JNPS 2024 - Allocution de Mme Catherine VAUTRIN, Ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52Invité politiqueChiffre
« chaque année plus de 400 adolescents mettent fin à leur jour et nous avons un taux de suicide parmi les plus élevés d'Europe »
- 3:05Invité politiqueChiffre
« l'instauration du numéro national de prévention du suicide en octobre 21 qui a déjà reçu 500000 appels »
- 5:13Invité politiqueChiffre
« 2 milliards d'euros »
- 6:40Invité politiqueFait
« le Premier ministre a dit faut avoir le courage de regarder quand les choses n'apportent pas les résultats que l'on attendait »
- 9:31Invité politiqueChiffre
« dans quelques années nous aurons plus de personnes de 65 ans que d'enfants de moins de 15 ans »
Temps de parole
- Catherine Vautrin100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
monsieur le Président cher docteur philatre monsieur le directeur général de la Santé mesdames et messieurs je voudrais évidemment vous dire le plaisir qui est le mien de vous retrouver cet après-midi et souligner saluer l'organisation vous l'avez dit presque 30 ans SAF si mes informations sont bonnes 28e journée nationale pour la prévention du suicide et l'engagement de votre ion nationale pour la prévention du suicide vous le savez évidemment et si vous êtes là c'est parce que vous mesurez combien chaque suicide est bien sûr une tragédie un drame humain une meurtrissur pour des familles des proches et pour notre société tout entière il n a évidemment pas de mot pour répondre à la douleur infinie des familles mais il y a pour nous tous un devoir d'action un devoir de mobilisation collective parce que évidemment chaque tentative est une tentative de trop lors de vos journées vous l'avez rappelé l'urgence qu'il y a à mobiliser l'ensemble de notre système de santé mais plus largement l'ensemble de notre société dans ce grand combat collectif il revit une dimension particulière dans le contexte que nous connaissons les chiffres sont édifiants chaque année plus de 400 adolescents mettent fin à leur jour et nous avons un taux de suicide parmi les plus élevés d'Europe pas plus tard que ce matin je lisais ma presse régionale les deux les deux premières pages l'union de reins pour tout vous dire était sur le malêtre des étudiants j'oseraai dire encore deux pages mais quelque part cette volonté d'expliquer de dire de de dénoncer qui sont des éléments qui ne peuvent que nous interpeller et nous appeler à agir alors bien évidemment au-delà de ces drames il y a bien sûr des injustices terribles on sait que le suicide touche notamment les personnes qui ont des niveaux de vie plutôt plus faibles et évidemment les personnes LGBT c'est un autre sujet que nous devons entendre nous mesurons tous la dégradation de la santé mentale des populations et particulièrement des jeunes on a beaucoup parlé du covid avoir 20 ans en 2020 a été incontestablement une épreuve et cette épreuve a des conséquences qui continuent et qui seront durable sur la santé de nos jeunes en d'autres termes nous ne pouvons pas tourner la tête et se dire c'était le covid la question c'est comment nous avons capacité à avancer avec eux et c'est pour cela que je voulais absolument passer vous saluer aujourd'hui pour participer à votre appel pour renforcer notre mobilisation sur la prévention du suicide je voudrais vous remercier nous le disions cheminant avec Madame la vice-présidente vous remercier de votre mobilisation l'ensemble des associations les professionnels du soin et l'ensemble de celles et ceux qui sont engagés dans le médicosocial et dans le social et qui accomplissent ce travail remarquable vous êtes des sentinelles indispensables de notre cohésion sociale et je voudrais vous en remercier cet engagement commun est au cœur de l'ambition de la stratégie nationale de prévention du suicide que déploie mon ministère depuis maintenant 5 ans en partenariat avec les acteurs associatifs dont votre union et je voudrais après ce tableau tellement interpellant rappeler quelques-uns des progrès l'instauration du numéro national de prévention du suicide en octobre 21 qui a déjà reçu 500000 appels c'est dire s'il était important l'extension du dispositif vigilance qui vise notamment à reprendre contact avec des personnes ayant tenté de mettre fin à leur jour et qui est désormais opérationnel je suis prudente sur la notion de quasi totalité du territoire ce qui m'intéresse c'est évidemment où cela n'est pas encore opérationnel parce que c'est évidemment là qu'il faut que nous puissions avancer vous savez si le président de la République et le Premier ministre m'ont demandé d'entrer au gouvernement c'est avant tout parce que je suis une élu locale et je sais combien les élus locaux sont souvent démunis et combien à chaque fois qu'à l'échelle du bassin de vie nous trouvons des réponse ce sont incontestablement des accompagnements que nous pouvons apporter et je veux souligner que jamais l'engagement politique en faveur de la santé mentale et la psychiatrie n'a été aussi important vous allez me répondre heureusement parce que les besoins n'ont jamais identifié n'ont jamais aussi été important mais je crois que cet engagement il a été amplifié depuis la crise sanitaire depuis les assises de la santé mental qui ont été clôturé par Monsieur le Président de la République l'annonce des mesures complémentaires les 2 milliards d'euros tout cela maintenant nous oblige nous oblige à vérifier que tout est déployé il y a les annonces et puis après il y a le déploiement et je dois vous vous dire combien je remercie les équipes de mon ministère le délégué ministériel Franck Bellivier les équipes les agences régionales de santé les professionnels pour effectivement toutes celles et ceux qui se mobilisent au quotidien je souhaite évidemment continuer à vos côté je vous l'ai