Nanterre (6 février 2015) : Conférence de presse de Marine Le Pen
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« Nous n'en attendions naturellement rien du tout, mais nous nous sommes contrats à écouter François Hollande, qui reste tout de même Président de la République. »
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« François Hollande ne dévie pas de la feuille de route fixée avant son élection, qui consiste à ne prendre aucune décision d'envergure capable de réorienter la politique française. »
- 0:52Invité politiqueFait
« Plusieurs points tout de même méritent nos propositions et notre analyse. »
- 1:43Invité politiqueFait
« Ce n'est pas en se drapant dans l'esprit du 11 janvier que François Hollande fera baisser le chômage. »
- 3:17Invité politiqueFait
« Ce n'est pas en se drapant dans l'esprit du 11 janvier que François Hollande fera reculer l'immigration, l'insécurité et le communautarisme. »
- 3:31Invité politiqueFait
« Le Front National entend garder son pouvoir d'opposition intact à la différence de l'UMP. »
- 4:13Invité politiqueFait
« Le Front National rappellera chaque fois que nécessaire aux Français qui ne doivent pas être bernés par le discours mensonger de l'UMPS. »
- 9:19Invité politiqueFait
« L'UMP et le PS sont tous deux disqualifiés pour parler du service militaire. Ils seraient plus inspirés de demander pardon aux Français d'avoir mis à mal notre sécurité intérieure. »
- 10:07Invité politiquePromesse
« Je propose la création d'un service à la nation militaire et obligatoire. »
- 10:20Invité politiqueChiffre
« Chaque mois, 50 000 jeunes seront dirigés vers les centres de formation de leur département par les soins d'une direction du service national du ministère de la Défense. »
- 11:07Invité politiquePromesse
« Un certificat d'exécution du service à la nation sera délivré à chaque appelé et y ont effectué ces trois mois. »
- 15:00Invité politiquePromesse
« Sortir de l'euro est fin bienheureuse de la monnaie unique qui ferait sortir le continent européen du tunnel sans fin de l'austérité. »
Temps de parole
- Marine Le Pen100 %
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Mesdames, Messieurs, bonjour. Alors, nous avons subi hier la cinquième conférence de presse du Président de la République. Nous n'en attendions naturellement rien du tout, mais nous nous sommes contrats à écouter François Hollande, qui reste tout de même Président de la République. En tant que responsable de l'opposition, il nous appartient de prêter un minimum d'attention à ce que l'exécutif veut bien nous dire. Évidemment, aucune annonce, aucun engagement nouveau n'a retenu notre attention hier. François Hollande ne dévie pas de la feuille de route fixée avant son élection, qui consiste à ne prendre aucune décision d'envergure capable de réorienter la politique française.
Sur l'ensemble des sujets abordés, il en est resté aux formules creuses, aux déclarations de principe et aux bonnes intentions, sans rien apporter de concret aux Français. Bien évidemment, nous n'avons pas vu le début de la moindre tentative de se désengager des vassalités auxquelles le PS comme l'UMP avant lui ont décidé de condamner la France, à Bruxelles, à Berlin ou encore à Washington. Plusieurs points tout de même méritent nos propositions et notre analyse. Le premier, c'est le recours devenu quasi obsessionnel à ce que le gouvernement appelle l'esprit du 11 janvier. On a l'impression d'être dans un film de spiritisme.
Cette formule a le mérite d'exprimer très clairement l'intention du gouvernement, instrumentaliser jusqu'à plus soif l'Union nationale que la France a légitimement connue dans l'émotion suite aux attentats et dans la condamnation de la barbarie. Dans l'esprit de l'exécutif, il s'agit de tenter d'entretenir de manière artificielle une forme de cohésion autour du président et de son premier ministre, afin d'atteindre plusieurs objectifs. D'abord, faire remonter leur code de popularité. C'est quand même le plus important. Deuxièmement, empêcher un véritable débat sur le terrorisme, l'islamisme, le communautarisme et l'immigration.
