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ChroniqueHugoDécrypte — Actus et interviews (sur Podcast)· 18 mars 2025 12 minActualité / polémiqueSécuritéSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Catastrophe à Gaza, Israël reprend les frappes, le Hamas répond

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  • 0:57PrésentateurChiffre
    « « des centaines de membres du Hamas ont été éliminés dans la nuit ». »
  • 1:59PrésentateurChiffre
    « Une usine, la principale en fait, qui fournit aujourd'hui plus de 600 000 personnes en eau. »
  • 4:02PrésentateurChiffre
    « Cette attaque meurtrière du Hamas avait tué plus de 1200 personnes, en majorité des civils, »
  • 4:16PrésentateurChiffre
    « les bombardements israéliens à Gaza ont tué plus de 48 500 personnes, majoritairement des civils, »
  • 4:28PrésentateurChiffre
    « La première, qui a expiré le 1er mars, a permis de libérer 33 otages israéliens, parmi lesquels 8 étaient morts. »
  • 4:35PrésentateurChiffre
    « En échange, Israël a libéré environ 1800 détenus palestiniens qui étaient détenus dans des prisons israéliennes. »
  • 7:28InvitéFait
    « que l'Algérie refuse d'appliquer le droit international, ajoutant qu'une riposte graduée sera engagée. »
  • 7:37InvitéFait
    « « son rejet catégorique des menaces et des velléités d'intimidation, ainsi que des injonctions, des ultimatums et de tout langage combinatoire venant de la France ». »
  • 9:46InvitéFait
    « des questionnaires seront bientôt envoyés aux élèves en internat et à ceux qui reviennent de voyages de classe pour lutter contre les violences à l'école, »
  • 10:35InvitéChiffre
    « 53% des Français disent avoir diminué leur consommation de viande depuis 3 ans. »
  • 10:44InvitéChiffre
    « l'étude a été menée du 2 au 5 février sur un échantillon de 1100 personnes. »
  • 11:39InvitéFait
    « Le nom La Fondation pour le logement des défavorisés, qui avait été officialisé en janvier, est entré en vigueur ce lundi, »
  • 12:07InvitéChiffre
    « qui a enregistré une baisse de 30% des dons de particuliers entre juillet et décembre 2024. »

Temps de parole

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Présentateur

Après quasiment deux mois de cesser le feu entre Israël et le Hamas, plus de 400 personnes ont été tuées dans des bombardements israéliens massifs dans la bande de Gaza lundi et mardi. Alors que s'est-il passé et où en sont les négociations sur la trêve ? Salut c'est Hugo, c'est donc le sujet à la une de l'actualité aujourd'hui. Désolé, je suis en fin d'extinction de voix disons, mais je devrais être pleinement rétabli demain. Au moins 413 personnes ont été tuées et des centaines d'autres ont été blessées lors de bombardements menés dans la nuit de lundi à mardi. Mais aussi dans la journée de mardi, selon le dernier bilan de la défense civile à Gaza.

C'est un bilan qui est très important et qui pourrait s'aggraver donc dans les prochaines heures. D'après le Hamas, parmi les victimes se trouvent majoritairement des femmes et des enfants palestiniens. L'organisation qui contrôle le territoire de Gaza indique aussi que 4 dirigeants du gouvernement de Gaza ont été tués, dont le chef du gouvernement de Gaza et le ministre adjoint de l'intérieur. De son côté, le porte-parole de l'armée israélienne, Olivier Rafovitz, a quant à lui affirmé sur France Info que, je cite, « des centaines de membres du Hamas ont été éliminés dans la nuit ». Du côté de l'armée israélienne, on affirme avoir ciblé des terroristes. On revient là-dessus juste après.

Alors avant d'analyser tout cela, commençons sur la situation sur le terrain. Selon le porte-parole de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, basé donc à Genève en Suisse, de très nombreuses structures de santé dans la bande de Gaza sont littéralement débordées suite au bombardement. Le directeur des hôpitaux de Gaza parle lui d'une situation désastreuse et le haut commissariat de l'ONU au droit de l'homme s'est dit horrifié par la situation à Gaza, alors que la situation sur place était déjà catastrophique. Je ne vous apprends rien, on a déjà eu l'occasion d'en parler.

