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interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 13 mai 2020 57 minAutoproduit

« La question n'est pas tant de savoir quand doivent rentrer les élèves, mais pourquoi » - Covid-19

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

la question qui est posée il ya d'abord la situation un peu globale qui impacte de fait l'école puisque on considère dans notre fédération que que l'école est à l'image de la société donc à la fois sur ses actes et aussi sur ses réussites sur ses échecs sur sa puissance aussi et aussi ses faiblesses donc il n'est pas neuilly n'est pas innocent de regarder commencé j'ai fait la gestion de la crise de la pandémie et ducobu 19 en france et notamment au regard de ces de ces aspects là c'est à dire les réussites et les échecs aussi les incapacités qui ne sont pas forcément liés d'ailleurs d'abord dans le contexte général il ya eu une des différences de rapidité de réaction qui sont liées aussi aux synergies qui existent en france je m'explique dans un premier temps quand notre fédération à travers à travers moi même puisque j'en assume le porte parolat avons à comment dire annoncé la difficulté dans laquelle allait être la france à la fois en termes d'impact de navires us mais aussi aux réactions avoir de la part de la puissance publique la première réaction était le déni de dénier à savoir on m'accusait d'ailleurs parfois accusé d'accepter pour le coup d'être dans la psychose dans le catastrophisme et in fine et de provoquer des effets contraires à ce qui est nécessaire pour gérer la crise psychologiquement et notamment au regard de l'opinion publique ça ça a montré pour nous une difficulté en fait entre les différents ministères à communiquer entre eux pourquoi je dis ça c'est que nous avons à la fcpe une représentation assez forte chez les français de l'étranger qui sont scolarisés à l'échelle de toute la planète dans les lycées les écoles notamment vocal de la f1 qui carbon dispense d'école aux français de l'étranger même si au niveau qui utilisent le système français pour scolariser leurs enfants et tout de suite nous allons à travers une représentation en asie du sud est un pays européens et notamment l'italie que là le corps y aller taper très durement et que les mesures allaient être très drastiques parce que celles qui ont résisté le mieux les pays qui résistent le mieux sont ceux qui ont connu la crise du sras c est pour ces raisons là ont eu des réactions très rapide à la phantom de confinement de l'utilisation de masques de gel hydroalcoolique de toutes les deux couples et les moyens techniques pour pouvoir répondre en fait à une à une à contraindre la contagion simplement dans des espaces qui devait être contrôlé la chine n'a pas échappé à cette situation là et d'autres d'autres pays qui sont des îles aujourd'hui défraie la chronique comme singapour etc on était dans cette réaction immédiate parce qu'ils avaient déjà entretenu des réactions organisé et sous l'égide de la puissance publique je m'explique en france on a pris 3 2 par exemple essentiellement basée la réaction médicales à travers l'hôpital sap a été qu un partout hier que la médecine de ville a permis de faire le tri des malades en amont de mettre les angles et les gens à l'hôpital de mettre en place des systèmes de confinement et de prise en charge des malades bien avant que ça se généralise aussi rapidement que ça peut être le cas en italie en france et dans les pays entre guillemets excusez moi le dire occidentaux est ce qu a eu du dédain par rapport à ces pays qu'on regarde de très loin parfois y compris avec un regard colonial disons le très tranquillement peut-être mais en tout cas comme je suis pas dans une posture moralisante de posture tout simplement ce qui m'intéresse c'est ce qui nous intéresse de voir c'est comment est-ce que la france finalement été en retard par rapport à la réaction parce que les le système institutionnel français est en retard pour pouvoir répondre aux urgences et ça on le voyait déjà avant le covenant quand la france dé organise sa médecine scolaire quand la france désorganise les psychologues scolaires qui sont en charge de prendre en compte qui sont dont le rôle est de prendre en charge le moral des enfants qui sont affectés par exemple la maladie est aujourd'hui par le deuil on voit bien que que le détricotage d'une partie du service public a été un vrai frein pour permettre une réaction rapide et surtout des analyses objectives intérêt à la puissance publique qui permettent de réagir rapidement et en coordination se dire que le le détricotage à la fois en termes de sens mais aussi d'effectifs au coeur du service public n'a pas permis d'avoir les informations correctes et adapté avec des retours de terrain suffisamment rapidement pour que la puissance publique au niveau national puisse entreprendre un plan d'action n'y a pas de réaction coordonnée qui sont en charge de faire face sérieusement correctement et dans l'urgence est ce qui allait devenir une pandémie nationale ça c'est de première année le deuxième aspect c'est ce qu'on appelle le syndrome de tchernobyl c'est à dire de penser que la france est en dehors du monde et que comme le nuage de tchernobyl en son temps les nuages radioactifs des nuages radioactifs pardon allait s'arrêter aux frontières de la france on a été très très militaire de cette culture-là de cette logique là comme si tout à coup la france était meilleur que les autres la france n'avait pas de leçons à recevoir rencontrer elle devait en donner avec ces spécialistes avec ces mesures avec ses droits de l'homme et c'est tout ce qu'on a pu entendre dans les médias est véhiculé en particulier par la parole par la parole publique qui ont laissé entendre à la population que ça serait partout so chic et sa c2 deux aspects qui ont été très déstructurant pour la réaction l'aspect culturel a de la place que nous pensons avoir dans le monde est là la faiblesse des relations qui empêchait des réactions rapides entre les capacités du service public un audit gagné l'épidémie et la capacité de la puissance publique jusqu'au plus haut sommet de l'état a utilisé cette puissance publique en réaction puisque depuis des années on a pris on a préféré y conte sur le champ tati mais aussi changement médical c'est à dire sur le champ du service public deux autres guillemets privatiser là la réaction aux difficultés quand je dis privatisation c'est pas simplement un problème économique ce que je dis la privatisation c'est aussi le fait que quand vous êtes parents par exemple et que vous avez un gamin qui ne peut pas par exemple avoir un rendez vous avec luc cisco notre colère parce qu'on n'a pas et basses et les parents qui mettent la main à la poche pour payer un psychologue scolaire un psychologue doit en privé quand vous avez un gamin qui naquit en cours mais que l'absence de l'enseignant n'est pas remplacé c'est les parents qui mettent la main à la poche pour payer des cours particuliers privés évidemment pour faire face en fait à l'incurie du service public est là haut rhône dans une difficulté supplémentaire parce que à la fois les moyens humains matériels et financiers ne sont pas au rendez vous la réaction de la puissance publique ne peut pas s'appuyer culturellement sur le service public et pour autant le seul outil qui a permis de réagir le plus rapidement possible plus efficacement positive aussi a été la