Contre-Matinale #135 | Nouvelle Union Populaire : Comment tout a été négocié
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 44 %Attaque 42 %Défensif 14 %
Questions et réponses
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- 18:02OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pouvez nous expliquer ces craintes si bien à droite, au sein de l'extrême droite et même à gauche ?
- 23:46OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui a empêché une alliance entre la France insoumise et le parti communiste ?
- 27:47OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes plutôt satisfaite de cet accord ?
- 30:56OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il est possible de conclure différents accords au sein d'une même coalition ?
- 32:39OuverteRéponse directe
Vous êtes pour la sortie du nucléaire, on dit de vous que vous êtes une Mélenchon compatible, est-ce que vous n'êtes pas une Mélenchon tout court du coup ?
- 34:37OuverteRéponse directe
Vous avez toujours milité pour ce nouveau départ ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:42PrésentateurFait
« Les insoumis et les socialistes se sont entendus dans la nuit de mardi 3 au 4 mai sur l'accord de principe portant sur 70 circonscriptions »
- 4:36PrésentateurFait
« Ses principaux partis proposent ensemble en 2022 la retraite à 60 ans, le SMIC à 1 400 euros net »
- 7:44Locuteur non identifiéFait
« « Je suis triste ce soir de voir que la gauche écologiste et sociale-démocrate a cédé à la désobéissance anti-européenne. » »
- 10:09InvitéFait
« « buter Édouard Philippe » »
- 11:09InvitéFait
« « Il faisait le pari qu'il allait faire gagner Macron en lui apportant la droite. » »
- 16:53InvitéChiffre
« « Ce sont les 11 millions de nos concitoyens, 7 millions et demi qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon » »
- 21:56Locuteur non identifiéFait
« « combien les mandats néolibéraux ont créé encore plus de difficultés dans la vie des gens » »
- 26:37Locuteur non identifiéFait
« « le projet de rupture très fort avec les politiques libérales » »
- 29:12Locuteur non identifiéFait
« « SMIC à 1400 euros, retraite à 60 ans » »
- 31:51Locuteur non identifiéFait
« « l'idée du tout renouvelable pour avec une perspective à 2050 » »
- 35:39Locuteur non identifiéFait
« j'ai adhéré au parti communiste en 2006 »
- 36:33Locuteur non identifiéFait
« on a été reçu assez fraîchement par certaines des organisations qui aujourd'hui sont dans cet accord »
- 42:42InvitéFait
« quand on réinsiste sur mais il a touché combien Macron, il n'y a plus aucune réponse »
- 44:05InvitéChiffre
« les abonnements rapportent à peu près 60 000 euros et on en dépense 100 000 tous les mois »
Temps de parole
- Locuteur non identifié42 %
- Présentateur38 %
- Invité17 %
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Cher Matino, bonjour. On se retrouve déjà pour le 135e numéro de la Contre-Matinale. Et si on a pu produire autant d'émissions, sans parler des autres contenus qui sont aussi en accès livre sur la chaîne du Média, c'est parce que vous avez cru en nous. C'est grâce à votre soutien inestimable que l'on peut poursuivre l'aventure des Contre-Matinales au-delà des élections présidentielles comme nous nous étions engagés à le faire. Désormais, le Média se transforme en QG de campagne des législatives. On est à 9 767 abonnés en quelques semaines. C'est énorme. La campagne d'abonnement se poursuit. On vous demande encore un petit effort pour atteindre l'objectif des 10 000 abonnés.
Des 10 000 abonnés, parce qu'on me reprend sur la liaison, qui permettront de pérenniser les finances du Média. La nouvelle Union populaire écologique est populaire. Tout le monde est social, tout le monde en parle. Et aux Média, on vous raconte ce mouvement autrement. Après une campagne présidentielle marquée par une gauche divisée, voire même en guerre, gauche et écologistes vont aux législatives rassemblées sous le drapeau de la nouvelle Union populaire, écologique et sociale. Par la voie parlementaire, cette dynamique inespérée devrait bousculer l'absolutisme présidentiel.
Europe Écologie, les Verts et la France Insoumise ont conclu un accord historique pour les législatives dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 mai. Après de longues négociations, le Parti communiste français a rejoint cette alliance le 3 mai. Le 3 mai, c'est aussi une date historique. Le 3 mai 1936, le Front populaire gagnait les élections législatives. Le 3 mai 2022, nous nous rassemblons au sein d'une nouvelle Union populaire, écologique et sociale à saluer le secrétaire national du Parti, Fabien Roussel. Après deux jours de négociations, le Parti socialiste et la France insoumise ont trouvé un accord de principe pour les législatifs hier, mardi 4 mai.
Au petit matin, nous recevons Elsa Faucillon, députée des Hauts-de-Seine et membre du Parti communiste pour parler de l'Union des Gauches et de cette nouvelle alliance. On rappelle qu'à Gennevilliers, bastion communiste des Hauts-de-Seine, Jean-Luc Mélenchon a battu des records. Le candidat de la France insoumise a reçu un plébiscite avec 61,07% des voix, très loin devant Emmanuel Macron qui a gagné 15,35% et Marine Le Pen 8,65%. On vous réserve aussi un focus, Mordant, signé Théophile, place à la titrologie, bien attendu. Gauche, tout devient possible.
Après les écologistes et les communistes, les socialistes ont à leur tour dit oui à la France insoumise pour partir sous bannière commune aux législatives. Il aura fallu des jours et des nuits d'intenses négociations pour que les principaux partis de gauche se mettent d'accord sur une alliance en vue des législatives. Mélenchon a donc réussi un pari qui n'était pas gagné. Faire l'union autour de lui fait remarquer Libé. Le monde emboîte le pas Libé avec cette une. Le PS rejoint l'accord avec la France insoumise au prix de division.
