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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 18 novembre 2013 43 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéEurope & internationalInstitutions & élections

Discours de clôture de Marine Le Pen lors de la Convention Municipales à Paris

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 70 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:04Invité politiqueFait
    « Les transferts de souveraineté depuis Maastricht en 1992 au pacte budgétaire de l'année dernière ont paralysé la capacité d'action de l'État. »
  • 4:11Invité politiqueFait
    « Il n'est plus un déplacement officiel du président de la République ou des ministres qui ne se fassent sous une bronca de huées et de sifflets. »
  • 7:19Invité politiqueFait
    « Annulation par un parlement UMPS des résultats du dernier référendum, celui sur la constitution européenne. »
  • 7:29Invité politiqueFait
    « Refus de l'organisation d'un référendum sur la sortie de cette union européenne qui nous étouffe. »
  • 7:56Invité politiqueFait
    « Les Français s'alarment d'une immigration toujours plus massive. »
  • 8:12Invité politiqueFait
    « Le chômage atteint des records, c'est la faute du peuple. Fainéant, forcément, qui refuse de travailler. »
  • 9:23Invité politiqueFait
    « Des instructions données il y a quelques jours au parquet d'extrême fermeté contre ceux qui grondent ou manifestent. »
  • 9:32Invité politiqueFait
    « Des arrestations préventives, arbitraires, d'opposants politiques sans aucun fondement légal, comme celles dont a été victime Valéron de Saint-Just. »
  • 10:22Invité politiqueFait
    « Cette politique de la Tour d'Ivoire n'est plus tenable longtemps. »

Temps de parole

  • Marine Le Pen96 %
  • Locuteur non identifié4 %

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2:02
Marine Le Pen

Je tiens à cet égard et à remercier chaleureusement de ces deux journées et à leur bon déroulement. Je pense qu'on peut les applaudir. Les défis qui nous attendent sont immenses. Je l'affirme car je le vois, nous sommes prêts pour la bataille des municipales. Voyez ce qu'ils en font, voyez ce qu'ils en ont fait. Pourquoi, d'ailleurs, on peut se le demander, continue-t-il à chaque élection à se présenter devant les Français, à leur réclamer le pouvoir, puisqu'ils refusent de l'exercer ? Les transferts de souveraineté depuis Maastricht en 1992 au pacte budgétaire de l'année dernière ont paralysé la capacité d'action de l'État.

Monnaie, frontières, loi et dorénavant budget, il n'est plus rien, l'entière maîtrise. Le pouvoir, mes amis, encore faut-il avoir le pouvoir de faire, et c'est très précisément ce qu'il manque à la France. Du pouvoir comme de l'espoir et du courage, il nous en faudra pour affronter les épreuves qui s'annoncent au cœur d'une crise qui n'en finit pas. Car l'automne est sombre. Chômage, récession, insécurité, immigration, crise de l'euro, injustice fiscale, tous les clignotants sont au rouge. L'aggravation se ressent dans tous les domaines. Et les conséquences sont aussi évidentes qu'immédiates. Politiques, d'abord. Avec un exécutif qui n'a plus aucune légitimité.

Mais voyez par vous-même, il n'est plus un déplacement officiel du président de la République ou des ministres qui ne se fassent sous une bronca de huées et de sifflets. Des sondages également qui percent des planchers que personne encore n'avait jamais atteint. Un pouvoir sans légitimité, c'est un pouvoir qui n'a plus aucune autorité. Et les exemples de cette déliquescence dépassent parfois l'imagination. Je n'évoquerai qu'un nom pour l'illustrer, Léonarda. Bon pour la qualifier, la honte, la honte dont s'est couvert le président Hollande dans cette affaire est sans égale pour un chef de l'État.

