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Discours / meetingGroupe UGES· 22 octobre 2021 3 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleSantéTravail & emploi

Intervention d'Amandine Demore sur l'avenant 43 (rémunération des aides à domicile)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Cette revalorisation, comme l’a expliqué notre collègue Amandine Germain, est une excellente chose et la reconnaissance d’une réalité que traverse notre pays à savoir le vieillissement de la population et un besoin criant d’accompagnement de nos ainé-es et de prendre soin des personnes en situation de handicap. »
  • 0:15Invité politiqueFait
    « vous proposez de donner d'une main pour reprendre de l'autre. Et c'est la raison pour laquelle, nous ne pourrons pas voter ce rapport. »
  • 0:30Invité politiqueFait
    « J’ai pris connaissance avec la plus grande attention des critères retenus dans le cadre des Missions d’intérêt général qui ont été approuvés par le Conseil départemental le 28 Juillet 2017. »
  • 0:45Invité politiqueFait
    « ces MIG constituent une forme de tarification horaire bonifiée selon les types de personnes prises en charge, les lieux ou les horaires d’intervention. »
  • 1:00Invité politiqueFait
    « les interventions en milieu rural étaient prises en compte, notamment lié aux contraintes fortes de déplacement et c’est une excellente chose. »
  • 1:27Invité politiqueFait
    « la situation dans les quartiers prioritaires doit tout particulièrement nous alerter. Le profil des personnes y est en effet plus à risque : • Précarité financière, • Poli-pathologie et fréquentes ruptures dans les parcours de soins, • Condition d’habitat parfois dégradée souvent liée à une surpopulation dans le logement, dans un urbanisme qui n’a pas été conçu pour l’avancée en âge ou le handicap … »
  • 2:09Invité politiqueFait
    « Pour les aides à domicile, le travail n’est pas le même et nécessite parfois deux professionnel-les, demande plus de temps et la question de la pénibilité reste prégnante dans un cadre qui accueille souvent mal du matériel adapté (pour la douche, la mobilisation, le déplacement dans le logement ...). »

Temps de parole

  • Amandine Demore100 %

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Amandine Demore

Cette revalorisation, comme l’a expliqué notre collègue Amandine Germain, est une excellente chose et la reconnaissance d’une réalité que traverse notre pays à savoir le vieillissement de la population et un besoin criant d’accompagnement de nos ainé-es et de prendre soin des personnes en situation de handicap. Mais comme nous l'avons expliqué, vous proposez de donner d'une main pour reprendre de l'autre. Et c'est la raison pour laquelle, nous ne pourrons pas voter ce rapport. J’ai pris connaissance avec la plus grande attention des critères retenus dans le cadre des Missions d’intérêt général qui ont été approuvés par le Conseil départemental le 28 Juillet 2017.

Vous le rappelez justement dans le rapport de ce jour, « ces MIG constituent une forme de tarification horaire bonifiée selon les types de personnes prises en charge, les lieux ou les horaires d’intervention." J’ai bien noté que les interventions en milieu rural étaient prises en compte, notamment lié aux contraintes fortes de déplacement et c’est une excellente chose. Je connais cette réalité rurale et les difficultés que rencontrent les aides à domicile pour y être confrontée au plus proche dans mon entourage.

Cependant, ce que je connais aussi, voire ce que je connais le plus, pour le vivre quotidiennement, est une certaine réalité urbaine : celle des quartiers en QPV – Des quartiers prioritaires, qui eux aussi, tout comme le milieu rural, apportent un certain nombre de contraintes aux aides à domicile et je crois important de ne pas opposer les choses mais de bien prendre en compte la réalité vécue par ces habitant-es et par les aides qui interviennent à leur domicile. En effet, la situation dans les quartiers prioritaires doit tout particulièrement nous alerter.

Le profil des personnes y est en effet plus à risque : • Précarité financière, • Poli-pathologie et fréquentes ruptures dans les parcours de soins, • Condition d’habitat parfois dégradée souvent liée à une surpopulation dans le logement, dans un urbanisme qui n’a pas été conçu pour l’avancée en âge ou le handicap … Pour les aides à domicile, le travail n’est pas le même et nécessite parfois deux professionnel-les, demande plus de temps et la question de la pénibilité reste prégnante dans un cadre qui accueille souvent mal du matériel adapté (pour la douche, la mobilisation, le déplacement dans le logement ...).

Par cette intervention, j’aimerais que ce point soit travaillé afin de ne pas accentuer encore plus l’invisibilisation de ces citoyens et citoyennes et que nous portions ensemble les difficultés de notre Département dans sa globalité.