Cette nouvelle entente parachève la construction de la nouvelle union populaire de la gauche pour les législatives après les alliances avec Europe Écologie-Les Verts et le Parti communiste. C'était sans doute le plus difficile des accords passés par les insoumis. Il y a encore une semaine, eux-mêmes n'y croyaient pas. S'entendre avec le Parti socialiste après 14 années de désaccord. Pourtant, après deux jours et deux nuits de discussion, ces choses faites, les insoumis et les socialistes se sont entendus dans la nuit de mardi 3 au 4 mai sur l'accord de principe portant sur 70 circonscriptions.
Après des négociations difficiles, la direction du Parti socialiste, qui espérait une centaine de circonscriptions, va désormais s'atteler à des explications en interne, rapporte Le Monde. Un programme partagé de plusieurs centaines de propositions au cours d'élaboration devrait être dévoilé le 7 mai. Insoumis, communistes, écologistes et socialistes mèneront donc pour la première fois campagne commune aux législatives avec un objectif clair, obtenir la majorité à l'Assemblée nationale. Cette coalition crée de l'espoir et acte un tournant pour la gauche, dont le centre de gravité ne tend plus vers le centre.
Le social-libéralisme enterré, la gauche redevient profondément et clairement sociale et antilibérale, souligne Luma. Preuve que la gauche met derrière elle le social-libéralisme. Ses principaux partis proposent ensemble en 2022 la retraite à 60 ans, le SMIC à 1 400 euros net, des nationalisations dans l'énergie, les transports et le secteur bancaire, des droits nouveaux pour les salariés, l'impôt sur la fortune, une base programmatique qui s'est encore élargie mercredi, avec la volonté actée d'approcher la loi El Khomri, d'imposer l'égalité salariale et l'égalité réelle dans les territoires ultramarins, ou encore l'approgation des lois séparatisme et sécurité globale.
Dans le communiqué commun de la France insoumise du Parti socialiste, il est aussi inscrit la volonté de mettre fin aux cours libérales et productivistes de l'Union européenne. Aux échos, on parle de la guerre en Ukraine, et plus précisément des sanctions qui visent à faire payer le prix fort à Vladimir Poutine. Après avoir décidé d'un embargo sur le charbon russe début avril, Bruxelles propose d'arrêter d'ici à six mois les importations de pétrole russe, qui représente un quart environ des importations de pétrole de l'Union européenne, a annoncé mercredi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
Si les volumes de pétrole russe semblent en grande partie substituels, l'embarco annoncé par Bruxelles risque de renforcer les tensions inflationnistes, alerte le journal économique. Ce mercredi, le baril de Brent a progressé de plus de 4% à 109 dollars le baril, tandis que le baril américain gagnait 4% à 106 dollars le baril. Dans leur sillage et alors que l'incertitude se renforce sur la continuité des approvisionnements en gaz de Moscou, les prix de l'électricité, du charbon et du gaz ont aussi bondi. En milieu de journée, le contrat gazier pour une livraison en juin atteignait un pic de 106,75 euros, une hausse de 7,4%.
Par ailleurs, l'embarco proposé par l'Union européenne sur le pétrole russe devrait accentuer le bouleversement des flux à l'échelle mondiale, l'Asie captant désormais une grande part des flux de pétrole russe destinés à l'Europe. Mais tous ne trouveront pas preneur, selon Bank of America, 1,1,5 million de barils russes ne peuvent pas être redirigés facilement vers d'autres acheteurs, un phénomène qui risque encore de renchérir les prix. On reparle de cette union, comment réagir à une dynamique d'union à laquelle on assiste dans le camp de nos adversaires, alors que nos propres camps se déchirent dans des guerres fratricides.
Les macronistes ont manifestement trouvé la réponse à cette question. Ils tirent à bout les roues sur la nouvelle Union populaire écologique et sociale en multipliant les éléments de langage, des éléments de langage qui sont souvent hasardeux. Prenons le cas de Pascal Canfin, pour ceux qui ne le connaissent pas. Pascal Canfin a été ministre délégué au développement sous François Hollande de 2012 à 2014. Quelques années plus tard, il se reconvertit en macroniste et se fait élire député européen sous la bannière de La République en marche. Aujourd'hui, il est président de la Commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire au Parlement européen.
Mais il trouve quand même le temps de tweeter sur l'union des gauches en France. Je le cite, « Je suis triste ce soir de voir que la gauche écologiste et sociale-démocrate a cédé à la désobéissance anti-européenne. C'est une page qui se tourne, je peux en témoigner depuis le Parlement européen. Cela suscite la colère des autres partis socialistes et écologistes européens. » Il faut noter qu'au Parlement européen, les groupes auxquels appartiennent le Parti socialiste, la France insoumise et Europe écologie les Verts, votent toujours plus ou moins dans le même sens. Ce qui n'est pas le cas avec le groupe des centristes auquel appartient La République en marche et donc Pascal Canfin.
Un Pascal Canfin qui en réalité raconte un peu n'importe quoi. Comme l'indique un tweet du groupe parlementaire qui regroupe les fameux partis socialistes européens dont il parle. Un tweet sorti presque en même temps que le sien et qui dit le contraire de ce que l'eurodéputé macroniste prétend. Je cite ce tweet, « Nous saluons la dynamique de rassemblement de la gauche française à laquelle participe le Parti socialiste son vu des élections législatives.