Ces bombardements, ils interviennent une dizaine de jours après qu'Israël a annoncé suspendre l'accès à l'aide humanitaire et arrêter de fournir de l'électricité à la bande de Gaza, coupant à ce moment-là la seule ligne électrique qui relie Israël à Gaza. Et cette ligne électrique qui a été coupée, elle alimente notamment l'usine de dessalement d'eau du territoire. Une usine, la principale en fait, qui fournit aujourd'hui plus de 600 000 personnes en eau. Il y a donc un risque d'ordre sanitaire et de propagation de maladies infectieuses face au manque d'eau potable.

Là aussi, ce n'est pas un sujet nouveau, on a déjà eu l'occasion d'en parler, mais avec cette coupure, le problème pourrait être davantage présent. Alors, ces bombardements israéliens massifs ont été décidés par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou avec le ministre de la Défense, Israël Katz. Mais la présidence des Etats-Unis aurait aussi été consultée au préalable, les Etats-Unis étant un allié historique de l'État d'Israël. Et on sait aussi, en l'occurrence, que Donald Trump est aligné globalement sur la position de Benjamin Netanyahou, voire d'ailleurs est allé plus loin sur certains sujets.

Alors, le Hamas a accusé Netanyahou de torpiller l'accord de cesser le feu et d'exposer les otages israéliens, je cite, à un sort incertain. Le chef de l'ONU, Antonio Guterres, s'est quant à lui dit choqué par les frappes israéliennes à Gaza. Il a donc lancé un appel pour que le cesser le feu soit respecté, que l'aide humanitaire sans entrave soit rétablie et que les otages restants soient libérés sans condition. On peut aussi noter que la commissaire européenne à l'aide humanitaire a estimé qu'il était impératif de revenir à un cesser le feu immédiatement. Et la France a condamné les frappes israéliennes et demandé un arrêt immédiat des hostilités.

Mais alors, de son côté, comment est-ce que Israël justifie ces bombardements ? Bien d'abord, je le disais, Israël, qui a par ailleurs ordonné aux Palestiniens d'évacuer les zones frontalières avec Israël, a revendiqué des frappes étendues sur, je cite, des objectifs terroristes appartenant selon eux au Hamas. L'armée israélienne affirme en effet que le Hamas préparait des attaques terroristes importantes en Israël. Par ailleurs, on peut noter que l'armée israélienne accuse le Hamas d'avoir refusé de libérer les otages, avec notamment un rejet des propositions qui ont été envoyées par l'émissaire américain Steve Witkoff ainsi que des médiateurs.

Pour rappel, pour redonner un petit peu de contexte, un cessez-le-feu avait été mis en place entre Israël et le Hamas le 19 janvier, après 15 mois de guerre déclenchée suite à l'attaque du 7 octobre 2023 en Israël par le Hamas. Cette attaque meurtrière du Hamas avait tué plus de 1200 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles et incluant aussi les otages morts ou tués en captivité.

Par ailleurs, avant le nouveau bilan de cette nuit, les bombardements israéliens à Gaza ont tué plus de 48 500 personnes, majoritairement des civils, selon le ministère de la Santé contrôlé par le Hamas, seule source disponible sur place mais qui est reprise aujourd'hui par de nombreuses ONG et qui est jugée fiable, notamment par l'ONU. Alors ce cessez-le-feu, en fait, il avait plusieurs phases. La première, qui a expiré le 1er mars, a permis de libérer 33 otages israéliens, parmi lesquels 8 étaient morts. En échange, Israël a libéré environ 1800 détenus palestiniens qui étaient détenus dans des prisons israéliennes.

Alors initialement, la deuxième phase de ce cessez-le-feu devait commencer début mars. Cette phase, elle prévoit la mise en place d'un cessez-le-feu permanent, le retrait aussi israélien de la bande de Gaza, la réouverture des points de passage pour l'aide humanitaire et la libération des derniers otages détenus par le Hamas. Hamas et ses alliés. Sauf que Israël demande aujourd'hui une extension de la première phase jusqu'à mi-avril et accuse donc le Hamas de ne pas libérer suffisamment d'otages. En fait, avant de passer à la deuxième phase, Israël souhaite aussi la démilitarisation totale et le départ du Hamas de la bande de Gaza, ce qui était donc son objectif initial.