puissance publique à travers ses services publics et là auront dans une contradiction aux routes dans une contradiction parce que pour le coup les services publics qui sont composées essentiellement de fonctionnaires de l'état qui habitude milliard i vous une offre qui sert à rien la privatisation qui est plus efficace etc etc on se rend compte en fait que ce machine à aa eu un moment de latence parce que confier la vie deux personnes qui sont malades à des services publics qui ont été détricoté culturellement comme étant les seuls à pouvoir faire face à la pandémie il a fallu un gap d'adaptation et pour autant on se rend compte que il y avait un sentiment très ancrée dans notre pays qui faisait en sorte de accepté de penser et de croire que la puissance publique en particulier des hôpitaux étaient les mieux à même de pouvoir répondre à cette pandémie et finalement ce sont les les unités autonomes de service public qui ont réagi de façon plus organisée et de façon plus efficace que que la tente qui a qui devait émaner juste du plus haut sommet de l'état c'est à dire que les services publics sur le terrain entre guillemets les hôpitaux les écoles etc etc ont une réaction beaucoup plus rapide dans leur fonctionnement et dans leurs procédures que l'ordre qui a été donnée par la puissance publique en soit ce décalage dans le temps a été compensé par les salariés dans les travailleurs les fonctionnaires y compris ceux qui bossent du carrefour ceux qui font les livraisons à domicile les smicards ans d'une certaine façon ce qui conduisait train les ceux qui font le ménage aussi dans les écoles dans les établissements et dans les entreprises c'est ce monde de smicards qui a permis en fait à la france de résister le temps que la puissance publique prennent le temps de s'organiser et ça on l'a ressenti de plein fouet dans le coin on l'a ressenti de plein fouet dans l'école parce que quand la puissance publique réagit est la plus active et plus d'accords de lancer des mots d'ordre un peu sous une forme de marketing qu'on a identifié sous les cadres de continuité pédagogique de l'école à la maison etc etc qui étaient plus pour s'adresser à l'opinion que réellement est efficace par rapport à ce que devait devenir l'école dans une de confinement et dans une perte de débit ce n'est pas vrai que la continuité pédagogique a fonctionné parce que simplement l'école française d'une façon générale et globale ne sais pas parce que les anciens ne sont pas formés à l'enseignement à distance l'enseignement à distance c'est un métier c'est la particularité du cleds et aussi dans le cadre de l'enseignement des aux français de l'étranger ce qui a mis en place avec des moyens renforcés l'émission late c'est à dire que toutes ces expériences acquises en france n'ont pas été sollicités parce que la volonté a été de continuer à faire semblant a continué à laisser entendre que les choses étaient sous contrôle et de poursuivre l'école comme si la pub de pandémie est une parenthèse dans la vie de notre pays et que une fois la parenthèse passé la vie allait reprendre comme avant et ce n'est pas la réalité et ce ne sera pas non plus l'arrière parce que nous avons tous appris de cette erreur de confinement les élèves ont appris à l'autonomie autant que faire se peut les enseignants ont appris à travailler avec les parents c'est à dire qu'on va sortir de ces représentations où les parents ne sont là que pour être réglé les poils à gratter ou comme disait certain de deux enseignants pour écrire un bouquin les casses couilles de l'éducation nationale a expliqué moi c'est pas mon l'expression c'est l'expression de ceux qui ont écrit ce livre là et qu'ils ne s'engagent que les parents auront appris de leur côté aussi que enseigner c'est un métier et qu'en l'occurrence n'était pas le leur et dans c est dans cette situation là on a bien vu les limites de la capacité des parents à pouvoir assurer l'école à la maison et de compenser ce qui pouvait être compensable je m'explique les parents qui étaient en télétravail sont évidemment dans l'impossibilité de pouvoir faire la classe à la maison d'ailleurs ce n'est pas énorme et y est la seule responsabilité pour les parents c'était d'assurer que les enfants en temps normal autant de confinement mettent leurs enfants dans les meilleures conditions possibles pour pouvoir garder les enseignements sauf que dans cette période là ce ne sont pas les enseignements qui ont pris le dessus mais les relations et les liens entre l'enseignant et l'élève ait compris des liens affectifs et dans cette plage disait qu'on avait tous appris parce qu'ils ont pris à des élèves qui ont saigné qu'ils ont appris alors enseignants à utiliser par exemple des logiciels comme discorde skype zoom des logiciels en fait ils utilisaient déjà dans leur vie quotidienne avant le confinement et qu'ils ont mis à disposition de la classe pour pouvoir améliorer le lien et si de ne pas perdre pied dans la pub de confinement dans laquelle on était dans cette continuité pédagogique qui en réalité n'a jamais vraiment existé voilà un peu les premiers éléments qu'on peut que je peux apporter à cette forme de gestion de crise maintenant on est dans une autre étape on est dans une étape dans laquelle globalement la démerde excusez moi de parler comme ça a pris un peu le dessus les ruptures numérique qui existaient ont été plus ou moins compenser avec les relations de voisinage avec les relations entre parents avec les relations entre enseignants voilà y compris on a eu des injonctions contradictoires nationale disant qu'il fallait rester confiné faire les gestes barrière mais pour autant on demandé aux parents de venir chercher groupe le confinement de venir chercher les des documents écrits en papier imprimé à l'école entendre confirmant donc a eu il ya eu plein de deux choses qui montrait que on savait pas trop où on allait en fait et c'est bien normal puisque la france ne savait pas de confinement est d'une certaine façon elle a appris elle a appris à vivre comme aujourd'hui l'asie du sud-est sait faire et qu'elle a appris à faire au moment du strass donc du bon peut sortir de tout ça du bon côté sortir de sous ça parce que il y à un certain nombre de choses qui ont gagné aussi dans la séquence c'est à dire que cette france du chacun pour soi du mono positions des uns contre les autres des corporatismes des postures n'ont pas résisté en fait face à la solidarité qui s'est mis en place et face à ceux à ce besoin et ce désir de puissance publique d'état de service public dit certaine façon donc il ya des réelles opportunités aujourd'hui à se projeter différemment à se projeter culturellement sur autre chose et notamment dans ce que je dis là c'est que l'école française qui se construit pour les élèves qui vont bien c'est à dire une image de ses élèves qui vont bien qui ont des bonnes notes comme du ministre d'une certaine façon qui se tiennent bien en classe qui chantent la marseillaise qui font des chorales qui sont qui sont en service civique qui s'inscrit pour le et c'est lui par exemple etc tout ça n'a pas résisté parce que l'école française ne se construit pas pour les élèves les plus fragiles l'école française à des dispositifs pour s'occuper des plus fragiles mais un dispositif ça fait par un système et l'enjeu est là l'enjeu consiste à dire que pour la suite il va falloir changer la grammaire de l'école c'est à dire que pour que l'école française réponde à