Sarah Knafo et David Lisnard débattent devant 200 entrepreneurs
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 68 %Attaque 24 %Défensif 8 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous rapproche tous les deux ?
- 3:46OuverteRéponse directe
Comment inverser la place de l'entreprise dans la campagne électorale ?
- 11:00RelanceRéponse directe
Comment recentrer la campagne sur l'entreprise comme colonne vertébrale de la France ?
- 13:27RelanceRéponse directe
Comment fait-on reposer le modèle social français autrement que sur le travail ?
- 24:50RelanceRéponse directe
Comment supprimer des strates de fonctionnaires qui mettent des normes aux entreprises ?
- 32:13OuverteRéponse directe
Est-ce que les retraites sont un problème fondamental ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 12:41Invité politiqueChiffre
« Ce que rapportait à l'État le fait que les Français travaillent gratuitement deux jours fériés, c'était 4 milliards par an. »
- 14:26Invité politiqueChiffre
« C'est 90 milliards à rendre aux salariés. Ce qui implique la plus grosse augmentation salariale de toute l'histoire de la Vème République, à savoir plus de 10% de plus sur tous les salaires. »
- 16:15Invité politiqueChiffre
« L'État nous a pris 240 millions d'euros sur les finances depuis 2014, de la Commune. »
- 16:46Invité politiqueFait
« On a baissé la masse salariale de 20%, sans transférer, sans faire du hors-bilan. »
- 16:53Invité politiqueChiffre
« On a multiplié par 10 la capacité d'autofinancement. »
- 21:58Invité politiquePromesse
« Baisser l'IS à 20% pour ensuite laisser une marge de manœuvre aux collectivités entre 0 et 5. »
- 25:46Invité politiqueChiffre
« En 1997, on avait 1,3 million de fonctionnaires en moins. Aujourd'hui, on a 5,9 millions de fonctionnaires en France. »
- 26:53Invité politiqueChiffre
« 53% des fonctionnaires estiment qu'il y a trop de fonctionnaires. »
- 28:04Invité politiqueChiffre
« 15 milliards d'euros de notre argent dilapidé dans le monde entier pour des projets ubuesques. »
- 29:27Invité politiqueFait
« Rémi Rioux, le directeur général de l'agence française France Trésor, annonce une baisse de 2 milliards de l'aide au développement en disant in extenso « C'est de la faute de Sarah Knafo parce qu'elle a réussi à délégitimer l'aide au développement ». »
- 31:34Invité politiqueChiffre
« Je prévois 40 milliards d'économies chaque année. »
- 32:23Invité politiqueChiffre
« La moitié de l'augmentation de la dette sur les dix dernières années vient de l'augmentation mécanique de la retraite. »
- 31:52Invité politiqueFait
« qu'ils en redemandent qu'ils perçoivent bien qu'à chaque fois qu'on va baisser une dépense c'est eux qui vont la percevoir dans leur propre poche sur leur fiche de salaire et par des baisses d'impôts. »
- 32:23Invité politiqueChiffre
« La moitié de l'augmentation de la dette sur les dix dernières années vient de l'augmentation mécanique de la retraite. »
- 32:35Invité politiqueFait
« le mythe de la retraite par répartition qui est devenu une pyramide de Ponzi. »
- 33:46Invité politiqueChiffre
« Les 6 000 milliards d'euros aujourd'hui d'épargne française qui sont notamment détenues par les plus de 60 ans va de plus en plus vers ce qui rapporte c'est-à-dire les fonds d'investissement américains à cause des règles prudentielles qui sont excessives en France. »
- 35:06Invité politiqueChiffre
« l'hôpital public aujourd'hui 22% des urgences hospitalières n'assurent plus ce qui fait la grandeur de l'hôpital et la grandeur du service public d'ailleurs c'est à dire l'universalité et la continuité »
- 36:06Invité politiqueChiffre
« ces 1153 organismes d'état on va atteindre les 100 milliards d'euros de budget 100 milliards plus de 400 000 agents de la fonction publique 440 000 recrutés dans ces organismes »
- 39:37Invité politiqueFait
« il est désormais clair pour tout le monde que personne n'arrive à gagner seul et que chacun doit bel et bien ranger son orgueil et son hubris de penser qu'un parti tout seul peut l'emporter et avoir une majorité tout seul »
- 40:11Invité politiqueFait
« si demain nous étions nous à 30% et je suis sûre que si David Lysnard l'était aussi on dirait bel et bien la même chose nous avons besoin d'alliances pour réussir à l'emporter »
- 53:12PrésentateurFait
« supprimer le monopole de représentativité des organisations syndicales existantes pour que tout le monde puisse se syndiquer en France »
- 56:12Invité politiqueFait
« le principe des aides aux entreprises je le dis ici nous aussi en revanche pourquoi il y a autant d'aides aux entreprises il y a plus d'aides aux entreprises qu'ailleurs parce qu'il y a beaucoup plus de prélèvements sur les entreprises qu'ailleurs »
- 56:56Invité politiqueFait
« la base de tout c'est d'investir sur l'innovation sur la formation sur les mathématiques sur la recherche d'avoir un système fiscal performant des charges sociales au moins à la moyenne européenne »
- 58:36Invité politiqueChiffre
« 12 pays de l'OCDE ont supprimé leurs droits de succession ces 15 dernières années »
- 58:48Invité politiqueChiffre
« les droits de succession sont les impôts les plus impopulaires de France »
- 1:04:27Invité politiquePromesse
« il faut supprimer France Travail »
- 1:04:33Invité politiquePromesse
« il faut supprimer l'ARCOM »
- 1:08:04Invité politiquePromesse
« fin des subventions au syndicat »
- 1:08:08Invité politiquePromesse
« référendum pour légitimer chacune de nos décisions »
- 1:10:37Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron n'avait rien dit sur les retraites en 2022 »
- 1:19:31Invité politiqueFait
« le néofascisme aujourd'hui il est chez Mélenchon »
- 1:24:30Invité politiqueChiffre
« 83% des français se prononcent pour une immigration négative »
- 1:24:39Invité politiqueChiffre
« 69% des électeurs de gauche sont pour une immigration négative »
- 1:27:13Locuteur non identifiéChiffre
« on a créé 60 000 emplois et on en a sauvé 50 000 »
- 1:29:42Invité politiqueChiffre
« les CDI représentent 82% du stock d'emploi mais les embauches se font à 87% en CDD »
Temps de parole
- David Lisnard48 %
- Sarah Knafo34 %
- Présentateur11 %
- Locuteur non identifié3 %
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J'ai envie de commencer en vous disant, vous êtes là, vous êtes des libéraux, et qu'est-ce qui vous rapproche, tous les deux ?
Honneur aux dames, donc, pour dire ce qui nous rapproche. Bon, premièrement, ma chère Sophie, je me permets de te remercier pour cet accueil. C'est déjà la troisième fois que je viens dans ce cercle éthique magnifique. La dernière fois, c'était pendant l'élection municipale, et je me souviens qu'on s'était dit jamais 203. Et puisqu'il y avait eu énormément de questions à la fin, et que Sophie de Menton, très autoritaire, avait mis fin aux questions, on s'était dit je reviendrai pour pouvoir répondre à toutes vos questions.
Donc on va beaucoup parler d'entreprise, mais dans mes souvenirs à la fin, ce qui a intéressé les entrepreneurs, c'était beaucoup la politique, et les questions de stratégie politique. Donc moi, je parlerai d'économie, et si vous voulez parler de politique, je dirais que je vous répondrai à la fin. Maintenant, pour ce qui nous rapproche, David Lissnard et moi. Je pense qu'il ne fait aucun doute qu'on a beaucoup de points communs. Je dirais que ces points communs découlent de certaines similarités qu'on peut retrouver à nos parcours. D'abord, nous sommes deux Méditerranéens. Et je pense qu'être Méditerranéens, ça implique aussi un rapport différent à l'État.
Un État en France qui était plus lointain, donc qui apparaissait parfois plus prédateur que protecteur. Ça implique aussi, si on lit Emmanuel Todd, des structures familiales qui sont différentes. Une famille qui peut être beaucoup plus solidaire, une vie un peu plus communautaire, pas du tout dans le sens religieux du terme, mais familiale du terme. Et donc une forme de méfiance vis-à-vis de l'État-providence, parce que le noyau familial et la cellule alentour subsistent déjà, fait déjà des actions de solidarité qui sont plus volontaires. Donc on perçoit l'État, la taxation, peut-être avec une forme un peu plus distante que n'a pu l'être historiquement le Nord.
Au-delà de cet aspect méditerranéen, je dirais qu'on a un autre point commun. C'est que nous sommes tous deux fils et filles de commerçants. Mon père était commerçant pendant toute sa carrière. Il a tenu une boutique de prêt-à-porter. Donc là, on est encore plus proche, je crois, de ce qu'a fait David Lissnard ensuite dans sa vie. Et là encore, la sociologie commerçante, je pense, induit des comportements. Je ne vais pas aller jusqu'à dire que l'administration est malveillante avec les commerçants. Mais si, je pense qu'on peut l'affirmer. On peut l'affirmer.
Je me souviens d'ailleurs que lorsque je suis arrivée à l'ENA, le premier jour de ma scolarité, le directeur de l'ENA a voulu faire une sorte de sondage. Il se prenait pour Frédéric David. Donc, il a fait une sorte d'enquête sociologique dans la promotion en demandant à chacun « Levez la main si vos parents étaient fonctionnaires ». Et donc là, vous imaginez, 70 dans une promo de l'ENA, la majeure partie de la salle lève la main. Donc, moi, je me retrouve un peu à être timide. À l'époque, je me souviens, je me disais « Tiens, je ne suis pas fils de fonctionnaire. Peut-être que c'est une tare dans ce milieu ».
Et puis, tous étaient fils d'enseignants, en tout cas pour la majeure partie de ceux qui étaient fonctionnaires. Leurs parents n'étaient pas ministres. Mais pour beaucoup enseignants, je fais une toute petite parenthèse parce que c'est intéressant. Je me suis beaucoup intéressée au fait de savoir pourquoi les enfants d'enseignants étaient très souvent plus forts que les autres dans les concours de la République française. Et il y a un facteur qui l'explique. Ce n'est pas parce qu'ils connaissent parfaitement le système et que les profs sont forcément géniaux. Il y a un facteur qui l'explique. C'est la présence des parents quand les enfants rentrent de l'école.
Je ferme cette parenthèse, mais c'est vraiment le facteur le plus déterminant.
On creusera un petit peu. Je voudrais aussi que David nous dise globalement...
Je finis juste ma phrase sur ce point-là. Je dirais que le fait d'avoir une sociologie familiale méditerranéenne plus la partie commerçante qui, à mon avis, là aussi engendre certains comportements ou alors en tout cas un principe de réalité plus fort que ceux que j'ai croisés à l'ENA et ailleurs ensuite dans l'administration, je pense que ça, ça nous rapproche et que ça explique aussi qu'on est souvent des réflexes similaires face à l'actualité.
À moi.
À toi.
D'abord, merci Sophie de Menton, merci à toute l'équipe et merci à vous tous de passer ces quelques instants avec nous et ce qui témoigne de votre attachement civique et certainement de votre attachement à la France, qui est un point qui, me semble-t-il, nous rapproche pour commencer à répondre à la question.
Ils disent tous ça.
J'ai été sensible à ce propos qui prouve que Sarah Knafou a étudié un peu ma vie, donc ça m'a flatté. Et effectivement, je pense que l'atavisme commerçant, le fait d'avoir grandi dans le risque, parce que mes deux parents étaient commerçants après avoir été sportifs et artistes, d'avoir vu des périodes de prospérité, mais aussi les huissiers à la maison, de tout simplement avoir appris, non pas dans les mots et dans les discours, mais à être indépendant.
C'est un élément structurant et je me rends compte avec l'expérience de l'âge, puisque un des points qui nous différencie est mon âge beaucoup plus avancé, que cette expérience que j'ai eue, non seulement par mes parents, mais par ma vie quotidienne, puisque moi, mes enfants ne pourront pas dire que leur père était énarque. Je ne sais pas si c'est bien ou mal pour moi, mais je n'ai pas eu ce parcours-là. Et donc, ensuite, d'avoir été dans l'économie du risque, d'avoir tenté des choses, échoué parfois et réussi de temps en temps, structure le caractère.
Alors, ce qui est sûr aujourd'hui, c'est que ce qui nous rassemble d'abord, c'est avant tout Sophie, c'était parfois la première évidence, et ensuite une volonté que je pense, nous avons en commun, j'espère, je le crois, de refuser le fatalisme. Moi, mon ennemi, ce n'est pas les gens qui investissent, ce qu'on appelle la finance, mon ennemi, ce n'est pas les chefs d'entreprise américains, y compris dans leur approche prédatrice, il faut s'en prémunir. Mon ennemi, c'est le fatalisme français, c'est le conformisme, c'est tous ces mohantismes, le technocratisme.
Bref, tout ce qui sclérose l'action, tout ce qui détourne l'argent des contribuables, soit de la prospérité, soit du service public, tout ce qui affaiblit notre nation.