Un tel effondrement dans l'ordre moral et politique, un tel effondrement de l'autorité publique n'est pas chose réjouissante à voir. Au contraire, le pouvoir, aveugle et sourd, n'a manifestement plus conscience de la souffrance qu'il inflige aux Français. La démoralisation du peuple, le sentiment de déclassement qui se renforce, l'optimisme qui décroît en sont des révélateurs terribles. Et le plus inquiétant, c'est que tout ça n'est peut-être rien par rapport à ce qui nous attend. Si l'automne est très sombre, l'hiver s'annonce plus rude encore, sans perspective réelle de printemps. Sur quelle base le pouvoir compte-t-il tenir s'il refuse obstinément de redonner la parole au peuple ?

La force des institutions de la Ve République ne le protégera pas éternellement. 18 mois après son commencement, nous avons le sentiment terrible que le quinquennat de François Hollande est déjà perdu. Après la vacuité qui caractérisa le mandat de Nicolas Sarkozy, va-t-il encore falloir redoubler de patience ? Nous ne pouvons pas attendre indéfiniment avant d'agir. Et je veux aujourd'hui vous donner les clés de la solution. Je le fais dans la perspective des scrutins à venir, que nous devons préparer et dont nous devons dès à présent mesurer la signification. Ils sont importants, en particulier les municipales.

Et je veux vous motiver plus encore en vous décrivant la portée qu'ils vont avoir. Car je ne me résous pas au désespoir. La situation s'annonce toujours plus mal, mais tout peut encore se redresser pour peu que l'on agisse. Mes chers compatriotes, je fais mienne la devise du maréchal Iliotet, grand homme de guerre, militaire éminemment respecté, dont nous fêtons aujourd'hui hasard du calendrier, le 159e anniversaire de la naissance. La joie de l'âme est dans l'action. C'est mes chers amis le spectacle de ce pouvoir qui ne comprend pas le peuple, le méprise, le fuit, le craint. Annulation par un parlement UMPS des résultats du dernier référendum, celui sur la constitution européenne.

Refus de la proportionnelle aux élections. Refus de l'organisation d'un référendum sur la sortie de cette union européenne qui nous étouffe. Le peuple se plaint et ses plaintes sont étouffées par ceux qui devraient les entendre, ridiculisées par ceux qui devraient y répondre quand elles ne sont pas criminalisées. Les Français s'alarment d'une immigration toujours plus massive. Ils sont racistes. Ils s'inquiètent de la multiplication dramatique des agressions et autres cambriolages. Ils sont trouillards, ou fascistes, ou les deux. Pour redevenir un peuple libre, ils sont xénophobes. Le chômage atteint des records, c'est la faute du peuple.

Fainéant, forcément, qui refuse de travailler, puisqu'on vous dit que des milliers d'emplois ne sont pas pourvus. Oubliant de préciser que ceux-là ne sont peut-être pas rémunérés à la hauteur de leur pénibilité. Ils ne vous comprennent pas. Ils ne vous comprennent pas, vous craignent, et finissent par gouverner, non pas pour vous, mais contre vous. La politique est pourtant à l'opposé de ce sentiment. Une bonne politique ne peut pas se construire sur la peur du peuple. Une bonne politique cherche le peuple, se tourne vers lui. Une bonne politique vise l'assentiment populaire. Elle ne considère pas le peuple comme un adversaire qu'il faut baïonner ou délégitimer.

Ou alors, cela signifie que, subrepticement, nous passons de la démocratie à un autre régime, au mieux des sens oligarchiques, au pire totalitaire. Regardons un peu derrière nous. Des instructions données il y a quelques jours au parquet d'extrême fermeté contre ceux qui grondent ou manifestent. Des arrestations préventives, arbitraires, d'opposants politiques sans aucun fondement légal, comme celles dont a été victime Valéron de Saint-Just et les candidats qui l'accompagnaient sur les Champs-Elysées. Des milices antifascistes, qui détruisent des permanences d'opposants, comme à Brest, ou commettent des violences sous l'œil impavide d'une police sommée de ne pas intervenir.