Troisièmement, faire oublier aux Français leurs conditions dramatiques et l'échec absolu des politiques de l'UMPS, responsable de la pauvreté grandissante en France. Et enfin, essayer d'adoucir la claque électorale qui s'apprête à recevoir. Je parle d'instrumentalisation parce qu'il n'y a aucune raison que l'esprit d'unité qui a valu lors des attentats se transforme en ce que je considère aujourd'hui comme étant une forme de pression morale injustifiée sur la classe politique française et sur les Français. L'UMP est tombée dans le piège de ce garde-à-vous national, ce qui explique qu'elle soit aujourd'hui totalement inaudible.
Je pense d'ailleurs que cette facilité avec laquelle elle s'est mise au garde-à-vous sonne comme un aveu. N'ayant rien à proposer de plus que le PS sur les grands sujets soulevés par les attentats, elle trouve aisée, somme toute, de se glisser dans les pas du gouvernement et de ne pas trop la ramener. Je regrette infiniment l'indécence du gouvernement qui transforme le souvenir de ces attentats en ce qui devient une pure abstraction incompréhensible aux yeux des Français, un esprit dont on ne comprend plus du tout ce qu'il veut dire et qu'il souhaite utiliser la douleur du pays pour mieux l'anesthésier.
Ce n'est pas en se drapant dans l'esprit du 11 janvier que François Hollande fera baisser le chômage. Ce n'est pas en se drapant dans l'esprit du 11 janvier que François Hollande fera monter le pouvoir d'achat. Ce n'est pas en se drapant dans l'esprit du 11 janvier que François Hollande fera reculer l'immigration, l'insécurité et le communautarisme. Ce n'est pas en se drapant dans l'esprit du 11 janvier que François Hollande réglera le problème du terrorisme islamiste. Le Front National entend garder son pouvoir d'opposition intact à la différence de l'UMP.
Il entend continuer à exercer une pression maximale sur le pouvoir en place, sur la caste UMPS pour les contraindre à mettre en œuvre les solutions nécessaires au bien-être du peuple. Le Front National ne se laissera pas en tour loupé et continuera à parler des problématiques économiques et sociales passées complètement à la trappe dans l'intervention présidentielle d'hier. Il ne se privera pas de rappeler, à l'heure où l'eurodictature frappe de plus en plus violemment les peuples d'Europe, je pense bien sûr à la Grèce, qu'il existe une autre voie que celle dans laquelle l'UMPS nous enfonce contre notre gré.
Le Front National rappellera chaque fois que nécessaire aux Français qui ne doivent pas être bernés par le discours mensonger de l'UMPS. L'UMPS se plaise régulièrement à attaquer le Front National, comme l'a fait dire le président de la République, sur les valeurs de la République. Ce n'est pas parce qu'on les porte en bandoulière et qu'on s'en saisit à chaque discours qu'on les respecte. Organisation de la République en communauté, démembrement de la République en territoire de plus en plus autonome, dépossession de la République de sa souveraineté par délégation à des autorités supranationales et étrangères, viol répété du principe de laïcité.
Voilà autant d'exemples qui prouvent que le PS comme l'UMP se situe largement en dehors du champ de la République, dont il chante pourtant tout le temps les louanges pour mieux masquer leur forfaiture. C'est le seul argument qu'il reste à l'UMPS pour tenter d'exister politiquement, faire croire que le FN est hors du champ républicain. Moi, la République, je l'ai solidement accrochée au cœur.
Et je ne demande pas qu'on enchante tous les jours les vertus de manière désormais parfaitement incantatoire, désincarnée, insincère, mais qu'on la mette en pratique, comme le préconise le programme du Front National, tout entier tourné vers cette définition de la République, le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple. Les valeurs de la République, c'est aussi le respect du pluralisme. Il est inadmissible que le président de la République, le Premier ministre et l'ensemble des responsables du PS et de l'UMP se permettent de traiter les électeurs du Front National comme des sous-électeurs. Il n'y a pas d'électeurs que l'on puisse insulter en France ou traiter par le mépris.
Si quelqu'un traitait les étrangers ou les musulmans de la manière que la classe UMPS traite les électeurs du Front National, il serait poursuivi en provocation à la haine et à la discrimination. Le Front National veut faire de cette année 2015 une année utile pour la France. A l'occasion des élections départementales et régionales, il est possible de faire reculer les partis du renoncement. Le Parti Socialiste, en particulier, va connaître une année très difficile. Entre élections dévastatrices et congrès à haut risque, c'est une opportunité que de le voir réduire à la portion congrue dans la vie politique française, ce que j'avais par ailleurs annoncé lors de mes voeux.