sa mission républicaine d'égalité de fraternité de liberté il va lui falloir qu'elle avait sa grammaire c'est à dire qu'elles doivent d'abord de voir se construire autour des élèves les plus fragiles parce qu'elle sait se construit pour les élèves les plus fragiles elle se construira aussi pour les élèves qui vont bien et c'est bien ça qui change c'est bien cette nécessité qui change quand les élèves les plus fragiles c'est pas seulement les élèves qui sont dans des familles en précarité sociale qui sont pauvres j'habite dans les cités ou dans la lah dans la dans la ruralité dans l'extrême pauvreté c'est aussi les enfants qui sont porteurs d'un handicap qui ont besoin de leurs avs qui ont besoin de leurs accompagnants par scolarité en tâches banales et c'est nécessaire vital y est très très précurseur danser sur cet aspect là mon voisin italien prenne la question du handicap et des affections mentales comme étant au coeur du dispositif scolaire en mettant les moyens d'ailleurs en termes d'enseignants et de et de suivi psychologique et caetera et de et de spécialistes voient la question c'est aussi les enfants par exemple dont les parents divorce qui peuvent avoir un coup de mou dans l'année mais qui s'ils n'ont pas le psychologue scolaire ou la cpe suffisamment formés attentifs peuvent très vite perdre pied c'est les enfants qui sont les enfants de la zone dans les les les éducateurs dans les centres dans les centres d'accueil ont tiré la sonnette d'alarmé très tôt sur l'enfer qu'ils étaient devenus les centres d'accueil avec les messieurs sont de violences que subissent les enfants ce sont évidemment les enfants qui sont victimes de violence scolaire qui qui aujourd'hui se manifestait aussi violent scolaire jeudi parce que l'école n'est pas dimensionné pour prendre en charge les enfants qui sont victimes de violence familiale prendre en charge des enfants qui sont victimes de violence familiale c'est un métier il faut pouvoir faire émerger la parole de cet enfant là et faire émerger la parole ce n'est pas le travail des enseignants le travail faire car nrj cette parole est prise en charge c'est un travail évidemment de psychologues scolaires d'assistante sociale deux éducateurs spécialisés de juge pour enfants s'il faut prononcer annuellement et tout c'est eux c'est 7,7 non prise en charge de fragilité à l'école parce que ça ne fait pas un système quand les dispositifs n'existent pas eh ben on ne peut plus porter d'attention à ces enfants là et la difficulté qu'on a dans cette situation là c'est que ne pouvant pas prendre en charge ces enfants qui étaient entre agilité et ben en fait ils sont livrés à eux mêmes et là on rentre dans un problème éminemment difficile à résoudre parce que c'est toute l'ambiguïté qui a entretenu les ministères de l'éducation nationale depuis quelques années on fait jouer à l'école à l'école pardon un rôle qui n'est pas le sien quand on a eu toute cette vague de conseil de discipline d'uniformes de vision très passéiste en fête de l'école ou à l'école devenait à un tribunal pour enfants à travers les conseils de discipline qui était souvent d'ailleurs cassé en commission d'appel des jugements avec des entorses au droit évidente et ben en fait on a fait jouer au sol d'établissements notamment le rôle de juge pour enfants on a fait jouer aux enseignants le rôle de l'assistante sociale le rôle d'éducateurs spécialisés le rôle aussi de de toutes ces personnes qu'ils prennent en charge les enfants avant qu'ils entendaient bien et c'est pas le rôle de l'école peuvent faire ça parce que ce n'est pas le métier d enseignant donc se pose la question aussi de la place de ces professionnels des fragilités je vais appeler ça comme ça dans l'école parce qu'aujourd'hui il n'y sont pas aujourd'hui l'école qui doit prendre en compte ces profils it et doit travailler autrement que dans des dispositifs et dans des signalements mai accueillir dans son sens toutes les personnes dont c'est le métier que de prendre en charge ses fragilités parce que sur les pros en charge dans l'école elles pourront aussi se prendre en charge dans la classe ce qui veut dire que ça va énormément soulagé les enseignants parce que coop annoncé n'y en a dans sa classe un gamin qui est porteur d'un handicap qui n'a pas de personnel spécialisé pour l'aider ça peut vite devenir l'enfer pour lui quand vous avez un enseignant qui dans sa classe à un gamin qui se prostituent c'est pas son métier que de prendre en charge cet enfant là et on sait aujourd'hui quasiment ya plus de 8000 enfants qui se prostituent à partir du collège jusqu'au lycée donc toutes ces choses là où j'ai l'impression d'être en mode catastrophiste s'invite à l'école c'est pour ça que ces spécialistes là qui ont à charge professionnellement parce qu'ils sont formés pour cela doivent se retrouver dans l'école parce qu'on fait porter aux enseignants une charge psychologique et mentale qui est trop violente pour eux et qui les empêche de faire leur coeur du métier c'est-à-dire enseigner et c'est bien cela aujourd'hui la limite de l'exercice c'est qu'on demande y compris en période de confinement et de sortie de déconfinement de faire porter aux enseignants une responsabilité qui n'est pas la leur si on ouvre les halls 11 mai alors que les conditions ne sont pas réunies pour pouvoir éviter que l'école soit pointé du doigt comme étant le nouveau foyer d'infection et de contamination de l'ensemble du pays ce sont les enseignants qui vont être en première ligne pour dire c'est votre faute vous n'avez rien vous n'avez qu'à part et peut reprendre l'école donc tout le monde est bousculé tout le monde est interrogé tout le monde est violente et parce que le gars qui a trop con on peut décider on va dire à paris dans les assemblées parlementaires ou dans les ministères en 7ème arrondissement de paris dans cette histoire là ça va se heurter de plein fouet avec les réalités de terrain et mettre en difficulté les gens les gens qui seront sur le terrain ou alors créer des situations de de dénis de refus de scolariser les enfants et donc de inverser les rôles de faire porter à la communauté éducative aux enseignants aux parents aux élèves aux chefs d'établissement directeur d'école au maire aux associations de quartier et c'est la responsabilité d'avoir refusé d'ouvrir une école alors que ce n'est pas leur responsabilité cette inversion des rôles où on fait prendre à l'autre la responsabilité qui est celle des pouvoirs publics n'est pas une bonne façon de fonctionner parce qu'elle ne fait que créer des incompréhensions elle ne fait que créer des déroutes fille dialogue et ne fait que cris en fait des techniques d'instrumentalisation ou qui s'adresse non pas pour assurer l'école pour les enfants mais qui s'adresse en l'essentiel à l'opinion publique pour la rassurer que oui on fait des choses est que tout est sous contrôle mais ça ça va se heurter de plein fouet à la réalité parce que la réalité finit toujours par s'imposer à la volonté politique dans la mesure où la volonté politique sans les moyens qui vont avec séduits ya qu'à faut qu'on et ça c'est pas sérieux dans la dans la séquence dans laquelle nous sommes ok oui oh oui mon temps là quand je prends la parole est ok oui merci beaucoup enfin finalement là vous avez balayé touchant des questions posées c'est à dire à la fois ce qu'on peut tirer de positif à ce que les manquements les manquements véritablement de l'état fait mon idée