Et encore ce matin, ces mêmes milices qui investissent des églises en brutalisant les fidèles pendant la messe sans susciter l'indignation des belles âmes. L'affoilement du gouvernement le pousse à la limite de l'état de droit. Cette politique de la Tour d'Ivoire n'est plus tenable longtemps. Déjà, Nicolas Sarkozy ne se déplaçait plus en France sans une armée de militants pour faire la claque et des figurants, vous savez, pour jouer au peuple. Mais le peuple français, il ne le voyait plus. Le fait que François Hollande ne puisse plus faire un pas en France sans se faire copieusement huer est le signe que quelque chose est rompu, brisé, en profondeur.

Et non plus seulement à la surface de ce que laissent voir les enquêtes d'opinion. Pour qui espèrent-ils gouverner dans ces conditions ? Pour qui d'autres sont-ils censés même gouverner si ce n'est le peuple français ? Comment espèrent-ils tenir encore plus de trois longues années à ce rythme dans ce discrédit général ? Si François Hollande était à la hauteur de sa fonction, il s'engagerait sans tarder à dissoudre l'Assemblée nationale. Si François Hollande respectait l'esprit de notre Constitution, il userait de son article 12 et reviendrait au peuple via des élections législatives anticipées.

Quand il n'y a plus de cap, quand il n'y a plus suffisamment de légitimité, quand il n'est plus possible d'avancer, quand l'ensemble des Français ont le sentiment d'un épais brouillard sur la politique de la France, quand le gouvernement se met à combattre le peuple, seul un retour aux urnes, seul un retour au peuple permet de sortir de la crise par le haut. Il n'y a pas qu'au gouvernement qu'on ne veut pas revenir au peuple. L'UMP aussi a peur du peuple. Et vous le voyez bien d'ailleurs, elle se garde de réclamer une dissolution. Parce que l'UMP sait qu'elle serait tout autant laminée que le PS au pouvoir.

Parce qu'elle sait que les Français n'ont pas oublié les dix dernières années, celle de la trahison, du mensonge, et au final du gravissime échec de gouvernements incapables. Parce que l'UMP est tout aussi inféodée à la Commission de Bruxelles, et donc incapable de rendre au peuple sa liberté. L'UMP ne propose pas la dissolution, parce qu'elle sait qu'elle n'a en réalité aucun autre projet à proposer que ce que fait le PS, à commencer par cette hausse de la TVA qui va arriver en janvier, et qui est une nouvelle coproduction UMPS. Et parce que, fondamentalement, l'UMP a un problème avec le peuple.

Elle qui a fait repasser en 2008 la Constitution européenne, que le peuple français avait pourtant enterrée au moyen d'un référendum, contre, je vous le rappelle, l'ensemble de la classe politique et médiatique. Alors, l'UMP gottes et avec elle quelques socialistes sur un remaniement, comme si c'était la solution miracle. Mais un remaniement ne servirait à rien. Valls ou Aubry, Aubry ou Valls, à la place de Jean-Marc Ayrault, la belle affaire. Cela nous promettrait quelques semaines de communication politique, encore, avant que les Français ne se rendent compte que rien ne change, que rien ne peut changer. On a d'ailleurs déjà changé, en passant de l'UMP au PS, et rien n'a bougé.

Ce n'est certainement pas en passant demain d'une boutique du PS à une autre que la France bougera. Ce n'est pas une question d'hommes ou de partis. C'est une question d'orientation fondamentale. Et tant qu'on n'acceptera pas, au sommet de l'État, de redonner un cap à la France en la faisant radicalement changer de direction, alors rien ne sera possible. En faisant croire aux Français que tout ne serait qu'une question d'hommes ou d'équipe, les partis au pouvoir réduisent depuis des années la vie politique à ce jeu stérile d'une fausse alternance, à cette comédie inutile des joutes politiques, des petites phrases, des combats d'égo sans signification réelle.

