Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
ChroniqueBLAST (sur YouTube)· 30 septembre 2021 12 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

ET SI MARINE LE PEN N'ÉTAIT PAS AU SECOND TOUR ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Marine Le PenPromesse
    « Élue présidente de la République, je présenterai aux Français un référendum qui comprendra un plan complet de maîtrise de l’immigration. »
  • 0:30Marine Le PenFait
    « Est-ce qu’il est raciste Eric Zemmour ? Non il est Zemmour. Il est Zemmour. »
  • 0:45Marine Le PenFait
    « Je ne partage rien des valeurs qu’Eric Zemmour propose. »
  • 1:00Marine Le PenChiffre
    « 19 % des électeurs de Marine Le Pen en 2017 ont l’intention de voter pour le polémiste. Et 25 % des électeurs de François Fillon se déclarent prêts à les imiter. »
  • 1:15Marine Le PenFait
    « La régularisation d’un étranger deviendra exceptionnelle et relèvera du Conseil des ministres. »
  • 1:30Marine Le PenFait
    « Les étrangers devront se conformer au “mode de vie français” et “s’assimiler” à la société française. »
  • 1:45Marine Le PenFait
    « Les binationaux seront exclus de la fonction publique. »
  • 2:00Marine Le PenFait
    « La déchéance de la nationalité française sera largement étendue. »
  • 2:15Marine Le PenChiffre
    « Donnée à 25 % il y a encore quelques mois, la présidente du RN est tombée à 16 % dans le dernier sondage Harris interactive. »
  • 2:30Marine Le PenChiffre
    « Éric Zemmour est crédité de 13 % d’intentions de vote. »
  • 2:45Christian JacobFait
    « Est-ce qu’il est raciste Éric Zemmour ? Non, écoutez, moi je connais Éric Zemmour. »
  • 3:15Marine Le PenFait
    « Le seul grand remplacement qui est en train de se passer en France, c’est le grand remplacement de madame Le Pen par Éric Zemmour. »
  • 3:30Marine Le PenFait
    « Éric Zemmour n’est pas un allié potentiel mais qu’il est un adversaire politique que l’on doit combattre. »
  • 3:45Gérard LarcherFait
    « On a un Éric Zemmour qui lui propose de fusionner les droites, ce qu’il appelle fusionner les droites, c'est-à-dire en fait casser ce mur étanche entre extrême et droite. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Élue présidente de la République, je présenterai aux Français un référendum qui comprendra un plan complet de maîtrise de l’immigration. Est-ce qu’il est raciste Eric Zemmour ? Non il est Zemmour.

Il est Zemmour. Moi je suis de ceux, de la droite républicaine, qui veulent une digue infranchissable avec le Rassemblement national ou avec Éric Zemmour qui est son faux-nez. Je ne partage rien des valeurs qu’Eric Zemmour propose.

Ecoutez j’ai l’impression qu’Eric Zemmour est déjà rentré au gouvernement. Marine Le Pen et la droite torpillées par Zemmour, la victoire sur le fil de Yannick Jadot à la primaire écologiste : on en parle tout de suite dans le numéro 17 d’Un Bourbon Sinon Rien. L’onde de choc Zemmour n’en finit pas de s’étendre.

À droite comme à l’extrême droite, on a compris que l’affaire était sérieuse. Comme le renard dans le poulailler, Zemmour est en train de dévorer l’électorat de ces deux familles. Avant même d’être candidat… En début de semaine, un sondage Harris interactive a chiffré les dégâts. 19 % des électeurs de Marine Le Pen en 2017 ont l’intention de voter pour le polémiste.

Et 25 % des électeurs de François Fillon se déclarent prêts à les imiter. En réaction, mardi, Marine Le Pen a sorti l’artillerie lourde. Elle a présenté un projet de loi sur l’immigration qu’elle soumettrait à référendum dans l’hypothèse où elle viendrait à être élue.

Cette question de l’immigration, que nous maîtrisons parfaitement pour y avoir consacré une réflexion très approfondie depuis des décennies, sera au centre du prochain mandat présidentiel. Pour autant, cette question doit être abordée avec sérieux et exige autre chose que des constats de tribune, des affirmations qui blessent, et des pistes de solutions hasardeuses, voire dangereuses. Élue présidente de la République, je présenterai aux Français un référendum où la question sera simple : “Approuvez-vous le projet de loi CII, projet de loi citoyenneté, identité, immigration, qui comprendra un plan complet de maîtrise de l’immigration ?

En clair, la dirigeante du Rassemblement national dit à ses électeurs : “Préférez l’original Le Pen à la copie Zemmour. Nous, nous savons faire !”.

Les principales dispositions de ce projet de loi sont en effet en rupture absolue avec les politiques menées depuis les origines de la Ve République. Ainsi, la régularisation d’un étranger deviendra exceptionnelle et relèvera du Conseil des ministres. Les étrangers devront se conformer au “mode de vie français” et “s’assimiler” à la société française.