c'est que l'école elle soit pour tout le monde c'est pas il s'agit pas d'opposer ceux qui vont bien avec ceux qui vont mal c'est qu'elle doit s'adresser à des élèves et ont fait le pari comme je disais tout à l'heure je sais s'adresse pour les élèves qui ont du mal ceux qui vont mal ceux qui sont fragiles s'adressera aussi à ceux qui ne le sont pas c'est pour ça que je parle version de la grammaire quand quand je dis ça c'est que la question qui se pose c'est d'accepter que durera pas d'école d'ici au moins jusqu'à la fin de l'année scolaire d'ailleurs c'est connais déjà pas le cas ailleurs que la reconquête du mois de juin par exemple en collège ou en lycée et une réalité puisque par définition quand les écoles les établissements étaient des centres d'examen beaucoup de collégiens et beaucoup mais ça n'avait plus cours au mois de juin donc cette réalité du mois de juin qui servirait à rattraper du retard et justes et justin c'est même un peu cynique d'une certaine façon de vouloir instrumentaliser la difficulté pour faire passer une vision de l'école qui doit à tout prix continuer continuer à mettre des notes continuent tout ça n'est pas responsable tout ça n'est pas responsable parce que dans tout ça on oublie le moral et la psyché dément c'est à dire que c'est à dire les enfants comme les adultes ont été confrontés de près ou de loin au co vide donc à l'abord et que ne reprend pas l'école avec un enseignant pour parler de ça comme ça quand vous êtes un élève deux ou trois dans une classe je pense ont notamment contesté par exemple il ya eu il ya eu beaucoup de quatre décès ou à très très loin de paris et que vous avez trois élèves deux élèves qui a baissé dans leur famille ils vont devoir passer le bac ronsin par foyer c'est toute cette logique un peu militaire en fait de dire on y va yakafocon et ont fait passer le bac aux élèves de français aux élèves de première et tous les deux sont contre continue on reprend au mois de juin on va mettre des notes on va évaluer l'assiduité mais qu'est ce que ça veut dire celui-là sunnites est en phase de confinement c'est tout ça n'est pas sérieux tout ça tout ça ne s'appuient sur rien 2 2 comment dire de généralisable parce que chaque famille et chaque enfant a subi cette situation de façon différente les enfants comme les adultes on était dans une question d' enfermement quand on est en situation d'enfermement il ya deux choses qui rendent dingue d'ailleurs toutes les études sociologiques sur les prises ne le disent c'est la preuve promiscuité et la chaleur la chaleur ça va venir on attend la canicule d'après ce que disent les budgets par contre la promiscuité on était dedans comment est ce qu'on peut demander aux élèves d'étudier dans des conditions de promiscuité et d'enfermement et de surpopulation dans certains quartiers quand je dis que pour les élèves les plus fragiles ceux que vous citez là ce qui a été intéressant pour eux dans la séquence s'est d'abord que ça a créé des solidarités dans certains quartiers qui ont été extrêmement visible qui avait d'ailleurs été la réponse à toutes celles et ceux dont certains sont partis mais vos collègues dans l'assemblée parlementaire dans d'autres groupes qui ont préféré pointer du doigt en particulier les banlieues en disant quand bon vous ne respectez pas le confinement et qu'elle à paris en l'occurrence sont partis en voyage avec une vision très criminalisant de la banlieue alors qu'en même temps les jeunes était en train d'organiser les solidarités locales pour faire les courses et alimenter les personnes âgées qui pourraient pas se déplacer je pense à clichy sous bois en ce moment même où est organisé des distributions alimentaires pour les personnes qui sont en grande précarité qui saut dans les journaux mais qui sont très curieusement peu relayée bien que ces jeunes là se sont organisés aussi ils se sont organisés parce que pour eux la puissance publique est parfois un sou voir quand j ai parfois ça c'est qu'elle déguise en souvenir elle n'est pas présente donc ce qui est intéressant dans tout ça c'est que l'école étant au coeur de ces quartiers là elle ne pourra pas reprendre comme si la population par elle-même n'avait pas répondu à ses propres contradictions y compris ses contradictions éducative par exemple quand vous avez dans une même tour d'immeuble des familles qui ont mis à disposition les autres les élèves qui étaient les plus débrouillards qui était depuis l'économie ou qu'elle est mieux compris certains aspects des exigences académiques des enseignants et qui descendait la cage d'escalier pour aller expliquer aux voisins aux offices de la voisine du voisin pardon là le course n'avait pas compris ces solidarités ont existé pour ces élèves là ce qui veut dire que pour ces élèves là pour certains évidemment pas pour tous ça a permis de renforcer aussi les connaissances et c'est d'ailleurs ce que nous préconisions de faire avant la crise c'est à dire une école de la coopération s'est pas seulement une école qui re dans une coopération économique s'est passé c'est pas que cette vision là c'est que les élèves qui réussissent le mieux ceux qui comprennent le mieux dans l'école de la république et dans l'école publique ont le devoir d'être au service de leurs camarades de classe parce que c'est précisément de cette façon là qu'on fait cette société qu'on peut résister à la pandémie ensemble et surtout que l'on renforce les connaissances parce qu on est amené à expliquer quelque chose qui peut être virtuel en faisant juste eu un examen avec une note à la fin bien que cette école ou recherche que les élèves est une bonne nathan sans se soucier que son voisin l'est aussi c'est ça aussi qui a permis à ses élèves les plus fragiles de ceux qui sont en âge sont précarité de résister aussi à la pression académique qui a été miss talent avec une fonction ministérielle de maintenant la continuité pédagogique ne continue à mettre des notes etc c'est à dire que la démerde social qui s'est mis en place a été une réponse en fait à l'injonction de ministériel qui même s'il avait été hors sol a provoqué des élans de solidarité de coopération dans les quartiers les plus précarisés et ça c'est quelque chose qu'on avait oublié on appelle en fait la culture populaire c'est la culture populaire la culture populaire c'est pas être pauvres très culture populaire c'est pas appartient à une classe sociale la culture populaire très souvent taux qui a de l'entr'aide une solidarité qui permet en fait de faire face aux difficultés dans leur trade et non pas en se réfugiant dans le chacun pour soi et en essayant d'écraser la gueule de son voisin venu s'en sortir parce qu'il filait siloti crève tant pis c'est de sa faute il avait qu'a réussi rime avec un plus travailler c'était ça qui domine et la culture française juste avant le cauberg cet avertissement a été très intéressante et très intelligente par exemple sur la question de la rupture numérique aujourd'hui la rupture numérique en vrai les les familles s'en sont accommodés qui sur son téléphone portable qui sur son ordinateur bien que d'une certaine façon les gens se sont organisés la question c'est pas une question d'équipement seulement c'est une question d' usage parce que la révolution numérique si on peut l'appeler comme ça c'est pas seulement de l'équipement c'est ce qu'à man le numérique c'est ce qui amène le digital sont utilise le numérique entre guillemets prolétarisés à la fois