Trump, Otan, Groenland... Pieyre-Alexandre Anglade dans le 8h30 franceinfo
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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Donald Trump doit-il s'excuser pour ses propos sur les soldats alliés en Afghanistan ?
- 2:00OuverteRéponse directe
La stratégie de défense de Trump exige-t-elle une accélération de la défense européenne ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Le Groenland : reculade de Trump ou menace persistante ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Croyez-vous aux négociations de paix à Abu Dhabi pour l'Ukraine ?
- 8:00RelanceRéponse partielle
L'accord UE-Mercosour peut-il être appliqué malgré le vote du Parlement européen ?
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Bonjour Pierre Alexandre Anglade. Bonjour et merci d'être avec nous ce matin sur France Info. Beaucoup de sujets à voir avec vous.
Le Groenland, vous y étiez cette semaine. On va parler de l'accord avec le pays du Mercosour, les discussions sur l'Ukraine aussi. Mais d'abord Donald Trump qui provoque une nouvelle fois ses alliés, des alliés qui selon lui ont envoyé des troupes en Afghanistan mais je le cite sont restés en retrait loin des lignes de front.
Ça ne passe pas du tout au Royaume-Uni qui est le le le pays le plus qui a eu le plus de de morts après les États-Unis dans cette guerre. 457 soldats tués. On écoute l'indignation hier soir du Premier ministre K Starmer.
Je considère les propos du président Trump comme insultant et franchement révoltant. Je ne suis pas surpris qu'ils aient causé une telle souffrance aux proches des personnes tuées ou blessées et même à l'ensemble du pays. À leur côté français, ce sont 90 soldats qui sont morts entre 2004 et et 2013.
Opération la plus meurtrière pour les forces françaises depuis la guerre de Yougoslavie. Est-ce que Donald Trump doit s'excuser ? Moi, je partage ce que vient de dire le Premier ministre Starmer euh qui parle de propos insultants et Donald Trump insulte la mémoire des soldats britanniques, français, européens qui ont payé euh de leur vie le l'engagement de nos pays aux côté de nos alliés américains qui avaient déclenché dans le cadre de de l'OTAN l'article 5 d'assistance mutuelle lorsque l'Afghanistan ou en tout cas les Talibans ont frappé les États-Unis d'Amérique avec les attentats du 11 septembre.
Et donc c'est une nouvelle provocation de l'administration américaine après les propos de Jed Evens à Munich après plusieurs sorties de plusieurs responsables américain et c'est à mon avis la provocation de trop et donc il faut que le président américain s'excuse et que la la mémoire de nos soldats soi honoré. Catherine Vautrin l'a fait a réagi hier sur X en saluant la mémoire de nos soldats et je pense que le président américain est allé trop loin. C'est suffisant une réaction sur X.
Il fallait pas une prise de parole d'Emmanuel Macron à ce sujet ? Écoutez, le président de la République, je crois a su démontrer ces derniers jours que lorsqu'il fallait porter et bien le les stockades contre le président américain, il n'avait pas peur de le faire. Donc je suis convaincu que des responsables français le feront.
Mais en tout cas, on ne peut pas laisser insulter la mémoire de nos soldats morts, de ceux qui ont été blessés parce qu'il y a on parle des morts, mais il y a eu aussi énormément de de blessés français et européens. Et les Européens ont toujours été du côté des Américains lorsqu'il s'est agit de les soutenir quand le les combats qui étaient menés par les États-Unis d'Amérique étaient juste. H cette nuit, Donald Trump a aussi publié sa nouvelle stratégie de défense nationale, un document de 34 pages dans lequel le Pentagone se concentre sur la Chine et exhorte surtout ça nous concerne ses partenaires à assumer davantage la responsabilité de leur défense.
