L'invité d'Apolline Matin : Présidentielle 2027, quelle politique étrangère pour le Rassemblement national ? - 07/09
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteRéponse partielle
Est-ce que les questions internationales sont le talon d'Achille du RN ?
- 0:29OuverteRéponse directe
Cette alliance étrange en Angleterre menée par Jordan Bardella, comment la regardez-vous ?
- 0:43OuverteRéponse directe
Vous n'avez plus aucune connexion avec l'AFD. Est-ce que malgré tout vous vous dites que ça crée une dynamique ?
- 1:34FerméeRéponse directe
Il y a un lien entre vous et l'AFD ?
- 2:24OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que Jordan Bardella a été faire avec Miguel Farage ?
- 5:37RelanceRéponse directe
Entre Eric Ciotti qui dit qu'il faut les moyens pour une Ukraine libre et Louis Alliot qui dit qu'il faut couper le robinet financier à l'Ukraine, vous choisissez qui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:09PrésentateurFait
« Jordan Bardella qui fait des concessions au leader du parti anti-européen UKIP. »
- 0:13PrésentateurFait
« La France qui n'a plus les moyens de soutenir l'Ukraine. »
- 2:12PrésentateurChiffre
« On n'a pas à voir un million de clandestins sur le territoire national. »
- 3:21PrésentateurFait
« La France reconduira ces personnes vers leur pays d'origine. »
- 6:18PrésentateurChiffre
« Là, c'est un prêt de 90 milliards d'euros accordé par l'Union Européenne. La France est caution pour 18 milliards d'euros. »
- 6:26PrésentateurChiffre
« On est en train d'essayer de faire la poche des retraités à hauteur de 3 ou 6 milliards, là, c'est 18 milliards. »
- 5:49Invité politiqueFait
« L'agresseur, c'est la Russie. Le pays agressé, c'est l'Ukraine. »
Temps de parole
- Présentateur66 %
- Présentateur 223 %
- Invité politique8 %
- ?4 %
≈ 13,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous
écoutez RMC.
Est
-ce que les questions internationales sont le talon d'Achille du RN ? On a un peu du mal à s'y retrouver. Jordan Bardella qui fait des concessions au leader du parti anti-européen UKIP. La France qui n'a plus les moyens de soutenir l'Ukraine. C'est ce qu'il dit également. Il l'a dit notamment au micro de BFM TV. Mais Louis Alliot le disait également. Bonjour Philippe Ballard. Bonjour Apolline.
Vous êtes
député RN. Vous êtes porte-parole du Rassemblement National. Je vais vous poser des questions sur notamment cette alliance étrange en Angleterre menée vendredi par Jordan Bardella. Mais d'abord c'est, je le disais, cette victoire de l'AFD hier. Vous n'avez plus aucune connexion avec l'AFD. Est-ce que malgré tout vous vous dites que crée une dynamique ? Comment vous regardez ça ? Il faut analyser un petit peu les résultats. En fait il faut se poser une question très simple. Pourquoi les Allemands de ce land de 2 millions d'habitants ont voté pour l'AFD ? on pourrait se poser la même question aux Etats-Unis. Pourquoi ont-ils voté pour Donald Trump ?
On retrouve à chaque fois quasiment les mêmes ingrédients. C'est-dire une politique migratoire complètement incontrôlée. Une désindustrialisation. Je parlais des Etats-Unis. Vous savez ce qu'on appelle la Rosbelt. C'est-à-dire la ceinture rouillée. 'est le symbole de la désindustrialisation des Etats-Unis. Tous ces gens-là qui voient une immigration incontrôlée, qui perdent leur pouvoir d'achat. Ils se retournent vers des gens qui leur disent « Make America great again ». On n'est pas fan forcément de Donald Trump. Mais enfin il faut analyser les ressorts de ce vote. Et en Allemagne c'est la même chose. Désindustrialisation, pouvoir d'achat. Tout ça ce sont les ingrédients pour un vote.
Il y a
un lien entre vous et eux ? Avec l'AFD ? Oui. Non, on le disait tout à'heure en préambule. On ne siège plus dans le même groupe au sein du Parlement européen. Vous avez énuméré tout à l'heure un certain nombre des choses qui sont des points de blocage, qui sont des lignes rouges comme l'on dit. Des propos sur la Deuxième Guerre mondiale. Ce concept de ré-migration. Enfin je veux dire, pourquoi allons-nous expulser des gens qui sont en situation régulière ? On commence à expulser les clandestins. On commence à expulser les 120 personnes, 120 000 pardon.
Mais
commence ? Ça
veut qu'ensuite vous
commencez, vous ferez quoi après
? On
commence ? On commence. Mais non mais, c'est-à-dire on fait ce qu'on devrait faire depuis longtemps et qu'on n jamais fait en France. On n'a pas à voir un million de clandestins sur le territoire national. On n'a pas à voir 120 000 personnes sous OQTF,'est-dire obligation de quitter le territoire français, mais qui restent quand même en France plutôt que de parler de ré-migration. Philippe Ballard, je voudrais comprendre qu'est-ce que Jordan Bardella a été faire avec Miguel Farage ? Signer en grande pompe une sorte de faux traité ou de traité à venir, dans lequel il dit ok super, renvoyez tout le monde chez nous.