l'enseignant et l'élève à travers des process qui sont automatisables et qui doivent être les mêmes partout soit on utilise le numérique comme un outil de lien qui permet d'avoir accès aux connaissances et aux savoirs et du coup l'enseignante change son métier où il redevient son métier il redevient à ce que le philosophe allemand appel le berger de l'âme c'est à dire qu'il a un rôle dans la classe qui n'est pas un adulte qui est dépositaire d'une érudition mais qu'elle n'a pour faire avancer et progresser les élèves par rapport le projet personnel et on voit bien que dans la séquence la puissance publique n'a pas pu s'adapter à ça par exemple par coups reçus par conçu n'a pas pu prendre en compte par exemple les élèves qui ont choisi dans la pub de covin de changer de filière par exemple année un enfant qui dans la séquence a trouvé que être utile plutôt que d'être comptable c'est le boulanger et ben en fait lui il va pas être bourget parce que dans ses choix et être comptables donc il orienté dans un post bac qui s'oriente vers la comptabilité alors qu'il est très très bien pu s'orienter vers autre chose alors je prends des exemples évidemment qui sont caricaturaux extrême mais c'est l'incapacité aujourd'hui de notre pays à pouvoir répondre aux aspirations et aux volontés de choisir son destin et la l'école française a été bousculé mais les bousculer depuis de vie par conçu par ce que le bac en fait n'existe plus dans notre pays pourquoi je dis qu'il n'existe plus parce que l'originalité française c'était que le baccalauréat ne sanctionnait pas que les profs et terminale le baccalauréat était le diplôme le premier diplôme universitaire mais qui sont ceux nés en fait tout une scolarité la scolarité d'un enfant c'est pas ça commence en maternelle et pour certains dès la crèche hirko le baccalauréat agit dans notre pays comme un fétiche comme un totem au sens premier du terme qui d'une certaine façon rappelle tous les débats qui ont eu lieu sur le brevet des collèges quand petit à petit il a commencé à perdre de sa superbe la question c'est pas le fétiche du cac la question c'est pas le fétiche de de cette idée que le l'examen est le même partout en france ce n'est pas vrai les bacs français sont locaux tout simplement parce que les bacs français la représentation qu'ils n'ont répondu lycée d'origine locale et la représentation subjective du recrutement d'un élève de terminale qui vient par un lycée de seine saint denis n'est absolument pas la même que de celles d'un élève qui vient d'un lycée d'élite du centre de paris des représentations les subjectivités en termes de représentation sociale sont beaucoup plus déterminante que les notes qui figure sur un carnet son intérêt note ou sur une mention de deux baccalauréats pourquoi je dis ça c'est que l'originalité du système français ne résidait pas sur le fait d'avoir ou pas son bac l'originalité système français signifiait que quand on avait son bac on publie choisir la filière de son choix or ça ça a été abandonné avec l'avènement parcours sur le dos de la technicité sur le dos de la lutte contre les inégalités sur le dos de la lutte de l'homogénéité républicaine de l'égalité de la fraternité on a au contraire enfermer les enfants dans les algorithmes dont les choix qui sont faits dès la classe de seconde sont infiniment déterminante pour l'orientation qu'il avait proposé lors d'une sélection qui aura lieu entre l'allée terminal est l'année du post bac est ce que je vous dis là est valable autant pour les clients général que pour les filières professionnelles dont on oublie énormément qu'il représente pour plus de 40% le nombre de machines le pays ça y est les choses ça dit des choses c'est à dire que l'image qu'on a du baccalauréat qui serait essentiellement les enseignes filière à bs et s'est excusé moi j'ai 45 ans je parle comme un vieux c'est exactement la vision qu'on a du baccalauréat c'est à dire que les fuyards professionnelle dans notre pays sont faites ne peut considérer qu'on ne dit même pas qu'elles représentent quasiment la moitié des bacheliers de noter ses représentations la s'invite dans la sélection de parcs ont su rester représentation la fougue un élève qui en première année d'université choisi de se réorienter et vécue comme un décrocheur est identifié comme un décrocheur alors que c'est juste des élèves qui pour beaucoup ont découvert à l'université d'autres d'autres élèves d'autres étudiants qui l'auront vers d'autres horizons qu'ils ne soupçonnaient même pas dans l'univers du lycée tellement les les frontières sont sont comment dire imperméable entre le lycée et l'université que on n'imagine pas que ces élèves là juste le réoriente par exemple l'histoire en économie d'économie en lettres tout dire qu'en france on a du mal à concevoir que l'on en a le droit de changer on a droit d'évoluer en a le droit aussi de choisir son avenir à tel point que dans plein de pays du monde l'année après le bac c'est à dire après le lycée est une année de césure en france son premier 8c juin c'est aux cours pour revenir à un système normal la france n'est parfaite or à faire des interruptions de scolarité parce que la norme s'impose à tous et cette norme là est un franc est un frein on part tué dans ce moment c'est rigidité du système éducatif ont été de réels obstacles à pouvoir faire face aux copies de 19 et on peut la perdre de confinement scolaire dans laquelle on sait que j'ai une question rodrigo arenas à moi je suis alexandre alexeev ils se coupent exprès je coupe moi j'ai programmé la réunion une heure donc il reste 5 minutes en vérité une question que vous avez beaucoup abordé la thématique numérique à travers notamment l'aspect algorithmique sur apb puis moi j'ai quelques questions à la première question au cours de cette période de confinement les nids en d'élèves classée en d'économies sur des plateformes proposer des solutions aux élèves et aux parents des plates formes un peu pris les qu'est ce que vous pensez du développement de ses activités d'entreprises privées ou pour de l'éducation aux périodes de confinement puisqu'on a beaucoup d'entreprises qui sont un petit peu à l'affût et déjà depuis très longtemps du système éducatif qui est une compétence régalienne auquel les entreprises privées ont un peu plus de difficultés à percer que dans notre secteur qu'elle est aussi votre point de vue sur la question des données personnelles des mineurs au moment où les meneurs ont parfois des utilisations de plateformes privées dans le cadre du processus éducatif et enfin la troisième et dernière édition c'est quel est votre point de vue sur la diversité du des horizons socioprofessionnels des âges la problématique de l'illettrisme notamment chez certaines familles et donc de leur fragile question des plateformes privées et des entreprises qui proposent leurs services aux élèves aux parents et aux professeurs la question des données personnelles des mineurs face au fait que parfois les enseignants n'ont pas forcément et enfin dernière question la question de la fracture numérique sous toutes ses facettes c'est à dire non de savoir-faire numérique illettrisme catégorie socioprofessionnelle ou compliqués abonnement internet avec des débits très différentes et des savoir faire sur les réseaux qui sont différents mij avoir du mal moretti l'école est un acteur économique elle ya qu'à travers la commande publique il est d'ailleurs un des principaux acteurs économiques y