» On a envie de dire à Pascal Canfin qu'il fallait suivre plus assidûment l'actualité du Parlement au sein du calissiège parce que manifestement, les macronistes se servent de l'Europe et de la posture pro-européenne dans le cadre de la politique intérieure française mais ne s'impliquent pas vraiment au sein des institutions communautaires qu'ils veulent le faire croire. C'est un peu ce que laissait entendre avant hier une eurodéputée suédoise de gauche.
Oh oh ! Oh oh ! Oh oh ! Est-ce qu'il y a quelqu'un qui a vu la présidence française ? Quelqu'un les a vus ? Ben ils ne sont pas là. On fait juste un petit débat sur la démocratie, l'état de droit mais ils ne sont malheureusement pas là. Donc si vous les voyez, il faut leur dire pour qu'ils viennent, ce sera vachement intéressant.
En tout cas, Emmanuel Macron lui-même en semble très occupé à dire du mal de son opposition comme à peu près tout le personnel politique français. Il a son avis à donner sur la nouvelle coalition de gauche.
Et même Emmanuel Macron a un avis sur la question. Le canard enchaîné nous a révélé ce matin son édito politique.
Jean-Luc Mélenchon se comporte comme un sauvage vis-à-vis de ses futurs alliés. Il leur a fait avaler des bohams et ne leur concède pourtant que quelques circonscriptions. À peine de quoi survivre.
Le problème, car il y a un problème, c'est qu'Emmanuel Macron, dont un conseiller a annoncé dans les colonnes de l'Observateur, qu'il allait, et je le cite, buter Édouard Philippe. Il n'est absolument pas un modèle en ce qui concerne les égards que l'on peut accorder à ses alliés. Et c'est France Info, pas connu pour être spécialement hostile, aux locataires de l'Elysée, qui nous le rappellent.
Ce jour-là, ils partagent quelques minutes la même voiture. Tout sourire devant les caméras, au Havre, pendant l'entre-deux-tours. Aujourd'hui, les relations entre Emmanuel Macron et Édouard Philippe sont tendues. C'est l'histoire secrète que nous allons vous dévoiler. Au cœur des crispations, la préparation des législatives et la répartition des circonscriptions entre forces de la majorité que le chef de l'État surveille d'extrêmement près depuis l'Élysée. Édouard est gourmand plus que de raison. Il est arrivé avec une demande démesurée de 140 circonscriptions pour son parti horizon taclin proche du chef de l'État.
Il faisait le pari qu'il allait faire gagner Macron en lui apportant la droite. Macron a gagné tout seul et ça a rendu Édouard fou, ironise un ministre. Faux, rétorque un soutien d'Édouard Philippe. Pendant la campagne, il a été parmi ceux qui ont fait le plus de meetings, souligne son entourage comme preuve de loyauté. Édouard ne revendique pas la victoire, mais il revendique des circonscriptions pour avoir un groupe et élargir la majorité, explique l'un de ses proches. 2022 n'est pas 2017. Il n'y a pas de vague Macron. Ce serait dommage de se priver d'élus locaux horizon bien implantés mettant en garde un candidat du parti d'Édouard Philippe.
Des tensions autour de ces législatives qui affleurent d'ailleurs également avec le parti de François Bayrou. S'il continue à ne pas nous considérer, on finira par s'allier avec Édouard Philippe menace un cadre du Modem. Mais au-delà de ce scrutin, c'est bien la succession d'Emmanuel Macron qui semble déjà engagée, Édouard Philippe n'ayant jamais caché son ambition. Quand vous êtes président réélu, vous n'avez pas envie d'avoir quelqu'un qui vient vous expliquer que vous êtes mort et qu'il va préparer la suite des cryptes proches du président de la République. Ce sera d'ailleurs le défi du chef de l'État qui devra quitter la scène après deux mandats successifs.
Belle ambiance de France, camaraderie, n'est-ce pas ? Bref, on a envie de conseiller à notre président de la République, bien aimé, de moins intriguer contre ses adversaires et de plus se concentrer sur la nomination d'un nouveau Premier ministre. C'est vrai qu'il n'arrête pas de se faire rembarrer par celles et ceux à qui il propose Matignon.
Côté de la majorité présidentielle, on a évidemment aussi un œil sur les prochains scrutins les 12 et 19 juin prochains. Mais là, l'urgence, c'est surtout de nommer un Premier ministre, un successeur à Jean Castex, dont c'est probablement le dernier conseil des ministres en ce moment à l'Élysée. L'Élysée où se trouve Jacques Serret, Jacques, Emmanuel Macron rencontre des difficultés à trouver un chef pour le premier gouvernement de son second quinquennat qui démarre dès ce week-end. Oui, car Emmanuel Macron doit faire face à des refus. Il y a d'abord eu Jean Castex.
Selon nos informations, le chef de l'État lui avait proposé dans un premier temps de prolonger son bail à Matignon jusqu'au deuxième tour des législatives, autrement dit jusqu'au 19 juin. Cela aurait l'avantage pour le président de connaître la future majorité de l'Assemblée avant de tout chambouler. Mais l'actuel Premier ministre a dit non. Proposition a été faite alors à l'ex-directrice de cabinet de Manuel Valls à Matignon, Véronique Bédague. Mais cette énarque actuellement directrice générale de Next City Immobilier a refusé. Emmanuel Macron aimerait de préférence nommer une femme à Matignon.
Et hier, on a appris que Valérie Rabot, présidente du groupe socialiste à l'Assemblée, s'est vue proposer le poste. C'est ce qu'elle affirme malgré le démenti de l'Élysée. Refus là aussi. Dix jours après sa réélection, Emmanuel Macron se retrouve donc toujours sans nouveau Premier ministre. Et si on met au mur que ce n'est désormais plus qu'une question de jour, la démission de l'actuel gouvernement est attendue pour après la cérémonie d'investiture samedi. Et un nom revient avec insistance désormais celui de Christelle Morancé, présidente LR de la région Pays de la Loire. Merci.
