« On a compris que nommer un Premier ministre de gauche ou écologiste n’était pas son option »
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« On a quand même Édouard Philippe qui est son premier premier ministre dans l'ordre chronologique qui appelle au départ du président. »
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« 86 % des Français trouvent le spectacle navrant. »
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« Ce socle commun a été testé et désapprouvé trois fois et la dernière fois il a implosé. »
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« nommer un premier ministre de gauche ou écologiste n'était pas son option »
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Déjà, merci d'avoir patienté. Vous savez dans quel esprit de responsabilité nous sommes venus discuter aujourd'hui. Vous savez que c'est pas forcément naturel pour des écologistes de venir discuter avec des macronistes, avec le parti les républicains.
Si nous le faisons, c'est parce que nous tenons à ce pays et que nous sommes comme beaucoup de Français très inquiets de ce qui se passe en ce moment. Nous sortons de cette réunion sidérée. considérer parce que si comme d'habitude un tour de table a pu être fait pour que chacun pose un peu ses préoccupations, nous estimons que nous ressortons avec aucune réponse sur rien si ce n'est que le prochain premier ministre qui devrait être nommé dans les heures qui viennent nous dit Emmanuel Macron ne sera pas dans notre camp politique pour le dire clairement dans tous les sujets qui ont été posés et vous vous imaginez lesquels ils sont les retraites la justice fiscale le pouvoir d'achat la justice sociale L'environnement que je dois dire nous avons été bien seuls avec Cel Châtelin a posé sur la table c'est près de 43 reculs environnementaux qui étaient enregistrés depuis le début de l'année et c'est en 2025 alors que tout le monde sait irresponsable.
Nous avons posé tous ces sujets. Un seul a été traité celui des retraites. Non pas pour avancer sur une abrogation vous l'imaginiez.
Non pas même pour aborder une suspension, mais finalement pour nous dire que peut-être on pourrait décaler dans le temps, donc pas suspendre mais décaler, étaler davantage dans le temps seulement la mesure sur l'âge et non pas celle sur le nombre de trimestres. Vous comprenez bien que ça ne peut convaincre personne à gauche chez les écologistes autour de la table. Vous comprenez bien que quand Emmanuel Macron à la fin termine alors que nous avons assisté comme vous y assistez tous les jours dans les médias à l'explosion du socle commun qui n'est plus un socle et qui n'a rien de commun qu'on appelle plateforme de stabilité mais enfin de quelle stabilité parle-on ?
De qui se moque-t-on ? Et quand monsieur Macron finit en disant bon ben je compte du coup vous êtes autant de parlementaires et vous en comptant tout le socle commun vous êtes autant donc vous restez plus nombreux alors que ce à quoi j'ai assisté aujourd'hui ainsi que Chaton ainsi que tout le monde c'est un socle commun qui n'est pas stable et c'est pas juste nous qui le disons ou qui l'avons constaté cet après-midi. C'est ce que nous avons vu trois fois de suite.
Ce socle commun a été testé et désapprouvé trois fois et la dernière fois il a implosé. C'est même pas une censure de la gauche. C'est pas que nous aurions pas donné notre confiance, c'est que ils se sont donnés en spectacle et ridiculisés.
Ils ont prouvé qu'ils n'étaient pas capable de travailler ensemble. Et donc quand j'entends Emmanuel Macron de manière assez stupéfiante faire sa conclusion en disant dans les quelques heures qui viennent, je nommerai du coup un premier ministre qui correspond au calcul arithmétique que je viens de vous faire. Enfin, excusez-moi, je je suis sidérée.
Je suis sidérée, mais je suis aussi extrêmement inquiète parce que nous écologistes, ne prenons pas ça à la légère. On n' pas de plaisir à faire tomber des gouvernements. On n' pas de plaisir à voir que y compris l'hypothèse d'une démission du président de la République avance très fortement dans l'opinion publique, dans les sondages, mais aussi dans son propre camp.
On a quand même Édouard Philippe qui est son premier premier ministre dans l'ordre chronologique qui appelle au départ du président. Comment voulez-vous que tout ça se termine bien ? Et comment interprétez-vous le fait que quand vous en êtes là, vous ne soyez même pas capable de faire demi-tour, de vous remettre en question et de voir comment vous pourriez faire différemment.
Ils sont incapables en fait de se remettre en question, incapable de faire quelque bougé que ce soit. Alors que ça bouge chez jeux. Gabriel Atal, il a bougé, Agnès Panagère Runaché a bougé, Éric Dupont Moretti a bougé, Ellisabeth Borne a bougé.
On a l'impression que plus il est seul, plus il se rigidifie sur sa position initiale. Et si je vous dis que je suis très inquiète, c'est que j'estime que tout ça va très mal se terminer parce que 86 % des Français trouvent le spectacle navrant. Je pense que nous faisons partie avec Cyel Châtelin, notre président de groupe à l'Assemblée de ces 86 % de Français qui sont navrés.
Mais heureusement que les Français n'assistent pas à ce genre de réunion et à la manière dont monsieur Macron fait sa conclusion. Donc on a compris très clairement, très clairement que nommer un premier ministre de gauche ou écologiste n'était pas son option. Mais nous continuons de vous dire avec conviction que ce c'était finalement la seule solution et que s'il ne le faisait pas, ça terminera exactement de la même manière que les fois précédentes.
Emmanuel Macron