Les agriculteurs dans l'attente d'actes forts
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
partir sur le terrain à l'Arc de Triomphe rejoindre Pauline Trèvner et Laurence Sarier. Vous êtes avec José Perez, c'est ça de la coordination rurale Pauline ? Exactement Laurence, je suis avec José Perrez car ici la mobilisation continue.
Vous venez de vous entretenir avec la ministre de l'agriculture Annie Jeunev. Qu'est-ce qu'il ressort de ces discussions ? Ben on a discuté cet après-midi avec la ministre, avec madame Jeanevar.
On lui a demandé euh qu'elle s'engage à prendre la parole ce soir et qu'elle nous propose quelque chose ce soir, quoi. Euh, les agriculteurs sont là, ils ont fait plus de 1000 km, ça fait 3 4 jours qu'ils ont pas dormi. Euh, enfin euh vous comprenez bien que ils sont venus là pour exprimer leur leur détresse.
Euh si là maintenant on se fait virer comme des mals propres par les forces de l'ordre parce que c'est ce qui va se passer malheureusement quand je vois le déploiement qui est en train d'être mise en place, enfin c'est pas possible quoi. Les agriculteurs, ils sont à bout, il faut leur porter il faut leur porter une réponse. Et concrètement, quelles quelles annonces vous attendez de la part de madame Jeevar ?
Ah ben, il pourrait y en avoir plusieurs. En ce qui concerne la DNC et ben ça serait vaccination pour tous les troupeaux, fin de l'abattage totale et on apporté un moratoir sur toute la réglementation franco-française. Enfin, ça suffit. toutes ces ces normes supplémentaires, toutes ces charges, ben aujourd'hui, on il y a une réglementation européenne qui est bien bien assez lourde.
Et pourquoi en France, on met d'autres normes par-dessus ? Ben, on n peut plus aujourd'hui dans ce pays. Il faut que les agriculteurs se remettent à produire puisque on est d'excells agriculteurs et on a des terres, on a de l'eau, on a tout ce qu'il faut et pour produire plus mais il nous manque un gouvernement qui nous aide et qui nous aide à pousser l'agriculture vers l'avant.
Vous appelez vos vos collègues à rester à dormir ici cette nuit, à rester plusieurs jours s'il le faut. Bien évidemment qu'il faut rester sur place. On est venu à Paris, on n pas fait on n pas fait 1000 km 1000 certains arrivent de Corse.
On n pas fait 1300 km pour partir sans réponse. Enfin la si la réponse de madame Jeenevard c'est de nous expulser comme ça par la force et ben c'est ça voudrait dire que que les l'agriculture représente peu vraiment aux yeux de du gouvernement français. Et je vous entendais dire tout à l'heure, vous appelez aussi tous les Français à venir vous soutenir ici.
C'est ça. Ben aujourd'hui, il faut il faut que les il faut que les Français soutiennent les agriculteurs. C'est grâce grâce au soutien des c'est grâce au soutien des Français euh que les agriculteurs vivront et et inversement et bien évidemment qu'on appelle les Français à venir nous soutenir parce que je trouverais ça complètement scandaleux qu'on soit viré comme ça par la force sans rien avoir obtenu en base.
Merci beaucoup José Perrez. Vous l'avez entendu Laurence, ici il y a une grande colère, une détresse de ces agriculteurs qui devraient passer la nuit ici en bas de l'Arc de Triou. Pauline Trevner, Laur Sellari, merci beaucoup.
On a entendu effectivement José Perrez, Éric Nolo. La situation risque de se tendre là dans les dans les minutes, dans les heures qui viennent parce que ces agricultures sont épuisés, ils ont passé des jours sur la route avec un déploiement de force de l'ordre digne d'Apocalypse now. Ils sont désormais entourés de de force de l'ordre sur l'Arc de Triomphe comme des voyou hein, comme des délinquants alors qu'ils n'ont rien cassé, qu'il que tout s'est déroulé dans dans le calme.
C'est tellement symbolique de ce qui se passe dans notre pays. Oui, surtout que la tactique dans les précédentes crises, c'est attendre que ça passe. Et là, on sent que ça va passer, que il y a le mercosure en plus de la crise structurelle et que s'il n'y a pas des choses qui sont annoncées, des choses concrètes, des choses auxquelles vous pouvez croire, ça va en effet mal se passer et que là vous ne rentrerez pas chez vous comme ça.
Je vais vous dire Pierre, on ne demande pas des annonces, on veut de l'écrit hein. Il y a 2 ans quand on est sorti, monsieur Atal comme vous j'ai vu, il y a été sur le barrage à Carbon, il a vendu du REM, hein. Il a annoncé des choses que les Français ont cru et nous on a eu zéro.
Le prês de l'État, aucun agriculteur autour de moi l'a eu hein. Personne. Personne ?
Non, c'était impossible. Impossible d'avoir accès. Il y avait trop de contraintes.
Impossible. Mais il y a quand même, vous avez dit il y a une crise il y a 2 ans, qu'est-ce qui s'est passé depuis ? Il y a eu la dissolution et on est dans un pays bloqué.