Voilà, voilà. Il faut croire que notre merveilleux chef de l'État est radioactif. En tout cas, pour tout le personnel politique qui continue de se prétendre de gauche, il devrait tout de même proposer le poste de Premier ministre à Manuel Valls. Je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose me dit qu'il accepterait. Historique. Toutes les parties ayant signé depuis dimanche 1er mai l'accord législatif qui scelle l'union des forces de gauche derrière la France insoumise parle d'un moment historique. Mais on ne rentre jamais dans l'histoire sans avoir reçu des coups. Et les coups fusent en direction de la nouvelle union populaire, écologique et sociale depuis le début des négociations.
Ils viennent de partout, la droite et son extrême, des marcheurs et des éléphants socialistes qui se sont transformés en frondeurs, un petit aperçu en images.
Il met en cause des principes même qui sont les fondements de l'engagement. Un tournant anti-républicain qui est majeur. Ceci serait une telle injure. Se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon, ça veut dire la fin du Parti Socialiste tout simplement. Un Olivier Faure, premier secrétaire du Parti Socialiste qui est au mépris de toutes les valeurs ou de toute l'idéologie qu'il a pu y avoir. La campagne des élections législatives, c'est Mélenchon pour les affiches, Mélenchon pour le sous-titre, Mélenchon pour la photo, Mélenchon pour le programme. Jean-Luc Mélenchon il est fidèle à sa tactique, c'est que là où il est, c'est là que ça se passe. Et on le voit sur ses affiches, c'est lui, lui.
Il a fait le choix, comme souvent avec Jean-Luc Mélenchon, de mettre ses affaires à lui avant les affaires du pays. Je pense que la gauche se déshonorerait dans ce type d'alliance. Mais c'est une blague. Mais ça n'est pas réaliste, c'est une offense à la démocratie et aux Français. Le Parti Socialiste est en train de se déshonorer en allant négocier avec l'extrême-gauche. Ils sont en train de vendre leur âme. Ils sont en train d'installer un fossé entre eux et les principes de la République. La carte n'est pas le lapin, comme dit le programme français. Je ne crois pas à la victoire de la gauche dans ces élections législatives qui arrivent.
L'extrême-gauche a réussi l'exploit de faire croire on l'a compris lui aussi. Il est en train de rassembler les islamistes, les musulmans radicaux, les wokistes, l'ultra-gauche, le bloc mélenchoniste. Attendez-vous à ce que ce soit compliqué. Pourquoi ? Parce qu'ils ont peur. Voilà pourquoi.
Ils ne sont pas les seuls à s'opposer à l'accord et à tenter de le faire capoter. Même les journalistes s'y mettent et dont certains sont très proches de personnalités politiques qui ont rêvé de rassembler toutes les gauches sous le même drapeau aux élections européennes avant de finir par rejoindre le parti socialiste.
Ce sont les 11 millions de nos concitoyens, 7 millions et demi qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon, mais 3 millions et demi qui ont voté aussi pour les autres candidats de gauche, dont moi, et qui sont soucieux. Nous l'entendons très majoritairement à ce que nous puissions nous retrouver et faire vivre nos différences et qu'il y ait un vrai changement dans le pays. Maintenant, je vous retourne la question. Vous ne voulez pas que ça change ? Vous voulez que ça reste comme ça ? Vous voulez que Macron ait la même majorité ? et qu'on continue à tromper les Français ? Non, mais c'est quand même ça la question qui est posée aujourd'hui. Ça change ou ça ne change pas ?
On appuie sur le bouton de la hausse des salaires ou on laisse passer une majorité qui va mettre en place la réforme des retraites à 65 ans ? Vous avez vu la fiche de campagne ? Si celui qui a la solution pour que ça change sans qu'on forme de coalition qu'il nous dise comment faire. Aujourd'hui, c'est pour nous le meilleur moyen pour que ça change vraiment.
Jean-Luc Mélenchon a prévenu les siens et ses nouveaux copains. Ça va être difficile parce que nos adversaires ont peur de nous. Emmanuel Macron aurait donc peur de l'union de la gauche. Mais même la gauche semble craindre une alliance des gausses si l'on en croit les déclarations de certains ténors du Parti Socialiste. Elsa Faustillon, bonjour. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous avez vu ces images Elsa Faustillon. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ces craintes si bien à droite, au sein de l'extrême droite et même à gauche ?
Ils ont peur. Ils ont peur de cet immense espoir qui est levé par cette union. Une union tant attendue. À titre personnel, je l'attendais depuis longtemps avec aussi la tentative de la construire à plusieurs moments. Mais elle est surtout attendue par les habitantes et les habitants de ce pays. Je vois dans ma circonscription à Gennevilliers, Colombes, Villeneuve, Lagarennes. C'est tous les jours que les gens me parlaient de cette union et depuis qu'elle est signée, il faut voir l'enthousiasme et surtout l'espoir qui est levé au premier tour de la présidentielle. Vous avez rappelé les chiffres réalisés par Jean-Luc Mélenchon.
Les habitants des quartiers populaires se sont massivement mobilisés. Et puis, il y a eu la tristesse et voire la colère à ne pas le voir au second tour et à voir ce scénario mortifère Macron-Le Pen se reproduire et à voir à trancher cette question. Le pire a été évité au second tour. Reste que les gens savent combien un second mandat Macron pourrait être extrêmement néfaste et douloureux dans leur vie. Donc cette union des forces de gauche il lève l'espoir parce qu'il dit qu'en juin les 12 et 19 juin peut se produire une modification de très grande ampleur dans le paysage politique mais surtout dans la vie des gens et c'est ça qu'on veut réaliser.
