Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 20 janvier 2012 8 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSolidarités & famille

Marine Le Pen propose une hausse de 200 euros immédiate sur les petits salaires

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pouvez nous expliquer cette mesure ?

  • 4:46OuverteRéponse directe

    Quel sera l'impact de cette contribution sociale de 3% sur les importations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:20Invité politiqueFait
    « C'est l'État qui prend en charge 200 euros de cotisations salariales »
  • 2:37Invité politiqueChiffre
    « Cette mesure, à la base, elle coûterait à peu près 20 milliards sans compter les retours positifs sur l'économie »
  • 2:45Invité politiqueChiffre
    « Il y a 8,4 millions de bénéficiaires »
  • 2:51Invité politiqueChiffre
    « Ce coût-là, il est estimé, il est évalué par tous les gens sérieux à environ 20 milliards d'euros par an »
  • 3:58Invité politiqueChiffre
    « les allocations chômage vont diminuer parce que cette mesure aura un effet puissant sur la relance de l'emploi. Et ça, c'est estimé à 4,3 milliards par an de baisse des allocations chômage »
  • 4:26Invité politiqueChiffre
    « on arrive au final à un coût net de 11,2 milliards d'euros par an »
  • 4:38Invité politiqueFait
    « par une contribution sociale sur l'importation à hauteur de 3% sur toutes les importations qui rentrent en France »
  • 5:48Invité politiqueFait
    « ça va augmenter les prix de 3%. C'est totalement faux »
  • 5:50Invité politiqueChiffre
    « une augmentation de 200 euros pour quelqu'un qui est aujourd'hui à 1100 euros net par mois, ce qui est à peu près le SMIC, eh bien, ça correspond à une augmentation de 18% de son salaire immédiatement »
  • 6:14Invité politiqueChiffre
    « Les produits importés, c'est un quart de la consommation »
  • 6:32Invité politiqueFait
    « qui vous vend dans les magasins 9,90 euros, un textile qu'ils ont acheté 27 ou 28 centimes en Chine »

Temps de parole

  • Marine Le Pen95 %
  • Présentateur5 %

1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Présentateur

Florian Philippot, bonjour. Bonjour. Vous êtes porte-parole de Marine Le Pen et directeur stratégique de sa campagne. Marine Le Pen justement a annoncé dans son projet une hausse immédiate de 200 euros des salaires jusqu'à 1,4 fois le SMIC. Est-ce que vous pouvez nous expliquer cette mesure ?

0:20
Marine Le Pen

Oui, tout à fait. Vous savez, la question du pouvoir d'achat et des bas salaires, c'est une question fondamentale, c'est une question qui passionne Marine Le Pen parce qu'il faut y apporter enfin une réponse. Alors, vous avez des candidats fantaisistes qui vous disent qu'il suffit d'augmenter le SMIC, on va le porter comme ça du jour au lendemain à 1 700 euros. J'ai entendu ça. Alors ça, évidemment, c'est totalement irréaliste. Ça tuerait immédiatement toutes les petites entreprises françaises qui n'ont pas les moyens dans le contexte actuel de crise d'augmenter si brutalement les salaires. Vous le savez bien. C'est donc une proposition démagogique qui n'est pas financée.

Et par ailleurs, on a envie de se dire 1 700 euros, très bien, mais pourquoi pas 2 000 ? Pourquoi pas 2 500 ? Tout le monde a envie, effectivement, de gagner plus. Mais il faut aussi être réaliste. Il ne faut pas mentir aux gens. Alors, vous avez une autre solution qui nous est proposée. C'est Nicolas Sarkozy. C'est aussi un peu François Hollande parce qu'autour de lui, on aime bien cette idée. Emmanuel Vasse l'avait dit. C'est bien sûr la TVA sociale qu'on a rebaptisée TVA antisociale, TVA patronale. Pourquoi ?