Et en cela, je crois qu'il est absolument indispensable, dans cette période qui nous sépare l'élection présidentielle et des élections législatives, que nous préparons aussi à Nouvelle Énergie, n'hésitez pas à adhérer, c'est déductible des impôts, financer un parti libéral avec une partie de déduction, c'est assez jouissif, je vous le recommande, ça s'appelle Nouvelle Énergie, c'est en ligne, c'est formidable, vous pouvez faire des dons, jusqu'à 7500 euros par personne, un couple c'est 4000 euros, et vous imaginez les 60% de déduction que vous aurez.
Bref, on a quelques semaines, quelques mois, pour busculer les habitudes, pour faire entendre une voix indépendante et libre, pour faire certainement rayonner ce prisme méditerranéen, mais juste un truc, c'est que moi j'ai été baptisé à Cannes, ma famille paternelle est cannoise, pêcheur, professionnel, depuis très très longtemps, puis ensuite dans l'hôtellerie, etc. Mais j'ai grandi une période de ma vie à Limoges, Olivier, pour en témoigner. Et ma conscience politique, je pense que si j'avais grandi toute ma vie à Cannes, je ne sais pas si je serais là aujourd'hui.
Parce qu'on était vraiment bien, quand j'étais gamin à Cannes, quand j'étais jeune à Cannes, c'était ouvert sur le monde, c'était formidable, c'était d'une liberté totale, etc. Mais quand vous êtes commerçant à Limoges, où j'ai repris les commerces après, dans les années 70 et 80, croyez-moi, ça forge le caractère.
Que vous voyez une bourgeoisie de gauche, très implantée depuis des siècles, et qui vous fait des leçons de morale toute la journée, qui, parce que vous vendez des fringues, effectivement, puisque, comme vous, c'est un point qui nous rapproche, j'y suis très sensible, dans le prêt-à-porter, je l'ignorais, et qu'on vous traite de poujadiste, parce que vous avez quelques commerces et que vous êtes cotisant, je peux témoigner que ma conscience politique, elle est venue de là, de façon un peu par réaction. Je me suis rendu compte qu'il y avait beaucoup plus de liberté, d'indépendance, de joie de vivre de l'autre côté. Je pense que c'est peut-être un point qui nous rapproche aussi, parce que...
Moi, j'essaie de prendre du plaisir dans la politique, mais il y a une grande différence, c'est que Sarah Knafo, elle sourit, je ne sais pas comment elle fait, elle est extrêmement souriante et tout, et moi, je fais la gueule. Après, on me dit, mais t'as fait la gueule. Et c'est vrai, je ne le fais pas exprès, je suis plutôt sympa, en fait, je voulais vous le dire, mais je n'arrive pas, je vous jure, et c'est peut-être le syndrome de l'imposteur, que j'ai soigné, rassurez-vous, mais c'est celui de se dire d'être toujours trop concentré. Donc voilà, je suis très admiratif de cette capacité d'être limpide, parce que c'est une réalité, tout en étant extrêmement, comme ça, avenant et souriante.
Et je voudrais, ce que vous avez dit, c'est très amusant. Et c'est incroyable, parce que vous vous êtes définis, et vous vous êtes définis par rapport à votre famille, par rapport à une histoire entrepreneuriale, donc c'est formidable, c'est vous-même qui vous êtes définis par rapport à ça. Et je pense à un candidat qui était venu ici, qui avait écrit un bouquin, et j'avais dit, mais je l'ai mal lu, votre livre, parce que j'ai dit, mais pourquoi l'avez-vous mal lu ? Je dis, j'ai recommencé parce que je n'ai pas vu une seule fois le mot entreprise dedans. Il me dit, mais ce n'était pas l'objet.
Et je trouve que c'est un candidat majeur aujourd'hui, et que cette réponse, pour moi, a été définitive. J'ai dit, mais quand même, c'est un programme, ce n'est pas l'objet. Et là, il m'a expliqué comment l'État était structurant, et comment notre pays n'existait que par l'État, et qu'il ne fallait pas penser autre chose. Et nous avons, et ça c'est une chance, nous avons aujourd'hui des sondages qui le prouvent, et encore ce matin, d'un mauvais institut, parce que ce n'est pas l'IFOP, mais quand même, qui dit que les Français veulent absolument voir le chef d'entreprise prendre des positions, non pas du tout être politique et faire de la politique, ce n'est pas ce qu'ils veulent.
Ils veulent qu'on nous écoute, qu'on écoute les chefs d'entreprise. Ça c'est fondamental, et comment pouvez-vous inverser, comment allez-vous inverser dans une campagne électorale où on va distribuer, raser gratis, démultiplier les climatisateurs, les policiers, enfin tout ce qui peut exister. Comment allez-vous, dans votre campagne, faire, recentrer, et faire que l'entreprise soit au cœur du sujet ? Parce que quand même, c'est la colonne vertébrale de la France. Je veux dire, tout l'argent qu'on dépense, et toute notre dette, c'est nous qui l'alimentons, c'est pas la dette, mais l'argent qui va la rembourser.
Donc comment est-ce que vous pensez vous y prendre pour vraiment casser la baraque là ?
Alors, vaste question, je vais essayer d'être courte et avenante, puisque maintenant la pression est sur mes épaules pour le rester pendant du déjeuner. T'es obligé de sourire tout le temps. Mais bon, ça, ça m'est assez naturel. On ne peut pas forcer sa nature trop longtemps, généralement. Donc, comment est-ce qu'on va faire pour cette présidentielle pour réussir à amener ce programme qui est nécessaire, vital pour la France et urgent à mettre en œuvre ? Je dirais qu'il faut faire une grande distinction quand on présente les choses entre deux notions. D'abord la notion de sacrifice et ensuite la notion d'effort.
Si on présente le programme qu'on doit mettre en œuvre comme un programme sacrificiel, en promettant que ce sera du sang et des larmes, que vous allez voir ce que vous allez voir, on va couper partout, on va raser gratis, on va tronçonner partout, là vous pouvez être sûr qu'on n'obtiendra pas de majorité. A l'inverse, si on montre qu'en réalité on ne propose pas un programme de rigueur ou d'austérité, mais un véritable programme d'enrichissement, alors là on y arrivera. Et c'est là qu'il faut faire la distinction entre le sacrifice et l'effort. Quand vous vous sacrifiez, c'est l'État qui vous demande de bien vouloir, vous, faire le sacrifice que lui ne fera pas.
Suivez mon regard, c'est ce que vous demandez François Bayrou. Quand il disait vous allez travailler deux jours fériés gratuitement pour qu'on puisse rembourser la dette. Et là si on regarde les chiffres, vous savez peut-être que j'aime beaucoup les chiffres, ce que rapportait à l'État le fait que les Français travaillent gratuitement deux jours fériés, c'était 4 milliards par an. Imaginez 4 milliards pour rembourser 3 400 milliards de dettes. Ça donne envie de se pendre. Personne n'a envie d'aller faire tout ce sacrifice pour essayer de corriger les erreurs d'une classe politique qui a fait n'importe quoi depuis au minimum 1974. Dernière année où on a voté un budget en équilibre.
A l'inverse, la notion d'effort, c'est de dire aux Français, certes vous allez travailler, mais vous allez percevoir vous et immédiatement le fruit de vos efforts. On ne demande pas aux Français de le faire pour leurs petits-enfants, leurs arrière-petits-enfants, pour des notions abstraites et macroéconomiques. On leur dit de le faire pour eux-mêmes. Si vous travaillez, vous percevez immédiatement le fruit de vos efforts.
Et comment ça immédiatement ?
Alors j'en viens à l'aspect concret. L'objectif et la ligne que je défends, c'est de dépenser moins, que l'État dépense moins, pour pouvoir taxer moins, pour que les Français gagnent plus. Donc de faire des économies massives. Je vous ai apporté la liste avec moi pour ne jamais parler dans le vent. Et si l'un de vous me la demande, je me ferai un plaisir de vous dévoiler, milliard après milliard, toutes les économies qu'on va faire, dans l'optique de pouvoir ensuite baisser massivement les impôts. Et là encore, je peux vous en citer. Il ne s'agit pas juste de dire on va alléger les charges et puis de vous laisser comme ça avec des grands mots que tout le monde vous a répétés.
Mais de dire précisément quels impôts on va supprimer. Je spoil d'avance la suppression des impôts de production, qui est nécessaire. Je sais que dans la salle, certains les paient et ces impôts qui sont économiquement absurdes et qu'il faut impérativement supprimer, pas alléger, pas baisser de X%. Supprimer les droits de succession de la même manière. Et ensuite, les charges sur les salaires. Donc ça, c'est le gros morceau. C'est 90 milliards à rendre aux salariés. Ce qui implique la plus grosse augmentation salariale de toute l'histoire de la Vème République, à savoir plus de 10% de plus sur tous les salaires.
Alors, stop. Comment fait-on reposer, parce que ce que Sarah vient de dire est très intéressant, comment fait-on reposer le modèle social français autrement que sur le travail ?
Alors, plusieurs choses. D'abord, pour répondre à la question fondamentale, ça ressortait des propos de Frédéric Dhabi. C'est-à-dire qu'il n'y a pas un problème de demande politique. C'est ça, il faut bien le comprendre. À part dans certains milieux, certaines grandes villes, etc. Il y a un problème d'offre politique qui est pléthorique et qui est à côté de la plaque. Or, donc la question, c'est comment on arrive à gagner dans un pays qui est sous perfusion publique ? Comment on arrive à gagner les élections ? Et ensuite, une fois qu'on a gagné les élections, comment on arrive à réformer le pays ? Et à ne pas créer la révolution. Comment on arrive à gagner ?
Alors, c'est peut-être performatif, ce que je dis, mais moi, de mon vécu à la fois en entreprise, encore récent, il y a eu un cabinet d'audit, des commerces, etc. Je dirigeais un centre de congrès aussi. Mais de mon vécu aussi de maire, de praticien. Moi, je suis un praticien. Il faut le comprendre, mais c'est ce qui est formateur. Je retire une chose, c'est qu'une immense majorité de Français sait que la France a besoin d'un patron. Je le dis partout. Je ne le dis pas qu'ici. Ce n'est pas un peu péjoratif. Certains qui travaillent avec moi le savent, ça fait des années, je dis, ils veulent un patron.
Quand je me suis présenté à l'américaine, tout le monde me disait qu'on n'arriverait pas à baisser la dette, qu'on n'arriverait pas à baisser la fiscalité, qu'il y avait eu des aventures de clientélisme, que de toute façon, il y avait une telle ponction croissante de l'État. Et ça, c'est vérifié, puisque l'État nous a pris 240 millions d'euros sur les finances depuis 2014, de la Commune. Et pourtant, on a baissé la masse salariale de 20%, sans transférer, sans faire du hors-bilan. Ce sont les agents maintenant qui me font le CAPEX, qui me font l'investissement. Parce que c'est eux qui me proposent les investissements pour les gains de productivité.
Et je leur propose la moitié des gains, c'est pour le budget général, donc pour le contribuable, la moitié des gains sont pour les agents qui restent. Ce sont eux qui me disent si je dois renouveler ou pas les départs à la retraite, si je dois externaliser ou pas. Alors ça, je regarde un peu quand même. Ce sont eux. On a baissé la masse salariale, on a baissé la dette, en 12 ans, de 82 millions d'euros. On vient de baisser la fiscalité, 3,6%. On a multiplié par 10 la capacité d'autofinancement. Dans une ville qui a un taux de pauvreté de 21,5%, historiquement, parce que c'est une ville d'immigration pauvre, presque 40% d'immigrés. Très élevé. Le taux de pauvreté à Paris, c'est la moitié.
La France, c'est 14, c'est 13, 8. Ici, on doit être, pas dans la salle, mais dans le quartier, on doit être à 6% de pauvreté. Dans le quartier, dans la salle, encore moins. Donc, pourquoi, et sans un jour de grève ? Alors que tout le monde me prédisait l'enfer. Tout simplement parce qu'il y avait une vision qui était tracée des objectifs et du pragmatisme dans l'action. Ceux dont sont dépourvus tous ceux qui nous dirigent depuis des années.
Donc, c'est extrêmement important de montrer, et je partage totalement le propos, et d'ailleurs, je retrouve beaucoup de choses de nouvelle énergie là-dedans, de montrer que la réforme, elle n'est pas, ce que j'avais dit à François Fillon, je dis, c'est pas parce que ça fait mal que c'est bon. En tout cas, dans la réforme, après le reste, chacun s'est meurtre. Le sado-réformisme, c'est pas forcément positif. Deuxième élément, il ne s'agit pas, pour répondre à la question de Sophie, de dire comment on finance le modèle social. Il faut changer le modèle français. Et il faut changer ce qui dirige la France. C'est très simple, en fait.
Non, non, mais c'est-à-dire qu'aujourd'hui, on est à la fin de plusieurs cycles. Évidemment, il y a la fin de l'européanisation du monde, depuis, c'était la renaissance, et c'est la fin d'un cycle très long. Donc, on n'est pas là pour parler de géopolitique, bien que ce soit structurant et passionnant. J'en parlais la semaine dernière devant un certain nombre d'entre vous. On est à la fin aussi, en France, on est à la fin d'un cycle mondial aussi des années 80, qui pensait qu'avec la chute du mur, on aurait un monde pacifié, qu'on aurait un commerce prospère et régulé, et qu'on aurait une sécurité garantie, notamment par les Etats-Unis. Tout ça, c'est fini.