compris en termes de digital quand l'éducation nationale leur employeur de france salariés hu à être mis au diapason du numérique on apprend qu'une forme et parce qu'on organise la puissance publique va produire ses propres titres et on peut faire il ya une vraie tension qui va sortir au après le confinement et ace combat libre est en fait à l'école o'gara comme le font d'ailleurs certaines collectivités locales en équipements leur école avec des ordinateurs offerts par microsoft tout l'environnement puisque le contraire on va produire en faisant appel par exemple en france au monde du logiciel libre et logiciel adapté aux enfants sont incontournables si ça pour quoi c'est que rien n'empêche la france de se doter de serveurs nationaux qu'ils respectent les règles de protection des données personnelles rien n'empêche la france d'organiser un après d'âpres des blagues à voir la dimension des choses officielles et que ce soit des logiciels qui veut dire qu'ils sont qui dépendent de la puissance unique parce que la question des risques elle s'éteint parce qu'elle est faite à l'international qu'on doit s'en passer ça veut dire qu'à un moment donné le cahier des charges est aussi la façon dont le canada français doit dépendre de la puissance mille français c'est à dire que la puissance française apporte les garanties données personnelles seront protégés ce qui n'a pas été le point de la patte de confiance on ne l'a pas de confinement la des logiciels qui ont été utilisés les enseignants qui parle et qui sont des logiciels et données personnelles quand la période de confinement il ya il ya des enseignants des élèves y compris des autorités publiques elle même d'ailleurs vous même en utilisant ce zoom qui avait utilisé des logiciels qui était dans un business de vente de données personnelles à des gars est d'ailleurs celle qu'utilisaient loum à dur dans l'urgence annoncé à tous ses utilisateurs que désormais il ne m'est respectait plus les données personnelles à facebook parce qu'il voyait bien qu'il avait une grande défiance qui se montait parce que les plumes du français très avertis voilà du numérique sont comme à ces véhicules et pour les utilisateurs de ces logiciels l'a donc la question qui se pose c'est il me semble que si l'école n'est pas un business ça veut pas dire qu'elle n'est pas un acteur économique et qu'elle ne peut pas au contraire elle doit aujourd'hui utilisé les développeurs notamment dans le monde du logiciel libre donc y sont engagées depuis des années sur la protection des données la production de logiciels qui travaille justement dans le dans l'apport quasi des intéressés en fait travailler c'est c'est simplement que ce soit ccc développeurs là qu'ils soient comment dire convoqué par la puissance publique pour qu'ils produisent des logiciels adaptés aux besoins de l'école française avec du sens avec des objectifs et que des serveurs soient localisés et dépendant de la puissance publique française pour que les données personnelles puissent être respectées je dis ça pour quoi dans un gouvernement précédent il y avait la volonté d'équiper les écoles françaises microsoft et c'est quelque chose du ministère ce lundi nous avions menacé de poursuivre l'état en justice parce que tout simplement à l'époque on savait il y avait eu un précédent en irlande les gaffes a en l'occurrence microsoft google et tout ce que vous pouvez imaginer d'aia ne pouvait pas protéger les données personnelles même signé la charte de la ville parce qu'ils dépendent du patriote et dans cette situation si les états unis et en l'occurrence ses services des états unis de renseignements demandes devaient être fournis pour des raisons d'intelligence et sécurité nationale même si c'était basé en france il ne pouvait pas s'opposer à la transmission de ces données à une aliénation qui avaient des intérêts différents de ceux de notre pays et que en l'occurrence des données personne ne pouvait pas être protégé cette situation est toujours valable elle existe toujours c'est pour cela que c'est pas du cocorico qu'il s'agit de mettre en oeuvre c'est simplement que la france parce qu'elle est signataire d'un certain nombre de traités et à sa femme d'obligations et un certain nombre de lois qui dépendent à la fois des des lois françaises mais aussi des nouveaux [Musique] ou deux elle devra son être dans l'obligation de répondre à ses obligations légales de protection des données sources à se mettre hors la loi et donc pour avoir de dossier pour pouvoir la poursuivre en justice c'est cet hoax et s action en fait au développement des médias libres à la halle à la localisation de serveurs sur le territoire national pour dépendre en faire dépendre en fait les outils qui serait développé de la législation en cours en france qui est une législation qui protège assez bien quand même les utilisateurs contrairement deux pays dans lequel c'est la loi de la jungle sur ces questions là sur l'illettrisme et sur l'illettrisme je pense qu'il faut faire attention aussi à ne pas comprendre illettrisme et allophones et dans d'autres pays on confond souvent les deux êtres allophones ce n'est pas utile et très fière qu'on a la maîtrise d'une autre langue à la fois par les écrite et élus qui ce n'est pas parce qu'on ne lit pas et qu'on aime et qu'on écrit pas le français que pour autant on a à une forme de communication qui est à travers l'écriture je fais juste cette précision parce que souvent on a ces confusions là je dis pas que c'est la vôtre évidemment mais souvent on a ces confusions la commande est pourquoi je dis ça quitte alors je passais des missions laïque les écoles des français de l'étranger et en particulier l'institution que je cible café des qui travaille justement développement en développant l'enseignement à distance à faire à des publics qui pour le coup sont allophones c'est à dire qu'ils ne maîtrisent pas la langue française et pour autant et vous communiquez avec eux c'est à dire que dans leur pratique de liens avec les parents donc de liens avec les élèves et lien aussi avec leurs enseignants et les liens des uns avec les autres c'est problématique de la distance de la langue n'est pas un problème c'est problématique de la langue mais c'est un problème que pour ceux qui veulent instrumentaliser une sorte de stigmatisation de l'immigration dans notre pays pour dire que quand on est immigré forcément on ne peut pas comprendre l'école française c'est d'autant plus idiot que je suis le pur produit de l'école française en sachant que mes parents en arrivant dans ce pays était à l'ofen donc c'est bien la preuve qu'on peut faire à condition de sortir des postures de sortir des discriminations et de faire en sorte que l'école s'adresse à tous les parents en s'adaptant non pas pour quelque part a fait venir l'école mais au contraire se nourrir des expériences qui viennent de tous les endroits de la planète et il me semble en tout cas j'en suis convaincu que la pub de pandémie dans laquelle nous nous trouvons c'est à dire la question interdépendance entre les peuples entre les petits pays les grands pays les pays moyens ceux qui sont que si aujourd'hui nous restons dans cette vision franco française sans tenir compte que la barrière de la langue n'est pas un problème d outils numériques doivent justement permettre de travailler cette interdépendance parce que nous un pays dans une planète arenas juste ma question est simple et un peu plus comment dire globale