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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 12 avril 2026 12 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseSécurité

Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité de l'ambassadeur d'Israël en France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    Est-ce qu'Israël va élargir ses opérations au Liban dans les prochaines heures ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous vous réjouissez de l'échec des négociations ?

  • 2:00RelanceRéponse partielle

    À la reprise, pour vous, le cessez-le-feu est caduque ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Israël est prêt à frapper Téhéran ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    L'index sur la gâchette est toujours d'actualité ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    L'uranium enrichi est-il mis de côté dans les négociations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Ambassadeur d'IsraëlFait
    « Ce n'est pas une décision du gouvernement, ce n'est pas une décision du premier ministre. »
  • 1:30Ambassadeur d'IsraëlChiffre
    « Des dizaines et des centaines de missiles iraniens ont été tirés et des milliers de missiles du Hezbollah ont été tirés. »
  • 2:30Ambassadeur d'IsraëlFait
    « Personnellement je pensais qu'ils en étaient incapables parce qu'ils n'ont ni le courage de le faire, ni la capacité de le faire. »
  • 4:30Ambassadeur d'IsraëlFait
    « L'index est toujours sur la gâchette. »
  • 6:30Ambassadeur d'IsraëlFait
    « Les missiles, ils les ont aussi, toujours. Les rampes de lancement aussi. »
  • 7:30Ambassadeur d'IsraëlFait
    « Nous avions signé un accord de paix en 2023. »
  • 10:30Ambassadeur d'IsraëlFait
    « Ce n'est pas du tout indiscriminé. Nous ciblons chaque attaque à une adresse très précise. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

beaucoup clémence dibout depuis beyrouth au liban avec sonia reynaud invité exceptionnel avec nous l'ambassadeur d'israël en france bonjour monsieur l'ambassadeur merci d'être avec nous on voit ces images des les destructions encore à beyrouth il y a quelques minutes effectivement c'est le ministre de l'énergie israélien qui annonce qu'il faut élargir les opérations au liban en cible et je cite l'aéroport et les infrastructures civiles est-ce que c'est ce qu'israël va faire au liban dans les prochaines heures c'est l'opinion du ministre de l'énergie qui la rend publique peut-être qu'il va la présenter au premier ministre et lui proposer comme politique mais ce n'est pas la décision ce n'est pas une décision du gouvernement ce n'est pas une décision du gouvernement ce n'est pas une décision du premier ministre ce n'est pas le but du premier ministre dans sa guerre. Alors on va venir dans quelques instants effectivement aux possibles discussions mardi à Washington entre des responsables israéliens et les responsables libanais d'abord cet échec des négociations, on le disait cette nuit à Islamabad au Pakistan entre les américains et les iraniens. Israël ne souhaitait pas de discussion avec les iraniens finalement.

Non non non c'est d'abord la décision...

Est-ce que vous vous réjouissez de l'échec de ces négociations ? Non vous savez c'est nous qui sommes en guerre. C'est sur mon pays que des missiles, des dizaines et des centaines de missiles iraniens ont été tirés et des milliers de missiles du Hezbollah ont été tirés.

Alors bien sûr que nous préférons que cette guerre se termine sans qu'elle continue et non qu'elle continue. Alors donc non bien sûr que j'avais des doutes, nous avions des doutes si les iraniens s'y ce régime, ceux qui restent de ce régime iranien étaient capables de prendre une décision d'arrêter la guerre. Personnellement je pensais qu'ils en étaient incapables parce qu'ils n'ont ni le courage de le faire, ni la capacité de le faire, ils n'ont pas le caractère qu il faut aussi pour prendre une décision qui serait d'une façon ou d'une autre une humiliation.

Malheureusement je crains que ça mène à la reprise des hostilités. A la reprise, pour vous, le cessez-le-feu est caduque ? Non, ce n'est pas ce que j'ai Il s'est dit que je craignais que cela mènerait à la reprise des hostilités et donc qu'il y ait une décision qui sera prise par les deux dirigeants, puisque les Iraniens ont refusé la main qui leur avait été tendue pour essayer de trouver une solution diplomatique à la situation dans laquelle nous nous trouvons, il est possible que l'alternative soit effectivement la continuation de l'utilisation de la force.

Israël est prêt à frapper à nouveau Téhéran ? Il y a quelques jours, le Premier ministre avait dit ça d'une façon très est clair, nous nous trouvons avec l'index sur la gâchette. Ce qui veut dire que oui, nous sommes prêts à frapper Terran s'il le faut, quand il le faut pour continuer à affaiblir ce régime terrible derrière tout ce Ce qu'il y a de mal au Moyen-Orient.

L'index est toujours sur la gâchette ? L'index est toujours sur la gâchette. On a remarqué, vous aussi sans doute monsieur l'ambassadeur, que depuis ce matin et sans doute pour plusieurs jours, on va beaucoup parler d'hormouzes et de questions économiques entre les Américains et les Iraniens.