Mais au sein de tout cela, la fin de cycle français, le macronisme, qui était le dernier soubresaut de l'ancien monde sous les paravents du Nouveau Monde, et avec quelques mesures au départ positives, la flat tax et les réformes, les ordonnances de travail, mais ça ne fait pas dix ans de mandat, et surtout, tout a été balayé depuis. Et surtout, on est, et ça, je le dis, et personne ne le dit pour l'instant, mais comme j'étais le seul à dire qu'il fallait aller en retraite par capitalisation, et chaque jour qu'on attend, on perd une journée pour la transition, comme j'étais le premier à dire qu'il fallait en finir avec le...
Avec pas le seul, c'était dans le programme d'Éric Zemmour en 2022, je précise. Je me permets de dire, cher Sarah, que moi, j'ai débattu avec Éric Zemmour, qu'il m'a dit que l'excès de normes en France, c'était libéralisme, c'est sa phrase, il me l'a dit, et c'était un super débat, j'ai pas d'animosité, vous le savez, mais voilà, il me l'a dit clairement, c'est en ligne, vous pouvez le regarder, c'était un débat en 2021, et qu'il se réclamait du colbertisme. Moi, je pense que tout cela n'est pas compatible avec les objectifs d'aujourd'hui.
Non, mais c'est pas mon problème, objectivement, parce que je pense, je souhaite que vous me souteniez, qu'Éric Zemmour me soutienne, que Gabriel Attal me soutienne, il y aura du chemin, qu'Edouard Philippe me soutienne quand il aura pris conscience, etc. Donc, juste pour terminer ce que j'étais en train de dire, c'est que nous sommes à la fin de l'État-providence, ça a été un formidable outil de développement. On ne reviendra pas aux Trente Glorieuses.
L'État-providence reposait sur plusieurs piliers, dont le pilier de la démographie, avec, donc, une très forte natalité, la natalité s'effondre, et on ne va pas changer ça tout de suite, et une immigration qui était maîtrisée, et de travail, or nous avons une immigration qui n'est pas maîtrisée, qui est excessive, et qui est de peuplement. Voilà, c'est une évidence.
Donc, face à cela, il faut changer de système, et substituer à l'État-providence un État-performance, dans l'esprit de ce qui vient d'être dit, je souscris parfaitement, nous avons proposé, avec Nouvelle Énergie, un plan de réduction des dépenses de 80 milliards la première année, 200 milliards, mais moi je vise 300 milliards, ce qui serait déjà trop raisonnable, parce que c'est 10 points de PIB, c'est-à-dire que si on baisse de 10 points de PIB, on est encore au-dessus de la moyenne européenne en dépenses publiques, c'est-à-dire qu'on serait à 47-48% de la richesse produite. Je peux lister lesquels, on a beaucoup publié là-dessus, et effectivement, pour gagner plus, il faut cotiser moins.
Une partie relève de la solidarité nationale, mais l'essentiel est de comprendre qu'aujourd'hui, lorsque l'on fait 200 milliards d'euros de baisse de dépense, si vous mettez 60% pour les salariés en salaire net, c'est 120 milliards de gains de pouvoir d'achat. Pour un salaire, le problème, c'est qu'il y a tellement de régimes de charges différents, donc ce sont des règles de 3 qui ne correspondent pas à des cas réels, mais qui correspondent à une réalité macro-financière. Lorsque vous êtes sur un salaire médian à 2300 euros, vous récupérez plus de 10% de salaire net par mois. Et ça, c'est essentiel.
Et effectivement, il faut baisser les impôts de production, commencer par supprimer la C3S, qui ne concerne pas que les grandes boîtes parce qu'il y a des effets de répercussions, et baisser l'IS à 20% pour ensuite laisser une marge de manœuvre aux collectivités entre 0 et 5. Si on fait venir des entreprises et réindustrialiser, il y a bien sûr la fiscalité, bien sûr les cotisations sociales, mais aussi tout le système normatif et l'accès aux fonciers.
Donc supprimer le ZAN, travailler différemment pour lutter contre l'artificialisation qui doit rester un objectif, mais je peux vous dire comment, mais je vois que je suis trop long, elle est prête à bondir Sophie, et ensuite faire en sorte que les collectivités qui ont le foncier n'aient pas que les externalités négatives.
C'est-à-dire que aujourd'hui, vous ne touchez plus de fiscalité économique à part la mauvaise CFE, mais en revanche, vous financez les routes, les écoles, l'éclairage, la police municipale, puisqu'il n'y a plus de police nationale la nuit, je viens de publier une vidéo là-dessus, c'est un scandale ce qui est en train de se passer en la matière, je l'ai encore constaté l'année dernière dans ma commune, pendant un énorme événement qu'elle est le Canlions, et tout le système qu'il faut revoir pour restaurer l'État là où il est nécessaire, sur le régalien, et surtout libérer la création de richesses, et c'est pour ça que mon programme, mon projet, il est global.
C'est la liberté pour la prospérité, comment on retrouve de la prospérité par la liberté, comment on retrouve de l'ordre, comment on articule l'ordre et la liberté, et comment on retrouve de l'unité de la nation, en réhabilitant la science, en enlevant tous les biais scientifiques de l'analyse politique et de la formation, et en rétablissant l'école, on n'aura pas d'entreprise prospère si on n'est pas les meilleurs du monde en mathématiques, nous redeviendrons en 5 ans une superpuissance éducative lorsque vous m'aurez élu président de la République.
Je suis entièrement d'accord, entièrement d'accord, mais le boulot va être bien plus dur que ce que tu imagines. J'étais hier sur France Inter face à Serge...
C'est audacieux, bravo.
Oui, c'était très audacieux. J'ai pris la vitrine de sa avant. France Inter,
si tu m'écoutes, invite-moi, invite-moi, je suis prêt à venir, je ne suis plus invité. Ce n'est pas marrant. J'étais face
au ministre des PME, Serge Papin, et on venait me faire intervenir pour me demander si j'étais d'accord avec la proposition formidable qu'il venait de faire. C'était de désindexer les retraités qui touchaient 3 000 euros. J'ai commencé par lui demander si c'était les retraités individuellement ou par foyer. Il a dit ça, on verra après. Ah oui. Alors, on était bien partis, on a interrogé Radio Trottoir, vous êtes jeunes, et les nantis qui touchent beaucoup les retraités, ils vous prennent de l'argent.
Ça a été une heure très dure, et en même temps, pardon, en même temps, c'est vrai qu'on passe sa vie à monter les Français les uns contre les autres, à expliquer que les vieux sont beaucoup plus nantis, qu'il faut qu'ils travaillent moins, que les jeunes, enfin bon. Donc, ça va être un changement de mentalité, il faut procéder à un changement de mentalité, moi c'est ce qui m'inquiète le plus, et j'aimerais savoir comment vous allez faire pour tous ceux qui étaient à Sciences Po et qui avaient fait l'ENA, qu'est-ce que vous allez faire ?
Je n'ai rien contre les fonctionnaires, surtout quand ils sont à l'hôpital, mais qu'est-ce que vous allez faire pour supprimer des strates de fonctionnaires qui tous les jours dans nos entreprises nous mettent des normes, nous mettent des obstacles ? Comment vous allez vous y prendre ? Vous êtes demain matin présidente de la République ou présidente de la République, qu'est-ce que vous faites ? Sarah ?
Première chose, bien faire comprendre que ça n'est pas une question de moyens. La qualité du service public ne dépend pas des moyens que nous y mettons. C'est un premier élément qu'il faut toujours avoir en tête. On a tendance à penser plus il y aura de gens et plus il y aura d'argent et mieux ça ira. Pas vous, je sais, dans cette salle, mais généralement dans le débat public. Et on remarque qu'il n'y a jamais de corrélation en réalité entre les moyens que nous y avons mis et la qualité du service qui est rendu. Un seul chiffre, en 1997, on avait 1,3 million de fonctionnaires en moins. Aujourd'hui, on a 5,9 millions de fonctionnaires en France. 5,9 millions.
C'est plus que si vous additionnez tous les employés sur l'ensemble du globe de Walmart qui est le premier employeur mondial. Donc pour servir 7 milliards d'habitants, il y a moins de monde chez Walmart que la seule fonction publique française. Le plus gros employeur du monde, de l'histoire, on pourrait comme ça multiplier les records. Donc 5,9 millions aujourd'hui, c'est plus 1,3 million de plus qu'en 1997. Je pense pouvoir parler en votre nom si je dis que depuis 30 ans, les services publics ne se sont pas améliorés. Je pense même pouvoir dire mieux. Ils se sont quasiment tous dégradés. Le niveau de l'école a baissé. À l'hôpital français, on attend en moyenne 6 heures aux urgences.
On pourrait dire la même chose de la sécurité. Bref, on peut dire quand même que les voyants sont au rouge en matière de services publics en France. Et pourtant, on a ajouté un million de fonctionnaires. La première des conclusions à tirer, c'est que ce million de fonctionnaires est un million de trop. Et là, je vais vous faire plaisir et je vais aborder encore une fois un sondage pour faire plaisir à Frédéric Dhabi. Dans ce pays, même les fonctionnaires trouvent qu'il y a trop de fonctionnaires. C'est quand même fabuleux. 53% des fonctionnaires estiment qu'il y a trop de fonctionnaires.
Il se trouve que j'ai été fonctionnaire mais que mon métier, c'était de critiquer les autres fonctionnaires. Donc quand on est à la Cour des comptes, notre rôle, c'est d'attaquer l'État sur la mauvaise gestion et le mauvais emploi des données publiques. Donc je suis très à l'aise avec ce que j'ai pu faire au sein de la fonction publique. Il en faudrait plus, d'ailleurs, si on peut dire. C'est une administration plutôt économe.
Mais le problème, c'est que lorsque j'étais magistrate à la Cour des comptes, je me suis bien aperçue que dans les rapports que je faisais, quelle que soit leur qualité, leur longueur, le travail que j'avais pu fournir, à la fin, on se retrouvait avec un rapport de 200 pages qui, dans le meilleur des cas, pouvait faire la une des échos. Et puis le lendemain, l'administration s'en servait pour caler un meuble, une étagère, une chaise bancale, bref, rien ne se passait. Donc là, il y avait un côté extrêmement frustrant. C'est la raison pour laquelle aussi j'ai décidé de m'engager en politique.
Et j'observe que depuis que je suis en politique, alors j'ai un impact pour l'instant que je trouve positif, mais j'espère qu'il ira de plus en plus grandissant. Je vous donne un exemple. Quand j'ai combattu l'aide publique au développement, 15 milliards d'euros de notre argent dilapidé dans le monde entier pour des projets ubuesques dont on pourrait dresser la liste, 433 millions d'euros de votre argent pour aller décarboner le Costa Rica, 66 millions d'euros pour des modes de cuisson propres au Sahel, 115 millions d'euros pour de la budgétisation sensible au genre en Jordanie, etc., etc., quand on ne finance pas des tuyaux d'eau à Gaza qui ensuite servent de lance-roquette pour le Hamas.
Je ferme la parenthèse. 15 milliards d'euros d'argent public.
Merci.
J'ai tellement dénoncé cette gabegie sur toutes les antennes de France et de Navarre, y compris sur France Inter et sur France Info, où j'attaquais aussi le service public en proposant sa privatisation, ce qui ne manquait pas de saveur de le faire sur leur antenne, qu'un jour, sur un plateau télé, je donne tous ces montants et je dis « Allez tout de suite sur AFD.fr, agence française de développement.fr, et regardez en direct les montants dont je vous parle pour être bien sûr que vous me fact-checkiez en direct. » Au moment où je dis ça, le site de l'AFD plante. Certains diront que les serveurs de l'État n'ont pas supporté le flux qui y est arrivé.
D'autres penseront que peut-être le Quai d'Orsay ne voulait pas que tant de citoyens aillent voir en direct ce que j'annonçais. Pourquoi je vous dis ça ? Parce que lorsque j'ai abordé cette gabegie, un mois plus tard, je vois dans la presse que Rémi Rioux, le directeur général de l'agence française France Trésor, annonce une baisse de 2 milliards de l'aide au développement en disant in extenso « C'est de la faute de Sarah Knafo parce qu'elle a réussi à délégitimer l'aide au développement. » Voilà. Je peux dire qu'avant même d'avoir été au pouvoir, on pourra dire que j'ai réussi à vous économiser 2 milliards d'euros. Évidemment, ça n'est pas suffisant.
L'aide au développement est encore beaucoup trop élevée. Aujourd'hui, c'est 12 milliards en lois de finances. Il faut abaisser ça au maximum. Mais je vous dis ça pour vous montrer que l'impact que je peux avoir aujourd'hui en dévoilant les scandales, en dévoilant les gabegis est paradoxalement plus important que celui que j'avais dans la haute fonction publique. Donc je compte continuer sur cette idée. On les met où les fonctionnaires ? Et prouvez ça par exemple. Et donc sur les fonctionnaires. Je vous disais il y a un million en plus, on peut considérer que c'est un million de trop et même les fonctionnaires sont d'accord. Alors où est-ce qu'on les met ?
La première méthode et c'est ce qu'on m'a appris lorsque j'étais magistrate, lorsqu'on considère qu'il y a un problème de masse salariale dans une administration, c'est le turnover naturel. C'est de voir combien de personnes quittent naturellement l'administration avant même d'avoir eu besoin de déclencher un plan de licenciement, de voir combien partent naturellement. On a de la chance dans notre malheur aujourd'hui en France, c'est qu'on a tellement de fonctionnaires et une pyramide des âges tellement vieillissante qu'on a 500 000 départs chaque année. Départs en retraite en majorité ou alors fin de contrat, fin de CDD, démission, changement de poste.