D'ailleurs aussi peut-être un autre point parce que là on voit bien qu'il y a des ténors vraiment du Parti Socialiste qui s'opposent à cette union on pourrait le comprendre à droite mais à gauche il est vrai que jusqu'à peut-être 2012 depuis que Jean-Luc Mélenchon se présente à cette élection présidentielle les unions ont toujours été construites autour du Parti Socialiste donc là on sent bien que c'est une guerre d'égo alors il y a toujours
dans le pouvoir des guerres d'égo je crois qu'il y a aussi un débat en profondeur un débat politique en profondeur ce que je vois c'est que depuis deux élections présidentielles les citoyens et les citoyennes de ce pays ont tranché pour un projet de rupture c'est eux qui donnent le la et le centre de gravité de la gauche en portant à deux reprises Jean-Luc Mélenchon en tête de la gauche ils ont surtout tranché et dit nous voulons des propositions en rupture avec ce que nous vivons avec ce qui s'attaque à nos vies et donc aujourd'hui pour le Parti Socialiste il y a un moment de clarification un moment de clarification par rapport à l'ère Hollande à ce moment vécu comme une trahison pour le peuple de gauche et un moment douloureux on pense à la loi El Khomri on pense aussi à ces moments de manifestation particulièrement violentes pour les manifestantes et les manifestants donc si effectivement le Parti Socialiste veut continuer sur la voie du progrès humain sur la voie de la gauche et bien il y a un moment de clarification à mon avis utile et j'ai le sentiment en tout cas j'ai l'impression à voir cette union se réaliser et bien qu'il est prêt à le faire la suite va nous le dire
et qu'est-ce que vous aimeriez justement leur dire pour les rassurer pour dissiper toutes ces craintes et ces doutes je ne pensais pas avoir un jour à faire office si vous pouvez apaiser un petit peu ces tensions ou ces inquiétudes moi ce que je crois
c'est qu'il faut écouter aujourd'hui ce que nous disent les citoyens et les citoyennes de ce pays regarder combien les mandats néolibéraux ont créé encore plus de difficultés dans la vie des gens je pense au logement à la spéculation immobilière qui fait aujourd'hui que les gens consacrent un tiers parfois la moitié de leurs revenus dans le logement ces gens qui travaillent mais qui n'arrivent pas à remplir le frigo ces 12 millions de personnes en précarité énergétique ces 2 millions de personnes qui sont au SMIC ces personnes aussi qui en permanence se sentent stigmatisées parce qu'elles sont femmes parce qu'ils et elles sont musulmans toutes ces personnes qui n'en peuvent plus de ces dominations qui s'amoncèlent et qui s'articulent d'ailleurs et donc il faut écouter il faut simplement les écouter ils n'en peuvent plus ils n'en peuvent plus de tout ça ils veulent de l'espoir ils veulent pouvoir vivre dignement dignement de leur travail dignement en étant respectés et donc je crois qu'il y a besoin de ce nouvel espoir pour moi il est un immense espoir et j'ai le sentiment qu'il est un immense espoir pour beaucoup de gens dans ce pays
vous avez toujours travaillé justement à susciter de l'espoir au sein de ces gauches vous avez toujours travaillé à l'union les gauches vous l'avez vous le faites là pour les législatives vous l'avez déjà fait aussi pour les présidentielles et déjà dans une interview de 2020 vous appeliez la gauche à s'unir pour préparer les présidentielles on regarde
ça devient un sujet de discussion aujourd'hui partout l'idée qu'est-ce que tu vas faire au second tour de la présidentielle si c'est Macron ou Le Pen avec une espèce de terreur à devoir répondre à cette question
c'est une fatalité aujourd'hui ce sera en second tour Macron-Le Pen en 2022 pour vous ?
ben non moi je pense qu'on peut leur mettre une claque je pense qu'il y a
alors Elsa Faustillon qu'est-ce qui a empêché une alliance entre la France insoumise et le parti communiste à laquelle Jean-Luc Mélenchon avait confié Fabien Roussel pour précisément mettre une claque à Macron et Le Pen c'était pas loin
c'est ça qui crée aussi de la colère c'est difficile un peu de revoir ça parce que depuis quelques années effectivement je milite avec d'autres pas toute seule pour que ce rassemblement il s'opère pourquoi ? pourquoi je souhaite qu'il s'opère ? justement parce que je pensais qu'il pouvait susciter de l'espoir dès la présidentielle l'idée c'est pas de revenir en arrière de dire j'avais raison les autres avaient tort etc c'est de pouvoir analyser ce qui fait la différence qui permet de remporter des victoires et que je crois qu'il y a besoin de cohérence dans un projet mais aussi de diversité pour rayonner plus largement dans le pays et pour faire gagner le peuple pourquoi on n'a pas réussi ?