Alors on l'a dit, depuis, il y a eu l'accès humanitaire qui a été coupé, l'électricité aussi, en tout cas le lien entre Israël et Gaza qui a été coupé d'un point de vue de l'électricité, ce qui pourrait donc évidemment aggraver une situation humanitaire déjà extrêmement critique. On peut noter d'ailleurs que le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé que, je cite, « les portes de l'enfer vont s'ouvrir à Gaza ». Il demande donc la libération des 59 otages encore retenus à Gaza.

Alors, même si le gouvernement israélien déclare reprendre les combats car les otages n'ont pas été libérés, on peut noter que, du côté des familles d'otages, on s'inquiète justement de ces bombardements israéliens. Le Forum des familles, qui est la principale association de familles d'otages israéliennes, a même demandé à Benjamin Netanyahou d'arrêter, je cite, « de tuer leurs proches à Gaza ». Ils ont même lancé un appel à manifester contre leur gouvernement. Par ailleurs, il faut noter que, côté israélien, Benjamin Netanyahou est toujours dans une situation politique difficile, sur le terrain judiciaire, mais aussi politique.

Des membres de l'opposition au gouvernement israélien l'accusent de s'accrocher au pouvoir par le biais de la guerre. Enfin, on peut noter que la situation en parallèle est tendue entre les États-Unis et les rebelles outils au Yémen. On aura l'occasion d'en reparler cette semaine. On fera sûrement un point plus long sur ce sujet-là, parce que c'est un autre sujet important à observer dans la région. Quoi qu'il en soit, ça me paraissait essentiel de faire un point sur l'actualité en ce moment. On le disait, le bilan pourrait s'alourdir dans les prochaines heures. On vous tiendra au courant, évidemment, sur ce format, mais aussi sur Instagram.

Je vous laisse avec Lisa pour les actualités en bref, et je reviens juste après.

6:41
Invité

Merci Hugo, et bonjour à tous. On commence avec cette actu. Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, va suspendre l'accord qui permet aux détenteurs de passeports diplomatiques algériens de venir en France sans visa. Cette mesure fait suite au refus de l'Algérie d'accueillir une soixantaine de ressortissants algériens que la France souhaite expulser. En fait, la France et l'Algérie ont historiquement des relations spéciales. En 2007, elles ont signé un accord qui prévoit que les Algériens qui ont des passeports diplomatiques n'aient pas besoin de visa pour circuler en France, et vice-versa.

Globalement, ces accords avaient été signés dans le but de renforcer, je cite, leur relation d'amitié et de coopération, ainsi que pour faciliter la circulation des ressortissants algériens et français au sein des deux pays. Sauf que cette mesure est remise en cause par Bruno Retailleau, qui a déploré dans un post sur X le fait, je cite, que l'Algérie refuse d'appliquer le droit international, ajoutant qu'une riposte graduée sera engagée. De son côté, l'Algérie a indiqué qu'elle réaffirmait, je cite, « son rejet catégorique des menaces et des velléités d'intimidation, ainsi que des injonctions, des ultimatums et de tout langage combinatoire venant de la France ».

On continuera de vous informer là-dessus. Si vous voulez en savoir plus sur les relations entre la France et l'Algérie, je vous renvoie à notre vidéo disponible sur notre chaîne Grand Format sur le sujet. Deuxième actu, une trentaine de pays seraient prêts à fournir des troupes pour garantir un éventuel cessez-le-feu en Ukraine, a annoncé le gouvernement britannique ce lundi. Cette déclaration intervient dans le cadre de la coalition de pays volontaires que souhaitent créer la France et le Royaume-Uni. Le but de cette coalition serait de dissuader la Russie de rompre cette potentielle trêve.

Si vous n'avez pas suivi, le président russe Vladimir Poutine a déclaré ce jeudi soutenir entièrement un cessez-le-feu de 30 jours avec l'Ukraine, tout en ayant, je cite, « quelques réserves ». Cependant, on ne connaît pas encore les contours de cette proposition américaine qui a été acceptée par le président ukrainien Vladimir Zelensky. Concernant la coalition, certains de ces pays volontaires fourniront des troupes et d'autres fourniront d'autres contributions, a affirmé un porte-parole du premier ministre britannique Keir Starmer. D'ailleurs, Donald Trump et Vladimir Poutine se sont appelés cet après-midi. On en parlera plus en détail demain.