Sur ces 500 000, le bon principe c'est de se dire que l'écrasante majorité on ne les remplace pas. pas un fonctionnaire sur deux, l'écrasante majorité. On cible les administrations qui sont vitales, celles dans lesquelles et elles sont rares, il manque de monde, la défense, la sécurité. Parfois l'hôpital et encore avec 30% de personnel administratif à l'hôpital, on ne peut pas dire que ce soit un problème de moyens, là encore. Mais il est vrai que dans certains commissariats il y a besoin de plus de monde, il est vrai que dans la défense on a besoin de monde dans notre armée, donc on cible les seules administrations qui sont vitales et pour les autres on ne remplace pas les départs.
Imaginez comme ça va vite sur un quinquennat si vous avez 500 000 départs et que tout simplement vous ne remplacez pas les postes de ceux qui partent. Ça va extrêmement vite, moi je prévois 40 milliards d'économies chaque année, ce qui est colossal et qui nous permet encore une fois de rendre cet argent aux Français pour rendre populaires les mesures de baisse de dépense.
L'idée c'est de créer un intéressement c'est-à-dire que les Français soient intéressés au sens de la participation du terme à toutes les baisses de dépense et qu'ils en redemandent qu'ils perçoivent bien qu'à chaque fois qu'on va baisser une dépense c'est eux qui vont la percevoir dans leur propre poche sur leur fiche de salaire et par des baisses d'impôts. Ça le rendra ce programme populaire et j'espère qu'à la fin les Français nous en redemanderont.
Et David, est-ce que les retraites sont un problème fondamental ?
Oui, évidemment. Évidemment, les retraites sont un problème fondamental. La moitié de l'augmentation de la dette sur les dix dernières années vient de l'augmentation mécanique de la retraite. Tout simplement parce qu'on entretient le mythe de la retraite par répartition qui est devenu une pyramide de Ponzi. C'est ce que j'évoquais tout à l'heure sur l'assiette qui s'est rétrécie et le nombre de bénéficiaires qui a explosé.
Alors, objection parce que j'ai interrogé plein d'économistes qui me disent que la retraite par capitalisation est évidemment essentielle sauf que si on passait à la retraite par capitalisation il y a besoin de deux ans au moins et on n'a pas les moyens de le faire.
Il y a besoin d'une génération. Il y a besoin d'une génération pour passer à la retraite par capitalisation donc il y a besoin d'une quarantaine d'années mais on fait alors il y a plusieurs méthodes il y a la méthode suédoise il y a la méthode hollandaise il y a maintenant la méthode allemande on la connaît depuis la semaine dernière qui est assez intéressante il y a la méthode suisse évidemment mais il est évident que la retraite est un sujet majeur et renvoie aussi à la question fondamentale du marché des capitaux.
C'est-à-dire qu'on peut discuter tant que l'on veut si l'on n'organise pas un marché des capitaux qui permettent de garder l'épargne française et européenne en France et en Europe nous deviendrons définitivement la colonie des Etats-Unis et de la Chine. Les 6 000 milliards d'euros aujourd'hui d'épargne française qui sont notamment détenues par les plus de 60 ans va de plus en plus vers ce qui rapporte c'est-à-dire les fonds d'investissement américains à cause des règles prudentielles qui sont excessives en France. C'est pour ça que la réflexion si tu veux Sophie enfin si vous voulez Madame la Présidente ne peut être que globale.
On ne peut pas distinguer la dérégulation de la décentralisation la décentralisation du principe de subsidiarité d'une ambition culturelle de la maîtrise de l'immigration tout ça est strictement interactif et lié. On est à un moment aussi fort qu'en 58 sauf qu'il n'y a pas de Gaulle mais il faut faire le plan RUEF.
Et les premières semaines et les premiers mois vont être décisifs donc les ordonnances doivent être prêtes les référendums pour élargir retrouver la maîtrise de l'action publique et notamment élargir l'article 11 doivent être prêts tout ça doit être rédigé et c'est ce que c'est ce que nous préparons mais pour revenir à la question sur l'appareil d'état et effectivement on prélève plus qu'ailleurs on dépense plus qu'ailleurs on a de moins en moins de services de proximité en zone police vous avez quasiment plus de police nationale la nuit vous allez à l'hôpital l'hôpital public aujourd'hui 22% des urgences hospitalières n'assurent plus ce qui fait la grandeur de l'hôpital et la grandeur du service public d'ailleurs c'est à dire l'universalité et la continuité donc où va notre argent où va notre argent et bien notre argent il va dans la bureaucratie délirante et sclérosante un euro qui va dans la bureaucratie c'est un euro en moins dans votre portefeuille un euro qui va à la bureaucratie c'est un euro en moins pour les greffiers ou des places de prison c'est un euro en moins pour la police nationale c'est un euro en moins pour payer des enseignants de bon niveau c'est un euro en moins pour payer correctement les soignants etc la France depuis plus de 20 ans a recentralisé totalement par l'impôt et par la règle et je peux vous le démontrer et elle a recentralisé tout en éclatant l'état en 1153 organismes je salue le sénateur Étienne Blanc ici qui est un étendard de nouvelle énergie particulièrement talentueux et ces 1153 organismes d'état on va atteindre les 100 milliards d'euros de budget 100 milliards plus de 400 000 agents de la fonction publique 440 000 recrutés dans ces organismes quand vous regardez quand vous avez un projet que vous êtes maire vous voulez faire une école ou une unité de traitement des déchets ou vous êtes chef d'entreprise vous voulez faire une unité de une usine de pièces mécaniques vous avez besoin de l'autorisation d'entre 5 et 10 organismes différents de l'état aucun de ces organismes ne peut vous autoriser à lui seul votre projet chacun de ces organismes peut vous planter votre projet la DREAL direction régionale de l'environnement service de l'état c'est le triangle des bermudes à chaque fois je le dis de l'action publique et privée qui va vous prendre 2 ans après des études 4 saisons qui vous renvoie à l'EMRAE qui sera composé des mêmes fonctionnaires parfois mais qui ne sont pas d'accord avec eux-mêmes qui sera en conflit avec la DDTM je vous épargne je le dis à chaque fois mais c'est une réalité aujourd'hui on n'a pas de climatisation dans tous les hôpitaux c'est pas le cas à Cannes il est totalement climatisé mais en revanche vous avez uniquement pour la santé la direction générale de la santé la direction générale de l'offre de soins les agences régionales de santé que je vais supprimer tout ça on en gardera 1 pour 10 l'agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation de l'environnement et du travail santé publique France l'institut national du cancer celui-là on le gardera l'établissement français du sang on le gardera l'agence de la biomédecine la haute autorité de la santé parce que c'est toujours des hauts machins le haut conseil de la santé publique la conférence nationale de santé qui se réunit au moins deux fois par an etc etc est-ce que vous vous rendez compte et j'en oublie la commission technique des vaccinations le comité consultatif national éthique le haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie le centre de crise sanitaire etc mais pendant qu'on fait tous ces machins là on ne met pas de climatisation dans les hôpitaux pendant qu'on fait tous ces machins là on surprélève on surcharge et on n'agit pas pour les français c'est tout cela que je veux remettre en cause
bravo et je suppose que je suppose que que Sarah est d'accord et avant de lui demander si elle est d'accord et elle comment elle fait pour supprimer tout ça moi je me pose une question il est impossible que des gens comme vous au moment d'une présidentielle ne s'allie pas je ne fais pas de politique mais il faut que les gens de bonne volonté soient ensemble si tous les deux vous êtes dans des camps opposés on n'a plus qu'à désespérer il ne sourira jamais et elle arrêtera de sourire
lui il sourira jamais alors je suis d'accord voilà il se trouve que quand David Lysnard a fait la proposition quand David Lysnard a fait cette proposition de large primaire je crois que nous avons été les premiers à dire que c'était une excellente idée et que nous étions pour donc je suis totalement d'accord avec cette idée totalement favorable il n'y a aucune espèce
de chance de tous les deux conscients qu'il y ait des primaires on n'arrive même plus à les faire parce que les candidats se multiplient
vous savez la chance c'est ce qu'on va en faire à nous à nous d'être assez forts nouvelle énergie et reconquête d'être assez forts pour devenir incontournable et que les options que nous proposons le soient tout autant alors je pense que c'est la seule voie et plus spécifiquement sur la question de l'union des droites c'est également et ce sera demain la seule voie pour avoir une majorité à l'assemblée je pense que depuis la dissolution de 2024 il est désormais clair pour tout le monde que personne n'arrive à gagner seul et que chacun doit bel et bien ranger son orgueil et son hubris de penser qu'un parti tout seul peut l'emporter et avoir une majorité tout seul quand on se souvient que même le général de Gaulle avait eu besoin de partis alliés pour obtenir une majorité par ailleurs mais donc aujourd'hui ni le rassemblement national aussi fort soit-il dans les enquêtes d'opinion ni les LR évidemment ni les autres et si demain nous étions nous à 30% et je suis sûre que si David Lysnard l'était aussi on dirait bel et bien la même chose nous avons besoin d'alliances pour réussir à l'emporter j'espère que cette alliance se fera sur notre programme parce que c'est ça toutes les alliances reposent sur le fait que celui qui est arrivé en tête puisse imposer son cadre programmatique aux autres parties c'est toujours celui qui arrive en tête qui détermine si oui ou non il y aura une alliance pour vous prendre l'exemple de la je me dis vraiment juste sur ça pour vous prendre l'exemple de la gauche quand Jean-Luc Mélenchon arrive en tête de la gauche malgré tout ce que pensent de lui les autres parties c'est lui qui est en tête c'est lui qui propose l'alliance donc les autres n'ont pas le choix que de l'accepter quand Marine Le Pen arrive en tête en 2022 et qu'elle dit non à l'union des droites dans ce cas là il n'y a pas d'union des droites par conséquent si vous souhaitez l'union des droites une chose simple un conseil simple votez pour ceux qui la proposent votez pour ceux qui la mettent en oeuvre à chaque fois qu'ils en ont l'occasion je vous rappelle que nous avons su appeler à voter pour le candidat de droite lors du second tour de 2022 et que lorsqu'il a été question de me désister face à Rachida Dati ma main n'a pas tremblé pour que la droite puisse l'emporter à Paris
alors est-ce que on a fait un sondage auprès de chefs d'entreprise pour dire qui voudrait vous voir au gouvernement ils ont cité des noms que je ne vais pas vous citer là mais qui sont très intéressants dont Bernard Cazeneuve à la justice je vous dis ça comme ça parce que ce n'était pas le choix de partis politiques c'était des choix d'hommes et je pense qu'aujourd'hui ce qui est important c'est la sincérité des hommes politiques qui ont une foi dans la façon de réformer la France qui ont des convictions et qui savent comment s'y prendre est-ce que vous avez une idée l'un et l'autre de gens qui pourraient bosser avec vous qui pensent un peu la même chose économiquement oui