Ils réduisent la vie politique à un concours entre partis, à une compétition, sans aucun intérêt, sans aucune vision, entre des écuries politiques qui ne sont plus que des syndicats de défense d'intérêts électoraux. Les partis au pouvoir n'engendrent ainsi rien d'autre que de stériles querelles, que de faux combats. Ils jouent sur la division entre Français qui finissent par ne plus se reconnaître unis dans leur État et dans leurs institutions. D'une manière factice, on oppose la droite et la gauche. D'une manière factice, on oppose le PS à l'UMP. D'une manière factice, on oppose Valls à Aubry, Valls et Aubry à Hérault. Mais tout cela n'a plus aucun sens.

Ce faisant, mes chers amis, ils commettent cette faute lourde au regard de l'histoire. L'État ne doit pas être le lieu de ces compétitions stériles. Il doit être une autorité respectée. Les institutions de la République doivent servir de rempart à la division des Français. Au pouvoir, les uns après les autres, le PS après l'UMP, l'un de ces innombrables gouvernements inutiles après un autre de ces innombrables gouvernements inutiles, ils n'obtiennent finalement qu'une seule chose.

Par la fausse idée qu'ils donnent de l'action publique, en retirant toute noblesse à la conduite de l'État, ils sapent la confiance des Français dans l'action publique, dans la capacité du gouvernement à agir, dans l'État, dans leurs institutions. Les garants de l'autorité, et oui, j'ose le dire, du prestige de l'État. Et ce faisant, nous sommes les garants de l'unité nationale. Nous sommes réunis, mes chers compatriotes, ici pour faire de la politique, au sens noble du terme, de la vraie politique. De la politique pour apporter de vraies solutions aux vrais problèmes des Français.

De la politique pour nous attacher à la réalité de ce que vivent au quotidien nos compatriotes, à leurs souffrances, à leurs espérances. Nous, nous croyons comme Mirabeau que le peuple ne se trompe jamais dans ses plaintes. Alors oui, je le dis haut et fort, et je préviens ce pouvoir sourd et aveugle, ce pouvoir affolé, ce pouvoir hargneux, ce pouvoir sans éthique ni morale, assez des diversions. Voilà des mois que vous donnez dans la diversion pour fuir vos responsabilités. Un jour, la grotesque affaire Léonarda, devant laquelle le président de la République s'est mis à plat ventre et a déshonoré la France.

Le lendemain, un projet de loi sur la prostitution, ou je ne sais quel autre sujet de société. Et depuis quelques semaines, l'orchestration de ce spectacle tragi-comique autour du prétendu racisme des Français, Français qu'il faudrait criminaliser, comme aux belles heures des années 80. Et Harlem désire, dans une espèce de retour d'âge, le problème numéro un, c'est vous, le peuple de France, dont il faudrait être honteux, à qui on inflige les leçons de morale de tel ou tel joueur de foot, animateur télé, radonné, et qui maintenant se permettent de venir déverser. Mesdames et messieurs du gouvernement, cessez donc votre cinéma. Vous êtes ridicules.

Ouvrez les yeux, ça ne marche plus, votre petit jeu. Mesdames et messieurs du pouvoir, vous vous rendez méprisables quand vous passez votre temps à vous lamenter sur votre propre sort, au lieu de servir les Français et de rendre des comptes. Vous n'inspirez aucun respect ni aucune dignité quand vous jouez éhontément la carte de la victimisation, de la diversion et de l'instrumentalisation. Mes chers compatriotes, vous pensiez que le problème en France, c'était le chômage, le pouvoir d'achat, les petites retraites, l'insécurité, l'immigration massive, le communautarisme, la multiplication des campements roms, la crise de l'euro, la dictature des banques et de l'Union européenne.

