"Dans la France que je connais..." La tirade de Mourad Boudjellal face à Maud Bregeon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre vision de la France actuelle ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Le chômage des jeunes a-t-il vraiment baissé ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Comment relancer l'économie française ?
- 8:00RelanceRéponse directe
Les taxes sur les entreprises sont-elles justifiées ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Mourad BoudjellalFait
« Dans la France que je connais, les gamins ils trouvent pas de boulot. »
- 8:30Maud BregeonFait
« On ne peut plus créer de taxes dans ce pays. On a toutes les taxes possibles imaginables. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mourad Boutal Mourad, vas-y. Bonjour. Re bonjour.
Et reflexion. Moi, je voudrais parler de la France que je connais et peut-être qu'on connaît pas la même. Moi, dans la France que je connais, les gamins ils trouvent pas de boulot.
Quand ils sortent de l'école et quand ils trouvent un boulot, les parents ils font un salto arrière tellement ils sont contents. C'est le bonheur dans leur vie que leur enfant est un boulot. Parce que un stage ou apprentissage, c'est pas trouver du bloot, hein.
C'est on gagne pas grand-chose. Euh, dans la France que je connais, euh on paye des impôts, on a plus de pouvoir et j'en suis un témoin vivant. Quand on a une urgence, ça m' arrivé la semaine dernière.
Euh une urgence, c'est entre 10 et 15 heures d'attente à l'hôpital en urgence dans une salle où il y a des gens qui dorment sur des lit camp parce qu'il y a pas de quoi les accueillir. Dans la France que je connais, euh quand on se fait agresser, on va plus porter plainte parce que ça sert à rien. Sincèrement, c'est une perte de temps.
Euh dans la France que je connais, quand on sort de l'école, on maîtrise pas les langues étrangères comme dans les autres pays. On est déconnecté du monde du travail. On fait des tableaux, tableaux XL sont très beaux mais on a rien à voir.
Il y a plus aucun lien entre le monde du travail et l'école. Dans la France que je connais, il y a des hommes politiques qui plutôt et des femmes politiques, excusez-moi, qui plutôt que penser à à créer des richesses, à créer du pouvoir d'achat, pense à créer des impôts uniquement à créer des impôts. Chaque fois que je vois un homme politique ou une femme politique, j'ai l'impression d'avoir un inspecteur des impôts face à moi parce qu'il ne parle que de ça.
Et dans la France que je connais, il y a une partie qui va se casser parce qu'ils ont plus d'espoir. Il y a une partie qui va se casser parce qu'on a une phobie des Russes pensons qu'ils vont nous attaquer qui est un plutôt un bon fond de commerce. Et et dans la France que je connais, il y a une partie qui est résignée.
Avoir un gamin de 30 ans, prendre le pouvoir dans quelques mois, avoir ce que la France a toujours exécré, ce qui représente pas les valeurs de nos ancêtres, de notre pays, de ce que nous représentons à travers notre culture. Parce que le frais d'être français, c'est dur, c'est pas facile d'être français. C'est représenter des valeurs, des vraies valeurs.
Moi, je suis d'origine étrangère. Mes parents sont venus en France, mais je suis fier d'être devenu français parce que j'ai intégré ces valeurs et c'était pas et c'était pas simple de les intégrer. C'est pas simple.
Et aujourd'hui de me résigner à tout ça euh c'est un choc mais je me dis bon mais on y est, c'est fait et on en est même plus espéré qu'on s'en sorte. On en a espéré que la France continue d'exister uniquement d'exister. Voilà pour moi c'est ça la France.
Alors, je sais pas si on connaît la même, mais je peux vous dire que ça c'est la réalité, c'est le terrain, c'est ça. Bon, beaucoup de choses. D'abord, c'est votre sentiment et un sentiment, ça se respecte.
Et donc c'est ce que vous constatez, c'est ce que vous voyez. Et je vais pas essayer de vous expliquer l'inverse. Ce que je peux vous dire, c'est que moi, je me suis engagé en politique tardivement.
En tout cas, ça fait 2 ans de formation 3 ans que que je suis député. J'étais dans le privé avant. Euh ma famille ne fait pas de politique et je sais pas si on connaît la même France mais moi j'ai grandi dans un milieu très modeste à côté de Poitier.