Je passe sur les déclarations ou sur les retweets de Donald Trump. On ne parle quasiment plus, et on ne va quasiment plus parler, de l'uranium enrichi ni de la menace balistique de l'Iran. Est-ce que ça, ça vous incarne en tout cas dans le bruit médiatique, on a l'impression que c'est passé derrière ?

Le bruit médiatique à sa propre nature, à sa propre énergie. C'est vous qui choisissez quel bruit médiatique sera. Moi j'ai suivi ce qu'a dit Vance, le vice-président des Etats-Unis.

Il a parlé de l'uranium enrichi et de la capacité nucléaire iranienne d'une façon très claire. C'est au centre de la décision qui a été prise par les Iraniens de ne pas continuer, de ne pas rentrer très sérieusement dans des négociations. Et c'est justement la question nucléaire.

En tout cas, c'est ce qui a été présenté par le vice-président des Etats-Unis. Et donc non, ce n'est pas quelque chose qui est mis de côté. Peut-être par les médias, parce que les médias s'intéressent au prix de l'essence, au prix, etc.

C'est plus large. Ça ne veut pas dire que ce qui nous intéresse à nous, certainement pas en Israël, met de côté les questions existentielles comme pour Israël, comme les capacités nucléaires militaires iraniennes et les capacités balistiques ? Les capacités balistiques, pour le coup, on n'en a pas du tout entendu parler.

Ça n'est pas que du bruit médiatique. C'est peut-être parce que les Américains, et vous aussi estimez qu'on en a presque terminé. Ce n'est pas l'impression qu'on peut en avoir, notamment lorsqu'on a des informations des services de renseignement.

Les missiles, ils les ont aussi, toujours. Les rampes de lancement aussi. Est-ce que vous n'avez pas peur qu'à un moment, je ne parle pas encore une fois d'échelle, des négociations, mais d'une journée de négociation.

Qu'à un moment, ces rounds de négociations vous échappent, vous Israéliens ? – Non, pas du tout. La décision de rentrer dans les négociations est faite d'une façon conjointe entre les deux dirigeants.

Ils se parlent plusieurs fois par jour. Ils font une mise à l'heure très régulièrement. Toute décision qui est autour de cette crise, de cette guerre, est prise d'une façon conjointe.

Et donc, non, je ne pense pas du tout qu'il y ait une situation dans laquelle nous pourrons être mis de côté. La question de l'uranium enrichi est au cœur, on le sent effectivement des préoccupations israéliennes, ce que vous disiez à Patrick. Si les Iraniens ne rendent pas l'uranium enrichi, qu'est-ce qu'il va se passer ?

On parle souvent de l'uranium enrichi, 440 kg d'uranium enrichi, mais il faut dire qu'il y a quelques tonnes d'uranium enrichi à 20 % qui sont très inquiétantes aussi. Parce que vous savez, quand l'uranium enrichi au niveau naturel pour le mener à 90 % qui est le niveau militaire, la plus grande partie du travail d enrichissement est de 0 ,07 à 20%. Le reste est un effort qui est minime.

Donc l'uranium, les quelques tonnes d'uranium enrichi à 20 % sont aussi très importantes. Je sais que c'est plus intéressant, plus sexy. – Mais elles ne sont pas réduites en poussière ? – Non, non, pas du tout.

Si elles étaient réduites en poussière, on l'aurait su. – Et pour vous, la restitution de l'uranium pour être clair, c'est une condition nécessaire du cessez-le-feu ? – Bien sûr.

Ce n'est pas la restitution, c'est l'expatriation. Ce n'est pas un uranium qui appartient à quelqu'un. Mais par contre, l'expatriation de l'uranium n'est et pas, comme le voulaient les Iraniens, abaisser l'enrichissement.

Sinon c'est la reprise de la guerre ? C'est une décision qui sera prise par le Premier ministre, certainement pas par l'ambassadeur d'Israël en en France. On disait, il y a la question du Liban, des discussions doivent avoir lieu normalement mardi, je pars sur le contrôle de Patrick à Washington entre les responsables israéliens et des responsables libanais.

Est-ce que l'échec des discussions au Pakistan met en danger ces discussions, ou non il y aura bien ces discussions entre Liban et Israël à Washington mardi ? Les Iraniens essayent de lier ces deux théâtres de guerre. Pour eux ils disent c'est lié – Pour deux, mais nous, nous disons de façon très claire que ce n'est pas lié.

Nous n'avons aucun problème avec le Liban, avec le peuple libanais. C'est un peuple avec lequel nous pourrions vivre en paix du jour. – Ce n'est pas ce que ressentent les Libanais qui parfois sont sous les bancs. – Non, non, mais vous montrez certaines images du Si vous posez la question par exemple aux chrétiens du Liban, qui normalement devraient aussi intéresser la France, là ils ont une position qui est totalement différente.

Ils appellent justement à terminer une fois pour toutes avec ce fléau qu'est le hezbollah qui est un agent de l'Iran. Il y aura bien des discussions mardi à Washington. Je ne vois pas pourquoi il n'y en aurait pas.