Eh bien, vous vous trompiez. Le problème principal aux yeux du gouvernement, mes chers compatriotes, c'est vous. Ils se donnent pour mission d'éduquer. Les gouvernements passent leur temps à vous traîner dans la boue pour éviter de se pencher sur vos problèmes et de travailler à les résoudre. Et tout cela, pourquoi ? En quoi cela fait-il reculer le chômage ? En quoi cela remplit-il les porte-monnaies ?

Quelles solutions cela donne-t-il aux petites retraites, aux veuves, aux femmes seules, aux jeunes au chômage, aux entrepreneurs qui n'y arrivent plus, aux petits fonctionnaires dont le salaire n'a pas bougé depuis cinq ans, à ces millions de familles qui croulent sous les impôts, à ces usines qui ferment sous les coups de la concurrence déloyale et de l'euro, à nos paysans, à nos pêcheurs étranglés ? Oui, mesdames et messieurs du gouvernement, mais aussi, mesdames et messieurs, les chefs, les nombreux et multiples chefs de l'UMP, vous instrumentalisez tous les sujets pour dévier le regard des Français, pour les détourner de leurs vrais problèmes auxquels vous n'apportez aucune solution.

Le chômage explose, la croissance s'effondre, l'insécurité et l'immigration se développent, la crise reprend de plus belle. Et que fait le pouvoir ? Il organise tous les quatre matins des meetings contre le supposé extrémisme. Ah non, mais pas l'extrémisme islamiste qui organise en France des cellules pour aller se battre en Syrie. Non ! L'extrémisme contre lequel se bat le gouvernement, c'est en fait le patriotisme. Et le seul qui défend le patriotisme, à savoir le Front National. Ça ne se sentit pas immensément ridicule ? Quel est le problème pour le gouvernement, les élites, l'UMPS ? Non, pas le problème des Français, mais la montée du Front National et des idées patriotes.

Alors, contre lui, tout est bon. Toutes les accusations les plus ineptes, les plus outrancières, les plus scandaleuses, les plus injustes. Et ça tombe bien, parce qu'à ce petit jeu, le débat de fond n'existe plus. Ah, on ne parle plus justement du chômage qui atteint des records, des bidonvilles, Rome qui se multiplie partout en France, de l'espionnage industriel, politique et personnel massif subi par la France de la part d'une nation soi-disant alliée, les États-Unis. De cela, plus personne ne parle. Des grandes prédictions d'augmentation de la croissance qui se révèlent, ressemblaient beaucoup plus à de la récession, plus personne ne parle.

Des cambriolages, un tous les 90 secondes en France, plus personne n'en parle. Du record atteint de défaillites d'entreprises, ni d'ailleurs du non-cumul des mandats, tombés aux oubliettes, car messieurs les élus n'en veulent pas. Ou encore, de cette scandaleuse augmentation de la TVA qui frappera l'ensemble des Français le 1er janvier prochain. Mais c'est l'objectif recherché. Oh, nous aussi, nous aussi, nous pourrions y entrer et jouer chaque jour les indignés devant telle ou telle insulte numérique laissée par telle ou telle sur nos pages Facebook. Mais nous ne les suivons pas sur ce terrain minable, médiocre.

Nous n'avons aucun seul cap, apporter des réponses aux souffrances du peuple de France, endurer les insultes, parce que nous en recevons aussi comme responsables politiques, bien sûr, mais toujours garder pudeur et dignité et penser d'abord à nos compatriotes qui souffrent le plus durement avant de penser à nous-mêmes. Car non comptant de détourner les Français des vrais problèmes, leur projet, c'est aussi de les désunir, de les diviser, de faire monter les tensions dans notre société. Ils veulent jouer sur les peurs, les peurs entre les Français. Car ils n'aboutissent avec leurs accusations permanentes du peuple qu'à renforcer les divisions entre les Français.

