, j'ai demandé à ce que la grande distribution et toute la filière me fassent des propositions d'ici le 14 octobre pour justement accompagner les pêcheurs. Mais à plus long terme,

11:50
Présentateur

Et quels premiers échos avez-vous eu de la grande distribution ? Elle est favorable ?

11:54
Hervé Berville

On va dire qu'ils sont dans une position où ils analysent leur capacité à pouvoir contribuer à financer. Mais je pense qu'il faut qu'on ait un objectif de solidarité. S'il n'y a plus de pêcheurs, il n'y aura plus de poissons dans nos étals. Ou en tout cas, ce ne sera pas du poisson penché. Et puis, un autre sujet qui est important. À long terme, ce que l'on doit faire, la voie sur laquelle j'ai engagé toute la filière, c'est la décarbonation des navires. Puisqu'on voit bien que ce qui crée la crise, c'est le fait que ces bateaux sont fortement dépendants des indivis fossiles.

Et donc, j'ai annoncé aux assises de la pêche à la Rochelle, ce jeudi, un fonds d'amorçage pour la décarbonation des navires de pêche de 6 millions d'euros, pour susciter des projets, pour susciter des initiatives, et pour faire en sorte que, très rapidement, la France soit à l'empointe pour décarboner nos navires.

12:36
Présentateur

À propos de bateaux, l'actualité des océans, c'est aussi l'inquiétude des marins scientifiques qui ne pourront plus payer l'an prochain, justement, le carburant nécessaire aux futures expéditions océanographiques françaises. Ça concerne les bateaux laboratoires, de ce qu'on appelle la flotte océanique française, la FOF, notamment le mythique Marion Dufresne. Qu'est-ce que votre gouvernement et votre ministère de la mer peuvent faire pour eux, même si ça dépend aussi, j'imagine, de la recherche ?

13:03
Hervé Berville

Moi, j'ai reçu, notamment, le directeur général de l'IFREMER, qui est bien connu, parce qu'en plus, c'est dans un magnifique territoire, c'est en Bretagne. Ce qu'il faut, c'est qu'il faut qu'on les accompagne. Ils sont en capacité de tenir ces objectifs, cette ambition...

13:17
Présentateur

Il leur manque 9 millions pour payer le carburant l'an prochain.

13:19
Hervé Berville

Exactement. Et donc, il y aura des débats budgétaires qui vont arriver. Et donc, notre ambition, c'est de continuer à baser aussi nos décisions sur la science, sur l'innovation. Et on a besoin de ces bateaux, on a besoin de ces données, on a besoin de tous ces scientifiques pour continuer, au fond, à faire une chose qui est importante pour nous. Mieux connaître les océans, mieux la protéger, et aussi partager la connaissance et partager toute l'innovation qui est faite par nos chercheurs.

13:42
Présentateur

Hervé Berville, en tant que secrétaire d'État français chargé de la mer, vous êtes allé négocier cet été à New York un accord international sur la protection des aires marines en haute mer. Cela dit, aucun accord international n'a été signé pour préserver les ressources maritimes et marines en haute mer. C'est un échec. À qui la faute ?

14:02
Hervé Berville

En tout cas, on ne peut pas dire que ce soit un succès ou ce que l'on pensait pouvoir atteindre au début, mais vous voyez bien que le contexte international, le contexte géopolitique fait qu'un certain nombre de puissances qui ne veulent absolument pas avancer, surtout sur des sujets qui sont liés au changement climatique, à la protection de la biodiversité. La Chine,

14:21
Présentateur

la biodiversité pour la Chine, ce n'est pas une priorité.

14:25
Hervé Berville

La Russie, clairement, n'est pas dans une stratégie de coopération et en tout cas de renforcement de la préservation de la biodiversité. Comment est-ce qu'on a fait changer d'avis d'ailleurs ? Par la conviction, par aussi un acharnement à mettre ce sujet sur la table dans toutes les discussions et c'est ce que j'ai porté quand on a fait ces négociations. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que la haute mer, c'est en fait l'espace qui n'est pas sous juridiction nationale, ce n'est pas des eaux territoriales. Ça représente 65% des océans et donc c'est une énorme partie de l'espace maritime.