Je pense la remontée de la popularité de l'exécutif totalement passagère, parfaitement conjoncturelle, et je pense qu'elle refluera aussi vite qu'elle est montée. Quant à l'UMP, elle donne le spectacle le pire qui soit pour un parti dit de droite, celui de la désunion absolue, de l'absence de chef et de la guerre perpétuelle d'influence. L'UMP, inaudible depuis les attentats, traverse aujourd'hui une crise qui pourrait lui être fatale, selon l'aveu même de son président. Il faut dire que ce dernier n'a plus que deux obsessions, bien incompatibles avec la direction d'un parti politique.
Chercher la parade face à la montée du Front National, et par là tenter de ne pas déplaire à sa base, sans s'attirer les foudres de la classe politico-médiatique, c'est vrai que c'est une rude tâche, ou aller faire de l'argent dans la péninsule arabique. Laissons de côté ces pitreries de la classe politique française, et arrêtons-nous aux enjeux sérieux pour la France. Je souhaite d'abord parler de la politique de lutte contre la violence islamiste, qui s'exprime de plus en plus souvent en France, le dernier exemple ayant lieu à Nice, avec l'agression de trois militaires. Le problème n'est pas seulement sécuritaire.
Il faut bien entendu largement, au-delà de ce qu'annonce le gouvernement, augmenter les effectifs de la police et des renseignements, honteusement saignés par Nicolas Sarkozy. Il faut également cesser la dissolution de nos armées, qui subissent depuis 2007 un véritable plan social initié par Nicolas Sarkozy et poursuivi, il faut bien le dire avec zèle, par François Hollande. Comment protéger nos compatriotes de la menace du terrorisme islamiste, avec une défense émiettée ? Comment assurer la sécurité de notre territoire, avec une armée, une gendarmerie réduite au minimum ?
Nous payons aujourd'hui des choix totalement irresponsables de l'ancien et de l'actuel président de la République, véritable faussoyeur de notre défense et de notre sécurité intérieure. Dans la guerre contre le fondamentalisme islamiste, François Hollande nous propose un service civique, dit universel, qui ne concernera que des volontaires. C'est à peu près, à notre sens, du niveau du site internet Stop Djihadisme. Des fujis à bouchons et des pistolets à eau pour lutter contre les kalashnikovs des barbares.
Pour répondre aux attentes des Français en matière de sécurité, le président de la République se contente d'une chimère qui démontrera sa parfaite inutilité quand ce n'est pas sa parfaite nullité, comme c'est actuellement le cas avec le service civique lancé en 2010. A l'UMP, ils viennent de découvrir ou de redécouvrir le service militaire après l'avoir jeté aux oubliettes de l'histoire en votant sa suspension avec la gauche en 1997. Ces soi-disant gaullistes redécouvrent les vertus martiales après avoir dramatiquement affaibli notre défense en supprimant 54 000 postes dans nos armées entre 2007 et 2012. Et l'UPS poursuit lamentablement ce torpillage en règle de notre appareil militaire.
L'UMP et le PS sont tous deux disqualifiés pour parler du service militaire. Ils seraient plus inspirés de demander pardon aux Français d'avoir mis à mal notre sécurité intérieure avec leur politique d'austérité suicidaire. Le Front National, lui, n'a pas attendu les attentats de janvier pour dénoncer l'amenuisement de nos armées et la baisse scandaleuse de ses moyens militaires. Le Front National n'a pas attendu les propositions stériles du Président de la République pour demander le rétablissement d'un service militaire dans notre pays. J'attire votre attention sur la proposition que je fais aujourd'hui.
Pour répondre aux nécessaires besoins de relancer l'assimilation républicaine, pour retrouver le sentiment d'appartenir à une même communauté de destin et unir la jeunesse de France dans un projet collectif et ambitieux, je propose la création d'un service à la nation militaire et obligatoire. Ce service d'une durée de trois mois devrait être effectué par tous les jeunes Français, filles et garçons, dans l'année de leurs 18 ans. Concrètement, chaque mois, 50 000 jeunes seront dirigés vers les centres de formation de leur département par les soins d'une direction du service national du ministère de la Défense.