Ils entretiennent cette tentation si grande qui a toujours agité la France de la désunion, de la discorde quand les choses vont mal. Ils parlent en permanence de communauté, de minorité, quand nous parlons, nous, de Français et d'assimilation républicaine. Ils n'ont que les mots « black », « beurre », « blanc » à la bouche quand nous ne voyons que des Français dont nous voulons qu'ils soient fiers du bleu, du blanc et du rouge. C'est-à-dire que, oui, nous sommes le seul mouvement qui veut respecter le peuple, éviter les divisions rassemblées dans la nation et dans la République parce que nous savons qu'unis, les Français sont invincibles.

C'est d'ailleurs précisément pour cela que le Front National monte, que les idées patriotes montent, parce qu'ils voient bien que nous sommes un mouvement qui voulons faire de la politique au service de tous, la politique qui s'intéresse à nos compatriotes, la seule qui propose des solutions à leurs problèmes. Nous ne faisons que cela, nous. La petite politique, les pleurnicheries, ça ne nous intéresse pas. Nous continuons notre travail de fond envers et contre tout. Nous continuerons d'aller parler aux Français, d'aller leur exposer nos solutions. Rien ne nous détournera de cette mission.

Notre voix doit continuer à porter haute et claire dans ce vacarme de polémiques artificielles, de buzz nauséeux, de diversions piteuses pour exiger, dès maintenant, dans le cadre de la campagne municipale, quelques mesures d'urgence. Car, qu'on se le dise, on peut agir au niveau des communes. Bien sûr qu'on le peut. Ce n'est pas parce que eux n'ont pas réussi à le faire que nous, nous n'arriverons pas à le faire demain dans les communes que nous gagnerons. Nous allons dire stop à cette mascarade, à ce grand bazar des temps scolaires. Comme si on nous demandait de quelle couleur repeindre les murs d'une classe alors qu'ils sont en train de s'écrouler. Rose, jaune, bleu, on s'en moque.

Les fondations de notre école, c'est frites. Avec les enseignants patriotes du collectif Racine, nous disons que la priorité est clairement ailleurs. Redonner l'autorité aux maîtres, recentrer l'école primaire sur les savoirs fondamentaux et notamment le français. Voilà une mesure essentielle qu'il bénéficie de deux heures d'enseignement supplémentaires par semaine. Se battre pour la sécurité en cours et la discipline. Choisir les méthodes classiques d'enseignement, celles qui marchent et non les inepties pédagogistes. Apprendre à nos élèves l'histoire de France sans aucune honte, mais au contraire avec fierté. De lutter contre ces temps de grande insécurité.

Nous appliquerons dans nos communes grandes et petites la tolérance zéro municipale. La police municipale sera renforcée. renforcée. Les destructions de biens communaux feront systématiquement l'objet de poursuites judiciaires. Des signaux de fermeté très clairs seront lancés parce qu'année après année, c'est le laxisme qui a pris le pas sur les lois de la République. Nous cesserons la politique de subventionnement du communautarisme et des associations communautaristes qui divisent les Français et coûtent cher au budget de nos communes.

Nous prendrons enfin l'engagement très clair de baisser les impôts locaux en faisant la chasse au gaspillage et en mettant fin au clientélisme qui est un véritable poison, mais aussi en dénonçant les dérives de ces intercommunalités qui sont devenues des machines à distribuer les postes et à fabriquer des fonctionnaires territoriaux supplémentaires. Nos élus et nos conseillers municipaux seront des verpés de leurs communes qui déploieront toute leur énergie pour rechercher des investisseurs, soutenir les petits commerces et les entrepreneurs.

Des maires et des élus soucieux d'offrir à leurs communes tous les atouts de la modernité, je pense notamment au numérique, des communes 2.0 pour que chacun puisse bénéficier des progrès de la technologie. Dans nos villes, nous ferons respecter la laïcité, dans les piscines comme dans les écoles et les cantines scolaires. C'est maintenant à la République française de se montrer revendicative. Elle doit cesser de reculer et de s'abaisser et nous n'accepterons pas de voir comme à Perpignan un abattoir financé par l'argent public dont les plans de construction prévoient qu'ils soient tournés vers la Mecque.