moi j'ai plein d'idées sur les gens qui veulent bosser avec moi ce qui est sûr c'est que on ne redressera pas la France parce qu'il faut bien enfin c'est bien la finalité si on fait durant le même temps on ne redresse pas une entreprise avec des décisions contradictoires donc la dynamique autour d'un projet à la fois rationnel et raisonnable et radical elle est absolument majeure la bataille des idées doit précéder la bataille électorale ça fait j'ai des bons témoins dans la salle puisque certains me connaissent certains depuis la naissance mais d'autres au moins depuis 30 ans ça fait 30 ans que j'essaie de mettre dans le débat la dérégulation tous ceux qui vous disent qui récupèrent la déburocratisation mais qui ne vont pas jusqu'à la dérégulation se foutent de vous voilà il faut le dire donc ça veut dire quoi qu'il va falloir réécrire le droit autour de principes généraux du droit faire on est à un moment portaliste quoi comme sous Napoléon donc c'est un moment essentiel il va falloir évidemment supprimer de la constitution déconstitutionnaliser le principe de précaution comment pouvons-nous aller vers l'avenir parce qu'il est contraire même à l'intérêt environnemental comment pouvons-nous embrasser l'avenir aller vers l'innovation être alors qu'on a tous les atouts parce que nous sommes le peuple le plus créatif du monde avec la créativité va être l'avantage compétitif essentiel dans les prochaines années comment pouvons-nous embrasser la révolution de l'IA et de la quantique etc si parallèlement on constitutionnalise la peur du futur c'est complètement délirant donc tous ces éléments-là doivent être essentiels et moi en l'occurrence de même comment on enlève de la pression sur l'état à quoi sert-il d'avoir un état sur-endetté sur-fiscalisé qui nous dit combien de fois on doit laver son slip et sa chemise par mois je n'invente rien nous avons payé avec nos impôts des campagnes via l'ADEME pour nous dire que la chemise on pouvait la mettre deux fois que le slip il valait mieux le changer etc parce que la chemise deux fois enfin non seulement l'état coûte cher mais en plus il est cradin enfin c'est quand même assez terrible on a eu quand même des campagnes payées avec nos impôts ce sont des millions d'euros pour les déconsommateurs vous vous souvenez peut-être de ça moi je ne l'ai pas oublié alors c'est le côté commerçant donc vous êtes là vous avez vos commerces etc et puis vous avez des clampins à la télé qui vous disent qui vont dans la qui voient un pauvre vendeur une pauvre vendeuse qui fait son boulot qui dit ah mais non je n'achète pas parce que c'est du neuf moi je reprends des vieux machins voilà payez que nos impôts voyez donc pourquoi je te dis ça souris c'est à dire que oui mais ça m'énerve le point de chier du mal comme le dit ça on ne peut pas forcer sa nature et non non et donc ce que je veux dire c'est que moi quand j'entends le discours de Sarah Knafou évidemment j'y retrouve des choses que je vois à Nouvelle Énergie toujours à droite Eric Ciotti moi je m'entends bien avec lui et il faut dire que vous venez Eric toi vous êtes tous élus MP finalement donc ça doit créer des liens encore voilà alors j'entends encore j'entends les discours aussi d'autres candidats aujourd'hui que des personnes qui sont respectables Edouard Philippe Gabriel Attal et tout mais le problème le problème c'est que vous savez c'est comme ce que disait le président du Sud-Vietnam juste après l'assignateur de l'accord avec le Nord-Vietnam et juste avant l'invasion du Sud-Vietnam par le Nord-Vietnam il disait écoutez n'écoutez pas ce que disent les communistes regardez ce qu'ils font n'écoutez pas ce que disent les macronistes regardez ce qu'ils ont fait et surtout ayez bien à l'esprit ce qu'ils ne feront jamais c'est à dire s'attaquer au conformisme de l'appareil d'état voilà et il faut en finir avec le conformisme de l'appareil d'état donc moi je dis à chacun qu'il est le bienvenu il est le bienvenu je discute très bien avec Jean-Louis Borloo par exemple qui reprend beaucoup de choses que l'on développe voilà Hervé Morin qui est avec nous vous voyez donc des personnalités d'horizons différents mais en l'occurrence en l'occurrence il sera impossible de retrouver de la prospérité de la sécurité un système éducatif performant s'il n'y a pas une immense cohérence dans la future équipe gouvernementale donc Alliance oui conglomérat d'intérêts électoraux et partisans non et en ce qui me concerne je vraiment je l'ai dit je ne cherche pas de points retraite et de poste donc je participerai à une épopée si elle est sincère et cohérente mais dans le cas contraire je continuerai à m'occuper des affaires qui m'occupent déjà très bien alors
un tout petit mot un tout petit mot à Sarah et moi je vais vous lire un petit texte qui devrait vous faire réagir et qui j'espère devrait faire réagir tous les candidats à cette élection oui
j'ajoute un mot sur cette question des personnalités avec lesquelles redresser la France donc évidemment il y a certaines personnes de la classe politique qu'on peut apprécier d'autres qui sont plus clivantes ou moins sincères etc la première des choses et David Lissner vient de le dire je suis parfaitement d'accord ça doit se faire sur la base d'un projet solide je ne crois pas typiquement que les LR laissés tout seuls avec le leadership puissent changer quoi que ce soit à la situation de la France
moi non plus
au moins c'est dit en revanche j'estime que certaines de ces personnalités peuvent apporter leur pierre à l'édifice s'ils ont comme dit David Lissner un patron au-dessus d'eux avec ou une patronne avec un esprit clair une ligne claire et qui arrive à les emmener dans la bonne direction il y a des individualités qui sont bonnes à prendre et je ne les critiquerai pas tous en ne les mettant pas tous dans le même sac en revanche livrés à eux-mêmes on a vu trop souvent qu'en réalité la droite LR était très souvent une deuxième gauche et j'avoue que j'en ai assez de ces 50 nuances de socialisme qu'on retrouve du RN jusqu'au LR quand on voit qu'ils sont prêts parfois à voter des hausses d'impôts qui se chiffrent en dizaines de milliards d'euros là je me dis que ce qu'on appelle la droite en France a en réalité un sérieux problème avec le socialisme je ferme cette parenthèse pour vous dire qu'au-delà des individualités politiques je pense qu'on redressera aussi la France avec vous et je ne le dis absolument pas par démagogie mais parce qu'on aura besoin de personnalités hors du sérail politique moi je ne peux pas prétendre avoir dit des choses depuis 30 ans puisque je n'ai que deux ans de vie politique derrière moi donc peut-être que je n'ai pas l'antériorité en revanche ce que j'aimerais c'est qu'on soit capable les politiques entre guillemets de ranger son orgueil et de croire que tout ne viendra que de nous parce que c'est faux c'est faux et on a besoin d'ingénieurs on a besoin de chefs d'entreprise on a besoin d'industriels je l'ai prouvé lors de ma campagne de Paris mon numéro 2 c'était Pierre Noisa un polytechnicien un ingénieur brillant qui a créé Pemium donc qui est l'un des pionniers du bitcoin en France tout le reste sur ma liste vous aviez 70% de gens qui n'avaient jamais été encartés dans un parti politique qui n'avaient jamais fait de politique qui venaient de l'économie réelle et qui ont énormément apporté à ma liste à je crois l'inventivité dont on a fait preuve dans cette campagne
c'est tout à fait vrai et avant de lire ce formidable texte forcément puisqu'il est choisi par Sophie de Menton j'ignore tout encore donc j'espère je ne regretterai pas moi ce que j'ai constaté dans cet esprit là c'est qu'à la fois en entreprise mais aussi en mairie mais aussi à l'AMF l'association des maires de France que je préside depuis maintenant 5 ans ou 6 ans quand on prend le temps de poser un objectif et de délibérer on arrive non pas à des petits dénominateurs communs mais à des hauts multiplicateurs quand à la mairie je leur ai dit écoutez je vais vous poser des injonctions contradictoires comment on dépense moins pour défendre les contribuables comment on dépense mieux pour l'usager et on améliore le service et je vous invite à tester nos services c'est pas parfait mais ça marche bien quand même et comment vous serez mieux au travail ils me disent c'est impossible et donc on arrive avec de la méthodologie d'accompagnement à avoir des gains de productivité énormes à mettre de la machine où il le faut à revoir les cycles de travail etc etc et ça va être exactement pareil au niveau de l'état il n'y a pas de DRH de l'état dans ceux qui m'entourent aujourd'hui on a un groupe de travail Michel Cavargini Romain Marcy peuvent en témoigner ici on a un ancien directeur général d'un grand groupe on a des gens qui ont une expérience syndicale des gens qui arrivent dans la vie on a aussi l'ancien DRH d'une des trois plus grandes entreprises françaises qui est avec nous à fond et on travaille sur cette notion de ressources humaines de l'état il n'y a pas de DRH de l'état aujourd'hui voilà comme le disait Sarah Knafo tout à l'heure à juste titre il y a presque 6 millions de fonctionnaires en France il n'y a pas de DRH de l'état moi à l'Amérique je sais qu'il y a mon DRH il s'en va d'ailleurs mais je sais et quels objectifs on donne donc la méthode la méthode de gouvernement la méthode de gouvernance et c'est ce qu'on dit beaucoup avec Jean-Louis Borloo aussi d'ailleurs elle va être fondamentale pour retrouver la performance publique et c'est en cela que l'état performance va remplacer un état un état providence la providence c'est que Dieu ça ne peut pas être l'état rien que le mot état providence va toujours déranger mais qui est un état de déresponsabilisation remettre de la responsabilité individuelle et de la liberté individuelle à chaque niveau de la décision c'est bien plus important que tout le reste et c'est cela qu'on va proposer
totalement vrai et c'est pour ça que on dit bien sûr que l'état n'est pas une entreprise mais qu'il y a des modèles entrepreneuriaux des modèles d'entreprise des modèles de direction des modèles de sanction des modèles d'encouragement qui doivent absolument être pris par le temps c'est très proche en réalité c'est très proche je lis mon texte parce que je crois que si on arrivait à faire passer ça et je compte sur chacun d'entre vous pour le faire y compris les politiques nous avons rédigé l'indispensable pacte d'engagement économique les entrepreneurs de France de tous les secteurs estiment que chaque candidat à la présidence de la république doit être conscient que l'entreprise est la seule source de financement des politiques publiques chaque candidat doit donc s'engager sur des fondamentaux qui permettent la survie de nos entreprises 1.
réformer le financement de la protection sociale pour permettre aux rémunérations de progresser sans alourdir le coût du travail point 1 point 2 rétablir un système fiscal compétitif stable équivalent à la moyenne européenne 3. créer un droit à la simplification idée d'Alain Madeleine permettant la contestation de normes inutiles ou néfastes 4. transformer nos administrations publiques en partenaires plus qu'en contrôleurs à charge 5. faire financer et gérer par le privé des missions de service public hors mission régalienne sous contrôle de l'état 6. réformer le code du travail l'adopter aux réalités sociales et économiques des PME 7.
libérer nos industries en levant autorisations excessives freins, directeurs, DREAL, PLU, etc. 8. supprimer le monopole de représentativité des organisations syndicales existantes pour que tout le monde puisse se syndiquer en France 9. conserver le dispositif de pacte d'Utreil pour faciliter la transmission d'entreprises 10. prioriser les entreprises françaises dans les appels d'offres publiques une de nos entreprises fabriquant des masques qui s'est défoncée pendant le Covid finalement il y a eu appel d'offres de l'état attribué aux chinois je m'en remets pas 11. instaurer un droit à la simplification 12. assumer de revoir le système des retraites pour travailler plus longtemps et plus 13.
imposer leur démission de l'administration à ceux qui se lancent en politique 14. instaurer pour tous les parlementaires une immersion obligatoire en entreprise de 2 jours par an 15. encourager l'entrée plus précoce dans la vie active et reposer l'âge effectif de départ à la retraite en valorisant l'expérience des seniors et en adaptant les conditions de travail à chaque étape si tous les candidats signaient ça tout le monde pourrait signer ça, non ?