parce que certains certaines en ont décidé autrement pourtant je crois que les choses étaient claires je le disais en 2020 je le disais avec d'autres aussi en 2019 au moment du Big Bang il y a un danger pré-fasciste qui nous guette il est immense et il n'est pas derrière nous d'ailleurs Marine Le Pen elle fait deux fois les voix de son père quand il y a 3 millions d'écarts aujourd'hui entre Marine Le Pen et Macron il y en avait 20 millions entre Chirac et Jean-Marie Le Pen donc le danger il est toujours devant nous ça implique de la responsabilité de notre part et donc je pensais que la voix n'était pas celle de l'autonomie pour le parti communiste et qu'il pouvait être un formidable contributeur au rassemblement et que c'est ça qui lui donne et qui lui donnerait de la grandeur à contribuer à ce rassemblement et à cet espoir c'est pas la voix qui a été choisie par les communistes pour la présidentielle je suis donc particulièrement heureuse que ce soit la voix choisie aujourd'hui pour les législatives parce que je pense qu'on peut changer concrètement la vie des gens dès juin
vous avez milité vous en interne pour que Fabien Roussel rejoigne très vite Jean-Luc Mélenchon oui d'accord et donc qu'est-ce que vous répondez à celles et ceux qui soutiennent que Fabien Roussel finalement a fait perdre Jean-Luc Mélenchon
on ne peut pas refaire aujourd'hui l'élection présidentielle je pense que ce qui a fait perdre c'est la désunion ce que je vois aussi c'est que il faut peut-être regarder aussi et je crois que c'est important ce qui a fait le haut score de Jean-Luc Mélenchon à cette élection présidentielle je ne doute pas des qualités personnelles de Jean-Luc Mélenchon elles tiennent pour une part non négligeables dans le score mais je crois que le programme présenté le projet de rupture très fort avec les politiques libérales l'affrontement au projet de l'extrême droite au projet de haine de l'extrême droite avec une gauche quelque part qui ne se cache pas qui fait rimer à la fois la lutte des classes avec l'écologie et qui est capable d'articuler aussi un projet féministe un projet antiraciste et je crois que c'est décisif pour la dignité aujourd'hui des habitants de tous les habitants et habitantes de ce pays ça c'est extrêmement important et en tout cas en étant habitante et élue de quartier populaire c'est ce qui s'est exprimé pour les habitants qui l'ont porté haut et s'il y en a qui nous écoutent je veux m'adresser à eux parce qu'ils ont fait ce score à l'élection présidentielle et s'ils maintiennent ce niveau de mobilisation voire même s'ils l'amplifient en juin ça peut tout changer
donc Mélenchon à Matignon vous y croyez
en tout cas beaucoup de gens y croient et que je crois que c'est devenu un slogan politique que beaucoup de gens s'approprient et c'est bien pour ça que les autres y flippent en face
on va parler de cet accord ils réservent 50 circonscriptions au parti communiste dont les 11 des députés communistes sortants comme Fabien Roussel André Chassaigne président actuel du groupe Marie-Georges Buffet ou encore vous-même 5 circonscriptions jugées gagnables devraient aussi en venir au parti communiste le parti communiste ira aussi à la conquête de la deuxième circonscription du Cher de la septième de l'Oise et de la deuxième des Landes si les garanties sur le programme et la stratégie politique ont été respectées les communistes n'auront pas eu gain de cause pour certaines circonscriptions où la délégation confie avoir poussé quelques personnalités on en connaît une est-ce que vous êtes plutôt satisfaite de cet accord ?
D'abord je suis satisfaite qu'il y ait un accord je crois que je l'ai suffisamment dit mais je le répète j'ai toujours le sentiment qu'évoquer l'intérieur des négociations n'est pas très agréable pour celles et ceux qui nous écoutent ces coulisses c'est quand même pas forcément le plus joli de ce qu'on a à donner à voir mais je ne me refuse pas à les commenter les négociations c'est toujours un moment extrêmement tendu extrêmement compliqué des deux côtés voire maintenant des quatre côtés puisqu'il y a le parti socialiste Europe Écologie Les Verts donc le parti communiste et l'Union Populaire il y avait l'idée de trouver la cohérence autour du projet de proposition prioritaire SMIC à 1400 euros retraite à 60 ans ce qui n'est pas une évidence pour tous les partenaires c'est peut-être une évidence pour le parti communiste mais ce n'est pas pour tous les partenaires et ensuite qu'il y ait une diversité respectée donc cohérence et diversité et faire en sorte que chacun puisse prétendre à avoir un groupe c'était ça l'idée aujourd'hui à nous de nous battre avec les circonscriptions qui figurent dans l'accord pour tenter d'avoir un groupe de 15 je pense que la dynamique peut le permettre c'est pas une victoire facile je pense à celui qui se retrouve dans la circonscription face à Jean-Michel Blanquer c'est un super défi quand même il va y avoir besoin de soutien moi je trouve que voilà la cohérence la diversité et le respect de chaque force est là à nous à nous maintenant de nous battre bien sûr on peut évoquer quelques regrets mais en même temps moi je pense à Yasmine Bounjena qui était candidate dans la 11ème circonscription des Hauts-de-Seine elle l'est plus c'est Aurélien Saint-Toul maintenant de la FI qui sera candidat et bien j'ai trouvé la réaction de Yasmine extrêmement digne et courageuse en disant que voilà elle était heureuse de cet accord et qu'elle espérait qu'il y ait le plus de candidats de la nouvelle Union populaire à l'Assemblée
une bonne dynamique effectivement la France Insoumise et le parti communiste se sont mis d'accord sur de nombreux points programmatiques vous l'avez évoqué le SMIC à 1400 euros net la hausse des salaires la retraite à 60 ans ou encore la planification écologique mais les deux formations ne mentionnent pas la sortie du nucléaire forcément on allait en parler à laquelle les communistes sont opposés elle est pourtant à mentionner dans l'accord entre la France Insoumise et Europe Écologie Les Verts juste pour notre bonne compréhension est-ce qu'il est possible de conclure différents accords au sein d'une même coalition