Soit de la démocratie locale en organisant des référendums de quartier, en n'hésitant pas à bousculer ceux qui ne veulent jamais rien changer, ceux qui ont renoncé. Nos communes ne seront pas des vitrines ou des laboratoires, bien entendu. Elles seront des villes de France comme les autres, mais gérées avec plus de rigueur et de passion que les autres, avec plus aussi de respect de l'argent public dont nous savons qu'il est durement gagné par nos compatriotes.

Oui, mes chers amis, nous aurons beaucoup d'élus, mais ça n'est que justice sans démocratie, car nous représentons des millions de Français et depuis trop longtemps, nous sommes privés de ces mandats auxquels ces millions de Français ont droit

31:25
Locuteur non identifié

à la fleur

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Marine Le Pen

de l'état de la France, de la crise politique, existentielle presque, qui la secoue. Devant ce sombre tableau, de nombreux Français, surtout des jeunes, songent à partir. Et certains partent, malheureusement. Alors je leur dis qu'il faut rester. Le bateau ne coule pas, il a déjà traversé bien d'autres tempêtes. Il faut seulement changer l'équipage, avoir enfin un vrai capitaine. Et un vrai cap. Et il ne s'agit pas de reprendre l'équipage d'hier. Quand le capitaine Sarkozy et son équipage étaient à la manœuvre, ils nous ont menés vers les récifs sur lesquels nous nous heurtons aujourd'hui. Il faut un équipage neuf. La solution n'est pas dans la fuite individuelle vers un étranger mythique.

La solution est dans le combat politique. La solution est dans l'union du peuple français. Alors je propose un outil à tous les Français, un outil à deux faces, le Front National et le Rassemblement Bleu Marine. C'est notre devoir, notre responsabilité à nous, militants du Front National, à nous, adhérents du Rassemblement Bleu Marine. Et je salue la présence du Président du Ciel de porter cet outil vers des sommets. du peuple français. Nous devons être le premier parti de France, peuple français, au service du peuple français. Nous devons nous enraciner dans les villes, les bourgs et les villages de France.

Nous devons avoir des maires, des adjoints et des centaines, des milliers de conseillers municipaux. Votez UMP, votez PS, votez UMP, mais c'est voter pour la continuité, c'est voter pour la médiocrité, c'est voter pour l'injuste fiscalité. Tous les moyens que donne la loi pour unir tous les habitants contre ceux qui veulent les diviser selon leurs origines ou selon leurs religions. Nous, dans les communes, nous utiliserons tous les moyens que donne la loi pour donner la sécurité à chaque habitant et notamment les plus âgés et les plus vulnérables.

Nous ferons en sorte que l'attribution des logements sociaux soit plus transparente et qu'elle puisse notamment bénéficier à nos anciens parce qu'ils le méritent, parce qu'ils ont failli refaire la France, mais aussi parce que la dynamisation des centres-villes et du petit commerce l'exige. Nous, dans les communes, nous utiliserons tous les moyens que donne la loi pour mettre fin aux dépenses inutiles, aux gaspillages ruineux et aux passe-droits scandaleux. Comptez sur nous pour appliquer la loi dans l'intérêt des habitants, en dehors de toute idéologie, de toute idée préconçue, de tout sectarisme.

Comptez sur nous pour freiner l'application de tous les textes mauvais et pervers que savent si bien concoctés les bureaucrates de Paris et de Bruxelles. Comptez sur nous, municipales, nous n'acceptions ni comportement de connivence, ni complicité avec le système, ni petits arrangements entre soi. dans ce scrutin, nos succès et nos victoires dépasseront le cadre des communes concernées. Plus nombreux seront nos succès et nos victoires et plus le système sera tétanisé, paralysé. Ils ne feront plus rien, plus rien de mal, tant mieux, car quand ils agissent, ils agissent mal. Ils abîmeront moins, tant mieux, avant que nous n'arrivions pour réparer et bâtir du neuf.