Ah
non, ce n pas tout à fait ce qu'il
est écrit. Non,
non, non, non, non, non, non. Alors attendez, on va remettre les points sur les yi. Je me fais devenir comme ça, on ne pas s'exprimer. Très
bien,
allez-y. Ce sont les bateaux, non mais c'est
très clair.
Ceux qui arrivent au Royaume-Uni sont détenus au Royaume-Uni et seront expulsés par les autorités britanniques. Ceux qui sont dans la manche et qui risquent de se noyer entre parenthèses, parce que nous on n'est pas contre les immigrés, on est contre une politique migratoire complètement incontrôlée. Il y une différence quand même. quelqu'un qui est en train de se noyer en pleine mer, évidemment, va le secourir.
Il y a cette phrase exacte. Le Royaume-Uni
interceptera les embarcations parties des côtes françaises et pénétreront dans les eaux territoriales britanniques et ramènera en France les personnes se trouvant à bord. La France reconduira ces personnes vers leur pays d'origine. Absolument. Donc là, il n plus question des personnes qui arrivent, des clandestins qui arrivent sur le sol britannique. On parle des personnes interceptées dans la Manche. Mais au-delà de ça, ce qu'il faut bien voir, c'est que c'est pour envoyer un signal, mais je ne pas dire à la terre entière, mais vous savez, en Australie, il une dizaine d'années, ils ont fait une opération, ça s'appelait « no way ».
C'est-à-dire que quand on était clandestins, on ne pouvait pas mettre les pieds sur les territoires australiens. Ça sera la même chose pour la France et le Royaume-Uni. On envoie un signal pour
tous les
réseaux de mafieux. Non, mais oui, ce sont des réseaux mafieux qui se font de l'argent
sur le dos de pauvres bourgons. C'est ça qu'on veut combattre.
Oui, monsieur le député, mais alors quand même, vous êtes au courant que, à part le RN, personne ne défend cet accord. La classe politique française l'a unanimement condamnée, mais le plus humiliant pour la France. Et je pense que vous y serez sensibles. C'est la une des journaux britanniques, avant-hier en Angleterre, où tout le monde se moque de Jordan Bardella. Donc tout le monde se moque de la France, car c'est un député européen français. On est un sujet de ridicule numéro un en Angleterre.
Vous
ne pouvez pas nous dire qu'il n'y a que le RN qui a compris ce qu fait Jordan Bardella. Toute la classe politique française ne le comprend pas. Et l'Angleterre, qui est bénéficiaire de l'accord, se moque de lui. Il y un problème
quand même dans cette histoire. Non, pas du tout. Parce que je pense que la classe politique française, là on va se perpilonner pendant huit mois. Et les Anglais, c'est la même chose. La presse britannique, on la connaît un petit peu. La branche pas du côté de Fadge. Ce n pas ça, mais on sait très bien. Mais on peut revenir au niveau français. Là, on a une très grande partie de la presse qui se déchaîne contre nous. Nos adversaires politiques, à la limite, ça c'est normal. Mais pourquoi ? Parce qu'on a une vraie dynamique en ce moment. On a un duo qui fonctionne merveilleusement bien. Moi, je vais vous
dire... fonctionne merveilleusement bien
? Ah oui, absolument. Vous n'en faites pas, n pas de
Jordan Bardella,
Marine Le Pen, il n pas de
C
'est un duo absolument formidable. Bientôt, ce sera Marine Le Pen à l'Isée, Jordan Bardella à Matigant. Moi, j'étais en circonscription ce week-end. J'ai fait un barbecue patriotique. On était 60 en 2022 quand j'ai été élu. Là, on était 300, j'ai fait 25 adhésions. Il y un formidable mouvement en France pour notre mouvement, pour Marine Le Pen, pour Jordan Bardella, qui se dessine. Il y encore 8 mois de campagne. Nous, on fait campagne comme si on était à 15%.
Entre Eric Chioty
qui dit qu faut les moyens pour une Ukraine libre et indépendante et Louis Alliot qui dit qu'il faut couper le robinet financier à l'Ukraine. Vous choisissez qui ? Mais Jordan Bardella était sur BFM. Il est revenu, il s'est expliqué sur cette phrase. Nous, nous avons toujours condamné l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Un pays agressé, un pays agresseur. L'agresseur, c'est la Russie. Le pays agressé, c'est l'Ukraine. Il n pas de doute, non ? Franchement, il n a absolument aucun doute là-dessus. Et on soutiendra l'Ukraine. Quand il faudra qu soit à l'Ukraine, on sera aux côtés de l'Ukraine. On respectera nos accords.
Mais là, pour revenir à cette phrase de Louis Alliot, c'était, je crois, on va couper le robinet. Mais il s'en est expliqué, Jordan Bardella s'en est expliqué. Là, c'est facile de prêter de'argent qu'on n'a pas. Non, mais on prête de l'argent que l'on n'a pas. C'est ce qu'il faut bien comprendre, quand même. Là, c'est un prêt de 90 milliards d'euros accordé par l'Union Européenne. La France est caution pour 18 milliards d'euros. Quand on voit la préparation du budget, on est en train d'essayer de faire la poche des retraités à hauteur de... 3 ou 6 milliards, là, c'est 18 milliards. Alors oui, il faut aider l'Ukraine, mais pas avec de l'argent qu'on n'a pas. Merci Philippe Ballard d'avoir
répondu à nos questions
ce matin. Député de l'Oise, porte-parole du Rassemblement National.