je peux dire un mot ? oui j'ai pris des notes
vous pouvez tous, j'ai fini
je me retrouve dans beaucoup de choses dans ce qui est dit juste quelques précisions il s'agit à mon avis pas simplement de réformer le financement de la sécurité sociale je pense qu'il faut aller beaucoup ce que j'ai entendu c'est très bien mais il faut aller beaucoup plus loin nous sommes le seul pays à subventionner la délinquance voilà c'est à dire que vous êtes je peux vous le décliner en exemple très concret donc on va mettre un terme à l'attribution de logements sociaux on est obligé à l'attribution de logements sociaux aujourd'hui à des familles dont on sait pertinemment qu'ils sont tous des délinquants moi je le vis tous les jours dans ma commune c'est pas un propos de comptoir c'est une réalité et j'ai des maires de toute tendance qui le disent aujourd'hui c'est en train de faire de la maïotique donc c'est pas simplement changer le financement ensuite sur les privatisations de services je sais de praticiens moi je suis évidemment naturellement pour la privatisation mais dans la pratique c'est pas toujours le cas ça va peut-être surprendre que je dis ça puisque on me calcule c'est à dire qu'il faut qu'il y ait privatisation d'abord il y a des actions qu'on n'est même pas obligé de privatiser qui doivent être supprimées il y a des pans entiers de l'action publique qui ne relèvent pas de l'action publique qui relèvent ça s'appelle la subsidiarité c'est d'abord au marché de définir ce qui relève de son domaine et à l'action publique d'intervenir en garant de l'intérêt général du mérite et de l'égalité des chances et de la justice ça c'est le rôle de la puissance publique deuxième élément la privatisation ne fonctionne que s'il y a concurrence donc tout ce qui est oligopole et monopole c'est antinomique avec la performance privée et la performance publique et c'est pourquoi et je l'ai dit devant les je crois que c'est l'université du MEDEF d'ailleurs il y a des gens du MEDEF-C qui n'hésitent pas à me réinviter parce que depuis je ne suis pas invité mais j'espère que ça va être le cas parce que j'avais dit que moi j'étais il y a 7-8 ans je ne sais plus quand c'était au moment du Covid je crois j'étais contre ce qu'on appelle les aides aux entreprises je suis totalement contre le principe des aides aux entreprises je le dis ici nous aussi en revanche pourquoi il y a autant d'aides aux entreprises il y a plus d'aides aux entreprises qu'ailleurs parce qu'il y a beaucoup plus de prélèvements sur les entreprises qu'ailleurs donc le principe évidemment que c'est radical comme position et qu'il y a des nuances à y apporter mais le principe c'est de baisser le total des prélèvements des impôts et des charges de lutter contre le capitalisme de connivence et de faire attention à ce qu'on n'en arrive pas non plus à des mesures protectionnistes qui sont une forme de socialisme très souvent qui sont souvent une forme de socialisme qui sont en fait la préservation soit d'acquis par de la connivence soit d'un modèle qui n'est pas compétitif donc la base de tout c'est d'investir sur l'innovation sur la formation sur les mathématiques sur la recherche d'avoir un système fiscal performant des charges sociales au moins à la moyenne européenne mais plus au-dessus et vous verrez qu'on n'aura même plus besoin d'invoquer des mécanismes artificiels de protection par l'état voilà mais c'est très intéressant ce texte je le signe voilà je le signe mais je vais plus loin
et bravo et on va donner la parole à la salle sinon je vais me faire lyncher et après parole à la salle
alors un tout petit bémol sur la protection de nos industries et de nos agriculteurs vis-à-vis des autres continents je dirais que c'est un bémol à apporter vis-à-vis de la Chine parce que la base de la théorie libérale et de la concurrence c'est que la concurrence soit libre et non faussée donc que des entreprises puissent faire concurrence à d'autres entreprises or pour ce qui concerne la Chine nos entreprises et nos industriels ne font pas concurrence à d'autres entreprises mais à un état tout entier et là il faut être capable d'accepter que les conditions d'une libre concurrence ne sont pas réunies et donc parfois sortir de notre naïveté vis-à-vis de la Chine notamment en ce qui concerne leur entrée à l'OMC qui a été une grave erreur au même moment où la France se désindustrialisait sur le projet de Sophie alors il me semble que je l'ai déjà signé donc je vais juste aller plus loin sur un seul point c'est à un moment vous parlez donc de préserver le pacte du treil alors moi j'adore ce pacte mais je trouve que c'est un pansement sur une jambe de bois je m'explique je veux aller beaucoup plus loin il faut supprimer les droits de succession supprimer purement et simplement 12 pays de l'OCDE ont supprimé leurs droits de succession ces 15 dernières années donc sachez que je propose pas quelque chose de loufoque il faut également avoir en tête que les droits de succession ah ça suscite du débat les droits de succession sont les impôts les plus impopulaires de France les droits de succession sont encore plus impopulaires que la CSG c'est dire la CSG est un nouvel impôt qui pèse sur tous les salaires et y compris sur les retraités donc que les droits de succession soient encore plus impopulaires est un signal qui devrait nous alerter par ailleurs un autre élément à avoir en tête les catégories sociales chez lesquelles les droits de succession sont les plus impopulaires sont les catégories les plus modestes ce sont elles qui détestent le plus les droits de succession parce que lorsque vous perdez un de vos parents et que vous devez vous endetter pour pouvoir hériter de votre maison de famille il n'y a rien de plus injuste si la maison que vous lègue votre père ou votre mère dépasse les 100 000 euros alors vous devez vous endetter imaginez le drame pour certaines familles qui doivent parfois refuser l'héritage imaginez les empires industriels qu'on n'aura pas construits précisément parce que nos droits de succession sont trop importants quand on regarde l'Italie qui a fait une bonne réforme 4% au-dessus d'un million on s'aperçoit déjà des effets positifs en matière d'économie dernier élément sur ça je pense que vous êtes nombreux à être intéressés par l'histoire comme moi je ne sais pas si vous savez qui a inventé les droits de succession facile à deviner c'est en France on est fort pour ce qui concerne l'invention des impôts celui qui a inventé les droits de succession s'appelle Mirabeau c'était en 1791 il se trouve que Mirabeau avait pour particularité de détester son père et son père le détestait et Mirabeau pensait que son père allait le déshériter il voulait éviter ça dans son exposé des motifs quand il invente les droits de succession à l'époque on n'appelle pas encore ça l'exposé des motifs mais disons que c'est l'inquipide de la loi il dit ces droits de succession visent à détruire l'autorité de la famille à briser l'autorité du père c'est assez clair et à l'époque où il les invente il pèse 1% sur la succession imaginez la violence de cet objectif et nous on a préservé cet impôt on l'a augmenté on l'a fait dépasser des proportions qui dépassent quasiment tous les pays comparables dans l'OCDE et alors même que 12 pays les ont supprimés on continue avec et on a toujours des économistes comme Piketty ou comme l'atroce Arnaque Zuckman qui nous expliquent que le problème c'est la transmission alors qu'il n'y a rien de plus noble et de plus moral que de constituer un patrimoine pour le transmettre à ses enfants
voilà
alors cette fois la parole est à vous je ne cède pas
ok merci beaucoup Eric Gérard fondateur Ambition France que certains connaissent David Lysnark Sarah Knafow duel ou duo et pourquoi pas duo constat le trio De Gaulle Piner UF ils étaient trois vos plateformes nouvelle énergie reconquête programmatique sont tout de même assez proches trois anciens lieutenants de Fillon que j'ai eu l'honneur de promouvoir sur Paris Ciotti Lysnark et Retailleau mènent campagne à dix mois de l'échéance présidentielle dans des couloirs parallèles jusqu'à Caen Fillon avait su nous réunir les libéraux européens David et les souverainistes conservateurs Sarah l'union fait la force 43% des français sont contributeurs positifs à l'état Providence donc loin d'être gagné comment allez-vous madame la députée européenne monsieur le président des maires de France résoudre cette délicate équation sans y allance innovante j'ai fini cela va être quasiment impossible de relever le pays pour l'anecdote le 10 juin 2024 nous avons eu l'annonce d'un ticket présidentiel innovant Marine Le Pen Jordan Bardella nous ne vous demandons pas un scoop mardi 30 juin 2026 à Éthique bien que cela ferait peut-être plaisir à Sophie mais d'y réfléchir tranquillement cet été merci beaucoup
la salle cri du haut on avait rarement rarement vu ça écoutez j'ai répondu je pense que vous avez entièrement raison je dirais que deux éléments le premier c'est qu'on n'est pas assez de deux pour défendre les idées qu'on défend et peut-être même que nous sommes les seuls à Nouvelle Énergie et chez Reconquête à défendre ce que nous venons de vous dire à cette table et qui nous apparaît nous comme le bon sens le plus total mais que vous ne trouverez jamais dit de manière aussi claire chez les autres petite mise en garde pour ceux qui viendront et qui entendront d'autres candidats à ces déjeuners éthiques ils pourront prononcer des mots qui sonneront doux à vos oreilles ne les croyez jamais sur parole je ne dis pas que les autres mentent nécessairement mais souvenez-vous d'Emmanuel Macron en 2017 il a su faire résonner des paroles qui ont fait croire à beaucoup qu'il serait un véritable président pro-business qu'il y aurait une véritable rupture qu'avec lui on verrait ce qu'on verrait dans la Startup Nation et finalement et finalement dette record dépenses publiques qui continuent d'augmenter nombre de fonctionnaires record prélèvement obligatoire record tout a continué tout s'est empiré donc seul conseil ne les croyez pas sur parole quand ils viendront devant vous demandez à juger sur pièce et sur place demandez les chiffres des économies quand on vous envoie des grands mots en disant il y aura des centaines de milliards demandez de prouver ligne à ligne combien vous supprimez quelles agences vous supprimez il ne s'agit pas de dire il y a trop d'agences oui on le sait qu'il y a trop d'agences lesquelles vous supprimez qui a le courage de dire qu'il faut supprimer France Travail moi je le dis il faut supprimer France Travail qui a le courage de dire qu'il faut supprimer l'ARCOM moi je le dis il faut supprimer l'ARCOM sur l'ARCOM on inscrira dans la loi ce sera pas le Far West on inscrira des obligations dans la loi et ensuite si quelqu'un manque viole la loi il ira devant un tribunal comme pour n'importe quel délit pour le code de la route on n'a pas dit qu'on allait créer le haut conseil au respect du code de la route vous faites un dépassement de vitesse vous allez devant un tribunal même chose demain avec l'ARCOM on n'a pas besoin de créer des agences de tout qui vous dira il faut supprimer l'ANA il faut supprimer ma prime Rénov alors que beaucoup en bénéficient mais il faut savoir expliquer que l'argent qu'on arrêtera de leur donner en subvention c'est également l'argent qu'on arrêtera de leur prendre en impôt juger sur pièce il faut que les gens viennent avec des documents qu'ils vous disent allez voir moi je vous invite déjà à aller voir le programme pour la France.fr vous pouvez voir ce qu'on publie j'ai publié un contre budget je n'ai jamais vu vraiment sans aucune prétention je n'ai jamais vu de tels détails chez mes adversaires ou parfois chez mes concurrents jamais sur le fait d'être deux à défendre la parole libérale mais encore heureux vous imaginez David Lissnard a été seul pendant longtemps moi je me suis sentie seule pendant longtemps ces deux dernières années quand j'étais la seule sur les plateaux à attaquer la taxe Zuckman parce que la classe politique avait peur d'y aller parce qu'ils voyaient que 82% des français étaient pour la taxe donc ils se disaient on ne veut pas être du côté des pauvres 18% et moi je me disais mais si je n'y vais pas demain ce sera 90% puis 95% et puis 100% si le socialisme n'a pas d'adversaire mais le socialisme se répand partout donc c'est bien qu'on soit deux ça n'est pas suffisant il en faut encore d'autres les libéraux ne doivent pas craindre la concurrence au contraire on doit la chérir c'est positif la concurrence c'est bien que certains chacun dans son couloir avec l'intelligence de savoir qu'il ne faut pas s'attaquer et qu'il faut savoir se rassembler au moment fatidique mais c'est positif la concurrence ça nous pousse tous à être meilleurs moi ce que je reproche parfois à d'autres partis notamment un parti très hégémonique c'est de vouloir être un monopole vous avez compris deux secondes vous avez compris que je citais le rassemblement national ils ont eu l'habitude d'avoir une rente monopolistique depuis des décennies et maintenant ils veulent bénéficier de cette rente monopolistique mais qui dit monopole en économie comme en politique dit prix beaucoup plus cher pour un service beaucoup moins bon il faut de la concurrence c'est positif si vous avez des gens dont vous savez qu'à la fin ils se tiendront droit et qu'ils sauront choisir leur camp c'est pour ça que je vous rappelais le désistement face à madame Dati savoir faire son devoir c'est essentiel et il faut voter pour des gens dont vous pouvez avoir l'assurance qu'ils choisiront leur camp et qu'ils ne diviseront pas la droite la conduisant à la défaite
question on prend deux questions
à la fois allo allo oui bonsoir Yves Rousserroir je suis ancien député et maire honoraire de Ménère un petit village du Vaucluse mais j'ai été autre chose j'ai été aussi dans l'action entrepreneuriale et producteur de cinéma je salue d'ailleurs mon ami Alain Terzian ici présent bon moi j'ai écouté votre vos paroles je ne peux pas être contre le libéralisme je suis à fond pour le libéralisme mais vous semblez ignorer à travers vos promesses que lorsque vous serez au pouvoir il y a la force des syndicats qui en France est terrible avec 8% des salariés syndiqués ils font la loi ou ils inspirent et je me demande comment vous ferez parce que ça c'est un élément auquel vous ne pouvez pas vous opposer
aussi facilement en deux mots fin des subventions au syndicat c'est le tour de David pardon c'était vraiment en deux mots et référendum pour légitimer chacune de nos décisions et que demain lorsque vous avez des manifestations les manifestants ne manifestent pas contre un président seul dans son bureau mais contre le peuple français tout entier donc rendre nos décisions populaires pour les faire adopter au maximum par référendum et contourner ces pouvoirs de blocage pour les délégitimer
bon dernière question
cher ex-collègue ce que je vais dire est contre-intuitif mais je dis ce que je pense tout le temps partout y compris contre la taxe Zuckman à l'époque depuis le CPE la rue n'a jamais empêché une réforme contrairement à ce que tout le monde croit jamais alors vous me direz il n'y a eu que des réformettes nous sommes d'accord des pseudo réformes mais qui ont mobilisé des centaines de milliers de personnes voire des millions de personnes des réformes mal amenées sans légitimité électorale précédente parce que le sujet est là c'est pourquoi les campagnes électorales doivent permettre de tout dire avant pour essayer de faire après je suis absolument convaincu que contrairement à ce que l'on croit d'abord il y a beaucoup plus de capacités réformatrices en France que ce que l'on veut dire et qu'ensuite la rue regardez la réforme la réformette des retraites c'est pas les syndicats et la rue qui ont vaincu la réforme des retraites c'est la compromission politicienne de personnes qui s'accrochent au pouvoir qui sous le vocable de en responsabilité dès qu'on le sorte on sait qu'il n'y a aucune responsabilité d'une fausse sagesse qui n'est que le faunet de la lâcheté et de la paresse pour rester au pouvoir il y a six mois on et pour faire adopter un budget socialiste monsieur Fort a décidé qu'il n'y aurait plus la réforme des retraites mais c'est pas la CGT la CGT elle avait été vaincue tous les responsables syndicaux que l'on connaît avaient passé en perte et profit la réforme des retraites donc en réalité il manque pour que vaincre face aux obstacles le prêt le prêt à penser la terreur parfois de certains médias la rue il faut du courage il faut de la clarté il faut dire les choses avant alors moi j'aime pas le terme de promesse parce que promesse ça renvoie à des enfants moi je parle entre adultes mais Emmanuel Macron n'avait rien dit sur les retraites en 2022 il n'avait rien dit sur rien d'ailleurs sur rien et avant il avait tout dit sur tout mais de façon contradictoire c'est ce qui a créé aussi l'énervement populaire ce que l'on disait au début sur le fait de montrer que la réforme elle rapporte elle enrichit les habitants d'utiliser effectivement le début de la légitimité post-électorale et la dynamique qu'il y a dans les premiers mois d'utiliser le référendum j'ai prononcé un discours il y a 10 jours sur le sujet et qui est en ligne et qui va très loin en la matière et puis pour revenir sur le tout début de notre réunion ce qu'ils disaient Frédéric Daby je parcours le pays pour différentes raisons et j'ai pas de logistique j'y vais c'est rentrant en voiture il n'y a pas de pimpons avec mes moyens je visite des entreprises je vois des élus locaux je vois des gens du pays réel le pays il est réel il est souvent il est libéral c'est un monsieur ou madame Jourdain du libéralisme j'étais la semaine dernière dans la Sarthe discuté avec des ouvriers des apprentis des Syries dans la filière bois en tout cas ce qu'il en reste des jeunes gens qui tout spontanément me disaient il y a trop de charges on coûte trop cher à l'employeur pour ceux qui étaient titulaires et on veut gagner plus et ce que vous dites ça nous intéresse je n'ai jamais eu de problème à expliquer la retraite par capitalisation et à montrer le gain que cela représente pour les futurs retraités pour les pays en nous permettant de nous doter enfin de la puissance capitalistique notamment pour les ETI nécessaires etc quand j'ai rencontré des ouvriers de la boulangerie des travailleurs pauvres etc le problème c'était sur des plateaux télé c'est à dire que j'ai l'immense conviction qu'il y a deux forces aujourd'hui en France il y a la violence qu'on retrouve notamment à l'extrême gauche et il y a trois gauches qui sont très présentes la gauche socialiste qui est présente jusqu'à la droite et notamment au RN il y a beaucoup de socialisme dans sa doctrine mais qu'on retrouve à LR qu'on retrouve partout là je suis parti d'ailleurs la gauche que je respecte mais que je combats intellectuellement je ne suis pas socialiste voilà mais je respecte quelqu'un qui est socialiste il n'y a pas de sujet la gauche wokiste qui a fait donc des bobos urbains de la déconstruction occidentale qui sont les idiots utiles des islamistes et que l'on a vu dans les débats et notamment dans les débats sur le Moyen-Orient et qui est très puissante cette gauche wokiste et que Mélenchon a su capter et puis la gauche progressiste alors je trouve que c'est un compliment parce que le mot progrès reste un joli mot mondialiste voilà face à cela il y a trois droites il y a la droite libérale il y a la droite conservatrice et c'est très symétrique et il y a la droite souverainiste moi j'essaie de proposer d'avoir un projet politique qui nous permette d'aller vers le haut sur ces trois droites oui souverainiste pourquoi Sophie c'est à dire que je pense qu'on apporte une mauvaise réponse en l'occurrence mais même sans ça je t'aurais entendu mais on apporte une mauvaise réponse c'est à dire que la souveraineté française pour moi ne vient pas des lignes maginaux qui n'ont jamais marché ce qui ne veut pas dire qu'il faut la naïveté moi je suis libéral je ne sais pas très bien ce que c'est que le souverainisme mais tu as raison d'ailleurs mais il faut l'équilibre le commerce c'est de lutter contre les distorsions de concurrence ce sont les libéraux qui ont inventé les lois anti-monopole ce sont les libéraux qui ont inventé les lois anti-distorsions de concurrence et lorsqu'il y a du dumping et bien évidemment on doit se protéger de même qu'on doit être contre la guerre mais de temps en temps il faut savoir faire la guerre donc de temps en temps il faut des mesures protectionnistes pour essayer provisoires et circonstanciennes pour aller vers des échanges équilibrés ça c'est logique mais le mot en risque m'en méfie beaucoup donc d'arriver à dire qu'on aura qu'on sera les derniers décideurs c'est quoi ?