dit je ne me contente pas d'un quasi déplimement je veux un déploiement total sur chaque territoire avec des solutions de proximité adaptée je suis consciente que la tribune c'est facile que le concret ça l' est beaucoup moins mais pour autant je pense que en travaillant ensemble on peut apporter des réponses et ces réponses on le doit notamment aux familles elles qui sont en première ligne pour leur dire que la cause des aidons me tiendra particulièrement à cœur alors au-delà de ces approches il y a une transformation qui peut s'appuyer sur différents leviers l'amplification d'une politique de prévention et je dois dire que je vais regarder avec intérêt l'expérimentation des rendez-vous de prévention aux agches clés de la vie dans les Haut- de France la mise en place des réformes structurantes sur le financement et les autorisations en psychiatrie les projets territoriauxx de santé mentale qui développent des organisations adaptées aux bassin de vie et enfin la généralisation de l'accès au psychologues remboursé par la Sécurité Sociale cette action va également se renforcer vous l'avez vu le premier ministre lors du discours de politique générale a érigé la santé mentale en grande cause de notre action gouvernemental il souhaite rénover de fond en combe le dispositif monstiens vous avez vu que lors du discours de politique générale le Premier ministre a dit faut avoir le courage de regarder quand les choses n'apportent pas les résultats que l'on attendait permettez-moi de vous dire Mesdames et Messieurs que c'est suffisamment rare pour être souligné et que quelque part peut-être qu'en travaillant comme ça on va être capable ensemble de trouver des réponses il y a un sujet de tarif de consultation pour évidemment limiter au maximum le reste à charge pour les jeunes enfants et les familles dans un esprit de simplification de l'accès des jeunes psychologue il faut évidemment que cet accès puisse se faire directement sans nécessairement passer par un médecin plus nous limitons les étapes plus nous avons de chances d'arriver au bon moment et que quelque part il ne soit pas trop tard prévenir les inégalités de la santé à la racine et pour moi un point tout à fait important cela passe aussi par la revalorisation du travail indispensable des infirmières scolaires vous avez entendu des annonces concernant directement les infirmières scolaires je dois vous dire que j'aurais à cœur de travailler avec ma collègue Nicole Boubé pour que nous regardions comment nous allons pouvoir aller plus loin ensemble alors rassurez-vous je vais pas vous promettre une visite médicale vous diriez elle est folle on a déjà pas de médecin comment où va-t-elle trouver les médecins en revanche je pense que nous devons travailler effectivement avec des infirmières pour regarder si au-delà du bilan du CP de celui de la 6e il y a pas d'autres étapes plus rien de la 6e à la terminale ça interpelle et je pense que là-dessus il faut absolument que nous puissions tr travailler de la même manière le Premier ministre s'est engagé à ce que nous travaillons sur le déploiement des maisons départementales des adolescents le prés le Premier ministre l'a dit une par département c'est un sujet tout à fait important vous le savez j'aurais évidemment à cœur de profiter de ce grand ministère pour renforcer également le réflexe santé mental dans l'ensemble de nos politiques sociales et je pense notamment au monde du travail qui est un des endroits où nous devons évidemment avancer je souhaite que nous puissions travailler la santé mentale dans toutes nos politiques et le déploiement des premiers secours en santé mentale à l'université est incontestablement un exemple tout à fait important au moment où je vous ai rejoint vous terminiez et vous exprimiez sur ce que je vais appeler le grand âge et sur effectivement le virage domicilière on le sait tous aujourd'hui notre démographie va nous conduire à à prendre un virage à prendre un virage parce que dans quelques années nous aurons plus de personnes de 65 ans que d'enfants de moins de 15 ans avec des attentes très importantes de la population et en étant conscient je crois que nous ne pouvons pas dire que nous ne savons pas nos parents ne savaient pas parce qu'ils étaient enfants de la guerre et que quelque part l'espérance de vie était beaucoup plus courte nous avons tous je suis sûre que si j' interterroger chacun d'entre vous tout le monde a une histoire de personnes âgées dans son entourage et quelque part tout le monde a une histoire de solitude parce que bien évidemment il y a un sujet qui est le sujet des pathologies liées au grand âge mais il y a aussi toute cette approche notamment autour de la solitude et je pense que là encore nous avons à travailler à cet accompagnement probablement avec un corollaire quand on parle de domiciliaire qui est probablement la notion de bassin de vie l'accompagnement à l'échelle du bassin de vie pour des réponses de proximité alors je ne suis pas là pour faire des promesses que je serais incapable de tenir je crois que notre société a besoin de se mobiliser de continuer à travailler sur ces sujets et évidemment la lutte contre l'isolement social qui était le thème que vous avez souhaité mettre en avant pour cette journée me paraît vraiment l'un des axes forts de la réflexion que je souhaite mener parce que les solutions de proximité permettent de R de repérer permettre de soutenir celles et ceux qui en ont besoin alors je voudrais vous remercier pour pour l'organisation de cette journée vous dire que vos échanges vont nourrir évidemment notre action dans les années à venir je sais que votre mobilisation est totale je tiens à vous dire que celle du gouvernement est à vos côtés et que bien évidemment je suis à votre disposition merci à chacune et chacun d'entre vous
Catherine Vautrin