Traduction, les Européens doivent se débrouiller par eux-mêmes. Pierre Alexandre Langlad mais les Européens n'ont pas attendu la stratégie de sécurité de de Donald Trump pour essayer de bâtir cette défense européenne. président de la République depuis 2017 avec ses partenaires européens développe pousse ce concept de souveraineté et d'indépendance européenne avec comme Pierre Angulire la défense de l'Europe enfin la discipl de Donald Trump nous oblige à accélérer le mais c'est vrai que c'est vrai que cette conscience de devoir développer une défense européenne est très prignante chez nous français et que chez nos partenaires européens et que chez nos partenaires européens c'est c'est beaucoup moins le cas mais je crois que l'épisode du Groenland je pense que ce qui se passe aujourd'hui en Ukraine acte une prise de conscience dans l'ensemble des capitales européennes aussi au Parlement européen qui a voté, je le rappelle l'an passé, des textes extrêmement importants avec la préférence européenne qui permet de d'orienter les financements européen vers l'armement européen et donc il y a une prise de conscience européenne, ça doit aller beaucoup plus vite et la souveraineté au fond, c'est notre capacité à décider par nous-mêmes et pour nous-mêmes et ne plus être dépendant de l'armement américain.
Il faut que les Européens se désintoxifient de l'armement américain. Alors, on a bien compris que Donald Trump en se désintoxiquait. Vou peut-être dire un document en tout cas que que qui a été donc publié et on a bien compris que Donald Trump voulait se concentrer sur sa zone, son hémisphère comme il l'appelle.
Donc le Grand England, ça a été évidemment le psychodrame de la semaine. L'impression quand même d'une reculade assez franche du président américain qui finalement ne parle plus d'actes de propriété mais envisage plutôt peut-être des bases ici et là. Euh, est-ce que vous êtes soulagé ou est-ce qu'il faut rester préoccupé ?
Certains disent le pistolet posé sur la table. Le premier renseignement de cet épisode, c'est que lorsque les Européens sont unis, ils sont forts. Et la reculade du président Trump qu'il faut prendre avec beaucoup de mesures parce qu'on est habitué à le voir changer de pied très rapidement et la vérité de ce qu'on se dit maintenant peut être totalement invalidée par une déclaration à l'emporte-pièce dans quelques minutes ou dans quelques heures ou dans quelques jours.
Mais en tout ctat de cause, le fait que le président américain est reculé pour l'instant parce que je rappelle qu'il y a encore 72 heur est menacé de prendre le Grenland par la force, c'est le fait du Front Uni opposé par les Européens qui rapidement ont menacé de rétorsion le président américain, notamment dans vue commercial, si jamais il venait à mettre en œuvre les fameux tarifs qu'il qu'il menaçait d'imposer et qui ont déployé et c'est le cas de la France des soldats européens sur le territoire du Groenland. Et donc ce front uni et c'est l'illustration de ce que l'on porte nous avec le président de la République depuis 2017, ce front uni, cette unité européenne, c'est notre meilleure chance aux empires, que ce soit les États-Unis d'Amérique, la Chine ou la Russie qui n'ont qu'une seule obsession, c'est nous vassaliser. Et dans cette affaire, la voix de la France a été extrêmement importante.
Emmanuel Macron, le président de la République a porté, je finis juste là-dessus parce que c'est important à porter le faire de lance au nom de au nom de l'Europe et ce qu'on peut dire, c'est Macron 1, Trump 0 dans cette affaire. Oui, vous vous êtes rendu cette semaine au Groenland. Racontez-nous, vous y avez vu quoi ?
J'ai vu d'abord des gens euh des habitants sur place extrêmement inquiet parce que le le Groenland c'est un territoire immense avec assez peu d'habitants et qui a eu Oui. 50000 qui ont eu plutôt l'habitude de vivre en paix et en quiétude et en harmonie avec la nature. Et donc le fait que leur grands voisins américains puissance super puissance militaire menace de les annexer, ça les inquiète beaucoup.