c'est la subsidiarité on décidera de notre destin parce qu'on aura une puissance économique parce qu'on aura trouvé un modèle social qui fonctionne parce qu'on aura une école enfin de haute qualité pour tous et pas que pour les plus privilégiés le système égalitariste a amplifié les inégalités sociales de façon inconsidérée voilà personne dans la salle ne respecte la carte scolaire et on fait des écoles des ghettos où on sacrifie les gamins les plus intelligents des milieux pauvres et des milieux immigrés et qui veulent s'en sortir et où il y a plein de gens très bien et donc tout cela c'est pour ça qu'il faut une proposition cohérente mais en portant une parole claire telle que on essaie de le faire ici en assumant en acceptant d'être impopulaire provisoirement mais sans chercher à séduire mais en essayant de convaincre moi il y a plein de gens à Cannes qui ne sont pas d'accord avec moi je fais plus de 80% dans des bureaux de vote qui votaient RN Frontnat à l'époque on a bien rabaissé là et à gauche pourquoi il y a plein de gens parce qu'ils savent qu'ils ne sont pas d'accord avec tout mais je ne me fous pas d'eux qui a une vision cohérente et globale c'est pourquoi il est très important aujourd'hui qu'effectivement on porte ce projet on le fasse entendre on le fasse gagner parce qu'autrement autrement on va vers la violence le danger de la France c'est certes un déclassement et une déliquescence qui est en un certain nombre mais c'est la violence et la violence elle sera provoquée soit par les agents du chaos dont elle est fille extrême gauche soit par des dirigeants qui se feraient élire par des habiletés et par des discours de circonstance c'est ce qui est exactement ce que disait Sarah Knafo à l'instant elle a tout à fait raison mais qui une fois au pouvoir continuerait de faire une politique ambiguë cèderait devant l'obstacle lorsqu'ils sont lors d'une interview au Figaro à CNews ils sont de droite mais lorsqu'ils sont sur France Inter ils sont de gauche ça moi je ne supporte plus voilà je ne supporte plus j'irai au bouche je joue collectif il n'y a aucun problème cher président je joue l'épopée collectif zéro problème j'essaie de ne pas avoir d'ailleurs pas d'a priori je prends si Jean-Luc Mélenchon tout d'un coup se découvre libéral et pour l'ordre et tout qu'il vienne pas de problème il n'y a zéro problème mais en ce qui me concerne je ne participerai pas à une aventure hypocrite je ne participerai pas à une aventure qui propulserait le pays dans l'échec et dans la violence c'est pourquoi il est très très important on insiste beaucoup là-dessus de dire le comment voilà oui comment on baisse les dépenses quelles agences on supprime comment on soulève le capot comment on réécrit le droit mais comment on crée de la confiance le nombre de fonctionnaires qui me rejoignent à Nouvelle Énergie les magistrats qui m'alimentent qui disent mais vous avez raison là-dessus et effectivement il y a une irresponsabilité le nombre de j'ai ici le préfet Castaner que je salue qui est mon directeur de campagne voilà fait partie de ces préfets qui défroquaient maintenant donc à partir de mon avis et qui donc si vous voulez le pays réel est prêt à être cristallisé autour d'un projet de redressement les retraités ne sont pas arboutés sur l'indexation de la retraite ce qu'ils ne veulent pas c'est se faire gruger c'est-à-dire quand on leur pique la retraite pour alimenter un système qui est mort et pour sponsoriser l'oisiveté en revanche si les retraités ont conscience que l'argent de la retraite sert aux jeunes générations ils seront tout à fait d'accord non pas pour un sacrifice mais au moins pour un effort ça j'en suis absolument convaincu ce discours-là je le tiens devant mes retraités cannois ma chère Sophie de Menton et oui et je veux dire avec le sourire vive la souffrance
je progresse je progresse à votre contact je crois je crois que je serai la dernière question du coup vous n'aurez pas le dernier mot pardon monsieur le ministre très bien Franck Alizio député des Bouches-du-Rhône chère Sophie chère Sarah chère David je ne pouvais pas ne pas poser la question je pense que c'est même quelque part mon devoir et Frédéric Dhabi nous a m'a tendu la perche tout à l'heure une élection évidemment c'est ouvert je parle sur le contrat David tant au premier tour qu'au second tour j'en connais quelque chose à Marseille et donc nous ne savons pas ce qui va se passer évidemment et pour l'instant le second tour est complètement tout à déterminer et je pense qu'autour de cette table sauf surprise personne ne souhaite la présence de Jean-Luc Mélenchon au second tour pour autant si à Dieu ne plaise que Jean-Luc Mélenchon se hisse au second tour face à la candidate ou le candidat du Rassemblement National la question est simple que feriez-vous ?
moi je vais voter pour moi second tour et non mais je vais vous répondre un deux deux si demain non mais deux moi j'ai déjà répondu à ça donc je voterai pour tout candidat contre Mélenchon tout candidat quel qu'il soit voilà Rassemblement National Centriste non mais je l'ai dit je le redis je l'ai dit sur des médias il y a zéro ambiguïté pour moi le néofascisme aujourd'hui il est chez Mélenchon c'est une certitude je ne souhaite pas que vous gagnez non plus les élections parce que je ne pense pas que vous portiez la cohérence qu'il faut pour notre pays je ne pense pas qu'on puisse être à la retraite à 62 ans je ne pense pas aujourd'hui qu'on puisse enfin bon bref j'arrête là mais donc je voterai contre tout candidat face à Jean-Luc Mélenchon quel qu'il soit je ferai en sorte que le candidat d'abord j'aimerais éviter que Jean-Luc Mélenchon soit au second tour j'espère qu'il y aura une gauche respectable qui l'emportera ce ne sera pas avec Alice au pays des merveilles qu'on a vu monsieur Glucksmann qu'on a vu récemment parce que face à Alice au pays des merveilles c'est toujours Staline qui gagne aux élections il ne faut quand même pas l'oublier mais en l'occurrence ce que j'aimerais aussi c'est que vous vous disiez que vous soyez aussi clair que ça que moi je suis clair aujourd'hui j'aimerais que le Rassemblement d'Assemblée soit clair sur ces questions là aussi parce que moi en l'occurrence je suis clair
je suis totalement d'accord avec ça j'ai une ligne de conduite c'est que je vote toujours pour le candidat le plus à droite lors des second tours donc je pense que la réponse même si le Rassemblement national parfois malheureusement n'est pas à droite refuse la droite rejette la droite en revanche face à Jean-Luc Mélenchon il ne fait aucun doute et si on a été prêt à le faire face à Emmanuel Macron évidemment que la réponse coule de source face à Jean-Luc Mélenchon j'aimerais quand même rappeler que si on en est là aujourd'hui c'est que et les LR et le RN n'a pas su avoir cette attitude responsable depuis les dix dernières années et j'aimerais rappeler qu'en 2012 lorsque Nicolas Sarkozy était face à François Hollande Marine Le Pen a refusé de choisir elle a refusé d'appeler à voter pour Nicolas Sarkozy Nicolas Sarkozy aujourd'hui encore dit que c'est de sa faute vu qu'il manquait que quelques voix pour qu'il puisse gagner contre François Hollande aujourd'hui encore il dit que c'est de la faute de Marine Le Pen s'il n'y est pas parvenu et j'aimerais dire que la faute ne repose pas que sur Marine Le Pen mais également sur les LR qui à 20h02 ont à chaque fois appelé à voter Emmanuel Macron contre le Rassemblement national parce qu'il voulait faire le fameux cordon sanitaire on pourrait dire que c'est derrière nous mais ce qu'on est en train de voir c'est qu'aujourd'hui certains LR continuent dans cette voie que je considère mortifère et on l'a vu également pendant la dissolution où ils n'ont pas su appeler à voter pour les candidats de droite lors des seconds tours maintenant ce que je dis c'est que si on veut que les choses changent il faut mettre en tête les candidats qui eux encore une fois seront toujours choisir entre leur gauche et leur droite toujours et dernier élément sur Jean-Luc Mélenchon je veux dire peut-être quelque chose d'impopulaire moi je considère que ça n'est pas du tout dramatique de gagner contre Jean-Luc Mélenchon au contraire ça offre un mandat extrêmement clair pour faire tout ce que nous voulons faire et nous avons vu comme c'était mortifère pour la démocratie d'avoir une fois de plus des clivages qui n'étaient pas clairs prétendument entre les élites et le bloc populaire ou les mondialistes etc quand on a eu Marine Le Pen contre Emmanuel Macron on a vu que ça ne permettait pas de trancher les grandes questions à la fin on ne savait pas exactement pourquoi on votait il y avait un barrage mais vous aviez un électorat tellement hétéroclite qui se rejoignait pour faire un barrage républicain qu'à la fin Emmanuel Macron n'avait pas de véritable mandat et je ne sais pas si vous vous souvenez en 2022 son premier discours la première phrase de son discours quand il gagne il dit maintenant j'aimerais m'adresser aux électeurs de gauche pour leur dire je sais ce que je vous dois c'était sa première phrase on voit ce qui s'est passé depuis 2022 il n'a rien pu faire il n'a pu mettre en oeuvre aucune réforme et la seule réforme qu'il avait mise en oeuvre la réforme des retraites il l'a abattue comme on a vu avec le Rassemblement National avec d'autres partis mais ils ont contribué à détricoter la seule chose qu'il avait pu faire ça c'est dramatique donc avoir un véritable mandat et réussir à battre Jean-Luc Mélenchon au second tour c'est peut-être la meilleure des choses qu'on puisse espérer et dernier élément si Jean-Luc Mélenchon est fort c'est parce qu'il y a des forces dans la société qui lui permettent d'être fort et il ne faut pas confondre l'outil politique avec la réalité démographique de ce qui se passe dans notre pays la politique a un effet cathartique c'est-à-dire qu'elle purge les passions si vous avez un débat politique en principe ça peut empêcher que la violence ne se solde par des violences physiques dans la rue donc Mélenchon ne fait que révéler quelque chose que nous avons l'État français a lui-même laissé advenir sur notre sol il se retrouve à être le porte-parole de masse que l'État français a accepté d'accueillir donc c'est bien beau aujourd'hui d'accuser le messager mais posons-nous plutôt la question de la cause et vous connaissez cette phrase de Bossieu qui dit Dieu serie des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes il ne faut pas chérir la cause et en voir aujourd'hui les effets et c'est aussi pourquoi il faut avoir une politique régalienne extrêmement forte ce n'était pas le sujet du débat aujourd'hui mais je veux quand même vous dire qu'aujourd'hui la lutte contre l'immigration est devenue le sujet le plus consensuel de France le sujet n'est clivant que parmi la classe politique et médiatique ça clive chez Libération et chez France Inter c'est consensuel partout dans le pays 83% des français se prononcent pour une immigration négative c'est la dernière proposition d'Éric Zemmour le sondage date d'avant-hier 69% des électeurs de gauche sont pour une immigration négative c'est-à-dire arrêter d'accueillir et expulser ceux qui sont délinquants et criminels et qui sont déjà là 69% des électeurs de gauche ça devrait tous nous réjouir on a une majorité extrêmement large pour mettre en oeuvre ce programme et c'est celui que les français attendent
Gilles de Robien bientôt retraité 85 ans merci Sophie de réunir deux personnalités aussi attachantes et bien structurées je voudrais faire appel à un souvenir et poser une question un peu délicate pour deux candidats éventuels potentiels à la présidence de la République le souvenir c'est que lorsque nous avons eu la chance la chance qu'on a provoqué de conquérir une ville communiste de 130 000 habitants Amiens communiste depuis 20 ans Amiens et bien nous avions effectivement bâti un projet mais proposé des solutions ou des moyens ou des chemins audacieux et parmi ces moyens audacieux comme les communistes auparavant alors que nous étions à un temps légal de travail de 39 heures les communistes avaient passé ce temps de travail pour tous les fonctionnaires à 35 heures et bien nous nous avions promis dans notre programme de repasser à 39 heures nous avons évidemment gagné donc vous voyez avec des propositions qui peuvent apparaître extrêmement risquées on mobilise plutôt on clive on mobilise et finalement on peut gagner et après cela et bien nous avons pu dégager 90 millions d'autofinancement annuel pour investir à peu près le double c'est à dire 200 millions annuels dans la ville