c'est-à-dire quand je parlais par exemple de l'exemple de l'illettrisme un des facteurs un des facteurs qui rentrent dans le cadre de l'électronique ou de la précarité numérique c'est-à-dire des barrières des filtres peuvent parfois empêché d'utiliser des outils mis à disposition par l'éducation nationale pour essayer d'assurer la continuité pédagogique ça peut être il est triste s'appelle le les catégories socioprofessionnelles et la question du budget du foyer qui ne permet pas d'avoir accès à une bonne connexion internet fiable ou à un bon terminal de connexion que ce soit une tablette ou un ordinateur voire parfois une imprimante parce que ça et c'est également la question du savoir-faire numérique c'est à dire est ce que m'en empare en jeu c'est manipuler l'outil numérique donc c'est en fait un ensemble d'ingrédients que j'essayais mettre un truc c'est que d'abord par higgins on s'engueule c'est à dire que bon là pour le coup c'est un gars mais rien n'empêche que la puissance publique se doit éducation nationale transports c'est à dire que ce sélection en français mais qu'il ya une application qui va avec qui permet justement de traduire dans diverses langues ce qui est et ce qui est donné par l'éducation nationale ça doit être complémentaire aussi d'autres politiques publiques qui visent aussi à l'apprentissage 90 ans résident que tout n'est pas dans tout mais tout est complémentaire c'est que la puissance lui qui ne se résume pas à l'école regarde aujourd'hui on sait qu'on a compris lui notamment toutes les associations parce que c'est fondamentalement des associations qui étaient en charge notamment des cours de français langue étrangère pour les pour les hommes pour les immigrés d immigration qui arrivait son territoire un petit monde qui bossent son territoire mais pour qui c'est très compliqué aujourd'hui de suivre ses cours d'apprentissage de langue française donc même pas dans les instrumentalisations donc ce qui veut dire que l'outil numérique n'est pas une fin en soi elle est un outil mais elle n'est pas le seul et rien ne remplacera la relation quotidienne parce que ce qui est ce nous comme relation indépendamment de la langue entre le parent et l'enseignant c'est à dire le premier contact avec l'école c'est avant tout une relation de confiance et cette relation de confiance c'est par un logiciel c'est à dire qu'on ne remplacera pas la relation humaine donc ma réponse elle elle est assez simple c'est que oui il faut former au numérique y compris les personnes qui sont des plus éloignés l'école on dit ça de façon pour mettre les gens dans des cases un peu technique c'est la question c'est que rien ne remplace à cette relation de proximité à condition que les incompréhensions du système scolaire ne soit pas vécu comme des vecteurs de discrimination et de mise à l'écart ne contraire mobiliser les politiques publiques pour avoir un facteur d'intégration de celles et ceux qu'ils soient liés de l'école et j'ai envie de vous dire c'est valable pour les parents qui sont comme vous dites il des traits mais c'est aussi valable pour les parents qui sont sourds muets et par exemple aujourd'hui vous avez les premiers parents sourds muets de france ont été élus pour la première fois dans un conseil d'administration à nice et le type de la fcpe avec notre soutien en région midi pyrénées en banlieue bout de toulouse dire que cette problématique là de l'intégration des parents qui ne correspond pas à l'image idéale qu'on se fait d'un par an relèvent des mêmes constructions qu'on a d'une école qui se construit à travers une image complètement idéalisée de ce qu'est le bon élève il n'y a pas de bon élève il n'y a pas de bons parents mais de la même façon d'ailleurs il y en a pas de mauvais c'est à dire que la même façon que nous prônons une école qui se construisent à partir des plus fragiles nous devons aussi avoir une école qui se construit à partir des parents les plus fragiles et cette fragilité d'accès que vous ciblez par rapport au numérique c'est la vie c'est la vie tout simplement et tous les outils numériques du monde ne remplaceront pas cette relation humaine quand vous avez des parents qui divorcent je prenais cet exemple à tout à l'heure eh ben on ne peut pas demander à ces parents là d'avoir la même attention et le même suivi éducatif et psychologique et scolaire de son enfant que quand ils n'étaient pas quoi ils n'avaient pas divorcer parce que par définition un divorce est une déchirure donc comment vous réagi à ça est bon ont réagi par la parole et vous savez quand vous êtes dans ces situations-là ce vous faites appel à un professionnel pour accompagner parce que vous savez pas fait un seul vous faites de l'acte de la façon la plus simple du monde envie de l'amour parce que l'école il faut arrêter que l'école soit un lieu de souffrance que ce soit y compris un venu de france numérique parce qu'on n'a pas le dernier téléphone à la mode on est has been parce qu'on n'a pas le dernier dans les derniers logiciels avec dana mise à jour on est complètement en dehors du monde c'est tout c'est toutes ces représentations qui sont des représentations très commercial en fait de la proche du numérique qui du coup se heurte à une conception qui n'est pas une conception numérique d'une conception digitale du numérique c'est à dire tu fais appel au travail et non pas la consommation qui est au coeur du problème on n'est pas obligé d'avoir des outils numériques qui quand on consulte une grille de 2 savoir youtube pour pas les nommer on est obligé de se taper 4 pub qui explique qu' il faut s'acheter les dernières basket à 1000 balles à la moyenne on n'est pas obligé de faire ça pour ça la puissance publique un rôle central c'est à dire qu'aujourd'hui la france doit se doter une sorte de youtube de l'éducation qui permettent de recevoir des ressources qu'ils soient pas que des ressources académiques au sens strict au sein sud du terme mais qui permettent d'avoir accès au monde scolaire au mode éducatif au monde du savoir autrement qu'en étant ciblées pour devenir des consommateurs en puissance parce que cette utilisation des tout numérique est une déviance une déviance civilisationnel tu fais qu'un utilisateur des outils numériques qui sont un enfant un adulte une personne âgée et même aujourd'hui des enfants en bas âge sont des consommateurs en puissance qui est formaté pour pouvoir avoir accès au grand marché international en achetant sur amazon sur wii ou je sais pas quoi y compris dans les politiques scolaires jeudi grâce du monde des fournitures scolaires dont les parents ne savent même pas que pour certaines elles sont fabriqués par des enfants à l'autre bout de la planète ou alors par des prisonniers dans des dents des dans des prisons à l'autre bout du monde c'est ça la responsabilité de l'état c'est ça la responsabilité de deux normes et et de réguler l'intérêt de minimes eric en milieu scolaire les outils numériques en milieu scolaire que ça s'adresse aux enfants aux parents voient la communauté éducative dans son ensemble ne ne peut pas se dispenser d'orientation de sens l'objectif est aussi d'une éthique c'est cela qui est au coeur de l'école parce que tout le monde était du câble c'est le propre de la france c'est le propre est compris de son système pénal et son système carcéral c'est que tout le monde est éducable donc si un parent accès à un outil numérique et parce qu'il est éloigné de l'école qui sont