Et donc, j'ai vu des gens extrêmement préoccupés mais extrêmement soulagés aussi de la solidarité et du soutien des Européens. Et je peux vous dire que ce qui se passe, ce qui a pu parfois être tourné en dérision ici à Paris, vous savez l'envoi de de quelques trous, on nous a dit c'est dérisoire, c'est pas ça qui va faire peur aux Américains. Évidemment que c'est pas ça qui va faire peur aux Américains, mais c'est un signal c'est un signal à ceux qui auraient des véléités sur le Groenland.
Il n'y a pas que les Américains, il y a aussi les Russes, les Chinois qui ont une posture parfois agressive dans la région. Et c'est aussi un signal à nos partenaires danois et grand-inlandais que dans les moments durs, lorsque leur souveraineté est attaquée, nous sommes à leur côté. Que ce soit en Ukraine ou au Groenland, à chaque fois que la souveraineté d'un État est menacée, la France se tient à ses côtés.
Je sais pas si vous avez pu rencontrer des responsables de partis politiques de de Grenland, mais en tout cas, on observe que certains des indépendantistes, parce qu'il y a beaucoup d'indépendantistes au Groenland, la plupart des parties le sont, mais certains penchent très clairement du côté américain, ce qui peut laisser penser qu'il pourrait y avoir peut-être une opération à plus long terme politique américaine, j'allais dire presque d'ingérence pour tenter de retourner une partie de l'opinion. Est-ce que c'est une possibilité ? Est-ce que c'est quelque chose que vous avez senti sur place ?
Non non pas un seul instant. Et j'ai rencontré la la maire de Nou, la capitale, la ministre des affaires étrangères, des responsables de la société civile. Pas un seul de nos interlocuteurs ne nous ne s'est montré sensible à l'influence américaine, à l'argent américain puisque c'est ce qui avait été avancé à un moment donné.
On expliquit que certains pouvaient et bien recevoir de dizaines de milliers voir de centaines de milliers de dollars. Nous très clairement expliqué que le le Groenland n'était pas à prendre ni à vendre dans des termes extrêmement explicites. Et les Groenlandais ont une aspiration très forte à l'indépendance et donc c'est le chemin qu'il souhaite prendre à l'avenir.
Mais cet épisode américain dans ce moment les a rapproché en tout cas dans les circonstances de du Danemark. Et donc, il n'y a dans les interrupteurs que j'ai eu aucune véléité euh d'association sous quelque manière que ce soit avec les États-Unis d'Amérique. Ce que l'on sait aujourd'hui, c'est qu'un protocole d'accord au contour assez flou a été signé entre a été établi entre Marc Rute, le secrétaire général de l'OTAN et Donald Trump.
Est-ce que vous avez compris ce que ça voulait dire parce que Donald Trump a dit qu'il avait obtenu tout ce qu'il voulait ? Ben, j'ai compris que Donald Trump avait obtenu ce qui était déjà le cadre de l'accord qui régissait les relations entre les États-Unis et le Danemark et le Groenland. C'estàdire l'accord de 1951 qui permettait qui permet aux États-Unis d'Amérique d'avoir des bases militaires dans le dans le territoire du Groenland mais pas plus.
C'est pas un problème pardon mais cet accord conclut un peu en Catini auquel personne ne semble n'avoir rien compris. Juste je cite le premier ministre Groenlandais qui a déclaré moi-même je ne sais pas ce que contient exactement l'accord concernant mon pays. Oui.
Et il a raison de dire que aucun accord ne peut être noué entre l'OTAN et les États-Unis d'Amérique sans l'accord du Danemark et sans l'accord du Groenland. Et donc dans cette affaire, le secrétaire général de l'OTAN, Marc Ruteux, n'a aucun mandat, si j'ai bien compris les déclarations des responsables danois, n'a aucun mandat de la part des Danois pour sceller quelque accord que ce soit avec le président des États-Unis d'Amérique. Et donc là encore, la souveraineté du Danemark doit être respectée.
L'intégrité territoriale de ce territoire ne doit pas être violé. Et donc ces principes très clairement énoncés par la France, par les Européens et par les Danois doivent rester en l'État. Et donc à ce stade, moi je suis là aussi très prudent sur les déclarations encore à l'emporte-pièce du président américain, je crois dans son avion hier soir.