alors ce qui a été dit c'est concentrons-nous sur ce qui fait accord plutôt que sur ce qui fait désaccord c'est généralement comme ça qu'on obtient l'union je remarque d'ailleurs que ces dernières années c'est parce qu'on pointait précisément ou parce qu'il n'y avait pas la volonté de l'union qu'on pointait justement ce qui faisait divergence entre nous et ce qui permettait à certains de dire qu'il y avait des gauches irréconciliables donc là sur la base d'une volonté celle de s'unir et de faire naître l'espoir et bien on pointe justement sur ce qui est fort dans le pays sur les besoins sur les urgences et sur ce qui fait sur ce qui fait accord moi je vais vous dire très clairement en 2017 j'étais déjà candidate à l'élection législative c'est là que j'ai été élue députée et je défendais l'idée du tout renouvelable pour avec une perspective à 2050 donc ça fait partie y compris au sein de mon organisation de débats que nous avons entre nous la question elle a été tranchée par l'élection présidentielle au sein du PCF pour moi elle n'est pas tranchée au sein de l'organisation et donc je suis en tout cas et avec d'autres au sein du PCF pour la sortie du nucléaire donc ça ne fait pas partie des points qui pour moi sont des points extrêmement clivants dans la nouvelle union populaire je remarque d'ailleurs que cette question là sur la question du nucléaire elle crée peut-être des divergences encore importantes bizarrement je trouve que les débats sont presque plus apaisés aujourd'hui sur cette question et j'espère qu'on arrivera à la dépasser dans le cadre de cette coalition
vous êtes pour la sortie du nucléaire on dit de vous madame Fossillon que vous êtes une Mélenchon compatible est-ce que vous n'êtes pas une Mélenchon tout court du coup moi je suis membre
du parti communiste j'étais au groupe de la gauche démocrate et républicaine je crois qu'on dit ça parce que parce que j'ai beaucoup défendu l'union beaucoup défendu l'union avec celles et ceux qui à gauche étaient s'orienter vers ce centre de gravité de rupture que ça n'a pas été le choix au sein de mon organisation ces dernières années aujourd'hui et bien ce que je remarque c'est que c'est plutôt ce qui l'emporte même si je crois qu'il va falloir sur les prochains mois sur les prochaines années à la faire vivre cette dynamique parce qu'elle n'est pas qu'un accord pour moi elle ne peut pas se limiter à un accord de circonstance ou uniquement à un accord électoral d'abord il faut la faire vivre jusqu'au 12 et 19 juin pour pouvoir espérer être majoritaire et ensuite quels qu'en soient quels que soient les résultats même si j'espère qu'ils seront victorieux il faudra faire vivre cette coalition dans le respect dans la diversité aussi à renouveler les pratiques moi j'ai toujours dit que le rassemblement c'était nécessaire mais insuffisant d'abord il faut évidemment des propositions qui font écho dans la population mais je crois qu'il y a besoin aussi de renouveler les pratiques politiques il y a une nouvelle génération qui arrive par le biais de cette nouvelle union populaire il va falloir lui faire de la place voilà et donc je voyais le titre de l'humanité qui disait nouveau départ je crois que c'est vraiment cette idée qu'on doit faire vivre mais faire vivre par de nouvelles pratiques aussi
vous avez toujours milité pour ce nouveau départ tout à l'heure on a diffusé un extrait d'une interview qui date de 2020 où clairement vous appeliez la gauche à l'union pour faire barrage à Le Pen et Macron j'aurais pu parler aussi de janvier 2019 avec la députée insoumise Clémentine Autain vous cherchiez à retisser et à renouveler une gauche éclatée à travers le club de réflexion le fil des communs puis en juin de la même année vous poursuivez en lançant un appel pour un big bang de la gauche visant à unir la gauche et construire une nouvelle offre politique est-ce que l'union populaire, écologique et sociale n'est pas le fruit de ce big bang de la gauche pensé par des femmes
il y a plusieurs questions alors très clairement très nettement le big bang s'inscrivait dans cette volonté qui devient aujourd'hui réalité je ne crois pas pouvoir revendre indiquer que ce soit à cette seule initiative à cette seule expérience qu'on en arrive là je crois même que ça s'inscrit dans une histoire plus longue moi j'ai adhéré au parti communiste en 2006 après la bataille du non au référendum après aussi la bataille contre le contrat premier embauche dans un moment de lutte victorieuse en fait la bataille du non la bataille contre le CPE qui était une bataille victorieuse mais qui était des batailles unitaires et c'est ça qui m'a donné l'envie de m'engager et je situerai à peu près les débuts de ces recherches de rassemblement à cette période de 2005 avec des hauts et des bas et qui s'inscrivaient vraiment dans une recherche de rassemblement et de rupture avec les politiques néolibérales et avec cette recherche aussi d'articulation entre les différentes dominations les différentes formes d'exploitation et donc le Big Bang est une des dernières expériences à tenter cela je rappelle qu'à ce moment là on a été reçu assez fraîchement par certaines des organisations qui aujourd'hui sont dans cet accord donc c'est encore à mes yeux plus beau de voir que ça arrive aujourd'hui mais oui très nettement le Big Bang affichait cette volonté vous parliez des femmes c'est vrai que ce que je remarque c'est que je l'ai souvent raconté c'est que les femmes à gauche et quand je dis à gauche c'est dans les organisations politiques mais aussi dans les syndicats dans la société civile dans les associations on a plus de facilité à travailler ensemble à tisser des liens peut-être aussi parce que nous sommes aussi des dominés tout en étant parfois à des responsabilités mais parce que on est resté éloigné longtemps et nous le sommes encore éloignés du pouvoir et d'une pratique du pouvoir très marquée par le genre masculin et donc je crois qu'il n'y a aucun essentialisme à expliquer que les femmes seraient plus promptes au rassemblement il y a vraiment une explication liée aux dominations subies une explication sociale de construction sociale et donc je crois qu'elles ont fortement contribué aujourd'hui à cette perspective de rassemblement c'est très net mais c'est beau de découvrir que les hommes finalement trouvent ça merveilleux l'union moi je s'en suis ravie