J'ai pas fait les grandes écoles parisiennes et je suis pas née dans le 7e arrondissement. Euh donc je sais pas si on connaît la même France mais peut-être un peu quand même. Voilà ce que je peux vous dire c'est que moi j'ai connu les courbill he vousz on va pas faire un contrôle mais laisse la ministre répondre parce que les questions réponses c'est pas possible ou merci monsieur le juge.
Ce que ce que je vous dis ce que je vous dis simplement ce que je vous dis simplement c'est que tous les responsables politiques sont pas nés avec une cuillère en argent dans la bouche. Pas laisser penser le contraire. Euh et en revanche, une majorité de responsables politiques que moi je connais et pas uniquement de mon parti, de tous les partis euh s'engage pour essayer d'apporter des réponses aux difficultés aux difficultés qui sont réelles et que vous avez mentionné là.
Non, on ne se lève pas tous les matins en se demandant quel impôt on va créer. Et non, c'est pas la folie fiscale qui nous donne envie d'être député ou de participer à un gouvernement. Euh ce qui nous donne envie de participer à un gouvernement, c'est de donner et et d'être élu toute échelle confondue.
D'ailleurs du niveau local au niveau national, c'est l'espoir que on peut apporter des réponses à tout ça et montrer que même si c'est difficile, il y a de la lumière au bout du tunnel. On n' pas tout bien fait depuis 2017, mais quand vous prenez l'exemple du chômage des jeunes, et je reviens dessus, euh ça correspond correspond peut-être pas au sentiment et à la perception que vous avez des choses, mais c'est une réalité, c'est très factuel ce chômage des jeunes, il a baissé. Quand vous dites l'alternance, ça sert à rien, c'est pas vrai.
L'alternance, c'est un vrai levier qui permet d'avancer et de s'intérer et l'apprentissage qui permet de s'intégrer dans le monde dans le pardon, je termine euh dans le monde du travail. Euh et ça c'est pas complètement rien. Une seconde madame ministre travailler ça veut pas dire survivre, ça veut dire vivre.
Alors effectivement on a moins on a plus de personnes aujourd'hui qui arrivent à survivre mais pas qui arrivent à vivre. Oui mais pardonnez-moi, c'est pas on peut pas balayer ça d'un revers de main. On peut pas balayer ça d'un rever de main.
Euh je vous donner une petite anecdote. Moi, j'ai fait une école d'ingénieur parce que mon père qui lui-même avait passé des périodes de chômage me disait "Le plus important, ma fille dans la vie, c'est la sécurité de l'emploi parce que c'est une génération qui a connu le chômage de masse. Euh aujourd'hui, on en est plus là.
Aujourd'hui, le chômage a réellement reculé." Et je dis pas que c'est suffisamment, je dis pas je vous dis pas, je termine, je termine, je termine. Vous avez fait vous avez fait une grande tirade, donc je vais terminer.
Je ne dis pas que tout est parfait. Euh je dis pas qu'il y a pas d'entreprise qui ferme, je dis pas qu'il y a pas encore des choses à mettre en place, mais en revanche, vous ne pouvez pas balayer d'un revers de main la façon dont le chômage a baissé depuis maintenant 10 ans et qui n'est pas que dû au fait d'Emmanuel Macron, mais auquel il a largement parce que ça c'est pas que des statistiques mais non mais attendez Mrégon effectivement le chômage a baissé mais là on parle de ce qui s'est passé là aujourd'hui les perspectives alors certes on se dit que la croissance ça sera pas 07 ça sera peut-être 08 mais enfin bon on est quand même loin de ce qu'il faudrait pour faire correctement tourner est ce pays et puis qu'on puisse se désendetter et cetera. On vient d'apprendre qu'un fleuron de de l'économie française Brant, la marque Brant qu'on a tous connu est en liquidation judiciaire, c'est 700 emplois à supprimer.