C'est un espace qui n'est pas protégé, qui ne fait pas l'objet de véritables régulations et donc même si on n'a pas abouti à un texte final, nous avons, en l'espace de 15 jours, avancé autant quasiment qu'au cours des 10 dernières années. Et donc nous avons avancé, par exemple, sur le fait de dire qu'on va créer des aires marines protégées en haute mer. On a avancé sur un principe de justice, c'est-à-dire que la haute mer, ce n'est pas un espace où le premier arrivé est le premier servi et donc c'est un espace où on doit partager les ressources, en tout cas partager le fruit de ce que l'on aura pu trouver en termes de recherche d'innovation.

Parce que l'exploration des océans c'est un élément aussi important pour à la fois mieux connaître l'origine de la vie et puis être en capacité parfois d'avoir des choses et des innovations utiles pour l'humanité. Mais ça, ça ne peut pas être le monopole d'une entreprise, d'un pays et donc l'océan c'est un bien commun d'humanité et donc ça doit dans la déclinaison très concrète être comme tel.

Et puis on a aussi je crois avancé sur un mécanisme de solidarité entre les pays les plus riches et les plus pauvres parce que pour l'instant ceux qui peuvent aller dans la haute mer ce sont les pays les plus riches et donc il faut qu'on soit à la capacité aussi de les accompagner notamment dans des flottes scientifiques. Moi j'ai beaucoup travaillé sur l'aide publique au développement on doit garantir qu'un grand nombre de pays puissent participer à cette belle aventure qui est l'aventure de l'exploration maritime et le fait que la haute mer ne peut pas être privatisée et la haute mer est un bien commun d'humanité. Hervé Berville secrétaire d'état

16:30
Présentateur

chargé de la mer la mer c'est aussi la route du rhum dont le départ sera donné le 6 novembre à Saint-Malo coup d'envoi des préparatifs il a été donné lui cette semaine et vous y étiez vous qui avez grandi en Bretagne cette route du rhum est-ce qu'elle fait partie de vos premiers souvenirs maritimes ? Oui

16:47
Hervé Berville

je suis né au Rwanda et en effet le Rwanda ne se définit pas ou ne se caractérise pas par un accès à la mer et le premier souvenir que j'ai en 94 de foule le premier souvenir que j'ai même de houle c'est le départ de la route du rhum en 1994 et c'est là où j'ai compris l'attachement des bretons mais de manière plus générale des français à leur littoral à l'espace maritime et je me rappelle de ce balai au Cap Fréel de ce balai de navires de bateaux cette armada pacifiste qui partait à l'assaut des éléments et donc c'est un souvenir très heureux bien évidemment et donc au ministère de la mer ça a été fait avant aussi on soutient la route du rhum parce que c'est un exploit qui est formidable ça donne envie ça fait rêver parce que la mer aussi c'est une ambition pour beaucoup de personnes de se dépasser et j'étais hier au 75 ans des Glénans qui est une école de voile mythique où beaucoup justement de champions ont appris à naviguer j'étais avec Michel Desjoyaux et donc cette route du rhum on doit continuer à la rendre accessible c'est une formidable compétition mais c'est aussi un formidable événement populaire et donc on est très heureux de la voir en Bretagne de la voir en France et on va continuer à faire rayonner

18:11
Présentateur

la course de l'art française et le départ qui sera donné le 6 novembre et Francis Joyon qui prendra le départ pour la 8ème fois c'est lui qui détient le record de cette traversée je le dis c'est en 7 jours 14h21 ce sera peut-être dépassé avec les nouvelles technologies merci beaucoup Hervé Berville d'être venu en parler ce matin sur France Inter secrétaire d'Etat auprès du Premier Ministre chargé de la mer merci et bonne journée

Eolien en mer : "un objectif de 50 parcs d'ici 2050", assure Hervé Berville — Hervé Berville · Pourquijevote