Troisième actu, le groupe M23, cette milice armée qui opère en République démocratique du Congo et qui est soutenue par le Rwanda, n'a finalement pas participé aux discussions de paix prévues avec le gouvernement de la RDC ce mardi à Rwanda, la capitale de l'Angola. La présidence de l'Angola, qui a un rôle médiateur dans les discussions, avait annoncé il y a quelques jours que les négociations directes de paix auraient lieu après plusieurs mois de blocage, notamment dû au refus catégorique du président congolais, de dialoguer avec le groupe M23. Cette milice armée mène une offensive éclair dans l'est de la RDC depuis le début de l'année et s'est emparée de villes clés.

Dans un communiqué, le groupe M23 a accusé, je cite, « certaines institutions internationales de délibérément saboter les efforts de paix, faisant notamment référence aux sanctions imposées ce lundi par l'Union européenne contre certains membres du groupe armé ». De son côté, le gouvernement de la RDC a confirmé sa présence malgré ce désistement. Quatrième actu, en France, des questionnaires seront bientôt envoyés aux élèves en internat et à ceux qui reviennent de voyages de classe pour lutter contre les violences à l'école, a annoncé ce lundi le ministère de l'Éducation nationale.

Les élèves en internat auront accès à ces questionnaires anonymes en ligne à chaque trimestre, ainsi qu'à la suite de voyages scolaires dès lors qu'ils comportent une nuitée, selon le communiqué. Alors ce dispositif sera d'abord testé dans quelques établissements, puis il sera généralisé à tous les établissements publics et privés à la rentrée 2025. Ces annonces interviennent après les révélations de violences et d'agressions sexuelles au sein de l'établissement privé Notre-Dame de Bétharame, situé dans les Pyrénées-Atlantiques. La première inspection depuis 30 ans au sein de cet établissement privé a débuté ce lundi, on en parlait hier.

Le rapport sera remis d'ici une quinzaine de jours, selon la rectrice de l'Académie de Bordeaux. Cinquième actu, 53% des Français disent avoir diminué leur consommation de viande depuis 3 ans. Selon un sondage Harris Interactive pour l'association Réseau Action Climat publié ce mardi, l'étude a été menée du 2 au 5 février sur un échantillon de 1100 personnes. Parmi les raisons de cette baisse de la consommation de viande, le coût vient ensuite des raisons de santé, puis de conscience environnementale, et enfin de bien-être animal.

Et ça pourrait même aller plus loin, puisque 79% des personnes interrogées affirment qu'elles pourraient encore réduire leur consommation si ça leur permettait d'acheter une viande de meilleure qualité, qui rémunérerait mieux les éleveurs et limiterait les importations. On apprend aussi dans ce sondage qu'un tiers des Français mange toujours de la viande chaque jour, à noter que le gouvernement doit bientôt publier sa feuille de route pour une alimentation saine et durable. Et enfin, dernière actu, la Fondation pour le logement des défavorisés, qui est donc l'ex-fondation Abbé Pierre, a dévoilé son nouveau logo et son nouveau slogan ce lundi.

Après les accusations d'agressions sexuelles contre l'Abbé Pierre, son fondateur décédé en 2007, l'association avait fait part de sa volonté de changer de dénomination dès septembre 2024. Le nom La Fondation pour le logement des défavorisés, qui avait été officialisé en janvier, est entré en vigueur ce lundi, tout comme le nouveau logo sur lequel le visage de l'Abbé Pierre ne figure plus. Le nouveau slogan signature est, je cite, « un combat en héritage ».

Il s'agit d'un nouveau chapitre, a estimé Christophe Robert, le président de l'association, dans un communiqué, ajoutant que ces changements ont notamment été poussés par respect, je cite, « pour les victimes, mais également par respect pour tous les militants, les bénévoles, les salariés ». Il a par ailleurs déclaré que les récentes révélations sur l'Abbé Pierre avaient nettement nuit à l'image de la Fondation, qui a enregistré une baisse de 30% des dons de particuliers entre juillet et décembre 2024.

12:12
Présentateur

Merci beaucoup Lisa pour ces actualités en bref. Et on va s'arrêter ici directement, parce que vous l'avez entendu, j'ai plus trop de voix, je vais donc la réserver pour que ça aille beaucoup mieux demain. N'hésitez pas en tout cas à nous soutenir en vous abonnant et en laissant éventuellement un commentaire si vous appréciez ce format. Et on se dit à demain pour une nouvelle vidéo.

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