Certes, les élections municipales ne changeront pas tout. Certes, les élections européennes ne changeront pas tout. Seule la dissolution peut mettre fin à la politique désastreuse de ce gouvernement et de ceux qui l'ont précédé. Mais dans les communes, nos réalisations, nos résultats, nos succès seront autant de marches, autant de promesses, autant d'espoirs. Déjà aujourd'hui, regardez comme les résultats que nous faisons dans les élections partielles et les sondages qui nous sont si favorables ont déjà un effet réel. Nous avons déjà de l'influence, mes chers amis. Grâce à nous, à notre pression, à la pression des patriotes, de mauvaises décisions sont annulées ou repoussées.

La réforme pénale, on repousse après les élections européennes. Les cotaxes, on repousse après les élections européennes. le droit de vote des étrangers, l'allongement des autorisations de séjour repoussées. Grâce à nos scores, des vrais sujets sont mis au centre du débat politique comme l'Union européenne, l'euro, les frontières, la laïcité, les Roms ou l'équitaxe. L'équitaxe, c'est la taxe sur les centres équestres. Comme disait François Hollande, l'imagination fiscale est sans limites. Alors, imaginez si nous améliorons encore nos scores à l'occasion des municipales puis des européennes. Notre influence en sortira encore renforcée.

Et ces victoires, ces bons scores prépareront la véritable alternance, celle qui viendra au niveau national et qui se fera parce que nous serons bientôt massivement ancrés partout dans nos communes, nos régions et nos départements. Nous montrerons aux Français combien nous savons gérer contrairement aux calomnies ravassées par les notables en faillite de l'UMPS par leurs affidés et par leurs stipendiers. Nous aurons ainsi les moyens de commencer à faire entendre la voix du peuple, celle qui s'élève des quatre coins de France et s'unit dans le rejet assumé de 30 ans d'erreurs, d'échecs et de renoncements. Votre combat pour la France est essentiel.

Vous devez être les fers de lance de la renaissance de notre pays que nous entamerons dans les territoires. Soyez fiers de vos valeurs. Détournez-vous des combats d'arrière-garde d'un système UMPS en déroute qui accuse les Français au lieu de les écouter. Bouchez-vous les oreilles quand ils crient sa haine. Ne vous inquiétez pas quand ils déversent son fiel aidé par ses valets obséquieux. Soyez fiers de vous, de vos combats. C'est vous qui avez raison. Il suffit de parler aux Français pour reprendre confiance, ce que ne fait plus d'ailleurs l'UMPS depuis bien longtemps. Nous voyons l'ardeur monter dans la population. Je ne parle pas d'un peuple mécontent.

Je parle d'un peuple français qui se lève. Je parle d'une nation qui ouvre les yeux chaque jour un peu plus grand. Non, les Français ne sont pas un peuple qui a peur. non, les Français ne sont pas un peuple qui abandonne. L'histoire l'a montré et nous l'enseigne. 2014, vous le savez, sera l'année du centenaire du début de la Première Guerre mondiale. Incontestablement, le conflit le plus terrible que notre pays ait jamais enduré. Mais une guerre qui a montré toute la vaillance du peuple français, son courage immense face au péril et qui força chez l'ennemi d'hier une admiration mêlée de terreur. Nous sommes les descendants des combattants de la Marne, des Flandres et de la Somme.

Les souffrances que nous endurons aujourd'hui ne sont rien comparées à celles de nos aïeux. Mais les dangers auxquels la France est confrontée, même s'ils sont d'une autre nature, n'en sont pas moins redoutables. A chaque époque son combat. Les manes de nos poilus nous observent pour que la France vive et que la France soit éternelle. Vive le peuple français, vive le patriotisme, vive la République et vive la France !

39:56
Locuteur non identifié

Sous-titrage Société Radio-Canada