Pendant une période d'un mois, les appelés recevront une formation militaire citoyenne, théorique et pratique. Au cours des deux mois suivants, les jeunes seront affectés dans une garde nationale, soit au sein d'unités départementales, soit dans des organismes locaux de sécurité civile comme les pompiers ou de sécurité intérieure comme la police nationale et municipale. Dans la tradition du service militaire, les appelés porteront une tenue uniforme durant toute la durée du service actif.
Ils seront nourris, logés, habillés, soignés, blanchis et transportés aux frais de l'État et percevront une indemnité journalière analogue à celle consentie pour le service civique d'aujourd'hui, soit 573 euros nets par mois. Un certificat d'exécution du service à la nation sera délivré à chaque appelé et y ont effectué ces trois mois. Ce document pourrait être rendu nécessaire pour l'obtention du RSA, de l'APL et autres prestations sociales et permettrait l'inscription au concours de la fonction publique. Les jeunes bénéficieront tout au long de cette période davantage comme l'obtention gratuite du permis de conduire.
Loin de moi l'idée de faire supporter à nos armées le coût exorbitant du rétablissement pur et simple du service militaire d'autrefois qui d'ailleurs ne serait plus adapté aux enjeux de défense actuel. Le coût de ce service pourrait être pris en charge par des sources annexes comme le budget de la formation professionnelle. Ce service à la nation n'est pas la panacée mais il constitue le maillon essentiel d'une chaîne pour le redressement national. Il faut aussi prendre le problème à la racine et ne pas nier différents aspects de ce très large problème.
La politique d'immigration massive, première cause d'importation de la folie islamiste, une immigration de masse incontrôlée comme c'est le cas en France depuis des décennies, gouvernement de droite ou de gauche confondus empêche l'assimilation des arrivants et conduit évidemment à ces terribles maux que sont le communautarisme et la radicalisation religieuse. Le communautarisme lui-même est un phénomène de société grandissant qu'il faut d'urgence combattre au lieu de le soutenir comme ses vertus en permanence à le faire François Hollande, Manuel Vasse et avant eux Nicolas Sarkozy. Pire, le ministre de la Ville, M.
Cannaire, nous annonce maintenant la discrimination positive contre la méritocratie et tous les principes les plus élémentaires de la République. L'école a un rôle crucial à jouer pour lutter contre l'endocrinement de nos jeunes. Quelle tristesse de voir ces jeunes, parfois ces enfants, enfermés dans l'étroitesse d'esprit d'une vie tout entière tournée vers la religion et notamment ses dérives les plus sectaires, brutales. Quelle tristesse pour la société, mais quelle tristesse pour eux aussi.
L'autorité du maître, les méthodes classiques d'enseignement, l'enseignement du français et de l'histoire de France, la lutte implacable contre toutes les dérives communautaires, voilà ce qu'il faudra d'urgence mettre en place à l'école. Je ferai d'ici quelques jours une conférence de presse exclusivement réservée à nos propositions sur l'école. La politique étrangère du pays doit être profondément réorientée. Nous ne pouvons plus entretenir les meilleures relations du monde avec les pays financeurs de l'islamisme. Je continue de dénoncer avec force l'amitié entretenue jusqu'à la déraison par Nicolas Sarkozy et François Hollande avec le Qatar.
Je voudrais dire un mot aussi de la situation de la Grèce et des violences et attaques qu'elle subit en ce moment de la part de l'eurodictature. Vous le savez, la BCE, contre toute attente, a décidé de couper la possibilité pour les banques grecques de se refinancer directement auprès d'elles en échange de bons du trésor grec. Si les banques grecques disposent toujours de moyens de financement via le programme d'urgence, mais à coûts plus élevés, il s'agit d'un incontestable coup de force antidémocratique orchestré par la BCE.
Elle s'arroge une nouvelle fois, un droit de remontrance auprès des États, comme ce fut le cas en 2010 en Irlande, 2013 avec Chypre, ou par la fameuse lettre adressée en 2011 à Silvio Berlusconi, constitutif d'un véritable diktat et qui déboucha sur sa démission forcée. Il est fort probable que l'Allemagne soit à la manœuvre et qu'elle ait réquisitionné la BCE pour mettre la pression sur le Premier ministre grec, avec l'aval de la France, son brillant second, puisque François Hollande qualifie la décision de légitime.