illettrés ou autre peu importe la raison pour laquelle il décolle et ben on peut éduquer non pas pour le nommer mais au contraire pour lui permettre de s'intégrer dans une communauté éducative qui aujourd'hui est la nouvelle agora de la république quand je dis nouvelle agora c'est parce que c'est aujourd'hui l'école est le seul endroit relativement pacifié dans lesquelles les enjeux de société peuvent s'exprimer peuvent être traités parce qu'on y parle de l'avenir les enfants à l'école les dépassons largement plus intéressant que les talk-shows qu'on peut regarder à la télé qui sont pour certains obscènes et ce sont ceux là que regarde nos enfants ce sont ceux là qui ont regardé par an c'est à dire qu'on n'est pas obligé de mettre les enfants devant des émissions labrosse éclate c'est de mettre la main dans le slip d'un chroniqueur en ayant pris soin d'y mettre des spaghettis un peu avant on n'est pas obligé de faire ça on peut exulter aussi à ça mais pour ses propres titres ont composé une alternative il faut proposer par exemple ce que nous avions préconisé au début du confinement et qui a été mis en oeuvre par la puissance publique tant mieux c'est que les chaînes publiques par exemple de télévision et de radio à disposition le programme éducatif et pédagogique en direction des enfants peuvent de confinement parce qu'on savait que ça allait être long qui ça est perfectible qui ça est améliorable mais de quoi on est en train de parler c'est que qu'on soit à parent éloigné de l'école il écrit à l'ofen peu importe la raison on a droit d'avoir accès au savoir on a droit d'avoir accès à l'éducation parce que la république et la démocratie les valeurs de la république sans savoir sans éducation c'est la posture l'obscurantisme et le dogmatisme et c'est bien de cela dont on doit se prémunir parce que si l'école ne joue plus ce rôle là que ce soit pour des adultes ou pour des enfants nous allons vers un système qui va être compliqué qui est que c'est celui qui a gun le plus fort qu'à raison et sait celui qui a la balle à l'usagé de la force légitime comme dirait l'autre qui va prendre le pas sur sur up sur ceux qui oseraient dresser la tête des élèves qui ont subi des agressions policière notamment devant les lycées quand ils ont levé la tête passait et on sait pour ceux comme moi qui venais d'un autre continent l'amérique du sud pour ne pas la citer que l'usagé de la force ii légitime de très vite devenir quelques gimmicks tout à fait relatif que pensez vous donc de la reprise de onze mecs comment vous allez vous positionnez-vous rod laver ses peurs rapidement nos positionnements son public c'est à dire que nous on considère que la reprise ne peut pas se faire si les gestes barrière ne sont pas respectées déjà pour commencer et on fait confiance en fait est la démocratie scolaire c'est-à-dire qu'on fait confiance à ceux qui font l'école de l'établissement pour voir si c'est possible ou pas la question de la sortie du confinement pour nous et on pense en l'occurrence que les élèves les plus fragiles ceux pour qui est censé être le confinement s'éloigne de plus en plus de cet objectif là mais cette édition c'est que ces enfants là en fait il faut les sortir des quartiers donc les sortir des cartons par exemple utiliser tous les centres de vacances en ce moment son village tous les centres de vacances qui sont du domaine par exemple des comités d'entreprise ne sera utilisé avec les animateurs formation et les enseignants volontaires qui sont dans des associations qu'on appelle d'éducation populaire parce que l'important c'est ce que vous dites c'est la bienveillance et prendre soin des enfants c'est une école du soir puisqu'une école de la réunion c'est l'école du soin et donc c'est ça l'urgence donc c'est pas forcément aller à l'école c'est permettre aux enfants de sortir du quartier d'autant plus qu'en perte de confinement notamment dans les banlieues parce que des territoires là on sait qu'un affrontement qui est en train de se mettre en place entre les ceux qui organisent le trafic et les forces de l'ordre et que les enfants peuvent être pris au milieu de cet affrontement là et c'est bien de cela dont il s'agit c'est à dire qu'une école qui prennent soin de ses enfants c'est avant tout les sortir de leur quartier parce qu'ils ont besoin d'être protégés mais aussi besoin de souffler et on ne souffle pas si on va à l'école pendant quatre heures en demie journée par exemple parce qu'il dénie groupe même toute la journée et qu'on retourne le soir dans son appartement confiné en surpopulation avec des problèmes et nutrition avec des problèmes de dessus propre population comme j'aime le dire d'une certaine façon même si aucune nation il n'y a pas de révision négative dans ma part c'est à dire quatre autres personnes par rapport au mètre carré disponible dans les boutiques et ses enfants qui n'ont pas d'endroit où aller jouer alors que le jeu est centrale dans l'éducation d'un enfant en particulier dans les plus bas âge on sait que pour les enseignants beaucoup passe par le jeu pour pouvoir atteindre les connaissances et la fin des programmes y compris au lycée il ya déjà beaucoup d'enseignants qui utilisent le jeu pour faire passer à sa chaude donc lycées c'est tout gentil n'est pas précisé la rentrée du 11 mai on a quand même le sentiment qu'elle ne se fait pas pour les élèves les plus fragiles pour d'autres raisons qui nous appartiennent pas de commenter parce que ce n'est pas notre rôle de faire nous n'avons tout cas ce qui est sûr c'est qu'on trouve très surprenant la coïncidence de l'ouverture des écoles avec la baisse de revenus potentiels qui va arriver à partir du 1er mai avec le changement de statut par rapport aux par rapport aux compensations revenus des parents qui jusqu'à présent gardé les enfants pour beaucoup et qui vont devoir aller travailler sauf à envisager une baisse de revenus cette situation là est une situation qui est assez compliquée pour les parents parce qu'ils vont devoir arbitrer entre la santé leurs enfants même s'ils apparemment ils ont pas de charge létale mais ils peuvent contaminer l'ensemble de la société est allée travailler travail ça c'est très compliqué donc voilà le 11 mai oui à condition que les gestes barrières sont pas respectées et que enfin on change les pratiques et qu'on arrête d'harceler les enfants et les parents en faisant croire que le mois de mai et de juin ça va être l'école comme avant et qu'on continue à mettre des notes à faire des 1 mais qu'est ce que c'est cette idée vous savez on a le sentiment en tout cas j'ai le sentiment qu'on a une idée un peu curieuse qui commencent à sortir d'un certain média que les parents et les soirées dans un apéro permanent 24 heures de 24 depuis depuis cinq semaines que les parents seraient en vacances chez eux parce que d'ailleurs quand certains mails selon desjardins quelques chances cette vision des adultes est une vision dépassée qui repose sur des stratagèmes psychologiques et sociaux et sociologique qui repose plus sur des volonté de contrôle social de l'opinion que si on n'a rien de volonté de se poser des questions sur quel doit être l'école la sortie du confinement ces questions ne sont pas posées parce que la question qui est posée c'est comment reprend l'école plutôt que pourquoi on reprend l'école

« La question n'est pas tant de savoir quand doivent rentrer les élèves, mais pourquoi » - Covid-19 — Rodrigo Arenas · Pourquijevote