c'est important de le rappeler parce qu'effectivement aujourd'hui cette construction ces alliances comme ça qui sont célébrées qu'on juge historique et bien effectivement il y a eu bien des années avant ce petit travail que vous avez mené notamment avec Clémentine Autain et d'autres et alors là c'est clairement une mobilisation très large de la gauche qui a mené à cet accord est-ce que cette mobilisation va aussi se traduire sur le terrain est-ce qu'il y a des manifestations des rassemblements qui sont prévus très prochainement
c'est bien que vous l'évoquiez parce que là et c'est normal on parle beaucoup des élections législatives et donc on est dans une période où on parle beaucoup d'élections qui pourrait laisser entendre que quelque part le changement la transition les ruptures ne s'opèreraient que par la voie des élections c'est important c'est même assez décisif mais moi j'ai toujours dit que ces ruptures elles ne pouvaient s'opérer que si elles étaient adossées à un mouvement populaire on a parlé du front populaire de l'anniversaire du front populaire le 3 mai c'est essentiel que ça s'adosse à un mouvement populaire une gauche qui gouvernerait isolée des mouvements sociaux à mon avis elle s'oriente mal et voire ça conduit à l'échec
on est vivée collante
exactement c'est pour ça que je disais que la coalition elle ne pouvait pas se limiter aux élections législatives il va falloir qu'on se pense sur la question à la fois des liens à nouer et des liens nouveaux avec les syndicats avec les collectifs avec les mouvements des quartiers populaires leur laisser bien sûr l'autonomie pas penser en termes de subordination en termes de lien en termes de mouvements et de dynamique et ça c'est ce qu'il y a à penser à mon avis immédiatement ou peut-être dans le même temps en tout cas que ces élections législatives parce que je crois aux urnes et à la rue et à l'élaboration collective aussi c'est décisif merci merci infiniment
Elsa c'est nous qui sommes aussi très ravis de recevoir également des personnes personnalités politiques du parti communiste d'avoir cette diversité que vous clamez au sein de l'Union de la gauche ici de la voir sur le plateau du Média on en est très content on vous rappelle d'ailleurs qu'il vous reste quelques jours je crois pour vous inscrire
sur les listes électorales très important en fait jusqu'à demain en mairie c'est à dire que c'était hier sur internet là c'est plus possible sur internet donc maintenant il faut se déplacer en mairie ça prend rien du tout c'est très rapide il faut le faire voilà
si vous voulez ce changement donc voilà on appelle tous de nos voeux ce changement et bien il va falloir se mettre en mouvement et marcher donc vers la mairie pour vous inscrire sur les listes électorales vous avez jusqu'à demain on vous remercie d'avoir été nombreuses et nombreux à nous suivre on vous rappelle que la campagne d'abonnement a toujours cours nous avons enregistré 9 767 abonnés nous en sommes très contents et reconnaissants et on vous demande encore un petit effort pour atteindre cet objectif des 10 000 abonnés ce qui vous permettra aussi de bénéficier de tous ces contenus gratuits en accès libre l'émission bien évidemment vous pouvez la retrouver en replay sur la chaîne YouTube du Média et également en podcast je vous dis alors non pas demain demain c'est une première oui il y aura comme une émission en première demain à très vite
le Média disparaît vous le savez nous venons de clore une cagnotte destinée au pôle enquête cela ne suffira pas à assurer au Média sa survie
au Média depuis sa naissance nous avons fait le choix de vous proposer une chaîne d'information une web télé indépendante libre et surtout en libre accès
les Média ont déjà réélu Macron ils ont inventé le mandat de 10 ans Philippe David elle est elle est finie cette campagne gratuitement nous vous avons proposé des talk shows politiques des interviews long format où on peut s'exprimer militants associatifs syndicalistes et intellectuels dans des conditions que l'on ne retrouve nulle part ailleurs
on a le droit de dire stop de dire non dans la rue c'est un droit assez légal et voici la réponse
on est dans une situation assez dingue où un gouvernement du coup vote une loi sur le secret des affaires pour arranger ses potes et après se cache derrière cette loi au moment où ça peut être déterminant quand on contacte l'Elysée en disant il y a quelque chose de grave là de l'argent vers ça dans un trust on n'a pas le début d'une réponse et puis quand on réinsiste sur mais il a touché combien Macron il n'y a plus aucune réponse donc s'ils sont de bonne foi pourquoi ils ne parlent pas ces gens là nous vous avons proposé des reportages des enquêtes des chroniques nous avons couvert les luttes comme aucun média mainstream ne le fait
Thomas selon toi Emmanuel Macron est-il un rempart comme il l'affirme contre l'extrême droite ?
pas du tout c'est politique qu'il a mené à favoriser l'extrême droite on a des gens qui sont des copains de longue date qui sont passés par les mêmes écoles et qui se retrouvent dans un conseil d'administration parce que ce gouvernement c'est pas autre chose à être responsable de rien devant personne les citoyens n'ont jamais leur mot à dire
cette gratuité c'est un choix politique et idéologique assumé depuis toujours mais c'est aussi un pari risqué risqué parce que c'est vrai payer pour un média dans le contenu et gratuit ça ne va pas de soi
mais c'est un pari que nous avons jugé nécessaire indispensable même d'ailleurs la preuve nos vidéos cumulent 8 millions de vues par mois preuve que vous souhaitez une autre information vous avez échoué finalement à mettre à l'ordre du jour cette question
je pense qu'il y a une responsabilité qui est quand même et avant tout celle des gens qui nous dirigent et notamment depuis 5 ans celle de Macron
loin des médias surconcentrés où seuls les libéraux et les fascistes ont le droit de s'exprimer dans de bonnes conditions
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