Comment vous appréciez ça d'ailleurs ? Parce que nous, qui ne sommes ni libanais ni israéliens, nous voyons ça comme une opportunité historique. Vous ne vous parlez pas depuis des années entre l'Ibanais, l'ambassadrice libanaise et l'ambassadeur israélien.

Le fait d'avoir des discussions, c'est ça la question ? Oui, direct et la possibilité. C'est historique, bien C'est historique.

Vous savez, il y a quelque chose qui n'est pas dit dans les...

Il y a une erreur qui a été faite, qui répétait assez souvent, comme quoi il n'y avait jamais eu d'accord entre Israël et le Liban. Nous avions signé un accord de paix en 2023. Pardon.

Pardon. Pardon. – En 1983.

Et c'est à la suite de cet accord de paix que Bachar Joumaël a été assassiné par les Syriens et par ce qui... – Et c'est le début aussi du Hezbollah. – Et le début aussi du Hezbollah, exactement.

Donc nous n'avons aucun problème avec le Liban, ou bien au contraire. C'est un peuple avec lequel nous pouvons, nous voulons et nous vivrons en paix. Simplement il faut se débarrasser et eux aussi, les Libanais, eux-mêmes veulent que nous nous débarrassions justement de ce fléau qu'il C'est l'agent iranien que le hezbollah.

Emmanuel Macron a parlé sur les frappes d'Israël au Liban, de frappes indiscriminées qu'il condamnait avec la plus grande fermeté. Qu'est-ce que vous répondez au président français sur l'utilisation de ce terme D'abord, je le rejette complètement. Ce n'est pas du tout indiscriminé.

Nous ciblons chaque attaque à une adresse très précise. un agent, un théoriste du Hezbollah, quelqu'un qui est lié directement. Mais ces frappes ont fait plus de 2000 morts.

Mais ces frappes ont fait beaucoup de morts. Dentre les 2000 morts, je sais en tout cas, c'est un chiffre qui est cité par les Libanais, Nous connaissons entre 1 400 et 1 500 morts de terroristes, membres du Hezbollah. Les frappes de vendredi étaient des frappes qui avaient fait 200 morts des terroristes qui sont membres du Les frappes de mercredi, il n'y avait plus de 300 victimes.

C'étaient tous des membres du Hezbollah ? Non, je disais d'une façon très claire que nous connaissons les noms de 140 à 150 victimes. Je n'ai pas les noms devant moi, donc je ne me rappelle pas exactement.

Je n'ai pas les noms devant moi, qui sont des terroristes du Hezbollah. Les restes, je ne suis pas en situation de vous dire exactement qu'ils sont, mais nous savons qu'entre ces 300, il y a au moins entre 140 et 150 terroristes du Hezbollah. Mais retournons à la question de l'indiscrimination, vous savez combien de missiles, drones et roquettes ont été tirés par le Hezbollah depuis le début de cette guerre jusqu'à présent ans, 6800, 6800 sur des civils, seulement sur des civils.

Nous n'avons pas atteint la moitié de ce nombre de tirs. Ce que nous tirons sur le Hezbollah au Liban. Alors donc, s'il y a un acteur qui doit être condamné, c'est tout d'abord le Hezbollah.

Mais à quel moment vous estimerez, monsieur l'ambassadeur, que vous avez gagné Une seconde, je vais compléter la réponse. Franchement, je pense qu'il y a un problème dans la façon dont il y a une attaque et une condamnation presque automatique d'Israël, quoi qu'il arrive, que ce soit Pâques à Jérusalem, l'erreur d'un policier, que ce soient des attaques au Liban. C'est vrai que le fait que le Hezbollah est responsable de cette guerre est mentionné, mais toujours Israël est la responsable de ce qui se passe que ce soit au Liban Il y a aussi des civils, monsieur l'ambassadeur qui ont été touchés Une cinquantaine d'enfants Oui, mais c'est terrible C'est une guerre Est-ce que ce n'est pas la définition alors de frappe indiscriminée ?

Non, pas du tout. Vous avez des objectifs ? Non, non, ce n'est pas du tout une définition d'une faite, c'est ce que fait le Hezbollah.

Il tire ceux des civils afin de tuer des civils sans essayer de cibler que ce soit des des infrastructures militaires, des soldats, etc. Ce que nous faisons, nous ciblons seulement des membres du Hezbollah, que ce soit des terroristes, des haut-gradés du Et malheureusement, il arrive qu'autour d'eux, il y ait des personnes qui ne sont pas impliquées. Ça c'est terrible, ça fait partie de la guerre.

Mais nous sommes en guerre. Merci beaucoup M. l'Ambassadeur. — 6 800 missiles ont été tirés contre mon pays. 6 800 missiles ont été tirés contre mon pays. — Merci beaucoup, M. l'ambassadeur, d'avoir été notre invité.

On retient deux déclarations fortes à l'instant.