Ils seront tenus de souscrire une assurance pour leur protection sociale et d’apporter la preuve qu’ils peuvent subvenir à leurs besoins. Les binationaux seront exclus de la fonction publique. Les sans-papiers et les délinquants seront expulsés.

Enfin, la déchéance de la nationalité française sera largement étendue. Avec cette annonce, Marine Le Pen espère bien remonter dans les sondages, car c’est l’avenir du Rassemblement national qui se joue en ce moment. Donnée à 25 % il y a encore quelques mois, la présidente du RN est tombée à 16 % dans le dernier sondage Harris interactive.

En revanche, Éric Zemmour est crédité de 13 % d’intentions de vote. Tout comme Jean-Luc Mélenchon. Les deux candidats sont désormais à trois points du score de Marine Le Pen.

Ils rejoignent ainsi Xavier Bertrand, crédité de 14 % d’intentions de vote, dans le club des candidats qui peuvent éventuellement accéder au second tour de l’élection présidentielle, si la dégringolade de Marine Le Pen se poursuit, bien sûr. Bref, si les tendances du sondage Harris interactive se confirment, nous sommes en train de vivre le premier tournant de la campagne, alors même que celle-ci n’a pas encore atteint son régime de croisière. À droite, ça tangue sérieusement.

Faut-il cajoler Zemmour ? Ou bien s’en démarquer sans ambiguïté ? Écoutez ce qu’en pense Christian Jacob, le président des Républicains.

Est-ce qu’il est raciste Éric Zemmour ? Non, écoutez, moi je connais Éric Zemmour. Je ne partage pas la ligne, encore une fois, cette ligne décliniste où chaque jour la guerre civile va arriver… Un peu d'optimisme, etc.

Est-ce qu’il est d’extrême droite ? Non, il est Zemmour. Il est Zemmour.

Lundi matin, le président de la délégation LR au Parlement européen, François Xavier Bellamy, envisageait même qu’Éric Zemmour puisse briguer l’investiture des Républicains. Vous seriez favorable, vous, à ce qu’Éric Zemmour participe à ce congrès ? Je ne vois pas… Je ne vois pas ce qui empêcherait ça.

Je pense encore une fois qu’on a besoin du dialogue le plus ouvert et le plus large. Les propos de Christian Jacob et François-Xavier Bellamy ont fait grincer bien des dents. La réaction n’a pas tardé.

Moi je suis de ceux, de la droite républicaine, qui veulent une digue infranchissable avec le Rassemblement national ou avec Éric Zemmour qui est son faux-nez. Et la vérité, c’est que le seul grand remplacement qui est en train de se passer en France, c’est le grand remplacement de madame Le Pen par Éric Zemmour. Ne soyons pas dupes de cela.

Et donc je souhaite qu’avec tous mes collègues républicains, on ait tous la même détermination, la même envie, et qu’on rappelle tous qu’Éric Zemmour n’est pas un allié potentiel mais qu’il est un adversaire politique que l’on doit combattre. Histoire d’enfoncer le clou, Damien Abad a écrit mercredi à Éric Zemmour pour lui proposer de débattre devant les caméras. Gérard Larcher et Valérie Pécresse sont également montés au créneau.

Je ne partage rien, j’allais dire des idées et “des valeurs” que Éric Zemmour propose. J’appartiens à une droite gaulliste, résistante, une droite qui s’est construite avec un mur infranchissable face aux extrêmes. Et on a un Éric Zemmour qui lui propose de fusionner les droites, ce qu’il appelle fusionner les droites, c'est-à-dire en fait casser ce mur étanche entre extrême et droite.

Eh bien moi, ça n’est pas mes valeurs, ça n’est pas ma politique. Du côté de la majorité présidentielle, on se montre très inquiet. Car si Marine Le Pen n’est pas au second tour, le refrain du “barrage à l’extrême droite” devient sans objet.

Emmanuel Macron serait alors sérieusement menacé. Il y a quelques semaines, un sondage donnait Xavier Bertrand vainqueur de la présidentielle en cas de duel. L’exécutif s’est donc empressé de montrer qu’il n’était pas à la traîne sur les questions d’immigration.

Mardi, on a appris que les conditions d’obtention des visas pour les Marocains, les Algériens et les Tunisiens ont été durcies. Le gouvernement indique qu’il s’agit d’une mesure de rétorsion : les trois pays concernés n’accepteraient pas d’accueillir leurs ressortissants sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français. Toutes les familles de droite ont salué la mesure : Cette mesure, nous la réclamons pour notre part de façon constante et depuis longtemps.

Maintenant je souhaite qu’elle soit réellement appliquée. Il faut surtout mettre la pression sur les pays d’origine pour qu’ils acceptent de réadmettre leurs citoyens. Parce que là où ça coince la plupart du temps, c’est qu’ils refusent de reconnaître que ce sont des citoyens de leur pays.