pardon monsieur le ministre les 35 heures c'est pour le souvenir les 35 heures c'est vous qui l'avez proposé mais sur la base du volontariat
je n'ai jamais proposé 35 heures nous avons proposé dans une loi qui s'appelait la RTT nous avons proposé la flexibilité pour les entreprises j'ai d'ailleurs eu un témoignage ici d'une entreprise qui l'avait appliqué avec bonheur cette flexibilité effectivement passait par une certaine réduction du temps de travail choisi par les partenaires sociaux et par le patron et dans ce cas là la récompense c'était la baisse des cotisations sociales à condition d'embaucher autant de salariés nouveaux qu'il y avait de pourcentage de baisse du temps de travail individuel c'était autre chose que les lois Aubry et j'arrive merci Sophie de m'avoir rappelé ce souvenir qui est plutôt un souvenir heureux puisque en un an et demi en gros on a créé 60 000 emplois et on en a sauvé 50 000 et après ce souvenir moi je voudrais poser la question très simple est-ce que vous êtes prêt à revenir sur les 35 heures dans la fonction publique oui ben oui mais il faut l'annoncer il faut trouver comment dire des moyens de le faire savoir parce que ça ça clive il y aura forcément un débat il y aura beaucoup de contre et si vous tenez la route longtemps pendant tout ce débat là je vous assure que ça mobilisera en votre faveur des électeurs
alors c'était en deux mots c'était dans mon programme pour la ville de Paris ce serait déjà bien que les fonctionnaires de la ville de Paris travaillent plus que 32 heures et plus de 100 jours par an mais on va pas être trop taquin certains font leur travail mais pas tous donc oui c'était tout à fait dans mon programme annoncé je l'ai beaucoup défendu on m'a beaucoup attaqué dessus mais je considère que ça n'est que justice et c'est absolument ça fait des économies qui sont massives et c'est absolument nécessaire
l'égalité entre le privé et le public car les jours pour faire garder un enfant par exemple vous avez un enfant malade vous avez droit à 3 jours dans l'entreprise 5 jours dans le public peut-être qu'ils ne savent pas garder leurs enfants qu'il faut plus longtemps mais il y a une inégalité flagrante en faveur du public
il faut libérer tous les facteurs de production donc il faut libérer le capital on l'a évoqué tout à l'heure avec les impôts de production et il faut libérer le travail nous ce que nous proposons c'est déjà de renverser la hiérarchie des normes au profit des accords d'entreprise déjà ça c'est fondamental et c'est ce qui va permettre d'avoir un dialogue social à la base et d'être beaucoup plus pragmatique dans l'organisation du travail ensuite les 35 heures il faut c'est pas que la fonction publique elles doivent disparaître partout alors plus personne ne veut revenir en arrière parce que c'est trop compliqué sauf qu'il faut bien augmenter le volume de travail ça passera pas que en faisant plus travailler les seniors etc donc là dessus ce qu'il faut c'est que la durée légale de 35 heures disparaissent comme durée légale c'est ce qu'on proposait avec François Fillon à l'époque et qu'elle reste comme elle ne reste que comme seuil technique qui permet de calculer les heures majorées voilà c'est comme ça qu'on doit raisonner et ce qui va créer beaucoup plus de souplesse d'adaptabilité et de liberté la liberté contractuelle doit devenir la base on doit avoir un contrat unique aujourd'hui ce qui est je cherchais les chiffres les CDI représentent 82% du stock d'emploi mais les embauches se font à 87% en CDD ça signifie quoi ?
ça signifie simplement que des deux côtés on veut plus de souplesse tout simplement donc instaurons définitivement la souplesse avec un contrat de travail unique qui permet d'asseoir les droits à l'indemnisation chômage sur la durée de la réalité du travail avec un plafond et une indemnité maximale qui doit être de 6 mois sans faire période de récession c'est-à-dire de 2 trimestres consécutifs de baisse où là on doit accompagner plus les gens qui sont en difficulté sociale voilà quelques-unes des mesures que l'on propose il faut réécrire totalement le code du travail quand on me dit qu'il ne faut pas réécrire le code du travail mais c'est aberrant 80 pages en Suisse vous en avez 300 en Allemagne vous en avez 3800 en France est-ce que le salarié allemand ou le salarié suisse est moins protégé que le salarié français ?
non sauf qu'on passe des heures et des heures dans les contradictions normatives
et il faut ajouter qu'on a détruit peu à peu le salarié en France quand on a des jeunes qui arrivent il dit je me mets à mon compte parce que ça leur coûte moins cher en charge sociale ça coûte moins cher à l'entreprise et il préfère ça de loin de plus en plus de moins en moins de salariés ce qui est assez dangereux dans le rapport à l'entreprise
bien sûr et ça fausse le jugement des jeunes donc c'est absolument fondamental puisque on va avoir on a un mur d'investissement devant nous on parlait des climatiseurs mais c'est vrai dans tous les domaines les infrastructures l'Etat doit retrouver son rôle d'aménageur du territoire vous voyez ça doit vous surprendre mais moi c'est une conviction très profonde chez moi il faut totalement on crée de la subsidiarité la décentralisation mais sur les grandes infrastructures on doit avoir une puissance publique d'Etat qui investit sur les grands équipements structurants les grands ports les grandes routes etc.
les grands réseaux c'est absolument essentiel donc il faut du travail et il faut du capital et j'en reviens à ce que je disais tout à l'heure j'alerte solennellement toutes les personnalités de haut niveau qui sont forcément ici sur les risques sur les marchés des capitaux dans les prochaines années la guerre du capital va être va être terrifiante et aujourd'hui tout part aux Etats-Unis et tout va partir aux Etats-Unis et ça sera de plus en plus vrai et en Chine vous pourrez avoir les règles que vous voulez protectionnistes quand Gilly va venir Gilly Holding va dire regardez ce que j'ai fait chez Volvo ça a permis de sauver des usines et ça marche et bien je vais racheter Renault quand Renault sera racheté par Gilly voilà je pose la question et vous pourrez faire ce que vous voulez avec vos mesures protectionnistes vous verrez si vous n'avez pas une rentabilité du capital si vous n'avez pas des private equity qui peuvent bénéficier des retraites des français si vous n'avez pas des fonds d'investissement français et européens tout le reste ce seront des lignes maginaux des mesures de tigre de papier c'est pour ça que ce que je propose ce que nous propose avec Nouvelle Énergie c'est vraiment une réorganisation profonde de notre appareil productif tout simplement pour permettre à ceux qui veulent bosser et investir de pouvoir le faire avec rentabilité moi j'ai des gosses j'ai deux préoccupations c'est un que la France retrouve sa grandeur et deux que mes enfants puissent se projeter en France c'est à dire que mes filles puissent se dire j'aurai mon projet en France et je pourrai me balader où je veux sans me faire importuner et mes garçons sans se faire casser la gueule dans la rue c'est ça qui doit nous motiver c'est pour ça que je m'engage moi le reste c'est m'intéressant
et pour la culture
cher monsieur Terzian une grande terre de culture
juste en une phrase
en une phrase
que nous demandez vous pour que nous vous aidions et pour que ces idées que nous partageons soient dominantes en France qu'est-ce qu'on peut faire pour vous ?
Vas-y comme tu veux
Alors en dehors de la filière du fric
à vos parties Voilà j'allais dire adhérez, faites des dons c'est vraiment fondamental
Je vais vous épargner la partie financière mais bien sûr si vous voulez être généreux vous en avez absolument le droit le devoir moral mais bon on va pas non plus vous culpabiliser bref en tout cas si vous voulez travailler à nos côtés je pense que bon certains d'entre vous on a déjà pu échanger lors de la lors de la dernière fois pour la campagne municipale et je me souviens que beaucoup voulaient s'engager pour travailler sur le fond pour la campagne présidentielle qui s'annonce alors sachez qu'à la fin je serai tout à fait disponible avec mon équipe pour pouvoir garder le contact j'annonce également que je sors mon premier livre le 3 septembre prochain que ça te parlera d'économie et que j'espère donc qu'avec ma chère Sophie de Menton on pourra dire jamais 304 et que je reviendrai vous parler de ce livre échanger avec vous en tout cas il y a une très belle année qui s'annonce pour ceux qui sont passionnés de politique comme vous c'est un véritable moment d'engagement de dépassement de soi de combat pour notre pays pour nos idées donc si vous voulez vous engager à nos côtés je me ferai un grand plaisir pour vous accueillir dans l'équipe voilà merci à vous
vous êtes pour beaucoup d'entre vous donc vous quasiment tous vivez ici ou en région parisienne à Paris vous avez des contacts dans le monde entrepreneurial dans le monde syndical dans le monde médiatique il est absolument fondamental je crois de mener la bataille des convictions et des idées de ne rien lâcher dans tous vos contacts sur les réseaux dans les discussions dans les dîners dans les déjeuners dans les interviews vous pouvez faire de ne pas nous laisser disqualifier de ne pas nous laisser enfermer dans des tiroirs en disant regardez ils sont libéraux donc ils vont manger les enfants des pauvres voilà de dire que non les salariés les plus pauvres ont intérêt à venir vers nos idées à ce qu'on soit au pouvoir de dire et c'est très important de dire que tous ceux qui sont victimes de l'égalitarisme de l'étatisme ont intérêt à venir vers nous de dire tous ceux qui ont du patrimoine et qui veulent le transmettre qu'ils ont intérêt à venir vers nous parce qu'effectivement on va modifier totalement la fiscalité sur les successions etc à dire aux immigrés récents pauvres qui aiment la France pour ceux qui aiment la France et qui sont venus pour des bonnes raisons que voilà chez nous à Nouvelle Énergie on est universaliste chacun a sa place dans la République française à condition d'en embrasser les valeurs et d'en respecter les devoirs tout en assumant évidemment les droits c'est extrêmement important de s'adresser au pays réel d'aujourd'hui le pays réel d'aujourd'hui ce n'est pas celui des 30 glorieuses on peut le déplorer le regretter en tout cas c'est une réalité il a d'énormes potentiels ce pays réel il peut être très beau ce pays réel à condition qu'on sache parler à tout le monde à tout le monde ceux qui ont dit patrimoine ceux qui n'en sont pas ceux qui sont natifs ceux qui viennent d'ailleurs et leur dire aimer la France soyez les dépositaires de la grande culture française la France dans le 21ème siècle a tout pour être un pays qui rayonne un pays qui prospère tout tout parce que nous avons la créativité tout ceux qui partent à l'étranger soit qui ont fait des grandes écoles soit qui sont autodidactes moi j'ai pas mal de jeunes autodidactes qui montent des concepts dans l'événementiel dans la restauration à l'étranger cartonne marche très très bien il y a un génie français donc c'est ça qu'il faut dire partout rayonner et puis évidemment n'hésitez pas à acheter mes 4 livres dans lesquels on parle aussi d'économie le dernier ça s'appelle ainsi va la France manifeste libéral l'avant dernier c'était avec Christophe Tardieu sur les leçons de Pompidou un autre la culture nous sauvera un autre avec Jean-Michel Arnaud sur contre l'incivisme et puis le livre de Quentin Auster qui est présent dans la salle qui s'appelle et si c'était lui et c'est ma trombine qui est lui en question voilà merci à vous tous et bravo ETHIC merci
David Lisnard