Mais quand même quand on on voit que la pression retombe un peu et ça a déjà été expérimenté côté européen ces derniers mois, y compris d'ailleurs ces dernières années, il peut toujours y avoir la tentation de se dire "Bon, finalement c'était un coup de chaud, c'est passé, restons et gardons notre confiance envers les États-Unis. Est-ce que vous croyez vraiment que c'est ce qui risque de se passer Je pense à des pays alors plus atlantistes que la France évidemment, la Pologne, d'autres par exemple ou est-ce que là il vous semble que les Européens ont ouvert les yeux ? Ça on le dit un peu à chaque fois mais est-ce que cette fois c'est vrai ?
Moi je pense que tout le monde doit bien comprendre que ce qui se passe aujourd' monde n'est pas simplement un mauvais moment à passer. On va pas se réveiller demain avec Donald Trump qui aura décidé de redevenir sympathique avec nous, qui va cesser de nous insulter tous les matins et qui aura renoncé à toute véléité sur le Grenland. On va pas se réveiller après-demain matin avec Vladimir Poutin qui aura décidé d'être sympa avec Vladimir Zelinski et de ne plus bombarder quotidiennement l'Ukraine comme il l'a encore fait cette nuit.
Et puis on va pas se réveiller dans 3 jours avec le président Chili, le président chinois qui aura décidé et bien de ne plus mener la guerre commerciale, industrielle. Donc nous sommes rentrés dans un monde de radicalité, dans un monde de brutalité et le monde d'avant n'existe plus. Et donc ça tous les Européens que les Européens l' tous les Européens doivent le comprendre.
Oui, je pense que ce qui s'est passé à Davos est assez central et je pense qu'à Davos avec le discours du président de la République mais aussi le discours du Premier ministre canadien, il y a une sorte de réveil des Européens et au sens large des occidentaux avec les Canadiens et d'autres de ce qu'est la nouvelle réalité du monde. Et donc il faut que les Européens il faut que les Européens, les Italiens, les Allemands, les Scandinaves, les Polonais, les Tchècs, tous ceux qui avaient une dépérance très forte à l'égard des États-Unis d'Amérique comprennent que ce monde est terminé et qu'ils assument enfin la souveraineté et l'indépendance de l'Europe. Vous avez commencé à l'évoquer Pierre Alexandre Angla de la situation en Ukraine.
On y revient juste après l'info en une minute. Il est 9h mo et c'est Dian Ferchit. La décision de la justice suisse indigne les familles de victimes de l'incendie de Cran Montana.
La justice décide de libérer Jacques Moretti, le propriétaire du bar le constellation libération sous caution. 200000 francs suisse. Il avait été placé en détention provisoire il y a 2 semaines par crainte qu'il ne fuit à l'étranger.
De nouveau lot de lait infantile rappelé cette fois par Danon après Nesley Lactalis. évoque une mesure de précaution en poudre potentiellement contaminé par une bactérie. Vous pouvez retrouver les numéros des lots concernés sur franceinfo.fr.
Un nouveau rappel alors que deux enquêtes ont été ouvertes après la mort de deux nourrissons, aucun lien n'est établi à ce stade avec leur consommation de lait en poudre. Le rappeur Doom sans garde à vue pour violence conjugale. Son ex-compagne, l'actrice Adelle Exarpopulos a porté plainte.
C'était en octobre dernier Dooms déjà entendu au début du mois par les enquêteurs pour une autre affaire de violence conjugale à l'encontre cette fois de sa compagne actuel. Au moins un mort, 15 blessés dans des bombardements russes sur qui avaient cartif Ukraine au cours de la nuit. des bombardements alors que des négociateurs russes, ukrainiens et américains se sont réunis à Abu Dhabi hier pour évoquer les conditions pour mettre fin à la guerre en Ukraine.