Il y a une responsabilité politique aussi. On n'est pas sorti dans la rue parce qu'on avait personne avec qui échanger. Non non mais je ce que je veux dire c'est qu'on est dans un pays bloqué et que une solution au problème agricole exigerait une grande loi agricole avec une assemblée qui puisse la voter ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
Et vousz et la loi du plomb qui a été votée l'été dernier, vous avez vu qu'elle été censurée partiellement par le Conseil constitutionnel. Donc il y a un double il y a un double enjeu. Il y a un enjeu d'avoir une majorité qui puisse voter cette loi et de ne pas se censurer par le conseil constitutionnel pour des motifs spéciaux.
H Catherine à l'instant donc confirmation de ce qu'on vous disait il y a déjà quelques minutes sur ces news et européens Emmanuel Macron ne signera pas l'accord du mercur la signature de l'accord ne constituera pas la fin de l'histoire dit le président de la République. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ben la fin de l'histoire pour lui la fin de l'histoire c'est dans un an et demi.
Donc il va Mais non mais c'est c'est tragique parce que on voit les changements depuis 10 ans. Voilà. et et le chiffre que je vous ai donné tout à l'heure que pour la première fois ce qui était quand même le revenu dans notre commerce extérieur qui est toujours déficient, il y avait toujours des revenus enfin je veux dire c'était 4 milliards encore en 2024 et cette année à cet été 47 millions. on voit il y a plus rien et donc c'est ça qui fait peur parce queon est en train de perdre tout un pan de de ce qui était notre fierté grand pays agricole et surtout que avec les normes qui ont été imposées pour aux agriculteurs et bien d'autres pays européens se sont ont développé leur agriculture l'Allemagne la Pologne les Pays-Bas et ils vendent en Europe et exportent plus que nous.
Donc là, on est mauvais mais euh surtout les tableaux. Louis Dragnel quand le président Macron dit "Ce n'est pas la fin de l'histoire", en fait il raconte des carabistouilles. C'est la fin de l'histoire, c'est terminé le Mercosur, il sera appliqué lundi.
Madame Vlen sera au Paraguay pour signer l'accord et c'est Terminato. C'est mais c'est le problème c'est que tout le monde ment depuis le début sur cette histoire mais y compris euh des gens de différents partis politiques qui disent "Je vous abandonnerai pas, je" En réalité le Mercosur a été engagé il y a 25 ans. C'était il y a très très longtemps qu'il fallait se réveiller.
Par ailleurs, il y a d'autres dispositions du Mercossur qui sont très intéressantes pour certains secteurs de l' de l'économie française. Je pense à l'industrie, je pense enfin à ce qui reste de d'une partie de l'industrie, je pense au luxe en France et et ce qui est vrai, personne le dit mais c'est que toutes toutes ces entreprises et les politiques le savent ont intérêt à à la signature de cet accord. Et par ailleurs, c'est aussi le symptôme du fait que la France aujourd'hui est très minoritaire, très peu écoutée à Bruxelles.
On a perdu Emmanuel Macron prétend avoir une influence et une aura à Bruxelles qu'il n'a absolument pas. Ce sont les Allemands qui conduisent la politique européenne ou la VERleyen à la tête de la commission. sont les Allemands qui ont trusté tous les postes.
Et puis je rappelle qu'il y a un péché aussi historique dans la classe politique française. On n jamais quels que soient les partis politiques, la la la les les les politiques français ont envoyé les ministres d'chus du gouvernement, les les les non mais les politiques en voie de garage. Mais la réalité c'est que le Parlement européen par exemple n'a jamais été on n' jamais envoyé les cadors des partis politiques.
C'est pas un endroit où on investissait là où les Allemands envoyaient l'élite l'aristocratie de leur classe poli. Dernier mot j'aimerais juste savoir votre réaction au fait que Emmanuel Macronis n'est pas la fin de l'histoire. On ne signe pas le traité du mercure.
Qu'est-ce que vous lui dites au président ce soir ? depuis des années. Et le problème de notre politique aujourd'hui, c'est qu'on a un noyau de personnes qui sont là à profiter du système sans travailler.
On en nos politiques ne foutent plus rien, ne se remettent même pas en question et ne veulent pas savoir. Ils ont leurs petits avantages. Ils sont bien au chaud chez eux parce qu'ils vont travailler quand ils veulent quand on l'assemblée.
Je sais pas tous les matins, je suis au travail l'assemblée, il y a un si sur deux qui vide. On a on a un souci quand même en France. Ils sont en circonscription, ils sont en région.
Quand on veut voir nos députés et ben ils sont jamais là. Nos députés dans mon département, on est resté 15 jours sur l'autoroute, on en a vu un. Bah vous avez après un autre nous a contacté pour nous dire qu'il avait reçu un mail de madame Jean Var, ça serait bien qu'il vienne notre rencontre et un autre une fois fini nous a appelé pour nous dire j'ai organisé une réunion où on va tous se réunir.
Voilà, c'est n'importe quoi. Merci Benjamin Lost, on est de tout cœur avec vous. On va évidemment continuer à suivre cette actualité de la crise agricole sur C News et sur Europe.
Marina Ferrari