Parce que cette TVA sociale, elle pèsera sur le pouvoir d'achat des Français, notamment les classes moyennes, les classes populaires, les petits retraités, qui vont voir du jour au lendemain les prix augmenter fortement parce que la TVA passera de 19,6 à 22,6 ou 23,6%. Parce que ça frappera tous les produits étrangers, mais aussi nationaux. Donc, ça n'est pas bon pour l'industrie française. Et puis, parce qu'en contrepartie, si vous voulez, on propose une baisse des cotisations employeurs et donc une hausse très hypothétique des salaires, qui, à mon avis, ne viendra jamais. Les économistes disent qu'il n'y aura en réalité pas de hausse des salaires. Il n'y aura qu'une hausse des prix.

Et ce sera encore une fois un cadeau aux très grandes entreprises. Donc, la vraie solution, ce n'est pas ça. Vous le savez, Marine Le Pen, elle a un plan complet, un plan complet pour la réindustrialisation. Mais elle veut aussi faire une mesure immédiate parce que le pouvoir d'achat ne peut pas attendre. Et donc, elle a proposé effectivement cette hausse immédiate des petits revenus jusqu'à 1,4 fois le SMIC, c'est-à-dire 1 500 euros net par mois. Une hausse de 200 euros qui s'explique et qui sera certaine parce qu'elle s'explique par un mécanisme assez simple. C'est l'État qui prend en charge 200 euros de cotisations salariales. Et donc, ça ne pèse pas non plus sur l'entreprise.

Et donc, ça ne pèse pas sur le chômage. Alors, cette mesure, elle a été chiffrée parce que nous avons chiffré, contrairement aux autres candidats, l'intégralité de notre projet. Tout ça est en ligne. Alors, il faut savoir que cette mesure, à la base, elle coûterait à peu près 20 milliards sans compter les retours positifs sur l'économie. Je vais vous faire un calcul très simple. Il y a 8,4 millions de bénéficiaires. Voilà. Ce coût-là, il est estimé, il est évalué par tous les gens sérieux à environ 20 milliards d'euros par an.

Mais ensuite, et c'est là qu'effectivement, il ne faut pas être malhonnête, quand vous distribuez du pouvoir d'achat, vous avez effectivement, évidemment, et c'est le but aussi, un retour positif sur l'économie. Vous avez de la consommation. Vous avez un peu plus d'impôts qui rentrent. Vous avez peut-être aussi des gens qui bénéficiaient de certaines aides sociales et qui, tant mieux pour eux, franchissent un palier de revenu supérieur et donc leurs aides diminuent. Ils sortent un peu plus de la dépendance par rapport aux aides sociales et ils sont de nouveau en capacité de vivre grâce à leur propre travail, leurs propres revenus. C'est une très bonne chose pour eux.

Alors, ce coût brut de 20 milliards d'euros par an, il faut le diminuer. Alors, je prends mon petit papier parce que je n'ai pas tous les chiffres en tête, parce qu'on a fait les choses sérieusement. Il y aura d'abord de la récupération par la TVA parce que ces gens-là, effectivement, ils vont consommer un peu plus. Et ça, ce sera 3,2 milliards par an de TVA en plus dans les caisses de l'État. Il y aura de la récupération parce que, évidemment, les allocations chômage vont diminuer parce que cette mesure aura un effet puissant sur la relance de l'emploi.

Et ça, c'est estimé à 4,3 milliards par an de baisse des allocations chômage qui correspondent donc aux créations d'emplois grâce à cette mesure. Donc, l'État aura, et les organismes sociaux en général, auront 4,3 milliards d'euros par an de dépenses en moins grâce à cette mesure et à la baisse du chômage. Et puis, il y a de petites économies diverses. Je pense à 0,5 milliards par an sur la prime pour l'emploi, 0,8 milliards d'économies d'APL et autres dégrèvements. Voilà. Donc, si vous voulez, on arrive au final à un coût net de 11,2 milliards d'euros par an.