La méthode employée témoigne du fait que la BCE est l'instrument de l'Allemagne et qu'elle s'adonne au chantage sans vergogne en mettant la pression sur un gouvernement ayant pourtant reçu un récent mandat populaire et démocratique qui n'a visiblement aucune valeur pour les technocrates de Francfort. Tsipras devra soit se soumettre aux exigences de Berlin-Bruxelles, trahir ses électeurs et retomber dans la politique d'austérité la plus brutale, soit tirer les conclusions de l'impossibilité d'un accord et endosser la responsabilité d'une sortie de l'euro, faute d'aboutissement des négociations avant le 28 février.
Sortir de l'euro est fin bienheureuse de la monnaie unique qui ferait sortir le continent européen du tunnel sans fin de l'austérité. Ce coup de force montre à quel point l'Union européenne et le système euro sont devenus une véritable dictature. L'affaire grecque, comme nous l'avions prévue, le révèle mieux que jamais. J'aime quand les masques tombent. Elle fait considérablement avancer le débat sur les politiques de l'Union européenne, l'euro et l'austérité. Une nouvelle fois, la Grèce fait avancer l'histoire. Les peuples d'Europe, entrés en état d'ébullition, vont beaucoup réfléchir en voyant cette euro-dictature de plus en plus agressive et méprisante.
Les Français, en premier lieu, doivent se libérer de cette euro-dictature qui n'est que la voie de la grande finance et remettre en place les conditions de la démocratie et du libre choix, en choisissant la voie de la souveraineté nationale en matière monétaire et dans tous les domaines. Enfin, je voudrais conclure sur l'élection partielle qui se jouera dimanche dans la quatrième circonscription du Doubs. Cette législative partielle est le signe d'une très grande dynamique de notre mouvement et des idées patriotes. Plombée par le retour raté de Nicolas Sarkozy et une incapacité fondamentale à se différencier du Parti Socialiste, le candidat UMP a été éliminé dès le premier tour.
Sophie Montel reste challenger, mais cette dynamique et le sondage qui la place déjà à 47% laissent le résultat très ouvert. J'en appelle clairement à la mobilisation de tous. Je sais que des électeurs UMP qui ne se sentent plus que jamais en déconnexion avec tous ces apparatchiks de leur parti qui leur ont demandé de se jeter dans les bras du PS et de François Hollande n'accepteront pas cette consigne méprisante. Je sais que beaucoup d'électeurs UMP déboussolés par les circonvolutions et les divisions de leur parti choisiront le vote Montel et non le vote socialiste.
Je sais que des abstentionnistes du premier tour qui n'y croyaient pas vont prendre espoir qu'une députée Front National Rassemblement Bleu Marine puisse entrer à l'Assemblée Nationale et se mobiliser dimanche prochain. Je sais aussi que beaucoup d'électeurs de la quatrième circonscription du Doubs auront trouvé tout à fait saugrenu et inquiétant sur le fond que le ministre de l'Intérieur, le Premier ministre et jusqu'au chef de l'État fassent campagne pour le candidat du PS et qu'ils profiteront donc de cette élection dimanche pour mettre une raclée méritée au gouvernement Hollande et au système.
D'ailleurs, au vu de l'empressement de Manuel Valls à aller puis à retourner dans cette circonscription faire campagne au lieu de travailler, on saisit qu'il a pour ambition de faire d'une éventuelle victoire du candidat socialiste dimanche un plébiscite pour sa politique et celle de François Hollande. Éviter cela, s'offrir une députée patriote, sanctionner la caste et le gouvernement Hollande, c'est précisément aller voter Montel dimanche. Voilà le message à trois jours, deux jours de cette élection que je voulais lancer aux électeurs de cette quatrième circonscription du Doubs. Voilà, mesdames et messieurs, je suis à votre disposition, bien entendu, pour répondre à vos questions.
Donc j'espère bien toujours qu'elles porteront sur le fond de la politique et donc des préoccupations des Français. Merci.
Marine Le Pen