Donc pendant qu'on parle pendant des mois, des semaines du budget et est-ce qu'il faut oui ou non suspendre la réforme des retraites, on voit quand même que l'économie française ne se porte pas très bien. Comment on va relancer la machine ? En fait, l'un est éminemment lié à l'autre. quand on débat dans l'hémicycle des taxes qu'on imposerait sur les entreprises, quand le Rassemblement national et la France insoumise votent 35 milliards d'euros de taxe, ça a un impact direct sur ces usineslà.
Et il y a un cynisme, pour ne parler que de la France insoumise, euh profond à participer à des piquets de grève le lundi et à voter 35 milliards de taxes sur ces mêmes entreprises le mardi. Voilà, quand on fait semblant de soutenir les ouvriers d'une entreprise et qu'ensuite on crée les conditions de l'asphyxie de leur moyens de production, on vient pas donner des grandes leçons de morale sur les plateaux télé ensuite. Donc en fait si ce qui se joue dans ce budget là, la façon dont nous on s'est opposé par exemple à la taxe Zucman, c'est directement lié à la santé des entreprises derrière. en janvier pour pour nous c'est un nom catégorique et par ailleurs ça a été un nom catégorique dans l'hémicycle puisqu'elle a été rejetée vous allez qu'est-ce que vous allez donner au parti socialiste pour que il il votent ou en tout cas qu'il s'abstiennent pour que le budget passe et qu'il ne censure pas le gouvernement parce qu'il va falloir aussi il va falloir un nouveau deal avec le PS il y aura des discussions mais pardonnez-moi pas uniquement avec le Parti socialiste le Républicain Horizon le parti d'Edouard Philippe les écolos mettre aussi mettre aussi des lignes rouges extrêmement claires et notamment sur la question de la contribution des entreprises et je vais vous dire elles ont bien raison de le faire euh parce que taxer les entreprises, taxer les commerçants, taxer les PME euh c'est facile c'est facile à faire dans l'hémicycle mais ensuite c'est autant de richesse qu'on produit pas et c'est autant d'emplois qu'on ne crée pas voir qu'on détruit.
Vous connaissez que c'est avant avant de taxer des richesses ou là là le curseur a penché à gauche puisque les socialistes ont voté pour vous parlez d'horizon horizon majoritairement c'est abstenu donc le curseur curseur penche penche à gauche députés 18 députés 18 députés du groupe de Laurent Voquier mais c'est qu'un tiers donc ça penche à gauche donc ça va pas dans leis je crois c'est environ tax oui mais ça penche à gauche donc il y aura sans doute plus de taxes c'est un budget encore une quoi qui a été qui n'est plus un qui n'est plus le budget du gouvernement qui est pas un budget de droite mais qui est passé mais qui est passé aussi avec les voies de la droite et donc qui prend en compte qui prend en compte notamment par exemple sur le déplafonnement de la défiscalisation des heures supplémentaires. Ça c'était une demande de Laurent Voquier auquel on a accédé et que l'Assemblée nationale a voté. Bon donc non c'est pas un budget socialiste contrairement à ce que je peux entendre.
Si c'était un budget socialiste, il y aurait la taxe hutman en matière de taxe. En matière de taxe, il y a plus aucune marge. Vous êtes en train de taxer, la France a découvert, il y a plus de marche.
On ne peut plus créer de taxes dans ce pays. On a toutes les taxes possibles imaginables. On ne peut plus créer 1 € de taxe.
Il faut créer du pouvoir d'achat. Il faut mettre en place des économies mais on ne peut plus créer de taxes. On en est jusque là.
On n'en peut plus. On a plus vous démotiver tout le monde. Moi, j'ai plus envie.
J'ai envie de me casser. J'ai envie de virer tout le monde et de me casser parce que ça m'intéresse plus de travailler pour payer. Si je si je me lève le gagner de l'argent.
Si c'est pour payer des impôts et être taxé sur même de l'argent que je n'ai pas gagné. Même sur de l'argent que je n'ai pas gagné. Pardonnez-moi, c'est pas c'est pas la Macronique alimente l'usine à taxe hein.
BFM pardon, je termine. BFM ce soir accueil Jordan Bardella si je dis pas de bêtises, à 21h. Demandez-lui demandez-lui pourquoi son groupe a voté 35 milliards d'euros d'impôts supplémentaires sur le budget.
Maud Bregeon