La France souhaite faire entendre sa voix, et la faire respecter puisque les accords n’ont pas été tenus de la part de nos trois partenaires. À gauche, la réaction de la France insoumise est bien différente. Écoutez, j’ai l’impression qu’Éric Zemmour est déjà rentré au gouvernement.

On savait que le président de la République lui avait commandé une note sur l’immigration. On sait que monsieur Zemmour a une obsession pour l’immigration, particulièrement pour l’immigration en provenance du Maghreb. Il l’a redit dans son débat face à Jean-Luc Mélenchon.

Il l’a redit encore sur les plateaux télé suivants. Et on a ensuite un gouvernement qui s’exécute dans la démagogie la plus crasse. L’irruption d’Éric Zemmour dans la campagne rebat toutes les cartes.

Alors que l’élection paraissait cadenassée par le tandem Macron - Le Pen, un espace s’ouvre pour les outsiders de droite et de gauche. Au regard du débat nauséabond qui s’est installé depuis la rentrée, c’est plutôt une bonne nouvelle. C’est donc Yannick Jadot qui l’a emporté ce mardi.

Il est désormais le candidat officiel d'Europe-Écologie-les-Verts à la présidentielle. Une victoire à l’arraché : sur un total de 104 772 votants, seulement 2 112 voix d’avance le séparent de Sandrine Rousseau. Il n’empêche : le député européen a réussi à vaincre la fatalité de son parti, celle qui voulait que le favori de l’opinion et des sondages soit battu par un candidat inconnu du grand public.

Dans la cale de la péniche où s’étaient rassemblés ses partisans, le suspense était à son comble, quand tout à coup : J’avais préparé un discours au cas où. On ne sait jamais. Donc je vais aller dire mon discours au QG et je voudrais vous remercier infiniment.

Je voudrais vous remercier infiniment parce que c’est grâce à vous que je suis le candidat de l’écologie politique à l’élection présidentielle ! Sur le quai, les fidèles du vainqueur confiaient leur soulagement. Soulagé, oui, ce n’est pas rien de gagner cette primaire écologiste.

Le résultat est très serré, bien sûr, mais justement, c’est ce qui va nous permettre de ne pas nous reposer sur nos acquis. C’est aussi ce qui va faire que les militants de Sandrine, et Sandrine vont pouvoir aussi peser sur la campagne. Un peu plus tard, Sandrine Rousseau passe devant la péniche pour se rendre dans le bâtiment où sont proclamés les résultats.

Yannick Jadot descend à sa rencontre. Poses convenues devant les photographes. Déjà la rivale est repartie.

C’est l’heure du discours du vainqueur de la primaire. J’appelle au rassemblement des écologistes, au dépassement du pôle écologiste pour que nous allions ensemble jusqu’à l’Élysée, jusqu’à l’Assemblée nationale, pour une nouvelle pratique du pouvoir au service des citoyennes et des citoyens. Nous sommes toutes et tous concernés par les chocs climatiques, l’effondrement du vivant, les pandémies et les maladies chroniques liées aux pollutions et à la malbouffe.

J’appelle ce soir à nous rejoindre les humanistes, les progressistes. Je les appelle à transformer avec nous la résignation en mobilisation, la colère en action, l’espoir en victoire. Cet appel au rassemblement s’adresse surtout au PS, car Yannick Jadot parie sur le naufrage d’Anne Hidalgo.

Depuis l’annonce de sa candidature, il y a deux semaines, la maire de Paris stagne dans les sondages. Quand elle ne régresse pas comme la semaine passée. Dans l’entourage du candidat, on explique que les députés PS vont avoir besoin des voix écologistes pour se faire réélire en 2022.

Ils vont donc faire pression sur Olivier Faure, le premier secrétaire, pour qu’Anne Hidalgo se rallie à Yannick Jadot. Car personne, au PS, ne pense sérieusement que la candidate puisse l’emporter. Elle prend simplement date pour 2027.

Ce scénario peut-il réussir ? Oui, si Sandrine Rousseau soutient sans réserves le candidat de son parti. Pour l’instant, ce n’est pas acquis.

L’écoféministe et ses amis pourraient se tourner vers la France insoumise. Une France insoumise qui, dès le résultat connu, leur a ouvert les bras. Toutes celles et ceux qui ont porté cette candidature auront un candidat, Jean-Luc Mélenchon effectivement en 2022.

Yannick Jadot n’a pas fini de donner des gages à sa rivale malheureuse. Combien de temps acceptera-t-il de le faire ? Ça, c’est une autre histoire.

Le troisième tour de la primaire commence. Si vous avez aimé cette chronique, si vous voulez nous soutenir, n’hésitez pas à vous abonner à notre chaîne Youtube. Et n’oubliez pas d’activer la cloche.

Vous pouvez également vous abonner sur notre site BLAST-INFO.FR et faire des dons. N’oubliez pas : nous n’existons que grâce à votre soutien financier.

À jeudi prochain pour Un Bourbon Sinon Rien.

ET SI MARINE LE PEN N'ÉTAIT PAS AU SECOND TOUR ? · Pourquijevote