France info le 830 France info, Adrien Bec, Camille Vigon Leat. Et nous sommes toujours sur France info avec Pierre Alexandre Anglade, député ensemble pour la République et surtout président de la Commission des affaires européennes de l'Assemblée nationale. On va parler de l'Ukraine, un pays que vous connaissez bien.
Vous vous êtes rendu six fois dans ce pays depuis le début de la guerre et les l'actualité c'est ces négociations pour la paix qui continue à Abu Dhabi. Est-ce que vous y croyez à ce nouveau round de négociation ? En tout cas, j'espère que un accord de paix ou un accord de cesser le feu pourra être trouvé le plus rapidement possible parce que au-delà des débats que nous pouvons avoir ici à Paris sur les plateaux de télévision, il y a une réalité de terrain en Ukraine qui est celle de l'armée russe qui n'a renoncé à aucun de ses objectifs militaires et qui continue de mettre au martyre le peuple ukrainien.
Vous vous le disiez à l'instant, des bombardements cette nuit, des morts, des blessés mais ça c'est le lot quotidien de l'Ukraine. Et dans cette période hivernale qui est un hiver extrêmement rude cette année en Ukraine, les soudars du régime de Poutine ciblent de manière quotidienne les infrastructures énergétiques de ce pays. Et donc l'Ukraine vit dans le froid, vit noir, l'Europe a envoyé effectivement des générateurs.
Mais il faut comprendre que derrière les discussions et nous on espère les Européens et les Français que cela puisse aboutir, derrière ces discussions, Vladimir Poutine continue de mettre au martyr Ukrainiens et donc il faut continuer de mettre la plus grande pression possible sur le régime du Cremel. Vous parlez de pression mais là on est sur un format trilatéral avec d'un côté les Russes, de l'autre les Ukrainiens, c'est évident, les Américains mais pas les Européens. C'est un de faiblesse de notre part.
Non, parce que le cadre le cadre des négociations, en tout cas le cadre de la position européenne et américaine en lien avec les Ukrainiens a été posé il y a 15 jours de cela à Paris au moment de la réunion de la coalition des volontaires. Et donc à ce moment-là, américains, européens, ukrainien se sont entendus sur une architecture se sont entendus sur une architecture de sécurité avec des garanties de sécurité pour l'Ukraine en renforçant le modèle d'armée ukrainien, en déployant le moment venu des soldats français et européens sur le territoire ukrainien le jour où la paix aura été signé. Rôle, notre rôle, il est juste là et on doit dire le reste, on s'en occupe pas, on s'en lave les mains.
C'est quand même on passe beaucoup de temps à répéter que c'est proche de chez nous, que c'est notre continent. Mais bon, de toute évidence, on ne participe pas non mais les on participe, il y a différents formats dans les négociations, mais la position qui est aujourd'hui défendue par l'Ukraine en lien avec les Américains, c'est ce qui a été entendu par la coalition des volontaires à l'initiative de la France il y a de cela 15 jours. Et donc vous savez aujourd'hui en Ukraine depuis maintenant 1 an et le désengagement américain, la plupart du soutien financier, la totalité d'ailleurs du soutien financier à l'Ukraine est un soutien européen et plus largement de la coalition des volontaires.
Les de tiers du renseignement militaire en Ukraine, c'est du renseignement français. Et donc, vous voyez bien que nous jouons dans ce moment de guerre où les États-Unis d'Amérique ont fait le choix de se retirer un rôle central et moteur et la France en particulier. Je je veux bien, mais vous avez entendu les paroles de Vlodimir Zelenski, président ukrainien, qui a récemment reproché publiquement aux Européens leur division avec des mots forts.
Il évoque des querelles internes incessantes, des non dit qui empêchent l'Europe de s'unir. C'est pas Donald Trump qui le dit ça, c'est le président ukrainien. Donald Donald Trump, il a un autre projet.
Donald Trump, il a le projet avec ses proxy européens, le Rassemblement national et d'autres de diviser l'Europe pour démanteler l'Union européenne. Volodimir Zelki pointe européenneir Zelki, il met le doigt sur quelque chose qui est vrai. C'est parfois dans certaines situations le manque d'unité européenne et c'est vrai qu'on l'a beaucoup vu ces dernières années sur beaucoup de sujets, mais en l'occurrence sur l'Ukraine, l'unité est extrêmement forte.