C'est le coût de cette mesure, de cette mesure de pouvoir d'achat, de cette mesure de justice sociale qui sera financée, parce que nous, on n'est pas dans l'irréalisme, et on l'a dit, par une contribution sociale sur l'importation à hauteur de 3% sur toutes les importations qui rentrent en France.

4:46
Présentateur

Alors, justement, quel sera l'impact de cette contribution sociale de 3% sur les importations ?

4:53
Marine Le Pen

Bien, écoutez, qu'est-ce que c'est que cette mesure, effectivement ? C'est une contribution qui frappera et qui frappera uniquement les importations de biens et de services qui rentrent en France à hauteur de 3%. Pourquoi ? Parce que nous, nous n'avons pas voulu faire la TVA sociale, c'est-à-dire que nous ne voulons pas frapper l'industrie française, parce que c'est justement l'esprit de notre projet de redressement national de favoriser puissamment la réindustrialisation de la France, de permettre à l'industrie française, aux services, à l'agriculture aussi, de repartir, et pour cela, effectivement, il faut la privilégier, il faut l'aider par rapport aux productions étrangères.

Donc ça, c'est le premier point. Alors, cette contribution sociale sur l'importation, elle financera cette mesure dont je vous ai parlé, de hausse immédiate des petits salaires, et donc elle permettra de faire quelque chose de crédible, de réaliste, parce que sinon, ça n'est pas financé, et je vous le disais tout à l'heure, ça, on laisse ça aux candidats fantaisistes, nous faisons les choses sérieusement. Alors, cette contribution sociale sur l'importation de 3%, certains me disent, ça va augmenter les prix de 3%. C'est totalement faux.

D'abord, n'oublions pas qu'une augmentation de 200 euros pour quelqu'un qui est aujourd'hui à 1100 euros net par mois, ce qui est à peu près le SMIC, eh bien, ça correspond à une augmentation de 18% de son salaire immédiatement. Donc même s'il y avait une hausse de 3%, comparé à 18%, évidemment, ils sont largement gagnants. Mais en plus, de manière certaine, les économistes le disent, il n'y aurait pas une hausse de 3% des prix sur les produits importés. Pourquoi ? Parce que déjà, ça ne frappe que les produits importés, et ça, il ne faut pas l'oublier. Les produits importés, c'est un quart de la consommation.

Donc déjà, il y a les trois quarts de la consommation qui sont les produits nationaux qui ne sont pas frappés par cette taxe. Ensuite, il faut bien savoir que qui fait son gras depuis des années, qui fait son beurre sur les importations, les importations de produits chinois qui ne coûtent rien, qui vous vend dans les magasins 9,90 euros, un textile qu'ils ont acheté 27 ou 28 centimes en Chine. Vous le savez bien, c'est la grande distribution. Et notre projet, il est très cohérent parce qu'en parallèle, il prévoit de forcer les grands distributeurs à réduire leur marge. Marge avant, marge arrière.

Nous avons tout un dispositif, un arsenal de mesures pour les forcer à réduire leur marge et donc pour, si vous voulez, prendre en charge cette taxe exceptionnelle, cette contribution sociale sur l'importation de 3%. En été, je vous dis donc l'impact, il ne sera lequel ? Aucun impact sur l'industrie française et sur les produits français qui, au contraire, seront favorisés. Et une hausse très réduite, minime, des prix, bien inférieure à 3% parce que ce seront les marges des grands distributeurs qui prendront en charge, si vous voulez, cette contribution sociale sur l'importation. Parce qu'on ne va pas laisser les grands distributeurs continuer à faire la loi en France.

Ça, c'est insupportable. Et au final, une augmentation du pouvoir d'achat des Français, notamment des classes populaires et des classes moyennes.

7:31
Présentateur

Merci beaucoup, Florian Philippot.

7:32
Marine Le Pen

Merci à vous.