Il y a une unité des Européens qui est totale depuis quasiment le début de la guerre à l'exception c'est vrai de la Hongrie de Victor Orban qui est le relais complaisant de Vladimir Poutine en Europe et l'ami de Donald Trump qui ont tous les deux le même dessin celui cel la Hongrie qui est visé dans les déclarations dans ces déclarations, c'est je pense qu'il pointe plus largement un phénomène que nous percevons tous les uns et les autres qui est celui d'une Europe qui avance trop lentement c'est évident qui ne va pas assez vite sur beaucoup de sujets qui est parfois divisé Mais qui sait quand c'est important se rassembler et s'unir. Et donc il faut écouter ce que nous dit Volimir Zelki et essayer de de corriger cela. Et je crois que le président de la République met beaucoup d'énergie et j'aimerais bien que nos amis italiens allemands entendent aussi parfois ce message.
L'Europe vous disiez qui avance parfois trop lentement. C'est vrai qu'elle a mis 25 ans. L'Europe a à négocié l'accord avec les quatre pays du du Mercosour. accord finalement euh qui a été euh bloqué par le Parlement euh européen qui demande donc à la Cour de justice de l'Union européenne de de vérifier la légalité de cet accord.
Est-ce que vous espérez encore que on puisse complètement euh j'allais dire euh se passer de cet accord et l'oublier ? Le vote du Parlement européen doit être entendu et le Parlement européen c'est s'est exprimé extrêmement clairement sur la saisie de la Cour de justice européenne. Et cette saisie de la Cour de justice de l'Union européne doit suspendre la mise en œuvre du traité entre les pays européens et le MERCourd.
Pardon mais ça c'est la théorie, c'est en théorie ce vote suspend mais dans la pratique la Commission européenne elle a la possibilité d'appliquer ce traité à titre provisoire. Ça serait un déni de démocratie selon vous. Ce serait ce serait une gifle infligée au Parlement européen.
Ma de Brégon parle de viol démocratique. Vous alliez aussi loin, vous reprendriez cette expression. Je parle de gifle, c'est c'est un autre champ lexical, mais on peut pas le la Commission européenne après le nom qui a été très clairement exprimé par la France et la France est pas n'importe quel état en Europe, c'est un état fondateur et une la première puissance du continent avec l'Allemagne après le nom du Parlement européen à travers la saisie de la Cour de justice de l'Union européenne, je n'imagine pas un seul instant la Van Deron et la Commission européenne outrepassé ce vote extrêmement, sachant que ça a déjà été le cas et c'est déjà le cas avec l'accord avec l'accord par exemple avec le Canada.
Oui, mais vous voyez bien que dans cette dans cette affaire-là du Mercosour, la sensibilité politique, les conditions politiques, la conditions politique de les conditions, les conditions politiques pour une bonne acceptation de cet accord ne sont pas réunies. Et nous avons eu en France des manifestations extrêmement importantes d'agriculteurs. Nous en avons dans beaucoup d'autres pays européens et donc moi, j'espère que la Commission européenne et nous souhaitons que la Commission européenne entende ce que la France et le Parlement européen a dit.
Se passe quoi d'un mot si la Commission européne passe en force ? Je n'imagine pas ce passage en force. Adrien Be quand le Parlement européen qui est le Parlement qui représente les citoyens européens s'est exprimé de manière aussi claire dans ce moment si particulier que nous sommes en train de vivre aujourd'hui en Europe, imaginez un seul instant les institutions européennes se défaire n'est pas n'est pas envisageable.
Merci à vous. Pierre Alexandre Anglad, vous êtes député des français de l'étranger, président de la commission des affaires européennes de l'Assemblée nationale. Merci également à vous Camille Vigon le quat du Nouvels.
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Pieyre-Alexandre Anglade